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22/01/2011

Maisse: le calvaire de Violette et Armand

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«Une sombre et sinistre histoire. Juste inimaginable », lâche une jeune femme. Comme tout le monde ou presque, cette habitante de Maisse, petite ville de 7 000 habitants du sud de l’Essonne, connaît Violette et Armand. Hier, elle a appris le calvaire enduré dans la nuit de mercredi à jeudi par le couple « tranquille, jovial et sans histoires » de septuagénaires.

Alors qu’ils dormaient dans la ferme qui a vu naître Violette, les époux ont été réveillés à 3 heures du matin par cinq individus.

Très vite, ils sont sortis du lit, séparés et ligotés chacun dans une pièce où un flot de violence inexplicable les attend. Armand, petit gabarit de 77 ans, est frappé à de multiples reprises au visage et au corps. Plusieurs de ses côtes sont cassées, son visage est tuméfié. Violette essuie elle aussi la violence des malfaiteurs, armés d’outils, venus glaner quelques euros dans l’exploitation familiale. « Sauf que mes parents sont des gens modestes, et vivent de manière humble et sans ostentation », confiait, écœuré, un fils du couple hier matin alors que l’accès à la ferme était bloqué par les gendarmes, à la recherche d’indices.

Car les tortionnaires du couple ne se sont pas arrêtés aux coups. Après une heure trente de séquestration, ils ont mis le feu à plusieurs endroits de la maison située au bout d’un long chemin de campagne. « En partant, ils ont fermé à clé les pièces où les époux se trouvaient », raconte une source proche de l’enquête, décrivant une « scène d’une rare violence ». C’est Violette qui a réussi à se libérer. A 72 ans, cette femme qui a passé sa vie entre son travail à la ferme et son engagement au Secours catholique est venue à la rescousse de son mari. En pleine nuit, dans une maison en flammes, elle a réussi à l’emmener jusqu’à la ferme voisine. Transporté à l’hôpital, Armand, ancien sapeur-pompier volontaire, s’est vu prescrire quatre-vingt-dix jours d’interruption temporaire totale (ITT). Son épouse, soixante.

Si, de l’extérieur, la ferme semble intacte, l’intérieur « est totalement calciné », confiait hier un témoin. L’exploitation de 75 ha mettait le terroir à l’honneur. « Cette maison avait été rachetée par mon arrière-grand-père au début du XXe siècle. On a tous grandi ici », explique un des enfants. Il y a quelques années, les époux, fatigués, avaient passé la main à leur fils aîné. Ils voulaient se reposer pendant que l’exploitation continuait à vivre. En une nuit, ce sont soixante-dix ans de souvenirs qui sont partis en fumée...

Les gendarmes de la section de recherches de Paris et de la brigade d’Evry, chargés de l’enquête, étaient toujours dans la soirée à la recherche des cinq individus qui auraient pris la fuite avec quelques centaines d’euros.

Le Parisien - 22/01/11

Elle sauve son mari des flammes

18:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Pornic: le sang retrouvé serait celui de Laëtitia

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Laëtitia Perrais, 18 ans (photo récente)

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Tony Meilhon (photo datant d'une dizaine d'années)

Selon les analyses, les traces de sang retrouvées dans la voiture du principal suspect dans la disparition de Laëtitia au Pornic seraient celles de la jeune fille.

L’espoir de retrouver Laëtitia vivante s’amenuise. D’après «France Soir», le sang retrouvé dans le véhicule volé par Tony Meilhon, principal suspect dans la disparition de la jeune fille au Pornic (Loire-Atlantique) mardi soir, serait celui de Laetitia. Une source proche de l’enquête a confié au quotidien que les chances de retrouver la jeune fille vivante étaient «quasi-nulles», «tant il y avait de sang dans le coffre de la voiture du suspect.» En garde à vue depuis jeudi, Tony Meilhon, multirécidiviste, a avoué avoir renversé la jeune fille en scooter alors qu’elle regagnait son domicile après avoir effectué son service dans un restaurant de La Bernerie-en-Retz. Un accident qui l'aurait tuée sur le coup. Il a expliqué s’être débarrassé du corps en le jetant dans la Loire par-dessus le pont de Saint-Nazaire. Sans toutefois donner davantage d’explications.

Mais la thèse de l’accident qui aurait dégénéré ne convainc pas les enquêteurs des brigades de recherche de Pornic et d'Angers. L'alerte avait été donnée mercredi matin, les voisins ayant découvert le scooter de la jeune femme de 18 ans couché, à une dizaine de mètres de son domicile. Les clés étaient toujours sur le contact et le moteur était en marche. La veille, Laetitia aurait envoyé un SMS à l’un de ses amis pour lui signaler qu’elle avait été victime d’un viol. Selon les informations de «France Soir», Tony Meilhon se serait ensuite emparé du téléphone pour envoyer un texto rassurant à ce même ami, disant que Laetitia passait «une bonne soirée». Les recherches se sont intensifiées hier dans le secteur d'Arthon-en-Retz, où l'homme de 33 ans a été interpelé par le GIGN, et dans l’estuaire de la Loire. Une quarantaine de gendarmes et un hélicoptère équipé de caméras thermiques quadrillent toujours la zone.

