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Blog - Page 479

  • François Hollande antisioniste ! ?

     

    "Si Israël accédait à l’arme nucléaire, ce serait un risque pour la planète tout entière"

    Le président français est-il ignorant, menteur... ou antisioniste ? Il est permis de se poser la question depuis son interview post-défilé du 14 juillet aux micros de TF1 et France 2.

    À propos du dossier iranien, François Hollande a déclaré que l’accord trouvé cette nuit était « très important », et qu’il permettait notamment d’empêcher « la prolifération nucléaire », expression barbare que le chef d’État a pris le soin d’expliquer :

    « Ça veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Ça voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, euh... Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire, et ce serait un risque pour la planète tout entière. »

    Une déclaration qui, prise au premier degré, signifierait la propulsion brutale de la politique étrangère française dans la stratosphère de l’antisionisme.

    Pourtant, sauf s’il a très mal lu ses fiches, le Président est loin d’ignorer qu’Israël possède déjà plusieurs centaines de bombes atomiques. C’est en tout cas ce qu’affirment un ancien ingénieur du site de Dimona, Mordechaï Vanunu, mais aussi le prix Nobel de la Paix et ancien président des États-Unis Jimmy Carter, ou encore l’ancien secrétaire à la Défense des États-Unis Robert Gates, ou bien encore feu l’écrivain allemand Günter Grass...

    Cet état des forces au Proche-Orient étant bien connu de toutes les chancelleries, François Hollande a-t-il une nouvelle fois menti aux Français pour leur faire croire que le danger au Proche-Orient vient d’Iran, ou bien fait preuve d’une ignorance crasse, l’emmenant à son corps défendant dans les limbes d’un antisionisme carabiné ?

    NdB: Bien sûr qu'il ment !

  • Réaction de Marine Le Pen à l’entretien accordé par le président de la République

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    Communiqués / 14 juillet 2015 / Étiquettes : /  

    François Hollande a continué en ce 14 juillet de mentir aux Français, en niant le caractère souvent gravissime de la situation dans plusieurs domaines. En cela, il s’est de nouveau montré totalement absent, laissant cette impression terrible qu’il n’a aucune vision politique, que le pays n’est pas gouverné, et qu’il a totalement renoncé face aux maux qui rongent la France.

    Sur le dossier grec d’abord, il n’a pas voulu admettre les lourdes conséquences que l’accord trouvé fait peser sur la dette française, et donc sur le contribuable, ni le caractère désormais totalitaire du fonctionnement de l’Union européenne.

    D’évidence, il n’est pas guidé par l’intérêt national, faisant d’ailleurs l’aveu terrible en ce jour de fête nationale, que l’intérêt des Français passe après « l’intérêt européen ».

    De manière dogmatique, il refuse le débat pourtant essentiel, et désormais posé avec beaucoup de force dans de nombreux pays européens, de l’euro, cette monnaie qu’il veut absolument maintenir. Dans son discours, aucune raison valable ne justifie le maintien de cette monnaie malgré ses conséquences en termes de croissance, d’emploi et de démocratie.

    Sur le plan sécuritaire, il n’arrive toujours pas à nommer le mal qui frappe notre pays, à savoir le terrorisme islamiste. L’islamisme est manifestement un phénomène qu’il veut cacher aux Français. La menace directe qu’il représente n’est pas combattue, et nous apprenons aujourd’hui qu’elle n’est pas près de l’être. Aucune mesure nouvelle n’a été annoncée sur ce dossier pourtant au cœur des préoccupations de nos concitoyens. François Hollande semble se satisfaire de l’inaction de l’Etat alors même que les attentats se multiplient et que le renseignement souffre de moyens nettement insuffisants. Beaucoup de Français se sentiront encore plus inquiets après cet aveu d’immobilisme.

    En matière d’identité, il nie l’augmentation inquiétante du communautarisme, et n’a pas un mot concernant l’immigration massive qui continue pourtant d’affaiblir considérablement la Nation.

    L’absence de croissance, la hausse du chômage ne semblent pas non plus l’inquiéter. Là aussi, il s’adresse un satisfecit, et ne prend aucunement la mesure de l’affaissement que connaît notre pays. Il n’a aucune réflexion sur l’échec total de la politique économique menée dans notre pays depuis 30 ans et continue de ressasser sa confiance dans les quelques mesurettes qu’il a prises depuis son arrivée.

    Il n’y a donc rien à attendre de François Hollande, toujours embourbé dans la continuité d’une politique UMPS totalement impuissante, inféodé à des intérêts qui ne sont pas ceux du peuple français. Seuls les patriotes pourront radicalement changer la donne en opérant des ruptures essentielles dans l’action publique, tant en économie qu’en matière de protection des Français.

  • "L'Europe a désormais une néo-colonie sur la mer Egée"

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    C'est lors de ce deuxième et maussade dimanche de juillet qu'a été fixée une grande partie de l'avenir européen. L'establishment allemand a gagné.

     

    © Belga - KENZO TRIBOUILLARD

    Ce lundi, les cercles financiers de Francfort exprimaient leur grande satisfaction. "Les décisions du plus long sommet de l'UE de toute la crise de la dette dans la zone euro sont nettement marquées de l'empreinte allemande. Il semble qu'Angela Merkel ait clairement remporté une victoire", écrivait ce lundi matin le journal boursier allemand Handelsblatt - même s'il ajoute cependant que "le problème grec est loin d'être résolu".

    La double tactique a fonctionné

    La double tactique a fonctionné. D'un côté, on a envoyé le rottweiler : le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble a menacé de d'éjecter sans ménagement la Grèce de la zone euro (le fameux Grexit). Et, de l'autre, la Kanzlerin Angela Merkel a pu utiliser cette menace pour mettre l'économie grecque sous tutelle allemande et ainsi assujettir le nouveau gouvernement grec à un diktat colonial.

