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Blog - Page 1507

  • Flotille pour Gaza: l'ONU nomme des enquêteurs avec l'approbation d'Israël...

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    NEW YORK — Le chef de l'ONU a annoncé lundi la constitution d'un panel de quatre experts chargés d'enquêter sur le raid meurtrier contre une flottille d'aide destinée à la bande de Gaza, après le revirement de l'Etat hébreu qui accepte désormais de soutenir l'enquête.

    Un Turc et un Israélien feront partie du panel, a indiqué Ban Ki-moon. Il a précisé que le groupe d'experts entamerait ses travaux le 10 août et soumettrait un premier rapport d'ici la mi-septembre. Il sera présidé par l'ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer, secondé dans sa tâche par le président colombien sortant Alvaro Uribe.

    M. Ban n'a en revanche pas révélé l'identité de l'expert israélien, ni celle de son homologue turc.

    Jusqu'à maintenant, l'Etat hébreu s'était opposé à la création d'une commission internationale d'enquête sur cette affaire et avait ouvert deux enquêtes internes.

    Mais lundi, le bureau du Premier ministre israélien a indiqué que "Benjamin Netanyahu a informé aujourd'hui le secrétaire général de l'ONU qu'Israël prendrait part au panel".

    "Israël n'a rien à cacher", a commenté M. Netanyahu. "L'intérêt national de l'Etat d'Israël commande que la vérité soit mise en lumière sur les événements. C'est ce principe même que nous servons".

    Ce geste fait suite à des consultations avec un groupe de sept ministres israéliens et des diplomates ces dernières semaines visant à s'assurer que ce panel "est effectivement doté d'un mandat écrit équilibré et juste", a-t-il ajouté.

    Ankara, qui réclamait la mise en place d'un tel panel, a qualifié sa mise sur pied d'"avancée très importante vers la réparation de l'injustice subie par la Turquie dans ce raid".

    Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a estimé que la décision d'Israël montre que "tous les pays doivent rendre des comptes en droit international". Mais bien qu'elle soit "une première", cette décision "ne devrait pas être considérée comme une chose extraordinaire", a déclaré M. Davutoglu à l'agence Anatolie.

    "En tant que membre de l'ONU, Israël doit répondre de ses actes devant la communauté internationale", a-t-il ajouté.

    Les Etats-Unis ont également salué l'annonce de M. Ban, à travers leur ambassadrice à l'ONU, Susan Rice. Le panel des Nations unies "peut permettre à Israël et à la Turquie de dépasser les récentes tensions dans leurs relations et rétablir leurs forts liens historiques", a-t-elle déclaré.

    Washington espère que les experts nommés par l'ONU vont "travailler d'une manière transparente et crédible" et que leur enquête va offrir à la communauté internationale "la matière première" pour "un rapport sur l'incident", a ajouté Mme Rice.

    Neuf militants turcs, dont deux avaient aussi la nationalité américaine, avaient péri dans le raid contre la flottille qui s'apprêtait à contourner le blocus israélien de la bande de Gaza pour y livrer de l'aide humanitaire.

    Israël assure que les membres du commando n'avaient fait que se défendre face à l'agression qu'ils avaient essuyée au moment de l'assaut.

    Ban Ki-moon a remercié la Turquie et Israël "pour l'esprit de compromis et leur coopération". Pour M. Ban, il s'agit là d'une "avancée inédite".

    "J'espère que l'accord aura un effet positif sur les relations entre la Turquie et Israël ainsi que sur la situation générale qui prévaut au Proche-Orient", a conclu M. Ban.

    Son porte-parole, Martin Nesirky a précisé qu'"il ne s'agit pas d'une enquête criminelle". Il a indiqué que les experts auraient accès aux rapports des enquêtes israélienne et turque en cours. Ils auront la possibilité de demander des "clarifications et des informations complémentaires".

    Ils auront pour tâche de mettre en lumière "les faits, les circonstances et le contexte de cet incident" et de décider des mesures à prendre pour que cela ne se reproduise pas, a poursuivi M. Nesirky.

    AFP. 02/08/10

     

  • Russie: l'état d'urgence décrété dans sept régions où le feu fait rage

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    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    MOSCOU — Le président russe Dmitri Medvedev a décrété lundi l'état d'urgence dans sept régions en proie à de graves incendies de forêt qui ont fait 40 morts dans l'Ouest du pays où la canicule devrait encore durer après un mois de chaleurs exceptionnelles.

    "L'état d'urgence en vue d'assurer la sécurité anti-incendie est décrété dans les républiques de Mari El et de Mordovie et dans les régions de Vladimir, Voronej, Moscou, Nijni-Novgorod et Riazan", précise le décret présidentiel.

    Ce texte permet de limiter l'accès aux zones où l'activité humaine pourrait provoquer de nouveaux départs de feu. Il élargit aussi la possibilité de recourir aux forces armées pour lutter contre les flammes, alors que 2.000 soldats sont déjà engagés sur le terrain depuis la semaine dernière.

    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine qui a convoqué lundi à Moscou les gouverneurs des régions concernés a suggéré de mobiliser les volontaires pour faire face aux incendies.

    "Les gens et les équipements travaillent dans les limites du possible (...) S'il le faut, on devrait mobiliser les volontaires et le personnel des entreprises", a-t-il déclaré.

    Selon le ministre des Situations d'urgence Sergueï Choïgou, plus de 150.000 hommes étaient mobilisés pour lutter contre les incendies.

    "Sur 1.200 incendies, 620 ont été éteints, il en reste 580", a-t-il souligné. Les feux de forêt ont coûté la vie à 40 personnes, selon un nouveau bilan annoncé lundi par le ministère de la Santé et du Développement social.

    La canicule dans l'ouest russe ne donne, elle, aucun signe de recul. La température atteignait ainsi 36,8°C lundi après-midi à Moscou pris lundi matin dans une épaisse fumée grise en raison d'importants feux de tourbes dans la région entourant la capitale.

    Selon les services météorologiques russes, les températures pourraient dépasser les 40°C en fin de semaine dans la partie occidentale de la Russie.

    Dans une déclaration télévisée, le président Medvedev a appelé les Russes à la vigilance.

    "Souvenez vous que chaque allumette jetée peut provoquer un malheur irréparable", a déclaré M. Medvedev.

    Le patriarche orthodoxe russe Kirill, en visite dans la région de Nijni-Novgorod, l'une des plus touchées par les feux de forêt, a pour sa part célébré un office demandant la pluie, selon les images de la télévision russe.

    La presse russe a critiqué les autorités les accusant d'avoir mal géré une crise prévisible, les fortes chaleurs et la sécheresse durant depuis des semaines.

    Evénement rare, M. Poutine avait été pris à partie dès vendredi par des villageois de la région de Nijni-Novgorod, selon les images d'une vidéo mise en ligne sur YouTube.com.

    Lundi le Premier ministre a ordonné aux gouverneurs de lancer le travail de reconstruction des villages ravagés par les flammes qui ont laissé sans toit plus de 2.000 personnes.

    "Je veux entendre comment s'organise la reconstruction des habitations. Je veux des plans de reconstruction pour chaque région, chaque localité, chaque maison", a-t-il lancé ajoutant que les gouverneurs en seraient personnellement responsables.

    Il a aussi parlé de la nécessité d'élaborer des programmes nationaux et régionaux pour assurer la sécurité contre les incendies "pour réduire le risque d'une répétition de tels événements".

    AFP. 02/08/10

  • Ahmadinejad met Obama au défi d'accepter un "face à face" télévisé

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    Mahmoud Ahmadinejad le 28 juin 2010 à Téhéran - (Cliquez sur la photo)

    TEHERAN - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a proposé lundi un dialogue "face à face" avec Barack Obama et affirmé que l'Iran était prêt à un "dialogue de haut niveau" avec les Etats-Unis, pays avec lequel Téhéran n'entretient plus aucune relation depuis plus de 30 ans.

     "Je dois me rendre en septembre à New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies. Je suis prêt à m'asseoir avec M. Obama, face à face, d'homme à homme, pour parler librement des questions mondiales devant les médias pour voir la solution qui est la meilleure", a déclaré M. Ahmadinejad à l'occasion d'un congrès des Iraniens vivant à l'étranger.

