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Blog - Page 1081

  • Fabius souhaite la bienvenue aux investisseurs qataris

    Le chef de la diplomatie française a souhaité dimanche "bienvenue à tous les investisseurs" en évoquant les investissements qataris en France, soulignant que ces derniers n'avaient "aucune pesée sur la politique étrangère" de Paris.

    Au moment où le gouvernement est accusé de faire fuire les investisseurs, Laurent Fabius a tenu à accueillir ceux qui faisaient le choix de venir en France : "Bienvenue à tous les investisseurs, dès lors que c'est clair et que ça permet d'apporter des emplois et un soutien", a déclaré M. Fabius lors de l'émission "Tous politiques" France Inter/AFP/Le Monde. "On a beaucoup parlé du Qatar, c'est vrai que son action est souvent spectaculaire. Mais dès lors que ces investissements sont positifs pour la balance française, pour l'emploi, je ne vois pas pourquoi on serait réticents", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères. "Ca ne veut pas dire du tout qu'il puisse y avoir une pesée sur notre politique étrangère", a-t-il ajouté. "Nous avons des choix clairs, des principes, mais nous n'obéissons pas à
    tel camp ou à tel autre. En politique étrangère, la France est entendue et elle
    est attendue. Je crois qu'un pays comme le Qatar et d'autres sont sensibles à
    cela", a-t-il estimé. "Nous avons de très bons contacts avec les autorités du Qatar que nous voyons régulièrement et nous sommes parfaitement au clair. Le Qatar a fait le choix d'un partenariat profond avec la France, la France en est heureuse", a-t-il déclaré.

    Interrogé sur les raisons des investissements qataris en France, il a estimé que ce pays était "sensible au fait que la France est un pays qui pèse, une des cinq principales puissances du monde, et qu'en même temps nous ne sommes pas alignés"."Les projets d'investissements du Qatar en France, dans le secteur sportif ou pour relancer l'activité dans les banlieues, continuent de susciter des
    interrogations dans la classe politique, Après avoir investi dans le secteur sportif, au Paris-Saint-Germain (football et handball) et dans l'achat de droits de diffusion TV, puis sur le marché de l'art, le Qatar s'intéresse depuis fin 2011 aux banlieues françaises, auxquelles il voulait dédier à l'origine un fonds de 50 millions d'euros.
    Interrogé sur le montant du fonds, M. Fabius a expliqué "avoir entendu un chiffre de 100 millions d'euros".

    TF1News - 07/10/12 

  • Le Journal de Syrie 7 octobre 2012

  • Prochaines manœuvres conjointes américano-israéliennes

    Loin des déclarations de presse voulant montrer la présence de divergences entre les Etats-Unis et Israël sur le dossier nucléaire iranien, la coordination militaire entre les deux parties se poursuit de plus belle.

    En effet, des officiers de l’armée américaine ont commencé ces derniers jours à débarquer vers l’entité sioniste en vue de coordonner les préparatifs de prochaines grandes manoeuvres conjointes avec l’armée israélienne, a indiqué ce dimanche le quotidien Yédiot Aharonot.

    Ces officiers doivent notamment superviser l’arrivée en Israël le 14 octobre de centaines de militaires américains pour des manoeuvres qui doivent débuter la semaine suivante et se poursuivre durant trois semaines, précise le journal.

    Il s’agira des exercices militaires les plus importants jamais menés conjointement par les Etats-Unis et Israël, affirme le Yédiot.

    Les divers réseaux de défense anti-aériens d’Israël ainsi que ses batteries de missiles anti-missiles "Hetz" et son système d’interception de roquettes "Iron Dom" (Dôme de fer) seront testés à cette occasion, selon le Yédiot.

    Interrogée, une porte-parole de l’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire.

    Citant "des sources bien placées dans les deux pays", le magazine américain Time a indiqué que le Pentagone enverra 1 200 à 1 500 hommes pour participer aux manoeuvres baptisées Austere Challenge 12.

    Les missiles antimissile Patriot et un bâtiments Aegis muni de défense antimissiles seront expédiés aussi en Israël comme prévu.

    E&R

  • Filip Dewinter lance le "Crime mapping" à Anvers

    sans-titre.png Anvers.png

    07/10/2012 — 12h30
    Anvers (via le site de Lionel Baland) — Avant-hier, vendredi 5 octobre 2012, le Vlaams Belang a présenté lors d’une conférence de presse (photo ci-dessus) le Crimimonitor. Il s’agit d’une application pour smartphone qui fait ce que la municipalité d’Anvers ne fait pas : communiquer objectivement et ouvertement à propos de la délinquance. Grâce à cette initiative, le Vlaams Belang introduit ainsi le “Crime mapping” : la cartographie des délits au travers d’un système d’information géographique.

    Voir le site (néerlandophone) : www.crimimonitor.be

     

    Les personnes qui ont été victime d’un délit et ont porté plainte auprès de la police peuvent introduire le numéro du procès-verbal au sein du site Internet. L’endroit où le délit a eu lieu est indiqué sur un plan de la ville. Le site Internet dispose de filtres qui permettent d’analyser les données (par district, par rue, par type de délit).

    Ce système est déjà utilisé au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada.

