Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Blog - Page 1208

  • L'avocat de Nafissatou veut interpeller DSK à Cambridge

    La participation annoncée de Dominique Strauss-Kahn à un colloque à l'Université de Cambridge (Royaume-Uni), vendredi prochain, suscite bien des réticences. Le comité d'accueil est déjà prêt. Hormis les étudiantes qui ont lancé une pétition contre sa venue, il y aura sur place, selon nos informations, Douglas Wigdor, l' américain de Nafissatou Diallo, la victime présumée de DSK à l' Sofitel à New-York.

     

    L'avocat est un ancien élève de l'école de Droit de cette prestigieuse université. Il a prévu d'y prendre la parole à l'invitation du syndicat des étudiantes de l'université de Cambridge et d’interpeller l’ancien directeur du Fonds Monétaire International.

     

     

    Le Parisien - 06/03/12

  • Marine Le Pen ne désavoue pas son père sur Brasillach

    Marine Le Pen n'a pas désavoué son père Jean-Marie Le Pen qui a cité le poète collaborationniste Robert Brasillach dans son discours lors de la dernière convention du Front National. "Sur Brasillach, on peut imaginer qu'il a quand même payé pour sa faute (...) Est-ce que nous sommes dans une civilisation assez aboutie pour faire la différence entre l'homme et l'oeuvre?", a interrogé la candidate du Front national lors de l'émission "Parole de candidat" sur TF1.

     Interrogée sur sa visite récente au bal de corporations pangermanistes autrichien à l'invitation du parti d'extrême-droite européen, Marine Le Pen a affirmé que le FPÖ "est un parti qui s'oppose à l'Union européenne, qui s'oppose à l'immigration, c'est un parti totalement respectable".

    Paris-Match - 05/03/12

  • Discours de Vladimir Poutine très ému après sa victoire


    Vladimir Poutine pleure après sa victoire aux... par ERTraductions

    Traduction E&R

    Egalité & Réconciliation - 05/03/12

  • Poutine, un nouveau Pierre le Grand ?

    Les Etats-Unis, après avoir avalé la couleuvre Poutine qui faisait suite à l’âge d’or de la période Gorbatchev et Eltsine du déclin accéléré, voire de l’éclatement à venir de la Russie selon les rêves de Zbigniew Brzezinski dans Le Grand Echiquier (*), prenaient leur mal en patience en espérant se débarrasser de Poutine comme ils furent débarrassés du général De Gaulle en 1969. C’est ce qui explique la tentative désespérée d’une nouvelle Révolution orange en Russie avec le nouvel ambassadeur américain à Moscou Mac Faul qui se définit lui-même comme « un expert de la démocratie, des mouvements antidictatoriaux et des révolutions ». L’opposition actuelle, sans leader, sans unité aucune, avec des tendances diamétralement opposées en son sein, fait la Une des médias occidentaux ; mais elle ressemble en fait à l’armée hétéroclite de Bourbaki et fait penser à la fable de Jean de La Fontaine des Grenouilles qui demandent un roi !

    Les peuples, dans les démocraties occidentales, ne supportent pas très longtemps les hommes d’Etat ayant une vision historique et demandant de l’autorité, de l’effort, de la persévérance, du courage pour non seulement redresser, mais développer le rayonnement et la puissance d’un pays. Ils préfèrent la repentance, les loisirs, la retraite à soixante ans, les 35 heures, le laxisme et l’endettement public éhonté ; c’est aussi plus facile pour se faire élire !

    Les Etats-Unis pensaient donc tenir avec Medvedev un nouveau Gorbatchev qui, au nom du développement économique, de la liberté d’expression et d’un droit-de-l’hommisme à la russe, allait, avec les louanges et les encouragements de l’Occident, terminer en fait le travail de destruction massive de la puissance de l’URSS commencé avec Gorbatchev, toujours très populaire aujourd’hui partout dans le monde, sauf dans son propre pays ! L’erreur grotesque de Medvedev, consistant à s’abstenir à l’ONU d’opposer son veto à l’intervention militaire éhontée de l’OTAN en Libye derrière le paravent humanitaire, était porteuse d’espoir pour l’Occident et les Etats-Unis. Cela fleurait bon la bonne soupe, la naïveté et ce n’est pas l’envie qui manquait à Alain Juppé, qui excelle en la matière, de rejouer le même bon tour à la Russie en Syrie. Vladimir Poutine, en reprenant le contrôle de la politique étrangère, a contrecarré d’une façon prémonitoire les plans de l’Oncle Sam en Syrie et au Moyen-Orient ! En venant d’être réélu par 70 millions de Russes, avec près de 64% des voix, président de la Fédération de Russie, il pourrait bien contrecarrer encore pendant douze ans d’une façon irréversible les plans d’encerclement de la Russie et de la Chine par l’Amérique !

    Un autoritarisme nécessaire

    Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons. Le rêve géopolitique des Etats-Unis si la Russie avait perdu la guerre en Tchétchénie était de faire de la Russie une nouvelle Grande Pologne, en la ramenant à Stravopol, point de départ de la colonisation russe au XIXe siècle.

    Poutine s’est aussi opposé avec succès à l’exploitation des ressources naturelles de la Russie par les groupes étrangers, ce qui était le but affiché par Mikhaïl Khodorkovski, patron de Youkos, interpellé le 25 octobre 2003 sur un aéroport de Sibérie alors qu’il venait de participer quelques jours plus tôt à un forum d’affaires à Moscou en compagnie de Lee Raymond, l’un des directeurs d’Exxon ; cette société était sur le point de participer jusqu’à hauteur de 25 milliards de dollars dans la fusion Youkos-Sibneft. Les capitaux américains d’Exxon Mobil et de Chevron-Texaco souhaitaient en fait s’infiltrer avec une participation de 40% dans le sanctuaire sibérien des hydrocarbures russes. En perdant ses ressources financières, la Russie perdait définitivement toute chance de rebondir.

