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Blog - Page 148

  • Düsseldorf : encore un « maboul » ? Avec une hache...

     

     

    L’« épidémie » de mabouls, de déséquilibrés, d’agités du bocal, de fêlés, de malades mentaux, n’en finit plus de faire des victimes. Que ce soit en France ou dans un autre pays de leur Europe si accueillante, pas une semaine où presque sans qu’un « perturbé » du mental ne fasse parler de lui. Jeudi soir, c’est une nouvelle fois l’Allemagne de « maman » Merkel qui a eu droit à son « fait divers », comme ils disent, perpétré par un homme atteint de « troubles psychiatriques ».

    Le « fait divers » en question s’est déroulé en gare centrale de Düsseldorf. Aux alentours de 21 heures, un homme est descendu d’un train de banlieue avec à la main, non pas un attaché-case, mais une hache. L’individu, un homme de 36 ans originaire d’ex-Yougoslavie, s’en est alors pris aux voyageurs présents dans la gare. Tel bûcheron déboussolé, il frappe au hasard parmi les usagers se trouvant sur son passage. Bilan : « sept blessés dont trois graves et quatre légers ». Après avoir pris la fuite et s’être grièvement blessé en sautant d’un pont, l’homme, présenté comme souffrant « apparemment de troubles mentaux », est interpellé par la police mais ne sera pas en état d’être interrogé dans l’immédiat, précisent les autorités.

    Peter Altmaier, chef de la chancellerie et proche conseiller d’Angela Merkel, a aussitôt réagi en apportant son soutien aux victimes du fou furieux. « Quoi qu’il se soit passé à la gare centrale de Düsseldorf, notre compassion et nos pensées vont aux personnes innocentes blessées. » Même compassion pour Thomas Geisel, maire de la ville dont les « pensées vont aux victimes et à leurs proches ». Des pensées qui, on s’en doute, font une belle jambe aux victimes et à leurs proches, tout comme au peuple allemand.

    Un peuple allemand de plus en plus sous le choc et sur le qui-vive à force d’être confronté à des « mabouls » et à une menace djihadiste qui pèse sur le pays, notamment depuis l’attentat terroriste au camion bélier – revendiqué par les barbus du groupe Etat islamique – en décembre dernier à Berlin.

    Pierre Malpouge

    Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2017

  • Trump: merci Kim !

    Plus il y a de tirs nord-coréens, mieux c'est pour les USA qui se servent de ce prétexte pour déployer leurs radars et missiles dans la région, ce qui menace la Chine et la Russie et aggrave la situation, avertit Philippe Migault, expert militaire.

     

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    Comme nous le soulignions récemment les rodomontades musclées de Kim Jong Un sont le meilleur atout de l’administration américaine pour développer un vaste programme de défense antimissile dans le Pacifique occidental. Le tir de quatre missiles de portée intermédiaire, type d’engins menaçant pour la Corée du Sud et le Japon, nullement pour les Etats-Unis, a fourni à l’administration Trump le prétexte attendu pour déployer un bouclier antimissile au sud du 38e parallèle.

    Ce dispositif, basé sur des missiles antimissiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), vient compléter une première ligne de défense déjà déployée en Corée du Sud, composée de missiles PAC-3 Patriot. Une défense anti-missiles balistiques (ABM) multicouches va donc se mettre en place dans le pays. Le Patriot interceptera les missiles balistiques en phase de rentrée jusqu’à une altitude de 24 000 mètres. Le THAAD prendra en charge les vecteurs ennemis entre le moyen endo-atmosphérique (20-25 000 mètres) et l’exo-atmosphérique (jusqu’à 150 kilomètres). Les forces sud-coréennes vont donc réaliser un saut capacitaire sensible.

    Pourtant, cela ne permettra pas réellement de mettre Séoul et le sud de la péninsule coréenne à l’abri.

    En premier lieu parce que le régime nord-coréen dispose d’un arsenal balistique nombreux qui l’autoriserait à mener des frappes de saturation, imparables, sur des secteurs précis, dans l’hypothèse d’une fuite en avant suicidaire de Kim Jong Un.