    Grâce à Crimimonitor, des informations seront disponibles, ce qui n’est pas le cas en ce moment car les autorités, tant à Anvers que dans le reste du pays, communiquent peu à propos de la délinquance. De plus, celle-ci est minimisée.

    Crédit photo : DR

    [cc] Novopress.info, 2012. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

     

  • Marseille : grand ménage à la Bac Nord

     


    Hier, ce sont des effectifs des Bac Sud et Centre qui ont remplacé au pied levé ceux de la Nord. La dissolution de la totalité de la brigade de jour a été décidée, vendredi soir, par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Le 07/10/2012 06:01
    Photo La Provence

     

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    Depuis cinq jours, ils se pavanent, tête floutée ou coupée, devant les caméras de télévision. C'est à celui qui aura la meilleure histoire à raconter. Entre les coups, les vols, les menaces et parfois même les braquages, être dealer dans les quartiers Nord était devenu un métier à risques. Et ce n'était pas la rude concurrence qui sévit sur le marché de la drogue à coups de kalach' qui les a poussés à briser le silence.Mais une douzaine de policiers pas vraiment futés qui ont réussi le double "exploit" de faire passer les petits trafiquants de stups pour des victimes tout en jetant le discrédit sur l'ensemble de leurs collègues. Le tout, au plus mauvais moment pour Marseille qui tente, tant bien que mal, de résorber son insécurité et ses trafics en tout genre !

    Face au malaise grandissant, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a, dès vendredi soir, tranché dans le vif. Après l'annonce officielle de la mise en examen de douze fonctionnaires pour "vols et extorsions de fonds en bande organisée", et le placement en détention provisoire de sept d'entre eux, le ministre a pris une mesure radicale, unique dans l'histoire de la police marseillaise : la dissolution de l'ensemble de l'équipe jour de la Bac Nord."L'exemplarité doit être totale !" a sévèrement rappelé, hier, Jean-Marc Ayrault. "La mesure a pris effet immédiatement", précise Pascal Lalle, l'ancien DDSP, désormais directeur central de la sécurité publique. "Mais que ceux qui aimeraient qu'il n'y ait plus de police se rassurent", prévient le tout nouveau préfet de police, Jean-Paul Bonnetain.

    La fusion des trois Bac serait une des pistes envisagées

    Dans la foulée de l'annonce, la sécurité publique s'est, en effet, mise en ordre de bataille pour "assurer la sécurité des Marseillais dans ces quartiers, parce que cette affaire ne doit pas mettre entre parenthèses la mission du service public". "Il n'y a pas que les Bac qui patrouillent", glisse Pierre-Marie Bourniquel, le nouveau patron de la sécurité publique.En attendant la nouvelle réorganisation, et pourquoi pas, la fusion des trois Bac qui serait l'une des pistes, ce sont des équipages des secteurs centre et sud qui quadrillent le secteur aux côtés de ceux de "police secours", notamment. Un changement de "têtes" qui, contrairement aux discours de certains, ne font pas forcément les bonnes affaires des chefs de réseaux...

    Reste à savoir l'accueil qui va leur être réservé. Pour les autorités, il n'y a pas l'ombre d'un doute : "Les Marseillais savent qu'ils peuvent compter sur leur police. Les fonctionnaires, dans leur très grande majorité, font parfaitement leur travail"."Il y a 7 000 policiers dans les Bouches-du-Rhône, je veux les assurer de ma confiance, a martelé vendredi soir le ministre de l'Intérieur qui se déplacera à Marseille le 12 octobre prochain. Les faits reprochés à certains ne doivent pas retomber sur l'ensemble."Même si "uniquement" douze fonctionnaires sont, pour l'heure, mis en cause, c'est l'ensemble de la Bac Nord qui est secoué. Pour le moment, tous les policiers de cette unité de jour, soit 70 fonctionnaires, ont été mis au repos. Une cellule psychologique a même été mise à leur disposition.

    La Provence

  • Racisme anti-blanc : les Identitaires s’invitent chez Jean-François Copé

     

    • Racisme anti-blanc : les Identitaires s’invitent chez Jean-François Copé
       
    • Racisme anti-blanc : les Identitaires s’invitent chez Jean-François Copé
       
    • Racisme anti-blanc : les Identitaires s’invitent chez Jean-François Copé
       
    • Racisme anti-blanc : les Identitaires s’invitent chez Jean-François Copé
       
    • Racisme anti-blanc : les Identitaires s’invitent chez Jean-François Copé
       
     
     

    07/08/2012 — 16h30
    MEAUX (NOVOpress) — Samedi 6 octobre dans la matinée, comme l’indique un communiqué, « une dizaine de militants identitaires se sont rendus à Meaux pour saluer à leur manière les déclarations du maire de la ville, Jean-François Copé, qui a brisé un tabou politico-médiatique en abordant le sujet du racisme anti-blanc dans son dernier livre “Pour une droite décomplexée” ».

