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  • Fadela Amara détaille son plan banlieues...

    La secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, a fait une communication mercredi en Conseil des ministres sur «la mise en oeuvre de la nouvelle politique pour les banlieues», l'accent étant mis sur «l'emploi, l'éducation et les transports».

    «Ce n'est pas un nième plan sur les banlieues. On cible les priorités qui sont l'emploi, l'éducation et les transports», a rapporté à la presse Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, en rendant compte du Conseil des ministres.

    Fadela Amara a expliqué qu'un «partenariat» allait se mettre en place «avec 38 chefs d'entreprises qui se sont engagés à recruter 22 000 employés stagiaires ou jeunes en formation issus des quartiers prioritaires», a-t-elle encore indiqué.

    Cet accord entre l'Etat et ces entrepreneurs «sera doublé de la 'mise en oeuvre' d'un contrat d'autonomie à destination des 45 000 jeunes des quartiers âgés de moins de 26 ans et qui bénéficieront d'un accompagnement pris en charge par l'Etat pour assurer leur accès au marché du travail», a-t-il ajouté, citant toujours Mme Amara.

    «Ce dispositif sera accompagné également d'une mise en oeuvre (d'une aide) pour les créateurs d'entreprises, le but étant, sur les années qui viennent, d'obtenir le chiffre de 20 000 entreprises dans les quartiers», a-t-il dit.


    Concernant le volet de l'éducation, Mme Amara entend «s'attaquer à tous les points de fragilité au niveau de l'enseignement et notamment de l'école primaire, avec la mise en oeuvre de l'accompagnement éducatif qui sera opérationnel dès la rentrée prochaine dans 5.311 écoles primaires, classées en éducation prioritaires», a également rapporté M. Wauquiez.

    «Ceci sera renforcé par une expérimentation originale, celle du "busing", le but étant de permettre à des élèves d'une cinquantaine de classes de CM1 et CM2, d'établissements caractérisés par un fort échec scolaire, de pouvoir aller dans d'autres écoles de la même ville afin d'améliorer le brassage et la mixité sociale», a-t-il ajouté.

    Autre décision : «une banque de stages sera mise en place en associant les chambres consulaires, les organisations représentatives des entreprises dans chaque académie pour lutter contre les phénomènes de discrimination rampante».

    Concernant les transports, Mme Amara a expliqué qu'un «appel à projet» serait lancé «pour déterminer les projets de desserte prioritaire qui doivent bénéficier d'une aide particulière de l'Etat, par exemple le projet de tramway reliant les communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil» (Seine-Saint-Denis).

    Mme Amara a également évoqué les questions de sécurité, avec la mise en place des unités territoriales de quartiers, «opérationnelles dès le printemps».

    Le Premier ministre François Fillon «tiendra un comité interministériel des villes et du développement social urbain dans les prochaines semaines, afin de demander, ministère par ministère, les crédits et les actions spécifiques qui seront orientées en direction du plan pour les banlieues», a également indiqué M. Wauquiez.

    On ne compte plus! L'argent des Français s'envole!  Et pour quels résultats...  

  • Coups sur la surveillante: 2 mois avec sursis!

    L'agression avait eu lieu au début du mois de février, en cours, alors que l'assistante d'éducation, âgée de 25 ans, surveillait la classe en l'absence d'un professeur.

    Accusé de lui avoir infligé des coups de poing, un élève de 16 ans du collège d'Asnières (Hauts-de-Seine) a été condamné mercredi par le tribunal pour enfants de Nanterre à deux mois de prison avec sursis.

    Refusant que l'élève sorte de la classe, la jeune femme avait reçu plusieurs coups de poing au visage. Prenant sa défense, un autre élève avait été pris à partie par plusieurs de ses camarades.

    Face au début de bagarre générale, un responsable de l'établissement avait requis l'intervention des forces de l'ordre, qui avaient interpellé l'élève de 16 ans.

    L'élève de 3e, reconnu coupable, a également été condamné à des travaux d'intérêt général d'une durée de 70 heures, soit deux semaines.

