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23/02/2010

Madère: le bilan tragique s'alourdit

Les pluies torrentielles de samedi ont fait plus de 40 morts dans l’île portugaise de Madère. Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants. Mais “le nombre de victimes va augmenter“, estime le maire de la capitale, Miguel Albuqyerqye.

Le bilan ne cesse de s’alourdir à Madère. Les pluies torrentielles qui se sont abattues samedi sur l’île portugaise ont fait au moins 42 morts et plus de 120 blessés. Toujours à l’œuvre, les secours tentent de dégager les survivants pris au piège par des glissements de terrain.

“Ce qui s’est passé sur les hauteurs de Funchal
[la capitale de Madère, ndlr] est dantesque (…) Malheureusement, je suis certain que le nombre de victimes va augmenter”, a déclaré à la télévision le maire de Funchal, Miguel Albuquerque.

Un avis partagé par le secrétaire régional des Affaires sociales, Francesco Ramos, “étant donné les circonstances de ce déluge”. Les météorologues ont indiqué qu’il était tombé samedi sur l’île davantage de pluie, en une journée, que la moyenne mensuelle.

D’après les autorités, 300 habitants de l’île ont passé la nuit de samedi à dimanche dans des abris temporaires et 240 personnes ont perdu leur maison.

Le Premier ministre choqué

Le nombre exact de disparus ne sera pas connu avant plusieurs jours. Les autorités craignent que des corps aient été emportés dans l’océan atlantique. Des plongeurs ont donc été directement acheminés du Portugal afin de rechercher d’éventuels noyés.

Parallèlement, beaucoup d’habitants, initialement portés disparus, ont pu rentrer chez eux dimanche. En raison d’une coupure de réseau des téléphones portables, ils n’avaient pu joindre leur famille.

Arrivé sur place samedi soir pour constater l’ampleur des dégâts, le Premier ministre portugais, José Socrates, accompagné du ministre de l’Intérieur, Rui Pareira,  s’est déclaré profondément choqué. Il a promis de fournir “toute l’aide que le gouvernement régional demandera dans cette grave situation”

Un avion de transport militaire et des équipes de secours sont d’ores et déjà arrivés à Funchal. Une frégate de la marine fait également route vers l’île pour aider à la recherche de survivants et à la reconstruction de la région.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a adressé dimanche ses condoléances à son homologue portugais, Anibal Cavaco Silva.

“En ces heures de deuil, de souffrances et de pertes, pour Madère et pour le Portugal, je tiens à vous faire part de mes condoléances le plus attristées et à vous assurer de la solidarité du peuple français à l’égard du peuple portugais”,
écrit-il dans une lettre, rendue publique par l’Elysée.

Le Grand Journal - 22.02.10

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22/02/2010

Pécresse s'engage contre la Discrimination

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Valérie Pécresse et Jean-François Copé
(Cliquez sur la photo)
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Patrick Karam (né en 1961 en Guadeloupe, d'origine libanaise)
La chef de file de l'UMP pour les régionales en IdF Valérie Pécresse et le numéro deux de sa liste à Paris, Patrick Karam, Guadeloupéen, ont présenté aujourd'hui à Paris sept engagements contre les discriminations et pour l'égalité des chances en Ile-de-France.

Estimant que le président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS) "n'a rien fait depuis 12 ans" sur ce sujet, ils ont affirmé que ces engagements permettront de "passer du règne de l'opacité à la culture de la transparence" et "du stade de la simple observation à celui de l'action".

Sur le premier thème, ils ont proposé le principe du CV anonyme pour tous les recrutements dans le cadre d'"une charte pour le respect de la diversité". Ils ont également proposé de redéfinir chaque année les critères d'attribution des subventions aux associations afn que "les choses (se fassent) désormais en toute clarté".
Le Figaro - 22.02.10

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VIDEO Que fait l'UE pour aider Madère?

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(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a déclaré aujourd'hui à Lisbonne que Bruxelles pourrait apporter un "soutien significatif" à l'île de Madère, dévastée samedi par des pluies diluviennes.

"J'ai toutes les raisons de croire que nous devrions pouvoir apporter un soutien significatif", a déclaré José Manuel Barroso lors d'une conférence de presse, au siège de la représentation européenne à Lisbonne.

Le Fonds de solidarité de l'Union européenne "prévoit des conditions spéciales pour les catastrophes ayant un impact régional. Je pense donc qu'il sera possible d'aider Madère dans la reconstruction", a-t-il ajouté.
Le Figaro - 22.02.10

23:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Ali Soumaré, un "délinquant multirécidiviste chevronné"?

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Ali Soumaré avec Martine Aubry
(Cliquez sur la photo)
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"Je sais trop bien à qui cela profite: populisme, racisme, démagogie...", déclare Jean-Paul Huchon, sous les protestations de Valérie Pécresse.
Qu'il soit un "délinquant multirécidiviste chevronné" ou pas, Ali Soumaré est au centre de la campagne des régionales en Ile-de-France. Le président PS de la région, Jean-Paul Huchon, et son adversaire UMP, Valérie Pécresse, se sont affrontés dimanche soir 21 février sur France 3, au sujet du candidat PS dans le Val-d'Oise, mis en cause par la droite, qui prétend connaître des éléments d'un éventuel passé judiciaire.
"Je ne participerai pas à une campagne de caniveau car je sais trop bien à qui cela profite: populisme, racisme, démagogie...", a déclaré Jean-Paul Huchon, sous les protestations de Valérie Pécresse. Il a rappelé qu'Ali Soumaré et son avocat Jean-Pierre Mignard "ont porté plainte pour diffamation".