    "Le gouvernement américain a déclaré récemment qu'il était prêt à dialoguer à un niveau plus élevé. Très bien. Nous sommes aussi en faveur du dialogue et prêt à dialoguer à un niveau plus haut sur la base du respect mutuel et de la dignité", a-t-il ajouté en faisant référence au contentieux opposant les Occidentaux à l'Iran sur son programme nucléaire controversé.

    L'Iran et les Etats-Unis n'ont pas de relations diplomatiques depuis trente ans. En octobre 2009, le sous-secrétaire d'Etat américain avait participé aux négociations de Genève sur le nucléaire dans le cadre du dialogue entre l'Iran et les pays du groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Allemagne).

    Mais l'absence de résultat à propos de l'échange du combustible nucléaire a empêché la poursuite de ces discussions.

    La déclaration du président Ahmadinejad intervient alors que les Etats-Unis ont fait pression sur leurs partenaires du groupe des Six pour adopter une nouvelle résolution au Conseil de sécurité pour renforcer les sanctions internationales.

    Mais le président Ahmadinejad a prévenu que le dialogue devra être basé sur le respect mutuel.

    "Si vous croyez que vous allez brandir un bâton et dire que nous devons accepter tout ce que vous dites, cela ne se produira pas", a-t-il ajouté à l'attention des Occidentaux. Ces derniers "ne comprennent pas que les données ont changé dans le monde", a-t-il estimé.

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 9 juin une résolution renforçant les sanctions internationales contre l'Iran, soupçonné malgré ses démentis de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil. Cette initiative a été rapidement suivie par l'adoption de sévères sanctions unilatérales par les Etats-Unis et l'Union européenne.

    De nouvelles discussions sur le dossier nucléaire sont toutefois envisagées en septembre entre Téhéran et les puissances du groupe des Six, ainsi qu'entre l'Iran et les pays du groupe de Vienne (Etats-Unis, Russie, France) sur la question plus spécifique d'un éventuel échange de combustible nucléaire.

    M. Ahmadinejad a également affirmé que les nouvelles sanctions n'auront aucun effet sur la détermination de l'Iran à poursuivre son programme nucléaire.

    "Ils (les Occidentaux) adoptent des résolutions. Combien en ont-ils adopté jusque-là? ' Quatre '. Vous pouvez adopter autant de résolutions que vous voulez pour avoir 4.000 résolutions", a-t-il affirmé.

    M. Ahmadinejad a dénoncé le soutien des Etats-Unis à Israël. "Vous soutenez un pays qui a des centaines de bombes atomiques et vous dites que vous voulez stopper l'Iran qui pourrait éventuellement avoir la bombe un jour. Vous ne faites que vous discréditer dans le monde", a-t-il déclaré, en répétant que l'Iran "ne voulait pas avoir la bombe atomique".

    "M. Obama donne trop d'importance aux sionistes. En fin de compte, le sionisme n'est qu'un parti politique, qui contrôle les médias, les partis politiques et l'argent. Les sionistes ne sont pas importants, ce sont les nations qui sont importantes dans le monde", a-t-il dit.

    L'Express.fr - 02/08/10

  • Les Pays-Bas se retirent d'Afghanistan

    Les Néerlandais sont le premier gros contingent des forces de l'Otan à quitter le pays depuis la chute des talibans. En France, l'ancien ministre socialiste de la Défense Paul Quilès appelle à suivre le mouvement.

    C'est la fin de quatre ans de mission. Les soldats néerlandais ont passé dimanche le relais aux forces américaines et australiennes pour le contrôle de la province de l'Uruzgan. Le contingent néerlandais est le premier des gros pays pourvoyeurs de troupes de la Force de l'Otan à quitter le pays, près de neuf ans après la chute des talibans. Il sera remplacé par des soldats américains, australiens, slovaques et singapouriens.

    En Afghanistan depuis l'été 2006, les Pays-Bas ont déployé quelque 1950 soldats au sein de l'Isaf, principalement dans l'Uruzgan, une province du sud du pays où les talibans sont très présents. L'approche néerlandaise, surnommée «3D» pour développement, diplomatie et défense, a souvent été citée en exemple sur la scène internationale. Les Pays-Bas ont notamment pris en charge la construction d'une route entre Tarin Kowt et Chora, les deux villes les plus peuplées d'Uruzgan, et l'entraînement de 3000 soldats afghans. Leur présence dans cette région a également permis le doublement du nombre d'écoles, la vaccination de la plupart des enfants, la construction d'un centre de formation pour policiers et l'amélioration des moyens de transport.

     

    1,4 milliard d'euros et 24 morts en quatre ans

     

    Au cours de cette mission, qui a coûté 1,4 milliard d'euros, 24 soldats néerlandais sont morts. Alors que l'Otan souhaitait la prolonger d'un an, jusqu'en août 2011, des divergences avaient provoqué en février dernier la chute du gouvernement et le non-renouvellement de la mission des soldats. «Les Pays-Bas ont pris leur responsabilité et se sont battus pour la sécurisation et la reconstruction de l'Afghanistan», s'est félicité dimanche le ministre néerlandais des Affaires étrangères Maxime Verhagen. Après ce départ, l'Otan assure qu'elle «maintiendra ses capacités actuelles, notamment concernant les unités de combat, la formation, la reconstruction».

    Ce retrait relance le débat dans les autres pays engagés dans l'Isaf. Prochain gros départ programmé, celui du contingent canadien en 2011. Le premier ministre britannique David Cameron a pour sa part évoqué récemment la possibilité de rapatrier une partie des forces à l'été 2011. Barack Obama, lui, a fixé à juillet 2011 le début du retrait des troupes américaines, qui composent les deux-tiers de la présence internationale. Dimanche, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a toutefois déclaré que ce repli serait «limité».

    Quant à la France, le président UMP de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Axel Poniatowski, s'est dit mardi opposé à un retrait. Au contraire Paul Quilès, ancien ministre de la Défense de François Mitterrand, a appelé mercredi à un retrait français d'Afghanistan et à une initiative internationale pour faire de ce pays «un État neutre». «Paul Quilès soulève un vrai problème», a rebondi le député socialiste François Loncle, réclamant mardi un débat parlementaire sur le sujet.

    Le Figaro - 01/07/10

  • Antifascistes finlandais interdits d'entrée en Estonie

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    Drapeau de l'Estonie

    Le ministère estonien des affaires étrangères a provisoirement interdit d'entrée les antifascistes finlandais qui allaient prendre part aux actions de protestation contre le rassemblement des anciens des anciens combattants de la 20ème division estonienne des Waffen SS fixé au 31 juillet. Pendant la Seconde guerre mondiale cette division s'était battue aux côtés de l'Allemagne nazie.

    La liste noire des antifascistes qui ont été interdits d'entrée en Estonie a été mise en ligne sur le site du MAE estonien. C'est incroyable, -déclare Johan Beckman qui dirige le comité antifasciste finlandais et est membre de la présidence de l'ONG « Le monde sans nazisme ». Selon lui, cette démarche montre on ne peut mieux que les autorités officielles estoniennes encouragent les manifestations profascistes. L'Estonie est le seul pays où les néonazis peuvent participer aux rassemblements officiellement autorisés et faire la propagande de leurs idées auprès des jeunes.

    Les rassemblements des anciens de la division estonienne des Waffen SS sont organisés depuis plus de 15 ans avec de plus en plus de pompe. A leur tour, les organisations antifascistes qui s'opposent à la glorification du nazisme en Estonie deviennent de plus en plus actives elles aussi, - fait ressortir Maxime Reva, membre du conseil d'administration de l'ONG « Patrouille de nuit ».

    Ces rassemblements sont devenus une tradition de mauvaise augure en Estonie. Ils sont organisés depuis 1994 et deviennent de plus en plus nombreux. Il s'est même constituée une « Société des amis de la légion estonienne » qui aide les anciens de la 20ème division des grenadiers à tenir ces rassemblements. L'année dernière les membres de « Patrouille de nuit » ont tenté une action de protestation. " Nous sommes venus monter un piquet autorisé mais nous avons été interpellés par la police et amenés au commissariat. Nous avons beaucoup travaillé depuis de concert avec d'autres organisations antifascistes estoniennes. Nous avons rejoint le mouvement « Le monde sans nazisme ». Cette année encore, nous avons commencé à nous préparer à ce rassemblement bien à l'avance. Nous avons essayé d'obtenir l'autorisation pour monter notre piquet au même endroit où nous avons été interpellés l'année dernière. Or, notre demande a été rejetée au motif que tout ce territoire, c'est environ deux terrains de foot, a été réservé pour le meeting de ces ex-SS. Tout cela est, bien entendu, un foisonnement d'inepties."