Déféré au parquet

Les investigations se poursuivent et plusieurs témoins ont été entendus hier, a rapporté Florence Lecoq, procureure de la république de Saint-Nazaire. Il s’agit désormais d’établir avec certitude que Tony Meilhon était bien l’homme en compagnie duquel Laëtitia avait été vue à plusieurs reprises mardi soir. Une certitude qui pourrait confirmer la thèse de l’enlèvement. Il aurait pu suivre la jeune fille en voiture et la renverser délibérément. Considéré comme dangereux, le suspect avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour viol, faits de violence et usage de stupéfiants. Condamné en 1995, Tony Meilhon était sorti de prison en février dernier et logeait depuis dans une caravane prêtée par des amis à Arthon-en-Retz.

Le parquet de Saint-Nazaire s’est dessaisi du dossier qui a été transféré samedi matin au parquet de Nantes, chargé des affaires criminelles du département. «Nous sommes sur une procédure de nature criminelle et les dossiers de nature criminelle sont instruits à Nantes», a déclaré la procureure. Le suspect a quitté la gendarmerie de Pornic sous escorte policière et devrait être déféré devant un juge d’instruction. Les motifs de sa mise en examen devraient être connus en fin d’après-midi.

 Parismatch.com - 22/01/11

 

17:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Des députés israéliens veulent l'extradition d'un ex-officier nazi de 97 ans pour le juger en Israël

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JERUSALEM (AFP)---Plusieurs députés israéliens ont demandé mardi au procureur de l'Etat de lancer une procédure d'extradition contre un ancien officier nazi qui vit en Allemagne, pour le juger en Israël.
   

La commission parlementaire chargée des relations avec la Diaspora juive a entendu, lors d'une session spéciale, le témoignage de Mark Gould, un juif américain qui, en se faisant passer pour un néo-nazi, a enregistré plus de 90 heures de témoignages de l'ex-officier nazi Bernhardt Frank, établi en
Allemagne.  

Le président de la commission, le député Dany Danon (Likoud), a affirmé que "c'est un devoir moral de faire justice et d'amener ce criminel devant des juges".  

Selon Mark Gould, qui a présenté devant la commission des extraits d'un entretien vidéo avec l'accusé, Bernhardt Frank a joué un rôle important dans "la destruction du judaïsme européen, ayant signé en juillet 1941 le premier document ordonnant l'assassinat de juifs, prélude à la solution finale".  

Toutefois, le rôle de Bernhardt Frank est contesté par d'autres chasseurs de nazis.  

Qualifié par Mark Gould d'"adjoint d'Himmler", le commandant des SS et de la Gestapo, Bernhardt Frank n'était qu'"un personnage mineur dans les rouages de la Shoah", selon Efraïm Zuroff, le directeur du Centre Simon Wiesenthal, qui s'occupe de la traque des anciens nazis dans le monde.  

"Ce Gould n'a aucune légitimité pour vérifier des faits historiques et n'a rien découvert d'important pour la recherche d'anciens criminels nazis", a déclaré mardi à l'AFP M. Zuroff.  

Pour Motke Wiesel, 82 ans, responsable d'associations d'anciens déportés en Israël, "il faut faire le maximum pour que ce criminel soit jugé afin de lutter contre le négationnisme".  

Le ministère israélien de la Justice avait été invité à cette séance mais aucun de ses représentants ne s'est déplacé, ce que les députés présents ont déploré.  

Agé de 97 ans, Bernhardt Frank, qui vit en Allemagne, n'a jamais été inquiété par la justice de son pays.  

L'Allemagne a obtenu la semaine dernière, pour la première fois, la meilleure note avec les Etats-Unis pour la traque menée contre les anciens nazis dans le classement établi chaque année depuis 2002 par le centre Simon Wiesenthal.

EJP. 21/01/11

03:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

21/01/2011

Tunisie: donné pour mort, Imed Trabelsi est vivant

Imed Trabelsi, neveu de l'épouse du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, donné pour mort la semaine dernière, est vivant et interrogé par la police, a annoncé aujourd'hui le ministre de l'Intérieur, au cours d'une conférence de presse.

"Oui il est vivant, on l'interroge et on enquête sur lui", a déclaré Ahmed Friaa, en réponse à une question sur le sort du neveu de Leïla Trabelsi, l'un des symboles de la corruption de l'ancien régime tunisien, renversé il y a exactement une semaine lors de la "révolution de jasmin" après 23 ans de règne sans partage.

Les autorités tunisiennes avaient affirmé jeudi que 33 membres de la famille de l'ancien président et de son épouse avaient été arrêtés, mais sans dévoiler leurs identités.

Un membre du personnel de l'hôpital militaire de Tunis avait indiqué samedi qu'Imed Trabelsi avait succombé la veille à une blessure par arme blanche.
"Le chouchou de Leïla a été poignardé ces derniers jours et admis aux urgences. Il est décédé vendredi", avait affirmé ce membre du personnel soignant.

Mais depuis plusieurs jours, des rumeurs le donnaient encore en vie, après la diffusion sur internet d'une vidéo le représentant aux mains de la police.
Imed Trabelsi avait été "élu" en mai 2010 maire de La Goulette, une commune au nord de Tunis, sur laquelle il régnait bien avant les élections.

