Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/06/2013

La Russie veut éradiquer toute forme de propagande homosexuelle: lourdes sanctions

161095-russia-gay-rights.jpg Russie.jpg

 

 

La Douma a tranché à l’unanimité. La chambre basse du Parlement russe a validé deux projets de loi destinés à sanctionner sévèrement toute forme de "propagande homosexuelle" sur son territoire, sur papier, à la télévision et sur le Web, relaie The Daily Dot.

Les sanctions peuvent s’élever à 100.000 roubles (2.350 €) pour toute démarche isolée. Pour les associations et organisations, la sanction peut aller jusqu’à 1.000.000 (23.500 €) et pourra être accompagnée d’une peine de prison de 90 jours.

Les militants étrangers s’exposent également, outre les conséquences susmentionnées, à une expulsion du territoire.

Une seconde loi votée à la Douma condamne désormais les troubles de l’ordre public "portant atteinte à la société et à ses valeurs religieuses".

Outre une amende de 300.000 roubles (7000 euros), ces actes "criminels" pourront être punis d’une peine de prison de 3 ans voire plus si le délit se déroule dans un lieu de culte (faisant référence à l’affaire des Pussy Riot).

Bien que ces lois soient contraires à la Constitution Russe, précise le Daily Dot, les deux projets de loi vont être validés par le Sénat russe et contresignés par le président Vladimir Poutine.

Sources : The Daily Dot / 7sur7.be / Le Journal du Siècle

19:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Iran: le réformateur Hassan Rohani mène avec 51% des voix

18:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Au revoir les enfants - Rapport sur la situation des enfants palestiniens en Israël

 

rapport5-3f412.jpg enfant palestiniens.jpg

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Au-revoir-les-enfan...

 

+ PHOTOS

01:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Marseille: une femme voilée en garde à vue pour outrage

voile-integral.jpg  femme voilée.jpg

Une femme, vêtue d’un voile intégral, a été interpellée, jeudi 13 juin, vers 18 heures, par une patrouille de police, au volant de sa voiture dans le Ier arrondissement à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Au moment des faits, la mère de famille, qui se trouvait en compagnie de ses quatre enfants, a refusé de retirer son voile à la demande des .

 
 

 Puis elle a tenté d’ameuter les passants présents autour d’elle. La conductrice, âgée de 37 ans, aurait ensuite proféré plusieurs insultes à l’adresse des policiers. Ces derniers ont alors décidé de l’interpeller.

Conduite au poste, la mère de famille, «au comportement particulièrement agressif», selon une source policière, a été placée en garde à vue.Ses quatre enfants ont été confiés à leur père.

Selon nos informations, la mère de famille, qui a refusé d’ôter son voile au de son audition, a présenté un document d’identité aux enquêteurs avant de le récupérer aussitôt, puis a arraché sa photo d’identité et l’a avalée.

Vendredi dans l'après-midi, elle a été remise en liberté après avoir reçu une convocation pour comparaître prochainement devant un juge où elle devra répondre de son comportement.

 

Le Parisien - 14/06/13

 

 

00:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Le député Laurent LOUIS propose au Parlement belge le tirage au sort des élus !

14/06/13

00:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

14/06/2013

Provocation de deux élus EELV en faveur du vote des étrangers

Lire: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/14-06-2013/provocation-de-...

+ Pétition à signer

21:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

2014 : l'heure de vérité - Par Bruno Gollnisch 14/06/13

 urne de voteLa ronde sans fin des scandales. Après l’affaire Cahuzac (et Moscovici, coupable d’un silence complice ?),  Claude Guéant est apparu pour ce qu’il est :  « un menteur qui, en plus, nous prend pour des imbéciles » dixit Robert Ménard. «Alors qu’il avait interdit, lorsqu’il était le patron de la police en 1998, de puiser dans les frais de police pour verser des primes, ne vient-on pas d’apprendre qu’il a empoché quelque 10.000 euros par mois  en provenance des frais d’enquête et de surveillance  entre mai 2002 et l’été 2004 ! »  Éternels dindons de la farce des roueries de l’UMPS, les électeurs-contribuables ont appris hier la mise en examen de Stéphane Richard, PDG d’Orange, dans la cadre de l’affaire Tapie.

 Cette ambiance générale de corruption qui s’ajoute au marasme économique et social explique selon certains  doctes analystes, la montée en puissance des intentions de vote au profit de l’opposition nationale.

 « Au rythme où vont les choses, le Front National va terminer premier aux élections européennes de mai 2014 », pronostiquait récemment Marine Le Pen. Force est de constater que la poussée en faveur de l’alternative portée par la droite nationale, populaire et sociale est perceptible dans tout le pays.

  Nous faisions  état  le 5 juin  du sondage Ifop pour Valeurs actuelles créditant la liste FN de 21% des suffrages aux élections européennes de 2014, à égalité avec les listes UMP et PS.

Une nouvelle enquête de l’institut britannique britannique YouGov pour l’édition française du Huffington Post et la chaîne i-Télé ,  indique que la liste frontiste recueillerait 18% des intentions de vote, juste derrière l’UMP (19 %), mais devant le Parti socialiste et  le Front de Gauche (15% chacun).

 Notons que dans le sondage Ifop que nous évoquions plus haut,  la liste emmenée par Jean-Luc Mélenchon n’était créditée que de 9% des voix. Cet écart  de six points en quelques jours et selon deux instituts différents,  nous rappelle que les sondages sont toujours à prendre avec le recul nécessaire.