    Car, comme l’ajoute ce communiqué, « sans pour autant être dupes quant aux visées électoralistes de ses déclarations, les Identitaires tiennent à signaler que M. Copé a ouvert une nouvelle ère : dorénavant, le racisme anti-blanc est une composante du débat public qui ne pourra plus être éludée. »

     

    Rassemblés derrière une banderole « Copé découvre le racisme anti-blanc, les Identitaires en parlent depuis 10 ans ! », les militants identitaires ont distribué un millier de tracts sur la place du marché, où ils ont reçu un très bon accueil de la part des habitants meldois.

    [cc] Novopress.info, 2012. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

  • Manuel Valls dissout la BAC de jour Nord à Marseille: un acte grave face à la "gangrène" de l'immigration

    PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé vendredi soir avoir dissous la Brigade anti-criminalité (Bac) de jour de la division de police Nord de Marseille, après la mise en examen de plusieurs de ses policiers.

    Douze fonctionnaires de police ont été mis en examen pour vol et extorsion en bande organisée et détention, acquisition, transport, cession de stupéfiants, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

    Sept ont été écroués dans divers établissements pénitentiaires de la région, et les cinq autres, également déférés vendredi devant deux juges d'instruction, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer leurs fonctions.

    Les peines encourues peuvent atteindre vingt ans de réclusion.

    Le directeur général de la police nationale a immédiatement suspendu les policiers mis en cause, précise le communiqué.

    "Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une exceptionnelle gravité", commente Manuel Valls dans son communiqué qui précise que les différentes Bac de Marseille vont être réorganisées.

    Le ministre avait déclaré dans la journée qu'il serait "extrêmement sévère" avec "ceux qui salissent la police et la République".

    Le procureur de Marseille Jacques Dallest a parlé de "gangrène (...) qui a touché ce service" lors d'une conférence de presse dans la journée.

    Manuel Valls annonce qu'il se rendra vendredi prochain à Marseille.

    François Revilla, Danielle Rouquié et Jean-François Rosnoblet pour le service français

    Yahoo! Actu

     

  • Bon anniversaire, Monsieur le Président! - Vladimir Poutine souffle ses 60 bougies

    sans-titre.png Poutine 60 ans.png

    MOSCOU, 7 octobre - RIA Novosti

    L'homme politique russe Vladimir Poutine, réélu le 4 mars dernier à la tête du pays pour un mandat de six ans, fête dimanche le 7 octobre son 60ème anniversaire.

    M. Poutine "fêtera son anniversaire à Saint-Pétersbourg (sa ville natale) avec ses amis proches et sa famille", a fait savoir à RIA Novsoti le porte-parole du président, Dmitri Peskov.

    Plusieurs hommes politiques russes, dont le premier ministre Dmitri Medvedev, le président de la Douma (chambre basse du parlement russe) Sergueï Narychkine, le chef de la fraction de Russie Unie à la Douma Andreï Vorobiev et le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine ont présenté leurs meilleurs vœux au président.

  • Hollande assure la communauté juive d'une "mobilisation totale de l'Etat"

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    François Hollande avec Richard Prasquier et Joël Mergui dimanche © Reuters Christian Hartmann

     

    le Dimanche 7 Octobre 2012 à 12:06 mis à jour à 13:06

    Les représentants de la communauté juive ont été reçus à l'Élysée dimanche matin, au lendemain du démantèlement d'un groupe islamiste notamment soupçonné d'une attaque antisémite en septembre. François Hollande leur a assuré une "mobilisation totale contre toutes les menaces terroristes", annonçant un renforcement de la sécurité des lieux de culte.

     

    Sur le perron de l'Elysée, François Hollande a promis dimanche "la mobilisation totale de l'Etat pour lutter contre toutes les menaces terroristes", après avoir reçu des représentants d'organisations juives, au lendemain du démantèlement d'un groupe islamiste, soupçonné de l'attaque d'une épicerie juive en septembre.

    François Hollande a souligné que le "projet de loi antiterroriste sera
    soumis au Parlement dans les plus brefs délais
    ", et permettra, a-t-il dit, de "renforcer encore les instruments pour être plus efficace contre ce fléau".

    "Les lieux de culte seront encore davantage protégés ces prochains jours, ces prochaines heures" - François Hollande  

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    Communauté juive "soulagée" mais "inquiète"

    "Nous sommes soulagés par le fait que les pouvoirs publics ont véritablement pris la mesure du danger que représente l'islam radical en France", a indiqué Richard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). "Etre complaisant vis-à-vis de l'islam radical, c'est être complaisant vis-à-vis du nazisme", a-t-il ajouté sur le perron de l'Elysée.

    "Une idéologie de haine qui ne peut être comparée qu'à une idéologie nazie" - Richard Prasquier, président du Crif    

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    "L'inquiétude que nous avions exprimé depuis Toulouse (et l'affaire Merah, ndlr), trouve aujourd'hui une sorte de concrétisation", a également déclaré Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France, à l'issue de la rencontre avec le président de la République.

    "Nous devons entendre tous les responsables musulmans dans toutes les mosquées de France, redire leur condamnation de ce qui se passe, leur différenciation face à cet islam radical". "Car ces personnes tuent au nom de l'islam, donc il faut que l'islam dise clairement qu'il n'y a aucun lien", a-t-il indiqué.