Pécresse "ne sait pas"


Le maire UMP de Franconville, Francis Delattre, et la tête de liste UMP dans le Val-d'Oise, Axel Poniatowski, ont qualifié la tête de liste PS dans ce département, Ali Soumaré, de "délinquant", en lui attribuant infractions, condamnations et procédures en cours, sans pouvoir expliquer d'où proviennent les sources de leurs accusations.
"Soit ces condamnations sont vraies et à ce moment-là, c'est choquant. Mais je ne le sais pas", a déclaré Valérie Pécresse. "Je n'étais pas au courant" de l'attaque d'Axel Poniatowski contre Ali Soumaré. "Je crois qu'il faut qu'on sache où est la vérité. Et replacer tout cela dans le contexte d'une campagne dans le Val-d'Oise très violente, où l'honneur de M. Delattre a été attaqué".

"Désolant"


Lors de ce débat à quatre, la candidate FN, Marie-Christine Arnautu, a qualifié de "désolant" et de "non événement" la passe d'armes autour de M. Soumaré. "Ce n'est rien à côté du scandale des lycées d'Ile-de-France il y a quelques années, dans lequel des élus du PS et du RPR à l'époque avaient trempé. C'est désolant. Ce n'est pas comme ca que les électeurs vont s'intéresser à ces élections", a-t-elle commenté
"Cela me désole vraiment", a ajouté la tête de liste des Verts, Cécile Duflot, en rappelant qu'"on annonce 60% d'abstention à cette élection".
nouvelobs.com - 22.02.10

22:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

On s'amuse bien avec Jésus-Christ sur RMC... Quel courage!

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Sir Elton John

Aujourd’hui dans l’émission les « Grandes Gueules » de RMC, la question du jour pour gagner un cadeau était la suivante : Qui a dit aux médias que  » Jésus était gay ?  »

RMC, radio pourtant habituellement si frileuse avec les  musulmans ou toute autre religion, est bien sur la même lignée que Canal + qui a, de son côté, fait une marionnette du pape portant une croix gammée sur sa soutane. Fallait oser. Ils l’ont fait !
C’est vrai qu’il est tellement plus facile d’ironiser et de rire des Chrétiens que des …autres. Avec les Chrétiens ils savent qu’ils ne risquent rien.
La réponse à la question était :  Elton John et elle  a été trouvée par une auditrice à 12 h 45. L’heureuse gagnante s’appelle … Rachida.

NPI - 22.02.10

Et Mahonet était un pédophile, marié avec une petite fille de neuf ans...

20:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Les "James Bond" du Mossad font monter la tension diplomatique - mais tout va s'arranger...

La tension diplomatique monte autour de l'assassinat d'un cadre du Hamas à Dubaï, qui aurait été commandité par le Mossad. En visite à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères de l'Etat hébreu a nié en bloc toute implication d'Israël.

«Je pense que vous regardez trop de films de James Bond». Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a rejeté lundi à Bruxelles les accusations d'implication de son pays dans le meurtre d'un cadre du Hamas à Dubaï. Le ministre, qui rencontrait ses homologues européens, devait s'expliquer sur le rôle du Mossad, le service de renseignement de l'Etat hébreu, dans cette affaire. Sa réponse a été claire : «Rien ne prouve qu'Israël est impliqué», a réaffirmé le chef de la diplomatie israélienne dans un communiqué. «Si quelqu'un avait présenté de telles informations en dehors des articles de presse, nous aurions réagi, mais comme il n'y a pas de faits concrets, il n'y a aucun besoin de réagir».

Ce rendez-vous bruxellois était particulièrement attendu au lendemain de nouvelles révélations. Dimanche, la police de Dubaï a indiqué que les passeports européens utilisés par le commando responsable de l'assassinat étaient des documents diplomatiques. La Grande-Bretagne, l'Irlande, la France et l'Allemagne sont concernées. Le ministère émirati des Affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs des pays de l'UE pour leur signifier sa «profonde inquiétude concernant le mauvais usage des privilèges» accordés à «certains pays amis», dont les ressortissants n'ont pas besoin de visa pour entrer aux Emirats. De leurs côtés Londres, Dublin, Paris et Berlin ont demandé des explications aux ambassadeurs d'Israël dans ces capitales.

 

Netanyahou pourrait être impliqué

 

Lundi, à Bruxelles, à quelques heures de la rencontre avec Avidgor Lieberman, les diplomates européens avaient fait part de leur profonde inquiétude. «Nous sommes extrêmement préoccupés que des passeports européens, qui sont des documents légaux rigoureux, aient pu être utilisés à des fins différentes de leur usage» normal, a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE. Carl Bildt, chef de la diplomatie suédoise, a déclaré que «le détournement de passeports européens ne peut être toléré». Quant au secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, il a jugé «inadmissible et pas très amical» l'utilisation de passeports européens pour couvrir un tel assassinat.