 Suzanne Ter-Minassian. responsable de la recherche politique et sociale chez YouGov, explique dans le Huffington Post que « ce faible score (du parti de gauche au gouvernement)  s’explique par une dispersion de l’électorat PS au profit des autres listes de gauche modérée (EELV, ou divers gauche), plutôt que par la concurrence du Front de Gauche ».

 Ainsi,  cette enquête  souligne que si 73% des sympathisants de l’extrême gauche communiste et trotskiste font « plutôt pas confiance au gouvernement »),  quatre sympathisants socialistes et écolos sur dix partagent également ce sentiment  (41%).

 D’ailleurs, tandis que 55% des Français jugent que le scrutin aura des conséquences « très ou assez importantes » (66% pour les électeurs de droite),  alors que 71 % des sympathisants UMP déclarent vouloir voter pour la liste de leur parti,  à peine plus d’un sympathisants du PS ou d’EELV (52%) se  dit prêt à voter pour le PS.

 Cette enquête, et ce n’est pas pour nous étonner, indique également la persistance de l’importance des   « fondamentaux »  pour  les électeurs du FN.  A titre d’exemple, si  l’immigration est un sujet de « préoccupation principale » pour seulement  3% des sympathisants du PS et 2% de ceux de l’extrême gauche, ce pourcentage monte à 35% chez les électeurs frontistes,  devant « le chômage et l’emploi » (28%).

 Il est tout aussi révélateur que 55% du total des électeurs, et surtout 64% de ceux du FN, estiment que l’UMP n’a pas de  « ligne claire dont elle ne bouge pas. » L’UMP paye ici son double langage, et l’actualité récente a mis à jour ses fractures internes, que ce soit sur la question des  valeurs traditionnelles, de l’identité française,  voire de  l’Europe de Bruxelles.

 Il est vrai que  MM. Copé et Fillon ont dit et répété sur tous les tons qu’un élu UMP qui accepterait,  dans le cadre des élections municipales de l’année prochaine,   de s’entendre avec le FN serait exclu.

 Or, 50% des sympathisants de l’UMP, 60% de ceux du FN , selon ce même sondage, seraient   favorables à des accords aux municipales. Une  possibilité évoquée notamment  par Marion Maréchal,  au cas par cas,   entre les deux formations pour faire barrage aux  socialo-communistes.

 Le FN pourrait ainsi, a avancé Marion, ne pas présenter de liste FN aux municipales dans certaines villes gérées par des élus UMP de bonne volonté, en échange de la présence de frontistes au sein la liste de l’UMP et sur la base d’engagements clairs, précis et concrets.

 Accords locaux mais non pas généraux,  insistons sur le mot,  car le FN n’entend pas donner un quelconque blanc-seing à l’Etat-major Filloniste et copéiste au nom des  positions  euromondialistes  qui sont les leurs.

 Mais la politique du « cordon sanitaire anti FN » défendue par les dirigeants de l’UMP  est elle encore tenable ? En effet,   53% des personnes interrogées estiment qu’une alliance UMP-FN au niveau local ne changerait rien à leur vote. Mieux encore,  seulement 16%  des électeurs de droite jugent « moins probable » de voter UMP si un accord de cette nature devait être scellé, alors que  34% des sympathisants UMP et 45% des électeurs du Front  jugent au contraire qu’un tel accord les inciterait à voter pour le candidat de droite.

L’UMP aborde donc 2014 en étant  en porte à faux avec une très grande partie de son électorat. Interrogé sur le site Atlantico,  Guillaume Bernard,  maître de conférences (HDR) à l’ICES (Institut Catholique d’Etudes Supérieures), souligne la bêtise consistant à réduire le vote FN à un vote simplement protestataire puisqu’il est aussi, bien  évidemment , un vote d’adhésion à des idées.

 Celles dit-il,  d’un «  Etat souverain suffisamment fort pour être capable d’assurer une défense de l’identité culturelle et de la production économique nationales ,  et, d’autre part, au principe d’un système social qui distribue les droits non pas de manière indifférenciée mais en respectant la hiérarchie des appartenances et les degrés de proximité. »

 Ces préoccupations sont-elles étrangères  à la grande masse des  électeurs de l’UMP ? Bruno Gollnisch ne le croit pas et Guillaume Bernard souligne aussi à raison que «  les prochaines élections, municipales et européennes, sont des scrutins à risque pour les partis modérés, en particulier l’UMP : ils y jouent leur leadership sur le système partisan et leur unité, car une fraction assez importante de leurs électorats partagent un euroscepticisme en forte progression (d’ailleurs dans tous les pays de l’Union) ».

Nous en acceptons l’augure.

20:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Homos, vous êtes logés à l'oeil à l'ambassade de France !

gay-holidays.jpg Tong homo.jpg

Vincent et Bruno — dont tout le monde sait, sauf à avoir vécu en anachorète au fond d’une cave ces trois dernières semaines, qu’ils sont les premiers mariés gay de France — ont été les invités d’honneur de la 20e Gay Pride de Tel Aviv. À cette occasion, Christophe Bigot, l’ambassadeur de France en Israël, leur a offert le gîte durant trois jours dans sa jolie résidence avec vue sur la mer.

Attends, c’est vachement sympa de la part de l’État, en cette période de crise, d’accueillir les jeunes mariés qui n’ont pas un rond. Après le mariage pour tous, le voyage de noces pour tous. Pour la destination, il n’y a que l’embarras du choix, et rien que de la prestation haut de gamme. On connaissait les Relais & Châteaux, découvrez les Ambassades & Consulats. Décidez-vous, les jeunes. Je ne sais pas, moi, le palais Farnèse à Rome, ça vous tente ? Bingo ! Offert par la princesse. Attention, Christophe Bigot précise bien que, dans la prestation, le déjeuner et le dîner n’étaient pas compris, et que cela n’a donc pas coûté grand-chose. Pas grave, bed & breakfast, c’est déjà super. Pour le reste, on fera des sandwichs.