    Il devra les exécuter dans les six mois sous peine de voir son sursis levé.

    La surveillante n'était pas présente à l'audience, qui s'est déroulée à huis clos, à l'exception de la famille et d'une éducatrice.

    Selon son avocate, Me Anne Lefevre Van den Keckhove, le jeune garçon reconnaît les faits, mais il déclare que la surveillante l'a provoqué et lui a mis une gifle, élément réfuté par un témoin.

    L'incident avait provoqué une vive émotion dans le collège André-Malraux, classé ZEP et Ambition Réussite, où les enseignants avaient immédiatement exercé leur droit de retrait.

    Selon des enseignants, l'élève devait passer en conseil de discipline pour une autre affaire le jour des faits.

    Le secrétaire général du syndicat Snes-FSU pour les Hauts-de-Seine, Laurent Desanti, voit dans cette affaire un «dysfonctionnement du système, car un certain nombre de signaux d'alerte n'avaient pas été entendus» concernant le jeune garçon.

    Outre sa sanction judiciaire, l'élève risque de se voir exclu définitivement de son établissement.

    Sans doute ne demande-t-il pas mieux!

  • On ne change pas une équipe qui perd

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      Ces derniers jours, il était évoqué ici ou là un simple "réajustement" de l'équipe ministérielle. Nicolas Sarközy le confirme. Dans une interview accordée au Figaro, le président de la République affirme qu'il n'y aura "pas de grand remaniement après les municipales". Selon lui, le Premier ministre François Fillon est "le meilleur pour mettre en oeuvre" sa politique, dit-il. Pourtant, l'écart qui se creuse dans les sondages entre les deux hommes, avec un avantage historique en faveur du chef du gouvernement alimente les spéculations sur une tension au sommet de l'exécutif.

    A quatre jours des municipales, Nicolas Sarközy affirme également qu'il n'y "aura pas de plan de rigueur" après ces élections. Il répond ainsi à son opposition de gauche qui affirme que l'exécutif n'aura pas d'autre recours que d'augmenter les prélèvements pour combler les déficits...

    Contre les récidivistes, Nicolas Sarközy dit vouloir "aller jusqu'au bout".

     Le chef de l'Etat fait cette déclaration alors que le conseil constitutionnel a partiellement censuré la loi instaurant la rétention de sûreté pour certains criminels jugés dangereux à l'issue de leur peine. Cette censure partielle, au nom de la non-rétroactivité, fait que cette disposition devient largement inapplicable avant 2023, puisqu'elle vise les condamnés à au moins 15 ans de prison.

    Un jour, il y a peu,  il parle de "l'ouverture à gauche": Lang, Allègre... Il a même besoin de cette "ouverture" pour mener à bien ses réformes!

    Le lendemain, il n'y a plus de "remaniement" ou si peu...

    Mais sait-il ce qu'il dit?

     

  • Pour quoi ce soldat français est-il mort? Pour rien...

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    Armée française au Tchad

    Le corps retrouvé au Soudan est bien celui du soldat français de l'Eurofor, la force européenne chargée de sécuriser l'est du Tchad et de la Centrafrique, porté disparu depuis lundi. La confirmation est venue mercredi soir des autorités soudanaises. C'est par leur biais, déjà, que la force européenne au Tchad avait été informée mercredi matin de la découverte du corps.

    Le soldat a été tué lors d'un accrochage avec l'armée soudanaise, qui a fait également un blessé léger dans les rangs des militaires français. Le véhicule tout terrain à bord duquel ils patrouillaient pour une mission de reconnaissance avait pénétré par erreur au Darfour, déclenchant un échange de tirs. Selon le ministère soudanais des Affaires étrangères, "la jeep a été entièrement détruite, cinq ou six soldats blancs ont fui à pieds vers le Tchad et n'ont pas été poursuivis". 