    Les antifascistes essayaient de convaincre les autorités d'interdire le rassemblement des SS en prévenant la police des provocations nazies qui se préparent. Dans une lettre envoyée à la police, ils disent que les organisateurs du rassemblement se proposent de violer plusieurs lois qui interdisent la propagande du nazisme et l'attisement de la haine interethnique.

    Les antifascistes estoniens sont soutenus par leurs collègues étrangers. « C'est une honte qui se répète tous les ans. Les anciens des Waffen SS convergent vers l'Estonie venant de nombreux pays. Le fait que cela se passe en Union Européenne est le comble de l'infamie », - a déclaré Efraim Zuroff qui dirige la division israélienne du Centre Simon Viesenthal.

    La Voix de la Russie - 31/07/10

  • Omar Raddad veut "être réhabilité"

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    (Cliquez sur la photo)

    Son avocate demande l'ouverture d'une information judiciaire afin de comparer les ADN mêlés au sang de Ghislaine Marchal au Fichier des empreintes génétiques. En cas de résultats probants, la Commission de révision pourrait être sollicitée.

    Les espoirs d'Omar Raddad reposent sur Michèle Alliot-Marie. Seize ans après sa condamnation pour le meurtre de Ghislaine Marchal, l'ancien jardinier, qui a depuis bénéficié d'une grâce partielle, désire toujours «être réhabilité». Son avocate, révèle le Journal du Dimanche, a saisi la chancellerie pour obtenir l'ouverture d'une information judiciaire afin de comparer au Fichier national des empreintes génétiques des deux ADN masculins, mêlés au sang de la riche veuve. En cas de feu vert de la Garde des Sceaux et de résultats probants, Me Sylvie Noachovitch veut saisir la Commission de révision. Seule cette instance permettrait d'enclencher le processus pouvant aboutir éventuellement à un nouveau procès.

    La Commission de révision ne jugera la requête d'Omar Raddad recevable que s'il peut prouver qu'il dispose «d'un fait nouveau, inconnu du tribunal au moment du jugement initial». Si la Commission estime que les résultats de cette analyse d'ADN font «naître un doute sur la culpabilité du condamné», la requête sera transmise à la Cour de révision, qui statuera sur l'opportunité d'un nouveau procès. Suite à une contre-enquête du détective Roger-Marc Moreau, la défense de l'ex-jardinier marocain est persuadée de trouver dans ces traces d'ADN des indices mettant en cause d'autres suspects. «Nous croyons savoir à qui ces ADN appartiennent, à des gens qui ont déjà commis des délits et des crimes, et qui sont dans le fichier», confirme le détective, cryptique, au Journal du Dimanche.

     

    Rachida Dati n'avait pas donné suite

     

    Le corps sans vie de Ghislaine Marchal a été découvert dans sa villa de Mougins dans les Alpes-Maritimes en juin 1991. Sur la porte de la chaufferie, les enquêteurs retrouvent l'inscription mal orthographiée «Omar m'a tuer, Omar m'a t». Mortellement blessée à l'arme blanche et battue à coups de poutre, elle aurait agonisé une vingtaine de minutes. Omar, son jardinier, semble le coupable désigné. Lors du procès, les experts établissent que ce message posthume a été tracé de la main de Ghislaine Marchal. La défense d'Omar Raddad, à l'époque représentée par Me Jacques Vergès, soutient elle que l'assassin a trempé son propre doigt dans la mare de sang, en vue d'accuser l'employé de Ghislaine Marchal. Condamné à 18 ans de réclusion en 1994, Omar Raddad a toujours clamé son innocence. Aujourd'hui âgé de 48 ans, il a bénéficié d'une libération conditionnelle le 4 septembre 1998 après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

    Depuis cette libération, il mène un combat sans relâche pour se faire blanchir. Mais ces précédentes tentatives basées sur ces mystérieux ADN ont échoué. Omar Raddad avait déjà demandé en 2008 à Rachida Dati, prédécesseur de Michèle Alliot-Marie, l'ouverture d'une information pour comparer les ADN suspects. La Garde des Sceaux de l'époque n'avait pas donné suite. Ses analyses sont capitales. En 2002, la Cour de révision a rejeté une première demande. L'expertise qui montrait que ces ADN ne correspondaient pas à celui d'Omar Raddad ne constituait pas une preuve suffisante. «Il est impossible de déterminer à quel moment, antérieur, concomitant ou postérieur du meurtre ces traces ont été laissées», avançait la Cour. Elles pourraient notamment résulter d'une contamination venant d'enquêteurs ou de journalistes ou des proches de Ghislaine Marchal, présents sur les lieux.

    Pour Omar Raddad, faire éclater son innocence est vital. «J'ai été gracié mais je n'ai pas été innocenté», a-t-il confié au Journal du Dimanche, sa première interview depuis 2008. «Je suis libre physiquement mais, dans ma tête, je suis toujours en prison. Je n'arrive pas à tourner le page. Quand j'aurai la vérité, j'aurai tout», explique l'ancien jardinier, auquel «la médecine du travail a interdit de travailler». Omar Raddad dit avoir son idée sur «les personnes derrière ce crime», mais il n'a «pas le droit de le dire». L'affaire devrait refaire les titres de l'actualité avec la sortie en 2011 du film Omar m'a tuer du réalisateur Roschdy Zem.

    Le Figaro - 01/07/10

    Ndb: le corps de Ghislaine Marchal a été incinéré

  • Marseille: viol aux Catalans en plein après-midi

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    La plage des Catalans le 1er août 2010
     
    (Cliquez sur la photo)

    Deux mineurs ont été mis en examen pour viol après avoir agressé, jeudi, en plein après-midi, une baigneuse de 17 ans sur la plage des Catalans, située dans le centre-ville de Marseille, a-t-on appris, dimanche, de sources concordantes. L'auteur principal du viol a été placé en détention, a indiqué le parquet sans autres précisions du fait du statut de mineurs des agresseurs.

    Selon une source proche de l'enquête, la jeune fille a été victime d'une agression sexuelle avec pénétration digitale, ce qui est considéré comme un viol par le Code pénal, alors qu'elle se baignait, jeudi après-midi, vers 16 h 30, sur la plage des Catalans. Elle nageait dans la mer quand l'un des deux garçons l'a immobilisée pendant que l'autre l'a agressée. La jeune fille est sortie de l'eau et a immédiatement alerté les maîtres nageurs sauveteurs de la police nationale qui ont arrêté les deux jeunes toujours présents sur la plage, qui est la plus proche du Vieux-Port.

    Les mineurs ont ensuite été placés en garde à vue à la sûreté départementale avant d'être déférés vendredi devant le parquet des mineurs. Selon cette source proche de l'enquête, les deux agresseurs ont expliqué aux enquêteurs ne pas avoir réalisé la gravité de leurs actes, ayant simplement eu le sentiment de "chahuter".

    Le viol est passible de la cour d'assises des mineurs et de 15 ans de réclusion. "Ça aurait pu se passer n'importe où, il ne faut pas stigmatiser la plage des Catalans", a réagi Patrick Menucci, maire PS du 1er secteur de Marseille dont la plage des Catalans dépend. Qualifiant cette affaire de "terrifiante", il s'est félicité que "le dispositif policier ait fonctionné puisque les auteurs ont été arrêtés". "Ce n'est pas le problème de la plage, c'est le problème de l'attitude des individus et la responsabilité revient à l'esprit débile des auteurs et non pas au lieu", a-t-il jugé.