    Les Etats-Unis donnent un gage de réassurance à leurs alliés nippons et sud-coréens, qui doutent de l’automaticité de l’assistance américaine en cas d’agression vis-à-vis d’eux

    En second lieu parce que les missiles qui ont récemment été tirés par la Corée du Nord auraient atteint une apogée de 260 kilomètres avant de retomber en mer du Japon, à 1 000 kilomètres de leur lieu de lancement. Cette trajectoire en cloche permettrait, si nécessaire, aux Nord-Coréens de frapper en évitant les missiles THAAD, sauf, évidemment, en phase de pénétration, la plus compliquée à contrarier même si les engins en question, des SCUD améliorés, sont dénués de capacités hyper-manœuvrantes et de corps de rentrée multiples. Dans ce cadre, il est permis de se demander si un tel déploiement, contre lequel la Chine a aussitôt mis en garde Washington, s’impose.

    Du point de vue américain la réponse est oui, sans aucun doute, sur toute la ligne.

    Les Etats-Unis donnent un gage de réassurance à leurs alliés nippons et sud-coréens, qui doutent de l’automaticité de l’assistance américaine en cas d’agression contre eux. Diplomatiquement, le coup est gagnant.

    Comme évoqué supra, il l’est dans une certaine mesure militairement. 

    C’est aussi une jolie réussite marketing. Car à l’heure où l’industrie de défense américaine entend bien dominer le segment des technologies ABM, un des plus lucratifs du marché de l’armement, le déploiement du THAAD en Corée du Sud est un point marqué vis-à-vis des nombreux clients potentiels qui s’intéressent au système.

    Les Etats-Unis souhaitent déployer un bouclier antimissile face à la Chine, intégrant Japon, Corée du Sud et Taïwan, depuis l’administration Clinton

    Enfin, et c’est sans doute le plus important, il ne s’agit que d’un début.

    Les Etats-Unis souhaitent déployer un bouclier antimissile face à la Chine, intégrant Japon, Corée du Sud et Taïwan, depuis l’administration Clinton. Nous sommes dans un projet de longue haleine, engagé depuis plus de vingt ans, qui a traversé toutes les alternances politiques américaines, connaît aujourd’hui une accélération, mais est loin d’avoir atteint tous les développements envisageables. 

    La perspective d’un élargissement supplémentaire du dispositif ABM se précise : une version améliorée du THAAD, le THAAD-ER, visant à l’interception de vecteurs hypersoniques, est en gestation chez Lockheed-Martin, qui n’attend que des fonds supplémentaires pour accélérer le programme. L’élargissement du bouclier antimissile nippo-coréen à des altitudes d’interception en haut exo-atmosphérique se rapproche, avec le récent essai réussi du SM-3Block IIA, apte à opérer jusqu’à des altitudes de 1 500 kilomètres et dans un rayon de 2 500 kilomètres, soit une portée permettant de couvrir une bonne partie du territoire chinois.

    De quoi alarmer légitimement Pékin, qui redoute que demain Taïwan et/ou les Philippines – après une alternance politique – ne se joignent à un système ABM intégré regroupant, sous commandement américain, toutes les nations faisant face à ses côtes. 

    D’autant que les missiles des systèmes THAAD et SM-3 ne sont pas les seuls éléments redoutables du dispositif ABM. Les radars AN/TPY-2 américains, qui détectent les missiles balistiques adverses, permettent aussi d’observer le moindre mouvement dans l’espace aérien dans un rayon supérieur à 1 500 kilomètres. En basant de tels engins en Corée du Sud, les Américains se dotent donc d’un dispositif de surveillance leur permettant d’observer en permanence l’Extrême-Orient russe et tout le nord-est de la Chine.

    La Corée du Nord, régulièrement présentée comme un vassal de la Chine, est décidément un allié bien encombrant pour celle-ci.

    RT

  • Une attaque à la hache à la gare de Düsseldorf fait au moins cinq blessés

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    Capture d'écran twitter - express

    Plusieurs agresseurs armés de haches ont blessé environ cinq personnes le 9 mars à la gare ferroviaire de Düsseldorf dans l'ouest de l'Allemagne, faisant au moins cinq blessés, a indiqué la police. Leurs jours ne sont pas en danger.

