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  • Les dégénérés

    C'est une affaire qui rappelle fortement la séquestration d'Elisabeth Fritzl , cette femme retenue et abusée pendant 24 ans par son père dans la cave du pavillon familial, à Amstetten en Autriche. En France, Lydia Gouardo, 46 ans, a, elle, été torturée et violée pendant 30 ans par son père légitime, mais pas biologique. Elle a ainsi mis au monde six enfants sans que les services sociaux ni la justice ne puissent, dans son désarroi, lui porter secours.

    Libérée de ce drame il y a presque neuf ans, Lydia Guardo avait raconté aux policiers lors de l'enquête avoir été placée à plusieurs reprises en foyer à Melun après des fugues, mais Raymond Gouardo, son père, l'en retirait systématiquement. Ce dernier l'a également régulièrement brûlée à l'acide chlorhydrique, mutilée et battue. Il meurt finalement en 1999 et met ainsi fin à son calvaire.

    Après un procès à huis clos qui s'est tenu fin mars, la cour d'appel de Paris a condamné vendredi 18 avril la belle-mère de Lydia, Lucienne Ulpat, à 4 ans de prison avec sursis pour "non-empêchement de crime". Selon l'accusation, Lucienne Ulpat avait assisté plusieurs fois à ces scènes sans rien dire. Elle a aussi été reconnue coupable d'agression sexuelle sur l'un des fils de Lydia. À ce titre, la Cour a alloué 3 000 euros de dommages et intérêts au jeune homme. 6 000 euros de dommages et intérêts ont aussi été accordés à sa mère Lydia.
    Le Point  29 avril 2008 


  • "Points de détail ou occultation?" par Vitus

    PETIT COMMENTAIRE SUR LE SILENCE ET LE SECRET DE LA FRANCE OFFICIELLE A PROPOS DU COUP D'ETAT DU 13 MAI 58

     

     

    L'extermination des Français d'Algérie et des Harkis (1962) est donc UN POINT DE DETAIL DE L'HISTOIRE DE LA COLONISATION ET DE LA DECOLONISATION
     
    Puisque le SILENCE et le SECRET sont requis.
     
     
    Et ici il ne s'agit pas d'un propos tenu par on ne sait qui sur le sujet mais bel et bien UN CONSTAT, UNE REALITE.
     
    Qui osera dire que le sort des PIEDS NOIRS et des HARKIS n'est pas un POINT DE DETAIL DE L'HISTOIRE DE LA COLONISATION ET DE LA DECOLONISATION puisque les médias et le monde politique ont l'ORDRE de ne JAMAIS EN PARLER, excepté en faisant taire les victimes de cette décolonisation ?

     

    Petit rappel : Ce ne sont pas les Français d'Algérie qui décidèrent d'occuper l'Algérie turque de 1830, puis française de 1848, de 1870, de 1920, de 1936, de 1945 et de 1958.

     

    Ce sont les Gouvernements de la France, monarchiques, républicains, démocratiques, libéraux, socialistes.

     

    De même que les Caldoches sont majoritairement les descendants des Vaincus de la Commune de Paris, de même que les Québécois sont les descendants d'immigrés Français, les Français d'Algérie furent des surnuméraires de France, d'Italie, d'Espagne, de Malte, etc. à qui des Gouvernements français successifs ont proposé d'aller occuper la terre algérienne dépourvue de toute entité politique et nationale. Et ils y sont allés comme, au même moment, les colons américains passaient de la côte ouest des USA à la côte est en construisant - sans honte -  le grand mythe du Western.

     

    En vertu de cette consigne gaulliste et communiste selon laquelle le Manteau de Noé est une obligation historique et politique à poser sur les crimes, les mensonges et la trahison de Charles De Gaulle quant à sa conquête du Pouvoir par le serment de l'Algérie Française et par la répression exercée à l'endroit de tous ceux qui le crurent, il est même indispensable de corriger cette notion inexacte de "point de détail".

