Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 11

  • Lyon: braquage en voile intégral

     sans-titre.png voile intégral.png

    C’est un à main armée au mode opératoire peu banal qui a été commis, ce mercredi 13 mars, dans un établissement spécialisé dans le transfert d’argent vers l’étranger, implanté à (Rhône).

    Le jour des faits, vers 18h30, une femme, vêtue d'un voile intégral, s’est présentée devant la porte d’entrée de l’enseigne RIA, située rue de la Guillotière dans le VIIe arrondissement de la capitale des Gaules.

     

    Un employé des lieux a alors déverrouillé la porte, avant de voir surgir un homme, muni d’une arme de poing. Sa complice a exhibé, à son tour, une arme, dissimulée sous son voile avant d’exiger le contenu des coffres.

    Les deux braqueurs ont pris la fuite après s’être emparés d’un butin estimé à près de 170 000 €. Les enquêteurs de la police judiciaire de Lyon ont été chargés des investigations.

     

    LeParisien.fr - 15/03/13

  • Feu la démocratie, la « post-démocratie » est bien là – Par Michel Geoffroy

    sans-titre.png Hollande obama.png

     

    Nous ne vivons plus en démocratie mais en « post-démocratie » : tyrannie du droit, fin de la souveraineté, dénaturation de la citoyenneté, régime oligarchique et dictature des minorités s’imposent aux peuples et contre les peuples…

    Les Français vivent en « post-démocratie » , comme de plus en plus d’Européens, d’ailleurs. La « post-démocratie » emprunte les mots de la démocratie : on parle toujours d’élections, de Parlement et de République française. Mais la « post-démocratie » prend le contrepied de la démocratie car elle programme la disparition de la souveraineté du peuple au profit d’un système oligarchique, qui vise à l’instauration d’un gouvernement mondial utopique.

     

    Depuis la fin de l’URSS et l’accession des Etats-Unis au rang de surpuissance mondiale, cette vieille utopie a libre cours car elle ne rencontre plus d’obstacles doctrinaux ; et aussi parce qu’elle sert les intérêts stratégiques américains (notamment pousser les pays à s’ouvrir au commerce international, empêcher l’Europe Puissance, contenir la Russie, etc.).

    La démocratie a été tuée par les idéologues libéraux

    Les vrais assassins de la démocratie ne sont pas les réactionnaires, les factieux ou les partisans de la dictature. Non : ils se recrutent parmi les partisans de la « société ouverte », de la « fin de l’histoire », du « doux commerce », des « droits de l’homme » et du « gouvernement mondial ». Car la « post-démocratie » pousse jusqu’à ses ultimes limites la logique libérale initiale et pave notre enfer de plein de bonnes intentions affichées.

    L’utopie « post-démocratique » repose sur une anthropologie pessimiste et réductrice : pour éviter à l’homme de faire le mal, il faut lui ôter les moyens institutionnels d’agir sur ses semblables et promouvoir un ordre qui soit le plus axiomatiquement neutre ; il faut donc substituer le gouvernement des choses (économie, marché) au gouvernement des hommes.

    La politique, les frontières, les communautés et l’Etat sont mauvais pour l’homme, tel est le credo « post-démocratique ». Cette idéologie postule aussi que l’homme prélude à la société et dispose pour ce faire de « droits » propres, indépendamment et préalablement à toute organisation politique, voire à toute communauté et à toute famille.

    La « post-démocratie » découle de l’esprit libéral, dans sa version anglo-saxonne. On ne peut, certes, exclure que les libéraux souhaitaient réellement, à l’origine, protéger l’homme des méfaits de la tyrannie – comme les fondateurs de l’Europe unie voulaient empêcher le retour de la guerre sur notre continent. Mais la morale des intentions ne suffit pas : le système qu’ils ont contribué à mettre en place déroule sa logique implacable.

    La tyrannie du droit

    L’affirmation de droits humains préalables à tout ordre social porte en elle en effet des conséquences politiques majeures : la suprématie du droit sur les lois, celle des juges sur les législateurs et finalement la remise en cause de toute souveraineté politique.

    Comme on le voit tous les jours, l’affirmation des droits de l’homme débouche sur la fin de la citoyenneté, puisque l’étranger – on dit « immigré » – en tant qu’homme dispose désormais des mêmes « droits » que le citoyen : prétendre le contraire reviendrait à le discriminer injustement. Les « droits » ainsi entendus ne garantissent plus vraiment contre la tyrannie, comme on le pensait à l’origine, mais deviennent un moyen de déstructurer tout ordre politique.

    En « post-démocratie » le droit procédural supplante donc la loi : l’Etat de droit, comme on dit en novlangue, annonce le gouvernement des juges, celui que nos ancêtres justement récusaient.
    Le droit procédural est de nature libérale car il doit garantir la bonne exécution des contrats et non pas protéger la société. En « post-démocratie » , comme dans les films américains et pour les mêmes raisons, tout se termine donc au prétoire.
    Les juges s’arrogent le droit de censurer les lois ; on appelle cela le contrôle de constitutionnalité des lois : comprenez le contrôle idéologique des législateurs élus, par des juges non élus et qui revendiquent en outre le droit à l’inamovibilité et à l’impunité.

