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28/02/2014

Tarascon : "Le soir dans les coursives de la prison ça sent fort le shit"

Arles Tarascon / Publié le Vendredi 28/02/2014 à 05H32
 

Pour le syndicat des agents pénitentiaires UFAP le récent démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants au centre de détention n'est pas une surprise

Faits Divers - Justice - Actualités - Tarascon : Le soir dans les coursives de la prison ça sent fort le shit
Un réseau interne, en lien avec des Toulonnais, à la prison alimentait les détenus de Tarascon en résine de cannabis.

Photo archives N.V

Le coup de filet antidrogue opéré mardi matin, simultanément à la prison Tarascon et Toulon, n'a pas surpris les agents pénitentiaires. Loin s'en faut. "On sait que la drogue entre en détention, et en plus grande quantité depuis la suppression des fouilles à corps après les parloirs" commente le représentant du syndicat UFAP, Éric Rouvière.

Le personnel pénitentiaire est d'ailleurs quotidiennement au contact avec la drogue. "Le soir, ça sent très fort le shit dans les coursives. L'odeur est omniprésente et s'imprègne. À telle enseigne que nous avons même des inquiétudes pour le personnel. L'odeur s'imprègne sur tout le corps et même les vêtements. Un contrôle de police ou de douane à l'extérieur sur nos camarades pourrait s'avérer être positif et des soupçons se porter sur eux" souligne encore le syndicaliste qui envisage même de porter la question devant le Comité d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT).

La drogue franchit les murs de la détention à l'occasion des parloirs, mais aussi par le biais des projections, des colis lancés par-dessus les murs et grillages d'enceinte. "On leur facilite quelque part la tâche, il y a une seule caméra de surveillance à l'extérieur. Et lorsque les "lanceurs" sont surpris par les agents postés aux miradors, ils ont le temps de s'enfuir" poursuit Éric Rouvière dont le syndicat réclame à l'administration pénitentiaire la création d'une brigade canine spécifique pour compléter celles des policiers qui investissement les lieux de temps à autre. Avec succès d'ailleurs, comme le souligne le commandant Hervé Louvel. "Ces opérations nous permettent de réaliser entre 70 et 80 saisies de drogue par an".

"Il faut imaginer que la prison est le reflet de la société extérieure, à l'intérieur c'est un microsociété, parfois avec un trait un peu grossi, notamment sur la question de la drogue" nous confie un autre gardien. Et il ne rentre clandestinement pas que de la drogue au centre de détention. Chaque année, entre 200 et 300 téléphones portables sont récupérés. Et même de la viande serait introduite.

"On n'a pas les moyens de contrôler tout ce qui rentre. La fin de la fouille ne nous sert pas. Et les nouvelles technologies sont aussi contre nous : les couteaux en céramique par exemple passent les portiques de détection, tout comme d'ailleurs certains téléphones portables qui ne sont pas détectés par la machine" note le syndicaliste UFAP.

Le problème c'est que toutes ces intrusions génèrent des trafics à l'intérieur, des conflits pouvant finir en rixe, avec parfois "des agressions de personnel" notre Éric Rouvière. L'UFAP a comptabilisé 200 agressions physiques et 18 prises d'otages. Et fait un parallèle entre les règlements de comptes extérieurs et les détenus. "On s'est rendu compte que beaucoup de victimes sont passées par le centre de détention de Tarascon" révèle Éric Rouvière.

La Provence


 

L'enquête

Agissant sur commission rogatoire, les policiers ont démantelé un réseau à l'intérieur de la prison de Tarascon. Sur les 11 personnes interpellées, 6 ont été mises en examen mercredi dont le chef présumé du réseau transféré à la maison d'arrêt de Nîmes.

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Un rabbin ukrainien conseille à la communauté de quitter Kiev

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Revue de presse
Publié le 24 Février 2014

 

Article publié dans Haaretz le 18 février 2014

 

Le rabbin ukrainien Moché Reuven Azman a appelé les Juifs de Kiev à quitter la ville et même du pays, si possible, craignant qu’il ne soient victimes du chaos. 

 

"J'ai dit à ma congrégation de quitter la ville tous ensemble et si possible le pays", a déclaré le rabbin. "Il y a des alertes constantes concernant des intentions d'attaquer des institutions juives", a-t-il ajouté… Lire la suite.

CRIF

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L’Agence juive au secours de la population juive en Ukraine

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Nathan Sharansky

Revue de presse
Publié le 24 Février 2014

 

Article d’ilan Ben Zion publié dans le Times of Israel le 18 février 2014

 

L’Agence juive a déclaré samedi 22 février 2014 qu’elle fournirait une aide d’urgence pour les Juifs en Ukraine, au vu de l’agitation politique qui ravage le pays. Nathan Sharansky va faire appel au fonds d’aide financière, créé à la suite de la fusillade de Toulouse en 2012.

 

« Les événements récents ont montré que nous devons renforcer les mesures de sécurité de ces institutions. Nous avons la responsabilité morale de veiller à la sécurité des Juifs d’Ukraine », a déclaré Sharansky… Lire la suite.

CRIF

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Des hélicoptères militaires russes survolent la Crimée

le 28 février 2014 

Vendredi 28 février 2014, des hélicoptères militaires russes ont été vus survolant la région de la Crimée en direction de Kertch, filmés depuis la seule route qui mène vers l’aéroport international de Belbelk à Sébastopol.

 

La route en question était bloquée par des hommes armés en uniforme non identifiés, réunis autour d’un camion militaire.

L’information a été confirmée par le Service des gardes-frontières de l’Ukraine.

