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  • JMLP juge le film de Dany Boon

    Le grand succès du film de Dany Boon est aux yeux du patron du FN un signe de «décadence de l'esprit français».

    «Médiocre». C'est le qualificatif utilisé mercredi sur France Inter par Jean-Marie Le Pen pour qualifier le film de Dany Boon « Bienvenue chez les Ch'tis ». Initialement interrogé sur la banderole insultante pour les «Ch'tis» qui avait été déployée lors du match de football PSG-Lens, le président du Front national a répondu: «C'est une bulle de savon. On sait qu'il y a des banderoles plus ou moins fines, intelligentes et de bon goût». «On a monté cette affaire de façon dérisoire, d'autant que - je vais peut-être choquer beaucoup de gens - j'ai trouvé le film qui en était à l'origine très médiocre», a poursuivi le leader frontiste.

    «À Valenciennes, on n'a pas cette allure-là»

     

    Jean-Marie Le Pen y a vu «plutôt une charge contre le Nord et le Pas-de-Calais qu'un film de promotion». «Les gens auraient pu être fâchés», selon le patron du FN pour qui, «à Calais, Dunkerque ou Valenciennes», «on n'a pas cette allure-là». «Comment imaginer qu'une telle foucade médiocre ait pu rassembler 20 millions de téléspectateurs?», s'est-il interrogé. «C'est une conséquence de la pulsion médiatique». «Je crains que ce ne soit un signe de la décadence de l'esprit français», a-t-il assuré.

    Va-t-il être inquiété pour ses opinions cinématographiques?

  • Dati s'empresse de faire de la promo...

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    Profitant du cas de Bruno Cholet, ce délinquant sexuel soupçonné du meurtre de l’étudiante suédoise Susanna Zetterberg, pour communiquer sur l’arsenal législatif contre les récidivistes, Rachida Dati s’est un peu pris les pieds dans le tapis hier. Afin de souligner l’efficacité des nouvelles lois, la garde des Sceaux a en effet affirmé que la loi sur la rétention de sûreté du 25 février 2008 «a déjà été appliquée à trois reprises». Rappelons que cette loi vise à maintenir internés des détenus particulièrement dangereux une fois qu’ils ont effectué une peine de quinze ans minimum.

    L’affirmation de la ministre semblait surprenante puisque le Conseil constitutionnel a refusé que cette loi soit rétroactive. Elle ne pourra concerner que des personnes condamnées après le 25 février 2008, et donc pas avant quinze ans.

    En réalité, les trois applications évoquées par Rachida Dati ne concernent pas le cœur de la loi, mais un volet annexe sur la libération conditionnelle de détenus condamnés à perpétuité. Or Bruno Cholet, en dépit de son lourd parcours judiciaire et de la vingtaine d’années qu’il a déjà passées derrière les barreaux, n’a jamais été condamné à perpétuité. Rachida Dati faisait précisément allusion à une disposition de la nouvelle loi selon laquelle une commission pluridisciplinaire (réunissant magistrats, avocats, psychologues) examine la dangerosité d’un détenu à perpétuité qui demande, après dix-huit ans minimum de détention, une libération conditionnelle. Trois détenus, deux à Paris et un à Rennes, ont saisi cette commission. Par ailleurs, à l’origine, la décision du tribunal d’application des peines devait être subordonnée à l’avis de cette commission. Mais le Conseil constitutionnel, au nom de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a rendu cet avis seulement consultatif.

    Plutôt une grosse imprécision qu’une vraie boulette, la sortie de la garde des Sceaux témoigne en tout cas d’un empressement à exploiter les faits divers qu’a sans doute apprécié Nicolas Sarközy, grand amateur de cette technique de communication politique. Mais le profil exemplaire de Bruno Cholet en matière de délinquance sexuelle multirécidiviste est, il est vrai, tellement tentant.

