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  • Sacrifice de moutons: Sarkozy ne fait pas respecter la loi

    A l’occasion du premier jour de l’Aïd al Adha, la fondation Brigite Bardot a dénoncé "l'immobilisme de l'Etat", reprochant au président Nicolas Sarkozy de ne pas être intervenu pour rendre obligatoire l'étourdissement des moutons avant leur abattage rituel.

    Le président français "avait promis de 'trancher' si aucune décision significative rapide n’était prise et pour l’heure, aucun engagement concret de l’Elysée n’est parvenu à la fondation Brigitte Bardot mais de simples nouvelles promesses", indique la fondation dans un communiqué. Dénonçant "l'immobilisme de l'Etat", la fondation critique la "désinvolture des autorités face à la souffrance des bêtes et des infractions constatées".

    "En 48h, 200.000 moutons seront abattus pour l’Aïd al Adha, dont plus de 70.000 illégalement selon le ministère de l’Agriculture", affirme l'association de défense des animaux. Selon elle, le Conseil français du Culte Musulman avait déclaré ne voir aucun obstacle à l'application de l'étourdissement par électronarcose (choc électronique) conformément à la réglementation européenne de 1974.

    Le Figaro - 27.11.09

  • JEUX - La marelle

    Des enfants jouent à la marelle. Ils souhaitent colorier les cases avec des couleurs différentes de manière à ce que deux cases de même couleur ne soient pas en contact.

    De combien de couleurs au minimum les enfants ont-ils besoin?

  • Vote sur les minarets en Suisse: un vote sur l'Islam

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    Minaret du Centre culturel turc à Wangen bei Olten (N-O de la Suisse)
    La construction des minarets est interdite". Voilà la question à laquelle les Suisses doivent répondre par "oui" ou "non" ce dimanche. Il s'agit de l''aboutissement d'une "initiative populaire" qui a recueilli plus de 100.000 signatures, le seuil requis pour être soumise au vote. Elle est partie de Langenthal, une petite ville du canton de Berne où la communauté musulmane a déposé en 2006 une demande de permis de construire pour un minaret près de sa mosquée.



    Les partisans de l'initiative, menés par l'UDC, le parti populiste, affirment que le minaret, plus qu'un simple signe indiquant la présence d'une mosquée, est "le symbole du pouvoir politico-religieux" que l'islam veut imposer, éventuellement par la force, en Suisse. Aujourd'hui, seulement quatre minarets existent dans le pays et deux sont en projet, dont celui de Langenthal. 

    Matteo Gianni, politologue, chercheur à l'Université de Genève et membre du Groupe de recherche sur l'islam en Suisse (GRIS), décrypte pour TF1 News les tenants et les aboutissants de ce référendum.


    TF1 News : Cette "initiative populaire" s'apparente-t-elle à une opération électoraliste menée par l'UDC sur fond de populisme ou présente-t-elle également un aspect sociétal ?
    Matteo Gianni : Il y a un peu des deux. Traditionnellement, l'UDC thématise les questions de l'altérité, de l'étranger et plus globalement de l'immigration, qui est l'un de ses chevaux de bataille. L'objectif électoraliste de cette initiative est donc évident. Néanmoins, il ne faut pas non plus sous-estimer le réel questionnement sur l'islam dans le pays. Dans les réunions publiques, la question des minarets a souvent été utilisée pour emmener une discussion plus générale concernant l'islam en Suisse. Le débat dépasse ainsi largement la question de l'interdiction ou non des minarets.

    TF1 News : Justement, le simple fait que l'initiative soit soumise au vote, donc qu'elle ait obtenu 100.000 signatures, signifie-t-il qu'une partie de la société suisse se radicalise vis-à-vis de l'islam ?