    La police anti-terroriste allemande a bloqué l'accès à la gare de Düsseldorf dans la soirée du 9 mars. Selon les médias locaux, deux hommes munis de haches ont attaqué la foule. La police annonce au moins cinq blessés et deux arrestations. De plus, les autorités n'excluent pas que d'autres suspects soient en fuite. D'après un porte-parole des autorités, les blessés ne «sont pas en danger de mort».

    RT

  • "Commencez par vous occuper de vos affaires!" lance NVB à Fillon et à Marine Le Pen !

    http://www.francetvinfo.fr/elections/video-commencez-par-vous-occuper-de-vos-affaires-lance-vallaud-belkacem-a-fillon-et-le-pen_2088293.html#xtor=EPR-502-[newslettervideo]-20170309-[video3]

  • Port d'arme: un droit fondamental ?

    TVL

  • JOURNAL TVL DU 09.03.17

     

    Se prostituer pour financer ses études: il faut vraiment beaucoup aimer... les études!

  • La Commission européenne mise ouvertement sur l’échec de Marine Le Pen

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    © REUTERS/ Robert Pratta
    International
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    La Commission européenne ne cache pas sa position sur la politique intérieure d’un État souverain qu’est la France. Un commissaire a déclaré ouvertement compter sur l’échec de la candidate du FN Marine Le Pen.

    La Commission européenne n'a pas de plan B en cas de victoire de la candidate du Front national à la prochaine présidentielle en France, a déclaré le commissaire européen Pierre Moscovici dans une interview au quotidien Die Zeit, dont des extraits ont été publiés mercredi.

    « Je fais de la politique depuis plusieurs années, et mon expérience politique me dit : il ne faut pas préparer de plan B. Si vous le faites, c'est que vous ne croyez plus au plan A. Notre plan A est qu'elle perdra. Et j'espère qu'elle perdra à grand fracas. Ceci serait un signe important que les Français ne l'ont pas laissée les séduire », a déclaré M. Moscovici, dont les propos ont été retraduits du russe.

    Selon lui, la victoire de Marine Le Pen serait « la fin de l'Europe que nous connaissons ».

    Le commissaire européen a en outre appelé les Européens à adopter une position commune sur la nouvelle administration américaine, les Américains ayant des intérêts différents de ceux européens.

     

    « Ils souhaitent nous diviser ? Pourquoi ? Car les États-Unis aussi bien que la Russie occuperont une position beaucoup plus forte lors des négociations s'ils ont affaire à 27 États divisés et non à un bloc d'États », a-t-il encore ajouté.

     

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  • Nice: le président de la métropole s'octroie 45.000 euros de frais de représentation

    http://lesobservateurs.ch/2017/03/09/nice-le-president-de-la-metropole-soctroie-45-000-e-de-frais-de-representation/

  • Robert Ménard jugé pour "provocation à la haine" !

    http://www.leparisien.fr/politique/robert-menard-juge-pour-provocation-a-la-haine-09-03-2017-6745815.php

  • Avec moi, les Françaises resteront libres !

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    Nous sommes le 8 mars, journée internationale des droits de la femme. Je me saisis donc de cette occasion tout d’abord pour m’adresser aux Françaises. Je suis une femme, je suis une Française qui s’adresse aux femmes de notre pays. Et même une des rares femmes candidates à cette élection présidentielle, qui tient parfois du combat de coqs.

    Les inégalités salariales restent criantes dans notre pays et les femmes gagnent en moyenne 17 % de moins que les hommes, quand elles occupent le même poste. C’est une situation que je ne peux pas accepter. Et je compte bien lutter contre cette précarité sociale et professionnelle des femmes, que la loi El Khomri a considérablement aggravée.

    Les femmes sont aussi plus souvent confrontées que les hommes aux interruptions de carrière, qui les conduisent à avoir des retraites beaucoup plus faibles que leurs collègues masculins.