    Menucci vante le dispositif de surveillance des plages

    "De mémoire, c'est la première fois que ça se passe, mais mes équipes de médiateurs dans le secteur ont fait arrêter la veille un pédophile qui montrait son sexe à des gamins et qui a été arrêté et expulsé", a ajouté Patrick Menucci. Cet exhibitionniste, un Algérien en situation irrégulière, selon la même source, agissait dans les rochers de Malmousque, sur la Corniche de Marseille.

    Le maire de secteur a précisé que 19 médiateurs de l'Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes), qui terminent leur stage de sécurité-médiation, sillonnent depuis deux ans, sept jours sur sept de 12 heures à 20 heures, les zones de rochers non surveillées par la police et les endroits isolés. "Aux Catalans, il y a d'autres médiateurs mis en place par la ville de Marseille et ceux-là ne sont pas sur la plage, mais dans les rues derrière le front de mer"*, a-t-il dit.

    "Le dispositif plage est énorme. Nous avons une réunion de travail tous les vendredis après-midi au poste de police du 7e arrondissement avec la police nationale, la police municipale, les médiateurs de la mairie de secteur et de la mairie", a-t-il détaillé.

    Le Point - 01/08/10

    * Les vols à l'étalage et autres méfaits, rackets, etc... sont actuellement nombreux dans le quartier des Catalans.

  • Adhérer à l'UE? Les Islandais demeurent réticents

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    (Cliquez sur la photo)

    REYKJAVIK — En être ou ne pas en être? Appelés in fine à trancher sur une entrée de leur pays dans l'UE, les Islandais affichent pour l'heure une certaine frilosité qui s'explique par leur attachement à l'industrie de la pêche et par une fierté nationale retrouvée.

    En pleine torpeur estivale, le coup d'envoi, mardi dernier à Bruxelles, des négociations en vue d'une éventuelle adhésion n'a pas attisé le débat sur la petite île volcanique de l'Atlantique Nord.

    Sur les trottoirs ensoleillés de Reykjavik, rares sont ceux qui acceptent de s'ouvrir sur la question et ceux qui le font dessinent une image contrastée.

    "Je n'ai pas d'opinion encore bien arrêtée", estime Gestur Mar Fanndal, artiste de profession, qui promène en poussette sa petite Briet dans une rue commerçante animée.

    "Mais, pour ce qui est de la pêche, je ne pense pas que cela penche en faveur des Islandais", ajoute le jeune homme.

    Comme lui, de nombreux Islandais attendent l'issue des négociations avec Bruxelles pour se faire une opinion et se prononcer par référendum.

    Analyste-informaticien, Elias Halldor Agustsson n'a, lui, pas l'ombre d'un doute.

    "Je pense que ce serait une fichtrement bonne idée", lâche-t-il. "Ca ne peut pas être pire que ce que nous avons déjà: la corruption profonde, le népotisme", explique-t-il avant d'enfourcher son vélo.

    Le dernier sondage disponible remonte à début juin. La tendance était alors nette: 60% des répondants se disaient hostiles à une entrée dans l'UE contre seulement 26% d'opinions favorables.

    Un rapport de forces qui inquiète les responsables européens déjà échaudés par l'échec de deux référendums en Norvège.

    Si les Islandais semblaient prêts à se jeter dans les bras de Bruxelles au plus fort de la crise en 2008, lorsque leur pays était au bord du précipice, leurs ardeurs ont décliné depuis.

    L'affaire Icesave y a largement contribué: les démêlés avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas sur l'indemnisation des épargnants lésés par la faillite de la banque islandaise a ressuscité un nationalisme qui tait son nom.

    Surtout, l'écroulement du système bancaire hypertrophié a conduit les Islandais à se replier sur leurs industries traditionnelles, au premier rang desquelles la pêche, un secteur qui représente un tiers des exportations et où l'UE sent le soufre.

    Dans le petit port de Sandgerdi, à une heure de Reykjavik, Hjörtur Alfredsson, capitaine du Birger, ne mâche pas ses mots.

    "Les négociateurs qui sont à Bruxelles devraient rentrer immédiatement et arrêter de gaspiller de l'argent dans ce bordel", lâche le solide gaillard. "Par expérience, quand deux parties de tailles différentes négocient, c'est toujours le plus petit qui perd".

    Même son de cloche à Nylenda, minuscule hameau à quelques kilomètres de là.

    "Je suis contre parce que je pense que l'Islande devrait garder le contrôle de ses ressources naturelles", explique Heidar Gudjonsson, pêcheur artisanal cloué au sol par une avarie moteur.

    Face à l'opposition tonitruante des pêcheurs, des agriculteurs et des chasseurs de baleines, qui se sentent tous menacés par l'UE, les milieux d'affaires globalement europhiles tentent de faire entendre leur voix.

    "Qu'ils cessent de hurler et qu'ils commencent à discuter", déclare Helgi Magnusson, directeur de la Fédération des industries islandaises, qui dit vouloir oeuvrer à Bruxelles pour "l'accord le plus favorable possible".

    Directeur de Marorka, entreprise innovante spécialisée dans l'efficacité énergétique du secteur maritime, Jon Agust Thortseinsson est l'un de ces patrons excédés par la volatilité de la couronne islandaise et qui veut rivaliser à armes égales avec ses concurrents du continent.

    "Nous sommes un pays européen, nous avons une culture européenne, notre place est dans l'UE", dit-il.

    AFP. 01/08/10

  • Audition d'Eric Woerth: la gauche dénonce une "mise en scène" et réclame un juge d'instruction

    Le PS et les Verts ont dénoncé "une mise en scène" pour gagner du temps et un "spectacle inimaginable", jeudi, après l'audition du ministre du Travail Éric Woerth, demandant de nouveau la désignation d'un juge d'instruction dans l'affaire Bettencourt. "On assiste à une vaste opération de mise en scène pour ce qui concerne Éric Woerth et surtout, avec Philippe Courroye (procureur de Nanterre), à une opération qui consiste à gagner du temps pour que la vérité ne soit pas faite", a réagi sur LCI le député Noël Mamère (Verts).

    Noël Mamère a évoqué une "affaire d'État" concernant "le financement de la campagne présidentielle de M. Sarkozy. On est aussi dans une affaire Sarkozy". Éric Woerth a été interrogé jeudi pendant près de huit heures comme témoin à son ministère par les policiers qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt sous la direction du parquet de Nanterre. "On est dans un spectacle inimaginable et exceptionnel", a déclaré, également sur LCI, Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale PS à la Justice. "Personne ne sait ce qu'a dit Éric Woerth. Il est resté huit heures avec les policiers de la brigade financière. Je n'ai rien entendu qui permette de répondre à la question du conflit d'intérêts", a-t-elle ajouté.

    Noël Mamère et Mme de la Gontrie ont répété qu'ils souhaitaient la nomination d'un juge d'instruction dans l'affaire Woerth/Bettencourt. "Éva Joly avait raison de dire que tant que nous ne désignerons pas un juge d'instruction, tant qu'on n'ouvrira pas une information judiciaire, il sera impossible de lancer par exemple des commissions rogatoires internationales pour savoir si le financement de la campagne de M. Sarkozy de la part de Mme Bettencourt a dépassé ce qui est légal", a déclaré M. Mamère. Marie-Pierre de la Gontrie a jugé que "continuer d'assumer des fonctions de ministre dans cette situation est assez particulier. Cela ne pose pas de problème ni à Nicolas Sarkozy, ni à François Fillon, ni à Éric Woerth".

    Le Point - 29/07/10

  • Exécution de Michel Germaneau: l'Aqmi parle de négociations avec Paris

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    Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droudkal, a affirmé avoir négocié avec Paris pour la libération de l'otage français Michel Germaneau avant l'opération qui a conduit à son exécution, selon un message complet diffusé dimanche par des sites islamistes.

    "Honte à la France et à son président, qui a lancé son raid alors que des négociations étaient en cours", a affirmé le chef d'Aqmi dans ce message dont des extraits avaient déjà été diffusés le 25 juillet par la chaîne Al-Jazira.

    Les autorités françaises n'ont jamais fait état de négociations pour la libération de l'otage. Ainsi, le 26 juillet, le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait indiqué que Paris n'avait pas pu avoir "la moindre discussion" avec les ravisseurs de Michel Germaneau.