    Les anciens Grecs hausseraient les épaules si on leur disait qu’un tel régime est démocratique !

    Les valeurs contre la démocratie

    La « post-démocratie » a hérité du puritanisme anglo-saxon, la mise en place d’un régime de prohibitions et de surveillance généralisé, avec la pénalisation des opinions ou des comportements dissidents (proscription des prétendues « phobies »…) et le retour des procès en sorcellerie : car avec les lois mémorielles et liberticides, les intentions cachées comptent désormais plus, face au juge, que les faits.

    En « post-démocratie » on considère comme « démocratique » non pas un gouvernement issu d’élections libres et qui applique la politique voulue par la majorité des électeurs, mais un gouvernement qui respecte les « valeurs », c’est-à-dire l’idéologie dominante fondée sur le libéralisme, l’égalitarisme et le cosmopolitisme.

    Le gouvernement hongrois l’a appris à ses dépens : Bruxelles l’a placé au ban de l’Europe parce qu’il voulait réguler l’activité de sa banque centrale. Car en « post-démocratie » , les banques relèvent du sacré !

    Tous ceux qui contestent cette idéologie se retrouvent ainsi placés en dehors de la normalité, sinon de l’humanité. Car les puritains libéraux érigent leurs « valeurs » au rang de nouveau Décalogue !

    La haine des peuples

    Les premiers libéraux se méfiaient de l’Etat et de l’Eglise, qu’ils suspectaient de tyrannie. Mais la « post-démocratie » a érigé en principe la suspicion à l’égard des peuples autochtones. Elle leur préfère les nomades, les migrants et les minorités.

    Le vote populaire n’est, en effet, un processus valide en « post-démocratie » que s’il va dans le sens du politiquement correct.
    La démocratie ne se définit donc plus comme un processus mais comme un programme. Sinon on diabolise le vote en l’accusant de « populisme ». Car quand le peuple veut s’écarter du dogme libéral et cosmopolite, ceux qui haïssent la démocratie y voient la marque du populisme.

    On n’hésite pas non plus désormais à faire revoter le peuple jusqu’à ce que le résultat soit conforme (comme dans le cas de l’Irlande avec les traités européens) : car il ne peut y avoir d’alternative aux fameuses « valeurs ».

    Le plus simple en « post-démocratie » consiste évidemment à ne tenir aucun compte de ce que souhaite la majorité des électeurs et à ne pas la consulter. L’élection ne sert plus qu’à donner une onction, un label, « démocratique », au pouvoir : mais elle ne sert pas à fixer un cap politique. Le peuple français a rejeté par référendum la constitution européenne ? Pas de problème : on la lui impose via le Traité de Lisbonne, ratifié par les parlementaires. Et puis, le mieux n’est-il pas de ne pas le consulter par référendum sur des sujets qui le concernent ?

    Le principe du consentement, qui fondait la démocratie en Europe et plongeait ses racines au plus profond de notre histoire, cède la place au principe de soumission (on ne doit pas remettre en cause les « valeurs » et ceux qui s’en réclament) comme base du nouvel ordre post-démocratique.

    La fin de la citoyenneté

    La démocratie suppose la participation et l’engagement des citoyens, leur « vertu » : leur désintéressement au service du bien commun et leur solidarité. Mais l’idéologie libérale a détruit tout cela depuis longtemps en le remplaçant par la valorisation du calcul égoïste et la promotion des droits créances, antithèse de la citoyenneté.

    On a aussi abandonné le principe majoritaire au profit de la loi des minorités, approche qui convient parfaitement à la petite oligarchie qui a pris le pouvoir. La « post-démocratie » se résume à la protection des droits des « minorités », car ce levier peut se retourner ensuite contre la volonté de la majorité. On le voit bien, aujourd’hui, ce processus à l’œuvre dans le cas du mariage homosexuel ou de l’immigration clandestine, par exemple.

    Il s’agit, bien sûr, d’une logique de déconstruction individualiste de la démocratie, fruit naturel mais néanmoins amer de l’idéologie des droits de l’homme et du cosmopolitisme.

    La « post-démocratie » correspond à un totalitarisme soft (« soft power », comme dit l’Union européenne) car elle repose sur la lente destruction de tout ce qui fonde l’identité, le libre-arbitre et la responsabilité de l’homme. Ce mouvement de destruction (on dit « déconstruction » en novlangue) vise à créer une société d’individus, donc un oxymore, une contradiction dans les termes. Car ces individus déracinés deviennent des atomes sociaux, des sujets et une ressource humaine pour l’oligarchie.