    L'Etat de droit grec cesse de facto d'exister

    Berlin a contraint Athènes à renoncer à ses derniers restes d'autodétermination. Chaque mesure que prend la Grèce doit d'abord être soumise à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne et au FMI. Et seulement ensuite à son propre Parlement et à sa propre population. C'est littéralement stipulé dans le dictat européen : "Le gouvernement [grec] doit consulter et obtenir l'accord des Institutions [la Troïka, NdlR] sur tout projet de loi dans certains domaines importants (...) avant de le soumettre au Parlement [grec] ou à une consultation publique."

    Cela signifie non seulement que la Grèce est obligée d'appliquer des mesures qui ont été rejetées par une grande majorité de Grecs dans le référendum, mais que toute politique autonome est dorénavant interdite sans l'approbation de l'Allemagne. Pas une seule loi ne peut être votée sans le cachet de Francfort. Plus encore : toutes les mesures prises ces cinq derniers mois par le nouveau gouvernement grec, jusqu'à et y compris la réouverture de la chaîne publique ERT, sont effacées d'un seul coup. L'Etat de droit grec cesse donc de facto d'exister.

    L'Union européenne a désormais une néo-colonie sur la mer Egée

    En outre, le petit pays sur la mer Egée doit vendre tout ce qui peut être intéressant pour les grandes multinationales du continent et d'ailleurs. Son eau, son électricité, ses ports, son infrastructure, ses chemins de fer..., tout doit être mis à l'encan, un panonceau "A vendre" autour du cou, dans une grande braderie de privatisations. Cela devrait rapporter 50 milliards d'euros, un montant insensé qui signifie que la Grèce devra probablement aussi vendre quelques îles. En outre, l'argent ne peut pas être utilisé pour investir ; une moitié est destinée à payer les créanciers étrangers, l'autre, pour recapitaliser les banques. Obliger à vendre ce qui est intéressant à des groupes aux capitaux étrangers et liquider ce qui est en concurrence avec ces mêmes groupes, c'est de la politique coloniale. La Grèce devient ainsi une sorte de néo-colonie dans la zone euro. C'est un nouveau statut dans une Union européenne qui nous a autrefois été vendue comme un projet de paix, de progrès et de solidarité.

    Au lieu d'une monnaie de l'intégration, l'euro devient une monnaie de chantage et d'exclusion

    L'euro devient de plus en plus un instrument de l'hégémonie allemande en Europe. Grâce à sa politique de dumping salarial, mise sur pied par le gouvernement rouge-vert Schröder-Fischer en 2001, les entreprises allemandes d'exportation ont pu écraser la concurrence sur le continent. A cela s'est combinée la politique de subsides de l'Union Européenne, qui a fait en sorte que des pays comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne ont pu importer pendant des années des produits allemands "bon marché". Résultat : ces pays ont été pris en tenailles. Entre 2002 et 2010, les plus importants flux de capitaux sont allés d'Athènes, Lisbonne et Madrid vers Berlin, Amsterdam et Bruxelles. Lorsqu'il s'est ensuite avéré que les comptes grecs avaient été falsifiés, avec l'aide de Goldman Sachs, la Troïka a débarqué à Athènes en mai 2010. Les deux premiers Memoranda of Understanding qui ont été imposés à la Grèce comme un boulet à sa cheville ont encore davantage saigné le pays. Et l'argent des grands créanciers a été sauvé par une crise humanitaire en Grèce. C'est ce que je développais fin 2011 dans mon livre Comment osent-ils ?.

    Ce week-end, l'Allemagne est encore allée une étape plus loin. Le troisième mémorandum est issu du même moule que les deux précédents : il approfondira encore la récession, protégera encore davantage le capital des créanciers et, de temps en temps, jettera une aumône humanitaire aux plus grands miséreux. Ce qui est nouveau, c'est que, cette fois, les rênes de ce troisième mémorandum sont, plus que jamais, tenues de manière directe par Berlin. Au lieu d'une monnaie de l'intégration, l'euro devient aujourd'hui une monnaie de chantage politique et d'exclusion. Sous la menace d'éjecter des pays de leur propre union monétaire, l'establishment allemand réalise, au beau milieu de cette crise, son projet d'une Union européenne fédérale autoritaire. Seul celui qui est d'accord avec Berlin peut en faire partie, et celui qui veut mener une autre politique se voit montrer la porte.

    Un nouvel assujettissement économique et politique

    Qu'il ne s'agisse pas seulement d'un assujettissement économique mais également politique, voilà qui est devenu une évidence avec le nouvel ultimatum signifié à Athènes par Angela Merkel. La Grèce a trois jours pour faire passer toute une nouvelle série de lois par le Parlement. Obligé, d'ici mercredi. Que ce soit démocratiquement faisable ou souhaitable ne fait rien à l'affaire. Que ce soit ou non sensé au plan économique, encore moins. D'ici mercredi, le gouvernement grec doit instaurer des taux plus élevés de TVA, même si cela signifie une diminution supplémentaire du pouvoir d'achat et encore un approfondissement de la récession. D'ici mercredi, la Grèce doit également faire passer un nouvelle réforme des pensions, mesure qui portera également atteinte au pouvoir d'achat et ralentira encore davantage l'économie. Ces deux mesures antisociales doivent être coulées en lois pour le milieu de cette semaine, sans quoi l'Union européenne laissera la Grèce faire faillite. En outre, selon le diktat européen, tant les conventions collectives de travail que le droit de grève doivent être rigoureusement limités, histoire d'avoir des garanties suffisantes que les salariés grecs ne s'opposent pas à ce Traité de Versailles.