    "Est-ce que notre pays va trouver une solution à un mal qui s'appelle la haine des Juifs ?" - Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France 

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    Hollande a ensuite appelé le président du CFCM

    Le chef de l'Etat a appelé le président du conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, après son entretien avec les représentants de la communauté juive. "Les musulmans de France ne doivent pas pâtir de l'islamisme radical, ils en sont aussi victimes", a indiqué François Hollande sur le perron de l'Elysée.

    "Les musulmans de France et du monde entier sont les premières victimes des actes terroristes commis au nom de l'Islam".

     

    France Info 

    Lecture
  • Important: usurpation de mon identité sur un blog ami et peut-être sur d'autres blogs

    Je viens de m'apercevoir qu'une personne se permettait d'usurper mon identité dans son pseudo et mettait le lien de mon blog (URL) comme étant le sien.

    Lien avec le blog de Pharamond: http://guerrecivileetyaourtallege3.hautetfort.com/archive/2007/03/05/je-m-interroge-25.html

    Je signale ce fait  à ce blog ami par ce commentaire:

    " @ Pharamond: la personne qui signe du pseudo de "Gaëlle" sur votre blog n'est pas moi, bien que son lien renvoie à mon blog comme je viens de m'en apercevoir.

     Il y a usurpation d'identité.

    Ce commentaire n'est pas de moi, donc, et ce qu'il exprime ne reflète pas ma pensée sur la question que vous posez.

    L'usurpation d'identité peut être quelque chose de grave.
    Peut-on faire cesser ce genre de comportement illicite? Et fort déplaisant.

    Ca ne me gêne nullement qu'on signe "Gaëlle", mais que le lien ne renvoie pas à mon blog. Pas d'URL!

    Pourriez-vous avoir la gentillesse d'ôter la surbrillance de ce lien, afin qu'on n'atterrisse pas sur mon blog? Je vous en remercie par avance bien cordialement."

    Gaëlle MANN

    07/10/12

  • Qui est-ce ?

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  • Pain au chocolat et ramadan: Copé en fait trop ! 06/10/2012

     

    Pain au chocolat et ramadan: "jusqu'où ira Jean-François Copé?"



     PARIS (Sipa) — "Jusqu'où ira Jean-François Copé?", s'interrogeait samedi SOS Racisme en qualifiant de "grotesques" les propos tenus la veille par le secrétaire général de l'UMP, candidat à la présidence de son parti, qui a évoqué le cas de jeunes se faisant "arracher (leur) pain au chocolat" à la sortie du collège au motif "qu'on ne mange pas pendant le ramadan".

    "Il est des quartiers où je peux comprendre l'exaspération de certains de nos compatriotes, pères ou mères de famille, rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan", a lancé le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), en meeting vendredi soir à Draguignan (Var).

    "Il est des familles de France qui vivent en silence leur souffrance et à qui personne ne parle jamais autrement qu'en les stigmatisant et en les traitant de tous les noms, au point qu'ils sont obligés aujourd'hui de baisser la tête et de partir, s'ils peuvent, le plus loin possible alors qu'ils sont citoyens de la République française", a-t-il ajouté.

    Jean-François Copé avait déjà suscité la controverse fin septembre en s'élevant, dans son livre "Manifeste pour une droite décomplexée", contre le "racisme anti-blanc" qui règne selon lui dans certains quartiers. Un ouvrage dans lequel il évoque également le cas de jeunes de banlieues à qui on arrache le goûter en période de ramadan.

    "C'est pathétique, le ramadan a eu lieu cette année en août, c'est-à-dire hors période scolaire", réagissait-on samedi à SOS Racisme, relevant "une agression stigmatisante tous les deux jours de la part de M. Copé".

    "Comme il s'engage sur cette voie, on va avoir ce genre de propos jusqu'aux résultats de l'élection au congrès de l'UMP, et il est prêt à tout pour gagner", accusait-on en dénonçant "une mauvaise foi sans nom" qui avait déjà pris la forme d'"une récupération d'un concept d'extrême droite".

    "Ce n'est pas à SOS Racisme de nous dire quel type de racisme il convient de combattre", écrivait vendredi sur son compte Twitter le secrétaire général de l'UMP à l'occasion de son meeting de Draguignan.

    Interrogée sur RTL, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a pour sa part vu dans ces déclarations "une volonté manifeste de Jean-François Copé d'instrumentaliser un sujet beaucoup trop important pour être instrumentalisé", à savoir "la question du vivre ensemble".

    "Il faut en prendre chacun des aspects (...), il faut se poser sérieusement la question: comment on fait pour que les Français vivent bien? (...) Le jour où il voudra s'exprimer sereinement au lieu de chercher à exploiter les peurs et les fantasmes, alors je serai prête à l'écouter", a-t-elle conclu.

    tl/sb

    (Sipa / 06.10.2012 16h20)
     

    http://www.romandie.com/news/n/Pain_au_chocolat_et_ramadan_jusqu039ou_ira_Jean_Francois_Cope_s039interroge_SOS_Racisme_RP_061020121835-15-254987.asp http://www.romandie.com/news/n/Pain_au_chocolat_et_ramadan_jusqu039ou_ira_Jean_Francois_Cope_s039interroge_SOS_Racisme_RP_061020121835-15-254987.asp

     

    ALTERINFO.NET


     

  • Rome: action spectaculaire des militants du Blocco Studentesco à l'Autel de la Patrie

    05/10/12 – 19h30
    ROME (NOVOpress)
    – Les étudiants radicaux du « Blocco Studentesco », le syndicat étudiant de Casapound Italia, ont réussi à déjouer la sécurité d’un des monuments les plus fameux de Rome pour déployer à son sommet le désormais célèbre portrait géant de Mario Monti transformé en vampire.