     

    La vérité qui convient est pire encore:

     

    L'occultation totale des événements selon le témoignage des victimes de la colonisation, puis de la décolonisation, la seule version gaulliste, communiste et FLN des faits atteste formellement que tout cela:

     

    n'est pas, n'a pas été "un point de détail"

    mais importe qu'il s'agisse d' "un point inexistant".

     

    Les  témoignages, les preuves abondent, des gaullistes eux-mêmes, de De Gaulle lui-même que la Résistance n'a pas fait gagner un jour dans la Libération de la France. Pourtant il ne se passe pas une semaine sans que le cinéma, la télévision ne rappellent que tous les Français auraient été de glorieux résistants et que Jean Moulin, Georges Bidault, Henri Frenay et le Colonel Rémy aient eu à leur disposition 40 millions de poitrines acquises à leur cause, contre les petites hordes des nazis de la Milice et l'Armée allemande bien entendu.

     

    En revanche RIEN sur le Débarquement de Provence par où la Libération de la France s'est faite.

     

    Rien sur l'Armée d'Afrique conduite par de Lattre de Tassigny, de Larminat, Juin, Bethouart, Goislard de Monsabert etc. RIEN sur les dizaines de milliers de tués Français d'AFN et Musulmans (Un film ! Un ! - "INDIGENES" - ) tendant à faire croire aux demeurés hexagonaux que l'Armée d'Afrique n'était exclusivement composée que de Musulmans ! partis d'Algérie et de Tunisie et arrivés, en morceaux, survivants épars, blessés, tués, disparus pour la défense de la Patrie.

     

    La légende quotidienne d'une Résistance innombrable, la sourdine sur les milliers de morts du Débarquement de Normandie (le frère de ma mère, tombé à 20 ans à Ecouché le 15/8/44, sauvé par les chirurgiens américains) et RIEN sur le Débarquement de Provence (un  cousin germain de ma mère tué à Colmar à 20 ans - 3 autres cousins blessés dans leur char américain). Sans parler de mon père, héros des FFL, ayant rejoint depuis Tunis et par les moyens fournis par le Maréchal et l'Etat Français, l'USAF aux Etats Unis, par Casablanca pour participer à la Libération comme Radio Navigateur Mitrailleur dans les Bombardiers B26. Autre "détail" du vrai combat de la Libération qui vit des équipages entiers disparaître, en particulier à l'occasion de la destruction de tous les ponts du Rhin.

     

    Voilà la vérité: Non pas même un point de détail, mais l'occultation pure et simple !

     

    Et en suivant donc, l'occultation logique des témoins et auteurs de ce crime historique:

     

    RIEN SUR LES MENSONGES, LES CRIMES ET LA TRAHISON DE CHARLES DE GAULLE A L'ENCONTRE DE CES GENEURS QUI SAUVERENT - PAR MILLIERS -  LA PATRIE DE LA BOTTE ALLEMANDE, NON PAS AVEC DES PLEURS ET DES DISCOURS, MAIS AVEC LEUR PEAU !

     

    Comme Charles De Gaulle "remercia" les vrais sauveurs de la Patrie - 20 ans plus tard - en les privant de leur terre natale, en les jetant à la mer ou à la mort, en incarcérant et en fusillant les résistants héroïques de l'Algérie, en pourchassant dans la haine et la vindicte ceux qui avaient pris à la lettre ses engagements et ses promesses, les derniers gaullistes épaulés par les Collabos du FLN et par les assassins des soldats Français ne trouvent rien de mieux - depuis 46 ans - que de TAIRE le témoignage de ceux qui résument la situation en mettant le général SALAN, le Président Georges BIDAULT et le Lieutenant DEGUELDRE naturellement au même rang qu'Honoré d'ESTIENNE d'ORVES et que Pierre BROSSOLETTE.