    (Libération)

  • 1er Mai : origine de la fête du muguet et du travail

    Une fête du muguet...


    Depuis le Moyen-Age. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.

    Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.

    La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet". C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.

    ... et une fête du Travail

    1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d'une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S'en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.

    20 juin 1889 : le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.

    Dès 1890, les manisfestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour...

    24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy. Le jour devient chômé.

    Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé .

    Aujourd'hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d'Europe à l'exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c'est le premier lundi de mai qui est férié.
     
     
      Le 24 avril était le jour anniversaire de la naissance du Maréchal Philippe Pétain, né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais).
  • Bruno Cholet: totale dénégation

    Il nie les faits encore et encore. Bruno Cholet, mis en examen pour le meurtre de l'étudiante suédoise Susanna Zetterberg, a «une attitude de totale dénégation» a rapporté mercredi matin Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris.

    «M. Cholet a une attitude de totale dénégation, il n'admet pas s'être trouvé dans un monospace blanc à proximité de la boîte parisienne La Scala (où l'étudiante suédoise de 19 ans se trouvait avant sa disparition), ni d'avoir joué un rôle de taxi clandestin et d'avoir chargé la victime».

    Selon Jean-Claude Marin, «le mis en examen se contente d'éléments laconiques sur son emploi du temps». Il est «très peu loquace» et a «une attitude minimaliste», précisant que le téléphone portable du suspect était éteint la nuit du meurtre «entre 22 heures et 10 heures».

    La présomption de culpabilité s'appuie donc essentiellement sur «des éléments matériels comme des images vidéos ou des vêtements». Des résultats d'analyses ADN et balistiques sont attendus «dans les prochains jours», l'enquête n'ayant toujours pas révélé si l'étudiante suédoise a été agressée sexuellement.

    L'enquête doit aussi révéler si le pistolet 22 long rifle retrouvé dans un sac dans le monospace de Bruno Cholet est bien celui avec lequel quatre balles ont été tirées dans la tête de Susanna après sa mort, occasionnée par un coup de couteau dans le poumon.

    «La brigade criminelle (de la police judiciaire) poursuit ses investigations, aucune autre piste n'est exclue», a conclu le procureur.

    (Le Parisien 30 avril 2008)

  • Sarközy vante l'Union pour la Méditerranée

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    Sarközy à Tunis le 30 avril 2008
    C'est par un vibrant plaidoyer en faveur de l'Union pour la Méditerranée (UPM) – projet qui lui est cher et qu'il portera sur les fonts baptismaux, le 13 juillet, lors du sommet de Paris – que Nicolas Sarközy a conclu, mercredi 30 avril, sa visite d'Etat de trois jours en Tunisie. Dans un discours prononcé à l'Institut national des sciences appliquées et de technologie (Insat) de Tunis, le président français a appelé les pays du bassin méditerranéen "à ne pas manquer ce rendez-vous avec l'Histoire" par égard pour les générations futures.

    De son côté, le Parti communiste s'est dit "indigné" par la "complaisance" du président français envers son homologue, le président Ben Ali, voyant dans ces louanges une "forme d'insulte" pour les démocrates tunisiens. Pour sa part, Reporters sans frontières (RSF) a qualifié ces propos d'"inadmissibles" et souligné que "la liberté d'expression reste une utopie" en Tunisie. "La presse n'y fait que glorifier le bilan du président Ben Ali", ajoute RSF, et les journalistes indépendants et leurs familles sont "victimes d'un harcèlement continu".

    Ndb: Le PC est particulirement bien placé pour parler des libertés et de la démocratie! C'est à rire!

    Face à ces critiques, le porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé, également conseiller à l'Elysée, a assuré, mardi, que la France défendait "avec opiniâtreté" les droits de l'homme. – (AFP.)