     

    Cette action, ayant une nouvelle fois pour but de dénoncer le « gouvernement des banques et des barons », s’est déroulée ce matin au coeur de la capitale italienne, sur le toit de l’Autel de la Patrie (Altare della Patria), le monument à Victor-Emmanuel II, aussi connu sous le nom de Vittoriano, situé Piazza Venezia (Place de Venise) à côté du Capitole.

    Cerise sur le gâteau de cette action coup de poing, Gianni Alemanno, l’actuel maire de Rome, était présent sur le parvis du monument dans l’attente de l’ouverture d’une cérémonie officielle. Il était donc aux premières loges pour admirer la fougue et l’audace des jeunes militants de Casapound refusant d’être la « génération perdue » d’un pays gouverné par des banquiers et des profiteurs.

    Rome : action spectaculaire des militants du Blocco Studentesco à l'Autel de la Patrie

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  • La Seine-et-Marne accorde le congé parentalité aux homosexuels

     

    C’est une première pour une collectivité locale. Le conseil général a accepté d’accorder, et de financer, un congé parentalité à une salariée dont la compagne accouchera en novembre.

    Marine Legrand | Publié le 06.10.2012, 05h00

     

     

    La gorge nouée d’émotion, Jennifer, 39 ans, clame son bonheur. Lorsque sa compagne, Caroline, 35 ans, accouchera début novembre, elle pourra bénéficier d’un congé parental de onze jours par son employeur, comme n’importe quel autre parent. Le conseil général de Seine-et-Marne, pour qui elle travaille au sein d’une maison des solidarités, a décidé de lui accorder ce temps de repos.
     
     
    « Une vraie reconnaissance officielle dans mon statut et qui ouvre une voie pour les familles homoparentales. »

    Vendredi, le comité technique paritaire du département a validé la mesure en modifiant le règlement intérieur du conseil général, afin que tout couple homosexuel puisse bénéficier d’un congé parentalité. Il s’agirait d’une première pour une collectivité locale. Dans le secteur privé, le groupe propose ce dispositif depuis le 1er septembre.

    « J’avais écrit à la direction des ressources humaines en juin pour demander officiellement un congé parentalité. On m’a répondu que c’était impossible car je n’avais aucun lien de filiation avec le bébé, explique Jennifer, dont la compagne est allée en Belgique pratiquer une insémination artificielle. J’ai pleuré en lisant la lettre. Alors, j’ai contacté le collectif de lutte contre l’homophobie et la CGT 77. Ils m’ont beaucoup soutenue, ainsi que les médecins, ma famille et nos amis. Ma pétition a recueilli 432 signatures en un mois. Puis j’ai écrit directement à Vincent Eblé, (PS) du conseil général. Dès son retour de vacances, il a dit oui. Depuis, c’est que du bonheur! Je suis très reconnaissante envers lui et ceux qui m’ont aidée. »

    La jeune femme, pacsée avec son amie depuis 2001, réalise « la dimension historique de cette mesure », mais reste consciente qu’elle l’a obtenue « car le contexte actuel est favorable ». « Il était infondé de lui refuser ce congé parentalité au moment même où le gouvernement exprime sa volonté de légaliser le mariage gay, confirme Vincent Eblé. Ce couple présentait aussi une certaine garantie de durabilité. Je lui accorde donc un congé exceptionnel pour l’instant, en attendant que le nouveau règlement intérieur soit voté par les conseillers généraux à la prochaine séance plénière, le 26 octobre. » A noter : ce congé payé sera financé par le département et non par la Sécurité sociale.

    A droite, Jean-Jacques Hyest (USM-UMP), chef du groupe d’opposition, ne fait « aucun commentaire sur le fond » mais s’« étonne que Vincent Eblé, également sénateur, donc législateur, adopte un règlement qui soit en dehors des lois et du droit ».

    Le Parisien

  • Boutin a monnayé son retrait de la présidentielle ! Quelques détails...

     

    « Allez, donne-moi juste encore 200 000 euros s'il-vous-plait et je te laisse tranquille ! »

    Christine Boutin (voir ses diverses frasques ici), la présidente du Parti Chrétien démocrate (PCD), explique dans un entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles à paraître jeudi 4 octobre qu’elle a déjà perçu 500.000 euros de l’UMP en juin dernier, et qu’elle doit en toucher 180.000 autres d’ici au mois de novembre…
    Il s’agirait selon elle d’une compensation financière pour le retrait de sa candidature lors la dernière campagne pour l’élection présidentielle.

