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Blog - Page 741

  • Jean-Marie Le Pen renvoie "la faute politique" sur des "dirigeants du FN"

     

    Accusé d'avoir commis une "faute politique" par sa fille, le président d'honneur du Front national revendique sa qualité d"'homme libre" et se défend d'être "antisémite", lundi matin sur RMC.

                   
    David Namias
    Le 09/06/2014 à 8:49
    Mis à jour le 09/06/2014 à 10:42
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    Jen-Marie Le Pen, dimanche au micro de BFMTV se defendait d'être antisémite. (BFMTV)

    Jean-Marie Le Pen, dimanche au micro de BFMTV se défendait d'être antisémite. (BFMTV)

    "Je ne savais pas que Patrick Bruel était juif". "S'il s'était appelé Moshe... Je ne savais pas que c'était une qualité artistique", a confié à RMC Jean-Marie Le Pen, qui était l'invité lundi matin de Jean-Jacques Bourdin.

    Le président d'honneur du Front national s'expliquait à propos d'une vidéo diffusée sur le site internet du FN et depuis retirée, dans laquelle il proposait, goguenard, de faire "une fournée la prochaine fois" en parlant d'artistes publiquement hostiles au FN, dont le chanteur et acteur Patrick Bruel.

    Antisémite, Jean-Marie Le Pen?

    Pour le président d'honneur du Front national, l'accusation d'antisémitisme constitue "le crime parfait". "Trouvez une place dans ma carrière qui soit antisémite", lance-t-il. Jean-Marie Le Pen se demande "sous quelle influence" sont ceux, notamment Louis Alliot ou Florian Philippot, qui "ont déclenché une agression" à son égard. La figure historique n'en démord pas, "95% des gens sur Internet" et les réseaux sociaux donc, le soutienne. 

    S'il y a faute politique, c'est avant tout celle "commise par quelques dirigeants du FN qui ont donné de la consistance à une fantasmagorie de mes adversaires", fustigeait encore Jean-Marie Le Pen interrogé par Jean-Jacques Bourdin lundi matin.

    Collard distingue la "forme insupportable", du fond

    Gilbert Collard qui a réagi, lundi sur RMC, tient à distinguer la forme et le fond. Sur le fond, l'avocat "ne le croit pas antisémite". En revanche, il trouve la forme du propos "insupportable". Il s'agit selon lui "dans le meilleur des cas d'une maladresse inouïe pour un homme politique de cette expérience". "Que cherche-t-il? Que veut-il? Nous nuire?", s'interroge Gilbert Collard.

    L'avocat a aussi demandé à ce que soit sifflée la fin de "la récréation".

     

  • Le petit garçon avec une baguette de pain

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    Photo de Willy RONIS - Paris 1952

     

  • Jean-Marie Le Pen n'a «rien à répondre» à sa fille

     

    Face à la polémique qu'il a déclenchée sur Patrick Bruel et la condamnation d'une faute politique par sa fille, Jean-Marie Le Pen tient bon. Interrogé sur la réaction de Marine Le Pen, le président d'honneur du Front national dit : «Je ne lui répond rien». «Ce que j'ai à lui dire, je lui dirai au sein des instance officielles du FN.»

    Lorsqu'on lui demande s'il ne ressent pas cela comme une trahison, il répond tout de même «un petit peu».

    La figure tutélaire du parti d'extrême droite a balayé les critiques de Gilbert Collard, qui lui demande de partir à la retraite. «Ce n'est pas un membre du FN». Quant à Louis Aliot, qui avait jugé sa phrase «stupide politiquement et consternante», Jean-Marie Le Pen dit que «la sottise est quelque fois une excuse absolutoire».

    Le président d'honneur du FN a dit qu'il n'avait pas pu s'entretenir avec Marine Le Pen dans la journée. «Tout ce que je sais, je l'ai appris à la télévision. Personne n'a osé rien me dire.»

