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16/12/2010

Signature d'un partenariat entre la SNCF et le Mémorial de la Shoah

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Guillaume Pepy et Eric de Rothschild (D)

 

PARIS (AFP-EJP)---Le Mémorial de la Shoah et la SNCF ont signé un partenariat pour le développement des activités pédagogiques destinées aux scolaires sur la période de la deuxième guerre mondiale, annoncent-elles dans un communiqué commun.
   

Le Mémorial rappelle qu'il a pour mission "la transmission et l'enseignement de l'histoire de la Shoah, la réflexion sur les circonstances dans lesquelles un tel crime a pu être possible" et mène des actions de sensibilisation "contre toute forme de racisme, d'antisémitisme, d'intolérance et de haine de l'autre".
   

La SNCF, dont les trains avaient été réquisitionnés pour transporter les juifs de France vers les camps d'extermination a "engagé depuis une vingtaine d'années des initiatives visant à mieux connaître son rôle" pendant la guerre.

Elle ouvre ses archives aux chercheurs et va notamment publier un guide-sources d'archives de et sur la SNCF.
   

La convention de partenariat a été signée par le président du Mémorial Eric de Rothschild et par le président de la SNCF Guillaume Pepy. Selon cette convention signée pour 4 ans, la SNCF devient "entreprise partenaire principale du Mémorial de la Shoah" pour le développement de ses activités pédagogiques.

 

« Depuis sa création, le Mémorial tente d’affiner la connaissance de l'histoire de la Shoah et s’est donné comme priorité de l’enseigner pour qu’elle soit utilisée au présent pour bannir l’intolérance, le racisme et l’antisémitisme de nos sociétés. Aujourd’hui, la SNCF a la même volonté. Nous sommes honorés de l’accompagner dans cette démarche. Certains la trouveront tardive, pour nous l’essentiel est qu’elle soit engagée… »


La Mémorial de la Shoah apportera son expertise et son soutien technique à la SNCF pour conduire des nouvelles recherches historiques sur les actions de l’entreprise pendant la Seconde Guerre mondiale.


Dans ce communiqué commun, Guillaume Pepy souligne que la SNCF va agir dans "trois directions : transparence et clarté sur notre passé, avec un nouveau travail de connaissance et de compréhension de notre situation et de notre action pendant la seconde guerre mondiale" (...) "Devoir de mémoire sur ce qui s'est passé pendant cette période, sans jamais oublier l'héroïsme de nombre de cheminots. Et surtout maintenant, en se tournant vers l'avenir, devoir de pédagogie et d'éducation vers les nouvelles générations".

Cette année, la SNCF lance un nouveau programme de recherches historiques avec la création de bourses d’études pour des chercheurs français et internationaux.

Un colloque présentant le bilan des connaissances sur le rôle des chemins de fer en Europe durant cette période sera également organisé.

EJP - 16/12/10


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119 - Bravo, Abad!

119 - Elisha Graves OTIS - (1811-1861) Inventeur américain  de l'ascenseur sécurisé par un frein en cas de rupture du câble, autrement dit des ascenseurs que nous utilisons actuellement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisha_Otis

Félicitations à Abad, le seul à m'avoir donné la bonne réponse!

Quelques indices:

pour le 118: inventeur français très célèbre. Il a sa statue sur la place d'une grande ville de France.

pour le 120: inventeur français. Un "bienfaiteur de l'humanité". Son invention est inutilisée de nos jours par une décision politique qui ne fait pas l'unanimité. 

Cherchez et vous trouverez!

Merci de participer!

Le jeu continue! 

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Qui est-ce? 120

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120

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Qui est-ce? 118 - 119

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118

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119

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68% des lecteurs de France-Soir ne sont pas choqués

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NPI - 15/12/10

00:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Le meurtrier d'Anne-Lorraine Schmitt est condamné à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans

VIDEO http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/meurtre-du-rer-d...

Thierry Devé-Oglou a été condamné mercredi à Pontoise à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt, tuée de 34 coups de couteau lors d'une tentative de viol dans le RER D en novembre 2007.

Dans sa dernière intervention avant le verdict, il avait dit "regretter sincèrement". Parlant de la famille de la victime, "j'espère qu'un jour, ils me pardonneront, j'espère recevoir des soins", avait-il ajouté.

La cour d'assises du Val-d'Oise a suivi les réquisitions de l'avocat général, Eric Maurel, et assorti la condamnation de "mesures de suivi socio-judiciaire", dont une injonction de soins sans limite dans le temps.

"Je souhaite prémunir la société le plus longtemps possible", avait déclaré M. Maurel dans son réquisitoire, expliquant avoir requis la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans "pour être sûr qu'il fasse les 22 ans", car tous les psychiatres ont affirmé ne pas avoir "l'absolue certitude qu'il ne recommencera pas".

