"Ce conseiller spécial - c'est l'intitulé de sa fonction - l'est à plus d'un titre : membre à plein temps du cabinet, il est aussi le compagnon de la ministre". Une petite phrase sur Jean-François Boutet dans un article de l'Express consacré aux collaborateurs de la ministre qui a provoqué mercredi l'ire de cette dernière. Christiane Taubira a ainsi répliqué cet après-midi sur le réseau social Twitter, accusant le magazine de misogynie : "L'Express assène. Serait drôle, sauf que femme qui dérange couche forcément. Presse d'info ou presse de faux? Newton : lourd en tombant", a-t-elle ainsi répondu de manière un peu sibylline.

Un conseiller controversé

Dans cet article intitulé "Justice: pourquoi les collaborateurs de Taubira la quittent" et qui s'interroge sur les raisons des départs en série au cabinet de la ministre, l'Express se penche dans un paragraphe sur le rôle de ce Conseiller spécial, au rôle un peu flou, présent sans être rémunéré et exerçant une activité d'avocat en parallèle. "En soi, ce n'est pas interdit, poursuit ainsi l'hebdo. L'embarras tient à un autre mélange des genres: Boutet détient une charge d'avocat auprès de la Cour de cassation et le Conseil d'Etat", ce qui l'autorise en théorie à plaider contre l'Etat.

Le même Boutet qui est présenté dans l'article comme la pomme de la discorde entre Christian Vigouroux, son directeur de cabinet parti en mars, et la ministre. "Cette situation inédite ne peut que déplaire à Christian Vigouroux, auteur d'un manuel de référence intitulé Déontologie des fonctions publiques (Dalloz)", écrivent ainsi Pascal Ceaux et Jean-Marie Pontaut dans leur article. Et il n'est pas le seul : le quotidien Libération expliquait mercredi que huit collaborateurs, et bientôt neuf, ont quitté le cabinet de la ministre ces derniers mois.

Metro - 28/03/13

NdB: la presse people les dit soit fiancés (il lui aurait offert un énorme solitaire) soit récemment mariés.