    Ce sont des situations que je ne peux pas accepter. Je crois en cette valeur fondamentale qu’est l’égalité, je ne crois qu’en un seul principe : « à compétences égales, salaire égal et carrière égale ».

    Je revaloriserai en conséquence les toutes petites retraites pour aider celles qui n’ont pas eu la chance de poursuivre une longue carrière ou qui ont choisi d’élever leurs enfants de pouvoir vivre dignement.

    Je mettrai en place un plan national pour l’égalité salariale, afin que les femmes de notre pays aient rapidement un salaire équivalent à celui des hommes. Pour ce faire, je convoquerai tous les acteurs économiques – entreprises et syndicats – pour que nous trouvions rapidement un accord sur ce point. Mais l’État devra lui aussi être exemplaire : les écarts de rémunération qu’un rapport a confirmés aujourd’hui ne sont pas acceptables et je veillerai à ce que ces inégalités soient corrigées.

    Mais c’est parce que je suis une femme qu’aujourd’hui je vous parlerai d’un sujet que les prétendus féministes ou les prétendus défenseurs des femmes n’aborderont pas.

    C’est une menace bien plus profonde qui pèse aujourd’hui sur la condition des femmes dans notre pays. Car elle touche à notre mode de vie, à notre conception du rapport entre les hommes et les femmes. Cette menace, c’est celle du recul de nos libertés premières face à la montée du fondamentalisme islamiste dans nos quartiers et dans nos villes.

    Oui il s’agit bien là d’un sujet essentiel. Car la pression des islamistes est un défi envers notre civilisation elle-même. Comme moi vous avez sans doute été choqués par ce reportage de France 2 où l’on découvrait que les femmes étaient tout simplement interdites, interdites dans certains bars de Sevran. Avez-vous entendu d’autres candidats dénoncer cette situation indigne ? Non. Pire certains même ont voulu trouver des excuses à l’inexcusable.

    Vous vous souvenez aussi sans doute que dans le sud de la France en plein été des femmes ont été agressées simplement parce qu’elles se promenaient en short. Une tenue manifestement jugée impure par certains. C’est aujourd’hui la triste réalité. Dans certains quartiers les femmes ne peuvent plus porter des jupes, les plus jeunes sont soumises à un harcèlement de rue qui au-delà du machisme sous-entend que notre liberté de sortir seules pourrait être la marque d’une prétendue immoralité.

    Ces exigences vestimentaires obscurantistes ne font pas qu’interdire, elles imposent aussi. Et ainsi dans de nombreux quartiers de France, des jeunes femmes de France sont contraintes de porter le voile, de cacher leur visage et même leurs mains pour ne pas provoquer.

    J’ai été profondément peinée qu’une ministre de la République ne trouve rien à redire lorsque sur un plateau de télévision un homme a refusé de lui serrer la main uniquement parce qu’elle était une femme. Ce sont précisément toutes ces petites lâchetés, tous ces renoncements, toutes ces concessions, tous ces accommodements que certains vous disent raisonnables et que je considère pour ma part inadmissibles qui font reculer notre liberté. Je considère ces renoncements dangereux car attentoires à la laïcité, à nos droits fondamentaux à notre dignité et cela dans notre pays. Dans cette élection, je suis la seule sur ce sujet comme sur bien d’autres à oser dire les choses. C’est cette même détermination qui m‘animera une fois élue pour vous défendre.

    Françaises, ce combat est le nôtre. Menons-le pour nous même mais aussi pour nos filles et pour nos petites filles. Au-delà des femmes qui sont les premières concernées, il doit être celui de tous les Français attachés à nos valeurs de civilisation. Avec moi, au pays de Brigitte Bardot, les femmes resteront libres !

    Signature de La Marine Le Pen

  • Laurent Gerra fait pleurer de rire Marine Le Pen en l’imitant devant elle

     

     

    08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée ce matin de la deuxième édition des Petits-déjeuners de la présidentielle sur RTL, Marine Le Pen a véritablement pleuré de rire durant les près de dix minutes d’imitations de Laurent Gerra, qui n’a pas hésité à imiter la présidente du Front national, mais aussi Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, ou encore, en compagnie de sa partenaire, « Mademoiselle Jade », Brigitte Bardot et Jean-Luc Godard.