    Le gouvernement mondial relève aussi d’une démarche totalitaire qui revient fatalement à placer une partie de la population hors de l’humanité, car il n’y a pas de politique et donc pas de gouvernement sans une logique d’inclusion et d’exclusion.

    La « post-démocratie » réalise ainsi les plus sombres prédictions de G. Orwell ou d’A. Huxley.

    L’Union européenne laboratoire de la « post-démocratie »

    La « post-démocratie » ne se résume pas à une théorie, aussi fumeuse soit-elle. Elle entre aussi dans les faits : l’Union européenne en constitue le laboratoire.

    La dynamique de l’Union européenne repose en effet sur la dissolution progressive de la souveraineté des Etats-membres, mais sans la création en contrepartie d’un Etat fédéral voire confédéral. L’Union européenne se veut comme un anti-Etat qui a, certes, un drapeau mais pas de tête, pas de constitution, pas de gouvernement, pas de défense, pas de frontières, pas de citoyenneté : elle veut se définir seulement par ses « valeurs », c’est-à-dire par son idéologie.

    Cet ensemble n’a ni centre ni périphérie : des autorités non élues le régissent, que la majorité des Européens ne connaît pas, qui fixent des procédures contraignantes qui s’imposent à tous, dont les juges également non élus contrôlent l’application et que les parlements nationaux doivent seulement « transcrire ».

    L’Union européenne est un modèle de « post-démocratie » où la souveraineté se dissout dans le néant et, avec elle, la liberté des Européens.
    Car il n’y a pas de démocratie sans libertés nationales, sans souveraineté et sans politique, donc sans limites.

    La « post-démocratie », symbole de la décadence européenne

    En « post-démocratie » , la démocratie, vidée de son sens, devient un spectacle virtuel : spectacle des élections, spectacle des fausses alternances, spectacle des fausses oppositions gauche/droite au sein d’une oligarchie interchangeable qui conduit sans faiblir le même programme. Car les politiques et les peuples autochtones ne décident plus rien : les marchés, les médias et les juges le font à leur place

    Il ne faut pas s‘étonner si ce spectacle du fantôme de la démocratie intéresse de moins en moins de spectateurs autochtones et si l’abstention politique s’accroît.

    La « post-démocratie » apparaît de plus en plus comme une curieuse maladie occidentale, d’autant que le reste du monde – donc la majorité de l’humanité – ne se reconnaît pas du tout dans les lubies néolibérales. Le reste du monde s’efforce, au contraire, de retrouver identité, puissance et souveraineté. C’est d’ailleurs pourquoi il vit de mieux en mieux, pendant que le grand hôpital occidental s’enfonce dans le marasme.

    Les pays émergents font aussi de plus en plus obstacle à la toute-puissance américaine et ses « valeurs », tandis que l’islamisme s’affirme comme un universalisme concurrent. L’utopie libérale anglo-saxonne ne fait plus rêver l’humanité. Voilà une vérité que les cosmopolites de la rive gauche, petite minorité ridicule d’enfants gâtés, se gardent bien de révéler !

    La « post-démocratie » suscite en outre une opposition croissante en Europe même, qu’accentue la persistance de la crise occidentale puisque, en réalité, les deux phénomènes découlent l’un de l’autre.
    Les peuples veulent en effet des Etats qui les protègent et non pas des ectoplasmes qui démontent les frontières et se soumettent aux banques et aux marchés. Ils veulent que l’on respecte leur volonté et leur identité aussi, au lieu de les diaboliser.
    La coupure entre pays réel et pays légal et entre peuples autochtones et oligarchies ne cesse donc de s’approfondir en Occident sur fond de montée des tensions ethniques.

    Vers la quatrième théorie politique ?

    En d’autres termes, la « post-démocratie » , loin de s’inscrire dans la marche triomphale du progrès mondial, peine de plus en plus à s’imposer. Cet échec résulte des principes erronés sur lesquels elle repose et aussi de l’arrogance de l’oligarchie occidentale, qui se croyait légitime à imposer sa vue du monde à toute la terre, au besoin par la guerre.

    Après l’échec du communisme, du fascisme et maintenant du néo-libéralisme cosmopolite occidental, toutes idéologies liées les unes aux autres, il y a besoin d’une nouvelle théorie politique, comme l’écrit l’essayiste russe Alexandre Dougine : une nouvelle théorie qui tienne compte de la vraie nature de l’homme, des vrais rapports entre les peuples et qui soit à son tour universelle, c’est-à-dire dans laquelle une majorité de peuples puisse se retrouver.

    Une nouvelle théorie dont on sent confusément déjà poindre les principales composantes d’une nouvelle Déclaration d’émancipation de l’humanité : droit des peuples à la souveraineté et au maintien de leur culture et de leur identité, égale dignité des cultures, gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, soumission de l’économie au politique, solidarité des ensembles continentaux, refus de l’ingérence, régulation de l’immigration, primauté des lois, etc.

    A l’âge de la sinistre « post-démocratie » , la démocratie redevient une idée neuve en Europe.