Sources : dpsu.gov.ua / Youtube / Le JDS

19:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

EN DIRECT Ukraine: Poutine appelle à éviter 'l'escalade", Ianoukovitch veut revenir

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Sébastopol: route barrée par des soldats russes 

http://www.leparisien.fr/international/en-direct-crimee-h...

 

 

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Ukraine: l'attitude réservée de Poutine étonnante (Ianoukovitch)

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Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

18:30 28/02/2014
 
ROSTOV-SUR-LE-DON, 28 février - RIA Novosti
 

Viktor Ianoukovitch, qui a déclaré être le président légitime d'Ukraine malgré sa destitution par la Rada suprême (parlement), a exprimé vendredi son étonnement face à une attitude réservée du président russe Vladimir Poutine sur la situation en Ukraine.
 
"La Russie est un partenaire stratégique (de l'Ukraine, ndlr), elle l'a été, elle l'est et elle le sera de force en différentes circonstances, notamment économiques, historiques et autres (…). Les accords en vigueur entre l'Ukraine et la Russie donnent à cette dernière le droit d'agir (…). A mon avis, la Russie doit et même est obligée d'agir. Connaissant le caractère de Vladimir Poutine, je suis étonné par sa réserve et son long silence", a déclaré M.Ianoukovitch lors d'une conférence de presse à Rostov-sur-le-Don, en Russie. 
 
"Je me demande pourquoi", a-t-il ajouté.
 
Un changement de pouvoir s'est produit le 23 février à Kiev. La Rada suprême (parlement) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions, réformé la Constitution et confié le mandat de chef de l'Etat au président du parlement Alexandre Tourtchinov. Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou a également déclaré à plusieurs reprises qu'il contestait la légitimité des décisions de la Rada suprême. Ianoukovitch a demandé aux autorités russes d'assurer sa sécurité face aux extrémistes ayant usurpé le pouvoir en Ukraine. Moscou a satisfait sa demande, en l'accueillant sur le territoire russe.

18:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Grèce – Dimitrios Papageorgiou (Patria Magazine) : “Nous avons été la frontière de l’Europe pendant mille ans”

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L’Acropole d’Athènes

 

27/04/2014 – ATHENES (NOVOPress)
Dimitrios Papageorgiou est l’éditeur de Patria Magazine, référence de la droite radicale grecque. Observateur avisé de la vie politique de son pays, il a bien voulu répondre aux questions de Novopress pour nous parler de la jeunesse hellénique, de la crise grecque, de l’Aube dorée…


Bonjour Dimitrios, pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs de Novopress ?

Eh bien, comme disent les Chinois, « je vous maudis à vivre en des temps intéressants ». Être un journaliste à une époque intéressante, je pense que c’est une double malédiction. Car la Grèce traverse des temps “intéressants” en effet. J’ai 32 ans, je travaille dans deux journaux grecs, je suis l’éditeur de Patria Magazine et également, de temps à autre, producteur d’émissions radios. J’ai été engagé dans des mouvements patriotes depuis mes 15 ans et j’ai passé 6 mois, 2 jours et deux heures en prison après avoir été la cible d’un groupe de gauchistes. Mon projet principal est Patria Magazine, qui est bimensuel. J’écris aussi de temps en temps en anglais pour www.alternativeright.com.

D’après vous, quels sont les principaux responsables de la crise grecque ?

Cela dépend de jusqu’où vous souhaitez remonter dans l’histoire de la Grèce. Si vous allez suffisamment loin, vous pouvez blâmer l’occupation turque. La Grèce n’a pas connu de révolution industrielle et c’est une société largement agricole jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Ensuite, nous avons subi une longue guerre civile qui détruisit la plupart des infrastructures existantes. Puis est venue la “libération démocratique” qui a mené à la corruption et au triomphe idéologique de la gauche. Si vous ne voulez pas remonter aussi loin dans le passé, les années après la junte militaire était un désastre économique total. Népotisme, corruption et bien sûr l’immigration constituent ce que Guillaume Faye appelle la “convergence des catastrophes”. La crise mondiale actuelle a amené la situation à un point de non-retour et notre économie s’est effondrée. Nous verrons si cela est bon ou mauvais, car la crise économique a réussi à saper le bipolarisme politique en Grèce. Les gauchistes comme les nationalistes sont en pleine croissance, nous verrons qui sera le plus fort, et si le système y survivra.

 

Que pensez-vous de la jeunesse grecque ?

La jeunesse grecque est à l’image de la jeunesse européenne. Le chômage et l’apathie sont la normale. Bien que de récentes formations politiques radicales aient de plus en plus de supporters. Personnellement, je pense que c’est un phénomène éphémère. Si vous prenez dix jeunes à Berlin, Rome, Paris ou ailleurs, vous trouverez la même personnalité qu’à Athènes. Bien sûr, la jeunesse est notre seul espoir. Mais si nous parlons des jeunes qui ne sont pas engagés dans un mouvement ethnique ou nationaliste, je dois dire que la jeunesse grecque est perdue entre un nationalisme d’avant-guerre et la réalité en cours. Malheureusement, en Grèce, ces cercles n’ont pas une “tradition” ou une école de pensée comme la France en a. Pour beaucoup, le “nationalisme” se réduit au combat contre les Turcs et les Albanais. Bien sûr, c’est mieux que d’être communiste… Mais cela demeure problématique.

Comment définiriez-vous l’identité grecque ? Est-elle menacée ? Si oui,pourquoi ?