Il avait été poursuivi sans succès en France pour "vols en bande organisée" pour s'être approprié le prestigieux yacht de Bruno Roger, l'un des dirigeants de la Banque Lazard et proche de l'ex-président Jacques Chirac et de l'actuel chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.

En mai 2007, la justice française avait émis un mandat d'arrêt à son encontre, mais la justice de son pays avait refusé de l'extrader.

Imed Trabelsi a fait fortune dans l'immobilier et la grande distribution en association notamment avec la société française Conforama, mais ses méthodes étaient décriée par la communauté des affaires qui n'osait pas lui faire ouvertement front.

Le Figaro - 21/01/11

23:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Le Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - n°213


Emissions FN : Le Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n°213
envoyé par polecom. - L'actualité du moment en vidéo.

NPI - 21/01/11

23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

L.F. Céline: le scandale de la censure

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Le ministre de la Culture donne raison à Serge Klarsfeld, en retirant l'auteur controversé des «célébrations nationales». L'universitaire Henri Godard parle d'«une forme de censure». 

Au nom de l'Association des fils et des filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld a obtenu rapidement gain de cause. Il y a quarante-huit heures, il demandait le retrait du nom de Louis-Ferdinand Céline, mort il y a cinquante ans, du recueil «Célébrations nationales 2011».

La raison invoquée était simple : «l'antisémitisme virulent» de l'écrivain, auteur de pamphlets ignobles. «Son talent ne doit pas faire oublier l'homme qui lançait des appels au meurtre des Juifs sous l'Occupation. Que la République le célèbre, c'est indigne», expliquait Serge Klarsfeld. Une vive polémique s'est ensuivie.

Vendredi soir, il a été entendu : le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a affirmé : «Après mûre réflexion, et non sous le coup de l'émotion, j'ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales.» Il a ajouté que ce retrait n'était pas un désaveu du haut comité chargé de sélectionner les 500 personnalités et événements à célébrer cette année. Serge Klarsfeld s'est dit heureux de la nouvelle.

 

«On ne peut pas distinguer les deux Céline»

 

De son côté, Henri Godard, professeur émérite à la Sorbonne, grand spécialiste de Céline, et auteur de la notice contestée, s'est indigné : «C'est une forme de censure.» Présent au moment où le ministre de la Culture annonçait la nouvelle, Henri Godard ajoute : «Je me sens piégé, j'ai appris le retrait en même temps que tous les journalistes. Pourtant, j'avais bien souligné dans la notice que l'on ne pouvait pas distinguer les deux Céline : le grand écrivain et l'antisémite.»

Pour Frédéric Vitoux, de l'Académie française et biographe de Céline, «retirer le nom d'un catalogue, c'est aussi vain que Staline faisant effacer les photos des dirigeants communistes qu'il n'aimait pas. Ça n'empêchera pas que Céline a écrit des horreurs et qu'il est l'un des plus grands écrivains français. Nier que Céline est traduit dans le monde entier et même en hébreu, c'est ridicule. Faut-il retirer la traduction en hébreu de Voyage au bout de la nuit Et d'enfoncer le clou : «Je serais Serge Klarsfeld, je voudrais, au contraire, qu'on multiplie les études sur Céline pour comprendre comment il a pu écrire Bagatelles pour un massacre

Le Figaro - 21/01/11

23:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Hommage à Louis XVI

Communiqué d’Alexandre Simonnot

Rendons hommage à notre Roi Louis, seizième du nom, assassiné il y a aujourd’hui 218 années par la vermine révolutionnaire.

Homme, Roi et Père, Louis XVI est lâchement exécuté après un procès en sorcellerie dont s’inspireront directement les réquisitoires staliniens.

Roi de tous les Français, et non « citoyen Capet », Louis XVI meurt en martyr tel un très grand Saint. Séparé de tous les siens et emprisonné au cachot, il refusera de recevoir les derniers sacrements des mains d’un prêtre jureur et apostat.

Parfaitement innocent des crimes dont on l’accuse et ayant toujours refusé de faire couler le sang français, Louis XVI est froidement guillotiné et rend sa belle âme à Dieu le 21 janvier 1793.

Plus qu’un Roi, la France perd ce jour-là son cœur et son âme.

Orchestrée par la franc-maçonnerie, la Révolution française restera l’un des pires bains de sang de tous les temps et de toute l’Histoire.

Demeurant un chef-d’œuvre poignant d’amour de la France, d’émotion et de Vérité, le Testament de Louis XVI s’achève par cette édifiante phrase :

« Je déclare devant Dieu, et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi ! »

NPI - 21/01/11

21:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Trois hommes jugés à Bobigny pour vols, viol et meurtre d'une nonagénaire

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Palais de justice de Bobigny - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Le procès de trois hommes jugés à Bobigny pour des vols commis l'été 2007 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), au cours desquels une femme de 96 ans avait été tuée de 62 coups de couteau et une autre femme violée, a débuté jeudi.

Ensuite, une femme qui a été violée et dont l'appartement a été incendié a été la victime du deuxième vol, qui aurait été commis lui aussi par deux des accusés.

Enfin, une femme de 96 ans a été tuée chez elle de 62 coups de couteau lors du dernier vol. Pour celui-ci, Aziz Fathi, le principal accusé, poursuivi notamment pour vol, viol et meurtre, aurait été seul. Il encourt la perpétuité.