     

    Le pire inconvénient avec nos pires ennemis, (et avec le ventre mou de l’opinion commune qui n’a pas d’avis et qui ne sait rien ou presque mais qui ne craint pas de revendiquer fièrement le droit de vote)  c'est qu'il importe souvent de devoir expliquer qui furent Brossolette, d'Estienne d'Orves, Bidault, Salan et Degueldre...


     
     

    Vitus

  • Bruno Cholet voulait écrire sur sa vie...

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    Photo prise en 1999

    Incarcéré dimanche pour le viol et le meurtre d'une jeune Suédoise, Bruno Cholet était connu de la justice mais son ADN ne figurait pourtant pas dans le fichier des délinquants sexuels. En 1999, un de nos reporters l'avait rencontré.

    Qui est vraiment Bruno Cholet ? Un voleur de voitures ? Un escroc ? Un braqueur comme il le prétend lors d'une rencontre avec un de nos journalistes en 1999 ? Ou plus sûrement un violeur récidiviste comme en attestent ses deux condamnations dans les années 1980 à six ans et dix-huit ans de prison. Incarcéré après avoir été mis en examen, dimanche, dans l'affaire de l'enlèvement et du meurtre de Sussanna Zetterberg, jeune Suédoise de 19 ans, tuée d'un coup de couteau et achevée de quatre balles dans la tête avant d'être retrouvée en forêt de Chantilly, le 19 avril, cet homme a déjà passé une large partie de sa vie derrière les barreaux.

    Devant les hommes de la brigade criminelle à l'origine de son interpellation, Bruno Cholet, 51 ans, ne s'est montré guère disert.

    « Il est très prudent et connaît bien le principe de la garde à vue, confie un policier. Mais c'est un homme qui a toujours vécu en marge de la société. A chaque fois qu'il sort de prison, il recommence ! »

    En détention, il préfère se présenter comme un grand braqueur plutôt que sous son visage d'agresseur sexuel. A notre journaliste, il explique qu'il a participé à des vols à main armée et veut écrire un livre sur sa vie. Il relate qu'il a pris part à ces crimes en tant que chauffeur mais ne veut pas en dire plus. Ensuite, il décline un nouveau rendez-vous avant de prétendre devoir quitter précipitamment la France.

    Dès 1989, les experts psychiatres qui l'examinent avant son procès pour deux viols commis sur une enfant de 12 ans et une jeune femme de 21 ans relèvent, dans le réquisitoire définitif que nous nous sommes procuré, une personnalité « psychopathique et impulsive, tout particulièrement dans le domaine du viol ».

    Malgré ce parcours criminel chargé, Bruno Cholet n'est pas enregistré dans le Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Une « absence » qui rouvre de nombreux dossiers criminels restés sans réponse.


    Sur les bords de l'Oise, en 1999. Bruno Cholet pose lors d'une brève séance photo. Il a contacté notre journaliste pour aborder son enfance, évoquer ses souvenirs et ceux qui l'ont élevé. Il souhaitait aussi parler d'une femme...  

    (Le Parisien 29 avril 2008)

     

    Le test ADN a parlé : Bruno Cholet ne serait pas l'homme qui a violé une autre jeune Suédoise il y a deux mois près de Paris. La comparaison de son empreinte avec celles relevées après le viol s'est révélée négative. La jeune fille, âgée de 19 ans, avait été prise en charge, ivre, par un automobiliste qu'elle avait pris pour un chauffeur de taxi à la sortie d'une boîte de nuit parisienne, avant d'être abusée et laissée à Orgival. Selon un enquêteur cité par le Figaro, Bruno Cholet reste toutefois suspect : "ce n'est pas parce qu'un ADN différent du sien a été relevé sur la scène de crime qu'il n'était pas présent, voire qu'il n'a pas violé".

    Les enquêteurs sont par ailleurs en train de rouvrir au moins deux dossiers non élucidés pour déterminer son éventuelle implication. Celui d'Elodie Kulik, d'abord. En 2002, cette jeune femme de 24 ans, jeune directrice de banque à Peronne, dans le Somme, avait été retrouvé sur un chemin agricole, violée et le corps en partie calcinée, comme Sussanna Zetterberg. Les enquêteurs vont également faire des comparaisons avec le dossier Estelle Mouzin, petite fille de 9 ans disparue le 9 janvier 2003 près de Guermantes, un village de Seine-et-Marne.