  • Antonio VIVALDI (1678-1741)

    Concerto for strings and basso continuo in C major (RV 109)

    I. Allegro - 0:05
    II. Adagio - 1:37
    III. Allegro molto - 2:50

    Budapest Strings / Béla Bánfalvi (conductor)
    http://www.budapeststrings.com

  • Nouvelle polémique sur l’antisémitisme présumé de Le Pen

     

    Le 8 juin 2014

    PARIS (Reuters) – SOS Racisme et l’UEJF ont annoncé leur intention de porter plainte à la suite d’attaques de Jean-Marie Le Pen envers les artistes français Yannick Noah et Patrick Bruel, notamment, pour leurs critiques contre l’essor du Front national.

    Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site internet du FN et retirée depuis, le président d’honneur du parti s’en prend à la chanteuse américaine Madonna, à l’humoriste français Guy Bedos et à Yannick Noah et Patrick Bruel qui se sont publiquement alarmés du score sans précédent du FN aux élections européennes en France (25%).

    « M. Noah s’était engagé à ne plus chanter en France si le Front national arrivait en tête de l’élection. Cochon qui s’en dédit », dit-il, goguenard, aux côtés d’une intervieweuse qui lui rappelle que Patrick Bruel compte aussi parmi ses détracteurs.

    « Ça ne m’étonne pas. Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois », répond Jean-Marie Le Pen en riant.

    Le chanteur, de confession juive, a dénoncé dimanche sur Twitter et Facebook des propos à connotation antisémite qui montrent selon lui le « vrai visage » du FN, engagé dans une stratégie de normalisation sous l’égide de Marine Le Pen.

    Pour SOS Racisme, la déclaration de Jean-Marie Le Pen relève « du plus crasse logiciel antisémite et non du simple dérapage » et « renoue là avec ses sorties sur le ministre Durafour et sur la Shoah ».

    Jean-Marie Le Pen dénonce dans un communiqué une polémique infondée.

    « Le mot ‘fournée » que j’ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles », écrit-il.

    Plus tard, sur BFM TV, il s’est défendu, en « homme libre », de toute « provocation », mettant au défi quiconque « de trouver dans [s]es 60 ans de vie publique une déclaration antisémite ».

    Des membres de la direction du FN ont marqué leurs distances et leur désapprobation à l’égard du fondateur du parti.

    Sur BFM TV, le vice-président Florian Philippot a regretté la « brutalité » de l’attaque tout en lui déniant un caractère antisémite. « L’antisémitisme est contraire à toutes les valeurs du FN », a-t-il dit, déplorant un « mauvais procès » fait à Jean-Marie Le Pen.

    « ÇA FAIT DU MAL AU FRONT NATIONAL »

    Dans Le Parisien Dimanche, Louis Aliot, également vice-président de la formation, juge que « c’est une mauvaise phrase de plus. C’est stupide politiquement et consternant ».

    Le député Gilbert Collard, secrétaire général du Rassemblement bleu Marine (RBM), s’est élevé en termes vifs contre un propos « inacceptable, intolérable » dont les directions du FN et du RBM ne sont « pas responsables ».

    « Ça fait du mal au Rassemblement bleu Marine, ça fait du mal au Front national », a-t-il commenté sur BFM TV, se disant « fatigué » des « bourdes langagières » de Jean-Marie Le Pen.

    Se posant la question de la diffusion à l’avenir du « journal de bord » de Jean-Marie Le Pen sur le site du FN, Gilbert Collard a suggéré au président d’honneur de prendre sa retraite.

    SOS Racisme s’élève contre une indignation de « mascarade ».

    « Soit les responsables actuels du FN sont incapables de gérer leur parti alors qu’ils prétendent pouvoir gérer la France, soit, et de façon bien plus convaincante, il s’agit d’une hypocrite prise de distance face à la montée d’une polémique mettant à mal leur stratégie de dédiabolisation », écrit l’association dans un communiqué.

    Elle devrait formaliser sa plainte contre « X » dans les prochains jours.

    « Cette vidéo a été retirée à la hâte, sans aucune forme d’explication, ce qui est une volonté pour le Front national et sa présidente d’éluder toute responsabilité », a estimé sur BFM TV l’avocat de SOS Racisme, Me Patrick Klugman.

