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29/01/2011

Occupée, la Cité de l'immigration ferme ses portes

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(Cliquez sur la photo)

Les grilles sont closes et gardées par des policiers en tenue de maintien de l’ordre. Occupée depuis près de quatre mois par plusieurs centaines de travailleurs sans papiers, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (Paris XIIe) est fermée depuis hier « pour garantir la sécurité des personnes et des biens ».

« Nous aurions préféré que cela se passe autrement, mais la situation s’est dégradée », regrette Luc Gruson, directeur général du musée de la porte Dorée.

 Selon lui, des problèmes d’insalubrité, le non-respect des règles intérieures ou encore la quête « agressive » ont perturbé le fonctionnement de l’établissement et fait fuir les visiteurs. « La fréquentation pendant la période de Noël a baissé de moitié par rapport à l’an dernier », souligne Luc Gruson.

Une première fermeture déjà en décembre

Le musée est réquisitionné depuis le 7 octobre par 500 travailleurs, originaires pour la plupart d’Afrique subsaharienne, et soutenus par la CGT, la Ligue des droits de l’homme et des partis de gauche. Employés dans la restauration, le nettoyage ou la surveillance, ils demandent l’application d’un accord conclu avec le ministère de l’Immigration en juin 2010, qui prévoit la régularisation d’environ 6000 travailleurs sans papiers. A la suite de ce mouvement, la Cité de l’immigration avait été fermée une première fois début décembre. Elle avait rouvert le 9 décembre après la signature d’un protocole entre la direction et la CGT, qui stipulait que les locaux seraient libérés le soir. « Or, une centaine de personnes squattaient les salles que nous mettions à disposition pour remplir leurs dossiers de régularisation. Début janvier, il y a eu des incidents et des menaces physiques contre les agents. J’ai pris la décision de fermer pour mettre fin à l’occupation », explique Luc Gruson.

Devant les grilles de la Cité, Raymond Chauveau, coordinateur CGT du mouvement, niait hier « tout incident ». Pour le syndicaliste, « il s’agit d’un revirement total de la direction. Si ces travailleurs sont toujours là, c’est parce que l’examen de leurs dossiers est bloqué par la préfecture ».

Venue soutenir la cinquantaine de travailleurs rassemblés sur le trottoir de la porte Dorée, Michèle Bluementhal, maire socialiste du XIIe, « déplore la décision de la Cité. Je suis venue dimanche dernier et je n’ai pas eu le sentiment qu’il y avait des problèmes avec les occupants ». Ces derniers appellent à se rassembler aujourd’hui à République à l’occasion d’une manifestation des travailleuses sans papiers.

Le Parisien - 29/01/11

 

18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Mariage gay et lesbien: le Conseil constitutionnel renvoie la balle au législateur

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Sophie Hasslauer et sa compagne Corinne Cestino (D) avec leurs quatre enfants - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité))

Le Conseil constitutionnel a renvoyé vendredi la balle au législateur sur une éventuelle autorisation du mariage homosexuel en France, conduisant les partisans de cette union à reporter leurs espoirs sur la campagne présidentielle de 2012.

"C'est scandaleux", a réagi Mme Hasslauer à l'annonce de la décision du Conseil constitutionnel, déplorant que "les plus hautes instances de l'Etat institutionnalisent l'homophobie". Pour le couple, la position des "Sages" émane d'une "élite très rétrograde, au discours dépassé".

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel déclare que les articles contestés du code civil - 75 (dernier alinéa) et 144 - sont "conformes à la Constitution". Il résulte de ces articles, comme la Cour de cassation l'a rappelé le 13 mars 2007 en annulant le mariage homosexuel célébré à Bègles en 2004 par Noël Mamère, que "selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme".

Les Sages ont estimé que le "droit de mener une vie familiale normale" n'implique pas que les couples de même sexe puissent se marier, soulignant qu'ils sont libres de vivre en concubinage ou de conclure un pacte civil de solidarité (PACS).

Quant au principe d'égalité devant la loi, ils s'en sont remis aux politiques, comme ils l'avaient fait en octobre pour l'homoparentalité. "Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur", a-t-il dit.

En réaction, le PS a fustigé "le fossé croissant entre les évolutions sociales et nos lois, que la droite refuse toujours de faire progresser". Le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a annoncé que son groupe inscrirait "avant l'été" à l'Assemblée nationale sa proposition de loi reconnaissant le mariage homosexuel.

"Une fois de plus, le Conseil constitutionnel se débarrasse de la patate chaude", a regretté Act Up Paris. Une "défausse peu courageuse" aux yeux de Jean-Luc Romero (Elus Locaux contre le Sida).

"Le Conseil constitutionnel vient de rater une occasion historique, alors que dans le même temps neuf pays européens ont déjà ouvert le mariage aux personnes de même sexe", a estimé Me Caroline Mécary, qui représente notamment l'association SOS Homophobie. Pour elle, il faudra probablement "attendre une alternance politique en 2012 pour espérer que les partis de gauche (...) initient une telle réforme".

"Ca va bouger avant 2012", veut également croire l'avocat des deux jeunes femmes à l'origine de la saisine, Me Emmanuel Ludot, tandis que plusieurs associations ont invité les futurs candidats à la présidentielle à "se positionner clairement" sur la question.

Pour le PCF également, la décision du Conseil constitutionnel est "à contre courant", mais pour Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate (PCD), elle "respecte notre tradition juridico-politique".

Noël Mamère enfin a jugé la décision des Sages "intéressante" car, en renvoyant à un débat législatif, "elle ne ferme pas la porte à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe".

Selon un sondage TNS Sofres pour Canal+ publié vendredi, plus de la moitié des Français (58 %) se disent favorables au mariage homosexuel.

AFP. 29/01/11

17:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

"Trop d'argent va aux banlieues"

Elue dimanche présidente du Front national, avec une confortable majorité, Marine Le Pen a entamé dès lundi dans les médias sa pré-campagne en vue de l'élection présidentielle de 2012. 

Interrogée sur RMC Info-BFM TV à propos des difficultés à trouver un emploi lorsqu'on s'appelle «Karim ou Mohamed», elle a répondu en des termes qui risquent de lancer une nouvelle polémique.

 «Ca, c'est vous qui le dites, a-t-elle affirmé, parce que moi j'ai vu des études qui disent qu'en l'occurrence, les handicapés ont beaucoup plus de difficultés à trouver un emploi que les Français qui ont un nom de consonance étrangère».

