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03/11/2014

Jean-Marie Le Pen porte plainte contre Jacques Séguéla qui l'a qualifié de "nazi"

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LE SCAN POLITIQUE - Sur le plateau de BFM-TV, le 20 octobre, le publicitaire avait qualifié le président d'honneur du FN de «nazi».


 

Jean-Marie Le Pen a annoncé jeudi qu'il déposait plainte pour injure contre Jacques Séguéla pour des propos tenus à la télévision dans lesquels il traite le président d'honneur du FN de «nazi».

Lors d'un débat avec le journaliste Serge Moati, le publicitaire avait prononcé sur BFM-TV le 20 octobre la phrase suivante: «Ce peut être le dernier cadeau que François Hollande fera, un cadeau empoisonné à la démocratie, que d'être tellement faible, avec une droite qui est en train de s'autodéchirer dans un duel à mort, et que ces deux monstres de droite et de gauche nous livrent pierres (sic) et poings liés à la fille de ce nazi».

«C'est pas un nazi», avait alors réagi Serge Moati, auteur de Le Pen, vous et moi, livre dans lequelle il ractonte sa relation avec le patriarche du FN.

 

Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen annonce avoir demandé à son avocat de déposer plainte pour injure, qualifiant Jacques Séguéla d'«habitué de l'insulte».

LE FIGARO - 30 10 14

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02/11/2014

Pour Marine Le Pen, la théorie du "grand remplacement" relève du "complotisme"

LE SCAN POLITIQUE - Souvent employé par son camp, le concept de «grand remplacement» ne plaît pas à Marine Le Pen. «Je pense de manière plus pragmatique», explique-t-elle au JDD.


 

Théorisée par Renaud Camus, l'idée d'un «grand remplacement» fait parfois fantasmer au Front national. Dans le Journal du dimanche , Marine Le Pen s'en démarque. «Le concept de grand remplacement suppose un plan établi. Je ne participe pas de cette vision complotiste», dit la patronne du FN. «Je pense de manière plus pragmatique que l'immigration est utilisée depuis trente ans par les grands milieux financiers pour peser à la baisse sur les salaires, avec une grande efficacité si j'en crois les derniers chiffres», poursuit-elle.

En 2010, Renaud Camus définit son concept de «grand remplacement dans l'Abécédaire de L'In-nocence, avant de lui dédier un ouvrage en 2013, titré Non au changement de peuple et de civilisation. Le principe? L'idée que, l'immigration aidant, des populations aujourd'hui minoritaires deviendront majoritaires en France.

Si Marine Le Pen prend ses distances avec ce concept, ça n'est pas le cas de son père, Jean-Marie Le Pen, qui s'est rallié à cette ligne en mai dernier lors d'un discours à Marseille. «Cette immigration massive risque de produire un véritable remplacement des populations», a prédit l'ancien patron du FN. Avec lui, Julien Rochedy, ancien président du FNJ croit aussi à cette théorie et l'utilise dans les communiqués officiels du Front national.

Son chef de cabinet affiche également une ligne différente et y voit un «phénomène démographique».

En octobre, Marine Le Pen avait déjà été interrogée sur la question, par France Inter. A l'époque, elle avait plutôt contourné la réponse. «La réalité c'est que notre pays vit une immigration massive. A partir du moment où on met en place le multiculturalisme, on ne permet pas à deux sociétés de vivre. On prend le risque de la confrontation des cultures», considérait l'eurodéputée. «Les sociétés multiculturelles sont des sociétés multiconflictuelles, toute l'histoire nous le dit. La culture de la France est la culture de la France et il faut s'y fondre. Il faut éradiquer de notre territoire l'Islam politique», poursuivait-elle.

LE FIGARO - 02 11 14

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Accueil hostile en Tunisie: BHL donne sa version !

A peine rentré de Tunisie, où l'attendait un comité d'accueil hostile, Bernard-Henri Lévy a tenu à donner sa version des faits. Il ne s'est pas passé «grand chose» à l'aéroport de Tunis Carthage, affirme le philosophe ce dimanche sur le site Internet du Point.

   

Arrivé dans la nuit de vendredi à samedi dans la capitale tunisienne, où il devait rencontrer des personnalités libyennes, l'intellectuel français avait eu la surprise d'être attendu par des manifestants hostiles à sa venue. Des dizaines de Tunisiens scandaient «BHL dégage» et «Non aux intérêts sionistes en Tunisie», le contraignant à sortir de l'aéroport par une porte dérobée.

Il s'agissait «d'islamistes ou peut-être d'exilés kadhafistes», affirme ce dimanche Bernard-Henri Lévy, qui préfère y voir un non-événement. «L'événement, s'il y en a un», note-t-il «c'est ce qui a suivi. Et c'est ce vent de haine et de folie qui s'est mis à souffler dans les rédactions, sur la Toile, sur les réseaux sociaux. En quelques heures, j'étais devenu, dans le meilleur des cas, je veux dire dans les journaux convenables, un "intellectuel juif", ou un "agent sioniste", venu semer le désordre et déstabiliser, à moi tout seul, la jeune tunisienne».

Et l'écrivain dément avoir eu l'intention de rencontrer, comme l'assurait Rue 89, «le Libyen Abdelhakim Belhadj et l'islamiste tunisien Rached Ghannouchi" - c'est-à-dire, si je peux me permettre, ce qu'il y a de moins fréquentable sur les scènes libyenne d'un côté, tunisienne de l'autre». Il dément également avoir été expulsé du pays, comme le rapportait une partie de la presse tunisienne samedi.  «Vous imaginez un citoyen français expulsé comme ça, sans raison, par un pays ami et, de surcroît, démocratique ? Et où en serions nous si les autorités tunisiennes [...] cédaient à la pression, je ne dis même pas de la rue, mais de quelques poignées de fanatiques drogués à l'antisémitisme le plus enragé ? Non. Tout cela est grotesque. Je suis parti quand ma réunion libyenne s'est terminée. Et les autorités tunisiennes, pour ce que j'en ai vu et su, se sont comportées de façon parfaitement normale».

Le Parisien - 02 11 14

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VIDEO - Route du Rhum: les 91 concurrents ont pris le départ à Saint-Malo

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http://www.leparisien.fr/sports/autres/10e-route-du-rhum-...

 

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STATS OCTOBRE 2014

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Pour 60% des Français, Marine Le Pen est la meilleure opposante à François Hollande

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9h30

Une majorité de Français (60%) estime que Marine Le Pen est la personnalité qui s’oppose le plus à François Hollande, selon un sondage IFOP pour Le Journal du Dimanche.

A la question, « parmi les personnalités suivantes de droite, laquelle s’oppose le plus selon vous dans ses propos et ses actions à François Hollande? », 60% des Français ont choisi Marine Le Pen, 21% Nicolas Sarkozy, 8% Alain Juppé, 4% François Bayrou et François Fillon. Parmi les sympathisants de l’UMP, ils sont 59% à avoir cité Marine Le Pen, 25% Nicolas Sarkozy et 10% Alain Juppé.

 

A la même question mais cette fois « parmi les personnalités suivantes de gauche », 41% des personnes interrogées ont choisi Jean-Luc Mélenchon qui devance Martine Aubry (22%), Arnaud Montebourg (14%), Cécile Duflot (12%) et Benoît Hamon (5%).

Parmi les sympathisants du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon devance de nouveau Martine Aubry, 47% contre 22%.

Le sondage a été réalisé par téléphone du 30 au 31 octobre, auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, elon la méthode des quotas.

Le Figaro

(Merci à Joe le Rassis)

FDS

20:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

« Les Déshérités ou l’urgence de transmettre » de François-Xavier Bellamy

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Note de lecture de Benoît Couëtoux du Tertre

♦ « L’obsession orthographique est un moyen pour disqualifier les moins savants. »

« Vous n’avez rien à transmettre. »
Ces mots d’un inspecteur général de l’Education nationale à François-Xavier Bellamy, qui effectuait sa première rentrée comme jeune enseignant, ont profondément marqué le jeune normalien, agrégé de philosophie, aujourd’hui maire adjoint de Versailles.
C’est en réponse à ce postulat que François-Xavier Bellamy a publié son premier livre Les Déshérités (éditions Plon) en septembre dernier, qui figure déjà au titre des succès littéraires de cette rentrée 2014. Dans cet essai sans concessions, le jeune enseignant en philosophie dénonce le « bouleversement intérieur » que représente ce refus de transmettre l’héritage culturel.


Cette rupture n’est pas, selon lui, un accident ou un échec mais relève d’une volonté réfléchie, d’un choix délibéré dont il établit la genèse dans la première partie de son livre à travers les trois figures de Descartes, Rousseau et Bourdieu. Descartes, parce qu’il oppose raison et transmission, appelant à « se défaire de toutes les opinions reçues auparavant… » ; Jean-Jacques Rousseau, parce qu’il considère que la culture pervertit et éloigne l’homme de son état de nature, seule « source de la sagesse, de la vertu et du bonheur » ; Pierre Bourdieu enfin, qui dénonce le coupable privilège des « Héritiers », que leur environnement social et familial a préparés à devenir l’élite qui accédera à son tour au pouvoir. Cette dénonciation des « Héritiers » par Bourdieu nous a conduits, trente ans plus tard, à l’affligeante situation des « Déshérités » que dénonce François-Xavier Bellamy dans son livre.