    Le Point - 01/08/10

  • La Cité épiscopale d'Albi inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco

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    (Cliquez sur la photo)
     
    La Cité épiscopale d'Albi  a été ajoutée samedi à la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, a annoncé le ministère de la culture du Brésil, qui préside la 34e session annuelle du Comité du Patrimoine Mondial dans la capitale brésilienne.
    "La Cité épiscopale fait son entrée dans la liste du Patrimoine Mondial (de l'UNESCO)", a déclaré le ministère sur un site Twitter spécialement créé pour la session de l'UNESCO.
    La Cité épiscopale d'Albi, au long passé historique, et qui couvre 63 hectares, est notamment réputée pour la cathédrale Saint-Cécile (1282), puissant édifice en brique de style méridional, comprenant une grande voûte due à des artistes bolonais.
    Le "Palais de la Berbie", une forteresse avec un donjon massif et une enceinte fortifiée, abrite depuis 1922 le musée Toulouse Lautrec, le célèbre peintre et enfant du pays.
    La réunion annuelle du Comité du Patrimoine de l'UNESCO se tient au Brésil jusqu'au 3 août. La mairie d'Albi a exprimé son "bonheur" après l'inscription samedi par l'Unesco de la Cité épiscopale de la préfecture du Tarn au patrimoine mondial de l'Humanité.


    "Le bonheur de cette annonce est d'ores et déjà partagé par tous les Albigeois", a déclaré la mairie dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.
    "L'inscription de la Cité épiscopale est le fruit d'un travail de fond de plusieurs années qui s'inscrit dans une démarche de gestion à long terme et qui se veut porteuse des valeurs universelles exceptionnelles de l'Unesco", a ajouté la municipalité dirigée par Philippe Bonnecarrère (DVD).

    La Cité épiscopale d'Albi rassemble la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, ainsi que le Palais de la Berbie, qui abrite le Musée Toulouse-Lautrec, l'église Saint-Salvi et son cloître, le Pont vieux et plusieurs édifices classés monuments historiques. La Cité épiscopale d'Albi, inscrite samedi au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, est un ensemble urbain construit en terre cuite autour de la cathédrale Sainte-Cécile, qui a valu au chef-lieu du Tarn son surnom de "ville rose". Présentée comme l'un des plus grands ensembles de brique cuite au monde, la Cité épiscopale abrite en son coeur la cathédrale Sainte-Cécile.
    Cette église fortifiée a été construite entre 1282 et 1480 avec pour objectif de proclamer l'autorité des évêques après la croisade menée contre l'hérésie des Albigeois (1208-1249).
    Modèle exceptionnel de gothique "méridional", la cathédrale est aussi réputée pour sa voûte peinte, la plus grande du monde, son porche gothique flamboyant et ses fresques des XVe-XVIe siècles, inspirées de l'art flamand et de la Renaissance italienne.
    A côté se trouvent le palais-forteresse de l'évêque, la Berbie, avec son donjon massif, puissant et austère, ainsi que le Pont-vieux qui enjambe la rivière du Tarn et l'église collégiale Saint-Salvi. Le palais de la Berbie abrite depuis 1922 un musée consacré au peintre Henri de Toulouse-Lautrec, né à Albi.
    Le périmètre retenu pour le classement au patrimoine mondial s'étend sur près de 20 hectares et quatre quartiers d'origine médiévale aux ruelles étroites bordées de maisons à colombages : Castelviel, Castelnau, le bourg Saint-Salvi et les Combes et berges du Tarn.
    La Cité épiscopale forme "un ensemble urbain de brique, unique par sa couleur ocre, sa puissance et son harmonie", explique la municipalité d'Albi dans son dossier de présentation.

    La Dépêche - 01/08/10

  • VIDEO Hugo Chavez chante pour Hillary Clinton, parle d'Israël et du cynisme de l'ONU

    http://www.dailymotion.com/video/xdq5mz_chavez-chante-pour-hillary-clinton_news

    Vidéo publiée le 18/06/10

  • A Caracas, la violence pousse des habitants à prier les "saints de brigands"

    A Caracas, l'une des villes les plus dangereuses au monde, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer face à la criminalité galopante. Ils sont chaque jour plus nombreux à défiler sur les tombes de délinquants pour demander la protection des "saints des brigands".

    "Il me protège. Je crois plus en lui qu'en les forces de sécurité. J'ai vu trop de crimes commis sous les yeux de la police sans qu'elle ne fasse rien", déclare Omar Alonso, devant la tombe recouverte de fleurs d'Ismael Sanchez, un délinquant décédé, dans un cimetière du sud de la capitale du Venezuela.

    Au-dessus de son tombeau, trône une statuette de 80 centimètres représentant "Ismaelito" avec un pistolet à la ceinture, des lunettes dorées et une casquette sur le côté. Les gens l'embrassent avec dévotion et certains lui glissent même une cigarette entre les lèvres.

    Ismael Sanchez est une des divinités les plus importantes de la "Corte malandra" (la cour des brigands).

    Les esprits de ce groupe de voleurs morts il y a 40 ans sont vénérés dans le cadre du culte à Maria Lionza, l'un des exemples les plus frappants du syncrétisme religieux en vigueur dans ce pays majoritairement catholique.

    Ce regain des croyances populaires s'explique par l'ampleur de l'insécurité, devenue la principale préoccupation des Vénézuéliens.

    A Caracas, une cinquantaine de personnes décèdent de mort violente chaque week-end et le nombre d'assassinats a dépassé les 16.000 dans l'ensemble du pays sud-américain en 2009, selon des chiffres officieux, qui font du Venezuela le pays le plus violent de la région.

    En outre, plus de 91% des assassinats commis sont restés impunis, selon l'Observatoire vénézuélien de la violence, une organisation non gouvernementale.

    Le gouvernement, lui, ne publie plus de chiffres officiels, mais ces statistiques nuisent fortement à la popularité du président socialiste Hugo Chavez, à deux mois d'élections législatives lors desquelles il redoute le réveil de l'opposition, qui avait boycotté le précédent scrutin en 2005.

    Le chef de l'Etat a bien pris des mesures pour augmenter l'efficacité de la police, mais la violence ne faiblit pas, selon les chiffres officieux, et la population se méfie des forces de l'ordre.

    "Maintenant, le délinquant, c'est le policier. Je n'ai pas confiance en eux car il y a trop de corruption et le gouvernement ne sert à rien. Mais ces saints ne m'ont jamais laissé mourir", affirme Jenny Lameda, adepte du spiritisme qui dit entrer en contact avec les esprits de la "corte".

    Il est souvent difficile de démêler le mythe de la réalité au sujet d'"Ismaelito" et de ses compères, mais une chose est sûre, le nombre de visiteurs sur leurs tombes ne cesse d'augmenter selon les employés du cimetière.

    Ils viennent demander une protection ou un "coup de main" avant de commettre un crime, remercier les "saints" pour la libération d'un être cher emprisonné ou pour avoir gagné à la loterie.

    "De nombreuses personnes rejoignent le culte, mais certaines sont mal orientées et viennent demander n'importe quoi", regrette Omar Alonson, selon qui ces bandits étaient des sortes de Robin des Bois qui volaient les riches pour donner aux pauvres.

    Certains visiteurs entrent en transe devant les tombes, d'autres disent entendre des messages, mais la majorité assure ressentir une forme de sérénité, que l'Etat est incapable de leur fournir.

    Par Beatriz LECUMBERRI

    Les Echos - 31/07/10

  • Le Front national met Sarkozy au pied du mur

    Le Front national a demandé  à Nicolas Sarkozy de "tirer toutes les conséquences" de ses nouvelles annonces sur la sécurité "en rétablissant l'expulsion effective et définitive des délinquants étrangers" et en "réformant profondément" le code de la nationalité.

    La vice-présidente du FN Marine Le Pen "somme" le chef de l'Etat "de tirer toutes les conséquences de ses déclarations en rétablissant l'expulsion systématique, effective et définitive des délinquants étrangers", "en décrétant un moratoire immédiat sur l'immigration et en réformant profondément notre code de la nationalité", indique un communiqué du parti.

    Le président a notamment annoncé son intention de déchoir de la nationalité française "toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique".  Pour le parti d'extrême droite, "les propos du président de la République qui procèdent d'une nouvelle gesticulation estivale, n'ont qu'un mérite, celui de confirmer officiellement le caractère criminogène de certaines immigrations, vérité pour laquelle le Front national est persécuté depuis trois décennies".