Parmi les témoins entendus jeudi, se trouvait le chef de la police municipale de Saint-Ouen au moment des faits, Maurice Toboul. Il a participé à l'identification des trois accusés.

"Des jeunes du quartier, entre 17 et 25 ans, sont venus me voir. Et dans ces trois affaires, un nom revenait toujours", celui de Aziz Fathi, a-t-il raconté. "Il se vantait de ces faits à des personnes horrifiées, et certains avaient vu du sang sur ses mains", a raconté M. Toboul.

Le mot "sauvagerie" est revenu à plusieurs reprises dans la bouche des témoins.

Lors de l'enquête, Aziz Fathi a reconnu les faits, expliquant qu'il avait "un côté obscur", à qui il a donné un nom: "Max". Il a assuré avoir agi sous l'effet de la drogue et de l'alcool.

Vendredi, la cour se penchera sur le viol dont il est accusé, après l'audition de la victime jeudi soir. Aziz Fathi lui imposait une fellation pendant que son complice, Ali Bifrgane, fouillait son appartement, a-t-elle relaté. Ce dernier a également tenté de la violer. Aziz Fathi a mis le feu à son appartement avant de s'enfuir.

Le meurtre de la victime du troisième vol sera étudié lundi. Le procès doit s'achever le 28 janvier.

AFP. 21/01/11

20:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Le ministre de la Culture s'incline devant Klarsfeld et retire Céline des célébrations nationales

VIDEO http://www.2424actu.fr/actualite-culturelle/polemique-aut...

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé vendredi le retrait du recueil des célébrations nationales 2011 de Louis-Ferdinand Céline après la polémique suscitée par la présence dans cette liste de l'écrivain auteur de textes antisémites.

"Après mûre réflexion, et non sous le coup de l'émotion, j'ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales", a dit M. Mitterrand vendredi soir.

"Ce n'est en aucun cas un désaveu à l'égard du Haut comité (chargé d'établir la liste des personnalités) mais une inflexion que j'assume pleinement", a ajouté le ministre de la Culture.

Auteur du "Voyage au bout de la nuit" ou encore de "Mort à crédit", Louis-Ferdinand Céline a également rédigé quatre pamphlets violemment antisémites.

AFP. 21/01/11

19:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Ce cher Céline, par Marc Knobel

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L’anniversaire de la mort de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, décédé il y a 50 ans et connu pour son antisémitisme délirant est inscrit dans le recueil des célébrations nationales de 2011 publié par le ministère de la Culture. Serge Klarsfeld a demandé au ministre de la Culture d'enlever Céline de ce recueil.
 
Il est vrai que ce cher docteur Destouches plaît toujours. Pourtant, l’homme paradait avec les Nazis et les formules de Céline ont été maintes et maintes fois récupérées et exploitées par la propagande nazie et vichyste. Céline, l’écrivain ou/et le collabo ? Quel Céline la République va-t-elle donc honorer?
 
Alors de mes lectures, je veux extraire ces quatre citations qui doivent tant plaire à Rivarol, aux petits fachos et aux autres Faurisson…
 
« Je le dis tout franc, comme je le pense, je préférerais douze Hitler plutôt qu'un Blum omnipotent » (Bagatelles pour un massacre, 1937).
 
« Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs, par guerres, hybridations burlesques, négrifications mortelles. Le problème racial domine, efface et oblitère tous les autres. » (L'École des cadavres, 1938)
 
« Ce sont les pervers qui rendent la vie insupportable. Ils trouvent des intentions partout. Moi, je me sens devenir si pervers que ça me tourne en folie raciste. Et pas qu'un petit peu ! Raciste 100 pour 100 ! Autant que communiste, sans les Juifs ! » (L'École des cadavres, 1938)
 
«Vinaigre ! Luxez le juif au poteau ! Y a plus une seconde à perdre» «Bouffer du juif, ça suffit pas, je le dis bien, ça tourne en rond, en rigolade, une façon de battre du tambour si on saisit pas leurs ficelles, qu'on les étrangle pas avec. Voilà le travail, voilà l'homme. Tout le reste c'est du rabâchis, ça vous écœure tous les journaux dits farouchement antisémites» «Volatiliser sa juiverie serait l'affaire d'une semaine pour une nation bien décidée.» (Les Beaux Draps, 1941)
 
Sont-ce ces mots ? Ces appels constants au meurtre ? Cette folie raciste ? Ce verbiage ? Est-cela que l’on veut honorer ?
 
CRIF - 21/01/11
 

Jean-Marie Le Pen: " Vous savez que Céline, que je suis allé voir plusieurs fois à Meudon, que j'ai connu râleur et vieux bougon, est mort en murmurant ces mots : " Ils sont lourds, ah ! qu'ils sont lourds !" Je suis comme lui, j'aime une certaine légèreté."

Télérama, 15 mars 1995. (Blog "Entre guillemets...")

19:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

MAM huée à Gaza

VIDEO http://www.2424actu.fr/actualite-internationale/gaza-jet-...

La ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a été chahutée vendredi par quelques dizaines de manifestants palestiniens à son arrivée à l'hôpital Al-Quds à Gaza.

Ces propos tenus en sa présence jeudi par le père du soldat israélo-français enlevé Gilad Shalit, Noam Shalit, qualifiaient sa détention au secret de "crime de guerre".