Un poète grec prix Nobel a dit un jour que si vous « démontiez » le pays, vous vous retrouveriez avec un olivier, un vignoble et un bateau. Mais cela décrit à peu près chacun des pays méditerranéens et je pense que cela pourrait s’adapter à la France bien entendu. Pour moi, l’identité grecque a quelque chose à voir avec une “mentalité de frontière”. Nous avons été la frontière de l’Europe pendant mille ans. Notre identité est cette Frontière. Les Français peuvent comprendre cela au travers de leur histoire. Notre déclin fut celui de l’Europe. Nos heures de gloire furent celles de l’Europe. Dans ces conditions, et après avoir survécu en tant que peuple depuis si longtemps, notre identité est un mélange de “survivances” pendant les heures sombres. Aujourd’hui, l’identité grecque est très touchée par toutes ces saloperies américanisées que vous observez également dans votre pays. Mais nos racines sont toujours là. Vous pouvez les voir dans les traditions que notre peuple continue de suivre, vous les voyez dans les petites choses.

Avez-vous de l’espoir pour le futur ? Pourquoi ?

Bien sûr que j’en ai. Le futur a toujours été du domaine de “l’imprévu”. Quand j’étais ado, les “nationalistes” n’étaient qu’une fraction des marginaux. Les temps durs, comme ceux que nous vivons en ce moment, produisent des gens plus durs. Dans ce sens-là, la crise économique peut être une bonne chose. Les Grecs commencent à comprendre qu’ils doivent bâtir leur futur à nouveau. Et ils le feront certainement de la bonne manière.

Que pensez-vous du mouvement identitaire français ?

La France a toujours été à l’avant-garde du combat politique ethnique. J’ai été très impressionné quand j’ai découvert les actions telles que celles de Génération Identitaire, mais aussi le travail accompli lors de vos camps d’été. Je suis très impressionné par votre esthétique, domaine que je considère très important. Je suis avec beaucoup d’intérêt ce que vous faites et je suis heureux de voir que vous avez réussi à répondre très rapidement aux nécessités d’un environnement politique qui change rapidement.

Vous dites qu’il n’y a pas eu de véritable révolution industrielle en Grèce au XIXème siècle, à l’inverse des autres nations européennes. J’ai lu dans la presse française que beaucoup de Grecs ont encore de la famille à la campagne et peuvent y retourner en cas de pénurie énergétique et de graves tensions sociales. N’est-ce pas une certaine force que d’avoir cette possibilité de maintenir le contact avec sa terre à notre époque ?

En effet. C’est toujours bon d’avoir la possibilité de revenir en arrière. La semaine dernière, j’ai eu la chance de manger les légumes que mon père et ma mère ont fait pousser dans leur jardin. C’est une force mais ça a surtout à voir avec la survie. L’industrie, de nos jours, ne tourne pas autour du textile. Être capable de relocaliser la production de nourriture est important. Mais je souhaite que la Grèce ait une industrie informatique, un programme spatial, etc. Survivre dans des conditions extrêmes est importants. Mais nous avons aussi besoin de garder un œil sur l’avenir que nous voulons bâtir.

Un dernier mot pour nos lecteurs français ?

Les Français, les Grecs, les Italiens ont les mêmes problèmes. Je suis autant Européen que je suis Grec, et Athénien. Pour moi, chacune identitaire est le même que chaque activiste grec. Votre combat est le mien.

Crédit photo : Maksim via Wikipédia (cc).

Seconde partie de l’entretien samedi 1er mars

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Esclaves blancs chrétiens, maîtres musulmans - Documentaire

27/20/2014 – VIDÉO - Un million d’Européens, des équipages entiers, hommes, femmes, enfants, ont été capturés et réduits en esclavage par les musulmans en mer Méditerranée au cours des siècles. Vendus sur les places d’Alger, Fez, Tunis, Tripoli, soumis à la torture et aux travaux forcés, il s’agit d’une page (volontairement ?) oubliée de l’histoire européenne.

02:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Arseni Iatseniouka : "l'Ukraine va devenir membre de l'Union européenne"

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http://lejournaldusiecle.com/2014/02/27/arseni-iatseniouk...

28 02 14

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Mairies FN ? Une bénédiction pour le contribuable ! Par Jean-Yves Le Gallou

 

    
Le 4 août 2013
Le bilan financier des quatre maires FN élus en 1995 est remarquable !
       
         

En mars 2014, de nombreux électeurs seront tentés de voter pour des candidats présentés ou soutenus par le Front national. Ils peuvent avoir des raisons nationales ou locales de le faire par souci identitaire ou sécuritaire. Mais disons-le tout de go : comme contribuables, ils ne devraient pas hésiter !

Car le bilan financier des quatre maires FN élus en 1995 est remarquable !

À tout seigneur, tout honneur : Jacques Bompard, aujourd’hui Ligue du sud, élu en 1995 maire d’Orange, a apuré la lourde dette dont il a hérité : aujourd’hui, à Orange, la dette par habitant est 20 fois plus faible qu’à Cavaillon ou Carpentras, 40 fois plus faible qu’à Avignon. Et les impôts locaux ont baissé !

Par suite de manœuvres, Catherine Mégret n’est restée que quatre ans maire de Vitrolles. C’est court, mais ce fut suffisant pour faire plonger de 15 % l’endettement, baisser le taux des taxes locales et diminuer le prix de l’eau. Tout en maintenant l’effort d’équipement. Chapeau !

A Marignane, les deux mandats de Daniel Simonpieri furent aussi providentiels pour le contribuable.

Reste Toulon. Jean-Marie Le Chevalier fut victime d’une dizaine de procès. Il les gagna presque tous mais le retentissement des accusations ruina son image. Pourtant, là aussi, le bilan financier fut honorable. Et c’est la chambre régionale des comptes qui l’a dit dans un rapport portant sur la période 1995/2005 : diminution de l’en-cours de la dette par habitant et amélioration de la capacité d’autofinancement. Principal reproche fait par les magistrats comptables à Le Chevalier : ne pas avoir mis fin à certains avantages sociaux remontant aux années cinquante !