     

    M.G. : Oui. Je suis allé dans beaucoup de ces conférences lors de la campagne. Souvent, la lutte contre le minaret était présentée par les partisans de l'initiative comme la lutte contre l'islamisation rampante de la Suisse. D'ailleurs, l'UDC, qui représente environ 25% des voix en règle générale, a touché bien au-delà de son électorat. Les derniers sondages donnent ainsi le "non", soutenu par tout le reste de l'échiquier politique,  à 53%, le "oui" à 37% et les indécis à 10%. Il faut donc s'attendre à un résultat serré.

    Et il ne fait aucun doute que tout le débat public et politique, très intense au cours des deux derniers mois, va laisser des traces. Il est plausible de penser qu'il y aura relativement  rapidement d'autres actions politiques sur la place de l'islam, par exemple autour du voile ou de la burqa (qui par ailleurs est, de nos jours, encore pratiquement inexistante en Suisse).

    "Débat sur l'islam, pas sur les minarets"


    TF1 News  : Peut-on parler d'une déconnexion entre les grands partis et la population sur le sujet ?
    M.G. : En partie. Mais si les socialistes et la droite sont contre l'initiative puisqu'ils considèrent qu'elle va exacerber des tensions religieuses pour l'instant inexistantes, cela ne veut pas dire qu'ils ne considèrent pas qu'il n'y ait pas de problème par rapport à la présence musulmane en Suisse. Sur des sujets comme le voile ou la burqa, les lignes de front pourraient changer.

    TF1 News : Au final, ce référendum peut-il se transformer en un "pour ou contre" l'islam ?
    M.G. : L'hypothèse est plausible. Les débats auxquels j'ai participé ou assisté ont plus porté sur la question de l'islam en général que sur celle des minarets. En ce sens, il est probable que l'enjeu du vote sera plus interprété comme celui sur la place de l'islam que celui sur la place des minarets. Les opposants au texte vont ainsi se prononcer par rapport à la liberté de religion, en faisant remarquer que les musulmans sont plutôt bien intégrés dans le pays et qu'aucune association n'a demandé d'appliquer la charia. Les partisans de l'initiative vont, eux, voter en pensant à l'islam, pas aux minarets.

    "La crispation identitaire plus forte que les finances"


    TF1 News : Les éventuelles représailles économiques joueront-elles dans le choix des indécis ?
    M.G. : C'est l'un des arguments surtout avancés par les partis dits "bourgeois", à savoir ceux du centre-droit. Si la Suisse vote "oui", elle sera en effet le premier pays au monde à interdire la construction de minarets. Les pays musulmans pourraient ensuite la boycotter, voire la  stigmatiser. Généralement, ces arguments économiques réussissent à mobiliser chez nous. Mais, paradoxalement, ils sont aussi repris par les partisans du texte. L'UDC fait ainsi remarquer que si les minarets sont acceptés par peur des représailles, cela prouve que l'islam nous impose sa puissance et qu'il faut donc y mettre un frein. Cependant, dans ce cas précis, il semble que la crispation identitaire soit plus forte que l'argument financier.

    TF1 News : Comment les musulmans appréhendent-ils cette proposition ?
    M.G. :
    Difficile à dire. 85% des musulmans (ndlr : sur une population estimée à environ 400 000, soit 5%) sont étrangers. Seulement 15% ont la nationalité suisse. Sans surprise, les leaders associatifs se sont prononcés contre le texte, mais de manière modérée, en mettant en avant le risque d'amalgame. La population musulmane elle-même, très hétérogène, n'a pas beaucoup participé aux débats. D'ailleurs, l'une de mes recherches en cours montre que les musulmans se sentent bien intégrés. Ceci peut expliquer leur incompréhension face à l'initiative. Ils sentent donc qu'il s'agit surtout d'un prétexte pour discuter des modalités de leur présence en Suisse.  

    Par Propos recueillis par Fabrice AUBERT le 27 novembre 2009
     
  • Poutine compare Khodorkoski à Madoff

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    Le premier ministre russe Vladimir Poutine a comparé en substance l'ex-patron de Ioukos emprisonné, Mikhaïl Khodorkovski, au financier américain Bernard Madoff et au mafieux américain Al Capone, en répondant à une question sur les droits de l'Homme en Russie. "Prenez Bernard Madoff aux Etats-Unis, il a reçu la perpétuité, et personne n'a bougé", a déclaré Vladimir Poutine, répondant à une question portant notamment sur Mikhaïl Khodorkovski.