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Dans la droite ligne de la pensée soixante-huitarde, l’école vise aujourd’hui à déconstruire le patrimoine culturel qui était jusqu’alors transmis au fil des générations, et ce, dès le plus jeune âge. La transmission de la culture y apparaît comme éminemment suspecte, considérée comme « un héritage d’aliénation et d’enfermement ». Trop complexe et archaïque, issue d’un lointain passé et d’une longue et savante construction, la langue française comparaît au premier rang des suspects, vécue comme élitiste et discriminatoire. Le langage est ainsi décrit comme « fasciste » par Roland Barthès parce qu’il oblige à déterminer, distinguer et situer des identités. L’orthographe n’est pas épargnée : « L’obsession orthographique est un moyen pour disqualifier les moins savants », accuse Gabriel Cohn-Bendit. Et devant l’effondrement du niveau, ce ne sont pas les méthodes pédagogiques modernes qui sont mises en cause mais l’orthographe elle-même qui est accusée et qu’il faudrait d’urgence simplifier…

Au « savoir » considéré comme profondément inégalitaire car favorisant l’autoreproduction des élites, on oppose désormais les « savoir être » et « savoir faire ». Et la pseudo-droite n’a rien à envier à la gauche dans ce domaine. François-Xavier Bellamy rappelle ainsi opportunément que la ministre UMP de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, avait supprimé des concours d’entrée aux grandes écoles l’épreuve de culture générale, « la plus discriminatoire ». Il ne « fallait plus évaluer un élève sur son savoir, mais sur son intelligence et sur son parcours ». Nicolas Sarkozy, en son temps, n’hésitera pas non plus à moquer La Princesse de Clèves, que « seul un sadique ou un imbécile avait pu mettre au programme du concours d’attaché d’administration ».

La possession d’une longue culture, enrichie au fil du temps dans le silence des bibliothèques et des salles d’étude, n’a plus sa place à l’ère du tout numérique et de l’information immédiate où quelques clics permettent de récolter ce qui peut vous être utile (au risque de commettre de grossières erreurs comme l’ex-ministre Arnaud Montebourg croyant citer saint Augustin alors qu’il plagiait Wikipédia…). Dans ce contexte, le livre lui-même (dont l’auteur souligne l’homonymie latine liber qui signifie à la fois « libre » et « livre ») est en sursis. Il n’est toléré qu’à la seule condition de ne plus demander aucun effort : « Pas d’ennui, pas d’effort, sinon le livre ne sera pas lu du tout… » expliquent les collègues enseignants de François-Xavier Bellamy qui constate ainsi avec effroi que, après sept ans d’études secondaires, une large majorité des élèves arrivés en terminale n’ont jamais lu un livre en entier.

C’est ainsi la mémoire et l’identité d’un peuple qui disparaît de l’apprentissage scolaire. En complément d’un enseignement essentiellement utilitariste, les enseignants d’aujourd’hui fournissent aux jeunes générations un « bagage culturel », bagage dont on doit veiller qu’il soit le plus léger possible, comme on l’attend d’une valise lorsque l’on part en voyage… La culture est considérée comme un mal nécessaire, dont il est encore, hélas, indispensable d’acquérir quelques connaissances mais à titre purement utilitaire ou par simple loisir. Cette conception de la culture « tout entière pensée dans le vocabulaire de l’avoir », est réduite à une simple adjonction à la personnalité de chacun, dont l’essence propre serait totalement indépendante du moindre héritage culturel.

Cette rupture de l’héritage conduit à un monde indifférencié, ce monde gris et sinistre dans lequel nous évoluons aujourd’hui. Les « individus indéterminés, indifférenciés et indifférents, acteurs et produits parfaits de la société de consommation » qui errent sans but précis, tels des zombies poussant leurs caddies dans les allées de nos centres commerciaux, guidés par d’uniques préoccupations matérielles. La mondialisation passe ainsi par l’uniformisation du monde qui « dissout les cultures et nivelle les différences » et met tout à la portée de tous. Mais il faut aller plus loin encore, en niant les singularités de la Nature elle-même à travers l’ahurissante idéologie du genre : Pour déconstruire la nature, il faut déconstruire la culture et les « stéréotypes » qu’elle engendre aliénant la liberté de l’individu. Les différences sexuelles sont alors considérées comme une pure construction culturelle héritée des archaïsmes du passé…

Face à ce sinistre tableau, François-Xavier Bellamy considère qu’il est essentiel de revenir aux fondamentaux de la culture. Celle-ci relève bien davantage de l’être que de l’avoir, car elle fonde l’homme, représentant sa particularité propre et le différenciant de l’animal, « l’homme sans culture est étranger à sa propre humanité », souligne-t-il. Pour appuyer ses propos, il prend pour exemple « l’enfant sauvage de l’Aveyron », retrouvé au XVIIIe siècle dans les bois, éloigné de ceux de son espèce. Ce petit être n’était pas un animal mais il lui manquait une dimension intrinsèquement humaine du fait de son ensauvagement, dégradé parce que déshérité, privé de toute éducation… Ainsi, la culture participe à la création de l’homme. Celui-ci, à sa naissance, dispose de la faculté d’assimiler la culture mais ne naît pas avec la culture. Il ne peut accéder à sa propre spécificité que s’il reçoit d’autrui, s’il est dressé et éduqué. Rejoignant les leçons de l’éthologie, François-Xavier Bellamy confirme que l’homme est un être social dont la culture est inhérente à sa nature humaine. Aussi abandonner l’homme à la nature, c’est le dénaturer : « La transmission de la culture revêt une portée essentielle : ce qui est augmenté par elle, ce n’est pas l’acquis, l’avoir, le capital culturel de l’individu mais son être même ». Sans cela, reprenant la formule de L‘Emile de Jean-Jacques Rousseau, l’homme sans culture sera comme « un sauvage fait pour habiter dans des villes ». L’image est frappante, deux siècles après avoir été écrite, à l’heure de la « France Orange mécanique », marquée par la violence, où tant de nos contemporains vivent en urbains déracinés, lobotomisés par les programmes TV, seulement préoccupés par leur petit bien-être, oublieux de leurs racines, privés de toute verticalité…

Autre aspect fondamental souligné par l’auteur : cette culture qu’il faut transmettre ne doit pas être universelle. Une culture humaniste abstraite ne repose sur rien de tangible, au contraire de la culture particulière qu’est la nôtre. Ainsi en matière d’éducation, pour lutter contre les dérives sexistes dont les jeunes filles font l’objet, plutôt que débats et exposés, l’auteur préconise l’apprentissage par cœur des poésies de Ronsard ou l’étude de l’amour courtois et la mise en avant de modèles ou d’exemples pour enseigner aux élèves que notre civilisation a toujours respecté la figure féminine.

Sur cet aspect comme sur celui du laisser-aller en matière d’orthographe, l’importante proportion d’élèves d’origine non européenne pèse d’une très lourde responsabilité dans l’abandon de la transmission. François-Xavier Bellamy souligne avec raison, à la fin de son livre, que c’est en pensant à ces élèves maîtrisant très mal le français, insensibles, voire hostiles à l’histoire et à la tradition des Européens que l’on a renoncé à enseigner la culture de notre pays. Il considère, sans doute un peu naïvement, que la transmission de notre culture aux élèves extra-européens permettrait d’en faire de parfaits petits Français. A la marge peut-être, pour quelques-uns soucieux de s’assimiler, mais le jeune normalien semble oublier que si l’on peut sans difficulté assimiler des individus, on ne peut le faire pour des peuples entiers… De même, l’auteur affirme également ne pas croire au « choc des cultures » et considère que c’est plutôt le choc des incultures qui crée la violence. C’est négliger cependant un paramètre important : les élèves d’origine africaine, s’ils sont généralement incultes, n’en sont pas moins doués d’une forte conscience identitaire que ne possèdent plus les jeunes Européens de souche, du fait même du grand effacement de leur mémoire, par le refus de leur transmettre notre Histoire, nos valeurs et nos traditions.

Ces quelques aspects mis à part, Les Déshérités, par l’écho qu’il rencontre, s’inscrit dans le grand mouvement de contestation qui souffle aujourd’hui sur le pays, annonçant la fin du cycle ouvert en 1968. A ce titre, il faut lire et faire lire ce petit essai qui allie densité des arguments et richesse de l’écriture.

Benoît Couëtoux du Tertre
20/10/2014

François-Xavier Bellamy, Les déshérités ou l’urgence de transmettre, Plon, 28 août 2014, 207 pages.

Voir aussi : Les folies du pédagogisme totalitaire

Correspondance Polémia –

Image : 1re de couverture de l’ouvrage et son auteur.

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Conchita Wurst, « icône culturelle » de l’ONU ou la consécration de la femme à barbe par le nouvel ordre sexuel mondial

 

Denmark Eurovision Song Contest

Le travesti déguisé en femme à barbe qui se fait appeler Conchita Wurst va connaître la consécration en tant que symbole du nouvel ordre sexuel mondial.

En effet, après avoir gagné le concours Eurovision de la chanson, après avoir chanté devant le Parlement européen à l’invitation des principaux groupes politiques, Conchita Wurst chantera le 3 novembre pour Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU. Le concert aura lieu au siège de l’ONU à Vienne.

Ban Ki-moon a déjà fait savoir qu’il était impatient de rencontrer « une icône culturelle » ! Cela situe le niveau…

Le même jour, Ban Ki-moon et Conchita Wurst prononceront chacun un discours en faveur des revendications LGBTQI.

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MEDIAS-PRESS-INFO

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Nantes: la manifestation d'hommage à Rémi Fraisse vire à la guerilla urbaine avec les antifas

http://fr.novopress.info/177757/nantes-manifestation-dhom...

PHOTOS, TWEETS

Tous ces hommages mortuaires créent un climat extrêmement malsain. On y voit du moins comment ON sait manipuler les foules, leur donner "bonne conscience" tandis que l'anarchie se déchaîne, taguant les monuments aux morts pour la France (Gaillac)... 