    Poutine a réussi pour l’instant à contenir, mais sans le briser complètement, l’encerclement par l’OTAN et l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). Avec le projet du bouclier anti-missiles qui revient à l’ordre du jour, les Etats-Unis auront un adversaire redoutable qui continuera à leur dire leurs quatre vérités.

    Vladimir Poutine, c’est aussi l’homme du KGB qui a vu venir et réussi à combattre à ce jour avec succès toutes les Révolutions orange en Ukraine, Géorgie, Kirghizstan, Ouzbékistan, les manifestations actuelles et à venir anti-Poutine en Russie n’étant que leur chant du cygne, un dernier soubresaut, une dernière tentative de l’Occident pour se défaire de Vladimir Poutine !

    Le nouveau président a misé sur les valeurs traditionnelles, le sens de la grandeur, le patriotisme et l’Eglise orthodoxe pour éviter la « chienlit ». Son autoritarisme convient parfaitement et est même absolument nécessaire en Russie – comme l’autoritarisme convient en Chine, d’ailleurs – pour éviter l’éclatement tant redouté du pays. Quant à la corruption, de la même façon qu’elle a continué de plus belle en Ukraine avec l’arrivée au pouvoir de l’égérie de la Révolution orange Ioulia Timochenko, ce que savent tous les Russes c’est qu’un pouvoir politique fort est un bien meilleur antidote que les oligarchies politiques de type occidental car ces dernières ne feraient que s’acoquiner avec les oligarques russes ; il en résulterait une décadence qui serait encore plus rapide que dans l’actuelle Europe de l’Ouest.

    Poutine, un nouveau Pierre le Grand ?

    Le patriarche orthodoxe Kirill a vu juste en soutenant Poutine qui pourrait être considéré en 2024 comme un Pierre le Grand du XXIe siècle, à quatre conditions :

    • – développer d’une façon très intense le réarmement et la modernisation en cours de l’armée russe ;
    • – réussir le développement et la diversification déjà commencée par Medvedev de l’économie russe ;
    • – continuer à combattre la dénatalité russe, ce dont Poutine est parfaitement conscient ;
    • – ramener dans le giron russe, ce qui est inexorable historiquement à long terme, la Biélorussie et l’Ukraine, afin de constituer un contrepoids humain suffisant de deux cents millions d’habitants face à la Chine, l’Asie Centrale et le Caucase.

    L’affrontement actuellement en cours de Poutine avec les Etats-Unis peut être comparé au premier combat du jeune tsar Pierre le Grand avec Charles XII qui mit fin, par la bataille de Poltava le 8 juillet 1709, à la suprématie suédoise dans la Baltique. Pierre le Grand, tout en renforçant et modernisant l’armée russe, ne commit pas l’erreur ensuite d’oublier l’économie, l’innovation et les arts, ce qu’il démontra en 1717 lors d’un déplacement en Europe. Pierre le Grand ancra la Russie avec une fenêtre sur l’Europe en fondant Saint-Pétersbourg. Le natif Poutine de cette même ville, qui parle allemand, ancien espion du KGB à Dresde avant la chute du Mur de Berlin, a une vision continentale européenne et souhaite se rapprocher pour des raisons géopolitiques de la France et de l’Allemagne. Maurice Druon ne s’y était pas trompé en voyant dans Poutine le défenseur européen d’un monde multipolaire plutôt que d’un monde obéissant à un shérif planétaire et « l’un de nos plus décisifs alliés ». Pour Poutine, l’avenir est donc européen !

    Mais la Russie regarde aussi à l’Est et vers le Sud d’où peuvent venir de nombreux dangers, la fin de l’intervention occidentale en Afghanistan n’étant pas l’un des moindres. Au-delà de son effort démographique propre pour atteindre au minimum les 130 millions d’habitants et ne pas retomber à 100 millions en 2050, soit l’équivalent de la population turque à cette date, la Russie a besoin à terme de la Biélorussie et de l’Ukraine. Ces deux pays, dont l’un est son berceau religieux, représenteraient un apport humain d’environ 60 millions d’habitants pour constituer une superpuissance suffisante face à la Chine et à l’Asie Centrale. Si Poutine, sous sa présidence, réussit ce tour de force, en commençant très vraisemblablement par la Biélorussie, il pourra être véritablement comparé à Pierre le Grand, sinon il n’aura pas démérité et pourra être comparé au minimum à De Gaulle, Churchill, Bismarck, Richelieu et Clemenceau, ces grands hommes d’Etat ayant eu une vision historique, un courage, une continuité qui font cruellement défaut à nos petits politiciens européens actuels, atlantistes, libre-échangistes, démocrates, démagogues et droit-de-l’hommistes, ce qui ne sera déjà pas si mal !

    Marc Rousset
    Economiste, écrivain, auteur de La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou.
    4/03/2012

    (*) Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier, Bayard, Paris, 1997

    Correspondance Polémia – 5/03/2012

  • Halal/casher - François Fillon: "Des traditions démodées..."


    Fillon : "Hollande peut-il diriger ?" par Europe1fr

    Ecoutez cette vidéo  jusqu'à la fin ! 