    "L'activité de ceux qui figurent dans ces affaires criminelles [en Russie] a causé un préjudice à la Russie de milliards de dollars", a-t-il souligné, évoquant clairement l'affaire Ioukos. Il a aussi été question "d'atteintes à la vie et à la santé d'autres personnes dans le cadre de leurs prétendues activités commerciales", a-t-il affirmé. Aucune charge de ce type n'a été retenue contre Mikhaïl Khodorkovski, mais le chef de la sécurité de Ioukos a été condamné pour des meurtres qu'il niait.

    "Comme vous le savez, dans les années 1930 aux Etats-Unis, al Capone a été jugé pour fraude fiscale, officiellement. Mais en pratique, pour tous les crimes qu'il avait commis. Dans le respect de la loi", a ajouté le Premier ministre russe. "Tout ce qui se passe chez nous se fait dans le respect de la loi", a-t-il encore dit.
    Le Figaro - 27.11.09

  • Suisse: le Vatican favorable aux minarets!

    Un haut responsable de l'Eglise catholique a indirectement exprimé aujourd'hui son désaccord avec le referendum organisé dimanche en Suisse contre la construction de minarets, affirmant qu'un catholique "doit être ouvert aux autres".

    "Si quelqu'un veut être catholique, il doit être ouvert aux autres", a déclaré Mgr Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical de la pastorale des migrants et itinérants, lors d'une conférence de presse de présentation de la 96e journée mondiale des immigrés et réfugiés.

    Il était interrogé sur le scrutin organisé dimanche en Suisse à l'initiative de la droite populiste qui demande d'interdire la construction de minarets, accusés de symboliser une revendication de pouvoir politique de l'islam.

    Il ne faut cependant pas "être naïf", a relevé Mgr Veglio, regrettant que l'Islam ne pratique pas "la réciprocité". "Mais les chrétiens doivent passer outre", a-t-il ajouté, précisant toutefois que ce discours a du mal à passer chez les chrétiens vivant dans des pays musulmans.

    Les évêques suisses avaient déjà plaidé pour "une attitude d'accueil réciproque dans le dialogue et le respect mutuel". "La peur est mauvaise conseillère", avaient-ils averti.


    La Suisse compte, selon les dernières statistiques gouvernementales, quelque 400.000 musulmans, dont 50.000 pratiquants, sur une population de 7,5 millions d'habitants, ce qui fait de l'islam la deuxième religion du pays après le christianisme.
    Jusqu'à présent, quatre minarets ont été construits à côté de mosquées en Suisse.

    Le Figaro - 27.11.09

  • La Grande mosquée de Strasbourg a sa coupole - enfin!

    Après des années de controverse et de difficultés, l'édification de la Grande mosquée de Strasbourg a fait un pas en avant avec la pose de sa coupole, aujourd'hui, jour de la fête de l'Aïd el-Kébir. Vers 11h00, une grue de 500 tonnes a soulevé du sol les 29 tonnes de métal et d'acier de la structure d'un diamètre de 17 m pour une hauteur de plus de 10 m. Elle été délicatement posée sur la vaste salle de prière qui accueillera d'ici l'automne prochain au moins 2.000 fidèles.

    Plusieurs centaines de musulmans réunis sur le chantier de la mosquée ont récité "la prière sur le prophète" alors que le soleil perçait la grisaille lors de ce moment qualifié de "hautement symbolique" par Saïd Aalla, le président d'origine marocaine de la Grande mosquée (GMS). "Cette coupole est un signe très fort pour la communauté musulmane car elle identifie bien l'édifice et va donner une "visibilité de l'islam dans la ville" a-t-il commenté.