AFP. 15/12/10

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15/12/2010

Meurtre d'Anne-Lorraine: verdict attendu après le réquisitoire

"Vous appartenez à cette société M. Devé-Oglou et c'est bien parce que vous êtes un homme que nous pouvons vous juger", a-t-il lancé à l'accusé, qui n'a pas quitté l'avocat général du regard durant les 40 mn de réquisitoire.

M. Maurel n'a eu de cesse de s'adresser à l'accusé, âgé de 43 ans, alors qu'était projetée sur les écrans de la salle une photo d'Anne-Lorraine souriante.

"C'est un joyau que vous avez tué! Il est beau ce visage. Elle est tout ce que vous n'êtes pas: amour de chacun, don de soi, exigence vis-à-vis d'elle même", a déclaré l'avocat général.

Se tournant vers la famille sur les bancs des parties civiles où se trouvait notamment le père d'Anne-Lorraine, le général Philippe Schmitt, il ajoute: "malheureusement ce n'est pas un monstre, mon général, c'est un homme, sinon il ne serait pas là".

Puis il s'adresse de nouveau à Thierry Devé-Oglou, lui rappelant ses déclarations selon lesquelles le meurtre précédé d'une tentative de viol, avait duré "cinq minutes". "Eh bien voyons!", lance M. Maurel avant de se taire pour laisser les minutes s'écouler.

Durant quatre longues minutes, pas une parole ne sera prononcée. Thierry Devé-Oglou soutient le regard sévère de l'avocat général, sans jamais ciller ou baisser les yeux.

Puis l'avocat général reprend: "Je vous fais grâce d'une minute, M. Devé-Oglou, cette minute que vous n'avez pas laissée à Anne-Lorraine, cette minute durant laquelle vous avez plongé votre couteau dans l'aorte".

Il a requis la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans "pour être sûr qu'il fasse les 22 ans" car tous les psychiatres ont affirmé que nous n'avons pas "l'absolue certitude qu'il ne recommencera pas".

L'avocat des parties civiles, Me Bruno Drye, a demandé au jury "de mettre hors d'état de nuire M. Devé-Oglou avec les moyens dont nous disposons aujourd'hui. Il appartiendra ensuite aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités".

Thierry Devé-Oglou avait été condamné en février 1996 par la cour d'assises de l'Oise à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour un viol commis en janvier 1995, dans le même RER D, en menaçant une jeune femme avec un couteau. Il avait été remis en liberté en février 1997.

Le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt avait eu un fort retentissement médiatico-politique, alors que le projet de loi sur la rétention de sûreté était en débat au Parlement.

"La peine de mort sociale n'est pas la solution", a plaidé Me Ahmed Naoui, avocat de la défense. "Je vous demande une décision qui ne soit pas un lynchage habillé de justice", a-t-il ajouté.

Auparavant, son collègue, Me Mahieddine Bendaoud, avait défendu "un homme malade". "Que faisons-nous de nos malades? Nous les tuons?", a-t-il interrogé. "La décision judiciaire ne doit pas être celle de l'opinion publique", a-t-il exhorté.

Pour sa dernière intervention avant le verdict, Thierry Devé-Oglou a dit "regretter sincèrement". "Je sais que la famille ne voudra pas recevoir les sincères condoléances. J'espère qu'un jour, ils me pardonneront, j'espère recevoir des soins", a-t-il ajouté.

Le verdict est attendu dans la soirée.

AFP. 15/12/10

21:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

L'ex-Garde de sceaux Albin Chalandon en garde à vue chez lui

L'ancien ministre de la Justice Albin Chalandon, 90 ans, a été placé depuis mardi en garde à vue à son domicile, en raison de son grand âge, dans l'affaire Visionex, a-t-on appris mercredi de source policière.

Albin Chalandon est soupçonné d'avoir intercédé auprès du ministre de l'Intérieur à l'époque des faits, Michèle Alliot-Marie, pour obtenir les autorisations d'exploitation des bornes fabriquées par Visionex et permettant des paris clandestins.

Son interlocuteur était alors David Sénat, l'ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie, dit-on de même source.

Ce dernier été mis en examen dans ce dossier, tout comme le fils d'Albin Chalandon, Fabien, poursuivi pour infraction à la législation sur les jeux de hasard alors qu'il était conseiller technique de Visionex.

L'Express - 15/12/10

19:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Perpétuité requise avec 22 ans de sûreté contre Devé-Oglou

Le ministère public a requis mercredi la prison à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans à l'encontre de Thierry Devé-Oglou, jugé à Pontoise pour le meutre d'Anne-Lorraine Schmitt de 34 coups de couteau en 2007 lors d'une tentative de viol dans le RER D.

"Vous appartenez à cette société, M. Devé-Oglou, et c'est bien parce que vous êtes un homme que nous pouvons vous juger", a-t-il lancé à l'accusé, qui n'a pas quitté l'avocat général du regard durant les quarante minutes de réquisitoire.