Bref, si la France avait été gérée comme les mairies FN élues en 1995, le déficit du budget de l’État ne représenterait pas le quart des dépenses publiques, comme c’est hélas le cas, et la signature de la France aurait gardé son triple A.

On m’objectera : mais alors, comment se fait-il que les médias officiels aient donné, et donnent encore, une si mauvaise image aux mairies FN ? Pour une raison simple : nous n’avons pas affaire à des médias d’information mais à des médias de propagande qui se recopient les uns les autres sans jamais aller aux sources. Vous n’y pensez pas : il faudrait travailler ! Raison de plus pour faire connaître ce salutaire exercice de réinformation. Le vote local FN ? Y a bon pour le contribuable.

Pour en savoir plus (avec des chiffres détaillés et des références), se reporter à Polémia.

BOULEVARD VOLTAIRE

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Ukraine: tension à Sébastopol, deux blindés russes stationnent en ville

http://www.leparisien.fr/international/ukraine-tension-a-...

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+ VIDEOS, PHOTOS

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27/02/2014

Ukraine : Arseni Iatseniouk, membre de la Commission Trilatérale, est nommé Premier Ministre

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Le millionaire Arseni Iatseniouk (Arseniy Yatsenyuk) a été désigné mercredi soir à la tête du gouvernement ukrainien d’union nationale jusqu’aux élections présidentielles anticipées prévue le 25 mai. Quelques semaines avant ces événements, il participait à une réunion de la Commission Trilatérale au sujet de l’Ukraine.

Arseni Iatseniouk débute sa carrière politique en 2001, comme ministre de l’Economie de Crimée, république autonome russophone au bord de la mer Noire qui clame aujourd’hui son opposition au renversement du régime Ianoukovitch.

Après un passage par la Banque centrale, il est ensuite nommé ministre de l’Economie (2005-2006) puis des Affaires étrangères (2007).

Elu ensuite à la tête du Parlement, il devient le deuxième personnage de l’Etat. Candidat à la présidence, il obtient 7% des voix en 2010, et décline la proposition du vainqueur Viktor Ianoukovitch de rejoindre le gouvernement. Deux ans après, son parti, le Front pour le changement, décide de se dissoudre pour rejoindre Batkivchtchina (Patrie), le parti de Ioulia Timochenko, dont il prend les rênes à partir de 2011, quand l’ex-Première ministre est incarcérée.

Désigné chef de file de l’opposition parlementaire au président Viktor Ianoukovytch, Arseni Iatseniouk conduisit son parti aux élections législatives d’octobre 2012.

Quelques semaines avant les premiers rassemblements sur la place de l’Indépendance de Kiev, Arseni Iatseniouk participa le 27 Octobre 2013 à Cracovie (Pologne) à une réunion de la Commission Trilatérale présidée par Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE, membre du Groupe Bilderberg) dont le sujet portait sur "l’Ukraine et l’Union Européenne".

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Nigel Farage: " L'Union européenne mène les pays méditerranéesn vers le niveau des pays du tiers-monde"

Pour le député anglais au Parlement européen (UKIP, libéral-souverainiste), « il est temps d’en finir avec l’euro, afin que les monnaies des pays méditerranéens soient le reflet de leur niveau économique ».

NOUVELLES DE FRANCE 27 02 14

23:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Les vrais réfugiés, ce sont les Italiens sans travail qui n’arrivent pas à la fin du mois” : le non des maires aux clandestins de Lampedusa

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22/02/2014 – VENISE (NOVOpress)
« Non en chœur ». C’est ainsi que le Corriere del Veneto résume la réponse des maires (copie d’écran en Une) à la préfecture de Vicence, qui leur a demandé d’accueillir une partie des « réfugiés » toujours plus nombreux qui débarquent d’Afrique du Nord. Les encouragements incessants donnés aux clandestins par le ministre Kyenge Kashetu y ont-ils été pour quelque chose ? Et l’ostentatoire visite du pape François à Lampedusa ? Les « demandes d’asile » en Italie se sont en tout cas élevées à 43.000 en 2013, plus de trois fois le chiffre de 2012.

Le flux n’étant pas parti pour se tarir – puisqu’on est décidé à ne rien faire pour l’arrêter –, le gouvernement italien cherche à organiser d’avance la dissémination des nouveaux arrivés sur tout le territoire.
Fin janvier, le ministre de l’Intérieur a fait écrire par les préfets à toutes les communes d’Italie pour leur demander d’accueillir des clandestins « pour les trois années 2014-2016 ». En jargon administratif, il s’agit de « bien vouloir signaler l’éventuelle disponibilité de structures […], de préférence non-hôtelières, à destiner au possible accueil de ressortissants étrangers demandant une protection internationale. On privilégiera des structures avec une capacité d’accueil moyenne de 20 à 50 personnes, et en tout cas pas supérieure à 100 ».

 

Le Ministère s’engage à verser aux communes un remboursement de 30 euros (plus TVA) par « réfugié » et par jour, pour couvrir les frais de nourriture, de logement, de gestion administrative, de « médiation linguistique », d’aide à la rédaction de la demande d’asile, la fourniture de vêtements, la blanchisserie et les produits hygiéniques. S’ajoutent à cela 2 euros 50 à verser quotidiennement en espèces à chaque « réfugié », avec une recharge téléphonique de 15 euros.

"Les vrais réfugiés, ce sont les Italiens sans travail qui n’arrivent pas à la fin du mois" : le non des maires aux clandestins de LampedusaLe préfet de Vicence, en Vénétie, a donc écrit aux 121 maires de sa juridiction. Un mois après, il n’a reçu que des réponses négatives.