 «Dans les campagnes, voyez-vous, c'est plus difficile de vivre et la pauvreté y est plus grande que dans un certain nombre de quartiers», a poursuivi la nouvelle présidente du FN. «Je ne dis pas qu'il faut abandonner les banlieues, mais je dis qu'elles font l'objet de versements de milliards d'euros sans aucun résultat depuis des années et des années», a ajouté la fille de Jean-Marie Le Pen, insistant sur «l'éducation» et le «retour à l'ordre».

L'euro à l'origine de «l'appauvrissement de notre pays»

«Souvent, les employeurs craignent de voir arriver en réalité dans leur entreprise des gens qui ne respecteraient pas les règles. Il faut voir la réalité pour pouvoir trouver des solutions», a-t-elle aussi affirmé.

Tout en accusant l'euro d'être à l'origine de «l'appauvrissement de notre pays», Marine Le Pen a trouvé «absurde de continuer à faire entrer des centaines de milliers d'étrangers dans notre pays alors que nous avons cinq millions de chômeurs». «Moi, je crois qu'à partir du moment où un étranger est venu dans notre pays et qu'il est en chômage de longue durée, je pense qu'il doit pouvoir retourner chez lui», a-t-elle ajouté.

«Les étrangers qui veulent venir en France doivent assumer leurs propres besoins» et «doivent subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille», car la «communauté nationale ne peut pas le faire», a-t-elle estimé, avant de rappeler l'un des concepts fondamentaux du FN, la «préférence nationale».

«Nous devons réserver notre aide sociale, notre politique sociale à nos compatriotes, ainsi d'ailleurs que la priorité d'accès à l'emploi et au logement», a affirmé Marine Le Pen.

Le Parisien - 28/01/11

03:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Mariage homosexuel en France: le Conseil constitutionnel a dit non

PARIS (NOVOpress) – Le Conseil constitutionnel vient de dire non au mariage homosexuel, ses membres ont jugé conformes à la Constitution les deux articles du Code civil mentionnant que les époux sont un homme et une femme. Les neuf Sages expliquent notamment que « le droit de mener une vie familiale normale n’implique pas le droit de se marier pour les couples de même sexe ».

De plus, ils jugent aussi que le législateur est légitime à décider « que la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d’un homme et d’une femme pouvait justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille ». Pour l’avocate de l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) et de SOS Homophobie, « le Conseil constitutionnel a manqué une occasion historique de mettre fin à la discrimination » envers les couples lesbiens et gays. Qui dit mariage homosexuel, dit aussi avenir des enfants. Or, ces groupuscules oublient que l’enfant a besoin comme références, d’un père et d’une mère pour construire sa vie.


[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

 

 28/01/11

03:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Frantz Fanon über alles: la souffrance des pieds-noirs est-elle quantité négligeable?

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Le pas de deux de Frédéric Mitterrand laissant passer dans un premier temps  le nom de Louis-Ferdinand Céline dans la liste des personnalités faisant l’objet d’une commémoration officielle en 2011,  avant de le retirer sous la pression de Serge Klarsfeld et du Crif ,  a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Atermoiement que dans un autre domaine, notre ministre de la Culture a également manifesté lorsqu’il a été interrogé sur  Ben Ali.  Visiblement notre ministre de la culture en garde un bon souvenir, ce dernier lui ayant octroyé la nationalité tunisienne  il y a quelques années, Tunisie où il possède un pied à terre. De quoi justifier certainement d’une double nationalité franco-tunisienne…

 Comme le rappelait Le Figaro le 21 janvier,   « commémorer le passé commun des Français, ses lumières, mais aussi ses moments moins brillants, qui néanmoins enracinent l’histoire nationale. Le vœu formulé par Catherine Trautmann, alors ministre de la Culture et de la Communication, lors de l’institution du Haut Comité des célébrations nationales, en 1998, aboutit, quatorze ans plus tard, à la polémique sur Louis-Ferdinand Céline. Cette personnalité figure dans le recueil des célébrations 2011, au nom de « l’admiration » (élément essentiel pour figurer dans la brochure) qu’il suscita en tant qu’écrivain ».

 A cette aune il y avait sans doute  une certaine « logique » à la présence de Céline dont personne ne conteste qu’il est un écrivain majeur du XXème siècle…au même titre que le stalinien Aragon, qui vantait l’efficacité des tueurs du Guépéou –ce qui n’empêche pas des établissements, des rues, des bibliothèques de porter son  nom.

Une grande figure des lettres mondiales   comme le sont  aussi  le norvégien Knut Hamsun,  prix Nobel de Littérature pour son roman La Faim, dont les amitiés hitlériennes ont terni la mémoire,  ou encore le poète américain Ezra Pound, qui paya cher  son admiration militante  pour le fascisme mussolinien, laquelle  lui valu le statut d’unique  criminel de guerre américain et  de connaître l’internement en asile psychiatrique pendant douze ans.

 Car si nos écrivains ne doivent pas être   uniquement célébrés pour leur génie, il y a lieu de comprendre qu’ils doivent donc obligatoirement communier  avec les valeurs humanistes et démocratiques  de  la République universelle… Ce qui ne manque pas de soulever le problème de la présence dans ce recueil 2011 de l’intellectuel et psychiatre antillais Frantz Fanon, héraut du tiers-mondisme et inspirateur notamment des black panthers et des mouvements d’émancipation africains.

 Comme le souligne Thierry Rolando, Président national du Cercle algérianiste,   Frantz Fanon, emporté quelques mois avant l’indépendance de l’Algérie par une leucémie à l’âge de 36 ans, est « passé au FLN en pleine Guerre d’Algérie, jusqu’à devenir collaborateur du journal  El Moudjahid  et ambassadeur, en mars 1960, du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne. Nous ne saurions oublier que Frantz Fanon fut aussi l’auteur des  Damnés de la Terre  paru en 1961, où il en appelait, avec Jean-Paul Sartre, au meurtre des Européens d’Algérie.

 « Comment poursuit-il,  ne pas se souvenir des mots terribles et nauséabonds de Jean-Paul Sartre, préfacier de cet ouvrage ? « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé (…) »

 « Comment accepter que l’auteur de cette abominable invitation à la suppression physique des Français d’Algérie et de cette justification du terrorisme, mérite aujourd’hui un hommage national ? Qu’ambitionne l’Etat en intégrant, d’ores et déjà, dans son programme officiel de, commémorations 2012 l’anniversaire des sinistres Accords d’Evian : entend-il jeter un voile, sur les drames de l’après 19 mars 1962 et sur les dizaines de milliers de Pieds-Noirs et Harkis victimes de la haine du FLN ?