    Durant la campagne, avant de se retirer comme en 2007, Christine Boutin avait menacé de lâcher « une bombe atomique » sur Nicolas Sarkozy si elle n’obtenait pas les 500 signatures nécessaires pour présenter sa candidature.
    Les parrainages des maires, étaient selon elle bloqués par l’Élysée et l’UMP.
    Moins virulente quelques semaines plus tard, elle indiquait avoir décidé de faire une alliance avec Nicolas Sarkozy. « Je veux être avec lui pour faire gagner la France », avait-elle indiqué.

    Sans le nommer, Valeurs Actuelles fait état des confidences d’un député UMP. Selon lui, le nouveau versement de 180.000 euros serait une contrepartie au soutien de Christine Boutin en faveur de Jean-François Copé dans la course à la présidence de l’UMP.

    Contre-info.com

  • Energies vertes : le côté obscur de l’éolien

     

     


    Dans l’Orne, 10 éoliennes sur 11 récemment construites appartiennent… à des élus locaux. Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, reste muette.

    Les promoteurs éoliens se présentent très souvent non comme des businessmen, mais comme des ONG salvatrices de l’humanité victime du réchauffement climatique.

    Ces industriels oublient bien souvent de préciser que compte tenu de l’intermittence du vent, l’énergie éolienne doit être compensée par une électricité thermique au charbon, au gaz ou au pétrole génératrice d’émissions énormes de gaz à effet de serre et que la biodiversité est totalement perturbée par les tonnes de béton utilisées, les effets stroboscopiques des pâles et les infrasons.

    Mais le plus grave c’est que derrière cette figure sympathique d’écologie se cache une face obscure que la récente conférence environnementale a largement occultée. En effet, la filière éolienne se trouve actuellement confrontée dans le plus grand silence à une tempête juridique pénale qui pourrait tous simplement balayer définitivement l’éolien terrestre en France.

    En effet, les associations de défense de l’environnement désormais habituées à décortiquer les dossiers de montages des promoteurs ont découvert qu’une grande partie des éoliennes terrestres installées en France était située sur les terres des maires, des conseillers municipaux ou des membres de leur famille.

    Le plus grave c’est qu’une majeure partie de ces élus ont participé sciemment à l’élaboration des projets et aux délibérations d’installation des aérogénérateurs. Or ce délit de prise illégale d’intérêt est passible de 5 ans de prison et 750.000 euros d’amende (article 432-12 du code pénal). Actuellement de très nombreuses plaintes sont déposées auprès des procureurs de la République qui ouvrent des enquêtes préliminaires dans la France entière dont la Basse Normandie région particulièrement révélatrice de cette organisation.

    Le Service Centrale de Prévention de la Corruption et la Direction des affaires criminelles du Ministère de la Justice sont désormais saisis de l’affaire qui est prise très au sérieux. Car outre des faits de prises illégales d’intérêt les enquêteurs pourraient découvrir des faits de corruption et de trafic d’influence comme c’est actuellement le cas pour un parc éolien en Haute Loire où la maire et deux conseillers municipaux sont mis en examen pour ces chefs d’accusation.

    A cet égard Noël Pons consultant spécialiste de la corruption a publié une note pour le centre de criminologie de l’Université de Paris II sur le développement croissant de la criminalité verte. Un collectif d’association Bas Normand a récemment saisi le Président de la République de cette question ainsi que de l’opacité des circuits financiers qui a répondu dans un courrier qu’il demandait à la Ministre de l’Ecologie de faire diligence sur toutes ces questions.

    Mais jusqu’à présent cette dernière est restée particulièrement muette et le Préfet de Région de Basse Normandie conforté par ses services a tout récemment attribué un permis de construire dans l’Orne où 10 éoliennes sur 11 appartiennent à des élus ou leur famille alors qu’une enquête préliminaire avait été ouverte préalablement sur le sujet.

    Alors qu’en Italie la justice vient de saisir un parc éolien appartenant à la mafia calabraise, le pouvoir exécutif français devrait se méfier de soutenir une filière qui à terme devrait faire l’objet d’un énorme scandale judiciaire et financier. Sauf à ce qu’une loi d’amnistie générale blanchisse tous les élus concernés mais François Hollande a promis pendant sa campagne une République propre et irréprochable. A suivre donc…

    Louis Marin

    source: economiematin.fr

    ALTERMEDIA

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    Delphine Batho cet été à La Rochelle (blog d'Alainderonchin59)

     

  • Le socialisme en chemise brune

     

     

     

    Georges Kaplan : Benoît Malbranque, vous publiez Le Socialisme en Chemise Brune, un « essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien ». Bénéficiez-vous d’une protection policière ?

    Benoît Malbranque : Vous pensez que je devrais ? (Rires). Non, d’ailleurs le livre relève de l’analyse historique et pas de l’essai polémique. Son objet n’est pas de dire que le socialisme est une forme de nazisme. Ce serait prendre les choses à l’envers. Mon objectif est d’apporter des réponses à une question en apparence assez banale, à savoir : Pourquoi Hitler intitula-t-il son mouvement National-Socialisme? (Nationalsozialismus).

    La plupart des historiens n’ont pas voulu prendre l’idéologie nazie au sérieux et ont prétendu, sans même le prouver, que le nazisme n’avait rien à voir avec le socialisme. Pourtant, Hitler se disait lui-même socialiste, Joseph Goebbels qualifiait son idéologie de « socialisme national », l’ancien numéro deux du parti, Gregor Strasser, disait travailler à une « révolution socialiste », et dans ses mémoires, Adolf Eichmann expliqua même que sa « sensibilité politique était à gauche ». Ce sont des éléments troublants, et cela pose question.