    Cette Union, M. Sarközy la voit dotée d'une coprésidence tournante assurée simultanément par un pays de la rive nord et un pays de la rive sud. Quant au siège du secrétariat de l'UPM, il sera installé au sud. En Tunisie, comme cela a été évoqué ? Le chef de l'Etat français ne s'est pas prononcé.

    Pour M. Sarközy, les pays du bassin méditerranéen doivent s'associer pour lutter ensemble contre "la barbarie", une menace persistante contre la civilisation. Dans la Tunisie, "pays engagé depuis un demi-siècle sur la voie du progrès, de la tolérance et de la raison", le président français voit un exemple possible "pour tous les peuples menacés par le fondamentalisme et l'obscurantisme". Passant du lyrique au concret, M. Sarközy devait ensuite citer quelques projets possibles de l'UPM : la gestion et le partage de l'eau; la dépollution de la Méditerranée "pour en faire la mer la plus propre du monde"; la sécurité maritime; l'organisation d'un Centre méditerranéen de la recherche scientifique, ou encore la mise au point pour les pays méditerranéens d'un programme d'échanges universitaires Erasmus.

    La veille, devant 500 chefs d'entreprise français et tunisiens, M. Sarkozy avait dit, une fois encore, qu'à ses yeux, le développement des pays méditerranéens était un gage de stabilité pour l'Europe et surtout un rempart "contre le terrorisme et un régime taliban en Tunisie, en Algérie ou au Maroc". Et c'est à ce titre de combattant du terrorisme que M. Ben Ali a eu droit aux louanges répétées du président français.

    LES DÉFENSEURS DES LIBERTÉS AMERS

    Les défenseurs tunisiens des libertés ne cachent pas leur amertume à l'issue de cette visite de M. Sarkozy. Ils rappellent que le candidat Sarkozy s'était engagé à faire de la défense des droits de l'homme "un pilier de la politique étrangère de la France" au cas où il entrerait à l'Elysée.

    Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, n'a pas réussi à adoucir leur amertume. Elle a même annulé à la dernière minute un entretien prévu depuis samedi avec une figure de la société civile, l'universitaire Khadija Cherif, présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). Officiellement, l'emploi du temps de Mme Yade était "trop chargé".

    La secrétaire d'Etat s'est contentée de recevoir l'avocat Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), dont les activités sont paralysées depuis 2000. Me Trifi, autant que Mme Cherif, se sont dits "choqués" par les propos de M. Sarkozy, qui a affirmé, lundi soir, lors du dîner officiel offert en son honneur au palais de Carthage, qu'en Tunisie "l'espace des libertés progresse".

    "La priorité de M. Sarközy, c'est le commerce, mais il devrait savoir que le développement ne peut être seulement économique", a estimé Khadija Cherif, qualifiant les propos du président français de "marque de mépris pour la société civile tunisienne". De son côté, Mokhtar Trifi a souligné que "l'enfermement, l'avis unique, la voie unique" faisaient le lit de l'extrémisme. Pour lui, une Tunisie démocratique serait "le meilleur rempart" contre le terrorisme et les "talibans" que semble tant redouter M. Sarközy.

    "L'espace des libertés" régresse-t-il en France? C'est la seule question à se poser!

  • Violée à 12 ans dans son collège!

    Deux mineurs de 14 et 16 ans ont été placés en garde à vue mardi soir à Aubagne pour le viol présumé d'une jeune fille de 12 ans dans un collège de la ville.

    La police a été avertie par le collège après qu'une surveillante eut constaté les faits. L'un des deux mineurs qui faisait le guet a été interpellé immédiatement, l'auteur principal des faits ayant pris la fuite.

    Il a été interpellé peu après.

    Les deux adolescents doivent être déférés mercredi après-midi devant le juge pour mineurs du tribunal de Marseille.