 Aujourd’hui, ces projets de commémorations résonnent, après le financement par l’Etat du film  Hors La Loi, comme une nouvelle provocation et ne peuvent être ressentis qu’avec colère et souffrance par les Français d’Algérie. »

 Peut être  faut-il comprendre tout simplement  que pour nos « élites » et autres « faiseurs d’opinion », il y a de bonnes et de mauvaises victimes, des outrances,  des souffrances qu’il convient de hiérarchiser ou d’accepter.

Bruno Gollnisch - 27/01/11

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Education "nationale": violences, tiers-mondisation, démissions...

Le site de France Info en fait état cette semaine, selon l’étude menée par Eric Debarbieux, sociologue et directeur de l’Observatoire international des violences scolaires, « les chiffres des jeunes rackettés sont restés stables : environ 6% des enfants se sont déjà fait voler leurs biens par certains de leurs camarades ». Mais « la nouveauté dans ce phénomène est le nombre de racketteurs. Il s’élève aujourd’hui à 8% et dépasse ainsi celui du nombre de rackettés. L’explication ? » « Postés aux sorties d’écoles », « les agresseurs agissent maintenant en groupe. Selon le sociologue, ce nouveau comportement est dangereux « le groupe est plus cruel, a moins de limites envers ses victimes ».

« Le ministère de l’Education nationale a mis en place les EMAS (équipes mobiles académiques de sécurité) qu’il a placé autour de certains établissements scolaires. » Les problèmes varient en effet énormément d’un département et d’un établissement à l’autre, le coefficient d’immigration étant en général proportionnel à la violence. Cela fait bien longtemps que l’école n’est plus un sanctuaire et quand les collèges et lycées n’abritent pas en leur sein des dizaines de nationalités différentes, les établissements plus « homogènes » situés à proximité sont alors les cibles des bandes de « jeunes » venus d’ailleurs …

C’est mollement et à la marge que le gouvernement tente de faire face à la tiers-mondisation des établissements plutôt que de s’attaquer aux causes. A ce sujet le site de Marianne a relayé le texte du blogueur Jean-Paul Brighelli, qui se penche sur les raisons de la démission d’une de ses collègues, « désarmée face à la faillite du système éducatif », estimant que « la violence scolaire, tant physique que symbolique, est le fruit de la refonte pédagogiste de l’école »…à laquelle M. Chatel ne trouve de toute évidence rien à redire. 

M. Brighelli relaye dans son article (en date du 24 janvier) la lettre de démission qu’une enseignante a adressée à son Principal de collège de la « cité scolaire Henri Bergson » dans le XIXème arrondissement de Paris, collège « bien loti en UPI (pour élèves dyspraxiques), en CLAD (pour non francophones) et en FLER (pour francophones illettrés)… »

Dans cette lettre cette jeune femme de 38 ans explique : « la semaine dernière, deux collègues ont été agressés physiquement par des élèves, élèves qui n’en n’étaient pas à leur premier coup d’éclat et dont la surenchère dans l’agressivité et la violence à l’égard des adultes n’était que prévisible. Ces incidents, très graves, ne sont que la conséquence du climat délétère qui règne dans l’établissement : incivilités, refus d’obéissance, insultes, violences à l’égard des adultes se sont banalisés au point que les élèves, se sentant dans une situation de toute puissance, n’ont même plus conscience de la gravité de leurs actes (…). »

« Pour ma part, je refuse de continuer à être traitée comme une chienne par des enfants à qui j’ai eu le malheur de demander de retirer leur casquette, d’aller se ranger dans la cour ou de me donner leur carnet de liaison. Je refuse de continuer à assister à la complaisance avec laquelle certains adultes confortent ces enfants dans leurs dérives au lieu de tout faire pour les aider à en sortir. »

« Je refuse de continuer à assister, impuissante, à ce gâchis généralisé, nos élèves les plus fragiles étant les premières victimes de notre incapacité, voire notre réticence, à instaurer les conditions nécessaires à leur apprentissage. Je refuse de continuer à participer de ce spectacle affligeant que nous offrons quotidiennement à nos élèves et qui me fait honte. »

« Qu’en est-il, poursuit-elle de l’application de l’article 11 de la Loi n°83-634 du 13 juillet 1983 selon lequel La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté, alors que quotidiennement notre intégrité morale et physique est menacée quand elle n’est pas bafouée ? »

« Qu’en est-il de nos devoirs envers nos élèves, de notre mission éducative à partir du moment où nous nous révélons incapables de simplement manifester notre volonté de les voir appliquer le règlement intérieur, de les protéger d’eux-mêmes et des autres, c’est-à-dire de leur offrir une scolarité digne de ce nom ? Quel avenir leur préparons-nous ? »

Pour conclure ce constat d’une insupportable dérive, précisons qu’une enquête sur « les victimes de violences scolaires » sera menée en mars à annoncé le ministère de l’Education. Selon le ministre Luc Chatel, « le sujet qui a le plus avancé » depuis les états généraux d’avril, est la formation des enseignants face à la violence. » Il a indiqué le 9 janvier que « d’ici la fin de l’année chaque professeur stagiaire va (…) suivre un module de formation spécifique à la gestion de classe ». « De plus, 70 % des chefs des 184 établissements les plus difficiles ont aussi reçu une formation. Les 30% restants le feront au premier trimestre 2011 ». Il est certain que cela va tout changer…les enseignants sont rassurés et les racailles en tremblent déjà…

 

Bruno Gollnisch  - 27/01/11

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Marine Le Pen donne sa définition d'une France laïque

Marine Le Pen a précisé vendredi sur la Chaîne Parlementaire (LCP) quelle était sa vision de la laïcité en France. «Je pense que la France peut être laïque parce qu'elle est chrétienne de culture, et on s'aperçoit d'ailleurs que les pays musulmans ont les plus grandes difficultés à être laïcs», a déclaré la nouvelle présidente du Front national.


«Les pays musulmans qui sont laïcs l'ont été en général par la force», a-t-elle poursuivi, citant Irak et Tunisie, ou «par l'armée comme en Turquie».

«La laïcité n'est pas absolument compatible... pas naturelle, avec l'islam, puisque l'islam confond le spirituel et le temporel», a encore jugé Marine Le Pen.

En décembre, en pleine campagne pour la présidence du Front national, la fille de Jean-Marie Le Pen avait provoqué une vive polémique en comparant les «prières de rue» pratiquées par des musulmans dans certains quartiers à l'Occupation allemande. «Mon propos n'est pas de lutter contre les religions, mon propos c'est de dire: en France "pas d'Etat dans l'Etat"», a-t-elle déclaré vendredi.

«La France est la France. Elle a des racines chrétiennes, c'est ainsi, c'est ce qui fait aussi son identité. Elle est laïque, et nous tenons à cette identité et nous ne permettrons pas que cette identité soit modifiée», a encore expliqué la nouvelle patronne frontiste.