 

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Eric Zemmour : “Les revendications philosophiques des opposants au projet de Sivens ne sont pas illégitimes”

 

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01/11/2014 – PARIS (via I-Télé)
Interrogé dans le cadre de l’émission “ça se dispute” au sujet de la mort de Rémi Fraisse, Eric Zemmour, tout en indiquant en quoi il se distinguait des militants de la ZAD de Sivens a indiqué : “Les revendications philosophiques des opposants au projet de Sivens ne sont pas illégitimes” . Eric Zemmour se livrant même à une critique du productivisme, des grandes surfaces et de la FNSEA ainsi qu’à la défense de la beauté gratuite des paysages.

A noter le discours simpliste et hystérique de Nicolas Domenach s’insurgeant contre toute critique du progrès. Ce à quoi Eric Zemmour a répondu que la progrès avait mené à la guerre de 14.

NOVOPRESS

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Le musulman Zerkoun soutient le converti Bettey : le FN devient-il un parti pro-islam ?

 

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Yazine Zerkoun, secrétaire général du collectif Marianne (association étudiante proche du FN) a apporté, dans les colonnes du site Boulevard Voltaire – http://www.bvoltaire.fr/yacinezerkoun/les-convertis-nexis... -, son soutien à Maxence Buttey [1], conseiller municipal Front national de Noisy-le-Grand (93) qui vient d’annoncer sa conversion à l’islam.

Le titre du texte de Zerkoun : « Les convertis n’existent pas : il n’y a que des musulmans » a le mérite d’être clair.

Mahomet renversant l’ordre chronologique (la révélation islamique étant postérieure aux révélations juive et chrétienne) a fait de cette apparente faiblesse une force par un tour de passe-passe sémantique. Muslim signifiant à la fois soumis à Dieu et musulman, et Abraham, Moïse et Jésus se disant soumis à Dieu, les voilà donc musulmans.

Les juifs et les chrétiens qui refusent ce syllogisme trahissent l’enseignement de Moïse et de Jésus. Ils doivent donc être « combattus » (dit le Coran en traduction française), le terme « tuer » est plus exact.

Yacine Zerkoun soutient Bettey en tentant de convaincre les lecteurs de Boulevard Voltaire que l’islam est simplement une religion, que l’on peut être élu de la nation sans être « graine d’islamiste ».

La takya a de beaux jours devant elle avec ce genre de type.

Il suffira, pour se convaincre du contraire, de nous remettre en mémoire les propos – cités par Zemmour dans « Le suicide français » – d’Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, petit-fils du fondateur égyptien de la confrérie islamique des Frères musulmans et frère aîné de Tariq Ramadan : « L’islam est une organisation complète, qui englobe tous les aspects de la vie. C’est à la fois un Etat et une nation, un gouvernement et une communauté, une morale et une force, ou encore le pardon et la justice. L’islam est en même temps une culture et une juridiction, une science et une magistrature, une matière et une ressource, ou encore un gain et une richesse. ».

L’islam régit l’intégralité de la vie des musulmans dans la Communauté des croyants (ou des soumis) : l’Oumma. Les adeptes de Mahomet n’obéissent qu’à cette nation musulmane. Et quand ils ne mordent pas la main qui les nourrit, c’est parce qu’ils ne sont pas encore en position de le faire.

Le poète, secrétaire général du mouvement Marianne, ne cite aucun passage du Coran pour étayer sa démonstration car il sait que le Coran jette l’anathème contre les juifs et les chrétiens, qu’ils y sont traités de « pervers, injustes, dissimulateurs, menteurs », qu’ils y sont « maudits par Dieu à cause de leur incrédulité », qu’ils y sont « transformés en porcs et singes par Dieu qui les a maudits ».

Alors Zerkoun n’utilise que les textes des Evangiles pour soutenir Buttey. La conversion de ce dernier est « la bonne nouvelle », écrit-il (du grec euangelion qui a donné « évangile »). Maxence Buttey est donc devenu par la magie noire du verbe de Yacine Zekoun, un saint musulman qui doit penser comme le Christ : « Heureux êtes-vous quand on vous insulte et qu’on vous persécute, et qu’on dit faussement toutes sortes de méchancetés contre vous. » (Matthieu, 5, 11).

Il reprend le thème christique du pardon : « L’islam est la religion du pardon. L’islam est pardon », écrit-il. Mais il ne dit pas en quoi consiste le pardon dans la religion du fou de La Mecque. Le pardon n’est accordé qu’à ceux qui rejoignent l’Oumma, seule la soumission est susceptible d’aboutir au pardon. Ceux qui refusent seront anéantis (en plus brutal : égorgés).

La dialectique de Yacine Zerkoun fait hésiter entre le risible, le ridicule et une provocation totale.

Risible par l’utilisation de paroles du christianisme et de la mention d’une pièce de Corneille pour conseiller un musulman fraîchement converti ; ridicule par l’écriture ampoulée et malsaine employée ; provocation par l’évocation d’une posture musulmane : poser le front au sol, d’une demande à Buttey à de ne pas démissionner du Front national, ni de son mandat d’élu, par le fait qu’il se réjouisse que son texte va amener les mécréants à se déchaîner dans leurs commentaires, « c’est tout ce qu’il leur reste », selon lui.

Rappelons qu’avant Yazine Zerkoun soutenant Buttey et sa soumission à l’islam, nous avons eu Julien Rochedy directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) jusqu’à ce mois-ci et conseiller municipal FN de Montélimar qui a comparé l’islam au bouddhisme ; Louis Aliot, vice-président du Front national et accessoirement compagnon de Marine Le Pen, qui a jeté que le FN s’adresse à tous les Français, y compris aux musulmans ; Bertrand Dutheil de la Rochère, conseiller République et laïcité de Marine Le Pen, qui, dans un communiqué officiel, a condamné ceux qui renvoient dos-à-dos islam et islamisme ; Steeve Briois, secrétaire national du FN, qui a interdit aux militants de manifester contre la mosquée de Quimper ; Maximilien Richonet qui, en se réclamant du soutien de Philippot, vice-président du Front National, a demandé au ministre de l’Intérieur la fermeture de Riposte Laïque pour incitation à la violence envers les musulmans ; le dit Florian Philippot qui a affirmé que l’islam est compatible avec la République dans son parti et a tapé au passage sur Eric Zemmour et son excellent « Suicide français » ; Gilbert Collard, député FN du Gard et secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, qui sur le plateau d’Anal + la chaîne super bobo, tombant dans le piège d’Aphatie, a mis sur le même plan christianisme et islamisme, oubliant sciemment ou non, que le fondement de notre culture est le christianisme et non l’islam.

Que les dirigeants du FN se souviennent que 94% de leurs électeurs (sondage de 2013) considèrent que l’islam est incompatible avec l’appartenance à la nation française.

Aujourd’hui, alors que les électeurs musulmans représentent moins de 4% des voix du FN, les adhérents et les électeurs du Front National assistent à une offensive de l’islam dans les rangs de leur parti. A croire que l’ensemble des dirigeants frontistes veut se convertir. Demain Marine Le Pen se fera-t-elle photographier en burqa ? Louis Aliot et Florian Philippot iront-ils comme Buttey à une prière de rue ?

Trêve de plaisanterie, la tentation pro-islam des dirigeants du FN doit prendre fin très rapidement sous peine de provoquer de gros dégâts chez ses électeurs et ses adhérents.

Marcus Graven

[1] Ce dernier, pour expliquer sa conversion et tenter de convertir d’autres membres du FN, a envoyé aux responsables départementaux du FN une vidéo prosélyte – https://www.youtube.com/watch?v=zpZPDaJrS-c&feature=s... – dont la niaiserie montre surtout la crédulité et la fragilité de ce garçon.

RIPOSTE LAÏQUE

00:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

01/11/2014

Communautarisme: soyons francs, clairs et cohérents. Par Bruno Gollnisch

31 octobre 2014

Soleil dans les nuages

Double-discours, double-langage, mépris des engagements envers les électeurs pris pour des imbéciles par des donneurs de leçons hypocrites…Le dégoût des Français pour les politiciens du Système ne va pas en s’arrangeant au vu de l’actualité de ces derniers jours. A cette aune, le procès fait au (nouveau) ministre de la Culture n’est pas le plus grave. Invitée du « Supplément « de Canal plus le 26 octobre, Fleur Pellerin qui a « déjeuné » avec le tout nouveau prix Nobel de littérature, le « gardien de la mémoire » Patrick Modiano, a avoué ne pas avoir le temps de lire depuis deux ans. Et même n’avoir jamais ouvert un livre de M. Modiano, pas plus le dernier qu’un autre. Imagine-t-on feu André Malraux nous expliquer ne pas avoir lu un livre pendant vingt-quatre mois ? Une faute professionnelle plus qu’une faute de goût peut-être, car quitte à consacrer un peu de temps à la lecture, il peut apparaître secondaire, pourquoi pas,  de se jeter sur les livres de Patrick Modiano, alors que tant de grands classiques, de  génies de la littérature, de grands écrivains français et étrangers méritent d’être lus et relus.

Les Français sont en revanche légitimement en colère lorsqu’ils apprennent que le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, est en délicatesse avec le fisc. Au motif que lui, le spécialiste très affûté, se serait trompé de bonne foi, affirme-t-il, dans le calcul de la valeur de sa maison de Perreux-sur-Marne. Or c’est de celui-ci que découle son entrée dans l’impôt sur la fortune (ISF).

Il est tout à fait légitime, le débat l’est en tout cas, de juger l’ISF contre productif, son assiette confiscatoire, de douter de son utilité et de ses bienfaits. Mais dura lex, sed lex, la loi est dure mais c’est la loi. M. Carrez a un devoir tout particulier d’exemplarité au vu des fonctions qui sont les siennes et ne peut s’exonérer du régime commun sans trahir le mandat qui lui a été confié par les électeurs.