    05/03/12

  • Graves insultes antisémites en Allemagne contre un joueur de football israélien

    Mis à jour: 02/mars/2012 16:01
    L’attaquant israélien du club de Kaiserslautern Itay Shechter victime de graves insultes antisémites accompagnées du salut hitlérien par un groupe de cinq à dix personnes, lors d’une séance d’entraînement dimanche dernier.

     

    BERLIN/PARIS (EJP)---Le Centre Simon Wiesenthal a denoncé les "graves insultes antisémites" proférées contre un joueur de football israélien du club allemand de Kaiserslautern au lendemain d’une défaite 4-0 face au club de Mayence en Bundesliga..

    L’attaquant israélien Itay Shechter a été victime d’insultes antisémites accompagnées du salut hitlérien par un groupe de cinq à dix personnes, lors d’une séance d’entraînement.

     

    Le club a réagi en affichant en page d’accueil de son site Internet le message suivant : "Le racisme n’a pas sa place au club». Il a aussi précisé qu’il dénonçait "avec force toute forme de racisme, de discrimination ou d’antisémitisme" et a appelé les témoins à se mettre en contact avec la police et le parquet, afin d'identifier les responsables des insultes.

    L’ambassade d’Israël à Berlin a publié un communiqué dans lequel il déclaré : "Nous sommes horrifiés par les actes antisémites et racistes visant Itay Shechter. Nous avons toute confiance dans les autorités allemandes et sommes persuadés que le ou les auteurs de ces actes seront conduits devant les tribunaux aussi rapidement que possible".

    Le Centre Simon Wiesenthal a déclaré que ces insultes antisémites exigent "des mesures exemplaires", dans une lettre adressée par Shimon Samuels, directeur des relations internationales du Centre à Michel Platini, Président de l'UEFA, l’Union des associations européennes de football.

    Shimon Samuels précise que "parmi les injures, on a pu voir des saluts nazis 'Seig Heil' et entendre des 'Heil Hitler' ainsi que des chants disant 'rejoins les 6 millions' (en référence aux victimes de l'Holocauste)".

    "Les membres de la famille de Schechter sont des survivants de l'Holocauste originaires de Roumanie. Il fit beaucoup parler de lui en mettant une 'kippa' et en priant sur le terrain après son but face au Red Bull Saltzburg pendant un match de la Ligue des Champions de l'UEFA 2010" note la lettre, ajoutant qu'"il a, plus tard, expliqué que la 'kippa' lui avait été donnée par un fan de Tel Aviv atteint d'un cancer et que son acte était une manifestation contre le passé nazi de l'Autriche."

    La lettre remarque que "si la Fédération allemande de football a exprimé ses inquiétudes face à cet événement, la police ne l'a pas considéré comme un crime de haine bien que des symboles et des saluts nazis soient strictement interdits en Allemagne. En outre, la récente mise en lumière des crimes des National Socialist Underground et la résurgence du néo-nazisme dans ce pays et à travers l'Europe, rendent une réaction urgente encore plus nécessaire".

    La lettre attire l'attention de Michel Platini sur le fait qu'"à l'approche de l'Euro 2012, qui doit se tenir en juin prochain en Pologne et en Ukraine, nous croyons que le cas de Kaiserslauternnécessite des mesures exemplaires."

    "L'UEFA doit exclure toute intolérance et tout racisme de l'Euro 2012", écrit Shimon Samuels.

  • Des pavés de la mémoire des victimes de la Shoah inaugurés à Bruxelles

    Onze pavés de mémoire insérés par l'Association pour la Mémoire de la Shoah dans les trottoirs de Bruxelles sont inaugurés officiellement ce lundi 5 mars 2012 par le bourgmestre (maire) de la ville, Freddy Thielemans.

    Les victimes de la Shoah, dont les noms sont gravés sur les pavés de mémoire insérés devant le domicile où elles habitaient, ont été raflées lors de l'occupation de la Belgique par l'armée nazie en 1942. Les promoteurs des pavés, les familles des personnes assassinées, se sont rendus devant les pavés qu'ils ont commandés pour des cérémonies personnalisées.

    Le CRIF - 05/03/12
  • Le CRIF "stupéfait" par les déclarations de Fillon sur la viande casher et halal

    Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a fait part de sa stupéfaction, lundi 5 mars, après les propos de François Fillon sur l'inadéquation, à ses yeux, des traditions d'abattage rituel, juive et musulmane, avec le monde moderne.

    "Je pense que les religions devraient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé", a dit le premier ministre, lundi matin, sur Europe 1.

    "J'ai été stupéfait par cette déclaration du premier ministre", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier. "Quand on est premier ministre de la France, une position personnelle devient ipso facto une position officielle, or le gouvernement n'a pas à donner des conseils en matière de tradition religieuse", a-t-il souligné.

    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, s'est dit pour sa part "inquiet" de la polémique sur l'étiquetage "halal" et "casher" qui "crée des tensions dans la société". Il juge cette idée "stigmatisante" pour les musulmans et les juifs.

    Le Monde - 05/03/12

  • Bonne nouvelle pour la multipolarité, par Aymeric Chauprade

     

    Bonne nouvelle pour la multipolarité, par Aymeric Chauprade
     
     
    Le dimanche 4 mars 2012 restera sans doute comme une date historique. Vladimir Poutine revient en effet à la présidence de la Russie. J’avais déjà pu écrire que 1999 avait été un tournant dans l’histoire de la géopolitique contemporaine parce que son arrivée au pouvoir avait mis fin à la tentative unipolaire américaine. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que Poutine va consolider le monde multipolaire qui se dessine et achever sa mise en déroute de l’oligarchie américaine et de son État profond dont l’action occulte et agressive (à l’œuvre en ce moment en Syrie) ne cesse de miner, chaque jour un peu plus, les possibilités de paix dans le monde.