Parce qu’évidemment, il n’est pas possible que d’autres tourtereaux soient exclus de ce nouveau service public au motif qu’ils ne seraient « que » hétéros. Vous connaissez le gouvernement, la lutte contre les discriminations sexuelles, ça lui tient tellement à cœur.

Cela n’a échappé à personne, la loi est passée. Eu égard au climat tendu et aux fractures dans le pays qu’elle a occasionnées, on aurait pu imaginer que les « pro mariage pour tous » auraient le triomphe modeste. Qu’ils ne la ramèneraient pas trop, dans un esprit d’apaisement. Penses-tu. Nananananère, bisque, bisque rage. Comme s’ils n’étaient pas tant intéressés par l’idée du mariage que par celle de prendre leur revanche. De faire mordre la poussière au camp d’en face. Les flonflons, la fanfare, les fleurs d’oranger (non, peut-être pas les fleurs d’oranger…), la retransmission télévisée urbi et orbi et, en sus, l’obligation via ses impôts de se cotiser pour la lune de miel !

Stratégiquement, humilier les vaincus, ne leur laisser aucune porte de sortie honorable est toujours la pire des politiques. Mais l’ennui, avec l’esprit de revanche, c’est qu’il aveugle l’intelligence. L’aigreur prend le pas sur la prudence. La prudence qui aurait consisté par exemple à donner aux maires une issue de secours en leur laissant la liberté de conscience, comme l’avait pressenti Hollande. Ce qui aurait évité au gouvernement de se fourrer tête baissée dans l’insoluble merdier d’Arcangues. Vous ne connaissez pas Arcangues ? Son école aux volets bleus, ses parties de pelote basque, et son maire têtu comme vingt mules, qui, pendant qu’à Tel Aviv Christophe Bigot beurrait les tartines de Vincent et Bruno, déclarait tout de go que ni lui ni aucun de ses adjoints ne marieraient les homosexuels qui en avaient fait la demande dans sa commune. Valls et Belkacem tempêtent, menacent, vitupèrent, roulent de gros yeux ; rien n’y fait, Jean-Michel Colo n’en démord pas : on peut toujours l’envoyer en prison, cela ne changera rien. À la mairie d’Arcangues, les marques de soutien affluent de toutes parts pour soutenir ce Thomas More du Sud-Ouest. Et combien d’autres maires Courage vont sortir de l’anonymat pour se lever comme lui ?

Bon. Et une fois que, parmi les serviteurs de l’État, on aura séparé le bon grain de l’ivraie, tressant des couronnes de lauriers aux diplomates éclairés comme Christophe Bigot et collant en taule les maires obtus comme Jean-Michel Colo, on pense vraiment que l’on aura réglé ce sac de nœuds, ce micmac sans nom, cette invraisemblable pétaudière qu’est devenue l’instauration du mariage gay en France ?

Gabrielle CLUZEL

Ecrivain, journaliste

BOULEVARD VOLTAIRE - 11/06/13

 

20:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Alix, 20 ans, à Manuel Valls : «Je me suis décidée à entrer en résistance»

violences-p.jpg Alix.jpg

 

Ecrit le 14 juin 2013 à 17:46 par Eric Martin dans Poing de vue

 
 

 

Lettre ouverte à Manuel Valls :

Monsieur le Ministre,

Avec quelque 200 jeunes, et comme plusieurs centaines de personnes depuis quelques mois, j’ai été embarquée, ou plutôt raflée, par vos forces de l’ordre, le soir du 26 mai, près de l’esplanade des Invalides.

Mon crime ? Être restée paisiblement chanter et discuter avec quelques amis avant de vouloir quitter les lieux vers 22 h. Pour ce délit de la pire espèce, 23 h de garde à vue.

Je souhaiterais comprendre, Monsieur le Ministre, pourquoi plus de deux cents jeunes, pour la plupart pacifiques, furent placés cette nuit en garde à vue, alors qu’une vingtaine seulement de hooligans, véritables casseurs provoquant en quelques heures plus d’un million d’euros de préjudice lors du rassemblement le 13 mai au Trocadéro, furent arrêtés.

Quelles vitrines brisées, combien de voitures brûlées, en cette journée du 26 mai alors que des centaines de milliers de manifestants défilaient dans les rues ?

J’aimerais connaître les raisons pour lesquelles certains policiers (pour ne pas dire la plupart) en viennent à nous avouer leur désarroi et leur désaveu, face aux ordres reçus. La priorité des forces de l’ordre n’est-elle pas d’assurer la sécurité des citoyens ?

Nos chants et nos slogans sont-ils de réelles menaces pour notre pays ?

« Contrairement à ce que vous espériez, le traitement que vous nous avez infligé, les coups, les gazages, les interpellations, les gardes à vue, massifs et abusifs, n’ont fait que renforcer notre mobilisation et notre détermination. »

Je voudrais qu’on m’explique, pourquoi un traitement si répressif nous est réservé. Comment peut-on gazer des familles, des jeunes dans des bouches de métro ou dans des paniers à salade ? Depuis quand le port d’un sweat justifie-t-il une interpellation ?

Auriez-vous donc si peur de nous ?

Monsieur le Ministre, je ne suis qu’une jeune de 20 ans, étudiante en droit, ni nervi d’extrême droite, ni violente militante, qui aime seulement son pays et croit en son avenir. C’est au nom de mon attachement à la France, et pour défendre les valeurs auxquelles j’adhère, que je me suis décidée à entrer en résistance, puisqu’il s’agit bien de cela aujourd’hui.