Plus choquant encore, le député PS René Dosière, au vu des annexes du projet de budget 2015, a jugé hier «choquantes» les rémunérations dans les cabinets ministériels de ses amis du gouvernement Valls. Se serrer la ceinture ? C’est bon pour les autres ! «Par rapport au gouvernement Ayrault, a écrit M. Dosière sur son blogue, les rémunérations dans le gouvernement Valls (2014) sont en forte augmentation: +7,1% à 8.201 euros pour la rémunération brute moyenne d’un agent et +4,3% à 2.235 euros pour les indemnités de sujétion» (primes, NDLR).

«Les cinq rémunérations les plus élevées se trouvent au ministère de la culture (13 744 euros), au ministère de l’intérieur (12 987 euros), au ministère de la décentralisation (12 680 euros), au ministère du redressement productif (12 369 euros) et au secrétariat d’Etat à l’enseignement supérieur (12 222 euros)».

Si le «communautarisme financier» des membres du Système défraye la chronique, une autre «affaire», bien différente, a été exposée dans de nombreux articles ces derniers jours. Le blogue de Bruno Gollnisch avait réagi le 3 octobre, de manière d’ailleurs très mesurée, à la présence de Pierre Ducarne, 22 ans, candidat aux dernières municipales FN à Nancy (Meurthe-et-Moselle) sur le stand du « Kreuji ». En l’espèce «un collectif de 11 associations qui représentent la communauté homosexuelle bi et transsexuelle (LGBT) à Nancy. Avec le soutien de la ville, elle va prochainement ouvrir une maison LGBT au centre-ville » rapportait le média régional Loractu.

Nous avions fait état de cette information, redoutant que le message du FN soit brouillé par la présence médiatisée d’un candidat du FN auprès d’associations prosélytes en faveur du mariage, de l’adoption, de la PMA et GPA pour les paires homosexuelles. Et ce, deux jours avant la mobilisation de très nombreux élus, militants et électeurs frontistes dans les manifestations (à Paris et Bordeaux) en faveur de la défense de la famille traditionnelle et contre la loi Taubira.

Sans nous contacter directement, Pierre Ducarne avait vivement réagi à ce qu’il considérait comme une mise en cause injustifiée de notre part. Il a depuis précisé via les réseaux sociaux être opposé la création de cette maison LGBT, au «mariage pour tous», tout en se disant persuadé, comme Alain Juppé et la plupart des caciques de l’UMP, que la loi Taubira ne pourra être abrogée.

«On me présente a-t-il dit, comme un militant LGBT alors que je n’ai fait que discuter avec des membres de ce collectif dont je ne fais pas partie». «J’assume totalement a-t-il écrit sur internet, le fait d’avoir visité le stand du Kreuji (ainsi que d’autres d’ailleurs) non seulement pour l’intérêt que suscite ce projet (auprès des Nancéens ?, NDLR) et que j’ai pu ainsi découvrir mais également pour l’amitié que je porte à certaines personnes (de droite comme de gauche) impliqués dans sa réalisation ». Dont acte.

Le Monde le rapportait avant-hier, «accusé de soutien à une association homosexuelle», de «communautarisme», « le Front National - sans que Bruno Gollnisch la réclame ou soit intervenu dans ce sens, NDLR- avait engagé une procédure disciplinaire » à l’encontre de ce jeune homme.

Finalement« il a été décidé que la commission des conflits ne se réunirait pas sur son cas» comme il était prévu le 27 novembre, «qu’il n’était pas convoqué et qu’il ne serait pas sanctionné. Le dossier est vide , a dit Florian Philippot à Reuters avant de poursuivre : Pierre Ducarne n’a pas, en tant que responsable du Front National, soutenu une association communautariste, ce qui aurait été contraire aux valeurs du parti. Il n’est pas un responsable du parti et c’était dans un cadre privé. »

M. Ducarne outre son passage devant la commission des conflits, devait être « également convoqué devant la commission de discipline pour «insultes proférées envers un dirigeant du FN», et plus précisément envers Bruno Gollnisch ont affirmé à la presse Florian Philippot et Bruno Bilde (conseiller de Marine).

Pierre Ducarne s’est finalement fendu d’un petit mea culpa sur tweeter le 29 octobre : «Que la presse cesse d’instrumentaliser et détourner un quiproquo interne au FN pour alimenter une polémique fondée sur le bruit et la rumeur.» «Clarification faite avec le FN. Malentendu de part et d’autre. Moralité: il vaut mieux privilégier une explication sereine que de réagir à chaud.»

C’est en effet en réagissant à chaud, mettons cela sur le compte de la jeunesse, que M. Ducarne a commis un message, pour le moins maladroit, effacé par la suite, mais donc jugé insultant par Florian et Bruno (Bilde) – « je ne sais pas si j’ai été insulté…» a voulu temporiser Bruno Gollnisch, contacté par Europe 1. « M. Bruno Gollnisch écrivait le jeune homme le 6 octobre, serait bien inspiré de vérifier l’exactitude de ses informations avant de relayer tout et n’importe quoi. De respecter la liberté et la vie privée d’autrui. Mais M. Gollnisch se verra notifier tout cela par écrit et pourra ainsi juger de mon mécontentement. Le Mac Carthysme ça va bien » (sic).

Le jeune homme a finalement renoncé à «notifier tout cela par écrit » au professeur Gollnisch, qui du haut de son parcours intellectuel et des ses trente ans de militantisme au FN, n’a guère de leçons à recevoir en matière de défense de nos libertés fondamentales. Surtout, est-il nécessaire de rappeler que Bruno a toujours respecté la vie privée de chacun (justement parce qu’elle est privée !) et n’est pas animé par la moindre velléité d’établir une quelconque « police de la braguette » au FN comme dans le reste de la société française ! M. Ducarne a d’ailleurs avoué «qu’il n’y a pas de chasses aux homosexuels » au Front National.

Mais il s’agit de rappeler que la communication politique répond à des règles de base. La première d’entre elle veut que quand on est candidat à une élection, et si l’on souhaite continuer à l’être, on ne peut échapper dans l’espace public à l’attention médiatique et à l’interprétation de ses faits et gestes, a fortiori dans la commune dans laquelle on milite. En ce sens, si l’on souhaite que sa vie privée soit respectée et la dissocier nettement de sa vie publique, il n’est pas bien malin de poster, comme M. Ducarne l’a fait, une photo ou on le voit enlaçant un jeune homme sur le stand du Kreuji, assortie de la mention ambiguë « dédicace aux rageux et aux sectaires ». Peut-on s’étonner dans le contexte actuel que cela peut être aussi interprété comme un message politique ? Puisse la leçon être entendue.

« De toute façon, je me suis mis en retrait du parti depuis plusieurs mois. Et si on doit m’exclure, on m’exclura », a encore déclaré Pierre Ducarne qui vient aussi d’apporter son soutien à Maxence Buttey. « L’acharnement de certains sur ce jeune élu FN converti à l’islam est scandaleux. Laissez le libre de croire ce qu’il veut. Idiots », a-t-il énoncé dans un tweet le 26 octobre…

Ce jeune élu FN de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), est accusé de prosélytisme islamique par ses camarades de la fédération. Il lui est reproché –voir notre article en date de lundi dernier- d’avoir adressé à des membres du FN  une vidéo (Les miracles du Coran) vantant les mérites de la religion du prophète pour expliquer sa récente conversion. Une vidéo objectivement intellectuellement très médiocre, assez affligeante même, à peu près du niveau de celles que font les Témoins de Jéhovah…

La décision est tombée aujourd’hui, Maxence Buttey a finalement reçu de la direction du FN  un simple  rappel à l’ordre lui signifiant l’interdiction de tout prosélytisme religieux.

Sur le site Atlantico, Christophe Bouillaud,  professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble, a été interrogé simultanément sur les affaires Ducarne et Buttey. Contrairement à ce qu’il affirme, le cas Ducarne n’illustre pas «des contradictions au niveau de l’électorat du FN sur cette question. Il y en a un traditionnaliste qui n’arrive pas à normaliser l’homosexualité dans son mode de pensée alors que pour l’autre ce n’est pas important. Au niveau de l’actuelle direction du FN regroupée autour de Marine le Pen il n’y a pas trop de divergences sur le sujet. En revanche Bruno Gollnisch et Jean Marie le Pen pensent différemment mais cela reste un courant minoritaire ».

Cette analyse assez primaire est surtout fausse car elle confond l’accessoire et l’essentiel. Comme nous l’avons dit, ce que rejette le FN en bloc, et c’est là son positionnement politique partagé par tous, c’est la dérive communautariste et prosélyte, ni plus, ni moins. Le reste est affaire de conscience pour chacun.

M. Bouillaud, a contrario, est plus lucide quand il rappelle que « le FN n’a jamais été contre la religion musulmane »,  tout en soulignant « le manque de culture politique (de Maxence Buttey). Il n’a pas compris les dynamiques de l’électorat français et ce que signifie politiquement le mot immigration ».

« Le FN peut accueillir des gens nés musulmans parce que c’est un choix par défaut et qu’on accepte la religion de ses parents. En revanche l’idée de choix est très importante car cela nous engage autour des valeurs. Aujourd’hui on voit la conversion à l’islam comme un rejet de la société française ». C’est en tout cas comme cela qu’elle est perçue par la très grande majorité de nos compatriotes.

C’est en restant ferme dans sa dénonciation du prosélytisme communautariste, sans excès mais sans faiblesses coupables, que le Front National apportera de la clarté dans un débat politique qui en a bien besoin. C’est aussi sur notre cohérence que nous sommes jugés, affirme Bruno Gollnisch, et nous le serons tout particulièrement lors de la grande échéance de 2017 pour porter Marine Le Pen et nos idées au pouvoir.

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Manifeste pour une nouvelle politique internationale de la France. Par Aymeric Chauprade

La France face à la question
islamique : les choix crédibles pour un avenir français

Publié par Aymeric
Chauprade
le 11 août 2014 dans Articles

 

Il est loin
le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de
sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes
et chiites. Ce temps-là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à
Saddam Hussein en passant par Hafez el Assad. Le temps de régimes autoritaires
tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à
toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que
d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu
laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique. C’était
aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et
pas encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les
ponts et l’Autorité palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas.

Prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

Ce temps des
nationalismes arabes est bien révolu. Rongé par la corruption de ses propres
élites, dévasté volontairement par la politique américaine (ennemie des
nationalismes pétroliers) autant que par l’énorme erreur stratégique d’Israël
avec lequel il aurait pu s’entendre pour assurer à la fois l’existence d’un État
palestinien et la sécurité de l’État juif, le nationalisme arabe a signé son
acte de décès.

En septembre
2001, la collusion probable entre une partie de l’État profond américain et
l’État profond saoudien (ses services de renseignement), qui fut une sorte
d’aboutissement paroxystique d’une alliance monstrueuse née dans la guerre
d’Afghanistan face aux Soviétiques, créa une onde sismique mondiale. Le
fondamentalisme sunnite se déchaîna tandis que les États-Unis, profitant de la
“guerre contre le terrorisme” tentèrent d’opposer l’utopie d’un projet
unipolaire à l’évidence du monde multipolaire.

Les
partisans de la politique américaine purent successivement applaudir la guerre
en Afghanistan contre des Talibans que Washington, Islamabad et Riyad avaient
créés, la destruction du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les révolutions
colorées en Géorgie puis en Ukraine pour faire pièce à une Russie renaissante
grâce à Vladimir Poutine, ou bien encore la politique d’isolement de Téhéran au
prétexte d’une possible bombe iranienne.

Fiction
occidentale, le “Printemps arabe” ne fut qu’un sombre festival qataro-saoudien.
Le Qatar et ses amis “Frères musulmans” purent s’offrir les régimes Ben Ali en
Tunisie, Moubarak en Égypte, Kadhafi en Libye, la terreur et le chaos en Syrie.
Quant à l’Arabie Saoudite, elle emporta le deuxième acte au Caire en éliminant,
grâce aux généraux égyptiens, Morsi et ses Frères musulmans mais elle disputa
au Qatar l’influence sur les groupes terroristes en Syrie.

Toute cette
œuvre funeste d’égorgements, de décapitations, de viols des jeunes chrétiennes
ou chiites vierges, d’exécutions sommaires, de prisonniers enterrés vivants, de
vidéos macabres postées sur Youtube et téléchargées des dizaines de milliers de
fois dans nos banlieues, tout cela nous le devons “à nos magnifiques alliés”,
nos nouveaux amis du Moyen-Orient, gorgés de pétro-dollars, le Qatar et
l’Arabie Saoudite.

Le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient :
chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

La dernière
fois que nos gouvernants eurent un peu de bon sens au Moyen-Orient ce fut en
2003 quand Chirac refusa de s’associer à la guerre américaine en Irak. Certes
notre politique était alors à la remorque de l’Histoire ; certes elle
s’accrochait à des régimes finissants, mais c’était une politique “du moindre
mal” et ce n’était déjà pas mal. Du moins nos ambassadeurs arabisants de
l’époque, avant que Sarkozy et Hollande ne remplacent ceux-ci par des
humanitaires naïfs quand ils n’étaient pas des hommes d’affaires cyniques, du
moins ces vrais ambassadeurs (comme celui qui m’avait accueilli en février 2003
à Bagdad pour rendre à Tarik Aziz sans doute l’une de ses dernières visites)
connaissaient-ils cet Orient compliqué et anticipaient-ils les horribles
carnages communautaires qui devaient inéluctablement se produire en lieu et
place des vieux régimes “laïcs”.

Nous avons
le résultat de cette folie sous nos yeux et ce bilan n’est pas seulement le
bilan de Washington. Non ce n’est pas seulement la faute de Washington car
Sarkozy et Hollande (et avec eux Juppé et Fabius) portent une très lourde
responsabilité dans les génocides communautaires (les chrétiens, les Alaouites,
les chiites duodécimains, les Yazidis…) en œuvre aujourd’hui en Syrie et en
Irak comme ils sont directement responsables des massacres tribaux en Libye.

Défendre militairement les Chrétiens d’Irak

À mes yeux
Sarkozy et Hollande se sont rendus complices, par ces choix, de crimes contre
l’Humanité. C’est à tout le moins ce qui devrait les disqualifier à jamais aux
yeux des Français.

Sarkozy plus
qu’Hollande d’ailleurs puisque c’est l’UMP qui, finalement, aura le plus
brutalement rompu avec les fondamentaux gaulliens de la politique étrangère
française pour nous aligner sur les politiques américaine, qatarie et
saoudienne. Mais Hollande vaut-il mieux lui qui, en 2012, voulait envoyer notre
armée attaquer l’État syrien, en tentant de nous refaire le coup américain des
armes de destruction massive? Lui qui ne propose aujourd’hui comme seule aide
aux Chrétiens d’Orient, face à la poussée de l’État islamique en Syrie et Irak,
que l’envoi de colis alimentaires?

Nous devons
aider les Chrétiens à rester chez eux, à défendre leurs villages, leurs
églises, car ils étaient les premiers sur la Terre d’Orient. Je soutiens
donc sans réserve les frappes militaires américaines contre l’État islamique et
j’affirme que c’est l’intérêt et l’honneur de la France que de se joindre à ces
frappes.
Moi qui suis le premier à m’opposer à la folle politique des

États-Unis en Ukraine, je sais aussi refuser le systématisme et dire que les
Américains ont fait le bon choix en aidant le gouvernement irakien.

Mais la
logique impose d’aller plus loin, d’avoir le courage d’accepter l’erreur
occidentale en Syrie ce qui signifie s’allier à nouveau avec Bachar al Assad et
l’aider à détruire les foyers islamistes qui gangrènent son pays.

Nous avons
mené une guerre pour rien en Afghanistan dans laquelle de nombreux soldats sont
morts pour la France et des milliers d’autres y ont perdu un membre, un œil,
une aptitude physique ou mentale. Nos Rafales ont pilonné l’Armée régulière
libyenne et nos hélicoptères lui ont infligé de lourdes pertes. Nos services
spéciaux ont vendu, avec l’argent du Qatar des armes aux islamistes syriens
dans le seul but de miner l’État syrien dans ses fondations. Devrions-nous
alors nous contenter d’envoyer quelques colis pour les Chrétiens d’Irak ?

Certes le
principe de non ingérence est un principe essentiel auquel je tiens
beaucoup. Mais je crois aussi au principe de solidarité civilisationnelle. La
France reste à mes yeux la Fille aînée de l’Eglise, celle qui a secouru les
Chrétiens du Liban en 1860, et ces chrétiens sont mes frères. C’est ce principe
d’ailleurs qui me rend critique à l’égard du traitement injuste de De Gaulle à
l’encontre des Harkis lesquels s’étaient battus pour la France. Je défends la reapolitik
mais jamais contre l’honneur de la France. La France est une personne, elle a
un honneur, pas seulement des intérêts. C’est donc ce principe de solidarité
civilisationnelle qui peut justifier exceptionnellement l’ingérence.

Il faut
choisir, soit nous accueillons ces pauvres gens au motif de la préférence
chrétienne qui devrait être une évidence en matière d’asile, soit nous aidons
activement (solution que Louis Aliot a préconisé le premier et qui a été
malhonnêtement déformée par les médias en une forme d’indifférence à l’égard
des chrétiens) les Chrétiens d’Orient à rester sur une terre où leurs prières
en araméen s’entendaient à l’époque du Christ, six siècles avant l’apparition
de l’islam.

Telle est
donc ma position, que j’assume et que j’affirme, à savoir que la France devrait
s’associer aux frappes militaires américaines pour soutenir l’armée régulière
chiite et les Pershmergas kurdes dans leur combat contre l’État islamique.

Casser la dynamique califale et éliminer les
djihadistes citoyens français

Il y a un
enjeu essentiel dans la destruction de ce califat. C’est qu’il a muté du statut
de califat régional au statut de califat mondial. Son calife s’est proclamé
calife mondial et il a obtenu le ralliement de plusieurs imams radicaux
influents dans le monde islamique sunnite, dont un en Indonésie le plus grand
pays musulman du monde. Le risque de propagation est évident et les Américains
l’ont compris. Il faut impérativement écraser sous un déluge de feu ces fous
qui mutilent les femmes, les vendent comme esclaves sur les marchés de Mossoul,
assouvissent sur elles leurs instincts criminels et inondent le monde de leurs
vidéos macabres. Vladimir Poutine a eu des mots aussi brutaux que de bon sens
vis-à-vis de ces islamistes que les Russes ont combattu en Tchétchénie (tandis
que les Américains les aidaient) ou qui ont massacré des dizaines d’enfants à
Beslan. “Il faut butter les terroristes jusque dans les chiottes”. Ce n’est pas
très politiquement correct mais c’est le meilleur programme face à l’islamisme.

Et ce
programme ne doit pas s’arrêter là. Nous savons que près de 1000 djihadistes
disposant de la nationalité française sont partis combattre en Syrie et en Irak
et que beaucoup ont rallié le califat islamique. Nous ne devons pas les
considérer comme des égarés mais comme des ennemis qui reviendront bientôt en
France, forts de leur expérience militaire, l’esprit affranchi de toute limite
après les exactions commises (viols, tortures, décapitations). Nous devons les
éliminer in situ et ce devrait être le rôle de nos services spéciaux de
s’en occuper dès maintenant. Nous ne pouvons prendre le risque d’attendre
qu’ils reviennent. Arrêtés et emprisonnés en France ils seront de puissants
moteurs de conversion à l’islam dans les prisons et donc un facteur
supplémentaire de propagation du fondamentalisme islamique dans notre pays. Il
revient la responsabilité à chaque nation européenne (France, Royaume Uni…)
d’éliminer ses ressortissants djihadistes avant qu’ils ne reviennent.