    Qu’est-ce qui nous permet d’affirmer cela ? La simple observation du déchaînement médiatique contre Poutine, que chacun d’entre nous aura pu observer, ces derniers mois, en Europe comme aux États-Unis. Manque de chance pour nos habituels aboyeurs de leçons démocratiques (qui ne sont en fait que les bons petits soldats de l’oligarchie occidentale), le peuple russe soutient massivement Poutine. Et ce ne sont pas les quelques irrégularités de fonctionnement du scrutin, statistiquement inévitables dans un pays aussi vaste que la Russie, et certainement moins graves que l’étrange comédie des bulletins de vote à trous lors de l’élection de Bush ou que l’obstruction en France à une candidature pesant autour de 20 %, qui pourront amoindrir l’incontestable légitimité de Poutine.

    Vladimir Poutine, candidat plébiscité par les Russes, que, dans des temps anciens on aurait sans doute appelé Vladimir le Bien élu, est sans conteste aujourd’hui, dans l’hémisphère nord, le chef d’État le plus légitime qui soit. Cela ne peut que redonner espoir à ceux qui doutent du politique. Remettre son pays sur le chemin de la puissance et obtenir du même coup le soutien massif de son peuple, oui ça reste possible !

    Logiquement il y a quelqu’un qui devrait être content ce soir, c’est Alain Soral. Quelqu’un qui a tout compris des forces profondes de l’histoire, celles que ne veut pas voir notre bon « bourgeois occidental » (Molière avait raison avec son bourgeois gentilhomme) aveuglé qu’il est par les chiffrons rouges agités devant ses yeux par la « grande presse ». Donc écoutez-le et lisez-le. Nous n’utilisons pas forcément les mêmes mots (et tant mieux), mais nos pensées sont en convergence.

    Ce soir du 4 mars 2012 en tout cas, la dissidence internationale a marqué un point. Un point sans doute décisif pour l’avenir. Unissons nos forces, car au-delà de la cause des peuples souverains qui résistent à l’Empire, n’oublions pas qu’in fine, c’est la question de la liberté individuelle qui est en cause. L’Empire, machine à crétiniser les hommes en les gâtant en citoyen-consommateur, avance en effet tout à la fois vers « 1984 » et le « Meilleur des mondes ». Face à lui, les États qui nous sont aujourd’hui présentés comme des dictatures implacables (Syrie, Iran…) ne sont jamais que les premiers réfractaires à ce Big Brother mondial lequel masque de moins en moins ses desseins. A ceux qui en douteraient, confrontés aux images de l’incontestable brutalité de la guerre en Libye, puis en Syrie, je rappellerais qu’ils ne voient qu’une face de l’histoire. Sur l’autre, les projecteurs des médias occidentaux ne s’allument jamais.

     Cette autre face, je n’ai pas grand mérite, je l’ai prise en pleine poire en 1996, dans le Sud du Liban, devant les cadavres calcinés d’une bonne centaines de femmes et d’enfants libanais qui avaient cru qu’un abri de l’ONU restait un endroit sacré auquel jamais une armée ne s’attaquerait. Ils ne pouvaient pas savoir, les pauvres, ce que j’ai compris devant leurs corps en bouillie : l’histoire est dite par les vainqueurs et le droit ne s’applique qu’aux vaincus. Si vous êtes dans le club qui s’est autorisé à avoir l’arme atomique, vous pouvez écraser un pays, au nom d’une légalité que vous avez décrétée, tout pays qui prétend entrer dans le club sans votre autorisation. Si vous êtes pro-américain vous êtes forcément une démocratie, et si vous ne l’êtes pas, ce n’est pas grave ! Si vous êtes une démocratie mais que vous n’êtes pas pro-américain, c’est grave et vous ne pouvez donc pas… être une démocratie..

    Donc je veux bien que l’on soit horrifié par les bombardements sur Homs qui doivent être terribles pour les civils piégés. Mais alors, il faut avoir le courage de regarder en face le résultat des bombes de l’OTAN sur la Serbie, sur l’Irak, sur la Libye, sur l’Afghanistan ; le résultat des bombes d’Israël sur Gaza ou le Sud du Liban. Car enfin, ces corps-là, ces enfants-là, ces femmes-là, on ne vous les montre jamais ! Comme on ne vous parle pas des reporters de guerre qui sont morts sous des bombes occidentales dans les prétendues guerres humanitaires de l’ère post-soviétique.

    Peut-être que l’intelligence consiste aussi à être capable d’imaginer (un peu de bon sens devrait suffire, pas besoin de longues études) ce que les télévisions occidentales ne vous montrent jamais…

    En résumé :

    1. L’Occident de l’ingérence humanitaire a davantage massacré dans toutes les agressions qu’il a menées depuis 1990 que les régimes qu’il combattait.
    2. Il y a, au moins, autant de trucages et de verrouillages dans les élections dites démocratiques des pays occidentaux (surtout en France et aux États-Unis, car je ne parle pas de la Suisse, seule authentique démocratie d’Europe) qu’il y en a dans cette Russie présentée sans cesse comme une éternelle autocratie.