Beaucoup de politiques regrettent que les jeunes s’abstiennent des grands débats ; plusieurs auteurs nous ont exhortés à l’action, à l’indignation ; on ne cesse de décrier un individualisme grandissant, un égoïsme et une indifférence latents.

Pourtant, depuis plusieurs mois maintenant, la jeunesse de France s’est levée pour affirmer avec force ses convictions ; pour défendre la cause de ceux que la loi a délaissés ; pour s’engager dans ce qui aurait dû être des grands débats de société.

Au lieu de l’écouter, au lieu de nous respecter, vous avez fait passer en force une loi bouleversant «notre civilisation» ; vous avez ridiculisé nos effectifs, minimisé notre force, redoublé de mensonges, dans le seul espoir de nous décourager ; vous n’avez cessé de nous insulter, taxant d’homophobe toute personne opposée à cette loi, dans la seule optique de décrédibiliser notre mouvement ; vous vous êtes livrés à de sordides manipulations, et je pense notamment aux infiltrations de policiers en civil chargés d’exciter et de provoquer les foules, afin de justifier vos répressions policières dignes des pires régimes totalitaires.

Mais contrairement à ce que vous espériez, le traitement que vous nous avez infligé, les coups, les gazages, les interpellations, les gardes à vue, massifs et abusifs, n’ont fait que renforcer notre mobilisation et notre détermination.

Monsieur le Ministre, vous pouvez continuer à nous mépriser, à nous humilier autant qu’il vous plaira, mais, parce que nos convictions et notre combat dépassent nos propres intérêts, parce que nous ne voulons pas d’une société sans repères, et parce que nous sommes décidés à faire entendre nos voix, soyez assuré que nous ne lâcherons rien. JAMAIS.

Nouvelles de France

19:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n° 323

19:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

L'exposition de la photographe palestinienne Ahlam Shibli au Jeu de paume provoque la colère du Crif

photo_1371211921175-1-0.jpg ahlam Shibli.jpg

PHO9ed3b914-d434-11e2-84ca-4a6a2612ed1d-805x453.jpg expo palesrine.jpg

PHO485ddc4a-d434-11e2-84ca-4a6a2612ed1d-805x453.jpg Foyer fantôme.jpg

Death et Foyer fantôme

 

Le travail de la photographe palestinienne provoque la colère du Crif, qui l'accuse de faire «l'apologie du terrorisme». Le ministère de la Culture tente d'apaiser les esprits.

L'exposition de la photographe palestinienne Ahlam Shibli au Jeu de paume, Foyer Fantôme, ouverte le 28 mai, provoque, depuis le 3 juin, des réactions d'associations juives.

Le Jeu de paume a indiqué avoir reçu «de nombreux messages de protestation», dont une lettre du président du Conseil représentatif des organisations juives de France (Crif), Roger Cukierman, accusant l'exposition de faire «l'apologie du terrorisme». Ce dernier a également envoyé une lettre à la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, lui demandant un entretien. Une manifestation devant l'institution est par ailleurs prévue le 16 juin à l'initiative de l'Association France-Israël.

L'exposition présente plusieurs séries de photos prises dans différents pays. La série Death, faite à Naplouse, en Cisjordanie, montre en 68 clichés comment la société palestinienne préserve la présence de ceux qui sont morts dans le conflit l'opposant à Israël. Affiches, graffitis, souvenirs familiaux… donnent un visage à des hommes ayant commis un attentat suicide ou ayant été tués par l'armée israélienne. Dans les cartels d'explication, situés en dessous des clichés et rédigés par ses soins, Ahlam Shibli parle systématiquement de «martyrs» - terme que conteste le Crif.

Accusé de faire le jeu du terrorisme, le musée a publié un communiqué dans lequel il précise que la série Death «fait partie d'un ensemble de séries questionnant les contradictions inhérentes à la notion de foyer» et dans lequel il regrette «la polémique naissante».

Réfutant fermement les accusations d'apologie du terrorisme ou de complaisance à l'égard de celui-ci, il indique également qu'il portera «plainte contre toutes les personnes lui adressant des menaces».

Aujourd'hui, le ministère de la Culture veut à la fois apaiser les esprits, ménager la liberté artistique et l'autonomie de programmation du Jeu de paume. Après les premières lettres de protestation, Aurélie Filippetti, qui a vu l'exposition, a réclamé des éclaircissements de la part du musée. Elle souhaite en effet que le public soit informé plus visiblement que les cartels ont été rédigés par Ahlam Shibli.

 

Ahlam Shibli, Sans titre (Death n° 12), Camp de réfugiés de Balata, vieux cimetière, 12 février 2012 © Ahlam Shibli.

Crédits photo : Photographer: Ahlam Shibli

Alham Shibli, Phantom Home (Foyer Fantôme)

Jeu de paume ; 28 mai - 1er septembre 2013

Le Figaro - 13/05/13

 

18:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Tapie: Stéphane Richard évoque une réunion à l'Elysée en présence de l'intéressé

01:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Ayrault confirme un recours en annulation de la procédure d'arbitrage

01:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Affaire Tapie: "L'arbitrage est le résultat d'une manipulation" déclare Jean Peyrelevade

Lire: http://www.rtl.fr/actualites/info/article/jean-peyrelevad...

01:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Une élue de la Ligue du Nord appelle à "violer" la ministre italo-congolaise

Une élue locale du parti anti-immigrés et régionaliste de la Ligue du Nord a appelé jeudi à "violer" la ministre italienne de l’Intégration, Cécile Kyenge, une Italo-Congolaise, suscitant des réactions indignées de dirigeants de son propre parti qui ont annoncé son expulsion.