De son côté, Israël ne lâche rien sur cette affaire. Si la presse israélienne a laissé entendre que le Mossad était bien responsable de l'élimination de Mabhouh, le gouvernement se borne à expliquer qu'aucune preuve irréfutable n'a été pour le moment présentée. Samedi, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Dany Ayalon a affirmé qu'«Israël ne s'attend pas à une crise avec les pays européens car Israël n'a aucun lien avec ce qui s'est passé». Si l'Etat hébreu tente ce qui ressemble à un véritable coup de bluff, c'est que le premier ministre lui-même pourrait être impliqué dans l'affaire. Selon l'hebdomadaire The Sunday Times, qui reprend des sources internes au Mossad, Benjamin Netanyahou a rencontré les membres d'un commando au quartier-général du Mossad à Tel Aviv, avant qu'ils ne se rendent à Dubaï. «Le peuple d'Israël compte sur vous», aurait même déclaré le chef du gouvernement.

Pendant que le gouvernement israélien fait le dos rond, les membres présumés du commando, eux, semblent déjà prendre leurs dispositions. Lundi le quotidien israélien Yediot Aharonot rapporte qu'un homme soupçonné d'avoir participé à l'assassinat sous l'identité de Michael Bedenheimer a mystérieusement disparu en Israël. Son nom, qui figurait encore la semaine dernière sur la plaque d'entrée d'un immeuble de bureaux à Tel-Aviv, n'apparaissait plus dimanche et il s'avère que la société qui avait loué le bureau dans cet immeuble discret est fictive.

Le Figaro - 22.02.10

20:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Madame Netanyahu harcèle ses domestiques!

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Benjamin Netanyahu et sa femme Sarah
(Cliquez sur la photo)
Accusée d'avoir harcelé une ex-bonne, la femme du premier ministre israélien, Sarah Nétanyahou, était la cible, vendredi 22 janvier, d'attaques au vitriol des médias locaux.

Mme Nétanyahou est poursuivie en justice depuis le début du mois par son ex-femme de ménage, Liliane Peretz, qui lui réclame des dédommagements pour "harcèlement moral". Cette dernière, âgée de 44 ans, chargée de l'entretien de la résidence secondaire du couple Nétanyahou à Césarée, de 2004 à 2009, reproche à l'épouse du premier ministre de l'avoir humiliée, lui téléphonant à des heures indues et la forçant à travailler le jour du shabbat.

Sarah Nétanyahou est également accusée d'être une maniaque de la propreté, qui aurait obligé son ex-employée à changer de vêtements plusieurs fois par jour, tout cela pour un salaire de 3 000 shekels (570 euros) par mois. Le chef du gouvernement a aussitôt volé au secours de son épouse, affirmant cette semaine que les journaux avaient monté une cabale le visant à travers elle.

Mais les grands médias israéliens ont redoublé leurs attaques contre le couple, rappelant d'autres affaires embarrassantes pour l'épouse du chef du gouvernement.

Le quotidien populaire Yediot Aharonot, qui a révélé l'affaire de Césarée, a carrément accusé le premier ministre de mentir : "Nétanyahou sait qu'il ne dit pas la vérité quand il prétend que la presse s'en prend sans raison à Sarah et quand il nie que celle-ci s'immisce dans la gestion de son bureau".

Son rival du Maariv enfonce le clou, écrivant que Sarah Nétanyahou fait la pluie et le beau temps dans le bureau du premier ministre. Elle aurait obligé, précise le journal, les convois officiels de son époux à se détourner de leur trajet pour la prendre au passage. Dans un portrait illustré par une grande caricature, le quotidien Haaretz décrit une femme intelligente, élevée dans une tradition familiale ultra-nationaliste, mais jalouse compulsive et souffrant de troubles du comportement. "Dans d'autres circonstances, elle aurait fait une excellent députée (de droite) au lieu de harceler sa femme de ménage", ironise le journal de gauche.

Née en 1958, cette ancienne hôtesse de l'air, diplômée en psychologie, a souvent défrayé la chronique en raison de ses exigences et de ses caprices. Elle a déjà dû se défendre devant les tribunaux d'avoir abusivement congédié en 1996 une baby-sitter qui avait laissé brûler une soupe pour ses deux garçons. Auparavant, une autre garde d'enfants avait quitté le foyer des Nétanyahou au bout d'une semaine seulement. Les deux employées ont dépeint la maîtresse des lieux sous les traits d'une virago autoritaire.

Si elle ne paraît pas menacer politiquement le premier ministre de droite, la saga Nétanyahou passionne les Israéliens. Résumant l'actualité de la semaine, la radio publique a évoqué dans l'ordre le scandale Sarah Nétanyahou et le tremblement de terre à Haïti.