    2100 soldats français sur place
     
    Une tentative de récupération du véhicule et du soldat porté disparu a ensuite été "confrontée à des tirs hostiles", contraignant les soldats à se replier, avait précisé l'
    Eufor mardi. Le soldat appartenait aux "forces d'entrée en premier" sur le théâtre des opérations. L''état-major des armées à Paris a également indiqué, qu'un autre militaire français se trouvant dans le même véhicule avait été récupéré lors de cet incident. Le second soldat, légèrement blessé, a été évacué par hélicoptère vers l'hôpital de campagne de Birao, en République centrafricaine.
     
    L'
    Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de  police de l'ONU ainsi que des centaines de milliers de réfugiés soudanais du  Darfour et de personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique. Le déploiement de l'Eufor, qui comptera 3.700 soldats au total dont 2100  Français, et devait initialement démarrer fin 2007, a été retardé en raison de  l'offensive des rebelles tchadiens sur N'Djaména début février.

    (LCI.fr - 5 mars 08) 

  • Séquestration et sévices contre un jeune juif à Bagneux

     

    VILAINE AFFAIRE à Bagneux (Hauts-de-Seine). Un garçon de 19 ans, de confession juive, a été kidnappé et agressé dans un box de la ville. Des faits qui se sont déroulés le 22 février 2008.

    La jeune victime, dont les agresseurs, au nombre de six, ont été arrêtés et écroués en fin de semaine dernière, a été séquestrée toute une journée.

    Vers 10 heures, le jeune homme croise deux connaissances du quartier, dans la résidence Pablo-Picasso. Le duo le bouscule et le somme de rendre un caméscope "prétendument volé" à un troisième copain. Les agresseurs saisissent leur proie qu'ils amènent auprès de ce dernier. Le malheureux n'a pas le moindre caméscope à rendre, "puisqu'il ne l'a pas volé". On lui réclame aussi le remboursement d'une dette qu'il n'aurait pas contractée. La victime est rapidement emmenée dans un box. Rapidement, trois autres agresseurs rejoignent le groupe.

    Des heures durant, le jeune homme sera insulté, violenté, frappé à coups de poing et de pied. Il subit des sévices physiques et psychiques. La bande lui reproche sa judaïté et inscrit « sale juif » sur son front avec un Typex. La cruauté des agresseurs ne s'arrête pas là. Estimant qu'il est homosexuel, ils lui infligent de sordides violences à connotation sexuelle. A plusieurs reprises, la bande fera référence à Youssouf Fofana, le chef du « gang des barbares », incarcéré pour avoir il y a deux ans martyrisé puis tué un jeune juif, Ilan Halimi, à Bagneux.

    Ces références à ce gang violent étaient dans le but d'effrayer encore plus leur victime. La comparaison s'arrête là, puisque les agresseurs n'ont pas réclamé de rançon. Le dénouement du kidnapping est inattendu. Vers 19 h 30, le possesseur du box, qui compte parmi les agresseurs, a besoin de partir. Il refuse de laisser ses clés à ses complices qui relâchent alors la victime. Le jeune homme rentre chez lui en sang et en état de choc. Le lendemain, il dépose plainte au commissariat de police avant d'être hospitalisé.

    Les enquêteurs de la sûreté départementale des Hauts-de-Seine, chargée de l'affaire, ont été chargés des interpellations. Tous habitent le même quartier de Bagneux. La garde à vue n'a pas permis de comprendre les véritables motivations de ces jeunes gens, âgés de 17 à 28 ans. Tous sont mis en examen et écroués pour « violences aggravées en réunion et en raison de l'orientation sexuelle, vraie ou supposée, de la victime, et en raison de son appartenance à une religion », « séquestration en bande organisée », « actes de torture ou de barbarie ».

    (Le Parisien - 5 mars 08)

  • Lutte contre les sectes "médicales et les charlatans

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    Jacques Myard, député-maire UMP de Maisons-Laffitte
    LCI.fr : Pourquoi avez-vous demandé au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, la création d'une nouvelle commission d'enquête sur les sectes ?