    "La démocratie et la solidarité selon Charles Michel"

    Montez la TVA à 23 %. Supprimez le taux de TVA de 12% pour l'Horeca. Instaurez une taxe sur les revenus de loyers. Mettez fin à la concertation collective sur les salaires, abolissez l'index. Je paraphrase ici quelque peu l'éditorial du journaliste Rob Heirbaut. "Si la Belgique était dans la même situation que la Grèce, ceci pourrait être la liste de mesures que devraient approuver le gouvernement et le Parlement. Et à exécuter dans les 48 heures, s'il-vous-plaît. Sinon, c'est la sortie de la zone euro" écrit Heirbaut. Ce n'est pas tout. Il faut aussi que la RTBF/VRT, les ports d'Anvers, de Gand et de Zeebrugge, la SNCB et les différentes compagnies des eaux soient transférés à un fonds privé qui vendra ces biens publics. Pour finir : toutes ces mesures doivent d'abord être soumises à la Commission européenne et au FMI. Ce n'est qu'ensuite qu'elles pourront être présentées au Parlement et à l'opinion publique. Sur Twitter, notre Premier ministre Charles Michel qualifie cette sorte de mesures d' "engagement clair pour la solidarité avec la Grèce".

    Présenter un diktat qui étrangle une nation souveraine et rend dorénavant impossible toute solidarité européenne comme "un engagement clair pour la solidarité", il faut oser. C'est encore plus gros que tout ce que Guy Verhofstadt a lancé mercredi dernier au Parlement européen au nom de Sofina et GDF Suez sur les nécessaires privatisations - celles qu'il pourra ensuite décrocher avec ses holdings. Comme le déclare aujourd'hui l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale Joseph Stiglitz : "Vous ne pouvez pas gérer une zone euro sans un minimum de solidarité. Cette crise sape complètement la vision commune et la solidarité européenne. C'est un désastre."

    Avec quel mandat Michel marche-t-il au pas derrière Merkel ?

    Ce que notre Premier ministre qualifie, réjoui, de "solidarité", est appelé par le prix Nobel d'économie Paul Krugman un "pur esprit de vengeance". Pour lui, les efforts demandés à Athènes "dépassent la sévérité, ils recèlent un esprit de vengeance, la destruction totale de la souveraineté nationale et effacent tout espoir de soulagement. C'est vraisemblablement conçu comme une offre que la Grèce ne peut pas accepter. C'est une grotesque trahison de tout ce que prétend être le projet européen", s'indigne Krugman ce lundi dans le New York Times. En effet. Et il est frappant d'observer comment les Finlandais, les Néerlandais, les Autrichiens et les Belges marchent au pas derrière Merkel. Avec quel mandat Van Overtveldt court-il en fait derrière Schäuble ? Et avec quel mandat Charles Michel court-il en fait derrière Merkel ? En tout cas, pas en mon nom.

    Avec le meurtre de la Grèce souveraine, Berlin envoie un signal clair

    Avec le meurtre de la Grèce souveraine, Berlin envoie un signal clair : il n'y aura pas d'autre politique possible dans l'Union européenne que la politique d'austérité que nous dessinons. C'est dans la ligne des différentes réformes que la zone euro a déjà décidées depuis 2011 : le Two-Pack, le Six-Pack, le système du semestre européen et le Pacte de stabilité. Des réformes qui attribuent toujours plus de pouvoir aux Institutions européennes, et qui sont soutenues par la quasi-totalité des groupes politiques traditionnels européens. Il est temps que tous les groupes européens y réfléchissent à nouveau au lieu de verser des larmes de crocodile. Car ce week-end, Merkel a signifié haut et clair que l'Allemagne était au sommet de la nouvelle pyramide autoritaire, et qu'elle comptait bien y rester un bon moment.

    Berlin tord le bras à la France

    Merkel a une fois pour toutes clairement montré que c'était Berlin qui établissait les lignes directrices, et non Paris. Le Président français Hollande a, en dernière instance, encore essayé de soutenir la lourde série de concessions avec laquelle le gouvernement grec venait à la négociation, mais il s'est vu notifier ce week-end un "nein" très net de la chancelière. L'Allemagne a tordu le bras à la France, et personne ne sait quelles conséquences la scission de l'axe franco-allemand aura dans l'avenir. Il est en tout cas certain que cette épreuve de force a conféré un nouveau souffle au nationalisme français, et que la position du Front National s'en trouvera probablement renforcée.

    "Ce week-end, les oppositions dans l'Eurogroupe sont remontées à la surface, avec les pays qui plaidaient pour un Grexit et les pays qui voulaient un accord, a déclaré l'ancien ministre grec des Finances Varoufakis. Mais tous ces pays ont toujours été unanimes sur un aspect : leur refus de négocier vraiment." En d'autres termes : dans cette Europe de la concurrence et des inégalités, il n'y a pas de marge pour la négociation. Seuls valent la langue de la guerre économique et les rapports de force financiers.

    " Bis zum Grunde rasieren" (raser jusqu'au sol) toute forme de rébellion

    Il est impossible de juger de la Grèce sans examiner les rapports de force globaux. Chaque période a son catalyseur. Dans l'entre-deux-guerres, c'est Madrid qui, en 1936, a été un catalyseur pour ce qui allait se dérouler en Europe dans la décennie suivante. Aujourd'hui, en 2015, Athènes et Berlin sont le catalyseur de ce qui nous attend dans la période à venir. L'Allemagne veut imposer une Europe d'austérité, de politique d'étranglement et de chantage et "bis zum Grunde rasieren" (raser jusqu'au sol) toute forme de rébellion. Encore une fois, la Grèce n'est pas en "négociation", mais bien dans une situation de guerre économique. Une guerre économique qui a fait fermer les banques, qui crée d'énormes dégâts économiques, qui rend tout approvisionnement impossible et met quasiment la production à l'arrêt. Les conséquences sont plus grandes que celles d'un embargo économique. Dans ce contexte de guerre économique, le dictat européen a été imposé aux Grecs après 17 heures de négociations.