    Conclusion : Qu’on cesse de nous prendre pour des cons parce qu’il reste, en France, quelques penseurs qui ne sont pas « à la gamelle » et qui continuent à réfléchir. Quand j’étais gosse, dans mon école publique (je n’ai été que dans des écoles publiques) on m’apprenait que l’école ça sert à former l’esprit critique. Je n’ai retenu que cela.

    Aymeric Chauprade

     

    Aymeric Chauprade

    Aymeric Chauprade
    Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

    Source : Realpolitik.tv.
    [cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [htt
  • Guéant et Gardère dans la peau des stups ce matin à Marseille

    Le ministre de l'Intérieur est en visite à Marseille lundi 5 mars avec le préfet délégué à la sécurité Alain Gardère. Objectif : démontrer que la situation en matière de sécurité s'améliore, malgré les faits divers qui s'accumulent. Ce matin sur RTL, Claude Guéant a ainsi affirmé que "la délinquance générale" avait reculé "de l'ordre de 5 %" en 2011 et avait continué à le faire sur les deux premiers mois de 2012. Il a ajouté que les effectifs policiers avaient augmenté d'environ "200 fonctionnaires" et que les patrouilles avaient été multipliées ("2 000 de plus par mois", selon lui)

    Un kilo saisi

    Mais, a reconnu le ministre, "il y a un grand banditisme qui demeure, ancré sur les trafics de drogue avec une nouvelle génération de criminels, plus jeunes que dans le passé". C'est à ce nouveau phénomène que Claude Guéant souhaite donc s'attaquer. Du moins, le temps de son déplacement. Il s'est rendu ce matin dans la cité Font-Vert située dans le 14e arrondissement. Réputée pour avoir été une plaque tournante du trafic de cannabis, elle n'affole plus guère les statistiques du ministère de l'Intérieur. L'an dernier, les policiers en tenue de l'arrondissement avaient saisi un kilo de haschich. Maigre butin.

    L'équipage de Claude Guéant n'a pas fait mieux ce matin. Avec la brigade des stups et en compagnie du préfet Alain Gardère, il n'a pu assister qu'à l'interpellation de trois jeunes hommes présumés "guetteurs".
    Pourtant, le lundi est généralement un bon jour pour effectuer une descente dans un quartier dédié au trafic de drogue. En effet, c'est le dimanche que les "nourrices" (ceux ou celles qui conservent la marchandise) sont approvisionnées. Quand elles le sont encore...

    Le Point - 05/03/12

    Click here to find out more!

     
  • Guéant à Marseille vante "la sécurité retrouvée" !

    Posté par le 5 mars 2012

     

    Communiqué de Michel Thooris, conseiller politique de Marine Le Pen en charge de la Sécurité

    Messieurs Guéant et Gardère ont eu beau mordre l’orteil des promesses de Nicolas Sarkozy, rien n’y a fait.

    Les dix dernières années de politique menée en matière de sécurité dans la cité phocéenne sont bel et bien marquées par la capitulation des pouvoirs publics face à la vermine qui a désormais pris le contrôle de la ville.

    Entre les barres des cités HLM dirigées par les gangs et les bidonvilles de Roms, continue à s’élever Notre Dame de la Garde, dernier vestige d’une France révolue à Marseille. Le fossoyeur Sarkozy, un temps premier flic de France puis un autre temps premier personnage de l’État s’est personnellement chargé de la mise en bière de tout ce qui faisait la France à Marseille.

    Si en 2013 Marseille est la capitale européenne de la culture, elle est surtout la capitale européenne du crime.

    Symbole de dix années d’agitation sarkozyste stérile, Marseille, ville UMP depuis toujours est devenue aujourd’hui une sorte de maison témoin. Nicolas Sarkozy y organise aujourd’hui une journée de visites portes ouvertes. Ce qu’il a mis dix ans à construire à Marseille, le Président de la République s’engage à le réaliser en cinq ans sur l’ensemble des grandes villes françaises si les électeurs lui font à nouveau confiance.

    Le 22 avril prochain, un choix clair s’offre aux Français : soit chanter une messe de requiem avec Nicolas Sarkozy soit entonner la Marseillaise avec Marine Le Pen.

  • L'ancien grand mufti de Marseille appelle tous les musulmans de France à voter Front National

    Posté par le 5 mars 2012

     

    Soheib Bencheikh, 43 ans, ancien grand mufti de Marseille, est intervenu en direct ce matin sur RTL. Il a condamné Nicolas Sarkozy et a appelé tous les musulmans de France à voter Front National : il a affirmé que Sarkozy était un homme dangereux pour la France. « Il est prêt à monter les communautés les unes contre les autres uniquement pour régner quelques années, il est indigne de la grandeur de cette nation (…), il veut prendre toute une communauté en otage, je n’ai pas l’habitude de donner des consignes de votes, mais pour la première fois je dis aux musulmans de France et leurs amis, il vaut mieux voter Front National que voter pour cet homme (…), je ne partage pas les thèses du Front National, mais ils sont sincères et ils ont un idéal. »

  • Lodève - Les "chemtrails": parano ou réel sujet d'inquiétude ?

     

    N. B. et M. R.
    04/03/2012, 15 h 15 | Mis à jour le 04/03/2012, 15 h 18

     

    Une thèse controversée voit dans des traînées de condensation, comme celles-ci au-dessus de Lodève, la présence de produits chimiques.
    Une thèse controversée voit dans des traînées de condensation, comme celles-ci au-dessus de Lodève, la présence de produits chimiques.

    Ces traînées dans le ciel lodévois sont-elles risquées ?

    Les chemtrails, contraction de chemical trails ou traînées chimiques : l’expression est apparue il y a plusieurs années déjà, de même que les inquiétudes qui vont avec.