    Michel Geoffroy

    Source : Polémia – 12/03/2013

    Voir aussi : Barack Hollande et François Obama : la « post-démocratie » ethnique en marche

    Image : Barack Hollande et François Obama, les hérauts de la « post-démocratie ». Crédit photo : DR.

    [cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

  • Le premier acte du pape François est… pour les Juifs

     

    Juifs argentins fêtant l’élection de Mgr Bergoglio

    Non, ce n’est pas une blague, ni l’exagération d’un « complotiste antisémite » croyant que les juifs tiennent même le Vatican.

    L’information est officielle, rendue publique sur le site de la « communauté hébraïque de Rome » .
    Le jour-même de son élection, François a trouvé le temps d’écrire une lettre à la dite communauté, dans laquelle il affirme :
    « J’espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du concile Vatican II, dans un esprit de collaboration rénovée et au service d’un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur ».

    Jean-Paul II avait déjà innové (et rompu avec la tradition catholique) dans ses rapports au judaïsme.
    Benoît XVI était ensuite allé encore plus loin, tâchant même de dédouaner le peuple juif du déicide.
    Mais on peut s’attendre à ce que François repousse encore les limites en la matière, comme le note avec satisfaction le site ultra-sioniste JSSNews, qui rappelle que Mgr Bergoglio a participé à des cultes talmudiques dans des synagogues, co-écrit un livre avec un rabbin, préfacé celui d’un autre (présenté comme son « professeur »)…

    Contre-info.com

  • La mort d'un bijoutier après le braquage de sa boutique en Savoie

     

    sans-titre.png carte savoie.png

    Quatre malfaiteurs ont braqué une bijouterie d'Albertville jeudi soir, peu avant la fermeture. Le commerçant, blessé par balles au thorax, est décédé dans la nuit. Il n'avait pourtant manifestement opposé aucune résistance. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, est attendu sur place ce vendredi après-midi.         

     

    Trois hommes cagoulés ont fait irruption dans la bijouterie à quelques minutes de la fermeture, dans la principale rue commerçante d'Albertville, tandis qu'un quatrième attendait dans une voiture au dehors, selon le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. Ils ont alors braqué leurs fusils à canon scié sur le propriétaire et ses deux vendeuses, exigeant d'eux le contenu des vitrines et du coffre.

    Ceux-ci n'ont apparemment pas opposé de résistance. Pourtant, l'un des malfaiteurs, dans la panique, a ouvert le feu et blessé mortellement le bijoutier de 54 ans au thorax. Ce n'est pas la première fois que ce commerçant se faisait braquer. Il avait d'ailleurs équipé sa boutique de systèmes de sécurité dernier cri.

    "Les malfaiteurs sont de plus en plus fébriles. Il n'y avait aucune raison de tuer cet homme-là"

    D'après son entourage, ce commerçant s'inquiétait de la violence croissante des agressions dont il était victime. Violence que déplore également Jacques Morel, le référent sûreté de l'Union française de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, et des pierres et perles : "Ces professions qui tournent autour de la bijouterie sont de plus en plus exposées et  les malfaiteurs sont de plus en plus fébriles, ils ne savent pas garder leur sang-froid, analyse-t-il. Donc, soit des toxicomanes, soit des gens entre guillemets inexpérimentés". Et de rappeler le décès d'un salarié d'une entreprise de fondeur d'or en décembre en plein Paris.

    PartagerLes quatre braqueurs ont réussi en tout cas à prendre la fuite à bord de leur voiture volée dans la Drôme. Un véhicule retrouvé incendié à la sortie d'Albertville. Depuis le décès du bijoutier dans la nuit à l'hôpital, ils sont recherchés pour homicide. On ignore le montant de leur butin. L'enquête a été confiée à l'antenne de la police judiciaire de Chambéry et à la sûreté départementale.

    FRANCE INFO - 15/03/13

  • L'humeur de Jacques Aboucaya

     "RINGARD"

     

    L'élection du Pape a fourni aux media l'occasion de se surpasser. Dans la vulgarité satisfaite. L'ignorance crasse. La démagogie. Certes, un présentateur ne saurait être omniscient. L'école de journalisme n'est pas une faculté de théologie, ni de droit canon. Pas davantage ne saurait-on exiger d'un  agnostique qu'il ait des lueurs sur la liturgie et sur son sens. J'en conviens. Du moins est-on en droit d'attendre qu'à une ignorance légitime ne se substitue une suffisance sarcastique.

     

    C'est pourtant ce à quoi les auditeurs et téléspectateurs ont eu droit ces jours derniers. Dès le début du conclave, tel animateur de débats (ah, les débats ! Furieusement tendance ! "Téléphonez, donnez-nous votre avis , surtout si vous ne connaissez rien à la chose"), tel animateur, donc, se demandait sur une radio s'il n'était pas "ringard", à notre époque, d'enfermer les cardinaux pour les faire voter à huis clos. Si, à l'époque des tweets et des SMS, il était séant de scruter la couleur d'une fumée. Affligeant.