    On donne la corde à Athènes, mais c'est aux Grecs de se pendre eux-mêmes

    Les Grecs ont reçu trois jours pour faire approuver d'impossibles diktats par leur Parlement, sans aucune garantie écrite d'une véritable réduction de la dette. Cela signifie que le nouveau gouvernement grec est obligé de renier son propre programme électoral, tout comme le résultat du référendum. La corde est donnée à Athènes, mais les Grecs ont la liberté de se pendre eux-mêmes. S'ils ne le font pas, l'Union européenne laisse tomber le pays en faillite, et la Grèce sera alors de toute façon éjectée de la zone euro. Le but de cette stratégie de pourrissement est d'encore amplifier les efforts de la Grèce, d'attiser la dissidence interne au sein de Syriza et de rendre possible une sorte de changement de régime : Syriza dépouillé de son propre programme, ou un gouvernement "d'union nationale" - sous la direction ou non de Tspiras- pour appliquer les diktats de la Troïka.

    Celui qui veut une Europe de l'égalité et de la solidarité doit rejeter ce diktat

    Les Grecs se sont battus, mais ils n'ont pas gagné. Ils ont probablement sous-estimé l'opposant : des meneurs de guerre économique qui, à aucun moment, n'ont été intéressés par un compromis et veulent seulement faire jouer le pouvoir des plus forts dans les rapports de force. Le seul avantage de la situation, c'est que les Grecs ont mis à nu le caractère criminel de ces meneurs de guerre économique. Peut-être aurait-il mieux valu élaborer soi-même un plan B, pour une sortie négociée de la Grèce de la zone euro. La marge que les hardliners allemands laissent à une autre politique à l'intérieur de la zone euro semble en effet être proche de zéro. Mais on ne change pas le cours de l'histoire avec des "probablement" et des "peut-être". Même si le Parlement grec accepte ce diktat, cette crise n'est absolument pas terminée pour autant. Il est certain que, dans toute l'Europe, nous aurons besoin d'un front fort pour nous opposer à la dictature économique et politique de la Troïka et de la Commission européenne.

    C'est aussi précisément cette situation qui, partout sur le continent, ouvrira tout grand la porte à un nouveau nationalisme et à des nouveaux courants d'extrême droite. Le diktat scandaleux imposé à Athènes est une politique anti-européenne. C'est la politique de la concurrence, de l'inégalité et du plus fort au plan financier. Celui qui veut une Europe d'égalité, de développement économique régional et de solidarité doit rejeter ce diktat. Une zone euro de diktats coloniaux ? Pas en mon nom.

    Peter MERTENS

     

     

  • Est-ce que tout le monde s'embrasse ?

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    14/07/15 à 15:47 - Mise à jour à 15:47

    Source : Belga

    On a longtemps cru que le baiser était quelque chose d'universel. Or une étude parue dans the American Anthropologist démontre que ce n'est pas le cas. Cela n'empêche pourtant nullement le "bisou" d'avoir de nombreux bienfaits.

     

     

    © Reuters

    Il existe un cliché qui prétend que 90% de la population mondiale s'embrasse sur la bouche. Or il semblerait que cette idée ne soit basée sur aucune étude scientifique. L'étude publiée ce 6 juillet dans the American Anthropologist serait donc la première du genre à se pencher de façon méthodique sur la présence ou non de baiser tout autour du globe.

    Cette dernière se base sur l'étude de documents issus de 155 sociétés venues des neuf "grandes "aires culturelles" de la planète : Afrique, Asie, Europe, Amérique centrale, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Caraïbe, Moyen-Orient et Océanie" précise Le Monde. Les chercheurs ont complété ces données en contactant 88 ethnologues. Un sujet qui ne semblait guère les passionner puisque seuls 28 d'entre eux ont daigné préciser s'ils avaient pu observer ou non des embrassades. Toujours selon le quotidien, près de 168 cultures différentes sont reprises dans l'enquête.

    Loin du postulat des 90 %, il en est ressorti que dans 54% des populations on ne s'embrassait pas, ou en tout cas pas de façon visible. Le bisou à pleine bouche semble même inconnu dans les peuplades indigènes d'Amérique centrale. Même si les auteurs de l'étude n'ont pas encore trouvé d'explications logiques à cette corrélation, il semble qu'au plus il y a une hiérarchie complexe au sein d'une société, au plus on a tendance à s'embrasser.

    Peut-être pas universel, mais certainement pas mauvais

    Publiée en 2013 dans la revue Archives of Sexual Behavior et Human Nature, une étude effectuée sur un panel de 900 personnes nous apprend deux choses. La première est qu'embrasser notre partenaire nous permet de déterminer une certaine compatibilité génétique avec ce dernier, mais aussi son état de santé. "Les recherches montrent que lorsque nous nous embrassons, nous échangeons des informations. La possibilité existe que les personnes reçoivent des signaux chimiques par le goût ou l'odeur qui indiqueraient s'ils sont génétiquement compatibles ou non" précise le chercheur dans le Standaard.

  • La sonde spatiale New Horizons passe au plus près de Pluton et livre ses premières images

    http://www.leparisien.fr/societe/new-horizons-passe-au-plus-pres-de-pluton-et-livre-ses-premieres-images-14-07-2015-4943731.php

    + VIDEO et INFOGRAPHIE

    Le 14 juillet, la sonde envoyée par la NASA est passée à 12 430 km de la planète naine avant de continuer sa course. Il faudra plusieurs jours au petit robot pour transmettre toutes ses découvertes.