Le verdict était attendu dans la soirée.

AFP. 15/12/10

17:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Les psys n'excluent pas une récidive de la part du meurtrier d'Anne-Lorraine Schmitt...

VIDEO  http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/proces-du-meutre... 

"Je crains que l'efficacité d'un traitement neuroleptique soit modeste même s'il doit être mis en place", a expliqué à la barre un expert psychiatre. "Nous n'avons pas de garantie quant à l'efficacité de ce traitement à l'extérieur", a-t-il ajouté.

Pour les experts psychiatres, Thierry Devé-Oglou a une "affectivité froide", "il fait illusion" dans ses sentiments "évitant les chamboulements dans sa vie". L'un d'eux a évoqué à la barre la "dangerosité du patient".

La récidive était au coeur du procès qui a débuté lundi, l'accusé ayant déjà été condamné en 1996 pour un viol commis sur une jeune femme menacée d'un couteau dans le même RER D, au même endroit.

Concernant le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt, tuée après une tentative de viol, les experts ont estimé qu'"il sait que c'est interdit et que c'est mal". Pourtant, "il n'a aucun ressenti émotionnel vis-à-vis de la victime ou de sa famille".

Thierry Devé-Oglou, accusé d'avoir tué Anne-Lorraine Schmitt dans des circonstances décrites par les pompiers et les policiers comme "horribles" et "inimaginables", est "incapable d'empathie, de sympathie, il réduit l'autre à rien".

A la mi-journée, l'accusé s'est finalement excusé auprès de la famille au troisième jour du procès, après avoir entendu les psychiatres. "Je regrette tellement que je m'excuse devant les parents", a-t-il déclaré en sanglotant. "Je regrette (...) je regrette pour la famille", a-t-il ajouté.

Thierry Devé-Oglou n'a toujours pas raconté ce qui s'est réellement passé dans cette rame le dimanche 25 novembre 2007. Pourtant les psychiatres affirment qu'il "a gardé une trace mnésique de son passage à l'acte. Il a conscience de ce qu'il a fait. Il était présent, acteur de son acte".

Les psychiatres ont évoqué "une vie à l'économie", centrée sur la famille avec peu d'amis, avec une "carence par rapport à la dimension affective". "Il imite l'affectivité des autres", a dit l'un d'eux.

L'accusé écoute attentivement assis dans le box, manifestant une certaine nervosité.

Lors de sa condamnation pour viol en 1996, une psychiatre avait estimé une récidive "peu probable" étant donné "les remords" du patient. Sa victime, Valérie, qui est venue témoigner mardi, a elle, "toujours eu l'intime conviction que le jour où il recommencerait, quoi que la victime fasse, elle n'aurait aucune chance".

A sa sortie de prison, Thierry-Devé Oglou n'avait pas respecté l'injonction de soins à laquelle il était soumis.

"Vous pouvez sauver des vies, cet homme est très dangereux", avait imploré à la barre, mardi, Elisabeth Schmitt, la mère d'Anne-Lorraine qualifiant l'accusé de "barbare".

Son époux, le général Philippe Schmitt, déclarait lui à la presse: "ce n'est pas le verdict qui me fait peur, c'est l'après-verdict. Ce qui m'inquiète c'est dans dix ans, c'est dans quinze ans quand un juge des libertés décidera sur l'avis d'experts de le relâcher".

Le verdict est attendu tard dans la soirée.

AFP. 15/12/10

17:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

L'UE va-t-elle reconnaître l'indépendance de l'Etat palestinien?

L’Allemagne, considérée comme une amie d’Israël, est à l’origine du projet de résolution qui devait être soumis lundi 13 décembre 2010 au vote du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne.
 
 Selon ce projet, affirme le quotidien israélien Maariv, si un accord de paix dans la région n’est pas conclu d’ici un an, l’UE reconnaîtra l’indépendance de l’État palestinien.
 
Le ministre d’État allemand, Eckart von Klaeden, a transmis au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu un message personnel à ce sujet de la part de la chancelière allemande Angela Merkel.

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CRIF  14/12/10

02:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Le cri de douleur des parents d'Anne-Lorraine

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(Cliquez sur la photo)

Les parents et les deux frères de la victime sont venus mardi à la barre évoquer la jeune fille. Avec une grande retenue, Philippe Schmitt a raconté ce jour terrible où, informé le premier du drame, il s'est demandé comment il allait annoncer la disparition d'Anne-Lorraine à sa famille. En marge du procès, cet ancien militaire s'est longuement exprimé pour réclamer la plus forte peine contre l'accusé. À l'audience, il parle de cette «violente colère» qui l'envahit toujours. «Ce monstre a été remis en liberté  » dénonce-t-il, en évoquant «l'irresponsabilité criminelle » de la justice.