Selon un sondage exclusif Harris Interactive pour La Chaîne Parlementaire, Marine Le Pen recueille une majorité d'opinions favorables dans l'électorat de droite, qui la juge plutôt courageuse (79%) et estime qu'elle comprend bien les préoccupations des Français (58%). 
Le Parisien - 28/01/11

02:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Les objets de Laëtitia ont été retrouvés autour du domicile de Tony Meilhon

Les enquêteurs à la recherche du corps de Laëtitia Perrais auraient fait une macabre découverte ce vendredi. Selon Europe 1, les gendarmes ont trouvé quatre petites pièces métalliques mélangées à un tas de cendres autour du domicile de Tony Meilhon, le principal suspect.

 Ces pièces (parmi lesquelles une boucle d'oreille et une boucle de ceinture) appartiennent bel et bien à la jeune fille. Des restes d'instruments utilisés pour découper ont également été retrouvés sur place.

Plus tôt dans la matinée, les responsables de l'enquête se rendaient sur le même terrain, là où vivait Tony Meilhon et peut-être «là où des choses extrêmement graves se sont passées», indiquait déjà Xavier Ronsin, procureur de la République de Nantes.

Cette découverte pourrait accréditer le témoignage d'un homme, recueilli par les gendarmes. Selon ce dernier, Tony Meilhon lui aurait confié le 19 janvier, au lendemain de la disparition de Laëtitia, avoir "tué un homme, avant de le découper en morceaux". Il lui aurait ensuite montré des gros sacs poubelles à l'arrière de sa voiture, sans que le témoin ait pu en vérifier le contenu.
 Quelques heures à peine avant cette macabre découverte, le procureur de Nantes, accompagné des deux juges d'instruction chargés de l'affaire, n'avait pas souhaité commenter ce nouveau témoignage. Il avait tout juste répondu que «l'enquête était en cours» et que des éléments méritaient «d'être vérifiés et exploités». Il promettait seulement que l'objectif numéro 1 de la justice était de retrouver le corps de la victime. Et «il sera retrouvé», affirmait encore le magistrat.  
   
Le «sourire goguenard» de Tony Meilhon

Tony Meilhon, principal suspect dans l'enlèvement de Laëtitia, lui, est toujours resté muré dans son silence depuis son arrestation. «Sa seule attitude devant les enquêteurs et les juges, c'est un sourire goguenard», confiait le procureur devant les journalistes.   

Sorti de prison en février 2010, Tony Meilhon avait déjà fait l'objet de treize condamnations dont une pour viol sur un co-détenu et plusieurs pour violences, menaces de mort et vol. D'après son frère, c'est sa dernière peine de prison qui lui aurait «retourné le cerveau». «Mon frère est violent oui, mais pas fou. J'ai du mal à croire qu'il ait pu tuer Laetitia. «Si Tony a fait ça, il ne dira rien. Mon frère, c'est une tête brûlée, il ne dira rien».
Le Parisien - 28/01/11

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"Pourquoi j'ai annulé un meeting pro-palestinien" par Monique Canto-Sperber

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Ce texte est publié dans la rubrique Tribunes Libres réservée aux commentaires issus de la presse. Les auteurs expriment ici leurs propres positions, qui peuvent être différentes de celles du CRIF.
 
Monique Canto-Sperber est philosophe et directrice de l'Ecole normale supérieure (rue d'Ulm)
 
Il est abondamment question dans la presse, depuis quelques jours, de l'annulation de la réunion que Stéphane Hessel devait tenir le mardi 18 janvier à l'Ecole normale supérieure (ENS), dont je suis la directrice. Certains déplorent les pressions qu'aurait exercées le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) sur la direction de l'ENS, d'autres croient voir la liberté d'expression bafouée. Dans ce vacarme d'indignation sincère et de mauvaise foi mêlées, peut-on faire entendre les faits et les raisons ?
 
J'ai décidé d'annuler la réservation de la salle prévue pour ce meeting, dix jours avant la date où il devait se tenir. Je l'ai décidé seule. Si une situation analogue se présentait de nouveau, j'agirais de la même façon. Je n'ai eu aucun contact avec le CRIF. Au moment où j'ai pris cette décision, j'ignorais les démarches entreprises par plusieurs personnalités. Quiconque souhaitait savoir ce qui s'était vraiment passé n'avait qu'à me le demander. Mais les faits ou les explications se sont vite trouvés dépourvus d'intérêt. Une rumeur était lancée, et elle progressait en roue libre sur Internet, et même dans nos journaux d'information.
 
Voici les faits. A la mi-décembre 2010, une demande de réservation de salle émanant d'un chercheur de l'ENS m'a été soumise. Il s'agissait de réunir autour de Stéphane Hessel des normaliens et quelques personnalités pour débattre de la liberté d'expression. A cette requête, j'ai donné évidemment mon accord. Stéphane Hessel sera toujours accueilli dans notre école pour exposer ses idées et discuter avec nos élèves. J'ai eu maintes fois l'occasion de le lui dire.
 
Le 7 janvier, des amis m'ont transmis l'annonce de la réunion telle qu'elle circulait très largement sur de nombreux sites. Je regrette qu'aucun des articles qui ont consacré tant de colonnes à commenter ma décision n'ait jugé bon de reproduire cette affiche. Chacun aurait pu constater qu'il ne s'agissait aucunement d'une réunion interne à notre école entre Stéphane Hessel et des élèves, mais d'un meeting organisé par le collectif Paix Justice Palestine.org, qui soutient, entre autres, le boycottage des universitaires israéliens. L'appel largement diffusé laissait prévoir une assistance importante et totalement extérieure à l'école. J'ai aussitôt pris la décision d'annuler la réservation de la salle.
 
J'avais été trompée sur la nature exacte de cette réunion, ce qui est à soi seul un motif d'annulation. L'Ecole normale supérieure est un établissement de recherche et d'enseignement. Elle est aussi un lieu de débat, de réflexion, et de critique. Elle abrite de nombreux cercles d'études politiques. Y sont souvent organisées des réunions sur des sujets liés à l'actualité, y compris celui du Moyen-Orient, avec le souci d'une pluralité minimale de points de vue et le souhait d'un approfondissement dans la connaissance et la réflexion.
 
Ceux qui étudient et enseignent à l'ENS sont souvent engagés dans la réflexion politique, en cela ils prolongent la tradition de notre école. Mais ils n'avancent pas masqués, ils annoncent clairement la nature de la réunion qu'ils souhaitent organiser (interne, ou bien ouverte au public) et discutent avec nous de la façon dont nous pouvons, et parfois ne pouvons pas, l'accueillir. En particulier, nous ne souhaitons pas la tenue à l'école de meeting sans débat, où l'on ne fait que confirmer à plusieurs l'énoncé d'un point de vue.
 