  • Berre: explosions et incendies volontaires sur le site pétrochimique

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/explosions-sur-un-site-petrochimique-dans-les-bouches-du-rhone-le-plan-orsec-declenche-14-07-2015-4943241.php

    + VIDEO

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    NdB: attentat à relier sans doute au vol d'explosifs à Miramas tout proche ?

  • Un coq en Normandie

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    (Photo CE - juillet 2015)

  • La Marseillaise n'est-elle pas née à Saint-Omer ?

    En cette veille de Fête Nationale, un petit clin d'oeil (à nouveau!) à notre Hymne National...ou quand Rouget de Lisle, officier en garnison à Saint-Omer, "tuait le temps" en venant écouter à la Cathédrale le "Cappellemeester" (Maître de Chapelle) Jean-Baptiste Grisons interpréter l'Oratorio d'Esther...La mélodie de Jean-Baptiste Grisons lui avait tellement plu que...vous connaissez la suite!
     

      Ecoutez l'"Oratorio d'Esther" composé en 1787 par Jean-Baptiste Grisons, Organiste de la Cathédrale de Saint-Omer.(enregistré sur le Grand Orgue de la Cathédrale de Saint-Omer par François Bocquelet, titulaire des Grandes Orgues de la Cathédrale de Saint-Omer). La Marseillaise n'est-elle pas née à Saint-Omer? 

    (merci à Dirk)

  • Marseille : une femme enceinte frappée sur la plage du Prophète

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    Plage du Prophète à Marseille

     

    22h23

    Il a suffi d’une réflexion vis-à-vis d’enfants turbulents pour qu’une femme de 29 ans, enceinte de 7 mois, ne récolte les foudres de deux jeunes filles, dimanche vers 20h20 sur la plage du Prophète, à Marseille.

    En réprimande, la jeune femme en situation de vulnérabilité a été giflée à plusieurs reprises et même frappée à coups de poings.

    Source

    Merci à Lilib

    NdB: C'est le vivre-ensemble!

     

  • La Hongrie a commencé à installer une clôture anti clandestins

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    17h27

    L’armée hongroise a commencé aujourd’hui à ériger une clôture de quatre mètres de haut destinée à courir sur les 175 km de la frontière entre la Hongrie et la Serbie pour endiguer le flux des réfugiés tentant de rejoindre l’Europe de l’Ouest via ces deux pays, a annoncé le gouvernement.

    « Les travaux ont commencé sur une section d’essai » de 150 mètres de long, près de Morahalom, à 180 km au sud de Budapest, ont indiqué les ministères de l’Interieur et de la Défense dans un communiqué commun. Le projet porté par le Premier ministre populiste Viktor Orban, validé à une large majorité par le parlement hongrois le 6 juin, requerra plusieurs mois de travaux avant d’être réalisé dans son intégralité.

    La construction de cette clôture antimigrants, similaire à celles déjà érigées par la Grèce, la Bulgarie et l’Espagne aux frontières extérieures de l’Union européenne, a été contestée par la Serbie, un pays qui aspire au statut d’Etat membre de l’UE. Les postes-frontières resteront cependant ouverts.

    Au cours des deux dernières années, la Hongrie est devenue l’un des principaux pays de transit au sein de l’Union européenne pour des migrants tentant de rejoindre l’Autriche ou l’Allemagne. La plupart viennent d’Irak, d’Afghanistan, de Syrie et du Kosovo.

    Cette année, pas moins de 78.190 migrants illégaux ont déjà été répertoriés en Hongrie. La quasi-totalité d’entre eux (77.600) étaient passés par la Serbie, selon les chiffres officiels.

  • Pour éviter le Grexit, on a détruit l'idéal européen

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    Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras lors du sommet européen de Bruxelles, le 12 juillet 2015 Crédits photo : POOL/REUTERS

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Charles Wyplosz, l'accord européen trouvé dans la nuit avec la Grèce est une victoire à la Pyrrhus : sur le plan économique, les dispositions convenues ne sont ni soutenables, ni viables.

     
     

    Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, est directeur du Centre international d'études monétaires et bancaires.


    Et voilà, une nuit blanche a abouti à un accord pour éviter le Grexit. Mais quel accord et pour combien de temps? Bien sûr, les aspects politiques sont fascinants, mais je me concentre ici sur les questions économiques.

    Le nouvel accord va beaucoup plus loin que celui de la fin juin qui avait été rejeté par Tsipras et ensuite par le référendum. Le communiqué officiel publié au bout de la nuit comporte d'incessantes références au besoin de rétablir la confiance. Cet argument est destiné à justifier la sévérité et le degré exceptionnel d'intrusion du nouveau programme. Une des leçons tirée par le FMI après des décennies d'expérimentation est que des programmes trop intrusifs échouent.

    Une des leçons tirée par le FMI après des décennies d'expérimentation : des programmes trop intrusifs échouent.

    Les points essentiels de l'accord sont les suivants. Premièrement, il n'est pas question de remise de dette. Même si l'accord reconnaît que la dette est maintenant insoutenable, il ne prévoit que d'envisager «peut-être» un allongement de la durée de remboursement avec «peut-être» une période de grâce. Et, bien sûr, la Grèce doit régler ce qu'elle doit au FMI depuis la fin juin. Peu importe que cela fait cinq ans que l'on sait que la dette est insoutenable. Peu importe que l'objectif, pourtant mentionné explicitement, des programmes est de permettre à la Grèce d'emprunter à nouveau sur les marchés financiers, on garde la dette à presque 180% du PIB et on envisage de la faire grimper encore. À un tel niveau d'endettement, jamais les investisseurs privés ne prêteront à la Grèce. La logique pure semble avoir fui les délibérations des plus hautes autorités européennes.