Puis son épouse, Élisabeth Schmitt, prend à son tour la parole : «Quand elle riait, je ne savais pas que son destin s'achèverait dans ce train avec ce barbare. Il m'a arraché mon enfant.» Cette mère meurtrie avoue aujourd'hui qu'elle ne vit plus tant elle s'inquiète pour ses deux autres filles. «Ma souffrance est accompagnée d'une peur immense», dit-elle avant de s'adresser aux jurés : «Vous avez le pouvoir de sauver et de protéger d'autres vies.»

Le Figaro - 14/12/10

Le quotidien Le Parisien le relève,   Dève-Oglou  est  un criminel sexuel récidiviste. « Douze ans auparavant, dans ce même RER, quelques stations plus loin, il avait violé une autre étudiante, blonde aussi, sous la menace d’un petit couteau. Troublante répétition de l’histoire »….
Répétition odieuse des agissements d’un détraqué que le laxisme de la justice n’a pas voulu mettre définitivement  hors d’état de nuire comme l’a noté le père d’Anne-Cécile Schmitt qui se bat depuis le « massacre » de sa fille « contre les criminels récidivistes et les remises de peine.» 
 Rédacteur en chef à Valeurs Actuelles, hebdomadaire où Anne-Lorraine fut stagiaire, ce qu’écrivait au moment de ce drame Frédéric Pons  sur son blog reste d’une terrible actualité : «une  nouvelle fois la peine de mort a été appliquée par un loup qui n’aurait pas du se trouver en liberté. On sait pourtant que les délinquants sexuels sont très difficiles à réintégrer, voire impossibles. Le doute est toujours présent, les risques immenses.
 Mais dans le doute, qui faut-il privilégier ? Le criminel ou la future victime ? N’est-ce pas la responsabilité de la société – les politiques à défaut des juges – d’éliminer ses éléments les plus dangereux ? La peine de mort est abolie, sauf pour les victimes innocentes. Il faudra faire le compte un jour des dégâts irréparables commis par tous ces malfaisants remis en liberté. Quand ressortira-t-il de prison ce violeur au couteau ? 8, 10, 15 ans ? Notre société doit avoir le courage de l’éliminer définitivement de la circulation, lui et tous les tueurs et violeurs d’enfants ».

Gollnisch.com 14/12/10

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Marseille: un collège attaqué au sabre et aux couteaux

Un silence oppressant a envahi le collège Henri-Wallon (14e). La cour et les classes, entièrement vides, résonnent du même écho sinistre. Depuis hier matin, l'ensemble des enseignants et l'équipe éducative ont décidé unanimement de laisser l'établissement fermé. Pas le choix. Le week-end n'a pas suffi à dissiper ces images de haine et de violence, qui hantent encore ceux ayant assisté à l'impensable.

Vendredi, aux environs de 14 heures, un groupe de jeunes gens surexcités a tenté d'assassiner un professeur, trois surveillants, deux conseillers d'éducation et même la gardienne, à coups de couteau et de sabre japonais. Sans l'intervention de Guillaume,l'un des enseignants, et celle de ses collègues, le sang aurait coulé : "Ils étaient clairement là pour nous tuer. Celui qui a sorti le sabre japonais a crié à ses complices : 'Plantez-les et vengez-vous !' Ça a duré 3 ou 4 minutes, mais j'avais l'impression que ça n'allait jamais s'arrêter."

L'incroyable détermination des jeunes gens commence à s'amplifier après une première incursion dans le collège, vers 13h30. Prétextant d'abord vouloir boire et se rendre dans les toilettes, quatre garçons, de 15 à 17 ans, étrangers à l'établissement, tentent d'y pénétrer. Après avoir proféré des insultes aux surveillants, ils sont raccompagnés jusqu'à la sortie. "Ils nous ont dit : 'bougez-pas, on revient', sur un ton très menaçant", se souvient Guillaume. Trois-quarts d'heure plus tard, un groupe de dix individus, agissant à visage découvert, se rassemble devant le portail. Quatre d'entre eux enjambent la grille et s'opposent d'abord à la gardienne, prise à partie la première. "On s'occupe d'eux et après on s'occupe de toi", lui lancent les intrus.

Le premier, exclu il y a quelques années de l'établissement, se transforme alors en meneur de cette expédition punitive, agissant de façon méthodique. "Il a sorti deux couteaux de cuisine de son blouson, qu'il a confiés à deux complices, détaille Guillaume. Ensuite, plongeant encore une fois la main dans sa veste, il a brandi un sabre pour le donner à un troisième garçon. Tout le monde se trouvait alors dans le hall."

Galvanisés par leur chef, les agresseurs vont tour à tour se ruer sur les fonctionnaires. Le premier réussit à parer un coup de couteau, porté à hauteur du coeur, selon un témoin. Une bagarre s'engage et l'arme tombe au sol. "J'ai réussi à la pousser d'un coup de pied, détaille Guillaume. Ensuite, j'ai vu le sabre japonais, au-dessus d'un autre surveillant. Par chance, il a réussi à se protéger." Peu à peu, la défense des victimes commence à décourager les agresseurs qui préfèrent prendre le large.