    Jacques Myard, député-maire UMP de Maisons-Laffitte : A un moment où certains nient les dangers des dérives sectaires, il me paraît opportun de rappeler la réalité du phénomène. A travers les trois commissions d'enquête que l'Assemblée a déjà instituées, et auxquelles j'ai participées, nous avons pu constater une montée en puissance du phénomène sectaire.
    Loin de s'étioler, la réalité est prégnante et parfois très sordide. Notamment lors de la dernière commission d'enquête, qui portait sur la protection des mineurs, nous avons constaté qu'il y avait des cas totalement étonnants comme Tabitha's place, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette secte enferme les gosses dans une espèce de monde éducatif parallèle, coupé du monde, et où les corrections corporelles existent encore. De surcroît, nous avons effleuré, dans le cadre de cette commission, la question des charlatans en médecine. Je crois que là aussi il y a une situation qui doit interpeller les pouvoirs publics. Nous devons une nouvelle fois mettre en exergue des pratiques qui sont très préjudiciables à la vie des plus faibles.
     
    LCI.fr : Sur quoi vous basez-vous pour dire cela ?
    J.M. : Nous avons eu plusieurs cas de personnes qui ne se sont pas soignées et qui ont été emportées par des maladies terribles, parce qu'elles ont écouté des pseudo-thérapeutes ou des adeptes de médecines parallèles. La santé est l'un des domaines de prédilection des
    sectes. C'est cette piste-là qu'il faut désormais creuser. Que certains voient de l'espoir dans des thérapies innovantes, cela peut se comprendre sur le plan humain. Mais que d'autres vivent de cette crédulité et de la faiblesse de certains de nos concitoyens est proprement révoltant.
     
    LCI.fr : Vous allez semer la zizanie chez les thérapeutes ? 
    J.M. : Mais j'y compte bien ! Et j'appuie notamment l'initiative de Bernard Accoyer qui a fait entrer dans le code de la Santé un texte qui dit que n'importe qui ne peut pas utiliser le titre de thérapeute, et notamment celui de psychothérapeute, réservés à des médecins. Malheureusement les décrets d'application mettent du temps à sortir car il y a des pressions en tout genre. J'ose espérer que cette
    commission d'enquête, notamment pour tous les centres paramédicaux, servira à faire avancer ce dossier qui est une réalité grave. J'ai déjà reçu l'appui de nombreux députés. J'ai bon espoir que ma requête aboutisse dès la reprise des débats au Parlement.
     
    LCI.fr : Le rôle de la Miviludes - mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires - a été pas mal décrié ces dernières semaines. Qu'en pensez-vous ?
    J.M. : La Miviludes est indispensable ! Evidemment, ce n'est pas elle qui va prendre des décisions coercitives à propos de
    dérives sectaires, mais elle remplit remarquablement son travail d'alerte et de publicité sur certains agissements. S'il y a un doux dingue qui veut fonder un nouveau mouvement religieux, libre à lui, nous sommes en démocratie. En revanche, si ce doux dingue prône que les enfants doivent être frappés, ou qu'ils ne doivent pas avoir de transfusion sanguine ou qu'ils ne doivent pas aller à l'école mais s'asseoir sur le grand chêne pour être inspirés naturellement par des ondes cosmiques, on est en droit de se poser des questions. Je me félicite aussi que la ministre de l'Intérieur vienne de rappeler aux préfets la réalité du phénomène et qu'elle ait demandé la mise en place de groupes spécialisés dans la surveillances des dérives sectaires.
     
    LIC.fr :  Que pensez-vous de cette nouvelle affaire de séquestration, en Sardaigne, d'une adepte de la scientologie, Martine Boublil ?
    J.M: Malheureusement, c'est récurrent avec la scientologie. Quand un des membres veut s'en aller, on le séquestre. Ça prouve bien la nature de cet organisme.
    Les Témoins de Jéhovah ne sont pas inquiétés... Ils continuent à sonner aux portes et à distribuer la Bible... Pourtant, ils interdisent la transfusion sanguine...
    La Franc-maçonnerie est-elle une secte, oui ou non?
    On ne pourra jamais empêcher le bouche à oreille pour conseiller un "rebouteux"!