Le Monde - 22.02.10

 

 

19:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Nanterre: un directeur d'école frappe par un intrus de 12 ans

Une nouvelle affaire de violence en milieu scolaire, cette fois dans une école primaire, vient d'éclater dans les Hauts-de-Seine. Le directeur d'une école primaire de Nanterre a déposé plainte pour «violences» et «menaces» après l'intrusion d'un garçon de 12 ans dans son établissement vendredi et auprès de l'Inspection académique des Hauts-de-Seine.

 

Le directeur aurait surpris le jeune dans sa cour d'école, vendredi en fin d'après-midi. Ce dernier qui n'est pas inscrit dans l'établissement, s'est mis à l'insulter et à le menacer.

Selon des sources policières, l'adolescent a donné un coup de poing au visage et plusieurs coups à l'avant-bras du directeur qui tentait de le retenir pour se libérer.

Le garçon, interpellé puis entendu au commissariat, a été remis à sa mère vendredi.

Le parisien - 22.02.10

19:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Kadhafi en vedette décalée du Carnaval de Bäle

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A Bâle
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Son fils Hannibal Hadhafii
(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)
Le libyen Mouammar Kadhafi, dont le pays vient de laisser partir un des deux Suisses retenus à Tripoli depuis 19 mois, est la vedette incontestée du carnaval très décalé de Bâle (nord) où lanternes et déguisements caricaturent à loisir le colonel ainsi que le suisse.
Mouammar Kadhafi triomphant sur un éléphant courant derrière une vache suisse, tandis que dans un coin l'ex-président de la Confédération Hans-Rudolf Merz apparaît prostré à côté d'un drapeau helvétique.

Kadhafi dépeint en chameau victorieux devant un président suisse en chèvre tremblante.
Le numéro un de Tripoli a été choisi par nombre des 12.000 participants du carnaval de Bâle comme thème cette année, car "il est de ceux qui en veulent à la Suisse comme la
et l'Allemagne", explique Hans, un des participants qui a peint un Mouammar Kadhafi en militaire menaçant.
L'épisode le plus choisi de la
diplomatique entre la Suisse et la Libye, née de l'arrestation à Genève en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi, un des fils du leader, est certainement le voyage surprise à Tripoli de M. Merz en août 2009, ressenti par de nombreux Suisses comme l'une des plus grandes humiliations subies par le pays.
M. Merz avait alors présenté les excuses de la Confédération à Tripoli dans l'espoir de récupérer deux hommes d'affaires suisses retenus en Libye depuis juillet 2008 en mesure de rétorsion. Il était rentré seul, avec les valises des deux hommes.
"La Suisse a un problème avec Kadhafi qui est un dictateur", justifie Philipp dont l'affiche est particulièrement provocante. Le dirigeant libyen "sera peut-être offensé" par ces images, reconnaît-il. Mais "qu'importe, le carnaval est là pour montrer ce que les gens pensent", lance-t-il.
"Le carnaval, c'est une satire, il ne faut pas le prendre personnellement", tempère un membre de la "clique" (groupe) Barbara club qui a également choisi ce thème.
"Cette affaire nous a beaucoup choqués. On est libre de nos jugements", insiste une des organisatrices, Christiane Burhen.
Se réjouissant de l'annonce lundi de la libération d'un des deux otages au terme de discussions marathon sous l'égide de l'Union européenne, Philippe et Pascal, deux touristes venus de Genève, espèrent que ces caricatures "ne compliqueront pas une affaire déjà très délicate".
D'autant que le deuxième Suisse a été mis en prison pour y purger une peine de quatre mois.
Forts de leur bon droit, les participants au carnaval de Bâle n'avaient pas l'intention lundi de gâcher les trois jours de festivités dont la tradition remonte au 14e siècle. Depuis la réforme protestante en 1529, le carnaval se fête cinq jours après le début du carême catholique, comme un pied-de-nez au Vatican.
Selon la tradition, ils ont ouvert la fête lundi à 04H00 du matin (03H00 GMT) par le "Morgenstreich" (coup du matin). Comme chaque année, les lumières de la ville se sont éteintes d'un coup. Et sous un grand "ah!" de la foule, des milliers de lanternes se sont allumées dans la vieille ville, telle une coulée de lave incandescente, au son de centaines de fifres et de tambours.
Le défilé quelque peu débridé des 484 cliques a quelque chose de solennel, au milieu d'une foule de touristes engourdis de sommeil. Mais la fête se déchaîne après le déjeuner avec les chars, des fanfares au complet et les lanternes soigneusement peintes dont les couleurs bigarrées ressortent au grand jour.
Et les pamphlets en dialecte local dénoncent les aberrations du monde.
Le Parisien - 22.02.10







 

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21/02/2010

L'ENFANT

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tête blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

VICTOR HUGO (1802-1885)

Les Orientales (1829)

23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

La tante d'Obama pourrait être expulsée des Etats-Unis

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Zeituni Onyango chez elle à Boston
(Cliquez sur la photo)

Quelle que soit la décision du juge, le sort de cette immigrée illégale embarrasse le président.