J'ajoute qu'un rassemblement comme celui qui s'annonçait aurait très probablement, du moins c'est ainsi que j'en ai jugé - à tort ou à raison, je suis prête à en débattre -, entraîné des affrontements ; dans un tel cas, nous n'aurions absolument pas eu les moyens d'en assurer la sécurité. Entendre invoquer des motifs de sécurité fait souvent sourire, il est facile d'y voir un prétexte facile à produire. Mais tous ceux qui ont la charge d'un lieu qui accueille le public savent combien le souci de la sécurité est devenu obsédant, et aucun directeur d'établissement ne peut prendre raisonnablement le risque, même minime, d'un incident grave lorsqu'il a des raisons de le redouter.
 
Nous avons aussitôt fait part de cette décision au chercheur qui avait réservé la salle. Nous lui en avons expliqué les raisons. Nous lui avons proposé notre aide pour trouver rapidement un autre lieu dans Paris afin d'y tenir la réunion. Nous lui avons aussi fourni de nombreux contacts.
 
Voilà les faits, à première vue bien insignifiants. Cet épisode a toutefois provoqué une cascade d'articles et de prises de position, le plus souvent ignorantes de ce que je viens de rapporter. J'y ai reconnu l'expression des délices éprouvés à adopter la posture de victime et une surenchère de jugements édifiants. C'est ainsi que deux secrétaires nationaux du Syndicat de la magistrature parlent dans un article de "l'annulation, à la demande du CRIF, d'une conférence-débat qui devait se tenir à l'Ecole normale supérieure" (la présomption d'innocence est bien mal-en-point dans notre pays si même des magistrats jugent sans enquêter).
 
C'est ainsi encore que plusieurs professeurs de philosophie, anciens élèves de l'ENS, dont certains, du moins je le pensais, sont mes amis, s'indignent que le CRIF impose ses vues. Edifiant spectacle que celui de ces professeurs, "Et sur moi le soir tombe", qui, dans un jugement d'autorité que justifie à leurs yeux leur passé d'engagement politique, rappellent à l'ordre la directrice de leur chère école. Lui reprochent-ils sérieusement de n'avoir pas compris que dans la pensée de Stéphane Hessel se tenaient, non une bien-pensance à la fois critique et fort dogmatique, mais le souffle créateur de la pensée et la vision puissante des combats pour la liberté ?
 
J'ajoute, puisque cette tribune m'en donne l'occasion, que l'Ecole normale supérieure entretient des liens précieux d'un point de vue scientifique avec des universitaires et des équipes de recherche israéliennes. Aucune réunion publique appelant à les rompre n'aura lieu avec mon accord à l'ENS.
 
Depuis une semaine, on parle de l'Ecole normale supérieure dans la presse, et cela à propos de l'annulation de la réservation d'une salle. Que n'a-t-on plutôt traité des mutations de notre école et du rôle qu'elle veut aujourd'hui jouer dans la réflexion sur les filières d'élite, sur l'ouverture des enseignements à la recherche et à l'innovation et sur la capacité que peut avoir un établissement sélectif de reconnaître les talents ? Pourquoi n'a-t-on pas mentionné le combat que mène l'ENS pour la défense des valeurs liées au savoir, à la recherche et à la qualité de la transmission, aujourd'hui bien malmenées ?
 
Pourtant, l'enjeu est de taille car il s'agit de remédier à la plus redoutable forme de relégation sociale présente dans notre société et aussi de rappeler que des cultures sans savoir et sans étude deviennent vite des cultures somnambules. Puisqu'on parle depuis plusieurs jours de liberté d'expression, ne devrait-on pas d'abord en défendre la condition la plus sûre : l'accès à une éducation capable de former des esprits libres et critiques et le refus de l'oligarchie du savoir ? Là, ce sont de vraies victimes, mais des victimes sans voix, donc on les ignore.
 
Article paru dans l'édition du Monde du 28 janvier 2011
 
LE CRIF  - 28/01/11
 
On a compris!

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Gilbert Collard : "Récidive: les seules mesures? Celles des cercueils !"

Tribune libre : On fait des mesures concernant la récidive, les seules qu’on ait prises sont celles des cercueils des victimes. A quoi pense Nicolas Sarkozy en s’écriant de sa voix d’hôtesse de l’air aphone « je veux vous dire que la récidive criminelle ne peut rester impunie » ? Il s’imagine, peut-être, que les récidivistes ne prennent pas le maximum ? L’important n’est pas la question de la condamnation du récidiviste, il est condamné ; l’important, c’est d’empêcher la récidive, c’est-à-dire la torture, la mort, d’un inconnu ou d’une inconnue, pris au hasard de la rencontre mortelle, et qui tombe dans le piège d’un visage muet qui n’affiche pas son casier et qui simule ses pulsions prédatrices. C’est le jeu tragique du hasard et de la rencontre criminelle.

On meurt, comme ça, aujourd’hui, par rencontre !

« Il faut faire quelque chose, tout cela fait le jeu de Marine Le Pen », s’angoisse le Président de la République des tics. Qu’est-ce à dire ? Que la priorité dans la lutte contre la récidive, ce ne sont pas les victimes, mais l’impératif électoraliste de ne pas laisser les faits donner raison à Marine Le Pen ? Alors, une grande mesure va être prise, Nicolas Sarkozy va confier une mission sur le sujet à Eric Ciotti, une mission de plus pour les missionnaires de la congrégation des rapports inutiles.

Tout cela c’est trop de tristesse, trop de malheurs, de vies brisées. Avant les autres victimes, celles qui attendent, sans le savoir, l’heure de la mort causée par un revenant du crime, il y a les premières victimes et leur famille.

Elles doivent bénéficier d’un pouvoir d’intervention direct en cas de libération anticipée d’un prisonnier. Etre, en quelque sorte, les vigiles ! Et puis, il serait temps qu’on écoute un peu moins les psychiatres et un peu plus les criminologues, pas ceux au service du pouvoir, les autres, ils ont des choses à dire…  Enfin, il faut le supporter jusqu’à quand ? Les droits de l’homme mort n’existent pas !

http://www.gilbertcollard-leblog.com/

Nations Presse Info - 28/01/11

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Marine Le Pen invitée de Politique Matin sur LCP PS

NPI - 28/91/11

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28/01/2011

Egypte: l'armée en renfort, couvre-feu décrété

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(Cliquez sur les photos)

Le régime de Hosni Moubarak, hué par des centaines de milliers de manifestants vendredi, a fait appel à l'armée et décrété le couvre-feu dans toute l'Egypte pour faire face à un mouvement de contestation qui ne cesse de s'amplifier.