    "Aujourd'hui, on a simplement un lieu de prière sans minaret mais si la communauté le souhaite, elle aura son minaret", s'est engagé l'actuel sénateur-maire PS de Strasbourg, Roland Ries, provoquant des applaudissements nourris de l'assistance.
    L'armature de la coupole recevra en décembre sa couverture de cuivre. La salle de prière "sera ouverte à l'ensemble des fidèles, quelles que soient leur origine, race ou ethnie", a-t-il précisé.

    Le Figaro - 27.11.09

  • Geneviève de Fontenay veut une Miss France maghrébine

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    «J'aimerais bien qu'un jour on ait quand même une Miss d'origine maghrébine.» Dans une émission de 5 diffusée ce samedi, une semaine avant l'élection de Miss , Geneviève de Fontenay apporte sa contribution au débat sur la diversité.

    Présenté par Juan Massenya, ce nouveau rendez-vous mensuel, intitulé «Teum-Teum»*, propose à des personnalités d'aller à la rencontre de la banlieue.

    Stéphane Guillon à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et Olivia Ruiz à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) se sont déjà soumis à l'exercice. 

    Pour la dame au chapeau, le rendez-vous a été pris dans le quartier du Mas du taureau, à Vaulx-en-Velin (Rhône). «Je crois qu'il faut être sur le terrain pour se rendre compte des réalités», confie, entre autres, la présidente du Comité Miss France.


    *«Teum-Teum», sur France 5, samedi 28 novembre à 14h05

    Le parisien - 27.11.09 

  • Polanski libéré lundi

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    Le chalet de Polanski le 26 novembre 2009
    (Cliquez sur la photo)
    Roman Polanski devra rester en prison au moins ce week-end avant de pouvoir gagner son chalet de Gstaad, les autorités suisses ayant annoncé vendredi qu'il ne serait pas libéré avant lundi, faute d'avoir versé sa caution de 3 millions d'euros.
    Roman Polanski ne "sera pas transféré à Gstaad (où il sera assigné à résidence) ni aujourd'hui, ni ce week-end", a indiqué vendredi à l'AFP le porte-parole du ministère suisse de la Justice Folco Galli.

    La caution de 4,5 millions de francs suisses (3 millions d'euros) réclamée par la justice suisse doit encore être versée, a-t-il précisé.

    Le chalet du cinéaste à Gstaad, une station huppée des Alpes suisses, sera en outre équipé d'un dispositif de surveillance électronique.

    Une fois muni d'un bracelet-émetteur à la cheville, Roman Polanski pourra, après plus de deux mois de détention, quitter enfin la prison de Winterthour (canton de Zurich) où son avocat suisse, Me Lorenz Erni, s'est entretenu avec lui durant environ une heure vendredi matin, ont constaté les journalistes présents.

    Pendant ce temps, à 160 km de là, d'autres journalistes et photographes faisaient le pied de grue devant le chalet de bois clair du réalisateur.

    Située à l'entrée du village, au bout d'un chemin privé, la maison à l'architecture typique des villages alpins jouit d'une vue imprenable sur la vallée.

    Sa légère clôture de bois n'offre qu'une protection illusoire contre la curiosité des journalistes qui ont pu observer l'arrivée d'un ouvrier vendredi matin, sans doute pour préparer l'arrivée du maître de maison. Une voiture de patrouille de la police locale a aussi effectué un rapide passage, sans s'arrêter.

    L'arrestation du cinéaste à sa descente d'avion le 26 septembre à Zurich, où il était l'invité d'honneur du festival de cinéma, avait soulevé un tollé. Les milieux du spectacle avaient notamment dénoncé un "piège" tendu au réalisateur, réclamé par la justice américaine pour des relations sexuelles avec une mineure de 13 ans en 1977.

    Roman Polanski, 76 ans, sera en Suisse le premier détenu sous mandat extraditionnel à bénéficier d'une mesure de liberté sous surveillance électronique.

    Les juges du Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone (sud de la Suisse) ont estimé que le dispositif, allié à la forte caution réclamée, devrait le dissuader de prendre la fuite vers la France toute proche, d'où il ne pourrait être extradé grâce à sa nationalité française.