Depuis plus d'un an que Barack Obama est au pouvoir, les vicissitudes de la vie politique ont presque fait oublier aux Américains la couleur de peau de leur président. Mais le cas de Zeituni Onyango vient rappeler avec force le destin original de cet homme né de père kényan et de mère américaine. Tandis que, depuis le Bureau ovale, le descendant du peuple Luo préside aux affaires de l'Amérique et de la planète, sa tante, immigrée illégale depuis 2004, fait tout pour résister à l'expulsion vers son pays d'origine, le Kenya.

Un juge du tribunal fédéral de Boston décidera peut-être aujourd'hui si la demi-sœur du père défunt de Barack ­Obama peut ou non rester aux États-Unis. Zeituni Onyango, 57 ans, est arrivée légalement aux États-Unis en 2000, mais sa demande d'asile politique pour cause de violences au Kenya a été rejetée en 2004. En avril 2009, elle a fait appel de la procédure d'expulsion. Aujourd'hui, les experts estiment que sa relation familiale avec le président pourrait servir d'argument à ses avocats pour justifier sa demande de régularisation. Le Kenya a connu de violentes émeutes en 2008 après la victoire d'un Kikuyu, Mwai Kibaki, contre son rival luo à l'élection présidentielle. En tant que proche de Barack Obama, elle pourrait être la cible de menaces, pourront faire valoir ses avocats. «Elle est la tante du président des États-Unis, l'homme le plus connu au monde», souligne le porte-parole du cabinet d'avocats qui la défend, Mike Rogers. Comme le veut la loi américaine, en tant qu'immigrée illégale, elle a droit aux services gratuits d'avocats.

 

Un geste de favoritisme

 

Lorsque l'affaire a éclaté au grand jour, à la veille de l'élection de novembre 2008, l'entourage du futur président avait affirmé qu'il ignorait la situation irrégulière de sa tante, laquelle vivait aux frais des contribuables dans une HLM de Boston. Barack Obama la connaissait pourtant bien. Elle avait été invitée en 2005 à sa cérémonie d'intronisation au Sénat et il parle avec chaleur de «tante Zeituni» dans son livre Les Rêves de mon père.

Pour calmer les critiques en novembre 2008, Barack Obama avait aussi appelé au respect des règles d'immigration en vigueur. Aujourd'hui, une décision de justice en faveur de Zeituni Onyango, perçue comme un geste de favoritisme, serait pain bénit pour l'opposition farouchement opposée au projet de réforme sur l'immigration du président. Mais une décision d'expulsion pourrait renforcer son image d'homme froid et, surtout, redonnerait du grain à moudre aux déçus de sa politique d'immigration. Pendant la campagne, Barack Obama avait promis pour 2009 une loi de régularisation progressive de quelque 12 millions d'immigrés illégaux aux États-Unis, une promesse qu'il n'a pas tenue.

Les avocats des deux parties affirment qu'il n'y a aucune tentative d'immixtion de la Maison-Blanche dans cette affaire. Le cas Onyango est néanmoins traité avec une attention particulière. On lui a accordé une audience à huis clos, pour éviter tout «cirque médiatique».

Le Figaro - 04.02.10

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VIDEO Au Québec des églises vendues et transformées en mosquées

http://www.youtube.com/watch?v=XKA__bkZ7Ic

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Il égorge sa femme comme un mouton

Un homme de 41 ans s'est rendu de lui-même à la police cet après-midi, quelques minutes après avoir égorgé sa compagne, une femme de 36 ans, à leur domicile de Montgeron (Essonne), a-t-on appris de sources policière et judiciaire.

D'après les premiers éléments de l'enquête, l'homme aurait égorgé sa concubine avec un grand couteau vers 16h30 dans la cuisine de leur appartement, sous les yeux de leur fils âgé de 12 ans. L'autre enfant du couple, une fillette de 4 ans, n'aurait pas assisté à la scène, a précisé une source policière. Les deux enfants ont été confiés à leur famille, a indiqué une source judiciaire.

Le meurtrier présumé a appelé les secours juste après son acte, avant de se rendre au commissariat de Montgeron, toujours de source judiciaire. Le couple n'était pas en instance de séparation, a-t-on appris de sources concordantes. Selon les enquêteurs, il n'y a pas eu lutte et le meurtre aurait été rapide. Un seul coup a été porté à la gorge de la victime.

L'homme se trouvait en garde à vue dimanche soir au commissariat de Montgeron où il devait être auditionné. On ignore s'il était connu de la justice.

Le Figaro - 21.02.10

Méthode halal?

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Algérie française: la Mémoire

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(Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir)

Plan d’accès :

http://www.casinoaix.com/fr/Acces.html

21, Avenue de l’Europe – CS50842
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NPI - 21.02.10

20:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Le coup de pied de l'âne à un mort...

En visite en Jordanie, François Fillon s'est refusé dimanche à tout commentaire sur la polémique relative au suicide de Jean-Pierre Treiber, estimant qu'il n'était pas "si fameux" pour qu'on en parle à l'étranger. "J'y répondrai sur le sol national, je ne pense pas que Monsieur Treiber soit si fameux qu'il faille l'évoquer ici en Jordanie", a-t-il répondu aux journalistes au cours d'un point de presse ponctuant sa visite d'une journée en Jordanie.