    « Nous attendons à tout le moins des excuses et sinon, le Front national devra assumer sa responsabilité pénale pour la diffusion de cette vidéo », a-t-il ajouté.

    L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) annonce pour sa part porter plainte pour « injure à caractère racial » contre Marine le Pen, directrice de publication du site du FN.

    En juin 1993, la cour d’appel de Paris avait condamné Jean-Marie Le Pen, condamné à plusieurs reprises pour des propos controversés sur la Shoah, à une amende pour avoir visé en 1988 du calembour « Durafour crématoire » le ministre Michel Durafour, qui avait appelé à « exterminer le Front national ».

    (Sophie Louet)

    BOULEVARD VOLTAIRE

  • Photo du jour : Little Skellig (Irlande)

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    08/06/2014 – DUBLIN (NOVOpress) - L’île Skellig, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de la pointe de l’Irlande, dans le comté de Kerry, se présente comme un rocher abrupt, totalement inabordable et peuplé d’une colonie de phoques et d’oiseaux de mer : fous de Bassan, guillemots, macareux, pétrels, etc. Les fous de Bassan notamment y sont si nombreux que des pans entiers de rocher semblent blancs, lorsqu’ils sont vus à distance.

    Source : Wikipédia

  • Jacques Lebigre (UMP), proche de Serge Dassault, traite Jean-Marie Le Pen de nazi

     

     

    08/06/2014 – PARIS (NOVOpress) - Jacques Lebigre, secrétaire départemental de l’UMP pour l’Essonne (91), et bras droit du Sénateur Serge Dassault, est très actif sur Facebook malgré ses 72 ans : parmi ses nombreuses publications il s’en prend avec violence au Front National (“Le Pen Merah même combat”, “clan de malades”) et à Jean-Marie Le Pen, traité de nazi… Jacques Lebigre réagissait aux propos de Jean-Marie Le Pen évoquant une prochaine “fournée d’artistes” (Patrick Bruel, Madonna, Yannick Noah…). Selon L’Express, Jacques Lebigre “est l’homme clef de l’affaire Serge Dassault. Pendant quinze ans, Jacques Lebigre a été son bras droit, presque sa doublure, à la mairie de Corbeil. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir joué un rôle décisif dans les achats de voix lors des élections municipales.”

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  • La leçon de la chute de l’Empire romain

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    08/06/2014 – PARIS (via le blog de Guillaume Faye)
    Lisez d’urgence La chute de Rome, fin d’une civilisation, de Bryan Ward-Perkins, traduit de l’anglais chez Alma Éditeur. Cet ouvrage de l’historien, universitaire et archéologue britannique, est un pavé dans le jardin de l’idéologie dominante. La thèse défendue, avec toutes les précautions de langage d’un éminent professeur à Oxford, au rebours de toute l’historiographie bien pensante contemporaine, est que la chute de l’Empire romain, de la romanité, fut un recul de civilisation, une régression qu’il faudra plus de dix siècles pour rattraper. Et encore…

    La thèse de Ward-Perkins renoue avec le sentiment d’admiration qu’on avait pour l’Antiquité gréco-romaine, pensée comme supérieure, du Moyen-Âge nostalgique au XIXème siècle. Selon l’auteur la « post-romanité », à partir du catastrophique Vème siècle, c’est-à-dire le début du Moyen-Âge, fut une régression de la civilisation dans pratiquement tous les domaines. Voire même, dans certaines régions, comme la Grande-Bretagne, un retour à l’âge de fer…

    Les conclusions de Ward-Perkins, essentiellement fondées sur les plus récentes recherches archéologiques, mais aussi sur l’épigraphie et le décryptage des textes du Bas-Empire, ont de quoi choquer. On les croyait oubliées, tant l’idéologie pollue la recherche historique. Les historiens médiévistes (“la grande clarté du Moyen-Âge”) essaient de nous persuader que leur période fut la naissance d’une “autre” civilisation, qu’il n’y eut pas recul et déclin, mais transition progressive. Non, pour l’historien d’Oxford, il y eut un effondrement dans tous les domaines, dont on mettra plus de dix siècles à se remettre.