Arrivés par bus devant l'hôpital, ils l'ont poursuivie jusqu'à l'entrée de l'établissement, où ils ont été maintenus à l'extérieur par le service d'ordre.

Au milieu de la cohue, à l'entrée et à la sortie de l'hôpital, dont le service des urgences a été réhabilité en décembre grâce à l'aide de la France, la chef de la diplomatie française est restée souriante et imperturbable.

Lors de sa rencontre avec Noam Shalit, Mme Alliot-Marie s'était engagée à intervenir auprès de l'Union européenne et "à faire passer le message pour que le prisonnier reçoive des visites de la Croix-Rouge".

AFP. 21/01/11

17:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

21 janvier 1793

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Louis XVI  (1754-1793) - Portrait par Duplessis en 1776

Louis XVIné Louis Auguste de France le 23 août 1754 à Versailles et mort le 21 janvier 1793, guillotiné sur la place de la Révolution à Paris — est roi de France et de Navarre (1774-1791), puis roi des Français (1791-1792).

Louis XVI est le fils de Louis de France et le petit-fils de Louis XV auquel il succède en 1774. Il est le frère aîné des futurs rois Louis XVIII et Charles X.

Le règne de Louis XVI est marqué par des réformes importantes concernant le droit des personnes : abolition de la torture en 1781 et 1788, abolition du servage dans le domaine royal en 1779, abolition du péage corporel des juifs d'Alsace en 1784, édit de tolérance des protestants en 1787. Il est aussi marqué par quatre tentatives de réformes profondes du royaume (1774-1776, 1781, 1787 par deux fois) passant par l'instauration d'un impôt direct égalitaire (en remplacement de la taille inégalitaire) et d'assemblées provinciales élues destinées à contrôler cet impôt. Ces dernières réformes butèrent sur l'hostilité des privilégiés, en particulier celle de la noblesse de robe, celle du Parlement de Paris et celle de la Cour de Versailles. Louis XVI tenta alors de passer outre leur opposition en présentant ses réformes devant une assemblée de notables (1787) puis devant les états généraux (1789).

Les dernières années du règne de Louis XVI sont marquées par la Révolution française qui, tout en reprenant certaines des réformes soutenues par le roi avant 1789, transforment le rôle politique du roi et le système de gouvernement de la France en mettant fin à la monarchie absolue de droit divin. Dans un premier temps, le roi Louis XVI devient un monarque constitutionnel en butte à une convention nationale hostile. Dans un second temps, le roi est renversé le 10 août 1792 par les sections républicaines, la monarchie abolie puis la République proclamée. Dès lors surnommé Louis le Dernier ou Louis Capet par les Révolutionnaires, Louis XVI est inculpé pour trahison par ces derniers sur l'accusation de ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, d'avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et d'avoir tenté de fuir la France (arrestation de Varennes en 1791). Jugé coupable par la Convention nationale, il est condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution à Paris.

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20/01/2011

"Saucissonnés", ils échappent aux flammes

Deux septuagénaires, séquestrés par des malfaiteurs, ont failli périr dans l’incendie de leur ferme dans la nuit de mercredi à jeudi, à Maisse (Essonne).

Selon les informations recueillies par Europe 1, le retraité de 76 ans et son épousé âgée de 71 ans ont été brutalement tirés de leur sommeil vers 3h30 du matin par un groupe de cinq malfaiteurs qui se sont introduits chez eux. Les victimes ont été ligotées et ont subi des violences de la part des gangsters qui voulaient leur extorquer de l’argent. Vers 5h00, après avoir mis la main sur quelques centaines d’euros en liquide, les malfaiteurs ont séparé les victimes et les ont enfermées chacune de leur côté.

 Ils ont alors mis le feu à la ferme du couple. Pendant ce temps, l’épouse est parvenue à se défaire de ses liens. Elle a tout juste eu le temps de libérer son mari et de quitter leur maison, qui a été ravagée par les flammes.

Très choqués, mais indemnes, les deux septuagénaires ont été longuement entendus par les gendarmes de la section de recherches de Paris et de la brigade de recherches d’Evry, chargés de l’enquête.

EUROPE 1 - 20/01/11 

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Pèlerinage à la synagogue de La Ghriba en Tunisie

Reportage: texte et photos de Jean-Luc Nabet

http://www.flashleman.ch/page.php?titre=P%E8lerinage%20de...

Sous la présidence de M. Zine el abidine Ben Ali, président de la république de Tunisie, a été organisé par M. Pérez Trabelsi, le président de la synagogue et de la communauté juive de Djerba, le pèlerinage annuel de la Ghriba le 22 et 23 mai 2008 dans le village d' Erriadh sur l’île de Djerba en Tunisie.

Plus de 6000 pèlerins juifs sont venus se recueillir sur l’île de Djerba, à 500 km au sud de Tunis dans la plus ancienne synagogue d Afrique (qui est la synagogue de la Ghriba,) essentiellement de France, d’Israël (500), d’Espagne et pour la première fois des dizaines du Canada.
La tradition se répète depuis 180 ans, toujours 33 jours après la Pâque juive (Pessah). La synagogue de Ghriba (l’Exilée ou l’Etrangère) est réputée avoir été érigée par la diaspora juive exilée après la destruction du temple de Jérusalem en 586 av. J.-C. par Nabuchodonosor.
Les pèlerins défilent autour d’une pyramide hexagonale en argent (la Ménorah) où sont inscrits les noms des 12 tribus d’Israël et les noms des rabbins connus de Tunisie. En procession ils se dirigent au fond du village pour ensuite retourner à la synagogue afin d’entendre la cérémonie de clôture. Le soir un concert a réuni des chanteurs vedettes judo-arabes Moshe Giat et Youval Taieb au Casino Partouche de Djerba.