     

    "Ringard"... Eût-il dit "désuet", peut-être lui aurait-on pardonné - à condition de témoigner d'une mansuétude à toute épreuve. Mais enfin, "ringard" ! Comme si le critère de la nouveauté valait en la matière. Comme s'il n'eût pas été plus intelligent, et plus utile, de renseigner l'auditeur sur la symbolique d'un rite plus que millénaire, sur l'importance spirituelle de ce qui se jouait entre les murs de la Sixtine.

     

    Encore ne suis-je pas sûr que ledit journaliste, s'il avait dû écrire son papier, n'aurait pas orthographié la chapelle "Sixteen", à l'évidence moins ringard. Parenthèse : c'est le même qui, tous les matins, dans une émission où s'entrecroisent, sur tous les sujets, les avis péremptoires, parle du "pays d'Hollande", ignorant superbement que le français dispose d'un H aspiré, et que si on dit l'herbe, on ne doit pas dire l'hache ou l'hampe, mais bien la hache ou la hampe.

     

    Revenons à notre conclave. A la télévision, cette fois, une péronnelle nous assure, et à plusieurs reprises, que nous sommes en attente de la fameuse formule "habemuM Papam". Ce n'est pas un lapsus occasionnel. Elle y met toute sa conviction. On ne lui reprochera pas de ne pas pratiquer couramment la langue de Virgile. Tout de même... Est-il si compliqué de lire sur un prompteur "habemus Papam" ? Où donc se cache la conscience professionnelle dont on  nous rebat les oreilles ?

     

    Les "spécialistes" n'ont pas été en reste. On leur doit des sommets de verbiage. Supputations énoncées comme des vérités intangibles démenties par les faits dans l'heure qui suivait, ragots d'arrière-boutique. Plus abject, sitôt l'élection de François, les insinuations sur ses prétendues compromissions avec la junte de Videla. On nous a déjà fait le coup avec Pie XII. Avec Jean-Paul II. Avec Benoît XVI. Sans doute ce qu'on appelle le comique de répétition - sauf que l'indécence finit par ne plus faire rire.

    J.A.

  • Hémiplégie mémorielle : grand silence sur le populicide vendéen 220 ans après

    sans-titre.png La Rochejacquelein.png

    Henri de La Rochejacquelein au combat de Cholet en 1793 par Paul-Emile Boutigny

    (Musée de Cholet)

     

    14/03/2013 – 16h00
    PARIS (NOVOpress) – Il y a 220 ans, en mars 1793, un immense territoire, recoupant quatre départements, entre Poitou, Anjou et Bretagne se soulevait, faisant trembler un instant la République naissante sur ses bases. On a peu idée aujourd’hui de l’importance des troubles qui marquèrent cet événement dont Napoléon compara les protagonistes à des « Géants ». Durant trois ans de guerre civile, au terme de furieux combats et d’un paroxysme de violences et de terreurs inouïes, les pertes humaines furent estimées, selon les historiens, de 150.000 à 300.000 morts. De nos jours encore, ce vaste territoire garde les stigmates des événements, puisqu’il n’y existe pratiquement plus aucun bâtiment, fermes, châteaux, églises, villages, dont l’architecture est antérieure à la Révolution…

     

    Hormis celles organisées par le conseil général de la Vendée, aucune manifestation officielle n’est prévu pour commémorer ce terrible épisode de l’histoire de France. Et pourtant le système, particulièrement sous la gauche, n’est jamais en reste pour pratiquer l’autoflagellation. La ville voisine de Nantes, haut lieu des guerres de Vendée par ses célèbres et sinistres noyades, a ainsi édifié en 2012 en un « mémorial de l’abolition de l’esclavage ». « Il est du devoir d’une République d’écrire toutes les chapitres de son histoire, affirmait alors Yannick Guin, vice-président de Nantes Métropole, aucune ne doit être oubliée, même la plus sombre… ». La ville de Jean-Marc Ayrault se garde bien pourtant d’édifier un mémorial pour les 4.000 victimes des noyades de Nantes. En effet, une chape de plomb pèse encore sur le génocide vendéen que la République a manifestement du mal à assumer, deux siècles après les faits…

    Même les manifestations prévues par le département de la Vendée sont contestées par la gauche locale. Le président du conseil général, Bruno Retailleau avait prévu d’accueillir Lesh Walesa, pour une cérémonie commémorative aux Lucs-sur-Boulogne. Suite aux propos de l’ancien leader polonais de Solidarnosc à propos du mariage des homosexuels, les socialistes locaux ont demandé à Bruno Retailleau de condamner clairement ces propos et « d’annuler une invitation politique devenue aussi bancale qu’embarrassante ».