Le veille, le chef du gouvernement avait dejà été interrogé par la presse juste après l'annonce du suicide de Treiber dans sa cellule de Fleury-Mérogis. "Je n'ai pas d'éléments pour dire quelles sont les responsabilités dans ce suicide, je répondrais quand j'aurais plus d'éléments pour le faire", avait-il répondu lors d'une conférence de presse à Damas.

TF1 News - 21.02.10

Ndb: Qu'il ne parle pas du suicide de Jean-Pierre Treiber à l'étranger est bien normal, mais il aurait pu éviter le "pas si fameux" qui est en soi un jugement.

19:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Cécile Duflot est pour le halal et le casher: elle ne veut pas de relents nauséabonds

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Hamburger halal
La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a jugé dimanche que la polémique concernant les restaurants Quick exclusivement halal était le signe de "relents islamophobes".
 "Personne n'est choqué qu'il y ait des Franprix casher, moi non plus, et on peut très bien choisir d'aller faire ses courses là ou d'aller faire ses courses ailleurs", a déclaré sur Radio J la tête de liste d'Europe Écologie pour les régionales en Île-de-France. "Franchement, c'est la liberté du commerce. Il est où le problème ? Le problème, il est dans le discours tel qu'il s'est instillé depuis quelques mois, sinon quelques années, en France, qui est de systématiquement stigmatiser ce qui a partie liée soit avec la religion musulmane, soit avec une partie de l'histoire de l'immigration en France", a-t-elle ajouté.
TF1 News - 21.02.10

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Chaque jour en province, deux cafés mettent la clé sous la porte

On l’aime pour son patron, ses tabourets brinquebalant, son jambon-beurre à toute heure, ses œufs durs sur le zinc, les blagues de ses piliers de comptoir, son baby-foot. Mais pour combien de temps encore ? Car le bistrot, le troquet, le rade, bref le café du coin est en voie de disparition, à la campagne comme dans certains quartiers des grandes villes.

 Dans les années 1960, on en comptait 200 000. Il en reste 35 000, à peine un par commune en moyenne. L’an dernier, en Ile-de- , 2 000 d’entre eux ont mis la clé sous la porte. Chaque jour, en province, deux baissent le rideau. La faute, pêle-mêle, à l’exode rural, aux tarifs des « conso » qui ont grimpé en flèche, aux loyers qui ont flambé dans les métropoles, aux campagnes de prévention sur l’alcoolisme ou à l’interdiction de fumer. De plus en plus de villages et d’associations de quartier se mobilisent pour que ces parloirs ouverts à tous, où l’on boit un coup en refaisant le monde, survivent à la .
Dans les Yvelines, les habitants d’un village font un appel aux dons sur pour sauver leur bistrot de la banqueroute.

Bernard Quartier, président de l’Institut de développement des cafés brasseries, a des solutions pour inverser la tendance. « Les cafés doivent évoluer, devenir des espaces d’événements. En faisant, par exemple, le café à 1 € le matin ou en diffusant un match de foot. »

Le parisien - 18.02.10

19:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

La mort des petits bistrots français

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Yves dans son café à La Sauve-Majeure (Gironde)
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Dans ce village de l’Entre-deux- Mers, il est aussi connu que l’abbaye du XIe siècle classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Yves, solide gaillard de 80 ans, est le patron du café de La Sauve-Majeure (Gironde), commune de 1 400 âmes à 30 km de Bordeaux. Près d’un demi-siècle qu’il sert du bon café, des diabolos fraise, du Picon ou des « ballons ».

Chez lui, le comptoir et les tables sont en formica et le digestif est parfois offert. « Je suis à la retraite depuis quelques années mais je continue d’être là. J’attends que ma femme, qui tient l’épicerie d’à côté, prenne la sienne pour arrêter. Je lui laisse ce pouvoir ! En fait, on voudrait vendre, mais ce n’est pas facile », confie ce sympathique « bistrotier de campagne » qui pense que « le travail, c’est la ».
Son commerce « vivote ». «Quelques cafés le matin et c’est terminé, ça bat de l’aile », résume Gigi, la femme d’Yves. Malgré une très faible affluence, le troquet, créé il y a environ cent cinquante ans, reste ouvert 7 jours sur 7 « sauf entre le dimanche après-midi et le dimanche soir ».
Son meilleur souvenir ? « C’était quand j’ai acheté mon affaire en 1967. A l’époque, le café prospérait. On gagnait un peu d’argent. J’avais beaucoup de clients qui s’arrêtaient le matin avant l’embauche, avant le turbin. Mais aujourd’hui, Monsieur, les usines ont fermé ! » Il regrette le temps où il avait « 4 ou 5 flippers » et « des machines où les enfants mettaient 20 centimes et pouvaient gagner un chewing-gum ou des perles ». «Aune époque j’avais également un juke-box mais j’ai dû m’en séparer, ça nous coûtait trop cher en droits à reverser à la Sacem. »
Depuis « dix à quinze ans », sa caisse fait moins de tintouin. « Les clients sont toujours les mêmes mais ils n’ont plus d’argent. Il y a aussi eu le passage à l’euro. Ça, ça a tué tout le monde. Sans faire de politique, je peux vous dire qu’on va sur une grosse
! »
Yves continue de bichonner ses derniers clients. Il les aime parce qu’ils disent « toujours la vérité, toujours ce qu’ils pensent ». Mais l’ambiance n’est plus aussi chaleureuse qu’autrefois. « On est en train de perdre notre pauvre France…» 
Le Parisien - 18.02.10 

18:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Quick halal: reportage édifiant à Roubaix

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On ne parle plus que de Roubaix, ou presque. Depuis que son maire socialiste René Vandierendonck a porté plainte contre Quick pour ne servir que des hamburgers halal, la polémique ne cesse d'enfler. Reportage dans le fast food le plus connu du pays.