Le pèlerinage s’est terminé par la cérémonie officielle à la synagogue en présence du ministre de tourisme, Khalil Laâjimi et de M. Pérez Trabelsi, ainsi que les grands rabbins de Tunisie Haim Bitane et de Berlin Abraham Haus. Le grand rabbin de Berlin est venu se recueillir dans le lieu où le 11 avril 2002 un attentat avait tué 22 touristes, dont 14 allemands quelques jours avant le pélerinage. Ca fait seulement 2 ans que les pèlerins juifs reviennent à la Ghriba. Le souhait de l’organisateur est de dépasser les 8000 pèlerins de l’an 2000. Du fait que Nicolas Sarkozy a invité le grand rabbin de France Joseph Sitruk et que le président tunisien Ben Ali l’ait salué publiquement pour avoir contribué à dynamiser cette année ce pèlerinage. La Tunisie comptait 750 juifs en 1984, ils sont aujourd’hui 1050. La seule communauté juive en terre d’Islam où le nombre augmente se trouve à Djerba. La Tunisie est une terre de tolérance où la liberté de culte est autorisée. C’est le seul pays arabe à organiser un pèlerinage juif.

Léman.ch - 2008 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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En Seine-Saint-Denis, la courbe inversement proportionnelle des gardes à vue et des incarcérations!

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Selon une note de la Préfecture de police en date de vendredi dernier (14 janvier 2011) - que RTL s'est procurée -, le nombre de personnes gardées à vue, ces quinze dernières années, a augmenté de 79%. Dans le même temps, celui des personnes placées sous écrou a chuté de 61%.

Le parquet de Bobigny a indiqué qu'il "ne pouvait pas en l'état commenter des chiffres dont il ne sait quelles données statistiques ils recouvrent". C'est en tout cas une nouvelle illustration de la guerre que se livrent policiers et magistrats dans ce département sensible d'Ile-de-France.

Selon la note de la Préfecture de police, il y a eu plus de 30.000 gardes à vue en 2010 dans ce département sensible de la région Ile-de-France, et plus de 41.000 personnes ont été "mises en cause" dans des affaires de délinquance traitées par la police. Le nombre de personnes incarcérées, après déférement devant la justice, est de 962 en 2010, contre 1.300 en 2009. La note précise qu'"en passant de 2.476 écroués en 1996 à 962 au cours de l'année 2010, la baisse est de -61,15% avec une progression observée en 2003 et  2004 de +45,86%".
"L'augmentation des gardés à vue" durant la période 1996-2010 est "encore plus notable" que celle des mis en cause par la police, fortement à la hausse, ajoute cette note, "avec +79,72% (30.123 en 2010 contre 16.761 en 1996, soit +13.362 gardés à vue)". La Seine-Saint-Denis est le seul département du Grand Paris à connaître une telle évolution, selon une source policière.

"Je commente des chiffres quand je sais comment ils ont été produits, car les chiffres, c'est la chose la plus manipulable", a réagi auprès de l'AFP Mathieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM, deuxième syndicat, gauche) et juge d'instruction à Bobigny. "Par ailleurs, sur le fond, le but est-il d'envoyer le plus de gens possible en prison ou bien d'avoir une réponse adaptée à chaque dossier ?", a-t-il interrogé.

RTL. fr - 20/01/11

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Débat- Julien Sanchez invité de Michel Field sur LCI

NPI - 20/01/11

19:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Hausse de la natalité "française", vraiment?

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Comme en 2009 et 2010, les sociologues se pâment en ce début d’année sur « l’exception démographique française », allant jusqu’à employer l’expression « Baby-boom anticrise »* pour définir la hausse continue du taux de fécondité national.

Alors que d’autres pays européens (Italie, Allemagne) n’assurent plus depuis des lustres le renouvellement de leur population, la France fait figure de bonne élève avec un chiffre de 2,01 enfant par femme… tout juste suffisant pour assurer ledit renouvellement.

Que possède donc notre pays, que les autres n’ont pas ? A ceux qui se fient à l’expérience quotidienne, la réponse apparaît clairement : une masse exponentielle d’immigrés. Et pas n’importe lesquels : des individus et familles venus d’Afrique sub-saharienne, issus de pays à la vitalité démographique galopante (de 5 enfants par femme au Sénégal, à 7 au Niger, par exemple)**. Autant de mains pour travailler la terre ou mener les troupeaux, certes, mais trop de bouches à nourrir au sein de sociétés pour l’heure inaptes à s’auto-suffire…

En France, la crise ne frappe guère ces groupes, souvent abreuvés d’aides sociales en tous genres, avantages « acquis » et intouchables grâce à la force d’inertie des syndicats. Quand bien même les frapperait-elle, que la multiplication du nombre d’enfants pour une famille offre à celle-ci de confortables revenus en allocations familiales ou aides au logement…
De fait, la peur de l’avenir ne saurait constituer un sentiment partagé avec les familles françaises aux prises avec la précarité, puisque ces dernières ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour assurer l’avenir de leurs enfants.