Hier soir, les suspects, dont certains sont clairement identifiés, étaient toujours en fuite. Le collège restera partiellement fermé jusqu'à mercredi, le temps pour les enseignants d'organiser un accueil personnalisé de tous les élèves pour analyser avec eux ce qu'il s'est passé et en souligner l'extraordinaire gravité.

La Provence - 14/12/10

 

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14/12/2010

Peine de mort: une pensée émue pour tous ceux à qui elle n'a été épargnée

Intervention de Bruno GOLLNISCH au Parlement Européen

 
Pour la huitième édition de la journée mondiale contre la peine de mort, j’aurai une pensée émue pour tous ceux à qui elle n’a pas été épargnées :
 
Pour les 220.000 enfants à naître innocents que l’on fait disparaître chaque année en France.
 
Pour Anne Mougel, cette jeune femme de 29 ans assassinée il y a quelques semaines à coup de tournevis par un récidiviste.
 
Pour ce gamin de 4 ans égorgé il y a dix jours à Meyzieu près de chez moi.
 
Pour ce vieil homme poignardé en janvier à Roquebrune par un homme qui avait déjà été poursuivi pour des agressions au couteau.
 
Pour les 6 à 700 innocents assassinés chaque année en France et combien de milliers d’autres en Europe et dans le monde.
 
Pour Marie-Christine Hodeau, Nelly Crémel, Anne-Lorraine Schmitt, et tant de leurs semblables dont le seul tort a été de croiser un jour la route d’un criminel que souvent la loi avait permis de libérer après un premier crime odieux.
 
Pour les victimes de tous les Dutroux, les Evrard et les Fourniret dont la vie, si elles ne l’ont pas perdue, a été saccagée.

Pour les morts de Londres, de Madrid et d’ailleurs victimes du terrorisme aveugle.
 
Je pense à eux parce que pour les victimes, on n’organise pas de journée mondiale. Mais souvent les bourreaux, eux, méritent la peine de mort.
 
Dans un Etat de droit, et là seulement, la peine de mort n’est pas un crime d’Etat. Elle permet de protéger définitivement la société et la population contre ces criminels dont c’est aussi, parfois, la seule voie de rédemption.
 
Gollnisch.com 

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Conférence de presse de Marine Le Pen le 13 décembre 2010 - Questions/réponses aux journalistes présents


Conférence de Presse de Marine LE PEN

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NPI. 13/12/10

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La basilique Notre-Dame d'Afrique rouverte en grande pompe

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(Cliquez sur la photos pour les voir en totalité)

Michel Vauzelle et Jean-Noël Guérini, respectivement présidents du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et du conseil général des Bouches-du-Rhône, ainsi que le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP) accompagnés d'une importante délégation sont arrivés en avion spécial pour la cérémonie.

L'archevêque d'Alger, le Jordanien Mgr Ghaleb Bader, a souligné que la basilique catholique, érigée dans les années 1850 par les colons français, était un symbole de l'Algérie mais surtout "un symbole des rencontres entre les personnes", lors d'un sermon devant plusieurs centaines d'invités.

Il faut que Notre-Dame d'Afrique reste un "symbole d'entente et de rencontre", a insisté Mgr Bader auprès du corps diplomatique et des dignitaires algériens, dont le ministre des Affaires religieuses et du Waqf, Bouabdallah Ghlamallah, les dirigeants de la wilaya (département) d'Alger et le patron du Front de Libération National (FLN, au pouvoir) Abdelaziz Belkhadem, représentant du président Abdelaziz Bouteflika.

"Notre Dame d'Afrique priez pour nous et pour les Musulmans", peut-on lire sur la paroi intérieure de la coupole, près de laquelle s'étalent peintures naïves de scènes de saints, prières en français, arabe et amazigh, langue des Kabyles algériens, et vitraux multicolores tout juste renforcés.

Dans une déclaration en marge de la cérémonie, M. Belkhadem a souligné que Notre Dame d'Afrique permettait de renforcer le dialogue entre les religions, cultures et civilisations.

"En Algérie, a-t-il aussi affirmé, il n'y a aucune forme de restriction dans la pratique religieuse, ni aucune distinction entre les musulmans et les chrétiens".

Le wali (préfet) d'Alger Mohammed Kebir Addou a fait l'éloge de la collaboration franco-algérienne pour restaurer la basilique. "Cela donne l'opportunité de resserrer les liens d'amitié avec la région de Marseille", a-t-il souligné, un clin d'oeil à Jean-Claude Gaudin, habitué d'Alger.

Tant Notre-Dame d'Afrique que son "miroir", Notre-Dame de la Garde, de l'autre côté de la Méditerranée à Marseille, ont été restaurées par les mêmes équipes.