  Des camarades soudain divisés par un sandwich et renvoyés à leur identité. Normalement, ce jeudi soir, les militants et sympathisants du PS de Roubaix devraient tranquillement débattre des régionales, pratiquement gagnées pour leur camp… Mais dans ce café en périphérie, ce jeudi soir, ils ne parlent que de ça: les hamburgers "halal" du fast-food Quick de leur ville, faits de boeuf conforme aux traditions musulmanes, garantis sans bacon. Et garantis 100% discorde pour les socialistes locaux, dans cette ville de 100.000 habitants où la communauté musulmane est nombreuse, depuis que le maire PS, René Vandierendonck, a déposé une plainte pour "discrimination"… D’un côté de la table, Isabelle et Dora prônent "le choix et la diversité", reprennent les arguments du maire: "Dans un pays laïque comme la France, on ne peut pas vivre à travers la religion, s’emportent les deux quadras. Et on est bien obligé de prendre position, on ne peut pas laisser le débat au FN."

"C’est difficile, le vivre ensemble"

En face, Rachid et Mohammed, pour qui c’est le cri du coeur: ils en ont "marre des polémiques nauséabondes", marre de la "stigmatisation des musulmans", marre des "ghettos". Ils ont "mal à leur identité maghrébine". La discussion se poursuit dans la rue. "C’est difficile, le vivre ensemble", souffle Dora. On se sépare en fumant une dernière cigarette sur le trottoir. On s’embrasse. Mais on ne s’est pas compris. Un sandwich scandaleux ou un maire trop sourcilleux? René Vandierendonck, candidat aux régionales, ancien professeur de droit des libertés publiques, revendique son offensive. Vendredi, le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire. L’édile reçoit dans son bureau, où trône un gigantesque buste de Marianne. Il martèle son refus de voir sa ville "stigmatisée" par l’"offre discriminante" de l’unique grande chaîne de Roubaix, l’autre fast-food le plus proche se situant à 2 kilomètres, sur la commune de Tourcoing. Il combat "pour maintenir le choix, pour l’égalité des droits". "Les musulmans doivent prendre toute leur place dans la société, mais la loi de la République est la même pour tous, répète-t-il à l’infini. C’est comme ça qu’on fera avancer un islam de France."

"Regardez, ça n’empêche pas les Gaulois de venir"

Soraya, elle, a justement l’impression qu’elle "avance", qu’elle se sent "plus intégrée", qu’elle a "enfin sa place". Et c’est "grâce à Quick". Nous sommes mercredi soir, 20 heures, au Quick, un grand bâtiment de brique ocre, coincé entre des barres HLM et un centre commercial. Cette jeune femme de 35 ans, chargée de mission emploi à Tourcoing, mange pour la première fois un Giant, le hamburger phare de la chaîne. Elle "peut" parce qu’il est halal. "On en avait déjà goûté un en 2005, mais à Marrakech", explique Abdel, son mari. "On en avait marre de se limiter au Fish, poursuit Soraya. Pourquoi nos enfants ne pourraient pas bénéficier des menus des grandes chaînes, comme leurs copains? Et regardez, ça n’empêche pas les Gaulois de venir." Elle tourne la tête, observe une mère de famille occupée à rabrouer ses deux têtes blondes. On l’interroge; elle hausse les épaules, reconnaît "ne pas sentir de différence de goût".

"Dans beaucoup de lieux, on ne fait rien pour nous, on nous exclut, conclut Soraya en débarrassant son plateau. Les musulmans d’aujourd’hui, ce sont les juifs des années 1920." La jolie brune, regard doux et tenue apprêtée, avoue qu’elle ne serait pas venue si l’enseigne avait proposé "du halal et du non-halal". Elle aurait eu "un doute sur la cuisson", un doute que les frites "soient mélangées avec de l’huile de porc". Que reste sur les plaques "le gras d’une viande non halal". Que son hamburger soit simplement "impur". "Impur." Les militants du Front national prononcent ce mot comme s’il leur brûlait les lèvres. Jeudi après-midi, à quelques centaines de mètres du fast-food, une dizaine d’entre eux distribuent des tracts, fraîchement imprimés dans la matinée. Sous un logo baptisé "Mon Q", sont repris les arguments de Marine Le Pen, leur patronne, qui a lancé la polémique. Un militant lève les yeux vers le clocher de l’église. "Bientôt, ce sera un minaret. Et le vendredi va devenir un jour férié." Le groupe hoche la tête, regrette en choeur que le prénom le plus donné en France soit "Mohammed".