Qui peut sérieusement croire qu’un pays sacrifiant chaque année 220.000 êtres humains potentiels soit en mesure d’apparaître comme un champion de la natalité ? Le refus obstiné de nos gouvernants à dresser des statistiques ethniques n’a pas d’autre fonction que celle-ci : cacher encore et toujours la réalité d’une dépopulation française, faite au profit d’une immigration de peuplement.

« La France deviendra la colonie de ses colonies » a prophétisé Vladimir Poutine, homme fort d’un pays – la Russie – qui sait encore ce que « l’âme d’une nation » signifie.

Pour éviter cette catastrophe humaine, le temps nous est compté, alors… Luttons !

* Direct Matin du 19/01/11
** Source : Institut national d’études démographiques,
http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/pays_du_monde/

Nations Presse Info - 20/01/11

19:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

L'ombre de Marine Le Pen


L'ombre de Marine Le Pen
envoyé par BFMTV. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Selon Ruth Elkrief, c'est Marine Le Pen qui dirige actuellement la diplomatie française

NPI - 20/01/11

19:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Jacqueline de Romilly et la bonne Grèce

Assurément, il n’est guère correct de s’en prendre à une défunte et à son œuvre. La seule excuse à donner est que l’académicienne n’aurait pas pris la peine de réfuter ce qui suit. Cependant, le ton dithyrambique et l’encens qui ont accompagné les obsèques de l’illustre helléniste avait de quoi irriter, non seulement parce que la flagornerie, même quand il s’agit d’un mort, horripile, comme si ce supplément d’âme eût l’heur de faire oublier la catastrophe annoncée qui ruine l’enseignement du latin et du grec en France, mais on ne s’est guère demandé, et pour cause, si la bonne dame du Collège de France avait fait tout ce qu’il fallait pour qu’une telle tragédie fût devenue impensable. Il y eut bien des pétitions, des murmures de couloir, mais Jacqueline de Romilly était bien trop intégrée pour ruer comme une bacchante ou poursuivre les assassins du grec comme une Erinye assoiffée de sang.

A vrai dire, je n’ai jamais essayé de lire un de ses ouvrages sans que le livre me tombe des mains, tellement il est farci de bons sentiments, et de cette manie anachronique de démontrer l’impossible, à savoir que les Grecs, c’était nous, les modernes de 1789, de la République etc. Le paradigme politique a radicalement changé, tant le christianisme a bouleversé notre manière de voir le monde et les hommes, l’individualisme, la marchandisation, la coupure avec un ordre holiste du monde ont contribué à broyer ce qui demeurait de l’Antiquité. Au demeurant, Walter Friedrich Otto le dit très bien dans Les dieux de la Grèce : comme le souligne Détienne dans la préface de cet ouvrage fondamental : « Il faut […] prendre la mesure de ce qui nous sépare, de ce qui nous rend étrangers à l’esprit grec ; et en conséquence dénoncer les préjugés [positiviste et chrétien] qui nous empêchent de comprendre « les dieux de la Grèce ». »

Et si, bien sûr, la Grèce est à l’origine de l’Europe, ce n’est pas dans le sens où les héritiers de la troisième République l’entendent. D’une certaine manière, même si je me retrouve dans cette époque, en en partageant tous les fondements, y compris les plus scandaleux pour un moderne, et qui sont très éloignés de l’idéologie néochrétienne des droits de l’homme, la Grèce antique est complètement différente du monde contemporain. A son contact, on est en présence avec la véritable altérité (en fait notre identité). Hegel disait que pour un moderne, un Grec est aussi bizarre et étrange qu’un chien.
Voilà ce qu'écrivait Hegel de l’Africain dans “La Raison dans l’Histoire” : “C’est précisément pour cette raison que nous ne pouvons vraiment nous identifier, par le sentiment, à sa nature, de la même façon que nous ne pouvons nous identifier à celle d’un chien, ou à celle d’un Grec qui s’agenouillait devant l’image de Zeus. Ce n’est que par la pensée que nous pouvons parvenir à cette compréhension de sa nature ; nous ne pouvons en effet sentir que ce qui est semblable à nos sentiments.”

Le fondement de la pensée véritable, c’est ce sentiment d’étrangeté, un arrachement aux certitudes les plus convenues, pour parvenir à notre vérité profonde.

Un Grec est plus proche du Sioux, d’une certaine façon, que du kantien.

Maintenant, avec un effort d’imagination et beaucoup de caractère, on peut se sentir plus proche du Sioux que du kantien.

Jacqueline de Romilly n’a eu donc de cesse d’invoquer la Grèce antique pour louer les vertus supposées de la modernité : la démocratie, dont chacun sait qu’elle est une « invention des Grecs », l’égalité, notamment entre hommes et femmes, les droits de l’homme etc. La presse ne s’est pas fait faute de le rappeler à satiété, comme si le retour à l’hellénisme ne pouvait que passer par les fourches caudines du politiquement correct.