Instruits par les mauvaises expériences précédentes, les maires, même de gauche, ne veulent plus de « réfugiés ». Le refus le plus énergique est venue de Milena Cecchetto (copie d’écran ci-contre), maire de Montecchio Maggiore, de la Ligue du Nord. « Les vrais réfugiés, a-t-elle écrit au préfet, ce sont nos concitoyens qui n’ont pas de travail et qui n’arrivent pas à la fin du mois. Cette municipalité n’a ni ressources ni espaces à mettre à la disposition des réfugiés. Chaque réfugié coûte à la collectivité 30 euros par jour, soit un total de 900 euros par mois: nous avons beaucoup de retraités qui n’arrivent pas à 500 euros par mois, et il y a des chômeurs qui seraient prêts à faire n’importe quel travail pour percevoir ce montant! »

20:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Conflit ukrainien et élections européennes: le point de vue de Pierre Hillard

   
  

Au micro de Sylvain Durain, Pierre Hillard évoque son prochain livre, mais aussi le conflit en Ukraine et les élections européennes 

E&R

20:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Vous les cathos qui accueillez l’islam, vous serez méprisés et écrasés par lui

 

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Certes, dans la lutte contre le gender pour tous, Farida Belghoul fait figure de Jeanne d’Arc. Et les musulmans de France semblent un allié de choix contre l’État soviétique dans ses entreprises de démolition.

Mais, nous les cathos, ne préférons-nous pas la peste au choléra ? Pour quiconque connaît l’islam, nous jouons un jeu très dangereux qui se retournera contre nous et le pays. Riposte Laïque nous le rappelle à juste titre dans ses articles.

Comme chrétien, je suis consterné par l’impardonnable confusion sur l’islam dans l’Église de France, et ce depuis… Rome !

— On connaît ce pseudo dogme répété inlassablement : « Nous avons le même Dieu » ­— hérésie quand on sait comment le Coran appelle à la guerre, au meurtre, à l’esclavage, jusqu’au culte du « beau modèle » pédophile.

— On connaît les déclarations du cardinal responsable du dialogue interreligieux à Rome : « Grâce aux musulmans, Dieu est de retour en Europe », ou encore « Connaissez mieux le Coran, et vous n’aurez plus peur de l’islam. » (sur KTO) Sic ! C’est juste le contraire ! (Et je préfère me taire sur la morale qui nous est faite quant à nos « préjugés » et notre « mauvais accueil » des immigrés.)

— On connaît l’ahurissante envolée de l’initiatrice de la manif pour tous : « Musulmans, vous êtes notre espérance. »

— Ajoutez à ça la foule des idiots utiles islamophiles dans l’Eglise.

MERCI à Anne Buisse pour son ISLAM, DROIT D’INVENTAIRE. Merci à cette catholique intelligente (ça existe !) qui pourfend la bêtise, les « dhimmis mitrés » et autres « dialogueux » de notre Église.

ET MERCI à RL d’avoir présenté l’ouvrage : http://ripostelaique.com/islam-le-droit-dinventaire-danne...

Certes, les catholiques ont un réel mérite : celui de promouvoir le dialogue et la fraternité à tout prix — un des multiples trésors de l’Évangile. Mais de grâce, pas au point de tomber dans la confusion et de prendre les loups pour des agneaux, ou de se faire agneau dans la gueule du loup !

Nos frères chrétiens d’Orient et d’Asie sont bien placés pour faire la différence. La confusion dans notre Église d’Europe est insupportable de bêtise et de lâcheté. Où sont passés nos St Jean Damascène et nos St Thomas d’Aquin dont les critiques de l’islam n’ont pas pris une ride ? Merci au pape Benoît XVI d’avoir tenté d’interpeller l’islam dans ses incohérences. Et il n’est pas le seul, heureusement.

Ce disant, je ne suis ni un va-t-en guerre qui prêche une nouvelle croisade, ni un intolérant, ni un fanatique — autant de reproches pavloviens des bien-pensants.

Je dis :

— OUI à la fraternité et au dialogue. MAIS sans renoncer à la lucidité et la vérité : reconnaître le « réel » et le sang des « infidèles » qui coule à flot ! Et interpeller les musulmans sur leurs croyances, sans concessions.

— OUI au respect et à la prudence dans nos déclarations ; car insulter les musulmans ou l’islam est stupide, dangereux et contre-productif : bêtise de la sacro-sainte liberté d’expression ! MAIS NON à la langue de bois et aux contre-vérités. Avis à bien des cathos, surtout mitrés.

— OUI à la lutte citoyenne autant que chrétienne pour sauvegarder nos valeurs et nos droits ; oui à un débat ouvert et respectueux sur nos valeurs respectives. ET NON à la diabolisation des non-croyants, ou d’une saine laïcité.

Entre PESTE et CHOLÉRA…

Doit-on choisir entre la PESTE verte ou islamique ­— et le CHOLÉRA du relativisme matérialiste qui nous « vide » et qui « liquéfie » nos valeurs anthropologiques …et évangéliques ?

Ouvrez les yeux : nous sommes pris en tenaille entre ces deux MALADIES  MORTELLES !

— Vous, les cathos qui luttez contre le « choléra » du tout-à-l’égout : voyez aussi la « peste verte » qui se répand dans notre monde et tue vos frères chrétiens !

— Et vous, mes amis « laïcs » qui voyez la « peste » comme le plus grand danger : Ne voyez-vous pas que le « choléra » d’un certain relativisme est en train de « déconstruire » nos sociétés et de creuser le lit de l’islam !?