Affronter la corruption de la politique et de
l’économie française par le Qatar et l’Arabie Saoudite

L’origine de
cette catastrophe, on ne le répètera jamais assez, c’est tout simplement qu’à
partir de la présidence Sarkozy la France a complètement mis sa politique arabe
dans les mains du Qatar et de l’Arabie Saoudite et que sa diplomatie est
devenue, de fait, la principale sous-traitante de ces deux puissances
islamistes.

La Libye a
été, par excellence, la guerre de sous-traitance des intérêts qataris. Le
calcul occidentaliste (États-Unis et forces européennes alignées) fut le
suivant : ajouter au Qatar (2e réserve gazière du monde après la
Russie) le formidable potentiel gazier de la Libye et briser ainsi (en plus du
gaz de schiste américain) la dépendance de l’Union européenne au gaz russe.
Voilà bien une étrange vision stratégique qui consiste, sur le long-terme, à
préférer dépendre d’un gaz “fondamentaliste” plutôt que du gaz russe!

Depuis
l’assassinat de Kadhafi (20 octobre 2011) cautionné par l’Occident
pro-américain après la violation des promesses faites à la Russie (s’en tenir à
la zone d’exclusion aérienne et ne pas aller jusqu’à la destruction du régime),
le résultat de l’opération libyenne ne s’est pas trop fait attendre: début 2013
la France devait intervenir militairement au Mali pour freiner la progression
fulgurante des amis du Qatar et de l’Arabie Saoudite, et au mois de juillet de
cette année, l’ONU, Washington et la quasi-totalité des pays occidentaux
décidaient de fermer leur représentation et d’évacuer leurs personnels.

On ne dira
jamais assez combien ce chaos libyen tient d’abord de la responsabilité de
Sarkozy et au moins autant de Juppé présenté pourtant comme un vieux “sage”.
Dès 2011, je prédisais que le pillage des dépôts d’armes en Libye par les
tribus et les milices islamistes conduirait à une situation chaotique
comparable à celle de l’Irak en 2003, lorsque les Américains choisirent de
détruire l’armature sunnite de l’État irakien qui allait constituer l’embryon
de ce qui est aujourd’hui devenu… l’État islamique.

Comme si
cela ne suffisait à leur incompétence et leur arrogance, Sarkozy et Juppé ont
ajouté l’erreur syrienne à l’erreur libyenne, une fois encore inspirés
(commandés?) par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Hollande (qui aurait voulu sa
guerre aussi, comme Sarkozy) n’eut alors qu’à s’enfoncer plus avant dans
l’erreur de ses prédécesseurs. La France fut en pointe dans la volonté
d’emmener l’Occident en guerre contre Bachar el Assad jusqu’à se ridiculiser
lorsque les États-Unis, plus pragmatiques, finirent par trouver un accord avec
les Russes.

La poignée
de main avec le Diable se paie toujours très cher. Cette soumission de nos
choix diplomatique à Doha et Riyad est davantage qu’une faute extérieure, c’est
un crime intérieur. Mais ce crime a une explication : de nombreuses
personnalités clés de l’UMP et du PS ont été achetées par l’argent du Golfe ce
qui explique que Sarkozy ait défiscalisé les investissements qataris et laissé
le Qatar entrer au capital de plusieurs grands groupes stratégiques français.
C’est aussi ce qui explique que le Qatar ait proposé à l’ancien Président
français de diriger un fonds d’investissement qatari. Hollande lui-même n’a
rien fait pour arrêter la politique de pénétration du Qatar ; il a simplement
essayé de déplacer le curseur davantage vers l’Arabie Saoudite. Il faut dire
que l’Arabie Saoudite pèse au bilan de nombre de grands groupes français
(armement, construction, luxe…) et va investir 15 milliards d’euros dans le
Grand Paris. Je ne ferai pas ici le catalogue à rallonge de la pénétration de
l’argent saoudien et qatari dans nos industries, nos banques, nos banlieues…
Voyez un Dominique de Villepin prendre aujourd’hui des accents gaulliens dans
sa critique d’Israël mais qui fut un partisan acharné de l’intervention contre
Kadhafi probablement parce qu’il est un avocat attitré du Qatar. N’était-ce pas
lui qui, à défaut de devenir le candidat de l’UMP pour la présidentielle, tenta
de devenir le porte-drapeau des jeunes musulmans de banlieues?

Pendant que
nos médias font leur couverture sur les prétendus “agents russes” en France
(comme si l’on avait besoin d’être payé pour défendre la bonne entente avec la
Russie et pour prôner le monde multipolaire!), ils ferment les yeux sur les
millions d’euros qui abreuvent les politiques de l’UMP et du PS ou les
instituts de relations internationales, presque tous devenus pro-Golfe donc
anti-Iran, anti-Syrie et anti-Russie, mais favorables à l’intégration de la
Turquie. Dans ce contexte on comprend mieux aussi la “pensée unique”
anti-Israël qui s’installe dans ces milieux subventionnés. Israël ayant perdu
la guerre de l’image (et comment la gagner face à des images d’enfants
palestiniens déchiquetés?), on ne prend plus beaucoup de risque aujourd’hui à
taper sur Israël sur les plateaux de télévision.

Pour le
système UMPS et ses “experts” subventionnés, la double alliance avec les
musulmans de France et l’argent du Golfe est une aubaine : c’est le double
jackpot puisqu’ils empochent l’argent du Golfe en même temps qu’ils commencent
à récolter le vote musulman.

Par conséquent ne pas se tromper d’ennemi!

Je m’adresse
à ceux qui sont capables de regarder la réalité en face et donc de surmonter
leurs réflexes et héritages idéologiques. L’un des grands défis de la politique
tient en effet à la capacité de s’adapter à des circonstances qui changent afin
de rester soi-même. Pendant la Guerre froide, j’étais anti-communiste donc
anti-soviétique et favorable à l’alliance avec les États-Unis. Aujourd’hui je
défends l’indépendance de la France et de l’Europe face aux États-Unis et par
conséquent je regarde la Russie comme nécessaire partenaire stratégique,
d’autant qu’elle défend les fondamentaux de la civilisation chrétienne. Les
Rois de France ont fait des retournements d’alliance (vers l’Autriche sous
Louis XV) que les opinions publiques ne comprirent pas tant l’habitude de haïr
un ennemi séculaire était ancrée dans la conscience populaire.

Mes
positions politiques ne sont pas et ne seront jamais déterminées par mes
amitiés personnelles et je sais même qu’aujourd’hui certains de mes amis
pro-palestiniens auront du mal à les comprendre. Je connais tous les pays
arabes, j’ai même été longtemps consultant pour un Royaume arabe, et je n’ai
jamais été en Israël. J’ai une histoire personnelle avec le monde arabe et les
positions que je prends me coûtent sur le plan affectif mais c’est le devoir de
celui qui aspire à gouverner derrière Marine Le Pen de ne penser qu’à l’intérêt
supérieur du pays. Car un vrai patriote français doit être capable de
hiérarchiser les dangers qui menacent la France, de refuser l’idéologie et les
constructions intellectuelles simplistes lui désignant un ennemi mondialiste
imaginaire contre lequel il faudrait mener une révolution mondiale. Israël
n’est pas l’ennemi de la France. La France n’a aujourd’hui qu’un véritable
ennemi : le fondamentalisme islamique sunnite. Certes Israël est aujourd’hui
encore très lié aux États-Unis mais ceux-ci commencent à s’en détourner et
Israël adopte une posture multipolaire en construisant des relations fortes
avec la Russie, l’Inde, la Chine. A moins donc qu’il ne soit gouverné par un
antisémitisme obsessionnel, un patriote français ne peut chercher à former, contre
Israël, et avec l’extrême gauche pro-palestinienne, la racaille de banlieue et
les islamistes une alliance à la fois contre-nature et sans issue politique.

Certains
m’objecteront qu’Israël a tout fait pour créer cette situation qui a conduit au
remplacement du nationalisme palestinien originel par le Hamas, tout ceci afin
de renforcer la cohésion des Occidentaux autour de l’État juif. C’est possible
(on se souvient que Cheikh Yacine fut en effet ramené en Palestine par les
Israéliens pour faire contrepoids à Arafat), mais si c’est le cas, cette
stratégie a réussi et, de fait, les Européens de l’Ouest se trouvent dans le
même bain que les Israéliens. Par conséquent, je ne vais pas attendre que mon
pays soit repeuplé par une majorité de musulmans radicalisés pour déclencher le
grand soir contre un capitalisme dit apatride! Je n’ai qu’une priorité,
impérieuse, c’est le peuple français, et mon combat politique ne s’articule pas
autour de la lutte contre le sionisme!

Regarder en face le problème islamique en France

Ne nous
laissons pas gouverner par des obsessions idéologiques. Regardons la réalité.
L’histoire est largement le produit des dynamiques démographiques. Mon
engagement politique est d’abord fondé sur la volonté de maintenir la France
dans sa civilisation, la civilisation française elle-même composante de la
civilisation européenne. Je défends la nation française, sa civilisation qui a
1500 ans comme je défends la civilisation européenne. La France a évidemment
besoin de profondes réformes économiques, et d’une réforme morale sans doute,
mais elle est, avant tout, menacée par le remplacement de sa population
historique par une population en majorité africaine et musulmane. Il s’agit là
d’une évidence qu’aucun déni de réalité ne saurait masquer. Les Français de
souche sont peu à peu remplacés et comme l’assimilation ne fonctionne que pour
une partie seulement de cette nouvelle population extra-européenne (celle qui a
eu la volonté de s’assimiler), la France s’expose mécaniquement à la
perspective de ne plus être, d’ici une ou deux décennies, ce qu’elle a été
depuis son origine c’est-à-dire une nation de souche européenne et de culture
chrétienne. Ce phénomène n’est pas propre à la France. D’autres pays d’Europe
occidentale le connaissent et les États-Unis aussi qui voient leur population
WASP (White Anglo-Saxon Protestants) en voie de minorisation.