Mais personne ne la viole jamais, juste pour lui faire comprendre ce que peut éprouver la victime de ce terrible délit ? Une honte ! “, a écrit Dolores Valandro, une conseillère d’arrondissement de Padoue sur Facebook, en publiant la photo de Cécile Kyenge.

Mme Valandro commentait un article d’un site spécialisé, intitulé “Tous les crimes des immigrés”, dénonçant une tentative présumée de viol de deux Roumaines par un Africain à Gênes.

Depuis l’entrée en fonctions du gouvernement d’Enrico Letta fin avril, Mme Kyenge a été la cible de plusieurs attaques racistes, venant généralement de membres de la Ligue, et elle a toujours été défendue aussi bien par la droite que la gauche, mais cette fois-ci même les dirigeants de la Ligue ont haussé le ton.

“Je me dissocie de la manière la plus totale de la phrase violente, stupide et inopportune écrite par Dolores Valandro. Nous prendrons immédiatement des mesures disciplinaires à son encontre et je lui ai personnellement demandé d’enlever cette phrase de son profil Facebook et de présenter ses excuses” à Mme Kyenge, a réagi Massimo Bitonci, chef des sénateurs de la Ligue du Nord.

Mme Kyenge, 49 ans, est la première femme noire de l’histoire de l’Italie à accéder au rang de ministre. Arrivée en Italie en 1983 de la République Démocratique du Congo, elle se bat depuis sa nomination pour ouvrir un débat sur une réforme de la citoyenneté basée sur le droit du sol.

Belga

 

Newsoftunisia - 13/06/13

01:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

VICTOR HUGO (1802-1885)

Lorsque l'enfant paraît

 

Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.

La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.

Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !

Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

 

Les feuilles d'automne (1831)

 

01:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Les enfants vivant avec des homosexuels subissent des inégalités

Ecrit le 12 juin 2013 à 8:58 par Jean-Baptiste Noé                                                                                                                  

 
 Les enfants vivants avec des homosexuels subissent des inégalités
Un enfant vivant dans un foyer homosexuel a-t-il les mêmes chances et les mêmes atouts qu’un enfant vivant avec ses parents biologiques ? N’y a-t-il pas un risque de discrimination à son encontre eu égard à son comportement, son intégration sociale, sa santé ? Une étude américaine publiée en 2012 apporte un regard neuf sur le sujet. L’étude est réalisée par le New Family Structures Study (NFSS) lié à l’université d’Austin, au Texas. Elle a été conduite par le docteur Mark Regnerus. Ses résultats ont été largement repris, dans des études spécialisées, mais aussi dans la presse grand public, comme le New York Times. Ses résultats sont décapants : les enfants vivants dans des foyers homosexuels ont plus de risque de subir des violences sexuelles, de connaître le chômage, la drogue et la violence, que les enfants vivants avec leurs parents. Une présentation de l’étude est visible ici, et toutes les données peuvent être consultées sur le site Family Stucture Studies. Nous allons ici synthétiser l’étude, en conseillant fortement au lecteur de lire surtout le document ci-devant mentionné, qui est plus précis et plus complet.

Présentation de l’étude

Par rapport à d’autres études du même type, celle-ci a plusieurs spécificités qui la rendent davantage crédible. Tout d’abord sont étudiés différents types de familles, que les chercheurs classent ainsi :
Famille biologique intacte (FBI), famille divorcée dont l’enfant a vécu avec ses parents jusqu’à l’âge de 18 ans, famille recomposée, famille monoparentale, famille adoptive, famille de lesbiennes, famille d’homosexuels. Cette typologie approfondie assure une meilleure compréhension du mode de vie des enfants et des relations avec leur famille respective.

Mais l’étude a surtout trois grandes spécificités qui la distinguent largement des autres études traitant du même sujet.

1/ Cette étude compare les enfants élevés par des duos homosexuels et ceux élevés par des familles biologiques intactes (FBI). Or, la plupart des études, souvent organisées par des groupes homosexuels, comparent les enfants élevés par des homosexuels avec des enfants élevés dans des familles divorcées ou monoparentales.
2/ L’étude étudie les jeunes adultes, alors que les autres étudient les enfants quand ils vivent encore dans le foyer. Or, ces études interrogent souvent les parents, pour leur demander leur point de vue. Les enfants, quant à eux, sont rarement sollicités. Les études ne se demandent jamais ce que les enfants deviennent une fois qu’ils sont adultes. C’est la première fois qu’une étude analyse cela. L’âge étudié ici est entre 18 et 39 ans. Ce sont des jeunes adultes interrogés sur leur vie d’enfance. Les personnes peuvent donc parler de leur expérience, de ce qu’elles ont vécu ou ressenti quand elles étaient enfants.
3/ L’étude se fonde sur un panel de personnes étudiées très large (2 988 personnes) alors que les autres études ont un panel très restreint, qui n’est pas représentatif de la population américaine.

D’autre part, les questions étudiées sont vastes, alors que la plupart des autres études analysent souvent le niveau scolaire obtenu ou les études réalisées. Ici, on étudie le comportement social, relationnel et émotionnel.

Deux points importants pour comprendre le sens de cette étude

Elle ne vise pas à dresser le cadre des résultats des enfants vivants avec des homosexuels, mais à faire des comparaisons entre les enfants vivants dans des FBI et ceux vivants avec des homosexuels. C’est-à-dire que lorsque l’étude constate que les enfants vivants avec des homosexuels ont plus de risque de faire une dépression, c’est par rapport à ceux vivants dans des FBI. Rien ne permet d’indiquer que les parents homosexuels soient la cause de cette dépression. Le but de l’étude est seulement d’identifier les différences moyennes selon les groupes, et de voir de combien sont ces différences.