Ne risquons-nous pas d’être frappés là où nous avons penché (« péché ») :

  • Le vide de nos racines chrétiennes se remplit d’une religion totalitaire et étrangère. « Rejetez le christianisme et vous aurez l’islam » (Chateaubriand)
  • Notre matérialisme athée et nihiliste ouvre la voie aux « fous de dieu ».
  • Notre « tolérance » à tout (christianisme excepté) attise la haine d’une religion intolérante interdisant toute critique à son égard.
  • Vous qui avez revendiqué l’égalité et l’homosexualité pour tous, vous récolterez la charia pour tous ! (Salut les femmes !)
  • Et vous les cathos qui avez si « fraternellement » accueilli l’islam, vous serez méprisés et écrasés par lui.

Réveillez-vous donc : ce cauchemar est en train de se réaliser !

Père Jean-Benoit Casterman

RIPOSTE LAÏQUE

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Le président ukrainien Victor Ianoukovitch accueilli en Russie 27/02/2014

   

Le président ukrainien Victor Ianoukovitch accueilli en Russie




Moscou a satisfait la demande du président ukrainien Viktor Ianoukovitch de l'accueillir sur le territoire russe, a annoncé à RIA Novosti une source proche du dossier.

"M.Ianoukovitch a demandé aux autorités russes d'assurer sa sécurité personnelle, et cette demande a été satisfaite", a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.

Les États-Unis avaient mis en garde mercredi la Russie contre toute intervention militaire en Ukraine et ont offert à ce pays en crise leur garantie financière à hauteur d'un milliard de dollars pour un éventuel prêt international. Après avoir adopté ces derniers jours un ton apaisant à l'égard de Moscou dans le dossier ukrainien, le secrétaire d'État John Kerry a haussé le ton mercredi. "Je crois qu'il ne devrait pas y avoir le moindre doute de quelque nature que ce soit sur le fait que toute intervention militaire qui violerait la souveraineté, l'intégrité territoriale de l'Ukraine serait une grave erreur", a-t-il mis en garde.

Avant lui, la Maison-Blanche avait appelé les "acteurs extérieurs" à s'abstenir de toute "provocation" dans la crise ukrainienne, allusion claire à la Russie qui avait annoncé avoir pris des mesures militaires dans la région.

Visant encore Moscou, John Kerry a prévenu : "Pour un pays qui s'est exprimé si fréquemment et si fortement contre toute intervention étrangère en Libye, en Syrie et ailleurs, il serait important qu'il tienne compte de ces avertissements au moment où il sous-pèse ses alternatives dans une Ukraine souveraine."

Plus tôt, le président russe Vladimir Poutine avait ordonné une inspection-surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat, tandis que la protection de la flotte russe de la mer Noire, basée dans le port de Sébastopol en Crimée, a été renforcée.

La Crimée, peuplée majoritairement de russophones, a en outre été le théâtre mercredi de heurts entre militants pro et anti-russes, quelques jours après la destitution par le Parlement ukrainien du président pro-russe Viktor Ianoukovitch.

À Kiev, le pro-européen Arseni Iatseniouk a été désigné à la tête du gouvernement ukrainien. Il aura à faire face à une tâche herculéenne pour empêcher son pays de sombrer dans la banqueroute et pour contrer des tendances séparatistes de plus en plus vives dans le sud du pays, en particulier en Crimée.

Pour épauler les nouvelles autorités ukrainiennes, les États-Unis offrent leur garantie à hauteur d'un milliard de dollars dans le cadre d'un possible prêt des institutions financières internationales pour ce pays qui dit avoir besoin de 35 milliards de dollars. "Nous sommes en train de formuler une garantie sur un prêt d'un milliard de dollars", a dit John Kerry, ajoutant que "les Européens réfléchissaient à 1,5 milliard de dollars" de garantie. "Nous réfléchissons aussi à la possibilité d'une assistance supplémentaire", a dit le secrétaire d'État sans être plus précis.
Mais les donateurs potentiels, Union européenne et FMI en tête, s'étaient abstenus en début de semaine de se prononcer sur les modalités d'un programme d'aide à l'Ukraine, dans une situation politique encore incertaine.

"La priorité numéro 1 est de former un nouveau gouvernement. (...) La priorité numéro 2, ce sont les réformes (...) et la priorité numéro 3, c'est le FMI", a résumé John Kerry.

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/le-president-ukrainien-victor-ianoukovitch-accueilli-en-russie/id-menu-957.html
 
ALTER INFO.NET

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République bananière d’Ukraine, épisode 3

 

Par Xavier Moreau, analyste géopolitique spécialiste de l’Europe centrale et de la Russie

Kiev et l’Ukraine de l’ouest s’enfoncent peu à peu dans l’anarchie. De véritables scènes d’épuration et d’autocritique à la bolchévique se sont déroulées. À Lvov, les Berkout ont été contraints par le « Pravy Sektor » de demander pardon à genoux, devant un « rassemblement de citoyens ». La maison du fils du président du parti communiste a été incendiée et les élus craignent pour leur famille. « Pravy Sektor » s’autorise à violer les domiciles de ceux qui sont jugés « ennemis de la nation ». Les milices se trouvent à l’intérieur même du parlement, et en contrôlent étroitement l’activité. Le gouvernement actuel, formé par les proches de Timochenko s’empresse d’accéder à toutes les demandes des extrémistes de « Svoboda ». Ces derniers, ainsi que « Pravy Sektor », savent que les prochaines élections les ramèneront à leur importance réelle sur l’échiquier politique ukrainien, c’est-à-dire pas grand-chose. Leur stratégie est désormais de se constituer en « comité de salut public » et de faire régner leur « ordre » à l’intérieur même de la Rada. Catherine Ashton n’a visiblement rien trouvé à y redire.