L'architecte en chef, Xavier David, a expliqué les travaux de consolidation de l'édifice, à la fois de réparation, de restauration et d'insertion innovante de matériau de protection para-sismique.

"Cela n'a pas été facile au début", a reconnu Christian Pons, le chef de l'entreprise Girard chargée de l'exécution des travaux avec la partie algérienne, dont de jeunes professionnels ont été formés par les Compagnons du Devoir.

Notre-Dame d'Afrique a souffert d'abandon, surtout durant la décennie du terrorisme, et a subi une onde de choc grave du séisme de 2003 à Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), qui a menacé d'effondrement ses deux tourelles.

La basilique a maintenant retrouvé son panache pour un coût de 5,1 millions d'euros. L'UE en a versé un million, Marseille 1,08 M, l'Etat algérien et l'Etat français un demi-million chacun, le PACA 360.000 euros et des donateurs privés 35%.

Ces équipes sont désormais chargées de restaurer la basilique de Saint-Augustin à Annaba (600 km à l'est d'Alger), érigée en 1909.

Interrogé sur le nombre de catholiques en Algérie, Mgr Bader les a estimés à "quelques milliers", essentiellement des expatriés, tout en expliquant que Notre-Dame d'Afrique accueillait quelque 100.000 visiteurs par an, dont des musulmans qui vénèrent aussi Marie.

AFP. 14/12/10

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Meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt: "J'ai vu la mort en face" dit une autre victime

VIDEO http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/proces-l-horreur...

Valérie avait 26 ans lorsque ce 25 janvier 1995 elle croise le chemin de Thierry Devé-Oglou.

A la gare de Louvres (Val-d'Oise), "j'étais seule dans ce wagon à l'étage, j'ai entendu quelqu'un monter. Devant moi, il y a eu un homme. Il ne m'a pas regardée alors que je le fixais. Il s'est installé sur une banquette derrière moi".

Les portes se ferment, l'homme apparaît avec un couteau. "J'ai regardé ses yeux, son regard était extrêmement violent. Il était très nerveux. Il soutenait mon regard", était "menaçant".

Elle pense que l'agresseur en veut à son argent et lui tend son portefeuille. "Il l'a jeté et j'ai compris ce qu'il me disait: "Suce-moi". Par réflexe, la jeune femme se lève, "les mains en avant". Elle reçoit un coup de couteau qui la blesse à l'auriculaire droit.

"Il a volontairement donné un coup de couteau. Il a fait le geste!", se souvient-elle. Elle tente alors de l'apaiser en lui parlant, il répète "vite, vite, suce-moi". Elle s'exécute. L'acte accompli, Thierry Devé-Oglou redescend à l'étage inférieur.

Elle l'entend taper dans la cloison du RER en "criant contre lui-même". "Je priais pour qu'il m'oublie. Je venais d'être violée mais j'étais vivante", souffle-t-elle.

Il remonte à l'étage, son couteau à la main. "Il soutenait mon regard, je me suis dis qu'il n'était pas fort physiquement mais psychiquement. Il n'avait aucune pitié", se souvient-elle. "J'avais une bombe en face de moi", analyse Valérie.

De nouveau, elle lui parle, elle refuse la "liasse de billets" qu'il lui propose et lui demande de ranger son couteau "qui lui fait peur". Thierry Devé-Oglou accepte.

"Pardon", lâche-t-il avant de disparaître lors d'un arrêt dans une gare en forêt.

En février 1996, Thierry Devé-Oglou a été condamné pour ces faits par la cour d'assises de l'Oise à cinq ans de prison dont deux avec sursis.

AFP. 14/12/10

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D'une "occupation" l'autre...

Le « dérapage incontrôlé » de Marine lors de sa présence à Lyon vendredi dans le cadre de la campagne interne, en l’occurrence ses propos sur « l’occupation » de nos rues par les mahométans venant tout exprès prier à la Goutte d’Or pour faire acte de  prosélytisme, se révèle être un bon « coup médiatique ». Comme l’ont relevé la plupart des éditorialistes, cette polémique autour de propos plutôt anodins  à l’avantage de « durcir » auprès des adhérents  l’image de la vice-présidente du FN. Lors de ses nombreuses prestations sur les chaînes de radio, de télévision et de sa tournée des fédérations,  Marine  avait largement abandonné la thématique frontiste de défense de l’identité charnelle de la France,  pour axer  sa campagne sur la dénonciation, plus consensuelle, mais  toute aussi nécessaire par  ailleurs,  des  ravages économiques et sociaux de l’euromondialisme.

Propos anodins disions nous, parce que très souvent réitérés par les dirigeants et cadres frontistes et surtout parce que l’opposition  au fondamentalisme intégriste, l’exaltation des « valeurs républicaines » et de la « laïcité »  sont  largement partagées par l’ensemble de la classe politicienne.