    Très inspiré et respectant les limites du graveleux, Laurent Gerra pourra se flatter d’avoir vu Marine Le Pen essuyer une larme – de rire – devant son one man show, dans lequel il n’a pas épargné la famille Le Pen, ni d’ailleurs Florian Philippot ou Gilbert Collard.

     

     

  • JOURNAL TVL DU 08.03.17

    Sur Macron, très important !

  • Analyse de la manipulation politique...

     

    il ne s'agit pas que de Fillon mais de tous les autres........;

     

    Intéressant à lire pour ceux qui ont encore des illusions et pour les autres,

    Lotus fabrique encore en France d'excellents petits mouchoirs en papier...

    Horrible ! C'est à gerber.

     

    La valse à trois temps - Ou la manipulation des élections présidentielles de 2017

     

    par Patrice Buffotot  -  Mardi 14 février 2017

     

     

    Le général de Gaulle a voulu l’élection du président de la République au suffrage universel pour lui      donner plus de légitimité mais aussi pour empêcher les manipulations comme c’était le cas sous la IV    république. De Gaulle estimait qu’il était plus difficile de manipuler des millions d’électeurs que quelques  centaines de députés et sénateurs. Les réseaux et groupes de pression ont réussi à reprendre la main  et à manipuler ces millions d’électeurs depuis le début des années 70.

    Ces manipulations ont commencé avant le départ du général de Gaulle avec l’affaire Markovic en octobre 1968. L’objectif était de déstabiliser le probable successeur du général de Gaulle, Georges Pompidou. La manipulation a échoué. Lors des élections de 1974, on a assisté à l’élimination de Jacques Chaban Delmas grâce à la publication de sa déclaration d’impôts. En 1981 les manipulations ont été multiples. Elles commencent dès 1979 avec la publication par le Canard Enchaîné le 10 octobre d’un article révélant l’affaire des diamants de Bokassa dans le but discréditer le président Valéry Giscard d’Estaing. C’est un argument qui a été largement utilisé pendant la campagne de 1981. Mais les manipulations ont été multiples. En effet au second tour de 1981, le Parti communiste français a fait voter sur ordre de Moscou pour le candidat de droite, Valéry Giscard d’Estaing tandis qu’à droite, le chef du parti gaulliste, Jacques Chirac a appelé en sous-main à voter pour le candidat de gauche, François Mitterrand. En 1988, l’homme à abattre était Raymond Barre et de multiples rumeurs ont circulé, notamment sur sa femme, d’origine hongroise, qui était un agent du KGB. En 1995, c’était Edouard Balladur qu’il fallait éliminer. Des réseaux ont fait voter des électeurs de gauche pour J. Chirac au premier tour afin d’éliminer Balladur qui est arrivé en troisième position, derrière Chirac.

    La manipulation la plus réussie a été celle des élections présidentielles de 2002, où l’homme à éliminer était cette fois Lionel Jospin du parti socialiste. Deux candidatures ont été notamment suscitées et organisées (en fournissant des hommes et un financement) à savoir celle de Jean-Pierre Chevènement (qui a obtenu 5,32 % des suffrages exprimés) et celle de Christiane Taubira (2,31 des SE) qui sera remerciée sous la présidence Hollande. L’objectif de ces deux candidatures était de capter une partie des voix de l’électorat de gauche. Résultat : Lionel Jospin n’a obtenu que 16,17 % des SE. Les deux candidatures lui ont coûté 7,63 % des SE. Ces suffrages manquants, pouvaient facilement l’aider à dépasser J. Chirac qui a obtenu 19,88 % des SE. Le piège a donc bien fonctionné, Jospin n’arrive que troisième derrière J. Chirac, avec un retard de 3,6 % des SE. Il est donc éliminé pour le second tour. Chirac qui se retrouve face à J-M Le Pen, n’a pas besoin de faire campagne. Il refuse tout débat à la télévision et avec l’organisation d’une vaste campagne antifasciste notamment au sein de la jeunesse, il est élu dans un fauteuil avec 82 % des suffrages.