Or je suis
certain qu’il existe une majorité des Français qui ne veulent pas voir la
France perdre sa civilisation et je suis certain aussi qu’une majorité politique
peut se construire avant 2017 autour de cette idée que Marine Le Pen incarne
mieux que quiconque. Il n’y aucune autre solution crédible que de construire
cette majorité avec ceux qui ont déjà compris le lien entre le défi islamique
intérieur et le défi islamique extérieur.

De ce point
de vue, le sort des minorités chrétiennes d’Orient, projection dans l’avenir de
ce que pourraient vivre les Français dans une France majoritairement islamisée,
comme le sort des Juifs de France de plus en plus victimes de brimades quand il
ne s’agit pas de violence, devraient aider les Français à comprendre que
l’unité de la France ne va plus de soi et que de grands périls pèsent sur elle.

Le nouvel
antisémitisme vient d’une partie de la communauté musulmane qui associe les
Juifs à la politique d’Israël. Les manifestations pro-palestiniennes récentes
ont apporté la preuve évidente, d’une part que la cause palestinienne est
devenue une cause islamiste, d’autre part que l’antisionisme ne cherche même
plus à s’y distinguer de l’antisémitisme (on a même vu dans ces manifestations
des pancartes se référant à Mohammed Merah, tueur d’enfants juifs). Bien
évidemment, tout Français lucide n’est pas dupe quant au jeu symétrique du
communautarisme juif, lequel a ses propres raisons de se victimiser pour
soutenir la logique d’émigration vers Israël. Mais l’exagération ou
l’instrumentalisation n’enlèvent rien à cette réalité implacable que les
enseignants de l’Education nationale relèvent depuis des années maintenant dans
les copies de beaucoup d’élèves issus de l’immigration. Un pan entier et
important de la population de nationalité française d’origine arabo-maghrébine
et musulmane n’est plus seulement antisioniste, il est antisémite
.

Certains ont
reproché à Marine Le Pen d’avoir défendu la Ligue de Défense Juive. Ils n’ont
pas compris sa position. D’abord Marine Le Pen a toujours été du côté des
libertés, cela a été vrai à l’époque de la polémique sur Dieudonné ; c’est vrai
aujourd’hui à propos de la LDJ. Elle ne cautionne ni Dieudonné ni la LDJ, mais
se méfie simplement de ces velléités d’interdictions qui peuvent ouvrir la voie
à n’importe quelle autre interdiction sous n’importe quel autre prétexte.
Lorsqu’un militant de la LDJ a poignardé un commissaire de police, l’affaire a
été étouffée par la gauche et personne n’a demandé à interdire la LDJ. Tout à
coup, parce que la LDJ fait le coup de poing contre les militants
pro-palestiniens (dont de nombreux casseurs), il faudrait l’interdire? La
vérité c’est que la LDJ n’est que le reflet d’une posture d’auto-défense d’une
communauté qui se sent de moins en moins en sécurité en France, comme
d’ailleurs des millions de Français eux-mêmes agressés par la racaille. Voilà
la question qu’il convient de se poser! Marine Le Pen a parlé, une fois de plus,
en faveur de la liberté et de la sécurité, deux thèmes centraux de son
programme politique.

A moins d’un
changement politique de grande ampleur, les Français juifs peuvent donc se
faire du souci sur leur avenir en France car ni l’UMP ni le PS ne constitueront
pour eux un rempart. En plus d’être achetés par le Qatar et l’Arabie Saoudite,
nos gouvernants de l’UMP et du PS ont fait le choix cynique du poids
démographique de la clientèle électorale musulmane. C’est ce qui explique avec
quelle facilité le communautarisme musulman tire ce qu’il veut (construction de
mosquées cathédrales, entorses multiples à la laïcité…) des municipalités UMP
et PS. C’est aussi ce qui explique la propagation d’une pensée unique
“pro-palestienne” dans les médias dominants. Chez ce personnel politique lâche
de l’UMPS qui a toujours obéi à celui qui parlait le plus fort, on pensait
avant que “les Juifs étaient puissants” donc on fermait les yeux sur le sort
des enfants palestiniens mais aujourd’hui premièrement on sent l’isolement
croissant d’Israël, deuxièmement on “palpe” l’argent du Golfe et troisièmement
on mesure l’importance de la clientèle musulmane en France, donc on peut se

dire sans grand risque pro-palestinien. Mais moi je ne serai pas de ceux qui
cèdent aux ficelles émotionnelles de la guerre de l’information employées hier
contre l’Irak ou la Serbie pour justifier les bombardements sur Bagdad et
Belgrade, et mobilisées aujourd’hui contre la Russie à propos de l’Ukraine
autant que contre Israël à propos des Palestiniens. Un Français doit raison
garder et il doit savoir analyser les causes et les ressorts d’une guerre en se
détachant des images horribles qu’il voit. C’est parce que l’on aspire à
gouverner de manière responsable et courageuse à la fois que l’on doit savoir
s’affranchir du double piège de l’immédiateté et de l’émotion.

Notre pays a
accueilli des millions de musulmans. Une partie restera, une autre devra
partir. Cette grande séparation entre ceux qui ont vocation à rester et ceux
qui devront quitter notre terre va se nouer autour des enjeux internationaux.
C’est la raison pour laquelle, plus que jamais, un programme politique de
redressement national nous doit des choix internationaux clairs et
cohérents.

Ceux des
musulmans sunnites qui s’assimileront choisiront d’intégrer l’héritage d’une
France chrétienne, laïque et d’accepter que leurs compatriotes Juifs puissent
aimer Israël comme eux-mêmes aiment la terre de leurs ancêtres, le Maroc,
l’Algérie, la Tunisie. Les autres (ils sont nombreux) qui font le choix de
l’Oumma plutôt que de la France, qui voilent leur femme et leurs filles, qui
adoptent la barbe salafiste, ceux-là n’ont vocation ni à être ni à rester
français. Le refus énergique de l’islamisation (en refusant la construction de
mosquées et l’intégration des règles islamiques dans nos coutumes) autant que
la réforme profonde des conditions d’accès à l’État-Providence seront les deux
choix politiques forts qui créeront les conditions du retour de ceux qui n’ont
pas voulu choisir d’aimer la France.

A titre
personnel, je ne crois pas à l’immigration zéro. Ni pratiquement, ni
moralement. Pratiquement, parce que le rayonnement de la France passe aussi par
la possibilité, pour des étudiants sérieux venus du monde entier de pouvoir
apprendre le Français et étudier en France. Moralement, parce que je ne vois
pas au nom de quoi nous serions condamnés à accepter ceux qui nous empoisonnent
la vie et refuser ceux qui peuvent apporter à la France. Je crois au contraire
à l’inversion des “mauvais” flux migratoires. Et je crois que la solution passe
par l’établissement du droit du sang, l’abolition du regroupement familial, la
réduction drastique de l’asile (avec une préférence civilisationnelle comme
avec les chrétiens d’Irak ou les Coptes d’Égypte…) et une politique migratoire
de choix (choisir ceux qui apportent à la France).

Une politique étrangère cohérente avec nos priorités
intérieures

Face au défi
identitaire français, les choix de politique étrangère s’avèreront donc
déterminants. L’alliance avec la Russie, seule grande puissance européenne à
assumer ouvertement et fermement sa civilisation chrétienne, devrait aller de
soi pour tout patriote. Comme devrait l’être aussi l’entente avec le chiisme et
l’ensemble des minorités du Moyen-Orient face au réveil du volcan sunnite qui
essaie obsessionnellement de reconstituer l’Oumma dans un grand califat mondial
appelé à s’étendre au détriment des autres civilisations. Je suis convaincu
d’ailleurs que les États-Unis et Israël finiront par s’entendre avec l’Iran (y
compris l’Iran puissance nucléaire comme l’est le Pakistan sunnite) comme avec
l’Irak à dominante chiite. Il faut bien sûr aussi coopérer avec les monarchies
sunnites modérées du monde arabe, celles qui ne financent par le djihad, comme
le Maroc, les Émirats arabes unis, ou le Koweït. La guerre n’est pas contre
l’islam sunnite, elle est contre l’extrémisme sunnite qui ronge une partie
conséquente de l’islam sunnite et la nuance est essentielle car cette guerre
doit être menée aux côtés de tous les musulmans sunnites modérés.

Vis-à-vis
d’Israël, la France ne doit pas céder au piège émotionnel, mais conserver une
politique équilibrée. Quand on défend un monde fondé sur la souveraineté, on
défend aussi la souveraineté d’Israël et son droit à la sécurité. Il est
néanmoins évident que la sécurité d’Israël ne peut découler que d’une solution
juste pour les Palestiniens ce qui imposera à Israël (comme le préconisait
Sharon à la fin de sa vie) de faire des concessions territoriales douloureuses
en Cisjordanie, et donc de démanteler des colonies.

L’émotion
face au drame des Palestiniens est en train de gagner certains d’entre nous qui
perdent le sens de la mesure et oublient les causes profondes du conflit. Un
argument que l’on entend sans cesse est que tout cela est injuste parce que les
Israéliens n’ont que 50 morts (militaires) tandis que les Palestiniens en
déplorent 2000 (essentiellement civils). À cela je réponds par le principe de
responsabilité politique. Si l’on me confiait le Ministère de la Défense
français et que mon pays était agressé par des roquettes alors oui je ferai le
maximum pour avoir zéro mort du côté français et pour infliger des pertes
maximales à mon ennemi. Mais alors se pose la question : pourquoi les pertes
palestiniennes sont-elles essentiellement civiles ? Réponse : les combattants
du Hamas sortent des tunnels qu’ils ont creusés pour tirer des roquettes sur
Israël à partir des immeubles où vivent leurs familles puis ils retournent
s’abriter dans les tunnels. L’aviation et l’artillerie israéliennes répliquent
donc sur les points d’origine des tirs de roquette, c’est-à-dire les immeubles
d’habitation où se trouvent des civils que les combattants du Hamas ont choisi
de ne pas protéger. Il est donc clair que le Hamas choisit sciemment de
sacrifier les civils palestiniens et cela parce qu’il mène une guerre mondiale
de l’information fondée sur l’image et l’émotion.