    "Nous promettant une nouvelle "nouvelle loi" pour durcir le dispositif, celui qui a supprimé le renvoi dans leur pays d'origine des délinquants, nous propose d'envisager maintenant d'étendre les déchéances de nationalité.

    De qui se moque-t-on"?, juge le Front national.

    Le Figaro - 31/07/10

  • Israël: tirs de missiles sur Gaza - un mort, huit blessés graves

    Des avions israéliens ont tiré des missiles contre plusieurs objectifs dans la bande de Gaza dans la nuit , faisant un mort et huit blessés, en riposte à un tir de roquette palestinien contre le sud d'Israël. Un militant du Hamas, âgé de 22 ans, a été tué par un missile tiré sur une caravane, près du camp de réfugiés de Magazhi, dans le centre de la bande de Gaza, a annoncé un responsable du Hamas.

    L'armée israélienne a affirmé que le site en question était un "entrepôt de fabrication d'armes". Hier soir tard, les avions israéliens ont tiré au moins quatre missiles contre des bâtiments utilisés par les forces de sécurité du mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza, blessant huit personnes, dont plusieurs grièvement, selon le responsable des services d'urgence de Gaza, Mouawiya Hassanein.

    Il s'agit des anciens bâtiments utilisés par le président palestinien Mahmoud Abbas avant son éviction par le Hamas de la bande de Gaza en 2007. En prévision de nouvelles frappes, le Hamas a ordonné l'évacuation de tout son personnel chargé de la sécurité.

    Le Figaro - 31/07/10

  • Hortefeux surenchérit sur la déchéance de nationalité...

    Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux veut étendre les possibilités de déchéance de nationalité aux cas d'excision, de traite d'êtres humains ou d'"actes de délinquance grave", dans un entretien à paraître demain dans le Parisien/Aujourd'hui en France.

    Interrogé sur le cas de Lies Hebbadj, soupçonné de polygamie, le ministre a indiqué que "des déchéances de nationalité doivent pouvoir être prononcées dans de telles situations mais aussi en cas d'excision, de traite d'êtres humains ou d'actes de délinquance grave".

    Projet de loi le 7 septembre au Sénat

    Hier à Grenoble, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy avait déjà fait part de sa volonté de modifier la législation afin que la nationalité française puisse être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait "volontairement porté atteinte" à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre "dépositaire de l'autorité publique".

    Les nouvelles dispositions évoquées par le chef de l'Etat figureront dans le projet de loi sur la sécurité intérieure qui sera examinée au Sénat le 7 septembre et dans celui sur l'immigration qui sera présenté "en septembre à l'Assemblée", a par ailleurs précisé Brice Hortefeux.

     À l'heure actuelle, un Français peut se voir déchu de sa nationalité en cas de condamnation pour "atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation" ou pour terrorisme ou s'il s'est livré "au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciable aux intérêts de la France".  Une personne naturalisée peut également perdre sa nationalité française si elle a été acquise par "mensonge ou par fraude".

    Le Figaro - 31/07/10

  • Des dangers de l'Histoire

    Selon Dimitri Casali, spécialiste du 1er Empire, publié sur le blogue d’Eric Brunet, journaliste à France télévision, « [l]es 116 pages des nouvelles instructions officielles pour les programmes scolaires » envisagent de facto la suppression ou la marginalisation de certaines périodes de l’Histoire de France, dont  les règnes de François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon. Les astuces programmatiques pour éluder l’évocation de ces grands noms, avec toute la gloire nationale qui y est attachée, n’apparaît nullement incompatible avec la philosophie, ou pour mieux dire, avec l’idéologie, qui régit maintenant l’éducation de moins en moins nationale (et que l’on devrait nommer maintenant « l’endoctrinement mondialiste »). Car sa finalité avouée consiste à favoriser le « vivre ensemble » (entendez l’occultation de tout ce qui pourrait fâcher dans notre passé), l’intégration dans la dimension « globalisée » du nouvel ordre mondial (de là le lycée du « XXIe siècle ») et l’approche compassionnelle des problèmes (droits de l’homme, des femmes, antiracisme, etc.), en lieu et place de la réalité sociale et politique telle qu’en elle-même, c’est-à-dire parcourue par des heurts, des violences, des « intolérances », des intérêts plus ou moins bien compris et lestés de toute l’épaisseur de l’humaine condition.

    Cette décision sournoise, hypocrite (par exemple l’étude du Roi soleil est cantonnée, dans la classe de 5ème, … à la fin du mois de juin !) n’est guère surprenante, et renvoie à sa juste place, c’est-à-dire à une opération de com., tous les faux débats autour de l’ « Identité nationale ». En vérité, quand on aura compris une fois pour toutes que la caste oligarchique qui gère le pays a définitivement coupé les liens non seulement avec le peuple de France, mais aussi avec son Histoire, on aura gagné un temps précieux, et on pourra songer concrètement à l’envoyer dans les poubelles de cette même Histoire. Quand on voit ces faces de clowns tristes à la télévision, l’idée qu’on est dans un pays occupé, avec des marionnettes bouffonnes préposées à la basse besogne, vient tout de suite à l’esprit.

    Cette façon de traiter l’Histoire (qui est pourtant l’un des points forts de l’Université française) n’est pas nouvelle. Certains thèmes, comme la citoyenneté à Athènes et au IIe siècle de l’Empire romain ne sont pas dus au hasard, dans la mesure même où leur approche est singulièrement pipée par la charge idéologique qui l’accompagne, par la déformation qui en découle et l’absence complète de mise en perspective. De plus en plus, le découpage didactique s’effectue au profit de grands sujets de société (lutte des femmes, traite négrière, génocide juif, fusillés de 17, droits civiques, etc.), et non par rapport aux problématiques intrinsèques de la réalité historique.

    Certes, tout historien sait que la vision du passé dépend des questions qu’on lui pose. Depuis longtemps la démarche naïve du positivisme, qui postule une vérité à partir d’un amoncellement de connaissances, est considérée comme une erreur heuristique. L’Histoire à la Mallet et Isaac ou à la Lavisse est tributaire d’une Histoire nationale fondée sur le mythe républicain et sur la vision d’une France conçue comme un bloc mémoriel. Plutôt que de se lamenter, il faut s’interroger sur les questions actuelles qui sont posées à notre Histoire.

    Deux objectifs sont visés semble-t-il. D’abord, éradiquer le plus possible les références « contre-productives ». Ce but est le plus politique, au sens littéral du mot, car il cherche à neutraliser toute espèce de conflit, surtout celui qui pourrait mettre en cause le système. Or, la nature des périodes mises sur la touche par le nouveau tricotage (détricotage ?) programmatique de l’enseignement de l’Histoire est significative : ce sont des moments où le pays s’est manifesté, d’une façon ou d’une autre, par le sentiment que, collectivement ou individuellement, les Français avaient atteint la grandeur (sentiment que notre « élite » a oublié depuis belle lurette !). Et il ne s’agit pas seulement de gloire militaire, mais aussi d’un sens de l’État dont l’assise repose sur une contrainte acceptée par la collectivité, une gestion virile de l’économie et de la société, une intelligence pratique des hommes, qui ne se laisse pas berner par des rêveries humanitaristes  (les hommes d’État susnommés possédant tous une sensibilité « machiavélienne »), un souci des arts et des lettres conçu comme l’héritage de la Rome antique. On voit ce qui peut fâcher une classe politique libérale, protestantisée, jansénisée, partageant les haines des « exclus de l’Histoire », réglant ses compte avec cette dernière en prenant une revanche posthume, détestant toutes les dépenses « inutiles » visant à la seule gloire (il faut que l’art rapporte), méprisant celle octroyée sur le champ de bataille au risque de son sang (le seul combat justifié étant celui qu’on mène à la bourse). L’éviction de nos gloires passées relève donc du réflexe de boutiquier, et d’une peur panique que le peuple endormi ne se réveille à leur souvenir.