M. Moubarak, dont les manifestants réclament le départ après trois décennies au pouvoir, a demandé à l'armée, épine dorsale de son régime, de faire respecter la sécurité avec la police qui a semblé débordée par la mobilisation populaire sans précédent, qui a fait huit morts -2 policiers et 6 manifestants- depuis mardi.

Le couvre-feu a été décrété dans tout le pays entre 16H00 à 05H00 GMT, et ce jusqu'à nouvel ordre.

En début de soirée au Caire, les manifestants ont mis le feu au siège du Parti national démocrate (PND), au pouvoir. Plus tôt dans la journée, ils avaient incendié deux commissariats de la capitale.

Dans la matinée, dès la fin des prières musulmanes, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour ce "vendredi de la colère", à l'appel du Mouvement du 6 avril, un groupe de jeunes pro-démocratie qui s'est inspiré de la "révolution du jasmin" ayant chassé le président Zine El Abidine Ben Ali de Tunisie.

Aux cris d'"A bas Hosni Moubarak" et "le peuple veut la chute du régime", les manifestations se sont étendues à tout Le Caire, une métropole de 20 millions d'habitants, et ont gagné les principales villes du pays, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Les policiers ont eu recours à des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau pour disperser les manifestants.

L'opposant le plus en vue, Mohamed ElBaradei l'ex-chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui s'est dit prêt à mener une transition au pouvoir après un éventuel départ de M. Moubarak, et les Frères musulmans (opposition), ont participé aux manifestations.

"Liberté! liberté! liberté", ont scandé les manifestants sous les regards ahuris de policiers déployés avec boucliers et casques à visière, près de la célèbre mosquée al-Azhar. au Caire.

A Suez, un homme a été tué d'une balle lors d'accrochages avec la police. A Alexandrie (nord), deuxième ville d'Egypte, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser des milliers de manifestants qui ont incendié le siège du gouvernorat.

A Mansoura, dans le delta du Nil, certains imams ont appelé à "sortir et demander le changement". Des affiches du parti au pouvoir ont été arrachées et des bâtiments officiels attaqués et endommagés.

M. Moubarak, 82 ans, qui s'est appuyé pendant près de 30 ans sur un redoutable appareil policier et un système dominé par un parti qui lui est entièrement dévoué, s'est illustré par son silence depuis le début de la contestation, et a fait connaître sa décision d'instaurer le couvre-feu par la télévision d'Etat.

A l'étranger, la Maison Blanche s'est dite "très préoccupée" par les événements en Egypte, une alliée de Washington, et a appelé le Caire à respecter les droits des Egyptiens.

La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton l'a invité à "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre" et a réclamé des réformes "immédiates".

Londres a estimé que les manifestants avaient des "raisons de mécontentement légitimes" alors que l'Allemagne appelait le président Moubarak à autoriser les "manifestations pacifiques.

La France, elle, a appelé ses ressortissants à limiter leurs déplacements.

Mme Clinton a en outre appelé le gouvernement égyptien à mettre fin au blocage "sans précédent" des communications dans le pays.

L'internet et les services de téléphonie mobile, qui ont joué un rôle-clé dans la mobilisation populaire, étaient en effet coupés dans le pays. Une première par son ampleur pour l'internet, selon des experts.

AFP. 28/01/11

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Quick: l'adolescent est mort d'une intoxication alimentaire

La probabilité est "forte" pour qu'une intoxication alimentaire soit à l'origine de la mort samedi dernier d'un adolescent qui avait dîné la veille dans un restaurant Quick d'Avignon, a annoncé vendredi le parquet, sans établir de lien formel avec le fast-food.

La présence d'un "staphylocoque doré" et d'un "bacillus cereus" a en effet été détectée dans le liquide gastrique.

"Il peut y avoir un lien avec ce qu'il a mangé la veille, mais on ne peut pas exclure totalement un lien avec des absorptions plus anciennes", a souligné la magistrate.

Les hypothèses d'une rupture d'anévrisme ou d'une méningite ont été écartées. Par ailleurs, "l'analyse toxicologique est parfaitement négative: aucun stupéfiant, aucun médicament n'a entraîné le décès", a ajouté Mme Champrenault, rappelant que la victime était "en très bonne santé".

Les résultats des tests effectués dans l'établissement ne sont pas encore connus. "Si ces premiers résultats devaient être confirmés par les conclusions des autres expertises en cours, le parquet serait amené à ouvrir une information du chef d'homicide involontaire", a affirmé Mme Champrenault.

L'adolescent, dont les obsèques se sont déroulées vendredi, est décédé samedi 22 janvier après avoir dîné la veille dans un restaurant Quick d'une zone commerciale de la périphérie d'Avignon. Il avait commandé le même hamburger que son père, sa mère et sa soeur consommant un autre menu.

Rentrés à leur domicile d'Oppède (Vaucluse), le père et le fils étaient pris dans la nuit de vomissements et de violents maux de tête. Dans la matinée de samedi, l'état du garçon empirait et il perdait connaissance. Alertés, pompiers et gendarmes ne pouvaient que constater son décès.

Le père a subi des examens, dont les résultats ne sont pas encore disponibles, a précisé le procureur.

Par mesure de précaution, la préfecture du Vaucluse avait pris, dès samedi, un arrêté de fermeture du restaurant, dont les portes restaient closes vendredi.

La direction de Quick a assuré vendredi à l'AFP que les premiers résultats des analyses réalisées sur des échantillons prélevés sur ses produits étaient conformes aux normes sanitaires en vigueur. Ces analyses ont été effectuées sur des échantillons prélevés dans le restaurant d'Avignon sur les mêmes lots que ceux consommés le 21 janvier.

Selon Mme Champrenault, "ces résultats réalisés par une entreprise privée ne sont pas parvenus au juge d'instruction".

Quick a mis à disposition de ses clients, depuis lundi, un numéro vert d'information, le 0800.004.084.

Ancien fleuron belge de la restauration rapide, le groupe Quick, fondé en 1971, est passé en 2006 sous pavillon français. Il a été racheté par CDC Capital Investissement (rebaptisé depuis Qualium Investissement), filiale de la Caisse des Dépôts. Il emploie 18.500 employés dans 468 restaurants, dont 79% exploités en franchise.

AFP. 28/01/11

20:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Laëtitia: les gendarmes ont découvert des objets lui appartenant - Elle se sentait menacée

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 Dans l’enquête sur la disparition de Laëtitia,  les gendarmes auraient découvert sous un tas de cendres, des objets métalliques ayant appartenu à cette dernière.