    (Le Parisien 30 avril 2008)

  • Un jeune héros qui ne s'en doute pas

    Un adolescent de 14 ans, Pierre-Anthony, a sauvé un pêcheur de 86 ans tombé à l'eau ce week-end dans un étang de Saint-Cyr-la-Lande (Deux-Sèvres). Le collégien a d'abord littéralement repêché avec son épuisette le vieil homme qui avait perdu connaissance en chutant. Puis il l'a ranimé sur la berge en effectuant les gestes qui lui avaient été montrés en cours de natation quand il était en classe de 6ème.

    (Aujourd'hui en France -Infos Régions- 29 avril 2008)

    Nous félicitons Pierre-Anthony pour son intelligence et son sang-froid qui lui ont permis de sauver une vie.

    Nos meilleurs voeux pour ce jeune héros, sans doute aussi modeste que courageux! 

  • TAREK AZIZ, le visage chrétien de l'IraK

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    Tarek Aziz le 14 juin 1988 à la tribune de l'ONU

    AFP. 28.04.08. Seul chrétien parmi les proches de Saddam Hussein, Tarek Aziz, dont le procès s'est ouvert mardi à Bagdad, a été pendant vingt ans le porte-parole d'un pays d'abord soutenu par l'Occident, puis cloué au pilori.

    Il s'est rendu aux troupes américaines à la fin du mois d'avril 2003, et est incarcéré depuis cinq ans dans une prison américaine proche de Bagdad, en dépit des appels de sa famille à sa libération pour raisons médicales.

    Amateur de havanes et de bons whiskeys, Tarek Aziz, né en 1936 dans une famille pauvre de la région de Mossoul (nord), s'est rapidement imposé, grace à sa parfaite maitrise de l'anglais et à son art de la répartie comme l'avocat infatigable d'un régime de moins en moins fréquentable.

    Il est devenu le visage de l'Irak en guerre lorsqu'il a été chargé par Saddam Hussein de mobiliser le soutien de l'Occident pour le régime laïc bassiste lancé à l'attaque en 1980 de l'Iran, considéré après la révolution islamique comme une théocratie menaçante.

    Aziz, reçu par le président Ronald Reagan à la Maison Blanche, fut alors l'artisan de la reprise des relations diplomatiques entre Washington et Bagdad en 1984. Il s'est ensuite trouvé tout aussi à son aise à Moscou ou à Paris, qui n'ont jamais refusé leur aide au pouvoir qu'il représentait.

    Le rôle de cet homme, de petite taille, au visage carré derrière des lunettes à grosses montures, s'est avéré plus difficile --voire impossible-- après l'invasion du Koweit par l'armée irakienne, en août 1990.

    Erreur stratégique d'un Saddam Hussein privé de la protection de l'URSS qui se désagrégeait alors, cette décision allait marquer le début du naufrage d'un pays que l'histoire et la géographie destinaient à un rôle régional.

    Tarek Aziz est connu pour avoir eu des doutes sur le bien fondé d'un défi aussi direct au nouvel ordre mondial dominé par les Etats-Unis, mais dans l'Irak d'alors personne ne pouvait s'opposer à la volonté du dictateur.

    Et surtout pas ce représentant d'une minorité tolérée, les Chaldéens, dont la loyauté à Saddam Hussein était légendaire et dont la rumeur voulait qu'il se lève chaque fois que le président irakien l'appelait au téléphone.

    Aziz avait rejoint à la fin des années 50 le parti Baas, une organisation clandestine qui combattait alors la monarchie soutenue par les Britanniques, mais également le Parti communiste très puissant en Irak.

    Il était journaliste et s'occupait de la propagande du Baas, sorti de l'ombre en 1963 lors de l'élimination du colonel Abdelkarim Kassem par un putsch de militaires baassistes et nationalistes, alliés contre les communistes.

    Lorsque les baassistes arriveront finalement aux commandes après le coup d'Etat de 1968, Tarek Aziz gravira les échelons du pouvoir pour se retrouver en 1977, siégeant à l'organe suprême, le Conseil de commandement de la révolution.