  • L'appel de Rice à la reprise du dialogue terni par une nouvelle incursion israélienne à Gaza

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     Bébé de 5 mois tué à Gaza le 29 février 2008
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    Condoleezza Rice, porte-parole du Nouvel Ordre Mondial

       GAZA (AFP) mardi soir 04.03.08 - Un bébé a été tué mardi soir lors d'une incursion israélienne dans la bande de Gaza, jetant une ombre sur l'appel à une reprise des négociations de paix de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui rencontrait au même moment à Jérusalem le Premier ministre israélien.

    Amira Abou Asr (bien: Asr), une petite fille de moins d'un mois, a été tuée dans sa maison dans le village d'Al-Karara, lors d'échanges de tirs entre soldats israéliens et activistes armés palestiniens, après une incursion dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources médicales.

    Selon des témoins, dix personnes ont été blessées, dont trois membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (un groupe armé lié au Fatah du président Mahmoud Abbas), grièvement atteints.

    L'armée israélienne s'est retirée du secteur au bout de quelques heures, après avoir arrêté trois personnes, dont le fils d'un haut dirigeant du mouvement radical du Jihad islamique, Abou Mouaz, à l'issue du siège de sa maison d'Al-Karara, à quelques centaines de mètres de la frontière, ont indiqué des sources palestiniennes.

    L'armée israélienne qui a indiqué avoir mené "une opération contre des activistes terroristes à Gaza", a affirmé ne pas être au courant du décès du bébé.

    Cette opération est intervenue quelques heures après un entretien à Ramallah (Cisjordanie) de Mme Rice avec le président palestinien, qui avait suspendu dimanche les pourparlers avec l'Etat hébreu pour protester contre les attaques israéliennes à Gaza qui ont fait plus de 120 morts palestiniens, dont des femmes et des enfants, en moins d'une semaine.

    "J'insiste sur la nécessité de faire instaurer une trêve globale dans la bande de Gaza et en Cisjordanie pour que nous puissions atteindre notre but qui est de faire de 2008 l'année de la paix", avait déclaré M. Abbas en référence aux engagements formulés lors de la conférence d'Annapolis (Etats-Unis) sur le Proche-Orient, en novembre.

    M. Abbas, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse avec Mme Rice, a estimé que "le Hamas doit cesser les tirs de roquettes et Israël doit mettre fin à toutes ses attaques à Gaza mais aussi en Cisjordanie".

    De son côté, Mme Rice a estimé possible de parvenir à un accord de paix en 2008, appelant à une reprise "le plus tôt possible" des négociations de paix.

    "Je pense que nous pouvons encore y parvenir", a-t-elle affirmé. "Nous espérons une reprise de ces négociations le plus tôt possible", a-t-elle dit.

    A Washington, le président George W. Bush s'est dit "aussi optimiste" qu'avant la conférence d'Annapolis quant aux chances d'un accord de paix avant fin 2008, mais a pressé Palestiniens et Israéliens de tenir leurs engagements.

    M. Abbas a cependant laissé planer le doute sur une éventuelle reprise des pourparlers, reprenant à son compte des déclarations de Mme Rice sur "les trois piliers" du processus de paix, à savoir, outre les négociations, une amélioration de la situation sur le terrain et l'application de la première phase de plan de paix international dit "La feuille de route" qui prévoit la fin des violences et l'arrêt de la colonisation.

    A propos de Gaza, Mme Rice, qui a rendu le mouvement islamiste Hamas responsable de l'escalade de la violence, a répété que "les Israéliens ont le droit de se défendre" et insisté sur "l'importance de mettre un terme aux tirs de roquettes contre des civils israéliens".

    Elle a par ailleurs appelé Israël à "faire des efforts très sérieux pour épargner les vies innocentes".

    Le Hamas, qui contrôle Gaza depuis juin, a dénoncé les déclarations de Mme Rice, l'accusant par la voix de son porte-parole Sami Abou Zouhri de "chercher à justifier les crimes de l'occupation".

    Quant à l'appel de M. Abbas à une trêve, M. Abou Zouhri l'a qualifié de "déséquilibré". "Le problème, c'est l'occupation et non pas le peuple palestinien".