    Les chemtrails, ce sont ces traînées, semblables aux “contrails”, traînés de condensation laissées dans le ciel par les avions de ligne. Sauf qu’elles s’éparpillent lentement mais ne disparaissent qu’au bout de plusieurs heures, alors que les contrails se dissipent en une dizaine de minutes, voire beaucoup moins.

    Ainsi, les nombreux promeneurs qui fréquentent les sentiers lodévois ces derniers mois, et même ces derniers jours, ont pu faire les observations suivantes : 13 h, le ciel est d’un bleu absolument pur ; vers 14 h : un premier avion laisse une traînée ; très vite après, seconde traînée, parallèle à la première ; à 15 h 30, le ciel est absolument quadrillé. Les premières traînées se sont étalées, mais sont toujours bien présentes. En fin d’après-midi, le ciel est entièrement voilé par ces “épandages”.

    "Cela arrive très régulièrement, s’agace William Werner, un Lodévois qui s’adonne très souvent aux joies du cerf-volant. Il fait beau le matin et puis, après le passage des avions, le ciel est voilé."

    Des particules d’eau dans une atmosphère saturée

    Que ce soit clair, le territoire du Lodévois n’est pas le seul concerné. Partout dans le monde, un débat des scientifiques déchaîne les passions. En France, par contre, rares sont les politiques à vouloir aborder le sujet, préférant botter en touche. Intriguant, pour certains.

    C’est grave, Docteur ? "Non, ce n’est ni de la pollution, ni même des gaz d’échappement, seulement des particules d’eau dans une atmosphère saturée", précise Pascal Ginioux, directeur adjoint de la station Météo-France, à Montpellier.

    En effet, à 8 000 m d’altitude, les températures oscillent entre -40 et -50 °C. Avec des molécules d’eau se déplaçant plus lentement, les traînées n’ont pas d’autres choix que de persister.

    Pourtant, impossible de passer à côté des thèses de complot, qui expliqueraient le phénomène par un lâcher de produits chimiques dans l’atmosphère, le barium et l’aluminium en l’occurrence, qui auraient pour effet de refroidir la terre. Des études montreraient, en effet, d’importantes quantités de ces produits retrouvées dans les espaces naturels.

    Balayant l’idée d’un complot, l’ingénieur Météo France, auteur de nombreuses conférences sur le thème “le fond de l’aire effraie” assure par ailleurs que "peu de personne mesure l’ampleur du prochain changement climatique". Est-il besoin de rappeler, en effet, "qu’il n’y a pas si longtemps, à Montpellier, on avait le climat actuel de Copenhague."

    Faute de réponses, les Lodévois sauront à quoi s’attendre.

    Midi Libre - 04/03/12

  • Une frappe israélienne sur l'Iran est un casse-tête militaire

     

    sans-titre.png israel iran.png

    Lire l'article:

     http://www.guysen.com/article_Une-frappe-israelienne-sur-l-Iran-est-un-casse-tete-militaire_17471.html

    29/03/12

  • Masochisme colonial français... masochisme colonial allemand... - Par Bernard Lugan

    Le "politiquement correct" frappe également en Allemagne où l’équivalent du « massacre des Algériens » le 17 octobre 1961, est la guerre des Herero, ce conflit qui ensanglanta le Sud-Ouest africain, l’actuelle Namibie, au tout début du XX° siècle.

    Le 11 janvier 2004, pour le centenaire du début de la guerre, M. Wolfgang Massing, ambassadeur d’Allemagne à Windhoek, exprima ses regrets « pour la conduite de l’armée allemande à l’égard du peuple herero ». Depuis, tous les superlatifs ont été employés, certains allant jusqu’à parler de « génocide ».
    Or, dans cette affaire, l’acte d’accusation contre l’Allemagne est un montage datant de la Première guerre mondiale quand Français et Britanniques qui avaient besoin d’arguments « moraux » pour s’emparer de ses colonies, accusèrent l’Allemagne d’avoir failli à son « devoir de civilisation » en prenant pour exemple la manière avec laquelle elle avait réduit la révolte des Herero.
    .
    Le dossier passait totalement sous silence les actes atroces commis par les révoltés: familles de colons massacrées, torturées, les femmes violées puis dépecées vivantes sous les yeux de leurs enfants, les hommes émasculés puis éventrés... Le « traitement » que les Herero réservèrent à certaines femmes allemandes tombées vivantes entre leurs mains mérite d’être décrit : suspendues par les pieds à un arbre, jambes écartées, elles furent éventrées et éviscérées, comme des bêtes de boucherie… Ensuite, à ces mêmes arbres, les Allemands pendirent ceux qui s’étaient rendus coupables de ces meurtres abominables. Alors que nous n’avons que des témoignages concernant les premiers crimes, les exécutions judiciaires furent quant à elles photographiées et les clichés ensuite utilisés par la propagande alliée pour « démontrer » la « culpabilité coloniale allemande » (die koloniale Schuldluge).

    Pour la gauche allemande et pour les Eglises qui soutiennent son combat, tous les militaires qui participèrent, de près ou de loin, à la guerre des Herero sont par définition des criminels. Y compris Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964), légendaire officier colonial qui devrait pourtant figurer au Panthéon des gloires allemandes.
     