    Le cinéaste pourra en tout cas passer Noël en famille, non loin des demeures des nombreuses autres célébrités de Gstaad, dont Johnny Hallyday, qui s'y est installé fin 2006 pour échapper au fisc français.

    En bon voisin, le chanteur français a proclamé sa solidarité avec le cinéaste. "Trente-deux ans plus tard, alors que la victime demande l'arrêt des poursuites et que cet homme a changé de vie, je me dis que la façon dont tout cela s'est déroulé n'est pas très juste", a-t-il jugé en octobre. Dénonçant "un guet-apens", il a demandé qu'on "foute la paix" à Polanski.

    Une fois chez lui, le cinéaste devra encore attendre la décision de la justice suisse sur la demande d'extradition vers les Etats-Unis, où il encourt jusqu'à deux ans de prison.

    La procédure pourrait être longue puisque ses défenseurs ont annoncé que Roman Polanski avait l'intention d'épuiser, si nécessaire, toutes les voies de recours.

    AFP. 27.11.09

     

  • L'affront de Sarközy à Vladimir Poutine

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    PARIS (NOVOpress) – Nicolas Sarközy a plus important à faire que de recevoir Vladimir Poutine. En visite en France jeudi et vendredi 26 et 27 novembre à l’occasion de la 14e réunion de la commission russo-française sur la coopération bilatérale, le premier ministre russe Vladimir Poutine devait être reçu par le président de la République française. Or il n’en sera rien.

    Alors que l’agence de presse russe Novosti annonçait hier encore, sur la foi d’éléments fournis par les services du premier ministre russe, qu’« une rencontre de M. Poutine avec le président français Nicolas Sarkozy est prévue », l’Elysée vient de livrer l’agenda officiel du chef de l’Etat. Cette entrevue n’y figure pas. Mieux : Nicolas Sarkozy a préféré ne pas être en France durant tout le séjour de Vladimir Poutine. Il sera jeudi à Manaus, au Brésil, au sommet des Etats… de l’Amazonie ! Et vendredi à Trinidad-et-Tobago, île de la mer des Antilles, au large du Venezuela, pour le sommet… du Commonwealth !

    A la façon dont Nicolas Sarkozy, qui ne voulait pas affronter la fronde des élus locaux, était parti en Arabie saoudite et avait chargé François Fillon de se rendre à sa place au récent Congrès de l’association des maires de France, le chef de l’Etat a chargé le premier ministre de trouver un moment dans son emploi du temps pour rencontrer son homologue russe. Aucun rendez-vous entre Vladimir Poutine et François Fillon n’a encore été fixé.

    NOVOpress - 21.11.09

  • Polanski toujours recherché par Interpol

    Le cinéaste Roman Polanski, qui a reçu le feu vert du gouvernement suisse pour attendre son éventuelle extradition vers les Etats-Unis dans son chalet de Gstaad, reste l'objet d'une "notice rouge" sur les personnes recherchées, a rappelé jeudi Interpol.

    "A la suite de la décision du ministère suisse de la Justice d'une remise en liberté sous caution de Roman Polanski, Interpol a rappelé dans une note à ses 188 pays-membres qu'il reste aussi l'objet d'une notice rouge délivrée à la suite d'une demande des autorités américaines", a indiqué l'organisation internationale de police criminelle, dont le siège est à Lyon.

    Cette "notice rouge" est "utilisée pour demander l'arrestation provisoire en vue d'extradition d'individus recherchés, fondée sur un mandat d'arrêt ou une décision de justice".

    Le ministère suisse de la Justice a annoncé avoir donné son feu vert à une libération sous caution de M. Polanski, détenu depuis deux mois sur mandat américain.
    Cette libération est assortie d'une caution de trois millions d'euros, d'une assignation à résidence et du port d'un bracelet électronique dans l'attente d'une éventuelle extradition aux Etats-Unis où le réalisateur est recherché pour une histoire de moeurs vieille de trente ans.