Parmi les objets retrouvés, une boucle d’oreille et une boucle de ceinture.

Les enquêteurs ont également retrouvé les restes d’instruments de découpe, révèle Europe 1.

Ces dernières découvertes conduisent les enquêteurs à s’orienter vers la recherche d’un corps qui ne serait plus dans soin intégrité, précise Europe 1.

Jeudi, un ami de Tony M., le meurtrier présumé de Laëtitia, a indiqué aux enquêteurs que ce dernier lui avait confié avoir « tué un homme accidentellement ».

Tony M. lui aurait alors montré, dans le coffre de la Peugeot 106 volé, quatre poubelles noires.

Ce témoin-clé n’aurait pas vu le contenu des poubelles, précise Europe 1.

Xavier Ronsin, le procureur de la République de Nantes, a indiqué, vendredi :

« Le premier objectif de la justice, c'est d'abord de retrouver le corps de Laëtitia".

 

Tony M. aurait remis également à cet ami une batterie de téléphone portable en lui demandant de s’en débarrasser.

Les enquêteurs sont également en possession d’une lettre écrite par Laëtitia.

Une lettre retrouvée au domicile de sa famille d’accueil.

Laëtitia expliquerait dans cette lettre qu’elle se sentait menacée, qu’elle allait mourir, qu’on allait la tuer, indique Europe 1.

Rappel :

Laëtitia a été vue la dernière fois, le 18 janvier à 22 heures, après avoir quitté le restaurant où elle effectuait un apprentissage à La Bernerie-en-Retz.

Dans le courant de la nuit de sa disparition, la jeune femme a envoyé un texto à un ami, pour lui indiquer qu’elle avait été violée.

Tony M., le suspect numéro 1 dans cette affaire a été mis en examen, samedi dernier, pour "enlèvement suivi de mort".

Cet homme, déjà condamné une quinzaine de fois,  a été écroué.

LE POST - 28/01/11

 

19:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

27/01/2011

Val-de-Marne: une famille séquestrée

Cinq à six malfaiteurs armés ont séquestré ce matin un couple et leur jeune enfant dans leur pavillon de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne) pour leur extorquer leurs codes de cartes bancaires et voler du matériel hi-fi, selon une source policière.

Les hommes cagoulés ont fait irruption vers 05 heures du matin au domicile de ce gérant de sociétés, ont ligoté sa famille à l'aide de câbles d'ordinateur et obtenu sous la contrainte le code de leurs cartes bancaires, a précisé cette source.

Le père de famille a été légèrement blessé après avoir reçu un coup de crosse de revolver au visage. Une partie des malfaiteurs est alors allé retirer un maximum d'argent dans un distributeur de billets pendant que leurs complices séquestraient la famille pour s'assurer que les codes bancaires n'étaient pas erronés.

Leur forfait accompli, le groupe d'hommes a pris la fuite en emportant des bijoux et du matériel hi-fi (télévision à écran plat, appareil photo...). La police judiciaire du Val-de-Marne est saisie de l'enquête.

Le Figaro - 27/01/11

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Yvelines - Le lycée militaire de Saint-Cyr veut séduire les meilleurs boursiers

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Le général Robert Hérubel guide la visite des collégiens de Bondy

Ahmed n’avait jamais entendu parler du lycée militaire de Saint-Cyr avant que sa conseillère principale d’éducation ne l’évoque. Très bon élève de 3e, boursier, vivant en cité à Bondy, il fait partie de la délégation de Seine-Saint-Denis venue visiter ce lycée des Yvelines, qui lui a ouvert grand ses portes.

Une nouvelle opération séduction vers la banlieue? Pas vraiment. Dans le cadre de son plan égalité des chances, le ministère de la Défense réserve depuis trois ans 15% de ses places de lycée aux élèves boursiers méritants. Soit une petite centaine de places chaque année… Il y a bien des candidats, mais tous ne viennent pas de zones urbaines sensibles et l’institution les voudrait encore plus nombreux pour choisir vraiment les meilleurs éléments. La seule façon de conserver un haut niveau pour ce lycée exigeant — au moins 97% de réussite au bac — qui se dit « non élitiste ».

C’est de tout cela dont le chaleureux général Philippe Levé était venu parler en Seine-Saint-Denis en décembre, devant les 29 délégués du préfet, réunis par Claude Morel, le préfet délégué pour l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis. L’objectif était au moins de faire connaître le dispositif. Deux des délégués, respectivement en poste à Bondy et Sevran, ont saisi la balle au bond. Mourad Zemani et Mohammed Chirani ont demandé une visite. Le 93 est le seul département à avoir fait pareille démarche.

Réunis par le bouche-à-oreille, les invités d’hier venaient de tous les horizons éducatifs. En plus d’une vingtaine d’élèves, il y avait des principaux de collège, des éducateurs de prévention, des assistantes sociales de collège, des CPE, des élus… Venus de Stains, Bondy, Sevran, Bagnolet, La Courneuve, Villetaneuse… « pour voir ». « On est en contact avec beaucoup de jeunes à la recherche de cadre, ça peut les intéresser », note un éducateur.

Le cadre est bien là : uniforme pour tous, deux heures de quartier libre par semaine, un contrat d’objectif scolaire et comportemental sous forme de permis à points… Et un réveil quotidien à 6h30… « C’est trop tôt », souffle un collégien. A côté de cela, des arguments de taille : gratuité totale — on leur rembourse même six voyages par an pour rentrer chez eux —, un adulte encadrant pour quatre élèves, un psychologue à temps plein, du sport à gogo.

« Malgré l’uniforme, est-ce que les élèves boursiers avec un capital culturel différent sont bien intégrés? » demande une femme dans l’assemblée. Le général Robert Hérubel, commandant du lycée, cite l’exemple de deux internes d’origine bretonne et maghrébine, complices en cours comme dans leur chambre, même au moment du ramadan.

En fin de journée, Ahmed s’est dit plutôt tenté par l’idée de rejoindre « l’une des meilleures écoles ». Inès aussi. Même si l’internat toute la semaine lui pose question… Les candidats doivent se faire connaître avant mars pour pouvoir passer un examen d’entrée.

Le Parisien - 27/01/11

 

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Fabienne Keller: "Il faut créer un manuel d'histoire franco-africain"

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Fabienne Keller rapporteur d'une étude sur l'avenir des 10-15 ans dans les cités...