    De même, la proposition de loi déposée par Lionnel Luca, député UMP-Droite populaire des Alpes Maritimes, cosignée par Marion Maréchal Le Pen, et visant à reconnaître le génocide vendéen fit l’objet d’un communiqué haineux du premier secrétaire socialiste Harlem Désir, dénonçant « le thème du génocide vendéen qui n’est qu’un prétexte et qui d’ailleurs a toujours été utilisé par l’extrême droite pour essayer de nier les génocides du XXème siècle ». Les Jeunes Socialistes, jamais en reste pour aboyer, fustigèrent à leur tour « un choix révélant une inquiétante proximité idéologique », et dénonçant « les accointances entre l’UMP et le FN de Marine Le Pen, dénigrant d’un même élan l’héritage de la révolution française (…) dans la plus grande tradition de la droite réactionnaire et contre-révolutionnaire ».

    Le 17 janvier 2013, au Palais du Luxembourg, le sénateur socialiste Jean-Pierre Michel (1er vice-président de la commission des lois, actuel rapporteur du projet de loi instaurant le mariage homosexuel qui refusa d’auditionner les représentants de la Manif pour tous, qualifiés de « pire des homophobies », estimant qu’ils ne représentaient rien …) attaqua durement le sénateur Retailleau, affirmant être choqué par le logo vendéen, accusant les Vendéens d’avoir combattu la République et affirmant partager la conviction de Clémenceau : « la Révolution ne se découpe pas en tranches de saucisson, mais elle est un bloc », suscitant de vifs applaudissements sur les bancs socialistes et communistes. Il est utile de préciser la citation exacte de Clemenceau à laquelle se réfère l’élu socialiste : « J’approuve tout de la Révolution : j’approuve les massacres de septembre … j’approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant d’être jetées dans la Loire, avaient à la fois l’angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée. J’approuve les horreurs de Lyon, où l’on attachait des enfants à la gueule des canons, et les égorgements des vieillards de 90 ans et de jeunes filles à peine nubiles. Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu’on y touche. »

    Dans la même veine, Jean-Luc Mélenchon a adressé une lettre en janvier dernier au président de France Télévision à propos de l’émission « L’ombre d’un doute », diffusée sur France 3 et consacrée à « Robespierre bourreau de la Vendée ? ». Le leader du Front de Gauche y fustigeait « le contenu de cet épisode [qui] est un offensant et grossier plaidoyer à charge contre la Révolution de 1789, truffé d’erreurs et dangereusement orienté vers une banalisation de l’idée de génocide (…) Nous nous adressons à vous pour protester avec la plus grande fermeté contre le fond et la forme de cet épisode. Avec la majorité des historiens et universitaires, nous le jugeons scandaleux et absurde. ».

    A droite, le courage est, encore une fois, aux abonnés absents, la proposition de loi de reconnaissance du génocide vendéen déposée par Lionnel Luca n’a recueilli que six signatures dont, outre Marion Maréchal-Le Pen et Jacques Bompard, trois parlementaires vendéens. Le département de Maine-et-Loire, dirigé par un jeune loup de l’UMP, Christophe Béchu, qui fut, avec la Vendée, le cœur de l’insurrection de 1793, occulte complètement l’événement. En Anjou toujours, la ville de Cholet, pourtant décrite comme la capitale de la Vendée militaire, théâtre de trois sanglantes batailles qui laissèrent la ville en ruines passe également l’anniversaire sous silence. Son maire est le bouillant Gilles Bourdouleix, président du CNIP, vice-président de l’UDI…

    Après le génocide vendéen, il y a donc un mémoricide vendéen. Alors que notre époque est victime d’une hypertrophie de la mémoire, friante de journées du souvenir, de commémorations mémorielles et de repentances diverses sur tout ce qui peut contribuer à la culpabilisation des Européens (croisades, nazisme, colonisation, Vichy, inquisition, guerre d’Algérie, etc), la classe politico-médiatique, par son silence, nie purement et simplement le génocide vendéen.

    Au général Westermann, général républicain qui, après la bataille de Savenay, en décembre 1793, avait adressé une lettre au Comité de salut public, contenant le passage suivant, resté célèbre : « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m’avez donnés [...]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes [...] et n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé. », le système peut répondre à son tour: « Il n’a y plus de Vendée, elle est morte sous le poids de notre silence, de nos mensonges, de notre mépris… »

    [cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

  • Jean-Marie Le Pen félicite le nouveau pape et fustige ses calomniateurs

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen :

    "Le Front National se félicite de l’élection du Pape François, qui a déjoué les calculs souvent médiocres des pronostiqueurs, assimilant le Conclave à la cuisine politicienne dont ils font habituellement leur miel.

    Il ne s’étonne pas de le voir déjà en butte à la calomnie, comme le furent tous ses prédécesseurs depuis Pie XII.

    Il ne doute pas qu’il saura résister aux insupportables et arrogantes pressions de ceux qui le somment, sous prétexte de « progrès », d’abandonner la morale chrétienne et la tradition de l’Eglise catholique."