     Brunot Cholet, mis en examen pour le meurtre de l'étudiante suédoise Sussanna Zetterberg, avait pris contact il y a dix ans de cela avec un journaliste rencontré alors qu'il donnait une conférence en prison. Se présentant comme "braqueur", il voulait se faire aider pour "écrire un livre sur sa vie", raconte Aujourd'hui en France/Le Parisien mardi. Il rencontrera ce journaliste à deux reprises avant de lui passer un coup de fil pour annoncer qu'il quitte la France. Il le rappellera "lorsqu'il sera interpellé quelques années plus tard" pour des cambriolages, sans que le projet d'écriture n'ait abouti, précise le quotidien.
      
    L'homme qui a été condamné à plusieurs reprises pour des viols, atteintes sexuelles parfois accompagnés d'enlèvements passe sous silence les affaires de moeurs pour n'évoquer que "des faits relevant du banditisme", ajoute Le Parisien. Fiché au grand banditisme, Bruno Cholet a effectivement été condamné pour des vols à main armée, la première fois à l'âge de 15 ans, et a participé à une série de cambriolages pour laquelle il a passé quatre ans en prison.

    (LCI.fr 29 avril 2008)

    Bruno Cholet est né le 11 avril 1957 à Epernay (Eure) de père inconnu. Il sera reconnu par son beau-père, Jean-Claude , employé chaudronnier. Sa mère est aide-soignante dans dans une clinique privée. Sa demi-soeur exerce la coiffure. Lui-même sera apprenti coiffeur. De 12 à 15 ans, Bruno Cholet fréquente le milieu homosexuel à Cannes et à Paris avant de commettre ses premiers délits.

     

  • Alain Soral sur le "droit au blasphème"

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    Pour le droit au blasphème
    28-04-2008
    Monsieur Le Pen a tort, la chambre à gaz n'est pas un détail. Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine. Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ.

    Pourtant, ou justement pour ça, au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix.
    Que ce soit celle d'hier ou d'aujourd'hui, le citoyen libre se doit de lutter contre toutes les inquisitions et leurs cortèges sanglants de bûchers et d'abjurations. Nous, européens, n'avons pas mis trois siècles à nous émanciper du pouvoir temporel du Pape pour en arriver là !

    Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !
    50 millions de morts, russes, communistes, polonais, anglais, américains, civils, résistants, japonais et mêmes allemands et, parmi eux, 500 mille morts Français, ce n'est presque plus rien face à la chambre à gaz, ou aux 28 mille enfants juifs que certains voudraient faire assumer pour l'éternité aux écoliers de France innocents.

    Dans ma famille de Résistants savoyards où la guerre nous a coûté six morts et la ruine - comme elle coûta son père au petit Jean-Marie -, nous avons nous aussi sauvé des vies: seulement c'était des Espagnols. Il faut dire qu'en ce temps là si on sauvait des juifs, on ne le faisait pas pour sauver le peuple élu mais pour sauver des êtres humains tout court, menacés par la méchanceté et la violence des hommes... À l'époque, on ignorait que 60 ans plus tard ne seraient plus comptabilisés que les sauvés marqués d'une étoile, et que sur le marché des Justes, ça ne vaudrait plus rien les Espagnols !
    De vous à moi, combien cette relecture de la seconde guerre mondiale, cette réécriture théo-différentialiste, à la limite de l'inégalité raciale, va-t-elle encore durer ?
    Combien de temps encore la Mémoire va-t-elle empêcher l'Histoire ?
    Au moment du Darfour, de la Palestine, de l'Irak, du Tibet... n'y a-t-il pas d'autres combats à mener pour le salut des hommes ? De massacres, de génocides, d'ethnocides à condamner, à empêcher ?
    Au moment où la montée en puissance de l'Inde et de la Chine est sur le point de remettre en cause le leadership de notre confortable et dominateur monde post-méditerranéen, les querelles intra-monothéistes sont-elle vraiment notre priorité ?