    Deuxièmement, la Grèce s'engage à des réformes «ambitieuses» et «approfondies» de ses marché du travail et des biens et services. Également ambitieuses doivent être la réforme fiscale et celle des retraites. Il ne s'agit pas de promesses, car les négociations sur un nouveau prêt ne démarreront que lorsque le parlement grec aura voté toutes les lois correspondantes, qui devront avoir été examinées auparavant par la Troika. C'est ce que l'on appelle en jargon technocratique des actions préalables.

    Troisièmement, la Grèce doit mettre en route un plan de privatisations équivalent à 25% de son PIB (d'où vient ce chiffre?). Ici encore, aucune place pour la confiance. Les actifs à vendre doivent être cédés à un fonds spécialement créé pour l'occasion et qui sera examiné à la loupe par la Troïka. De plus, c'est ce fonds qui fournira le gros des ressources dont la Grèce a un besoin urgent pour recapitaliser ses banques probablement en faillite à présent.

    Quatrièmement, le gouvernement doit revenir sur des décisions qu'il a prises depuis son élection et que la Troïka considère un retour en arrière. Les lois correspondantes devront être «dé-votées».

    Cinquièmement, comme dans l'accord officiellement caduc de fin juin, et rejeté par référendum, il faut réformer la TVA et le système de retraites.

    En outre, Alexis Tsipras, son gouvernement et son parlement vont devoir avancer extraordinairement vite. Un certain nombre de mesures doivent être adoptées d'ici le 15 juillet, après demain, et d'autres d'ici le 20 juillet. Ce n'est plus de la discipline, c'est de la marche forcée.

    Toutes ces réformes sont parfaitement justifiées. Si la Grèce les met en œuvre, elle sera un modèle pour tous les pays européens. Un tout petit exemple: les magasins devront pouvoir ouvrir le dimanche. Quand on a vécu le drame des cinq dimanches en France, et que l'on sait que les magasins allemands restent fermés le jour du Seigneur, on ne peut qu'être admiratif.

    Il y a deux carottes. Tout d'abord un déblocage immédiat de 10 milliards pour recapitaliser les banques, et donc les rouvrir. Cette somme est sans doute insuffisante, mais aucune information fiable n'est disponible. On peut espérer que la BCE va immédiatement recommencer à fournir des liquidités. L'autre carotte, c'est une vague promesse que la Commission va fournir 35 milliards pour financer des investissements et les PME.

    On a imposé à un petit pays membre des conditions que l'on exigeait auparavant par les armes. C'est un petit progrès par rapport à l'histoire, mais c'est la destruction de l'idéal européen.

    Ce qui est sûr, c'est que l'austérité continue. Avec des réformes dont l'effet initial est contractionniste, la Grèce va s'enfoncer plus encore dans la dépression économique. Dans un premier temps, si le Parlement accepte de voter d'urgence ce qu'on va lui demander, sous la pointe des baïonnettes symboliques de l'accord, on va négocier un accord ultra détaillé.

    Nos puissants leaders ont montré qu'ils ne voulaient vraiment pas de Grexit, les Grecs non plus. Mais on ne voit pas comment la Grèce pourra tenir ses engagements, et donc une nouvelle crise aura lieu, dans six mois, dans un an…

    Cette nuit, l'Europe a changé de nature. Elle est devenue perverse. On a imposé à un petit pays membre des conditions que l'on exigeait auparavant par les armes. C'est un petit progrès par rapport à l'histoire, mais c'est la destruction de l'idéal européen.

  • IGNACE

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  • CAPITULATION

     

    Un jour de deuil pour la souveraineté des peuples

    Au petit matin de ce lundi 13 juillet, le Premier ministre grec, M. Alexis Tsipras, a fini par capituler. Il a capitulé sous les pressions insensées de l’Allemagne, mais aussi de la France, de la Commission européenne et de l’Eurogroupe. Il n’en reste pas moins qu’il a capitulé.

    Car, il n’y a pas d’autres mots pour désigner l’accord qui lui a été imposé par l’Eurogroupe, puis par les différents dirigeants européens, le revolver – ou plus précisément la menace d’une expulsion de la Grèce hors de la zone euro – sur la tempe. Cette capitulation aura des conséquences dramatiques, en Grèce en premier lieu, où l’austérité va continuer à se déployer, mais aussi au sein de l’Union européenne. Les conditions dans lesquelles cette capitulation a été arrachée font voler en éclat le mythe d’une Europe unie et pacifiée, d’une Europe de la solidarité et des compromis. On a vu l’Allemagne obtenir de la Grèce ce que les anciens appelaient une paix carthaginoise. On sait que telle était la position dès le départ de M. Dijsselbloem, le Président de l’Eurogroupe [1]. On a vu, avec tristesse mais aussi avec colère, la France finir par se plier à la plupart des exigences allemandes, quoi qu’en dise notre Président.

    Ce 13 juillet est et restera dans l’histoire un jour de deuil, à la fois pour la démocratie et pour l’Europe.

     

    Un accord détestable

    Cet accord est un accord détestable, et pour plusieurs raisons. Il l’est dans le domaine économique. Il saigne à nouveau l’économie grecque sans lui offrir la nécessaire et réelle bouffée d’oxygène dont elle avait besoin. L’accroissement de la pression fiscale sans contreparties aura des conséquences désastreuses pour l’économie grecque. C’est la poursuite de l’austérité dans la plus pure logique d’un Pierre Laval en France, mais surtout d’un Brüning en Allemagne, ou d’un McDonald en Grande-Bretagne, ces figures tragiques des années trente qui ont aggravé par leurs politiques les conséquences de la crise de 1929. La hausse de la pression fiscale exigée, les nouvelles coupes dans les dépenses, ne s’accompagnent nullement du plan d’investissement massif qui aurait pu en compenser, au moins en partie, les effets. Notons ainsi que le gouvernement grec est contraint de s’engager à « mener d’ambitieuses réformes des retraites et définir des politiques visant à compenser pleinement l’incidence budgétaire de l’arrêt de la cour constitutionnelle relatif à la réforme des pensions de 2012 et mettre en œuvre la clause de déficit zéro ou des mesures alternatives mutuellement acceptables d’ici octobre 2015 ». En d’autres termes, on demande au gouvernement grec de compenser l’arrêt de la cour constitutionnelle, qui avait cassé la réforme des retraites de 2012. Bref, la logique de l’austérité est ici proclamée plus importante que la constitution d’un État souverain [2].