    Le Figaro - 26.11.09

  • La vente d'un navire de guerre français provoque des critiques et des inquiétudes

    Paris minimise les critiques en évoquant des impératifs stratégiques, économiques et financiers.

    Un peu plus d'un an après la brève guerre en Géorgie, le pays négociateur du cessez-le-feu d'août 2008, régulièrement violé par Moscou, s'apprête à vendre des bateaux de guerre à la Russie. Certains, assurément, y verront un symbole politique embarrassant.

    Exposé depuis lundi à Saint-Pétersbourg, le porte-hélicoptères Mistral est l'un des fleurons de la marine nationale, le plus gros navire de guerre français après le Charles-de-Gaulle (200 mètres de long, 32 de large). Surnommé «le couteau suisse» pour ses qualités de polyvalence, il peut transporter une quinzaine d'hélicoptères, treize chars Leclerc ou un petit millier d'hommes. Il est aussi doté d'une capacité de commandement et d'un hôpital de 70 lits.

    «Le Mistral, c'est le nec plus ultra en matière de BPC (bâtiment de projection et de commandement)», résume un marin. Un bijou que de nombreux pays nous envient. C'est bien pour cela que les Russes, qui cherchent à se doter d'une force d'attaque amphibie et rapide, le veulent. Les négociations sont aujourd'hui entrées dans leur phase finale. Après avoir fait une offre, les Français attendent une réponse de Moscou «dans les prochaines semaines». À terme, le contrat devrait concerner cinq Mistral.

    Si Moscou et Paris se félicitent, la vente du Mistral fait grincer des dents dans les anciennes républiques soviétiques, surtout le long de la mer Noire, où les tensions avec Moscou sont récurrentes. Les voisins craignent que la Russie utilise les navires de guerre français dans la Baltique et dans la mer Noire pour contrecarrer l'extension de l'Otan à l'est et faire reculer l'influence occidentale dans son ancienne arrière-cour.

    Les Géorgiens, qui se sentent toujours menacés par le nouvel impérialisme russe, réclament l'annulation du projet. «La Russie veut restaurer son statut de grande puissance en rétablissant son influence sur les anciennes républiques d'URSS. Le Mistral est un bateau d'assaut formidable pour attaquer la Géorgie ou les pays Baltes. C'est comme si on donnait une arme de pointe à un bandit. Voilà pourquoi nous avons peur  », explique Alex Rondeli, le président de la Fondation géorgienne pour les études internationales et stratégiques.

     

    «Nu, sans système d'armes»

     

    Commentant la décision de son pays, le commandant de la marine russe, l'amiral Vyssotski, l'a d'ailleurs carrément reconnu, se référant à l'invasion de la Géorgie en août 2008 : un tel navire aurait permis à la flotte de la mer Noire «d'accomplir sa mission en 40 minutes au lieu de 26 heures» ! Les pays Baltes, eux aussi, s'inquiètent. Le chef de la diplomatie estonienne, Urmas Paet, exige de savoir si le bateau sera fourni «avec ou sans équipement de haute technologie».

    À Paris, on minimise ces critiques en rappelant que le navire sera fourni aux Russes «nu, sans système d'armes». «On ne peut pas dire qu'on veut créer un continent de stabilité avec la Russie, bâtir un partenariat avec elle, tenter de rallier Moscou sur les grands dossiers du moment, comme le nucléaire iranien, et refuser de leur vendre des armes. Ce serait en contradiction avec notre discours  », défend une source proche du dossier.

    La nécessité de fournir du travail aux chantiers navals de Saint-Nazaire aurait pesé lourd dans la décision et fini par vaincre les réticences initiales de l'Élysée. Face à cette perspective économique et financière, le code de bonne conduite européen sur les exportations d'armes, qui stipule la nécessité «de prévenir l'exportation d'équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne ou d'agression internationale ou contribuer à l'instabilité régionale» n'a pas fait le poids…

    Le Figaro - 26 novembre 2009