À Kiev la situation est précaire et les habitants armés sont de plus en plus nombreux et le sont ouvertement. Désormais un masque, un brassard et une arme vous donnent le droit de vous déclarer du « Pravy Sektor », et par conséquent, de pressurer qui vous voulez dans la rue. Cette situation fait le bonheur des sociétés de sécurité qui sont désormais systématiquement utilisées par les hommes d’affaires, et à qui des quartiers entiers sont confiés par les habitants effrayés. Les retraits d’argent liquide se généralisent et la fuite des capitaux atteint des sommets. La police a totalement déserté les rues. En plus d’avoir le monopole de la violence, « Svoboda » a obtenu le poste de procureur général, ce qui lui permettra d’inculper tous les citoyens ukrainiens qui refusent de se soumettre, et de renforcer « son comité de salut public ».

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NPI

19:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Ukraine : 65 % des Français opposés à une aide financière et 67 % contre son entrée dans l’UE

27 février 2014   Jacques Frère                                               

Selon un sondage Ifop réalisé pour Atlantico, 65 % des Français sont opposés à l’idée d’une aide financière apportée par la France et l’Union européenne à l’Ukraine, 67 % sont contre l’entrée du pays dans l’UE.

Malgré la grosse propagande médiatique en faveur du coup d’État mondialiste à Kiev, les Français ne semblent pourtant pas près à mettre la main à la poche pour aider à combler une partie du gouffre financier dans lequel l’Ukraine s’est enfoncé depuis des décennies. C’est ce qui ressort d’une enquête Ifop pour Atlantico selon laquelle 67 % des personne interrogées se disent opposées à l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne.

NPI

 

19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La Pologne, nouvelle tête de pont d’un plan de déstabilisation de l’Otan

Après le modèle turc, la copie slave

 

 
| Moscou (Russie) | 26 février 2014
  
 
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Radek Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères, avec les trois principaux dirigeants de l’opposition ukrainienne, à Kiev.

En serviteur zélé des intérêts US, la Pologne endosse officiellement, dans sa relation avec l’Ukraine, le rôle du Turc de service. À l’instar de la Turquie, qui s’est révélée être une plate-forme d’un intérêt géopolitique évident pour le transit des armes et le soutien en hommes et en matériel à destination des terroristes syriens, la Pologne fournit désormais le même type d’appui à leurs homologues ukrainiens. Donald Tusk, le Premier ministre polonais, a déclaré le 22 février 2014 que son pays assurait d’ores et déjà les soins nécessaires aux insurgés blessés de Kiev, des ordres ayant été effectivement donnés au ministère de l’Intérieur et aux Forces armées pour renforcer cette aide en mettant des hôpitaux à disposition [1]. Le ministre délégué à la Santé a confirmé les contacts de Varsovie avec les rebelles de Kiev pour « organiser la prise en charge des soins aux blessés ukrainiens. ». Il en découle que la Pologne a, de fait, élargi jusqu’à près de 500 kilomètres à l’intérieur de l’Ukraine la zone sur laquelle elle entend exercer son influence, tant par l’action souterraine que par la diplomatie. En Ukraine, les services de renseignement polonais ne se contentent manifestement pas « d’aider les blessés » [des groupes terroristes]. On peut à plus forte raison présumer que les régions ukrainiennes frontalières de la Pologne —Lvov et Volyn— sont plus fortement encore sous l’emprise de Varsovie. Coïncidence ou pas, la région de Lvov a déjà tenté de déclarer son indépendance. Comme Varsovie l’a fait (et le fait en ce moment) en Ukraine, Ankara a exercé son influence en profondeur à l’intérieur du territoire syrien au plus fort de la crise qui a affecté ce pays. N’oublions pas que la Turquie a, elle aussi, abrité et soigné sur son propre territoire les combattants (terroristes) blessés en Syrie.

Il convient d’examiner de plus près la similitude des rapports qu’entretiennent la Pologne et la Turquie avec leurs voisins respectifs, l’Ukraine et la Syrie, pour mieux comprendre comment a été appliquée, dans l’un et l’autre cas, la méthode d’intervention du « pilotage par l’arrière » .

Notons d’abord que la stratégie du « pilotage par l’arrière » a été définie comme « un appui militaire des USA qui restent dans l’ombre et laissent à d’autres les slogans et la propagande ». C’est la stratégie adoptée pour les guerres menées sur des théâtres d’opération où, pour diverses raisons, les États–Unis répugnent à s’engager ouvertement. Elle s’appuie sur l’utilisation d’alliés, de « caciques » régionaux en charge de l’avancement des objectifs géopolitiques et géostratégiques des États-Unis, à travers un dispositif de guerre asymétrique, tandis que Washington redéploie ses forces en Asie où il souhaite opposer à la Chine une dissuasion de type conventionnel. Sur la scène européenne comme au Proche-Orient, ce sont les USA qui tirent les ficelles : pour Washington, la Pologne et la Turquie sont les marionnettes rêvées, l’une et l’autre dressées contre leurs voisins respectifs, l’Ukraine et la Syrie. Les États-uniens prennent principalement en charge l’entraînement des bandes de « l’opposition » et le renseignement. La Pologne et la Turquie font leur part du travail en apportant un soutien direct au déploiement de ces groupes sur le territoire des pays attaqués.

En Ukraine, les États-Unis ont infiltré les ONG pendant plus de dix ans pour entrer dans la place, leur allouant entre autres cinq milliards de dollars pour « aider le pays à instaurer des institutions démocratiques » [2]. Dans la campagne de propagande menée contre Kiev, la NED (Fondation nationale pour la démocratie) [3]a joué un rôle majeur pour faire avaler au public ukrainien une version relookée de la vidéo fumeuse Kony 2012 utilisée auparavant comme prétexte au renforcement de la présence militaire US en Afrique centrale [4]. Les reportages effrayants de « Danny », sur CNN, ont de la même façon été utilisés en Syrie en 2012 pour discréditer le régime de Damas [5]

Mais les ressemblances ne s’arrêtent pas là.