    Cet accord est aussi détestable dans le domaine financier aussi. Il engage donc le Mécanisme européen de stabilité, ou MES. Mais cet engagement sera appelé à grandir régulièrement. L’économie grecque va, en effet, continuer à s’enfoncer dans la dépression. Les ressources fiscales vont au total stagner, voire diminuer et cela même si la pression fiscale augmente comme il est prévu dans l’accord. La dette va donc, en proportion de la richesse produite, devenir de plus en plus lourde. Sur cette dette, le reprofilage – mot barbare qui désigne un allongement des délais de paiement du principal et un report des intérêts – ne résout rien. On sait, le Fonds monétaire international l’a dit, qu’il faut restructurer, c’est-à-dire annuler, une partie de la dette grecque. Mais, l’Allemagne s’y refuse toujours avec obstination. Il faudra d’ici peu trouver à nouveau de l’argent pour la Grèce. L’une des raisons pour lesquelles ce plan est détestable est qu’il ne règle rien, ni économiquement, ni financièrement.

     

    Un accord de type néo-colonial

    Enfin, ce plan est détestable pour une troisième raison. Politiquement, il aboutit à mettre la Grèce en tutelle, à l’assimiler dans les faits à une colonie privée de tout pouvoir réel. Le Parlement grec non seulement est sommé de voter au plus vite certaines réformes, avec deux dates butoirs, du 15 et du 22 juillet [3], mais il devra soumettre désormais les différentes mesures à prendre au contrôle et au bon vouloir des institutions européennes. En particulier, un paragraphe de l’accord est très significatif. Il dit ceci : « Le gouvernement doit consulter les institutions et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés dans un délai approprié avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement [4]. »

    C’est le rétablissement de ce que les Grecs appellent le « régime de la Troïka », régime qu’ils avaient répudié lors des élections du 25 janvier dernier. Et c’est là sans doute le résultat le plus inouï de cet accord. Il équivaut à annuler une élection libre et démocratique, à affirmer que les règles édictées à Bruxelles ont plus de poids que le jeu démocratique. Il faudra s’en souvenir car, de ce point de vue, cet accord ne concerne pas les seuls Grecs ; il menace aussi tous les peuples de la zone euro. Il nous menace donc nous aussi, les Français. Et c’est pourquoi le fait que notre Président, M. François Hollande, se soit prêté à ce crime, car il n’y a pas d’autre mot pour qualifier cet accord dans le domaine politique, doit nous emplir d’effroi. En acceptant de poser sa signature au bas de cet accord, en acceptant de la faire voter d’ici la fin de la semaine au Parlement français, François Hollande est dès lors connivent à cet étranglement de la démocratie en Grèce, mais aussi dans l’ensemble de la zone euro.

    Allant toujours plus loin, cet accord organise la spoliation de la population grecque dans le paragraphe léonin qui concerne les privatisations et qui date directement de ce que l’on appelait au XIXème siècle la « politique de la canonnière ». Ce paragraphe stipule en effet que le gouvernement grec doit « élaborer un programme de privatisation nettement plus étoffé avec une meilleure gouvernance ; des actifs grecs de valeur seront transférés dans un fonds indépendant qui monétisera les actifs par des privatisations et d’autres moyens. La monétisation des actifs constituera une source permettant le remboursement programmé du nouveau prêt du MES et générera sur la durée du nouveau prêt un montant total fixé à 50 milliards d’euros, dont 25 milliards d’euros serviront au remboursement de la recapitalisation des banques et d’autres actifs, et 50 % de chaque euro restant (c’est-à-dire 50 % de 25 milliards d’euros) serviront à diminuer le ratio d’endettement, les autres 50% étant utilisés pour des investissements [5] ». Cela revient à dire que la Grèce ne pourra utiliser que 50 % de 25 milliards, soit 12,5 milliards issus des privatisations pour des investissements. Or, ces sommes ne seront pas disponibles – si tant est qu’elles le soient un jour – avant deux à trois ans.

    Quand on entend François Hollande affirmer dans la matinée de ce 13 juillet que la souveraineté de la Grèce a été préservée, on se dit que notre Président a un goût douteux pour la plaisanterie. C’est ajouter l’insulte à la blessure. Car la souveraineté de la Grèce a bel et bien été piétinée par l’Eurogroupe et par l’Allemagne, avec l’aide et avec l’assentiment de la France. C’est pour cela que ce 13 juillet sera désormais un jour de deuil pour tous ceux qui défendent la démocratie, la souveraineté et la liberté des peuples.

     

    La question de l’euro

    François Hollande affirme que son action a sauvé l’Euro. Il est clair que si l’Allemagne avait imposé l’expulsion de la Grèce hors de la Zone Euro, cela aurait déclenché à relativement court terme le processus de dissolution de cette zone. Mais, le maintien de la Grèce dans la zone euro ne sauve nullement l’euro. D’une part parce que les problèmes économiques et financiers de la Grèce ne sont pas résolus. D’autre part, parce que d’autres pays sont aujourd’hui en grandes difficultés, et en particulier l’un de nos voisins, l’Italie.