Nous l’avons souvent souligné ici, la France ne subirait elle qu’une immigration de peuplement d’africains animistes ou de chinois confucéens, celle-ci serait tout autant intolérable et mortifère à terme pour notre identité nationale. Comme avec le voile intégral, le  rôle tenu par le  « méchant barbu le couteau entre les dents » est de même nature que l’opération de propagande  gouvernementale  menée ces derniers  mois autour de l’expulsion de quelques campements de roms : l’arbre qui cache la forêt de la colonisation démographique.

Loin de nous l’idée de sous-estimer les lourds problèmes posés par le développement du communautarisme islamiste agressif, mais Bruno Gollnisch n’entend pas pour sa part négliger pareillement le développement exponentiel  des «  petit Bamako »,  des  « Chinatown » et des « tamoul land »  sur l’ensemble de  notre territoire…autant de colonies qui ne sont pas non plus pour  rien dans la tiers-mondisation de la France et dans la paupérisation de notre peuple.

Enfin, à cette invasion démographique, à ce prosélytisme religieux, s’ajoute aussi plus largement la guerre culturelle livrée au  peuple français par  les marchands du temple audiovisuel.

Une propagande constante, insidieuse, sans répit  qui vise à couper définitivement notre peuple de ses racines civilisationnelles, à  contrôler  le  «  temps de cerveau humain disponible »,  à façonner les esprits pour imposer le modèle américanomorphe,  la société marchande multiculturelle et le métissage obligatoire. Une occupation là aussi bien réelle et pas moins dangereuse…

Gollnisch.com

13/12/10

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Nounou voilée à la crèche: licenciement confirmé

Chanteloup-les-Vignes.jpg

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La nounou voilée de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) a été déboutée lundi en début d'après-midi. Le tribunal des prud'hommes de Mantes-la-Jolie a rendu son jugement peu après 14 heures, validant son licenciement pour faute grave.

Fatima Atif avait été renvoyée en 2008 parce qu'elle refusait d'ôter son voile sur son lieu de travail. Le tribunal a estimé qu'il y avait eu une insubordination caractérisée de la part de la salariée. Le principe de laïcité qui était au coeur du débat a donc été respecté. La nounou a également été déboutée de sa demande de dommages et intérêts.

 

Fatima Atif avait attaqué son ex-employeur, la crèche Baby-Loup, située dans la cité sensible de la ville, pour licenciement abusif et elle réclamait 80 000 euros de dommages et intérêt. Renvoyée en 2008 après son refus d'ôter son voile à la crèche, elle avait porté l'affaire devant la justice et même saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

Cet organisme indépendant, alors présidé par , lui avait donné raison en mars 2010. A la rentrée dernière, son successeur à la présidence, , nommée depuis peu au gouvernent, avait décidé de réexaminer le dossier. Elle était intervenue le 8 novembre dernier, lors de l'audience du tribunal des prud'hommes, pour dénoncer l'avis rendu par son prédécesseur et se faire l'avocate de la laïcité.

«Une victoire pour les laïcs»

«C'est une victoire pour les laïcs et un soulagement pour Baby Loup», a déclaré Me Richard Malka, un des avocats de la crèche, à l'issue du prononcé du jugement. «Cette décision fera date», a-t-il poursuivi. Maurice Leroy, ministre de la Ville, a salué la décision: «ce jugement réaffirme l'application du principe républicain de laïcité auquel je suis profondément attaché et qui s'applique dans l'espace public. Il est toujours bon de rappeler que la laïcité est le respect de toutes les croyances et religions qui relèvent, elles, de la sphère privée».

Se félicitant de la décision, le président du Haut Conseil à l'intégration (HCI), Patrick Gaubert, a jugé que «l'application du principe de laïcité a clairement prévalu».«Toutes les communautés vont continuer à tranquillement cohabiter à Baby Loup car cela avait été un peu mis à mal», s'est félicitée Patricia Gomis, directrice-adjointe de la crèche.

Le jugement a été accueilli par des applaudissements dans la salle d'audience, tandis qu'un vif échange a opposé, quelques minutes plus tard à l'extérieur du palais de justice, les soutiens de la crèche à un homme, Ahmed, se présentant comme «citoyen français, représentant lui-même et sa religion». Le quadragénaire a notamment dénoncé «l'intégrisme laïc». Sihem Habchi, la présidente de Ni Putes Ni Soumises, lui a alors rétorqué qu'il faisait «le lit de l'extrême droite» pendant qu'un autre homme a entonné la Marseillaise.