    Qui aura le courage de dire, dans cet inquiétant climat de lynchage pour une petite phrase réitérée dans un obscur follicule breton, que le problème ce n'est pas le détail de Jean-Marie Le Pen. Une petite phrase plus taquine que méchante qui lui a déjà coûté 120 briques (et à ce prix là, on peut comprendre que le peu dispendieux Le Pen ait envie de l'utiliser deux fois). Une petite phrase inattaquable - dois-je le rappeler ? - aux Etats unis d'Amérique, qui ne sont pourtant pas le pays de l'antisémitisme, parce que là-bas le 1er amendement garantit à tous, et pas seulement à Finkielkraut et ses sorties sur les « antillais qui filent un mauvais coton » ou « l'équipe de France black-black-black qui serait la risée de l'Europe », la liberté de pensée et d'opinion...
    Qui aura le courage, à l'heure où même ses supposés proches : identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré, de dire que le problème ce n'est pas le « détail » mais la loi Gayssot ?
    Cette loi d'exception contraire à tous les principes démocratiques et républicains, de l'aveu même de tous les politiques et historiens qui comptent, de Simone Veil à feu Vidal-Naquet...
    Une loi d'exception qui, en instituant par le délit l'Histoire officielle, interdit toute recherche historique et l'Histoire. Dubito ergo sum res cogitans... Nous savons pourtant bien, dans ce pays qui vit naître Descartes, qu'en interdisant le doute, c'est la pensée qu'on interdit. Loi inique, de surcroît fratricide, puisqu'en inaugurant la concurrence des mémoires - et par la jurisprudence dont se réclament déjà les arméniens, les africains, les maghrébins, en attendant les vendéens et les gays... -, elle incite au communautarisme victimaire généralisé, tuant la fraternité française et son universalisme républicain...
    Trois siècles de haute philosophie, deux siècles de sécularisation du religieux et un siècle de séparation des Eglises et de l'Etat pour en arriver là ? À ce retour en douce d'une Inquisition qui ne dit pas son nom ? Qui criminalise la dissidence, l'insoumission, le relativisme, le décalage, l'ironie... obligeant le rebelle à l'abjuration sous peine de ruine et de prison ?

    Devant l'ignoble lynchage des bien pensants et les discrets lâchages, moi le libre penseur, pour rester du côté des opprimés et des faibles dont le sort change avec l'Histoire, j'affirme mon soutien à Le Pen le relaps ; relaps comme Jeanne d'Arc et Giordano Bruno... Par principe, au nom du droit à la liberté jusqu'à la mal-pensance, au nom du petit doigt d'honneur levé devant les puissants botteurs de dèrches et ses cohortes de lèches culs, de faux culs, j'affirme mon soutien à l'insoumis.
    Car ma peur, ma vraie peur, ce ne sont pas les provocations ou les lubies d'un vieil homme, mais la peur bien plus grande de voir ce pays sombrer chaque jour plus bas dans l'obscurantisme totalitaire.
    Un pays de soi-disant culture et de liberté où la horde des veules, faux courageux, vrais tartuffes et autres pétaino-gaullistes éternellement dans le sens du vent se réjouissent déjà, à l'unisson, au nom bien sur de la démocratie du bon et du bien, que le pays de Voltaire se promette de jeter demain en prison un vieux monsieur de 80 ans parce qu'il refuse de se dédire, parce que têtu jusqu'à la déraison, il refuse de baisser la tête et de faire comme un chien, à coups de pieds au cul comme eux tous, là où on lui dit de faire...