    En 1904, il servait comme capitaine au Sud-Ouest africain quand il fut blessé au visage lors d'un engagement contre les Herero. Commandant les forces d’Afrique orientale durant le premier conflit mondial, il résista jusqu’après l’Armistice de 1918. Au mois de mars 1919, il rentra en Allemagne où il fut accueilli en héros, paradant triomphalement sous la Porte de Brandebourg. Il reçut ensuite le commandement d’une division de la Reichwehr avec laquelle il intervint à Hambourg en soutien du corps franc du capitaine de corvette Hermann Ehrhardt et contre l’insurrection communiste. Là est peut-être la vraie raison de la haine que lui portent aujourd’hui les héritiers des spartakistes.
    Impliqué dans le putsch de Kapp, il fut mis à la retraite sans pension. Elu député du Parti National allemand en 1929, il siégea au Reichstag jusqu'en 1930, puis il écrivit ses Mémoires, voyagea en Europe et fut chaleureusement reçu en Grande-Bretagne. En 1935, il refusa le poste d'ambassadeur à Londres qu'Hitler lui proposait.
     
    La Seconde Guerre mondiale terminée, il subit une épuration aussi injuste qu’infondée. Privé une nouvelle fois de sa retraite, il fut contraint de s’employer comme jardinier. Quand il apprit le sort indigne qui était réservé à son ancien valeureux adversaire durant la campagne d’Afrique orientale, le maréchal Smuts, organisa une souscription à laquelle participèrent nombre d’officiers britanniques et sud-africains qui firent publiquement part de leur méprisante indignation aux autorités allemandes.
    En 1953, à l’invitation du Colonial Office, Paul von Lettow Vorbeck entreprit un voyage dans l'ancienne Afrique Orientale allemande. A Dar es Salam, lorsqu’il se présenta à la coupée du navire, la fanfare des King’s African Rifles joua en son honneur la marche de la Schutztruppe, le fameux Heia Safari, pendant que plusieurs centaines de ses anciens askari ayant revêtu leur tenue militaire lui faisaient une ovation. Il mourut à Hambourg le 9 mars 1964, à l'âge de 94 ans.

    Aujourd’hui, en Allemagne, les quatre casernes de la Bundeswehr qui portaient le nom de Paul Emil von Lettow Vorbeck, à Brême, à Bad Segaberg, à Hambourg-Jenfeld et à Leer ont été débaptisées, de même que plusieurs rues. Des ouvrages indigents et d’une rare malhonnêteté intellectuelle ont été publiés afin de salir sa mémoire.
    Mais que pèsent la petitesse et la bêtise face au mythe ? Le Heia Safari résonne en effet encore du Kilimandjaro à la Rufidji, portant les échos d’une Europe simplement endormie et dont le réveil sera douloureux pour les hypnotiseurs vicieux qui pensent la tenir définitivement en leur pouvoir.

    Pour tout connaître de la colonisation allemande, de la guerre des Herero et du premier conflit mondial en Afrique, voir le livre de Bernard Lugan Cette Afrique qui était allemande, 268 pages, cartes, cahier photos. Offre spéciale 30 euros franco de port.
    - Par Carte bleue ou Paypal avec ce lien
    - Par chèque à : Bernard Lugan, BP 45, 42360 Panissières


    Bernard Lugan
    28/02/2012

  • 110 000 patriotes russes manifestent à Moscou pour soutenir Poutine

    Posté par le 4 mars 2012

     

    Quelque 110.000 personnes se sont rassemblées sur la place du Manège dans le centre de Moscou pour exprimer leur soutien au premier ministre et candidat à la présidentielle 2012, Vladimir Poutine, a annoncé la police de la capitale.

    « D’après les données disponibles à 21h50 (heure de Moscou) le meeting de soutien à Vladimir Poutine a réuni plus de 110.000 personnes », a annoncé la source.

    D’après les organisateurs, 15.000 manifestants devaient prendre part au rassemblement.

    L’élection présidentielle s’est tenue en Russie dimanche 4 mars. Le scrutin s’est achevé à 17h00 UTC, avec la fin du vote à Kaliningrad. D’après les résultats préliminaires publiés par la Commission électorale centrale, Vladimir Poutine, mène la course présidentielle avec 61,77 % des suffrages.

    Source : RIA Novosti

  • Marine Le Pen "rêve de Marseille sans règlements de comptes"- Les Marseillais lui font un triomphe !

    Publié le dimanche 04 mars 2012 à 16H11

     

    Environ 3000 personnes étaient réunies cet après-midi au Parc Chanot de Marseille pour assister au meeting de la candidate du Front National. Retrouvez les temps forts de son discours

    A la fin du meeting, Jean-Marie Le Pen est venu féliciter sa fille et saluer le public.

    Photo Thierry Garro

    16h57 : Le candidate du FN a conclu son discours en s'écriant : "Le peuple abandonne le sortant parce que le sortant a oublié le peuple. Et le peuple est le seul espoir de la France !". Jean-Marie Le Pen est alors venu embrasser sa fille sous les acclamations du public, avant d'entonner "La Marseillaise". "Vive Marine, vive la France !", a lancé l'ancien président du parti devant des centaines de drapeaux tricolores et sous les "Marine presidente" brièvement chantés par les militants. Gilbert Collard, présent au meeting, n'a pas pris la parole.

    16h42 : Marine Le Pen poursuit son message sur "l'autorité" en évoquant "l'importance de restaurer celle des professeurs, le "maître" qui ne doit pas avoir honte de gifler un enfant qui ne le respecte pas". "Famille et école doivent aller dans le même sens pour le bien de nos enfants. Sinon, la France sombrera dans la tyrannie", martèle-t-elle en citant Platon. "Mai 68 fut une catastrophe à tous ces niveaux", condamne-t-elle.