La Pologne et la Turquie sont toutes deux des États frontaliers de l’Otan, la Pologne étant présentée comme « le plus important de tous les pays frontaliers de l’Alliance en terme de puissance économique, politique et militaire ». Comparés à leurs voisins ukrainiens et syriens, ces deux pays d’un intérêt géostratégique majeur bénéficient d’une supériorité écrasante en matière de démographie. Ils souffrent, l’un comme l’autre, de complexes d’infériorité hérités de la gloire impériale perdue (perte de l’Union avec la Lituanie pour la Pologne et perte de l’Empire ottoman pour la Turquie) . Ils partagent tous deux une frontière terrestre étendue avec les pays qui sont dans le collimateur pour « une transition démocratique ». Ils ont pareillement en commun des liens culturels et politiques importants avec leurs voisins, hérités des empires perdus, qui remontent loin en arrière, avant le déclenchement de leurs crises respectives. Cela leur confère des atouts de premier ordre, intangibles, pour intervenir sur le futur champ de bataille, de manière officielle et non officielle, et pour mener les opérations de renseignement.

La Pologne et la Turquie abritent aussi l’une et l’autre des installations militaires importantes : l’US Air Force dispose d’une base aérienne à Incirlik, au sud de la Turquie, un radar de la défense anti-missile étant positionné à l’Est. Pour sa part, la Pologne a mis à la disposition des USA la base aérienne de Lask et un avant-poste de la défense anti-missile dans le Nord-Est, près de Kaliningrad. Quand on observe les développements de la campagne menée par les insurgés qui s’acquittent, en Ukraine, de la tâche qui leur a été confiée, on fait un constat inquiétant : les méthodes des fascistes ukrainiens ressemblent de plus en plus à celles des djihadistes en Syrie. Comme à Damas en 2011, où des tireurs embusqués (identifiés comme des rebelles) tiraient à l’aveuglette sur la foule, des balles ont commencé à s’abattre sur les civils à Kiev, où même un reporter de la télévision russe RT a essuyé des tirs. On peut comparer la revendication par Lvov de son indépendance à la déclaration d’autonomie des Kurdes du Nord de la Syrie. Ces régions jouxtent, l’une comme l’autre, les frontières de l’État qui s’immisce dans les affaires intérieures de son voisin pour le compte du commanditaire US. On retrouve le même parallélisme dans la prise de contrôle, par les rebelles ukrainiens et syriens, des postes frontières assurant la liaison avec l’État qui les soutient. Ces manœuvres ont, pour Ankara et Varsovie, le mérite évident de faciliter le transit des armes, des hommes et du matériel à destination de la lignée de terroristes qu’ils ont engendrée. Quand les insurgés s’avèrent incapables de garder le contrôle des zones frontalières, ils recourent au pillage des entrepôts des forces gouvernementales qu’ils ont réussi à investir ; ils volent les armes, soit en les confisquant aux agents des forces de l’ordre qu’ils capturent, soit en les dérobant dans les bâtiments dont ils prennent le contrôle  [6]. Les djihadistes qui combattent en Syrie sont coutumiers des prises d’otages et des exécutions sommaires. Leurs épigones ukrainiens marchent dans leurs pas comme en atteste leur capture de soixante policiers à Kiev.

Les exemples relevés plus haut démontrent clairement que les opérations de déstabilisation menées en Ukraine et en Syrie suivent un plan bien établi Les États Unis sont aux commandes et appliquent leur stratégie du « pilotage par l’arrière ». Ils manipulent des États ébranlés par l’écroulement des empires dont ils faisaient partie. Ils ciblent des territoires d’intérêt majeur, situés là où ils préfèrent ne pas intervenir directement, tenir leur rôle secret, et nier à leur guise toute implication. Une autre pratique est de plus en plus largement répandue : l’utilisation de groupes extrémistes régionaux fanatisés pour soutenir une entreprise de déstabilisation au long cours. Au Proche-Orient, ce sont les radicaux islamistes qui ont été choisis pour organiser et exporter le chaos. En Ukraine, les « wahabistes locaux » sont, semble-t-il, recrutés de plus en plus souvent parmi les groupes d’extrême droite, voire nazis, pour la conduite de certaines opérations. L’Ukraine peut fort bien devenir le terrain d’entraînement des autres groupes d’extrême droite européens. On peut aussi redouter que les groupes de factieux qui opèrent actuellement en Ukraine décident de vendre leur savoir-faire au plus offrant dans les autres pays européens. Tout comme la Turquie fait le lit des extrémistes islamistes à travers le soutien qu’elle apporte à ceux qui combattent en Syrie, la Pologne courtise dangereusement l’extrême droite nationaliste ukrainienne, comme l’attestent ses déclarations de soutien aux groupes qui utilisent la violence, et la décision récente d’évacuer et de soigner les insurgés (sans parler des autres formes de soutien tenues secrètes, dont on ignore l’étendue). Tout comme les extrémistes islamistes ont échappé à ceux qui en tiraient les ficelles, et mettent à présent en danger tout le Proche-Orient, les groupes nationalistes d’extrême droite risquent de devenir incontrôlables en Ukraine et peuvent mettre en danger l’Union européenne toute entière. Quand on compare la Pologne à la Turquie, et l’Ukraine à la Syrie, on est obligé de constater que le « Printemps arabe » est désormais inscrit, beaucoup plus profondément qu’il n’y paraît, dans le paysage européen.

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Oriental Review

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