Le Parisien - 13/12/10

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13/12/2010

Ecole et identité - Un avenir de crétins

Lorsqu’on se penche, encore une fois, sur les difficultés de l’Ecole en France, les faits sont tellement tordus par les discours, ou bien même occultés, qu’il devient difficile d’établir un diagnostic crédible, ou, du moins, acceptable par des gouvernants qui ne démordent pas de leurs buts, à savoir niveler par le bas les savoirs, formater les élèves à l’entreprise, marchandiser l’éducation, détruire les racines culturelles. Il est nécessaire alors de s’informer avec une louable persévérance, comparer par exemple ce qui est comparable, les pays analysés ne présentant pas les mêmes paramètres socio-énonomiques, sinon identitaires, de décoder les propos des uns, de dévoiler les motivations souvent peu louables des autres, de soulever des tapis pour montrer une réalité qui dérange, comme l’immigration massive qui plombe le système, de mener une enquête historique pour saisir les sources d’un pédagogisme qui nous fait tant de mal, bref, de devenir un expert. Sans compter l’expérience du terrain qui peut s’avérer très significative, au moins en confrontant les clichés politiquement corrects avec la réalité crue.

Je retiens quelques idées-forces, qui me semblent cruciales :

- D’abord, en plaçant l’élève au centre du système, on a programmé la destruction de ce dernier. Un enfant ne peut pas se construire lui-même, ni bâtir son savoir, découvrir et modeler de façon cohérente une perception viable du monde. C’est absurde intellectuellement, et c’est imposer aux jeunes un cahier des charges complètement délirant, qu’il n’est pas capable d’assumer;

- ensuite, en discréditant les savoirs hérités d’un long et glorieux passé (inutile de rappeler nos grands penseurs, écrivains, scientifiques etc.), au nom du présent, auquel notre utopie consumériste voue un culte, on se prive d’un terrain solide sur lequel bâtir un futur tout aussi cohérent : il n’y a pas d’avenir sans un passé revendiqué. Le constat est le même pour les pratiques éducatives. La mémorisation, l’emploi raisonnable du “dressage”, c’est-à-dire de la répétition, de la structuration programmée, méthodique, assumée, permettent de forger des outils, des réflexes, des habitudes propices à la compréhension des textes et à l’expression, tant orale qu’écrite. Au fond, c’est la règle en sport, où l’entraînement est indispensable pour être performant, de même que dans l’art et l’artisanat;

- en outre, le « libre jeu » des narcissismes, à base de modes imposées par le marché, de nombrilisme “démocratique” et de tout le blabla démagogique, sans compter les pratiques d’”éveil” et autres jeux récréatifs, qu’on prétend “créatifs”, doit être supprimé et la discipline d’antan restituée. Les pays asiatiques prônent le travail, la discipline quasi militaire. Cela n’interdit pas la pratique des arts, mais de façon sérieuse.

Pour finir, j’insisterai sur une idée qui me tient à coeur. Contrairement à ce que les “modernistes” avancent, nous ne nous appartenons pas. La langue que nous parlons nous a été léguée par nos parents, nos façons de penser, de sentir, d’aimer, de haïr etc. par notre pays et notre civilisation. Notre culture, notre identité nous traversent en nous faisant être nous-mêmes. Sinon nous ne sommes que des bulles anonymes. Notre devoir est de transmettre tout cela, qui doit être le centre du système. Nous devons donc inculquer la grande humilité et l’orgueil qui fait oser. C’est un combat.
Les raisons du rejet de l’Ecole sont donc aisément identifiables. En reniant notre identité, les finalités d’une formation en rapport avec ce que nous sommes, nous supprimons le gouvernail au bateau, sans compter le mode de propulsion, qui est au bâtiment ce qu’est la passion à l’individu. Ce n’est pas en prêchant une citoyenneté abstraite, un savoir-vivre moralisateur, des règles de boy scout coulées dans le bain de la diversité, ce n’est pas en achetant la paix scolaire par la culture du « plaisir » qu’on va redonner un sens, une âme à l’éducation.

L’échelle des valeurs est donc exactement contraire à ce qui est admis par nos thuriféraires pédagogistes et sociologues. Tout ne se vaut pas. Il conviendrait alors de remettre les idées en place, et de redonner du relief à ce qui a été sérieusement arasé. Il est tout de même inouï de trouver chez certains professeurs de Lettres une haine de la littérature, du livre, de la grammaire, de la langue, qu’ils s’efforcent de transmettre aux jeunes qu’on leur confie imprudemment. Oui, cela existe. Sait-on par exemple qu’une grande partie des certifiés de Lettres n’ont jamais passé le concours, qu’ils ont été intégrés dans le corps pour des raisons tout autres que celle concernant la discipline, sur des critères pédagogistes, donc idéologiques, que certains mêmes proviennent d’un autre cursus que celui des Lettres ?

Le problème est ainsi clairement celui des contenus. Tout, dans la logique actuelle des politiques éducatives, tend à les détruire, du moins à les vider de leur substance, pour privilégier une technicité médiocre, évaluée comme ensemble de « compétences », seul moyen de sauver la face et de générer un avenir de crétins.
Claude Bourrinet
VOXNR - 12/12/10

23:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)