    16h35 :
    "J'écoute Sarkozy faire les même promesses qu'en 2007 et je rajeunis de cinq ans à chaque fois que je l'écoute", se moque la candidate frontiste, évoquant "l'énorme fil blanc avec lequel il essaye de recoudre sa réélection", sous les huées du public qui est progressivement monté en puissance. Elle se gausse des "flotteurs de l'UMPS" , à l'instar du "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy et de la promesse de François Hollande d'embaucher 60 000 fonctionnaires.


    16h28 :
    La présidente du FN insiste sur la disparition des remises de peine, en cas d'élection en mai prochain : "10 ans, c'est 10 ans", assène-t-elle. Les délinquants étrangers devront effectuer leur peine à l'étranger et "sans espoir de retour", car la "trahison de la confiance mise en eux serait trop lourde". Marine Le Pen lâche même : "Et pourquoi pas une double peine ?". Enfin, elle précise que les juges ne doivent devenir que "les esclaves de la loi", être libérés des influences syndicales et politiques. Ils devront aussi pouvoir être "responsables individuellement en cas de faute".

    16h11 :
    Marine Le Pen place comme prévu l'insécurité au centre de son discours : "Partout en France, ce sera "tolérance zéro", assure la candidate frontiste, qui condamne l'économie parallèle de la drogue et se pose en défenseur des forces de l'ordre. Elle déclare vouloir "aggraver les peines pour toute agression" et supprimer toute "prestation sociale aux récidivistes délinquants".

    15h54 :
    La candidate frontiste hausse le ton : "Vous, Marseillais, vous en savez quelque chose. Marseille est le symbole de l'échec de Sarkozy sur l'insécurite. Où est-il, le Kärcher ?", ironise-t-elle sous les cris approbateurs des partisans. Marine Le Pen a fait "un rêve" : "Celui de ne plus voir Marseille en proie aux pires règlements de comptes. Ras le bol des zones de non-droit. La République doit récupérer chaque mètre carré perdu. Le FN parle peu mais fera beaucoup", assène-t-elle.

    15h41 : Marine Le Pen a débuté son meeting en lançant un "Moi aussi Marseille, je t'aime !", dans une ambiance assez calme. Le présidente du Front National se déclare "candidate de l'ordre républicain, de l'autorité publique légitime contre l'anarchie, la loi des bandes et des banques et la violence". "Car une société sans autorité se délite", poursuit-elle.

    15h25 : Environ 3000 personnes sont réunies au Parc Chanot de Marseille pour assister au meeting de Marine Le Pen, qui doit débuter aux alentours de 15h30. La candidate du Front National à l'élection présidentielle, qui ne disposerait toujours pas de ses 500 signatures, présentera un peu plus en détails son programme électoral.

    La Provence - 04/03/12

  • Vladimir Poutine retrouve son fauteuil au Kremlin avec 61,80 % des voix

    Publié le 4 mars 2012 à 18h23Mis à jour le 4 mars 2012 à 18h58

     

    L'opposition a déjà prévu une nouvelle manifestation dès lundi. © REUTERS

    Comme attendu, il serait dispensé de second tour. L'opposition dénonce un scrutin "de voleurs".

    Sans surprise, Vladimir Poutine a remporté dimanche l'élection présidentielle russe dès le premier tour. Il aurait obtenu 61,8% des voix, selon des résultats partiels. Les résultats officiels du scrutin seront diffusés lundi.

    L'actuel chef du gouvernement russe, déjà président de 2000 à 2008, est donc élu pour un mandat de six ans.

    "Une élection de voleurs"

    "C'est une élection de voleurs, absolument malhonnête et indigne", a réagi le candidat communiste à la présidentielle russe, Guennadi Ziouganov, tandis que l'opposant libéral Vladimir Rijkov jugeait que "pas un paramètre ne permet de considérer cette élection comme légitime".

    L'issue du scrutin laissait peu de place au doute. Tous les observateurs estimant que ce "simulacre d'élection" – selon l'expression de la politologue Hélène Blanc au Figaro – assurait à Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 2000, de retrouver le fauteuil qui était le sien au Kremlin.

    Dmitri Medvedev Premier ministre annoncé

    En 2008, à l'issue de ses deux mandats légaux, Vladimir Poutine avait, en effet, abandonné son siège… en y plaçant Dmitri Medvedev, son fidèle lieutenant. Lequel fit aussitôt appel à lui pour prendre la tête du gouvernement.

    Avant même l'élection, Vladimir Poutine avait fait savoir que Dmitri Medvedev deviendrait son Premier ministre.

    Le scrutin a été dénoncé par l'opposition, Vladimir Poutine ayant bénéficié dans sa campagne du soutien de tous les médias d'Etats et organes du pouvoir.

    Une manifestation est déjà prévue lundi

    L'opposition craint que le pire soit à venir : de nombreux activistes de l'opposition redoutent un changement d'attitude du Kremlin après les élections et le début d'une répression à grande échelle. L'ancien maître-espion du KGB a fermement démenti ces rumeurs : "et pourquoi le ferais-je ? Pourquoi ces craintes, alors que nous faisons exactement l'inverse ? Nous n'avons rien prévu de tel", a-t-il martelé. Il a, toutefois, refusé de répondre favorablement à la tenue de législatives anticipées.

    Après les manifestations sans précédent de décembre et février visant à dénoncer des fraudes présumées lors des législatives de décembre et la mainmise de Poutine sur le pays, l'opposition a déjà prévu une nouvelle manifestation dès lundi.

    Europe1 - 04/03/12