    GK : Mais en quoi, précisément, les Nazis étaient-ils socialistes ?

    BM : Cela tient d’abord à l’histoire du mouvement. Quand il entra en politique, Hitler rejoignit le Parti Ouvrier Allemand, un groupuscule qui inquiétait l’armée par ses tendances communistes et révolutionnaires. Le programme politique de ce parti fut repris à l’identique quand, sous l’impulsion d’Hitler, il changea de nom pour devenir le Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands.

    Le NSDAP se présentait comme un parti socialiste, opposé au capitalisme, à la haute finance, aux spéculateurs et aux grands patrons. Il promettait des nationalisations, l’interdiction du prêt à intérêt, l’éducation gratuite, et la mise en place d’un véritable État-Providence. Les Nazis critiquaient les sociaux démocrates au pouvoir en disant que leur soi-disant « socialisme » avait abouti à un capitalisme encore plus prédateur et esclavagiste.

    GK : Oui mais ça ce sont les promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent – c’est un peu comme quand le PS se dit socialiste : les nazis n’ont pas nationalisé toute l’industrie allemande que je sache ?

    BM : Pour Hitler, ces questions étaient inessentielles. Le régime de propriété n’importait pas. La conservation de la propriété privée n’empêchait pas l’intervention massive de l’État dans l’économie.

    Et celle-ci fut effectivement massive. L’État indiquait ce qu’il fallait produire, en quelle quantité, et à quel prix. Il imposait aussi les sources d’approvisionnement et les circonstances de vente. Dès 1933, les industriels et commerçants récalcitrants furent envoyés à Dachau. L’inflation réglementaire toucha aussi le marché du travail. L’économie allemande était devenue dépendante du pouvoir centralisé de l’État nazi, qui la dirigeait par des plans quadriennaux. C’est ce que les nazis appelaient la Zwangswirtschaft, l’économie dirigée.

    Enfin, Les plans de relance massifs tant promis furent mis en place par le régime. Les politiques sociales incluaient des aides aux plus démunis, des allocations par dizaine, et des réductions d’impôts pour les plus pauvres et la classe moyenne. Surtout, les Nazis ont institué un système d’État-Providence que de nombreux historiens ont comparé au Welfare State inspiré par William Beveridge.

    Dans Mein Kampf, Hitler avait longuement salué la nécessité d’un mouvement syndical puissant et influent. Pour en finir avec l’exploitation capitaliste, il créa ainsi un syndicat géant, le Front du Travail, et ce dès 1933. Les douze années du Troisième Reich le prouvent : le socialisme d’Hitler n’était pas un argument électoral. Comme disent les anglais, he meant it.

    GK : Pourtant, ils n’entretenaient pas précisément de bonnes relations avec les partis de la gauche marxiste : au-delà de la propriété des moyens de production, ils devaient bien avoir quelques désaccords, non ?

    BM : Les relations entre Nazis et communistes étaient ambigües. Les Nazis étaient antibolchéviques parce qu’ils observaient que c’était un désastre et que les dirigeants russes étaient presque tous juifs. Mais en même temps ils reconnaissaient qu’au fond leur idéologie politique était juste. Goebbels disait que le bolchevisme était « sain dans son principe » et Hitler expliquera qu’entre nazisme et bolchevisme il y avait plus de points communs que de divergences.

    Dans les deux partis ont reconnaissait de profondes similarités dans les programmes politiques. De fait, les années 1920 furent marquées par des allers-retours massifs d’électeurs entre le parti nazi et le parti communiste. Les différences concernaient principalement l’internationalisme, encore que Staline développa en URSS un « socialisme dans un seul pays ».

    N’oublions pas non plus que les plus grands adversaires des marxistes étaient les sociaux démocrates. La lutte entre les différents partis du courant socialiste a toujours été très vive. Les antibolcheviques les plus acharnés d’Europe étaient les communistes Karl Kautsky et Rosa Luxembourg, et les socialistes comme Léon Blum.

    Les communistes, les Nazis et les sociaux démocrates se combattaient les uns les autres parce qu’ils étaient concurrents. Les tentatives de rapprochement des uns vers les autres n’aboutirent jamais, au grand dam des Nazis. Goebbels travailla ardemment pour collaborer avec les leaders communistes et les socialistes. Dans une lettre ouverte destinée à récupérer l’électorat marxiste, il les appela même « mes amis de la gauche ».

    GK : On a souvent souligné le soutien que les milieux d’affaires ont apporté aux Nazis ; ce n’est pas très cohérent avec un parti qui se réclame du socialisme…

    BM : C’est une très vieille rengaine. Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le Grand Capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Les grands industriels soutenaient en masse les partis de la droite conservatrice. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.

    GK : Vous faites un lien direct entre les politiques économiques hitlériennes et la nécessité de construire le Lebensraum, l’espace vital allemand : en quoi est-ce lié et n’y avait-il pas d’autres raisons ?