Chez un
politique digne de ce nom, l’intelligence doit pourtant prendre le pas sur
l’émotion, comme l’analyse doit précéder la communication et non l’inverse. Oui
les images d’enfants palestiniens démembrés m’écœurent. Seulement depuis 2011
nous a-t-on montré les images d’enfants chrétiens ou alaouites syriens
massacrés par les djihadistes rebelles armés par Paris, Londres et Washington ?
Nous a-t-on montré les images de civils libyens carbonisés dans leurs immeubles
par des frappes de l’OTAN ? Nous a-t-on montré les images de civils de Donetz
pulvérisés par des tirs d’artillerie ukrainiens ?

La guerre
est implacable. Les Palestiniens de Gaza ont choisi de donner le pouvoir à un
mouvement, le Hamas, dont l’objectif n’est pas de construire une réelle
souveraineté palestinienne à côté d’Israël, mais de détruire Israël. À partir
du moment où un peuple amène au pouvoir un mouvement qui n’a d’autre objectif
que de harceler son voisin militairement surpuissant, il ne peut s’attendre à
autre chose que le malheur. C’est terriblement injuste pour les civils qui
périssent mais les mauvais choix se paient au prix fort et nous paierons
bientôt aussi les nôtres au prix fort si nous persistons dans notre angélisme
et nos erreurs stratégiques.

La France
est à la croisée des chemins. Elle doit à la fois redevenir un acteur de
l’équilibre multipolaire en s’émancipant des États-Unis, soutenir l’émergence
d’une véritable Europe-puissance indépendante des États-Unis et fondée sur le
respect des nations, et affronter le défi identitaire qui la menace et qui est
directement lié, qu’on le veuille ou non, à l’évolution de la situation au
Moyen-Orient. Cela implique d’avoir du courage non seulement sur la question
américaine mais aussi sur la question de l’extrémisme sunnite qui progresse
chez nous comme il gagne les pays arabes les uns après les autres. Ce courage
n’est pas à attendre d’une classe politique en grande partie anesthésiée par
l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Seul un grand changement politique
rendra aux Français leur identité, leur souveraineté, leur influence sur la
scène mondiale, et leur honneur. Comptez sur moi pour participer à ce grand
changement politique car je me battrai de toutes mes forces pour que mes
enfants et petits-enfants vivent dans une France habitée par sa civilisation
multiséculaire.

Aymeric Chauprade

Crédit photo
: marui via Flickr (cc)

À propos de l'auteur



Aymeric Chauprade

Professeur
de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site
www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique,
constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

(merci à Dirk)

 

 

21:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Roman Polanski traqué par la justice américaine en Pologne

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La américaine vient de se rappeler au bon souvenir de . Actuellement en déplacement en Pologne, le cinéaste de 81 ans, Roman Polanski, recherché par la police américaine depuis 1977 pour des relations sexuelles illégales avec une mineure de 13 ans, a été entendu par un procureur polonais à la demande des Etats-Unis, et laissé en liberté.

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En attendant une demande d'extradition formelle qui a peu de chances d'aboutir.

Quasiment à chaque fois que l'auteur du «Bal des vampires» quitte la , où il est protégé puisque la justice hexagonale n'extrade pas ses nationaux, il est inquiété par la justice. Venu recevoir un prix à Zurich en 2009, il avait ainsi été arrêté, puis assigné à résidence en Suisse pendant quelques mois, mais n'avait finalement pas été extradé. Polanski était également venu incognito en Pologne en 2011 sans être inquiété. Mais sa présence cette semaine ne pouvait rester secrète, son visage apparaissant à la télévision lors de l'inauguration du Musée d'Histoire des Juifs de Pologne mardi.

La Pologne ne l'extradera pas, mais peut l'interpeller

Ni une, ni deux, la justice américaine s'est empressée de contacter le procureur général de Pologne pour demander son interpellation. La demande d'extradition n'étant pas encore parvenue aux autorités judiciaires polonaises, Polanski «est un homme libre et il est libre de voyager», a dit jeudi le porte-parole du parquet général Mateusz Martyniuk. Sur le plan formel, toutefois, l'extradition de Polanski «reste possible», car la prescription, dont son acte - relations sexuelles illégales avec une mineure - bénéficie en Pologne, n'agit pas en cas de requête des Etats-Unis présentée en vertu d'un accord de coopération entre les deux pays, a précisé le porte-parole.

Le metteur en scène de «Chinatown» et du «Pianiste», qui s'est présenté jeudi dans la matinée au parquet de Cracovie, a donné des garanties suffisantes pour que son interpellation ne soit pas jugée nécessaire, selon le parquet. «Roman Polanski s'est engagé à se présenter à chaque demande du parquet et du tribunal et a indiqué son adresse», a déclaré Mateusz Martyniuk. «C'est pour cette raison que le procureur a décidé qu'il n'était pas nécessaire de demander au tribunal de recourir au moyen de détention provisoire en attendant une éventuelle demande d'extradiction», a-t-il ajouté. En Pologne, c'est un tribunal indépendant qui statue sur une demande d'extradition. S'il la refuse, l'affaire s'arrête là. S'il l'approuve, la décision finale d'extradition est prise par le ministre de la Justice.

Si l'avenir du cinéaste est sans cesse suspendu à des questions d'ordres juridiques et diplomatiques, sa culpabilité ne fait pas débat : âgé à l'époque des faits de 43 ans, Roman Polanski avait plaidé coupable puis fui les Etats-Unis avant la fin de son procès.

LeParisien.fr

20:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n° 380

19:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

À Bagnolet, on ose fêter le « soulèvement du peuple algérien » !

Mondial: l’Algérie qualifiée, les supporters font la fête – 27/06 - YouTube thumbnail    

Le 31 octobre 2014
1er novembre 1954, premier jour (déjà sanglant) de l'insurrection algérienne, premier jour de la guerre d'Algérie, jour de deuil pour la France.
         

1er novembre 1954, premier jour (déjà sanglant) de l’insurrection algérienne, premier jour de la guerre d’Algérie, jour de deuil pour la France.

1er novembre 2014, une municipalité socialiste de Seine-Saint-Denis commémore le « soulèvement du peuple algérien » : jour de fête à Bagnolet !
Notre ami Manuel Gomez n’est pas d’accord…
B.V.

 
Le 1er novembre 1954, le peuple algérien se soulève.

À l’initiative de la Bourse du Travail, Bagnolet « fête » ce soulèvement et commémore ainsi l’insurrection du peuple algérien en compagnie des « Amis de l’Humanité » et des PCF, PG, PRG, PS, CGT, etc.

Ceux qui sont morts ce 1er novembre 1954, assassinés par les terroristes du FLN, remercient Bagnolet et sa municipalité à titre posthume :

– le jeune instituteur Guy Monnerot (sa femme grièvement blessée survivra) ;
– le caïd de M’Chounèche, Ben Hadj Saddok ;
– Laurent François, 22 ans, à peine libéré du service militaire ;
– lieutenant Darnault plus deux spahis à Kenchela ;
– le garde forestier François Braun près de Saint-Denis-du-Sig ;
– le brigadier-chef Eugène Cohet ;
– le soldat Pierre Audat, du 9e régiment des chasseurs d’Afrique ;
– le policier Hamed Harouk de Draâ-el-Mizan.

Le 1er novembre 1954 ne fut pas une journée très glorieuse pour les terroristes du FLN : dix morts à son actif et trois bombes qui explosent, sur les vingt posées, sans faire de gros dégâts ni de victimes… quel dommage !

Mais si les élus de Bagnolet souhaitent « fêter » des victoires du FLN, le choix est grand, bien d’autres dates sont à sa disposition. Voici quelques exemples parmi bien d’autres  :

– El Halia, le 20 août 1955, 71 bébés, enfants, femmes, vieillards violés, dépecés vivants, égorgés, écrasés contre les murs ;
– Palestro, le 18 mai 1956, 21 jeunes « appelés » du contingent, tous de la région parisienne (peut-être même de Bagnolet ; ce serait drôle, non ?), massacrés et retrouvés mutilés et les testicules dans la bouche ;
– Melouza, le 28 mai 1957, 301 Arabes assassinés par le FLN.

Et, enfin, le 5 juillet 1962 à Oran, près de 3.000 victimes au palmarès de l’ALN et du FLN.

Autant de dates qu’on se fera certainement un plaisir de commémorer à Bagnolet. Les occasions de faire la fête sont si rares.

Manuel GOMEZ

BOULEVARD VOLTAIRE

04:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Un papillon goûte la douceur de l'automne

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Ses ailes sont pareilles au vitrail d'un temple inconnu

Sa cathédrale est la nature

Beau papillon dont la beauté s'éclaire

Des derniers rayons du soleil

 

Gaëlle Mann (01 11 14)

 

03:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Eugène DELACROIX (1798-1863)

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Les Natchez  (1835)

02:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Empêchez AIR FRANCE d'expédier des singes vers la torture et la mort !

http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.i...

Regardez la vidéo

J'ai signé le boycott: Air France est la seule et dernière compagnie au monde à faire le trafic des primates de laboratoire

02:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Ebola: le Canada ferme à son tour ses frontières aux pays touchés

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/ebola-le-cana...

01:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)