« Quand on leur demande s’ils ont subi des attouchements sexuels de la part d’un parent ou d’un adulte, les enfants vivants avec des lesbiennes répondent oui onze fois plus souvent (23%) que les enfants vivants dans des familles biologiques intactes (2%), et ceux vivants avec des homosexuels répondent oui trois fois plus souvent (6%). »

Instabilité des foyers homosexuels

L’étude constate tout d’abord une grande instabilité des foyers homosexuels.

Sur les 2 988 enfants étudiés, 175 enfants ont vécu avec deux lesbiennes. Sur ce groupe, 57% ont vécu avec leur mère et sa partenaire au moins quatre mois, et seuls 23% au moins trois ans. 73 enfants ont vécu avec leur père et son partenaire. 24% vivent avec leur père et son partenaire pendant au moins quatre mois, et moins de 2% des enfants dont le père a des relations homosexuelles a passé au moins trois ans avec le même partenaire homme.

Les personnes homosexuelles vivent donc très peu de temps avec les mêmes personnes, elles n’ont pas de relations stables. Cela se retrouve dans d’autres pays, comme l’Angleterre, la Suède ou la Norvège. C’est un élément qui peut contribuer à déstabiliser les enfants.

Sociologie des homosexuels

Dans l’imaginaire des personnes, les homosexuels sont blancs et appartiennent à la classe aisée de la population. Or, on constate, à travers cette étude, que 48% des hommes et 43% des femmes sont noirs ou hispaniques. Il y a beaucoup plus de noires lesbiennes (26%) que de noirs homosexuels (7%). Pour les Hispaniques, la proportion est inversée : 41% d’hommes et 17% de femmes.

De même pour les aides sociales. L’étude constate que les enfants vivants dans des foyers homosexuels sont plus nombreux à recevoir des aides sociales que les autres : 38% pour les foyers de lesbiennes, 23% pour les homosexuels, 10% pour les familles biologiques intactes.

Quand ils sont adultes, ils sont 3,5 fois plus souvent au chômage (dans les deux cas en comparaison avec les enfants des FBI).

Situation de délinquance

Dans les rapports avec la délinquance, les enfants de foyers homosexuels ont une plus grande propension à être touchés par le crime. En moyenne, les enfants vivants avec des homosexuels sont arrêtés 1,68 et 1,75 fois (taux le plus élevé), contre 1,18 fois pour les FBI (taux le plus faible).

Il y a aussi beaucoup plus d’attouchements sexuels dans les foyers homosexuels. Quand on leur demande s’ils ont subi des attouchements sexuels de la part d’un parent ou d’un adulte, les enfants vivants avec des lesbiennes répondent oui onze fois plus souvent (23%) que les enfants vivants dans des FBI (2%), et ceux vivants avec des homosexuels répondent oui trois fois plus souvent (6%).
Dans le même ordre d’idée, ils sont plus fortement touchés par les maladies sexuellement transmissibles : 20% des enfants pour les foyers de lesbiennes, 25% pour les foyers d’homosexuels, 8% pour les foyers FBI.

Étude émotionnelle et maladie mentale

Les enfants vivants avec des homosexuels sont beaucoup plus sujets au suicide que les autres : 12% pour ceux qui vivent avec des lesbiennes, 24% avec des homosexuels, 5% pour les autres. Ceci explique peut-être que 19% ont suivi une thérapie, contre 8% pour les enfants de FBI.

Conclusion

Cette étude démonte donc les arguments de ceux qui affirment que les enfants vivants avec des personnes à tendance homosexuelle n’ont aucun trouble et se comportent aussi bien que les autres. Se fondant sur un panel beaucoup plus large que les autres, interrogeant directement les enfants, une fois adultes, et non pas leurs parents, l’étude apporte une rigueur méthodologique nouvelle.

Nouvelles de France

00:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

13/06/2013

La Syrie a bien utilisé des armes chimiques, concluent des responsables américains et européens

 

 
 
Le régime syrien a bien utilisé des armes chimiques contre les opposants, ont conclu des responsables américains et européens, selon les informations du New York Times.

Le Wall Street Journal indique pour sa part que l'armée américaine envisagerait d'armer les rebelles, voire de mettre en place une zone d'exclusion aérienne.

Un peu plus tôt, un responsable américain avait annoncé que les Etats-Unis allaient laisser des chasseurs de combat F-16 et des missiles Patriot en Jordanie, pays frontalier de la Syrie, après des manoeuvres communes qui doivent s'achever à la fin du mois.
 


 

23:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Le Qatar, un ami qui nous veut du mal

thumb.jpg Qatar.jpg

Bons spécialistes du Moyen-Orient, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui furent enlevés le 20 août 2004 par l’Armée islamique en Irak qui ne les relâcha que quatre mois plus tard en échange, selon The Times, d’une rançon de 11,8 millions d’euros en partie réglée, dit-on, par… le Qatar, disent avoir enquêté un an sur « ce confetti qui rêve d’être un empire ». Ils énumèrent ses atouts, en particulier ses fabuleuses réserves de gaz naturel et son « trio magique » constitué par le cheik Hamal al-Hani, « un émir despote mais éclairé » (après avoir pris soin de débarquer son père et de neutraliser une kyrielle de frères), son ambitieuse et élégante épouse la cheika Moza et son premier ministre et cousin Hamad bin Jassem Bin Jabor, dit HBJ, wahhabite conservateur très proche des Etats-Unis et « grand manitou du rapprochement avec la France de Nicolas Sarkozy ».