Son idée s’inspire du manuel d’histoire commun franco-allemand de terminale lancé en 2006, qui a connu un très grand succès. Ce matin, lors d’une table ronde au Palais du Luxembourg à Paris, la sénatrice (UMP) du Bas-Rhin, Fabienne Keller, proposera de créer le premier ouvrage scolaire franco-africain. « Je fais un rêve : qu’un livre d’histoire puisse être écrit entre les pays d’Afrique, et du Maghreb en particulier, et la France », nous révèle l’ex-maire de Strasbourg.

 
Missionnée par la délégation sénatoriale à la prospective, la parlementaire doit remettre un rapport sur « l’avenir des années collèges dans les quartiers sensibles », dont elle présentera les grandes lignes aujourd’hui. C’est lors de visites ces dernières semaines, dans les cités de Clichy-sous-Bois, Roubaix ou Marseille, et lors de rencontres avec des sociologues spécialistes de la banlieue que son projet inédit a germé.


Selon elle, il est important de mettre l’accent en banlieue sur le « travail de mémoire » et la « relation à la double culture ». « J’ai croisé beaucoup de jeunes, enfants de la deuxième et troisième génération, qui ne peuvent pas se référer à une culture qui n’est pas la leur, celle du pays de leurs parents et grands-parents. Ils n’ont pas les repères de la culture de départ. En même temps, ils n’arrivent pas totalement à acquérir la culture du pays où ils sont nés, la France. Parce qu’on nie leur histoire personnelle, et parce qu’on ne leur parle pas de leur passé. Au sein de ces familles c’est un sujet très peu abordé », constate Fabienne Keller.

Pour encourager le vivre-ensemble, la sénatrice milite donc pour un manuel d’histoire destiné aux adolescents qui ferait la part belle à l’histoire commune de la France et de l’Afrique (noire et du Nord), écrit par des historiens des deux côtés. « Il y a des jeunes dans les quartiers qui n’ont pas l’impression d’être pleinement chez eux. Il faut mettre des mots sur la légitimité à être là », insiste celle qui a observé en périphérie l’émergence de « signes identitaires », de drapeaux ou de tee-shirts aux couleurs de l’Algérie ou du Mali.


Pour Fabienne Keller, qui entend associer le ministère de l’Education à sa démarche, l’ouvrage aborderait « l’époque des colonies, les héroïques tirailleurs, la guerre d’Algérie, la décolonisation, les vagues d’immigration... ». « L’objectif, c’est d’en faire un manuel de référence dans les collèges », s’enthousiasme-t-elle.


Le Parisien - 27/01/11

 

 

 

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Tunisie/FMI: DSK félicite et embrasse Ben Ali...

En visite le 18 novembre 2008 à Carthage, Dominique Strauss-Kahn n'a pas manqué de féliciter le président Zine El Abidine Ben Ali pour la pertinence de ses choix économiques : « Je m'attends à une forte croissance en Tunisie cette année, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents.

27/01/11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Disparition de Laëtitia: l'ex-petite amie de Tony Meilhon avait déposé plainte

L'ex-petite amie de Tony Meilhon, suspect dans le cadre de la disparition de Laëtitia à Pornic (Loire-Atlantique), a porté plainte contre lui pour "agressions sexuelles" et "menaces de mort", a-t-on appris jeudi de sources judiciaires, confirmant des informations du Parisien et de RTL.

"Le matin où j'ai déposé plainte", le 26 décembre à Nantes, après la rupture d'avec Tony Meilhon, "il était encore chez moi. J'ai attendu qu'il parte, j'ai changé le canon de la serrure et je suis allée au commissariat mais je sentais: s'il revient je vais mourir", raconte la jeune femme.

Selon la jeune femme, Tony Meilhon lui a expliqué qu'il pouvait "être un vrai prédateur" lorsque l'on "se refuse" à lui. "Il m'a dit que je ne savais pas à quel point il pouvait être pervers", a-t-elle affirmé, en le décrivant comme "très possessif, très jaloux".

Elle déclare également, dans une interview accordée au Parisien/Aujourd'hui en France, qu'"il a incendié la voiture d'une de mes collègues de travail, qui a déposé plainte contre lui. Il me terrorisait".

Concernant Laetitia, 18 ans, disparue depuis plus d'une semaine, Anne-Sophie assure "qu'il ne dira jamais rien sur l'endroit où il a caché le corps". "Selon lui, tant qu'il n'y a pas de preuves, il croit pouvoir échapper à la justice", poursuit la jeune femme.

Des recherches avec un sonar pour retrouver le corps de Laetitia ont été menées jeudi matin dans la Loire près de Nantes, a constaté un photographe de l'AFP.

Un bateau de la gendarmerie a été vu traînant le filin du sonar à la hauteur de Couëron et Basse-Indre, dans l'ouest de l'agglomération nantaise, sur la rive nord du fleuve.

Tony Meilhon, mis en examen le 22 janvier pour "enlèvement suivi de mort" et incarcéré, a un passé judiciaire chargé avec notamment un viol avec violence en 1997 et plusieurs autres faits de violences, menaces ou vols, soit 13 condamnations.

Laetitia a disparu après avoir quitté à 22H00, le 18 janvier, son service dans un hôtel-restaurant de La Bernerie-en-Retz, près de Pornic, où elle était en contrat d'apprentissage. Tony Meilhon a ensuite été vu en sa compagnie à plusieurs reprises dans la soirée.

La famille d'accueil de Laetitia Perrais sera reçue lundi à 17H00 par le président Nicolas Sarkozy, a annoncé jeudi le député UMP de Loire-Atlantique Philippe Boënnec.

AFP. 27/01/11

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Quelques infos...

... que vous ne trouverez pas dans les médias :

 

- Ben Ali est passé par Saint-Cyr. Après une formation d'artilleur à Chalons-sur-Marne, il est parti parfaire sa formation à la Senior Intelligence School de Fort Halibord (Maryland), que l'on peut qualifier d'usine à barbouzes de la CIA. On comprendra alors pourquoi il fut si longtemps soutenu par nos amis américains et comment des manoeuvres mixtes Tunisie/USA étaient régulièrement organisées. Mais les Américains sont des ingrats ; il faut croire qu'ils ont une roue de secours (c'est sûr).

 

- la France a vendu dans la précipitation et à vil prix 350 000 tonnes de blé à l'Algérie et 100 000 à la Tunisie afin de faire baisser la pression sociale. L'ennui c'est que les réserves nationales sont tombées  à deux millions de tonnes, soit 25 jours de consommation. D'où la campagne médiatique lancée parallèlement pour nous expliquer que les cours mondiaux ne cessent d'augmenter et que donc le pain sera plus cher. Je résume : on fait payer aux Français le pain dont on fait cadeau aux anciens colonisés.

 AC - 26/01/11

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