    La question que l’on doit se poser est : « Qui voulait l’élimination de Jospin ? ». Un réseau a organisé une déstabilisation du candidat socialiste pour faire réélire Jacques Chirac. L’autre question est pourquoi et au profit de quels intérêts ?

    Nous venons d’assister en janvier 2017, juste avant la campagne officielle des élections présidentielles, à une vaste entreprise de manipulation qui se décompose en trois opérations distinctes que l’on peut appeler la « Valse à trois temps ».

    1- Premier temps : éliminer François Fillon le plus dangereux.

    On s’aperçoit que le candidat à abattre est François Fillon, le candidat désigné par les primaires de droite le 27 novembre 2016 et qui avait jusqu’à présent une forte probabilité de gagner.

    Une première manipulation a eu lieu dès le premier tour des primaires. Elle a consisté à faire participer des électeurs de gauche pour voter en faveur d’Alain Juppé et ainsi éliminer Sarkozy au premier tour (Fillon n’avait aucune chance de gagner selon les sondages) Ils sont revenus au second tour pour éliminer cette fois F. Fillon mais la manœuvre a échoué. Cette opération avait été préparée par une longue campagne médiatique en faveur de Juppé donné favori dans tous les sondages, et ce bien avant le premier tour des primaires.

    Une seconde manipulation devient alors nécessaire. L’objectif est de délégitimer Fillon auprès de ses électeurs potentiels afin qu’ils renoncent à voter pour lui en semant le doute. Il fallait le toucher dans son intégrité. Les informations révélées par le Canard enchaîné du 25 janvier 2017 montrent que l’opération a nécessité l’accès à des informations provenant des services de l’État notamment celles concernant les salaires payés par le directeur de la Revue des Deux mondes, Marc de Lacharrière à l’épouse de F. Fillon.

    Une piste commence à se dessiner, ce serait des membres du sérail de l’ancien ministre Macron, proches de l’Élisez, qui seraient à la manœuvre mais tout cela est difficilement prouvable. Un d’entre eux aurait rencontré le mardi 9 janvier 2017 Michel Gaillard, directeur du Canard Enchaîné, et ami de François Hollande pour lui remettre les informations en sa possession.

    En tout cas, la justice s’est saisie en un temps record de l’affaire. La procureure du Parquet national financier, Madame Houlette1 annonce l’ouverture d’une enquête le jour même (le 25 janvier) de la parution du Canard Enchainé pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel ». Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les infractions financières

    Cette campagne de déstabilisation est particulièrement efficace et F. Fillon a deux solutions : soit il démissionne mais dans ce cas le parti des Républicains va devoir choisir un nouveau candidat (le fameux plan « B ») mais cette opération est risquée car les rivalités sont telles que le parti peut éclater. Fillon était en effet le seul à assurer l’unité. La solution alternative est de continuer le combat contre vents et marées mais il prend le risque de perdre des élections qui étaient jusqu’à présent « imperdables ». La droite est prise dans un piège et il n’existe aucune bonne solution.

    Si Fillon dévisse dans les intentions de vote et tombe en dessous de 20 %, la poursuite de la campagne de révélations et de dénigrement suffira pour le disqualifier définitivement. Son discours devient inaudible dans les médias qui ne parlent que des « affaires » et non de son programme. Au cas où F. Fillon persisterait à vouloir rester candidat, et remonterait dans les sondages, le réseau à l’origine de ces manipulations n’aurait plus qu’à appliquer ce qu’il avait fait en 2002, à savoir promouvoir des candidatures concurrentes, capables de lui siphonner suffisamment de voix pour qu’il ne soit pas présent au second tour, comme cela avait été le cas pour Lionel Jospin. Dans cette configuration, il n’est pas évident que la candidature de F. Bayrou soit souhaitable car il prendrait plus de voix à Macron qu’à Fillon. Des sondages ont certainement été commandés pour déterminer le(s) meilleur(s) candidat(s) capable(s) de déstabiliser Fillon Les vocations ne manqueront pas.