La France paradis fiscal…pour les Qataris

coffre-fort._En fait, le rapprochement avait initialement eu lieu sous De Gaulle, qui avait tenté de faire la pige aux Anglo-Saxons dans le Golfe, et s’était accentué sous Chirac, mais l’idylle menée tambour battant par Sarkozy favorisa de la part des Qataris un véritable prurit d’acquisitions et d’investissements. Palaces, hôtels particuliers, immeubles de rapport et de bureaux, entreprises du luxe, participations dans les firmes du CAC 40, terres arables, œuvres d’art (c’est le Qatar qui imposa la grotesque exposition Murakami au château de Versailles), sport avec le rachat du PSG, rien n’échappe à leur fringale.

Cette relation « quasi fusionnelle entre Sarko et HBJ » aboutira, écrivent de leur côté Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget, à la signature, le 14 janvier 2008, d’une convention fiscale extraordinairement favorable au « Vilain Petit Qatar », fanatique du « Monopoly planétaire » : « L’article 8 allège considérablement l’impôt sur la fortune des Qataris propriétaires en France. L’article 12 de cette même convention prévoit l’exonération de tout impôt sur les plus-values immobilières. »

Inutile de préciser que cette convention transformant notre pays en paradis fiscal sélectif fut votée avec enthousiasme à l’Assemblée nationale… et qu’elle n’a pas été abrogée par François Hollande, l’homme qui « n’aime pas les riches ». Au contraire : lorsque le (faux) couple présidentiel se rendit aux Etats-Unis, Valérie Trierweiler offrit à Michelle Obama un sac « le Tanneur », entreprise acquise par le Qatar. Un geste très apprécié à Doha.

De même, lors des violentes émeutes raciales ayant ravagé, le 13 mai, le quartier du Trocadéro sous prétexte de fêter la victoire du PSG en championnat de France, la responsabilité du Qatar ne fut jamais évoquée par le gouvernement Ayrault, alors que c’est le Qatar qui avait exigé le Trocadéro, avec la Tour Eiffel en toile de fond, pour passer en boucle, sur sa chaîne de télévision Al Jezirah, cette réjouissance d’abord prévue au Parc des Princes.

De Sarkozy en Hollande, un personnel politique aux ordres

Mais on ne mord pas la main qui vous nourrit. Les deux tandems de journalistes se montrent très sévères, dans leurs ouvrages respectifs, pour le personnel politique français se précipitant à Doha pour s’y prélasser gratis dans les palaces et quémander prébendes et faveurs : des ministres Rachida Dati et Claude Guéant, parmi les plus assidus, aux « épouses d’ambassadeurs » faisant la manche « sans pudeur », en passant par les députés multipliant les salamalecs devant les potentats du gaz, tout le monde y passe, y compris le président Sarkozy et son épouse Carla, qui a fait le très juteux voyage de Doha. Et rien n’a changé pour le couple après la défaite de 2012. « Selon nos informations, l’ancien président de la République, devenu avocat d’affaires, travaille à l’acquisition par Doha de la filiale marocaine de Vivendi », affirment les auteurs des Secrets du coffre-fort. Mais, plus prudent que les Français, « Mohamed VI est réticent, craignant les liens entre le Qatar et les islamistes ».

La situation est-elle plus saine depuis l’avènement de François Hollande ? Rien ne permet de l’espérer. Au contraire. L’un des intermédiaires les plus actifs dans le business entre Paris et Doha n’est-il pas le socialiste (ex-trotskiste) Eric Ghebali, l’un des cofondateurs de SOS-Racisme dont un ancien président, Harlem Désir, est aujourd’hui premier secrétaire du PS ? Et, dans un communiqué du 6 juin, Qatar Airways se vantait d’avoir été nommée « Meilleure Compagnie du Moyen-Orient » pour la sixième année consécutive… après avoir bénéficié d’autorisations de desserte internationale au détriment d’Air France !

En Syrie comme dans les banlieues, la lo ide Doha

Plus grave : le Qatar a été le plus gros fournisseur d’armes des rebelles libyens, puis syriens, car l’émir veut la peau du président syrien. « C’est aujourd’hui un combat personnel. Hamad contre Assad, l’un d’eux partira. Et l’émir sait que si Bachar survit, il le lui fera payer. C’est pourquoi il met toute cette énergie pour le faire tomber », assure l’un de ses cousins, cité par Chesnot et Malbrunot. Dans les deux cas, Paris a servilement suivi le mouvement, mettant sa diplomatie et ses conseillers militaires au service de l’émir.

Sur notre territoire même, on ferme les yeux sur « l’OPA sur l’islam de France » lancé par le Vilain Petit Qatar qui arrose généreusement les responsables d’organisations musulmanes – vilainen particulier Mohamed Bechiri, patron de la FNMF et proche de Martine Aubry, maire de Lille, où il a installé son Centre d’enseignement islamique – afin de créer un « Conseil représentatif des institutions musulmanes, un CRIM, qui serait, version islam, ce qu’est le CRIF pour la religion juive » et, par ce biais, de séduire les « communautés musulmanes de France, formidable porte d’entrée vers les pays du Maghreb où l’émir entend prendre la main ».

« A la manœuvre, [on trouve] une jeune et charmante sous-préfète, Malika Benlarbi, ancienne du cabinet de Brice Hortefeux » (ministre de l’Intérieur de 2009 à 2011 sous Nicolas Sarkozy) mais aussi Kamal Hamza, conseiller municipal de La Courneuve et président de l’ANELD, Association nationale des élus de la diversité, à l’origine du Fonds pour les banlieues que devait financer le Qatar. Très critiqué, le plan a été modifié pour faire place à un « fonds franco-qatarien de 300 millions d’euros géré par la Caisse des dépôts et consignations »… et destiné non plus aux cités, trop connotées, mais aux « territoires déshérités », ce qui revient au même.