    Michel Janva

    LE SALON BEIGE - 14/03/13

     

  • Manif pour tous: interdiction de manifester le 24 mars sur les Champs Elysées et place de la Cocorde

    sans-titre.png manif pour tous.png

    Jeudi, la préfecture de police de Paris a signifié aux opposants au mariage pour tous l'interdiction de manifester sur la plus célèbre avenue du monde.

    Guerre des nerfs entre le collectif de la Manif pour tous et la préfecture de police de Paris. Depuis plusieurs semaines, les porte-parole du mouvement, Frigide Barjot en tête, assurent que le rassemblement contre le projet de loi du mariage pour tous du 24 mars aura pour cadre «la plus belle avenue du monde», les Champs-Élysées.

    Jeudi, la préfecture de police de Paris (PP) a confirmé aux anti-mariage pour tous l'interdiction de manifester sur la célèbre avenue parisienne et sur la place de la Concorde. «Dès le 22 février, le préfet de police a écrit aux organisateurs de cette manifestation pour les informer de l'impossibilité, pour des raisons impérieuses d'ordre public, de se rassembler sur ce secteur», précise la préfecture dans un communiqué.

    Plusieurs institutions sensibles à proximité

    Le document évoque également «la proximité géographique de plusieurs institutions sensibles», qui plus est «dans le cadre du niveau rouge renforcé du plan Vigipirate actuellement en vigueur», pour motiver son interdiction. En outre, «l'ouverture des commerces sur l'avenue des Champs-Élysées, la forte fréquentation de cette avenue le dimanche, notamment par des touristes, et la configuration des rues adjacentes rendent inenvisageables l'encadrement et la sécurisation d'un tel rassemblement sur le secteur», énumère la PP.

    Une manière «peu conforme aux usages républicains»

    De leur côté, les responsables de la Manif pour tous s'étonnent de «cette manière peu conforme aux usages républicains employée par la préfecture de police qui consiste à répondre par voie de communiqué au dernier courrier qu'elle a reçu de la Manif pour tous, lequel proposait un itinéraire alternatif (…) évitant toute approche des lieux de pouvoir».

    «On a fait la preuve de notre discipline et de notre organisation le 13 janvier dernier», avancent les organisateurs, qui maintiennent leur appel à manifester. Pointant depuis plusieurs mois un «déni de démocratie», ses porte-parole estimaient qu'un rassemblement sur les Champs-Élysées, lieu hautement symbolique, serait en mesure d'exprimer leur mécontentement «de la manière la plus solennelle, visible, démocratique et pacifique possible». «Il s'agit manifestement, une nouvelle fois, de faire taire les opposants au projet de loi», s'agacent-ils. Indigné, Hervé Mariton, député de la Drôme et délégué général de l'UMP en charge du projet de loi, en appelle pour sa part au ministre de l'Intérieur pour «qu'il lève les blocages de la préfecture de police et qu'il garantisse le droit des Français à manifester librement, dans le respect de l'ordre public».

    Une autre avenue partant de la place de l'Étoile pourrait accueillir le défilé

    Dans la foulée du communiqué de la préfecture, le collectif souligne cependant qu'il n'ira pas jusqu'à appeler à manifester en dehors d'un cadre légal. «Nous ne sommes pas des révolutionnaires», plaide Frigide Barjot. Le «défilé» pourrait notamment emprunter le 24 mars une des autres avenues qui rayonnent depuis la place de l'Étoile.

    Le bras-de-fer devrait cependant se poursuivre. La Manif pour tous étudie en effet avec ses avocats «toutes les voies de recours possibles pour que cette demande populaire d'expression démocratique soit entendue». Les organisateurs pourraient notamment se tourner vers le Conseil d'État.

    LIRE AUSSI:

    » La mobilisation contre le mariage gay n'est qu'un début

    » La Manif pour tous prépare de nouvelles actions

    Le Figaro -  14/03/13

  • Plus "d'Europe"... et toujours pire !

  • Sannois: le maire UMP fait condamner une sexagénaire pour insulte

    sans-titre.png  Puyau-Puyalet.png

    Elle avait traité de «salaud» Yanick Paternotte, le maire de Sannois. Il avait porté plainte. Françoise Puyau-Puyalet, 68 ans, a été condamnée jeudi à 800 euros d’amende avec sursis, et un symbolique de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel de Pontoise pour «outrage».

    Ce 4 décembre 2011, cette célibataire sans enfant vend ses tricots dans la galerie marchande du magasin Monoprix de Sannois pour arrondir ses maigres fins de mois.

      

    L’élu, dont elle assure ignorer la fonction, vient à sa rencontre, lui ordonnant de «dégager». Choquée, elle l’insulte alors.

    Yanick Paternotte n’en est pas à ses premiers déboires avec une dame âgée. En décembre dernier, il avait été condamné à deux ans d’inéligibilité, 10 000 euros d’amende et quinze mois de prison avec sursis pour abus de faiblesse envers une dame de 91 ans. Un jugement dont il a fait appel.