    C’est le cas par exemple de Michèle Alliot-Marie qui se prépare depuis longtemps mais aussi de bien d’autres. F. Fillon a déjà baissé dans les sondages et il suffira de lui faire perdre deux ou trois points pour l’éliminer.

    2- Deuxième temps : éliminer Manuel Valls à gauche

    Une troisième opération vise la gauche. Elle a consisté à éliminer l’ancien premier ministre Manuel Valls lors des primaires de la gauche au profit de Benoît Hamon, un apparatchik socialiste marqué idéologiquement très à gauche et faisant rêver les militants avec le salaire universel.

    Il est étonnant d’entendre le soir du premier tour des primaires de gauche, la Haute autorité annoncer les résultats à 20H30 en pourcentages qui ne bougeront pas malgré le dépouillement de centaines de milliers de bulletin. Certains experts expliquent cet étrange phénomène par la forte culture de fraude du parti socialiste. Et de citer comme exemple l’élection à la tête du parti socialiste de Martine Aubry contre Ségolène Royal après un trucage des résultats. Ces méthodes dignes des pratiques de l’Union soviétique consistant à fixer les résultats la veille du scrutin, ne sont dénoncées par aucun leader socialiste. Comment se fait-il que M. Valls n’ait pas contesté les résultats ? Il semble avoir joué un rôle de figurant dans un scénario écrit à l’avance. Faire élire Hamon, marqué idéologiquement très à gauche, n’est pas neutre. Il est évident qu’il ne risquera pas de prendre voix à Macron, ce qui aurait été différent si Manuel Valls avait été désigné. Il aurait en effet chassé sur les mêmes terres et lui aurait pris une partie de ses électeurs. Il est d’ailleurs fort probable que l’on assiste au ralliement d’une partie des socialistes du clan Valls à la candidature de Macron.

    Quant à Benoist Hamon, il est conscient qu’il n’a aucune chance aux élections présidentielles mais il vise la conquête du parti socialiste et à sa recomposition. On sait depuis longtemps que les congrès socialistes se gagnent à gauche, c’est ce qui s’est passé aux primaires, qui ont été en réalité le substitut à un congrès socialiste en vue de sa reconstitution.

    On comprend que toutes ces manipulations à droite et à gauche ont pour seul objectif de dégager la voie à la candidature Macron. D’un côté on cherche à affaiblir, voir éliminer le candidat Fillon par une campagne médiatique en montant des affaires. De l’autre côté, à gauche, on dégage l’espace politique pour Macron en éliminant M. Valls au profit de B. Hamon.

    3- Troisième temps : Faire élire Emmanuel Macron

    L’objectif est bien de faire élire Macron. Ce dernier est lancé comme un produit marketing depuis plusieurs mois en insistant sur son aspect « moderniste », « jeune », « branché », le candidat « Geek » qui comprend l’évolution du monde et de la technique.

    Quels sont les ralliements à Macron ? Une rapide analyse des divers ralliements à sa candidature nous donne une idée des forces qui se positionnent derrière le candidat. On trouve la vieille garde des imposteurs politiquement corrects : L. Joffrin, Pierre Bergé, BHL, J Attali, A. Minc, B. Kouchner, D. Cohn-Bendit. Ils vont recevoir le renfort de socialistes de droite mais aussi des centristes et même des Républicains comme l’ancien directeur de campagne de Bruno Lemaire, Jérôme Grand d’Esnon ou l’ancienne ministre Anne-Marie Idrac.

    E. Macron présente l’avantage de réaliser la synthèse entre le libéralisme économique et le libéralisme culturel.

    Dans le domaine économique, il est pour la dérégulation, la fin du salariat, l’ubérisation de la société, la suppression des nations et des frontières et pour une immigration massive bienfait pour l’économie, etc.