La source des confusions, lorsqu’on s’avise de s’inspirer des théories politiques de l’antiquité pour définir les modèles organisationnels de la meilleure société possible, est que nous avons affaire à deux mondes différents, et l’erreur de perspective conduit à des décalages conceptuels et symboliques, à des malentendus. Les notions qui font l’objet d’un glissement suprahistorique fallacieux, confinant à l’anachronisme, sont aisément repérables dans cette phrase, tout à fait représentative du style qu’on trouve chez nos universitaires : “Un sens de l’humanité sorti de l’histoire dont les valeurs et les idées sont toujours dans l’actualité, surtout si on a à l’esprit les remises en cause actuelles des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, au nom du droit à la différence confinant à la différence des droits, du communautarisme encouragé par le clientélisme politique, d’un retour radical du religieux et du patriarcat déniant aux femmes qu’elles puissent être les égales de l’homme ! (” Guylain Chevrier, Docteur en histoire. http://www.agoravox.fr)

Tout y est, avec même le ton déclamatoire.

La réduction, dans les classes de collège et de lycée, de l’apport hellénique à la démocratie a de quoi irriter. Luciano Canfora , pour ne parler que du terme « démocratie », a démontré que, dans le préambule à la Constitution européenne de 2003, ses concepteurs, par « « bassesse » philologique », ont falsifié les « propos que Thucydide prête à Périclès » (qui était, de facto, prince – prôtos anêr, dixit Thucydide – d’Athènes) en assimilant démocratie et liberté . La « gaffe » provient de leur formation scolaire, qui leur a révélé que « la Grèce a inventé la démocratie » (« formule facile, tellement simplificatrice qu’elle se révèle fausse », écrit Canfora), sans entrevoir qu’ « aucun texte écrit par un auteur athénien ne célèbre la démocratie » ! Celle-là, dans l’histoire des Grecs antiques, a été un régime minoritaire, ramassé dans le temps, qu’il n’a pas été si démocratique que cela (au sens moderne), et qu’il a été méprisé par pratiquement tous les penseurs, à commencer par le premier, Platon, qui lui reprocha d’avoir assassiné Socrate. Il faudrait analyser de plus près ce que dit Aristote, qui est plutôt pour le gouvernement des meilleurs.
D’autre part, la notion d’égalité est aussi un piège : Agamemnon par exemple est le primus inter pares. Il n’est pas question d’égalité entre êtres humains, mais entre aristocrates, entre rois. Thersite en sait quelque chose, qui reçoit de la part d’Ulysse un coup de sceptre pour avoir prôné le défaitisme, et, avant tout, pour avoir pris la parole.

Pratiquement personne n’a remis en cause l’esclavage.

Ce que l’on omet de dire, c’est que, si l’on survole l’histoire hellénique jusqu’à Rome et au-delà, le régime qui s’impose et qui, justifié par les stoïciens, les platoniciens et d’autres, semble le plus légitime, surtout après Alexandre, c’est la monarchie. L’Empire romain est fondé sur cette idéologie, comme l’a montré Jerphagnon.

Qu’en est-il de l’égalité entre l’homme et la femme ? Ce n’est pas à un Grec qu’on va faire passer cette baliverne ! Il en aurait bien ri, lui qui, sur cette question, ressemble beaucoup à un musulman, en remisant son épouse dans le gynécée. Lysistrata est une COMEDIE, destinée à FAIRE RIRE ! Autant dire que l’idée d’égalité entre hommes et femmes était présentée comme une bouffonnerie.

Je renvoie à Vernant pour ce qui est du “mythe d’Oedipe”, qu’il dénonce savamment en montrant que Freud s’était trompé sur toute la ligne.

Loin de moi l’idée de démolir la statue funèbre de Jacqueline de Romilly, mais j’avoue que les éloges actuels m’énervent un peu.

Pour apprécier en profondeur la pensée grecque (et subsidiairement romaine), autant lire Vernant, Jerphagnon (l’exquis !), Friedrich Otto, Paul Veyne, qui me semblent plus incisifs que la bonne dame pour classes terminales…
Claude Bourrinet
VOXNR - 18/01/11

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Klarsfeld en appellera à Sarkozy si la célébration de Céline est maintenue

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(1894-1961)

Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), a déclaré jeudi à l'AFP qu'il se tournerait vers Nicolas Sarkozy afin qu'il prenne position si la célébration nationale de Louis-Ferdinand Céline était maintenue.

"Ce serait un acte de courage de la part du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand d'enlever Céline de ce recueil, comme nous le réclamons", a souligné M. Klarsfeld.

"S'il ne désavoue pas la décision de le faire figurer dans les célébrations nationales, nous attendrons que le Premier ministre François Fillon et le président de la République prennent position", a-t-il annoncé, ajoutant "notre réaction va être dure".

Nicolas Sarkozy doit participer le 9 février au dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), a-t-il rappelé.

"Notre exigence me paraît tout à fait naturelle vu les écrits antisémites de Céline. Son talent d'écrivain ne doit pas faire oublier l'homme qui lançait des appels aux meurtres des juifs sous l'Occupation. Que la République le célèbre, c'est indigne", estime Serge Klarsfeld.

Sollicité par l'AFP, le ministère de la Culture, qui organise vendredi la présentation de ce recueil, n'avait pas réagi jeudi après-midi.

AFP. 20/01/11

 

 

17:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)