    BM : Le racisme d’Hitler ne permet pas à lui seul d’expliquer correctement l’expansionnisme militaire et la construction du Lebensraum. J’ai donc essayé de déceler d’autres causes complémentaires plus significatives.

    D’abord, l’ « espace vital » était un objectif de politique économique. Les Nazis essayèrent de développer l’autarcie économique par un protectionnisme massif, pour « échapper » au commerce international. C’est ce qu’expliquait déjà le philosophe socialiste Fichte, qui parlait d’ « État commercial fermé ». Il fallait étendre les frontières du Reich jusqu’à ce qu’il permette ce que Keynes appelait l’ « autosuffisance nationale ».

    Entre l’expansion militaire et les politiques économiques, le lien est assez direct. La politique économique d’Hitler fut d’abord une réponse à la crise des années 1930. Le régime national-socialiste mit en place plusieurs plans de relance massifs, une politique de grands travaux issue des principes keynésiens. En parallèle, l’Allemagne se coupa du monde par un protectionnisme agressif. L’échec de ces deux politiques se traduisit par des déficits abyssaux.

    À partir de 1938, Hitler expliqua que la guerre était inévitable parce que les finances du Reich étaient dans une situation trop catastrophique. L’expansion militaire fut une réponse rapidement trouvée, surtout qu’elle faisait échos aux considérations raciales du mouvement. Elle permettrait de maintenir en vie l’État national-socialiste. L’Allemagne ferait aussi un pas vers l’autarcie en constituant son « espace vital ».

    Au-delà des considérations purement économiques, il est vrai également que les succès militaires pouvaient permettre de faire oublier la détérioration sensible du niveau de vie des Allemands.

    GK : On a souvent tendance à réduire le nazisme à l’antisémitisme ; vous soutenez que la haine pathologique des Nazis pour les juifs trouve aussi ses racines dans leurs convictions socialistes… N’est-ce pas un peu tiré par les cheveux ?

    BM : D’abord, on a toujours tort de réduire le nazisme à l’antisémitisme, bien que ce raccourci soit toujours fondé sur des sentiments très nobles de compassion vis-à-vis de l’horreur que constitue la Shoah. C’est humain, c’est compréhensible, mais cela revient à falsifier l’histoire. De nombreux Nazis ont affirmé qu’ils n’étaient pas antisémites. C’est le cas de Göring, de Ribbentrop, d’Hans Frank, de von Papen, et de bien d’autres. On l’oublie souvent.

    Je suis parti d’une observation : les socialistes du XIXe siècle ont été les plus grands promoteurs de l’antisémitisme, et ce de l’aveu même des historiens. Nous trouvons de l’antisémitisme chez Marx, Proudhon, Fourrier, Leroux, Toussenel : les noms se pressent. Même Jean Jaurès tomba dans ce piège. Furieux contre cette tendance, Auguste Bebel, le grand leader des socialistes allemands, qualifiera l’antisémitisme de « socialisme des imbéciles ».

    Là encore, c’est un constat qui pose question. Pour ces socialistes, le Juif était le représentant ultime du grand capitalisme et de la haute finance. Chez Hitler aussi, l’antisémitisme fut lié à l’anticapitalisme. Selon lui, ils dominaient les grandes entreprises, les grandes banques, et la presse. Le capitalisme était leur « création géniale » comme il le dira une fois, l’arme avec laquelle ils asservissaient le peuple allemand.

    GK : Autre idée très répandue : Hitler était-il fou ?

    BM : Nous aimerions tous que ce soit le cas. Les choses seraient tellement plus simples. Malheureusement, Hitler fut loin d’être un malade décérébré. Il était cultivé, maniéré, et souvent charmant. Selon les dires de son entourage, il lisait toujours au moins un livre par soir. Les témoignages dont nous disposons montrent qu’en plus d’un talent d’orateur, Hitler possédait une intelligence certaine. Ses biographes se refusent désormais à parler de folie. Hitler était un homme rationnel prisonnier dans une idéologie politique destructrice.

    Les Nazis, d’une manière générale, n’étaient pas fous non plus. Le docteur Gilbert, psychologue lors du procès de Nuremberg, fit passer aux dignitaires nazis un test de QI. Ils eurent presque tous largement au-dessus de la moyenne. Selon le témoignage de Goldensohn, le psychiatre du procès, les Nazis étaient tout sauf des malades mentaux.

    GK : La question qui tue : le Front National est-il national-socialiste ?

    BM : Lisez le livre, et vous verrez par vous-même. Mais répondre à ce genre de questions n’est pas mon rôle. La comparaison entre le nazisme et une formation politique d’aujourd’hui, de gauche ou de droite, n’a pas sa place dans un livre d’histoire. Pour de telles questions, c’est au lecteur de se forger sa propre opinion.

    Le principal problème que je soulève dans l’épilogue du livre est surtout la tendance générale de notre époque, et non le positionnement politique de telle ou telle formation politique. Mais vous avez raison, l’étude de l’histoire amène à se poser ces questions dérangeantes.

    Le socialisme en chemise brune de Benoît Malbranque est téléchargeable gratuitement ici ou sur le blog éponyme.

    > le blog de Georges Kaplan