    Le second objectif consiste à remplacer les référents historiques considérés comme obsolètes par d’autres désignés comme positifs. La vulgate idéologique actuelle, dans sa douce stupidité, considère qu’au fond l’homme est bon, et qu’il a été abusé par une minorité perverse assoiffée de pouvoir et animée par une rage sadique. Les tromperies sur la « fausse gloire » (militaire, politique etc.) ont occulté la véritable finalité de toute société humaine, à savoir la chute de toutes les frontières qui séparent (la ronde des peuples ! embrassons-nous !), la communication tous azimuts, qui remplace le conflit, l’adoption d’une novlangue en lieu et place d’un langage politiquement incorrect, le « vivre ensemble » de type disneylien, qui nous convainc qu’on vit dans le meilleur des mondes, et l’égalité de tous en matière sociétale (mais pas économique), de façon à éliminer toutes les discriminations (dont la liste, à y regarder de près, est infinie). De quoi produire des générations d’abrutis et de « citoyens » sans caractère.

    Il est inutile de vouloir corriger cette dérive en criant à l’erreur. Ceux qui ont réalisé cette infamie savent ce qu’ils font. Toutes les lois mémorielles, la criminalisation de certaines pensées, et tout simplement la rhétorique écœurante de connerie qui se déverse dans les médias quotidiennement  sont là pour nous rappeler aux réalités d’un système de plus en plus totalitaire (1984 et le Brave New World d’Huxley ayant commencé par la révision de l’Histoire).

    Que faire donc, au lien de geindre ?

    Au fond, les choses sont plus claires comme cela, et l’ennemi est maintenant démasqué. Inutile donc de vouloir réformer, de trouver, à droite et à gauche, dans la secte mondialisée qui veut nous déraciner une quelconque bonne volonté, sinon un minimum d’honnêteté. Elle a l’intelligence de ses intérêts, ce que nous n’avons pas.

    L’état catastrophique de l’enseignement peut d’ailleurs nous apporter un grand bienfait. En effet, toute réalité censurée devient de ce fait désirable, révolutionnaire. On se refilera bientôt l’Histoire de Napoléon sous le manteau. Et l’épopée de la commune sera lue d’une main, avec dans l’autre le cocktail Molotov.

    Claude Bourrinet

    NPI - 31/07/10

  • Marseille: une jeune fille de 17 ans violée à la plage des Catalans

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    Plage des Catalans

    La nouvelle a créé "une réaction d'épouvante", comme dit le maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Patrick Mennucci. "On ne peut pas imaginer que deux jeunes de cet âge aient déjà le profil de délinquants sexuels", pestait, hier soir, l'élu. Les faits se sont produits jeudi après-midi, vers 16h30, sur la plage des Catalans (7e ).

    Une jeune fille de 17 ans va se baigner. Quelques minutes plus tard, elle regagne le sable en pleurs. Elle va aussitôt se confier aux sauveteurs du poste de secours. À ses interlocuteurs, elle raconte qu'elle vient d'être victime d'un viol. Alors qu'elle se trouvait dans l'eau, deux mineurs l'ont abordée. Et tandis que l'un d'eux l'immobilisait, le second, qui est aussi le plus âgé, la violait. Un acte de pénétration sexuelle passible de la cour d'assises et de quinze années de réclusion criminelle.

    Très vite pourtant, les deux jeunes gens vont être interpellés. Ils étaient encore sur la plage, comme animés d'un incroyable sentiment d'impunité. La brigade des mineurs de la Sûreté départementale a été chargée de l'enquête. Pressé de questions, le plus jeune finira par raconter ce qui s'est passé. Les deux auteurs sont originaires de La Belle-de-Mai (3e) et des quartiers nord de Marseille. De source proche de l'enquête, on indiquait hier soir qu'ils ne semblaient pas avoir pris la mesure de la gravité de leurs actes. "La justice doit être extrêmement sévère. Les dispositifs de police ont fonctionné. C'est rassurant" , insistait Patrick Mennucci.

    Les deux auteurs présumés ont été déférés hier soir au Parquet des mineurs.

    Lundi, un exhibitionniste de 44 ans avait été surpris à deux reprises dans l'anse de Malmousque (7e) dans des positions incongrues, devant une fillette de 12 ans, puis devant un adolescent de 14 ans. Étranger en situation irrégulière, il doit faire l'objet d'une mesure d'éloignement.

    La Provence.com - 31/07/10

  • Foot: Sarkozy félicite chaudement les mini-Bleus

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    Les mini-Bleus - ( Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
     
    Le président de la République Nicolas Sarkozy a félicité aujourd'hui l'équipe de France de France des moins de 19 ans sacrée championne d'Europe hier à Caen en battant l'Espagne (2-1).

    Dans un communiqué transmis par l'Elysée, le chef de l'Etat "adresse ses plus chaleureuses félicitations à chacun des joueurs et à l'ensemble de l'encadrement". "Cette équipe, au-delà des pures qualités techniques indiscutables, a montré beaucoup de générosité, de dynamisme et d'enthousiasme", a souligné Nicolas Sarkozy.
    Le Figaro - 31/07/10

  • Insécurité: à Perpignan c'est l'enfer! Des familles françaises préfèrent partir...

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    Agressions, incivilités, trafics, montée du communautarisme, des tensions raciales et des violences tribales... Victimes de cette situation, des familles migrent. Des anonymes qui vivent aujourd'hui en France comme des exilés de l'intérieur. Après les émeutes de Grenoble et Saint-Aignan, reportage à Perpignan.

    Myriam P. s'en souvient comme si c'était hier. Elle se souvient des cris dans la rue, des insultes qui montaient, de la horde qui gonflait, se massait sous ses fenêtres, des projections de pierres et de carrelages qui menaçaient de tomber dans la chambre de sa fille endormie et bientôt des coups de boutoir dans sa porte, après qu'une quinzaine de jeunes eurent défoncé le portail de son immeuble.

    Réfugiée dans les toilettes de son appartement, tenant blottie contre elle son bébé tandis qu'elle essayait désespérément de joindre la police, elle pouvait les entendre qui hurlaient:« On va vous crever, sales céfrans (Français, ndlr). » Son mari, lui, arc-bouté derrière la porte d'entrée, pouvait voir voler en éclats son mur devenu poussière de plâtre. « On a cru vivre nos derniers instants. Sans l'intervention de la BAC, c'en était fini. » C'était dans la nuit du 17 au 18 avril, au 14 de la rue des Trois-Journées, en plein cœur de Perpignan. A cinquante mètres de la splendeur gothique qu'est la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, et à deux cents mètres à peine du commissariat principal. Coupables d'avoir osé demander que cessent sous leurs fenêtres les rodéos de scooters et menacé de prévenir les flics.

    Pendant cinq jours, encore traumatisé par la violence de l'agression, le jeune couple a bénéficié, grâce à leur assureur, de la protection d'un vigile. Mais après? Renforcer la cloison? Dérisoire! S'en remettre aux caméras de surveillance installées dans la ville pour prévenir des agressions? Elles ont fait la démonstration que la dissuasion ne suffisait pas face à des délinquants mineurs le plus souvent impunis. A quoi bon vouloir rester dans ce quartier quand leurs agresseurs étaient déjà libres, alors qu'eux-mêmes, à quatre heures du matin, n'avaient pas fini de déposer plainte? L'un d'eux, à 15 ans, comptait déjà 122 arrestations à son actif. Rester? Autant tenter le diable! « C'était intenable, donc nous sommes partis. Il aurait fallu me payer très cher pour que j'y reste un mois de plus », dit-elle aujourd'hui avec le sentiment coupable qu'en choisissant l'exil, elle démissionne et abandonne le terrain à ces nouveaux barbares.

    Pour autant, cette jeune femme énergique sera la seule à témoigner à visage découvert, parce qu'« il faut sortir de l'omerta, briser la spirale du silence ». C'est qu'elle n'est pas seule à avoir connu l'enfer. Certains n'ont pas eu sa «chance».