Tout comme Beau et Bourget, Chesnot et Malbrunot donnent dans leur livre maints exemples de cet activisme, qui avait commencé avec la création d’Al Jezirah… et la distribution de paraboles pour la capter dans les banlieues.

Protecteur des Frères musulmans et fidèle allié d’Israël

Mais qui proteste, alors que, pratiqué par l’Iran par exemple, cet activisme susciterait un véritable tollé ? Il est vrai que le Qatar peut bien être classé par The Economist en queue des pays démocratiques, derrière la Biélorussie d’Alexandre Loukachenko, il a su prendre ses précautions dans un domaine essentiel : celui des relations avec l’Etat hébreu.

Le premier ministre HBJ a ainsi choisi comme homme de confiance l’Arménien Najarian qui, pendant la guerre du Liban, participa au massacre, demandé par Ariel Sharon, des Palestiniens dans les camps de Sabra et de Chatila, ce qui conduisit à son exfiltration en Israël. HBJ lui-même, écrivent Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget, « entretient des relations avec une bonne partie des élus israéliens. Depuis qu’il a inauguré à Doha la représentation diplomatique de son pays, Shimon Peres continue à fréquenter cette capitale. Quant à Tzipi Livni, désormais chef du parti de droite Kadima, elle vient ici faire du shopping dans les “malls” climatisés et rendre visite au palais », où elle est, bien sûr, royalement reçue.

Plus signifiant encore : quand, preuve de la « mondialisation financière vertigineuse » où est engagé le Qatar, est créé avec le concours du Fonds de l’émirat, le QIA, un « fonds spécial doté d’un milliard de dollars destinés aux pays émergents », ce fonds est « placé sous la supervision et le pilotage de Nochi Dankner, président du conglomérat IDB, le plus grand groupe d’affaires israélien ».

Jusqu’à quand le « confetti » qui, via sa télévision, a tant célébré les révolutions arabes quand il ne les a pas attisées par des reportages truqués et des livraisons d’armes, et donc tant favorisé l’arrivée au pouvoir de fanatiques musulmans, pourra-t-il continuer à pratiquer un double langage et à jouer les équilibristes entre l’islam le plus radical et l’Etat hébreu ?

Un géant (financier) aux pieds d’argile

Seule consolation pour nous : les jours du Qatar sont peut-être comptés. Non seulement, dans le contexte tribal de l’émirat, le renversement du cheik al-Thani n’est pas à exclure, mais la principauté elle-même est d’une grande fragilité : trop riche, trop gâtée, sa jeunesse a tout oublié des rudes vertus bédouines et, même passée par les plus prestigieuses universités, semble n’avoir aucun sens des responsabilités ni aucun esprit d’entreprise dans la construction d’un pays viable. D’où, à mesure que le Qatar se modernise, l’appel de plus en plus pressant à la main-d’œuvre étrangère, du haut en bas de l’échelle. Les Arabes ne constituent plus ainsi que 40% de la population, pourcentage incluant en outre les Maghrébins, les Egyptiens et les Moyen-Orientaux travaillant et résidant dans l’émirat, qui les naturalise à tour de bras.

Une situation explosive. Mais, en attendant qu’elle dégénère, le Qatar et surtout les politiques qui, par bêtise ou affairisme, ont choisi de faire de lui un partenaire privilégié et bientôt incontournable, auront durablement nui aux intérêts français.

 Camille Galic
11/06/2013

 Christian Chesnot et Georges Malbrunot : Qatar/ Les secrets du coffre-fort, Ed. Michel Lafon 2013, 334 pages (sans index).

Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget : Le Vilain Petit Qatar/ Cet ami qui nous veut du mal, Ed. Fayard 2013, 292 pages (sans index).

Correspondance Polémia – 12/06/201

Image : Les couples Sarkozy et al-Thani en juillet 2008 devant l’Elysée.

23:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Argenteuil: les silences complices du niqab

mot-du-jour-niqab.png

Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen

Dans la soirée du mardi 11 juin, à Argenteuil (Val-d’Oise), des policiers ont été sauvagement agressés. Ils verbalisaient une femme portant le voile intégral (niqab), quand s’est progressivement constitué un attroupement d’une centaine de personnes les insultant et leur lançant même divers projectiles. Deux fonctionnaires en ont été blessés.

Depuis, Manuel Valls se tait, alors même que des hommes placés sous ses ordres sont attaqués pour simplement appliquer la loi du 11 octobre 2010, interdisant de dissimuler son visage dans l’espace public. Depuis, Najat Vallaud-Belkacem se tait, alors même que les forces de l’ordre agissaient contre un symbole manifestant une prétendue infériorité des femmes. Depuis, les organisations qui déclarent représenter un islam de France se taisent, alors même qu’il s’agit du respect normal de la loi de la République française. Pourtant, les Français les ont tous connus plus diserts lors d’événements récents.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine demande que l’interdiction du niqab soit appliquée sans faiblesse, en attendant que soit enfin prohibé le port de tout signe religieux ostentatoire dans l’espace public. Le laxisme du gouvernement socialiste dans ce domaine est d’autant plus condamnable que ce voile a pour finalité de confiner les femmes dans un statut d’infériorité. Comme toujours avec Hollande-Ayrault-Valls, il y les paroles, ou plutôt le verbiage, et il y a les actes, ou plutôt l’inaction.

FN - 13/06/13

21:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)