    En tant qu'intellectuel français dissident, moi, Alain Soral, qui ne bénéficie même pas des soutiens d'un Soljenitsyne du temps de sa splendeur dans le Vermont (va savoir pourquoi ça s'est gâté depuis), par ce simple texte, je réclame haut et fort, face aux désapprobations tonitruantes et aux silences gênés, le droit au blasphème pour tous, pas seulement pour Houellebecq ou Philippe Val de Charlie Hebdo...
    Et, au nom de ce droit sacré en terre laïque, malgré tout ce qui nous sépare : âge, parcours, origine politique..., je veux rendre hommage à un grand résistant. Pas un rentier de la Résistance à francisque. Un résistant à cette démocratie totalitaire qui tue la liberté, l'esprit d'indépendance, le sens de l'honneur et de la fidélité. Un résistant à cette République qui, à coup de devoir de mémoire forcé, de repentance obligatoire et autres criminalisations des automobilistes et des fumeurs, transforme peu à peu l'esprit français en catéchisme et le peuple français en bétail.

    C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !

    Vive la France libre !

    Alain SORAL

    http://www.alainsoral.com


  • TERRE & PEUPLE

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    TERRE & PEUPLE
    BP 46
    69380 LOZANNE
    Tél: 04.72.54.39.93
    Adresse électronique: contact@terreetpeuple.com
    Site Internet:  www.terreetpeuple.com

  • La victoire de Gianni Alemanno

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    «Cette longue bataille s'est conclue par notre victoire. J'ai la ferme intention d'être le maire de tous les Romains», a notamment déclaré Alemanno.

    Après 15 ans aux mains de la gauche, la mairie de la capitale italienne revient à l'ancien néo-fasciste Gianni Alemanno.

  • Les psys et les délinquants sexuels...

    Psychiatre et criminologue, Roland Coutanceau est également membre de la commission d'analyse et de suivi de la récidive.

    LE FIGARO. - Selon son parcours judiciaire, le meurtrier présumé de Susanna Zetterberg ne se serait pas signalé entre 1999, sa sortie de prison, et 2005, où il est impliqué dans un vol à main armée. Peut-il y avoir ainsi une telle période d'inactivité chez un délinquant sexuel ?
    Dr Roland COUTANCEAU. - Il n'y a pas de fatalité de la répétition, mais il arrive que des délinquants sexuels récidivent après une longue période de latence. Certains dérapent dans un moment de fracture de leur trajectoire qui fait remonter leurs pulsions à la surface. À la suite d'une perte affective, d'un manque d'argent ou d'un trop grand isolement social, ils peuvent être tentés de recommencer, de regagner un sentiment de toute puissance. Ils se disent que, perdu pour perdu, autant faire ce qui leur passe par la tête. Pour éviter la récidive, il faudrait d'ailleurs apprendre à repérer ces périodes à risque.

    Le phénomène d'escalade - le passage de l'agression au viol puis au meurtre - est-il fréquent chez les délinquants sexuels ?
    La majorité des délinquants ont leur «style» et reproduisent les mêmes actes, suivent le même schéma. Il y a très peu de tueurs chez les agresseurs sexuels. Pour une minorité, il existe cependant un phénomène d'escalade. Il concerne les sujets les plus mégalos, qui recherchent la toute puissance dans le crime et ne sont pas intimidables par la sanction. Il touche aussi certains délinquants sexuels qui, à force d'être condamnés, cherchent à éliminer les traces de leurs actes parce qu'ils ont peur d'être reconnus.

    L'affaire Susanna réactualise le débat sur de la prévention de la récidive des délinquants sexuels. Que préconisez-vous ?
    Certaines peines pourraient être assorties de contraintes plus importantes dans le cadre de la liberté conditionnelle. Je pense non seulement au bracelet électronique mais aussi à une surveillance policière structurée, en fonction de la dangerosité. En outre, la prise en charge de la prévention doit être au cœur de la politique de détention. Pendant la peine, il faut développer un accompagnement «criminologique» pour mieux repérer les sujets dangereux et les prendre en charge afin de diminuer leur dangerosité avant la sortie.

