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Plus de 13 heures de retard déjà lors du vol d'aller entre Lille et Marrakech... et un retour encore plus calamiteux. Dorothée Hacker, qui est sage-femme et travaille au CHU de Lille, n'est pas prête d'oublier ses vacances au Maroc. Encore épuisée par ses aventures, elle a raconté dimanche à LCI.fr son voyage en compagnie de 130 autres voyageurs du Nord.
"Comme la plupart des passagers, j'avais acheté mon séjour auprès d'un tour-operator - en l'occurrence, Royal Tours. Déjà à l'aller, ça s'était mal passé avec la compagnie Atlas Blue, qui est pourtant une compagnie régulière : le jour du départ, le décollage était prévu à 1 heure de l'après-midi, et nous n'étions partis au final qu'à 2 heures du matin. Mais les vacances passant, on avait eu tendance à l'oublier un peu". Oubliées donc, sous le soleil marocain, la journée de forfait vacances perdue sans aucune compensation, tout comme l'attente à l'hôtel Mercure près de l'aéroport sans aucune information et l'impossibilité d'obtenir des attestations de retard.
Les responsables se renvoient la balle
Mais ces "couacs" de départ ressurgissent avec d'autant plus d'acuité à l'heure du retour. "Nous étions convoqués à l'aéroport samedi à 5h45, pour un départ prévu deux heures plus tard et une arrivée en France à 10 heures, raconte Dorothée Hacker. Nous avons demandé à Royal Tours s'il y avait des retards prévus et on nous a dit que non. Et une fois à l'aéroport, nous avons commencé l'enregistrement de manière normale. Jusqu'à ce qu'on nous annonce que l'avion ne partirait qu'à 13h30..." Colère des passagers, qui sont alors dirigés vers un hôtel voisin... Mais Dorothée Hacker, censée retourner au travail au CHU de Lille le soir même de son arrivée en France, et échaudée par les problèmes déjà rencontrés à l'aller, décide avec une amie de rester à l'aéroport pour obtenir, cette fois, une attestation de retard.
Malheureusement, il n'y a aucun responsable à l'aéroport, et les seuls interlocuteurs présents se renvoient la balle. Royal Tours se défausse sur le transporteur aérien. Atlas Blue est la compagnie low-cost de Royal Air Maroc... mais Royal Air Maroc refuse de fournir la moindre explication. Et au guichet d'Atlas Blue, personne, si ce n'est un gardien, peu à l'aise face aux réclamations. Il faut attendre 9 heures et l'ouverture officielle du guichet pour voir arriver un employé... lequel ne peut rien expliquer, et ne peut donner aux voyageuses qu'un simple formulaire de réclamation.
"Des blattes, une piscine vaseuse, une odeur d'égout"
Il faut rejoindre l'hôtel. Là, autre mauvaise surprise. "C'était l'hôtel Royal Mirage de Marrakech, un ancien hôtel Sheraton, raconte Dorothée Hacker. Pourtant la crasse était épouvantable, il y avait des blattes, une piscine vaseuse, une odeur d'égout dans les chambres, pas de papier toilette... On nous a fait patienter là toute la journée, avec en tout et pour tout une bouteille d'eau pour cinq personnes. On nous avait dit : vous aurez des nouvelles à 18 heures. A 18 heures, rien". Il faut négocier pied à pied pour avoir un peu plus d'eau à boire. Un repas viendra finalement dans la soirée. Jusqu'à ce que soient, enfin, annoncées des navettes pour l'aéroport.
"Les premiers passagers qui ont pris les navettes ont embarqué directement, puisque l'enregistrement avait déjà eu lieu, décrit Dorothée Hacker. Mais quand notre tour est venu, quelqu'un a surgi en criant : stop, on ne peut plus embarquer, il n'y a pas d'avion !" Car - et la sage-femme l'ignore alors - d'autres voyageurs, venus de Marseille, et eux-mêmes dans la même situation, ont déjà manifesté leur colère dans la journée, de sorte qu'Atlas Blue leur a attribué... l'avion prévu pour Lille. "Une quarantaine de passagers étaient déjà passés en zone internationale et sont donc restés bloqués, raconte la voyageuse. Et nous, nous avons décidé de rester jusqu'à ce qu'il y ait un avion".
"Atlas Blue nous avait tellement menés en bateau..."