    L’euro est, on en a eu la preuve aujourd’hui, indissolublement lié à la politique d’austérité. La politique économique menée dans la zone euro consolidée par le rôle des divers traités, et en particulier du dernier le TSCG ratifié en septembre 2012, ne peuvent que mener à l’austérité. Si on ne l’avait pas encore compris c’est aujourd’hui parfaitement clair : l’euro c’est l’austérité. Bien sûr, il peut y avoir des politiques d’austérité sans l’euro. Mais l’euro implique en réalité la politique d’austérité et toute politique menée dans le cadre de l’euro conduit à l’austérité. Il faut comprendre le sens profond de cette affirmation. Aujourd’hui, tant que l’on restera dans la zone euro, il sera impossible de mener une autre politique économique que l’austérité. Pour ne pas avoir compris cela, Alexis Tsipras s’est mis de lui-même la tête sur le billot.

    Cette constatation est appelée à devenir le véritable point de clivage de la politique française dans les mois et les années à venir. Ainsi, ce qu’a sauvé François Hollande, en réalité, c’est bel et bien l’austérité. On sait qu’il fit ce choix en 2012. Il n’en a pas changé. Il devra donc être jugé dessus aux prochaines élections.

    E&R

    Notes

    [1] http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/120715/varoufakis-pourquoi-lallemagne-refuse-dalleger-la-dette-de-la-grece

    [2] Déclaration du sommet de la zone euro , Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 3.

    [3] Le texte de l’accord précise que ce dernier ne sera valable que dans les conditions suivantes : « Ce n’est qu’après – et immédiatement après – que les quatre premières mesures susmentionnées auront fait l’objet d’une mise en oeuvre au plan juridique et que le Parlement grec aura approuvé tous les engagements figurant dans le présent document, avec vérification par les institutions et l’Eurogroupe, qu’une décision pourra être prise donnant mandat aux institutions de négocier un protocole d’accord ». Déclaration du sommet de la zone euro, Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 2.

    [4] Déclaration du sommet de la zone euro, Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 5.

    [5] Déclaration du sommet de la zone euro, Bruxelles, le 12 juillet 2015, page 4.

  • Marine Le Pen promet aux forces armées une hausse du budget militaire en cas de victoire en 2017

    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/marine-le-pen-promet-aux-forces-armees-une-hausse-du-budget-militaire-en-cas-de-victoire-en-2017-13-07-2015-4941931.php

  • La Russie célèbre la fête de la Famille, de l’amour et de la fidélité

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    13/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
    Pendant que “l’occident” célèbre les “Gay Pride”, que les États-Unis légalisent le mariage homosexuel dans tout le pays, la Russie met à l’honneur la Famille traditionnelle.

    Le 8 juillet la Russie a fêté la journée de la famille avec un drapeau fortement inspiré de celui de la « Manif Pour Tous » française et où l’on peut lire le hashtag « la vraie famille ».
    Cette manifestation populaire survient après que la Cour suprême des États-Unis ait statué pour légaliser le mariage homosexuel dans tout le pays à la fin juin et quand la Maison-Blanche a été illuminée aux couleurs du drapeau arc-en-ciel traditionnellement associé à la communauté homosexuelle.

    C’est notre réponse au mariage homosexuel, à cette parodie des valeurs de la famille. Nous sommes fiers des valeurs traditionnelles de notre pays

    a déclaré Andrei Lisovenko, député du parti de la Russie Unie à Moscou au journal Izvestia.
    Newsweek de son côté qualifie cette marche des « fiertés conservatrices » en référence aux marchez des fiertés homosexuelles organisées en juin dans plusieurs pays occidentaux.

  • Les clandestins continuent d’affluer en Italie par centaines chaque jour

     

    Des centaines de migrants secourus ces derniers jours en Méditerranée, ainsi que les corps de 12 autres retrouvés morts dans leur canot, sont arrivés samedi en Sicile dans le sud de l’Italie. Alors que des opérations de secours étaient encore en cours samedi soir, les gardes-côtes italiens ont annoncé avoir coordonné les secours de 823 migrants jeudi, puis de 969 autres vendredi.

    Dans la journée de samedi, 717 de ces migrants, ainsi que les cadavres de huit hommes et quatre femmes, sont arrivés à Palerme, dans le nord-ouest de la Sicile, et 224 à Messine, de l’autre côté de cette île italienne. D’autres rescapés étaient attendus dans la soirée à Pozzalo, dans le sud de l’île. À Palerme, le premier homme a débarqué portant dans ses bras une petite fille que l’on voit sur une photo de l’AFP les yeux creusés, serrant un ours en peluche. Selon la presse italienne, son épouse, mère de l’enfant, fait partie des 12 corps repêchés.

    Originaire de Sierra Leone, ils ont directement été pris en charge par Sergio Mattaliano, directeur de la Caritas de Palerme, qui a expliqué à la presse avoir confié à une paroisse le père et l’enfant visiblement bouleversée. Jeudi, lors de l’une de ces interventions, quasi de routine pour les navires de secours patrouillant au large de la Libye, les gardes-côtes sont intervenus pour aider les occupants d’un canot pneumatique qui prenait déjà l’eau. A bord ils ont secouru 106 migrants et récupéré 12 corps.

    Selon les premiers éléments recueillis par les bénévoles ayant accueilli les migrants, il y a eu un mouvement de foule quand le canot a commencé à prendre l’eau. La plupart des victimes sont mortes écrasées, d’autres noyées. Le père sierraléonais a expliqué qu’il n’avait rien pu faire pour sauver sa femme, de peur de devoir lâcher sa fille.

    Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en date du 10 juillet, plus de 150.000 migrants sont arrivés en Europe par la mer depuis le début de l’année, pour moitié en Italie, où les arrivées sont encore supérieures aux records enregistrés en 2014, et pour moitié en Grèce, où elles connaissent une croissance exponentielle. Au large de la Libye, la traversée a coûté la vie à plus de 1.800 personnes cette année.

    E&R