    LeParisien.fr - 14/03/13

  • Pape François : l’adoption par les couples homosexuels est une "conspiration du père du Mensonge"

     

    Le cardinal Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, vient d’être élu pape à Rome. Il portera le nom de François – le saint des pauvres – et il est le premier pape à porter ce nom. AÂgé de 76 ans, Bergoglio était l’un des candidats les plus probables lors de la dernière élection papale en 2005 qui avait finalement désigné Joseph Ratzinger.

    Selon John Allen du National Catholic Reporter Bergoglio est très conservateur en matière de mœurs sexuelles. Il est fermement opposé à l’avortement, au mariage homosexuel et à la contraception. En 2010, il a déclaré que l’adoption par des couples homosexuels était une « forme de discrimination contre les enfants ».

    Dans une lettre qu’il avait adressée aux monastères de Buenos Aires, il avait écrit :

    « Ne soyons pas naïfs, nous ne parlons pas d’une simple lutte politique, c’est une prétention destructrice contre le plan de Dieu. Nous ne parlons pas d’une simple loi, mais d’une conspiration du père du Mensonge [1], pour semer la confusion et induire en erreur les enfants de Dieu. »

    Lire la suite de l’article sur express.be

    E&R

  • EN DIRECT - La première journée du Pape

    Lire: http://lci.tf1.fr/monde/institutions/en-direct-la-premiere-journee-du-pape-francois-7880599.html

    + 4 VIDEOS

  • Le Pape bénit un enfant à naître

    Après avoir prié une trentaine de minutes devant l’icône de la Vierge, Salus populi Romani, et en la chapelle Sixtine de Sainte-Marie-Majeure, devant le corps de saint Pie V, le pape François a salué l’ensemble du personnel de la basilique. Un jeune homme l’interpelle, désignant sa jeune épouse à côté de lui :
     
    « S’il vous plaît, Saint-Père, bénissez mon fils, il n’est pas encore né, il a cinq mois, cinco meses… »
     
    Aussitôt le pape revient vers la jeune femme, se penche, bénit l’enfant.
     
    Cela aura été l’un des premiers actes publics du pape François.
     
    Riposte catholique
  • Jean Bastien-Thiry, il y a cinquante ans...

    sans-titre.png Jean Bastien-Thiry.png

    sans-titre.png Bastien-Thiry.png

    13/03/2013 – 08h00
    PARIS (via le site de Dominique Venner) - Si l’on en croit le journaliste Jean-Raymond Tournoux, spécialiste des secrets d’État, au lendemain de l’exécution de Jean Bastien-Thiry, le 11 mars 1963, voici cinquante ans, le général de Gaulle aurait dit : « Celui-là, ils pourront en faire un héros, il le mérite ! » Vrai ou faux, ce propos donne à réfléchir.

     

    Il n’est pas nécessaire d’approuver l’action de Jean Bastien-Thiry pour reconnaître à sa figure une hauteur qui détonne dans notre époque de médiocrité.

    Ajoutons qu’il est naturel et légitime que les proches et les admirateurs de Jean Bastien-Thiry voient en lui la victime d’une injustice et d’une vindicte qui n’ont pas grandi l’homme contre qui il s’était dressé. Ce n’est pourtant pas le visage de la victime qui me semble à retenir. Après s’être levé par lucidité et volonté pure contre le puissant personnage qui, à ses yeux, avait corrompu tant de valeurs constitutives de notre patrie, Bastien-Thiry est allé jusqu’au bout de son engagement.

    Il fut l’organisateur de l’attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, qui avait pour but d’assassiner le général de Gaulle, président de la République, en raison de la politique ayant conduit à l’indépendance de l’Algérie, à l’expulsion brutale des Français vivant sur cette terre depuis des générations, et au massacre des harkis.

    Comme l’a écrit son frère Gabriel dans un livre émouvant, « Ce qu’aucun homme de métier n’avait osé faire, il l’a tenté ». De fait, bien qu’officier, il n’était pas un homme de guerre, mais un savant et un intellectuel. Il fut pourtant l’homme d’un projet conduit envers et contre tout, le seul projet cohérent, il faut bien le dire, de la résistance française à la politique d’abandon de nos compatriotes d’Algérie. Puis, devant le tribunal qui le jugeait sur ordre, loin de chercher à esquiver, il a prononcé contre l’homme qu’il combattait, un réquisitoire implacable qui le condamnait à une mort certaine. Il était trop lucide pour ne pas en être conscient.

    Seul celui qui met sa vie en jeu échappe à l’imposture fréquente du discours moral. Le discours peut mentir, l’acte ne ment pas. Et seul celui qui répond de son honneur sur sa vie est authentifié dans sa vérité. La mort de Jean Bastien-Thiry atteste qu’il existe des valeurs plus hautes que la vie elle-même. Voilà ce qui mérite d’être retenu, au-delà de toute pensée partisane.

    Dominique Venner

    [cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]