"On parle de nous jusqu’à Miami, c’est la folie…"

Tête de liste du FN dans le Nord, Eric Dillies se plaît à citer le slogan d’une affiche placardée dans son bureau: "Dans vingt ans, la France sera une république islamique." "On y est presque. Il y a une avancée permanente des règles de l’islam dans notre société. On est en train de désintégrer notre pays!" Le groupe se sépare en deux. Il bruine. Un militant prévient: "Attention, n’allez pas dans les quartiers, sinon, on va encore se faire traiter de fils de pute…" Retour au Quick, jeudi soir. Sofiane et Afnane, 15 et 17 ans, viennent justement des "quartiers", en l’occurrence celui du Pile, à l’est de la ville. Ils "squattent" dans un coin de la salle, comme souvent depuis la fin du mois de novembre. "Pour attendre les potes."

Regard frondeur, enveloppée dans son foulard léopard, Afnane explique qu’avant, elle allait "au KFC, à côté". "Mais on n’était pas sûr de la viande, et tout. Il y a aussi le Flashburger en face. C’est halal, mais c’est nul. Alors quand des Textos ont circulé pour dire que le Quick passait halal, on est venu ici." "C’est devenu the place to be pour afficher qu’on est musulman, observe une militante PS. Les filles viennent là pour draguer, trouver un mari." Succès garanti. "Après le ramadan et l’Aïd, ils ont cartonné!", s’amuse Ali Rahni, militant associatif et encarté Verts, proche de Tariq Ramadan. Mais à quel prix?

Pascal Nys, gérant du fast-food et adjoint UMP à la mairie de Hem, s’écroule sur une table, abattu, exténué. Il engloutit un sandwich. Nous sommes vendredi, il est 13 heures. Sa folle semaine s’achève. "On parle de nous jusqu’à Miami, c’est la folieCe restaurant était en perte de vitesse, on a retrouvé une santé qui nous faisait défaut. Où est le mal? Les produits et les fournisseurs sont restés les mêmes." Il met son chapeau avant de se rendre "à la mairie" pour un dernier rendez-vous. "Courage!", lance un client. Pour clore la polémique, René Vandierendonck pourrait proposer un nouveau local afin d’ouvrir un second Quick, de l’autre côté du centre commercial. Un Quick cette fois-ci non halal. A chacun son fast-food.

Le JDD - 21.02.10

18:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Fadela Amara: "qu'ils mangent du poisson!"

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Elle est politiquement laïque et en même temps musulmane et croyante, en toute transparence. Au moment où les hamburgers halal du Quick de Roubaix, contestés par le maire PS René Vandierendonck, provoquent un nouveau débat autour de l’islam, Fadela Amara, la fondatrice de Ni putes ni soumises, plaide pour la mesure et la diversité.

"Aux dernières nouvelles, Quick n’est pas un service public. Et le directeur de cette chaîne de fast-food ne s’est pas réveillé un matin en se disant qu’il allait islamiser la France. Nous parlons bien ici d’une entreprise privée, qui veut occuper un marché pour faire du business. Je trouve la réaction du maire de Roubaix exagérée et dangereuse. Il n’y a rien de discriminant dans cette histoire: les consommateurs ont le choix de leur menu et peuvent très bien prendre du poisson. Quand je suis arrivée à Saint-Denis, en 1991, en provenance de Clermont-Ferrand, et que j’ai vu des magasins halal, j’ai trouvé cela très bien. Le dimanche, je vais à la boucherie halal avenue d’Italie, dans le 13e arrondissement de Paris, près de chez moi. Mais quand je déjeune au restaurant, si j’ai envie de poulet, je choisis du poulet sur la carte, même s’il n’est pas halal. Je m’adapte, comme beaucoup de musulmans.

Le peuple "d’en bas", comme on dit, a accepté depuis longtemps que les musulmans aient le droit d’avoir des lieux de culte, des carrés spécifiques dans les cimetières. C’est cela, la laïcité, respecter les pratiques des uns et des autres. Dans cette affaire de fast-food, on mélange, à tort, communautarisme et diversité. Le communautarisme, c’est autre chose. Le voile intégral, par exemple. Ça, c’est un véritable scandale. Qu’est-ce que cela signifie à part la fin de la mixité? On ne peut plus embrasser un autre homme que son mari ni même lui serrer la main, on ne peut plus vivre dans le même espace que les hommes… On entre dans une démarche de mort sociale. Les produits halal, eux, ne mettent en danger la vie de personne.

La véritable question que pose cette polémique, c’est la non-acceptation par ses élites de la diversité de ce pays. Il faut les bousculer pour faire de la diversité un atout pour la France. Ce que l’ensemble de nos concitoyens n’acceptent pas, c’est la violence, notamment celle envers les femmes. Ce qui m’inquiète dans cette polémique, c’est qu’elle crée la confusion. Cette manœuvre est là pour nous empêcher d’aller jusqu’au bout dans le débat sur l’interdiction de la burqa qui reste pour moi le véritable sujet."

Le JDD - 21.02.10

18:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)