    En 1979, il liera définitivement son sort à celui de Saddam Hussein, lorsque celui-ci, alors vice-président, écartera le président Ahmed Hassan al Bakr, et s'installera à la tête du pays.

    Il défendra jusqu'au dernier moment celui qui fut son "maître": lors du procès de Saddam Hussein il viendra à la barre en mai 2006 défendre "un homme bon et généreux, et qui aimait son peuple".

    Tout au long de sa carrière, il aura l'art de la formule, dénonçant "le grand mensonge" des accusation occidentales sur l'arsenal irakien d'armes de destruction massive, ou résumant dans la formule "pétrole et Israël", les raisons pour lesquelles la guerre de 2003 était inévitable...

  • Jeans à la cocaïne...

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    Samantha Ziegler (g) et son amie

    Seize mois qu'elles sont emprisonnées. Seize mois qu'elles clament leur innocence. Accusées de trafic de drogue, deux étudiantes françaises sont incarcérées depuis mars 2007 à Buenos Aires. Les deux jeunes niçoises ont été arrêtées à la fin de leurs vacances à l'aéroport de la capitale argentine avec dans leurs bagages des jeans imbibés de plus de 14 kg de cocaïne pure, a indiqué à l'AFP la mère d'une des jeunes femmes, Lydie Ziegler.
     
    Sa fille de 20 ans, Samantha, et son amie âgée de 21 ans, dont la famille ne souhaite pas dévoiler l'identité, avaient "gagné" un voyage en répondant à trois questions simples sur un site internet, qui "a disparu depuis", selon Lydie Ziegler.
     

    A leur arrivée en Argentine, elles avaient reçu 1.000 euros pour leur séjour de la part de deux hommes qui les avaient accueillies à l'aéroport, a-t-elle dit. "Elles avaient suffisamment d'argent pour faire les belles, elles ont été chez le coiffeur, elles se font une garde-robe, elles allaient au restaurant tous les jours en se disant qu'elles avaient gagné le plus beau des cadeaux", a-t-elle poursuivi.
     
    Au moment de prendre l'avion du retour pour la France via Amsterdam, les douaniers ont découvert dans leurs bagages une pile de jeans de taille 50 -alors que Samantha taille du 38 selon sa mère- imbibés de plus de 14 kg de cocaïne. Selon Lydie Ziegler, les organisateurs du séjour ont glissé les pantalons à leur insu dans leurs bagages lors du transfert à l'aéroport. "On leur a dit, on va vous aider, on va prendre deux taxis car tout ne rentrera pas dans un seul", a-t-elle raconté.
     
     
    Les deux étudiantes ont été incarcérées à la prison d'Ezeiza à Buenos Aires et encourent jusqu'à 15 ans de réclusion. Si elles plaident coupables, elles pourraient voir cette peine réduite à cinq ans de prison. Samantha Ziegler a dénoncé ses conditions de détention dans une interview à L'Indépendant, à paraître samedi, à l'occasion d'un appel téléphonique, vendredi, de sa mère, autorisée par l'administration pénitentiaire à la contacter par téléphone pendant 15 minutes quatre fois par mois.
     
    "On a essayé de me taillader. On nous agressait durant le sommeil", a-t-elle dit, évoquant ses premiers mois de détention dans une cellule comptant "plus de 20 détenues", où "il y avait beaucoup d'insectes, des rats". Actuellement incarcérée dans un "centre de réhabilitation pour drogués" de la prison, elle a affirmé disposer à présent de meilleures conditions, seule dans "une cellule privée", mais contrainte de travailler toute la journée. "J'ai la pire ambassade qui soit... Ils ne viennent jamais me voir", a ajouté Samantha, affirmant selon ses propos à L'Indépendant n'avoir reçu qu'une seule fois la visite d'un représentant du consulat français.

    (LCI.fr 28 avril 2008)
     

    (D'après agence)