    Direction Saint-Assiscle, un quartier résidentiel de Perpignan. Le 2 juillet, Katy et Thierry, son compagnon, ont été à leur tour victimes de la violence ordinaire. Sur sa page Facebook, la jeune femme de 35 ans livre, lasse, ses sentiments:« C'est pas la joie en ce moment avec la merde qui traîne dans mon quartier... J'ai failli perdre la vue à l'œil gauche. Voilà, c'est pas trop la fête à Perpignan. » Lorsqu'elle consent à nous parler, enfin, elle explose. Son compagnon ? Agressé au poing américain et à la barre de fer, alors qu'il était descendu s'interposer, voyant que deux gamins à vélo qui rentraient du cinéma étaient sur le point de tomber dans un guet-apens, au milieu de jeunes caillassant des voitures. Ils étaient quinze à s'acharner sur lui. Résultat : douze points de suture sur le visage et trois autres sur le crâne. Elle ? Rouée de coups par des gosses à qui elle distribuait des bonbons à l'occasion des fêtes de quartier! « Pendant que nous déposions plainte, certains jeunes étaient déjà à nos fenêtres, salissant d'insultes notre fille de 10 ans qui n'arrivait plus à dormir et qui attendait notre retour... la menaçant : "On va t'attraper !" Depuis, elle fait des cauchemars ! » Et son petit frère de 8 ans, un garçon qui ne s'est jamais battu et, insiste Katy, a toujours été premier de sa classe... lui ne cesse désormais de répéter:« Quand je serai grand, je vous tuerai tous. » Depuis, des bandes traînent sous leurs fenêtres et font pression pour qu'ils retirent leur plainte. « Nos voisins eux-mê mes nous le demandent, pour en finir avec cette histoire qui empoisonne la vie de l'immeuble. Boîte à lettres fracassée, courrier volé, je suis aujourd'hui obligée de convenir de rendez-vous avec la postière pour récupérer mes lettres ! » Intimidations, menaces, comment, dans ces conditions, rester plus longtemps ? Pour Katy, la conclusion s'impose d'elle-même : « Longtemps, la France a été une terre d'asile. Aujourd'hui, c'est à notre tour de nous réfugier, parce que c'est trop tard et que la situation nous a échappé. »

    Comme Daniel W. Rossé, passé à tabac pour un paquet de cigarettes, alors qu'il déambulait dans les rues du quartier Saint-Matthieu, il a fui le centre-ville où il vivait depuis dix ans. « Lorsque je me suis relevé, j'ai mis une heure à faire trois cents mètres pour rentrer chez moi. Quand je me suis présenté au commissariat quelques jours plus tard, les flics n'ont même pas daigné enregistrer ma plainte. »

    Les histoires se ressemblent comme de tragiques copiés-collés. Comme si rien n'était fait. Ou que ce qui est entrepris l'était en vain. Difficile pourtant de croire qu'une telle violence peut régner à Perpignan, et qu'en plein centre-ville, certains quartiers sont de véritables zones de non-droit, aux mains de petits caïds à peine sortis de l'adolescence. Les façades, pour beaucoup, sont ravalées, lessivées. Il n'y a pas de tags. Tout juste quelques travellers, comme on les appelle, qui quémandent trois sous et une cigarette en jouant de la guitare sur le trottoir, une bouteille de Bud à la main. Un calme trompeur. « C'est que les racailles qui habituellement squattent le quai Vauban, terrorisent le quartier Saint-Jacques ou le quartier Saint-Matthieu, ont quitté la ville, tous frais payés par la municipalité, pour la Côte d'Azur », observe un commerçant excédé.

    Abdel, lui, a anticipé le retour de ces « fils indignes » de l'immigration. Agressions, insultes, il a fini par fermer son restaurant de couscous en centre-ville, qui faisait le bonheur des troupes de théâtre à la sortie des spectacles, pour en ouvrir un autre à la fin du mois d'août, dans un quartier plus paisible, en périphérie.

    Latifa (le prénom a été changé), une Algérienne aujourd'hui à la retraite, a honte elle aussi. Honte que ces « Arabes » ou ces « Gitans », dit-elle sans s'entourer des précautions dont le plus souvent usent les commerçants ou les politiques, qui préfèrent évoquer « les populations difficiles », puissent imposer aux habitants de Perpignan un « quasi couvre-feu». « Vous comprenez, insiste-t-elle au téléphone, moi, j'ai connu la guerre. » Les rodéos de scooters, les vols à l'arraché, les trafics, les gosses camés ont fini par dissuader les gens de sortir le soir. Quai Vauban, où a été délocalisé le Quick, les restaurants font le plein de leurs terrasses en journée. Le soir, la clientèle, lorsqu'elle se déplace, se réfugie dans les arrière-salles. « Quand on sort, dit Latifa, on ne peut s'empêcher de se retourner en sursaut au moindre bruit. Ce n'est pas normal. »

    Exaspérés, certains parlent de s'organiser en milice

    Quartier Saint-Matthieu, nous avons rencontré Carlos, une grande carcasse brune qui ne craint pas grand monde. C'est lui qui, au début du mois, est venu porter secours à André Crémer, 88 ans, agressé avec sa femme alors qu'il venait d'acheter du pain, et qui mourra quelques jours plus tard des suites de ses blessures. Assis sur les marches qui conduisent à la CAF, Carlos raconte, jetant parfois un regard un peu inquiet sur les passants qui nous observent, saluant aussi des voisins, des amis. Ceux qui restent encore. Il raconte l'absurdité d'une ville, où bientôt il faudra renoncer à se défendre, renoncer à dire non, sous peine d'être accusé de provocation. Lui vient d'Argentine. Il vit ici depuis plus de vingt-cinq ans. Il a vu se dégrader la situation, se déshumaniser le centre-ville, se transformer la rue Petite-la-Monnaie, autrefois l'artère la plus commerçante. Aujourd'hui, les échoppes sont presque toutes fermées. Ce ne sont plus que rideaux de fer baissés. Il a vu, il y a quelques années, arriver les bobos qui cherchaient à investir l'un des quartiers historiques de Perpignan, avant de quitter leurs appartements au bout de trois mois. Il a entendu et cru les discours sur la mixité sociale. Aujourd'hui, il constate que les communautés s'affrontent, qu'il n'y a plus aucune volonté d'assimilation, et que les gens ne se contentent pas d'importer leur culture, mais aussi leurs problèmes. « Vous imaginez, moi, si j'étais arrivé en bombacha (pantalon gaucho, ndlr), le sombrero vissé sur la tête, avec mon cheval et mes moutons que j'aurais laissés ch... dans la rue ? »

    Maire adjoint UMP chargé de la sécurité, Pierre Parrat minimise. Pour lui, depuis 2005, et les émeutes qui ont vu s'affronter les populations gitane et maghrébine, la situation s'est améliorée. Chiffres à l'appui, il nous en fait la démonstration. On veut bien le croire, croire qu'il ne s'agit que d'un sentiment d'insécurité exacerbé par la crise. Et pourtant, il faut pouvoir entendre cette exaspération sourde qui monte, cette colère qui gronde, la désespérance de beaucoup. Certains parlent à demi-mots de s'organiser en milice pour rétablir l'ordre. D'autres font provision d'armes. « En face, ils ne nous ont pas attendus pour s'équiper. » Le maire lui-même, dans une réunion publique, le 8 juillet, reconnaissait le phénomène:« Ce sentiment d'impunité et d'insécurité prend le pas sur notre vie en société. Il n'y a qu'à voir les magasins qui vendent des bombes lacrymogènes et des matraques électriques littéralement dévalisés par des particuliers. C'est inacceptable. »

    Perpignan est une poudrière. Dans certains quartiers, comme le Bas-Vernet, les médecins ne se déplacent plus en urgence le soir et vous dirigent directement vers l'hôpital. Comme à Béziers. Ou à Nîmes. En mai dernier, un praticien de SOS Médecins a été agressé dans la cité du Valdegour. En réponse, Bernard Sialve, fondateur de la structure nîmoise, a fait valoir son « droit au retrait », « parce qu'il n'est pas de métier qui mérite que l'on puisse mourir pour l'exercer ». « Depuis, dit-il au téléphone, la situation est redevenue normale. » Lorsqu'ils sont appelés en pleine nuit pour ausculter les malades, ils demandent aux habitants d'assurer la sécurité de leur véhicule et de leur personne, faute de quoi, ils ne peuvent intervenir. Bernard Sialve se contente de cela. Un Etat de non-droit où émergent partout des zones d'inégalités territoriales.

    Le Figaro - 31/07/10