La nuit sera calamiteuse. Les explications manquent toujours : est-ce une panne qui a nécessité un changement d'avion ? Un problème de grève ? Atlas Blue ira jusqu'à invoquer un problème de surbooking... Les heures passent et des mères se retrouvent sans lait et sans couche pour leur bébé, des enfants sont malades et les policiers présents à l'aéroport refusent d'appeler un médecin... L'eau manque, et il n'y a pas de nourriture. "On s'est dit : il faut être solidaire et obliger tous ensemble l'aéroport à réagir, raconte Dorothée Hacker. Vers 5h30 du matin, nous nous sommes assis sur les tapis roulants au niveau de l'enregistrement pour tout bloquer". Au risque de provoquer des rixes avec les passagers d'autres vols qui arrivent bientôt... Des hôtesses interviennent pour calmer le jeu et promettent un avion pour 7h30. Miracle, l'avion viendra bien, cette fois.
"Nous somme montés dans l'avion, nous étions tous épuisés, conclut la voyageuse. Au cours du vol vers Lille, nous n'avons pas eu la moindre excuse. Le personnel n'a pas même essayé de nous donner des explications : Atlas Blue nous avait tellement menés en bateau depuis le début... "
LCI.fr - 20 juillet 2008
PARIS (AFP) - Une éclipse totale de soleil, la 5e du XXIe siècle, obscurcira la Chine une semaine avant l'ouverture des Jeux Olympiques, le 1er août, selon l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.
L'éclipse sera "quasi invisible" en France métropolitaine, où "le degré d'obscuration sera de l'ordre de 6%", a ajouté l'IMCCE. En revanche, elle touchera Saint-Pierre et Miquelon (22%).
L'observation d'un tel événement "nécessite impérativement de se protéger les yeux afin d'éviter toute lésion oculaire, particulièrement chez les enfants", a rappelé mardi dans un communiqué la direction générale de la Santé.
Une semaine plus tard, Pékin célébrera l'ouverture des Jeux Olympiques et de très nombreux Chinois se marieront, car il s'agira du 8 août 2008 (ou 8/08/08) : ce jour est considéré comme faste pour les mariages car le 8 est un chiffre qui porte chance en Chine.
« Plus jamais d'otages ! ». Devant des milliers de personnes rassemblées au Trocadéro à Paris pour un concert organisé à l'occasion des fêtes d'indépendance en Colombie, Ingrid Betancourt lance un appel à la guérilla colombienne des Farc.
«C'est un jour de fraternité pour les Colombiens et pour le monde entier», a déclaré l'ex-otage, qui s'exprimait en espagnol, sur une scène installée place du Trocadéro.
«C'est pour l'amour que nous sommes là avec une seule obsession: la liberté pour tous», a-t-elle poursuivi devant un public scandant «libertad, libertad».
En s'adressant au numéro un des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Alfonso Cano, Betancourt a déclaré: «regarde cette Colombie, accepte la main tendue par le président Uribe, déposez les armes et relâchez les otages».
Libérée le 2 juillet dernier, après plus de six ans passés dans la jungle colombienne, Ingrid Betancourt n'a pas oublié ses anciens compagnons de captivité: «Je pense en particulier à mes amis otages restés dans la jungle, les soldats, les militaires, les civils, les politiques».
Des photos des 26 otages «politiques» des Farc ont été brandies sur scène par des membres de la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (Ficib), organisatrice du concert.
Une trentaine d'artistes doivent se succéder sur scène, parmi lesquels les français Renan Luce, Alain Chamfort, Hugues Aufray ou encore les Neg'Marrons.
http://www.dailymotion.com/video/x5kxn4_13-protocoles-des-sages-de-sion_news
On savait que ce "bréviaire de la haine" était un FAUX: cette vidéo en apporte encore la preuve de façon incontestable.
On allait l'oublier...
Demain, c'est la fête nationale colombienne. A Paris, on pense aux otages, notamment en présence d'Ingrid Betancourt.
Le Saint Père a pour la première fois présenté ses excuses publiques samedi à Sydney pour les abus sexuels commis par des prêtres, faisant un nouveau pas dans la prise en compte d'un scandale qui a gravement compromis la réputation de l'Eglise catholique dans plusieurs pays.
C'est la première fois que le chef de l'Eglise catholique fait des excuses aussi explicites. Aux Etats-Unis où il s'était rendu en avril, il avait exprimé sa "honte", un terme qu'il a repris samedi en Australie. Il avait également reçu en privé plusieurs victimes.
Le pape s'est exprimé sur ce sujet durant une messe célébrée samedi matin devant les évêques et les séminaristes australiens, dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Sydney.
Dans la soirée, il a présidé une veillée qui a rassemblé 200.000 jeunes catholiques de tous les continents sur un hippodrome, dans un mélange de recueillement et de liesse.
AFP. 19 juillet 2008