    Dans le domaine culturel, c’est un libertaire dont le fondement idéologique est la doctrine relativiste. Il est pour une société multiculturelle, le libéralisme des mœurs, la fin de la famille traditionnelle, le droit des minorités etc… Le profil des personnalités qui se rallient à Macron illustre bien l’idéologie véhiculée par le candidat qui pour amalgamer des voix de gauche comme de droite se doit de rester dans le flou.

    Les conséquences politiques

    Les primaires ont été la première victime de cette manipulation. Les médias nous avaient vantés l’intérêt des primaires comme étant une grande avancée de la démocratie pour la désignation des candidats. Alors pourquoi ont-elles été « court-circuitées » ? Ce sont en effet les candidats hors primaires qui survivent : à savoir Mélenchon, Macron et Le Pen. Tous ceux qui ont participé ont été éliminés (Sarkozy, Juppé, et peut être même celui qui a été élu, F. Fillon. Le phénomène est identique à gauche avec Valls et Hamon). Les primaires apparaissent aux yeux des citoyens comme un subtil jeu de bonneteau pour voler leurs voix et un « piège à cons » pour les politiques qui se sont prêtés au jeu.

    La seconde victime est la classe politique qui est une fois de plus déconsidérée par le déballage des affaires. Ceux qui ont commencé à jouer à lancer des « boules puantes » comme disait le général de Gaulle, ont ouvert la boîte de Pandore des « révélations » sur les candidats, situation qui peut devenir très vite incontrôlable. Les médias ne devront pas alors se plaindre du « populisme » qui monte dans la société française.

    Les troisièmes victimes sont les grands partis de gouvernement qui structurent la vie politique française, à savoir le parti socialiste et le parti des Républicains qui ne résisteront pas à l’onde de choc des primaires et à l’échec de leurs candidats aux prochaines présidentielles.

    Qui manipule et pour quels intérêts ?

    François Fillon nous donne une piste. Il déclare le 1er février à son équipe qu’il s’agit d’un "coup d’État institutionnel" contre sa candidature à la présidentielle, et provient "de la gauche", sans plus de précision. Un réseau effectivement sévissait à gauche lors de la manipulation de 2002. Mis en place sous les présidences de F. Mitterrand, il a prospéré sous J. Chirac. C’est la raison pour laquelle il l’a fait réélire à tout prix au détriment du candidat du parti socialiste. Pourquoi ce réseau a-t-il préféré un radical-socialiste à un socialiste ?

    En 2017, il semble que ce réseau ait rallié d’autres forces convergentes pour faire élire Macron. Il est certain que ce dernier comme J. Chirac en son temps sera redevable à ces réseaux de son élection. Quel deal a-t-il passé avec eux ? La question centrale est donc de savoir ce que cherchent à obtenir ces réseaux en faisant élire leur candidat (Chirac en 2002 et Macron en 2017) au point d’organiser des manipulations sophistiquées.

    Il y a des enjeux financiers auxquels se sont agrégés des enjeux idéologiques en 2017. Si l’on prend l’exemple de 2002, J. Chirac une fois élu, a laissé les coudés franches à ce réseau dans les domaines économique et financier. Il semble évident qu’avec Macron qui prévoit de « libéraliser » (en réalité « casser ») de nombreux secteurs de l’économie française, ce réseau prédateur pourra se partager des pans entiers de l’économie française.

    A cela s’ajoutent les enjeux idéologiques. Il est important pour eux de défendre la doctrine relativiste au sein de la société française qui est remise en question actuellement dans le monde occidental. Il s’agit de défendre notamment la poursuite de la législation en faveur des minorités en lien avec des groupes de pression internationaux. Il est évident que le conservateur catholique Fillon était l’antithèse de leur modèle de société et qu’il fallait l’éliminer à tout prix pour ces deux raisons. C‘est donc non seulement un modèle économique mais aussi un modèle de société qui se cachent derrière cette manipulation.

    4 Février 2017

    Patrice Buffotot est chercheur en science politique (Université de Paris 1), directeur de l’Observatoire européen de sécurité et de la revue électronique Défense & Stratégie. Auteur de 4 éditions (1995,1998, 2001 et 2005) de La défense en Europe à la Documentation française.

     

     

     

       

     

       

     

       

     

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