         Ces propos tout empreints de compassion envers les délinquants sexuels sont particulièrement révulsants alors qu'une jeune femme innocente vient de mourir torturée dans les pires souffrances!
  • La vie criminelle de Bruno Cholet

    Un petit homme «particulièrement violent», qui se dit lui-même «caractériel» : ainsi est apparu Bruno Cholet au fil de ses crimes et séjours en prison.

    C'est peut-être la seule constante de son impressionnant parcours criminel : Bruno Cholet, chaque fois qu'il s'est trouvé confondu par les forces de l'ordre, a choisi de s'enfermer dans le silence. Toujours, l'homme a dédaigné de se défendre, comme indifférent à la perspective de retourner en prison. Parfois, il a même semblé s'en réjouir lorsque par exemple, devant une cour d'assises, il s'est vanté un jour : «J'ai quand même 32 ans et plus de 17 ans de prison.» Dans son dossier pénal, l'administration pénitentiaire a pris soin de préciser récemment que l'homme affiche «un caractère particulièrement violent et psychologiquement instable».

    Né en avril 1957 à Épernay (Marne), Bruno Cholet a pour la première fois été condamné à une peine de prison ferme alors qu'il avait quinze ans à peine, pour un vol à main armée. Trois ans plus tard, en 1976, il «tombe» pour l'enlèvement et le viol d'une femme de 22 ans à Senlis (Oise) ainsi que pour un vol, qui lui valent six ans de prison.

    Libéré en 1981, l'homme passe deux ans sans faire parler de lui puis replonge, fin 1983, pour le rapt et le viol d'une fillette de 12 ans. Le 7 décembre en fin de journée, Cholet, sans emploi et domicilié à Franconville (Val-d'Oise), a en effet enlevé la petite Virginie dans une rue de Senlis alors qu'elle rentrait chez elle après son cours de tennis. Sous la menace d'un revolver, il l'a forcée à monter dans sa voiture puis l'a conduite dans une forêt voisine pour abuser d'elle. Au moment de la ramener à son domicile, il a été repéré par le père qui l'a pris en chasse mais est parvenu à s'échapper avant de déposer sa proie devant l'hôpital d'Eaubonne. Deux jours plus tard, c'est finalement par hasard qu'il a été interpellé.

    Résolument muet devant les policiers, Cholet finit par reconnaître les faits, de même qu'il admet avoir violé en 1983 une auto-stoppeuse de 21 ans qu'il a abandonnée, nue et ligotée, en forêt de Rambouillet. Lors de son procès devant la cour d'assises de Versailles, l'homme évoque, pour expliquer sa trajectoire malfaisante, une «enfance tumultueuse» et se définit comme «caractériel».

      Condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle, Bruno est sorti de prison en 1999 mais il a depuis lors été condamné pour divers délits. En 2000, il a ainsi comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir déclenché une fausse alerte à la bombe alors qu'il venait de manquer le train qui devait l'emmener chez ses parents, dans le Gers. Manque de chance : le ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, se trouvait à bord de la rame arrêtée si bien que la police antiterroriste a mis un soin tout particulier à trouver le plaisantin. En 2006, il a été condamné à trois ans de prison à Versailles pour un braquage commis l'année précédente.

    Le 24 août dernier, enfin, Bruno Cholet a été condamné à huit mois de prison dont six avec sursis pour exercice illégal du métier de taxi. Récemment, ce petit homme rondouillard dont le regard noir perce au travers de lunettes rectangulaires travaillait en effet comme chauffeur dans le quartier de la gare du Nord. Depuis septembre, il habitait près de là, chez une amie tunisienne, Houda, docteur en sciences politiques (?) qui l'avait pris sous son aile. Vendredi dernier, l'homme a brusquement quitté le studio après s'être disputé avec elle, puis il a coupé son téléphone mobile. Muré, une nouvelle fois, dans le silence, il est ensuite parti en chasse.

    (Le Figaro 28 avril 2008)