    En réalité, le haut Moyen-Âge fut pour lui une période de régression de civilisation dans pratiquement tous les secteurs : technique, économique, démographique, sanitaire, culturel … Le niveau de vie et de confort de la “bourgeoisie” de l’Empire romain, de la cour impériale aux casses moyennes, (par exemple, chauffage central, égouts et eau courante) ne sera retrouvé qu’à l’aube des temps modernes. En l’an 100, 50% de la population des Gaules savait lire et écrire, même imparfaitement ; en l’an Mil, à peine 1%. Les techniques architecturale, sculpturale, picturale de l’Empire ne furent retrouvées progressivement qu’entre le XIIème et le XVIème siècle. Les infrastructures routières et les vitesses de transports terrestres du IIe siècle ne seront égalées qu’au XVIIIème siècle. Il fallut attendre le début du XIXème siècle pour que des villes, comme Londres, dépassent le million d’habitant, alors que Rome et Alexandrie atteignaient les deux millions à l’apogée de l’Empire, au IIème siècle.

     

    "La chute de Rome, fin d’une civilisation", de Bryan Ward-Perkins

    La chute de Rome, fin d’une civilisation”, de Bryan Ward-Perkins

    Même Charlemagne, auteur de la ”renaissance carolingienne”, qui voulut succéder aux Empereurs romains en se faisant couronner en 800 dans une Rome en ruine et dépeuplée, et rétablir l’éducation de la jeunesse, était un semi illettré. Le Moyen-Âge (du Vème au XVème siècles, mille ans) fut, pour l’historien et archéologue, un âge de déclin brutal et de très lente renaissance.

    Les causes de cette chute de l’Empire romain, c’est-à-dire d’une civilisation supérieure, furent provoquée non pas tant par des facteurs endogènes (crise économique, christianisation et abandon du paganisme) que par les invasions barbares, notamment germaniques, qui désorganisèrent et ravagèrent la complexe organisation de l’immense Empire, qui s’étendait des marches de l’Écosse au Moyen-Orient. Dans la partie occidentale de l’Empire, ce furent les invasions germaniques qui s’avérèrent responsables de la régression, et dans la partie orientale, un peu plus tard, les invasions arabo-musulmanes. La catastrophe s’étala du IVème au VIIIème siècle.

    À notre époque où la notion de progrès est intouchable, quoi qu’on en dise, Ward-Perkins se demande pourquoi la notion de déclin est rejetée. Pour lui, c’est le signe d’un aveuglement et d’un optimisme obtus. Le mérite de l’historien anglais est aussi de réhabiliter la notion de ”civilisation” face à celle de barbarie, ce qui est un scandale face à l’idéologie actuelle, égalitariste, ”ethnopluraliste”, pour laquelle toutes les ”cultures” se valent.

    En cela, Ward-Perkins conteste donc le concept germanique et égalitaire de kultur, selon lequel tous les peuples sont égaux dans leurs productions historiques, pour lui opposer le concept de civilisation, fondamentalement gréco-romain, selon quoi les peuples sont inégaux. Vaste débat.

    Bien sûr, l’essai de Ward-Perkins peut choquer parce qu’il réhabilite l’image de ”la grande nuit du Moyen-Âge”, qui n’est pas acceptée par les historiens actuels. Il peut aussi inspirer les auteurs d’uchronie qui pourraient penser que si l’Empire romain ne s’était pas effondré, au Vème siècle, Louis XIV aurait surfé sur Internet. On ne refait pas l’histoire. Si la civilisation antique gréco-romaine ne s’était pas écroulée du IVème au VIIème siècles sous le double choc des invasions germaniques et arabes, le niveau technologique des XXème et XXIème siècles aurait peut-être été atteint dès l’an Mil.

    Citons, pour conclure, sans commentaires, le diagnostic de l’historien britannique :

    « J’affirme que les siècles post-romains connurent un déclin spectaculaire de la prospérité économique et de modèles élaborés, et que ce déclin frappa l’ensemble de la société, de la production agricole à la haute culture et des paysans jusqu’aux rois. Un effondrement démographique se produisit très probablement, et l’ample circulation des marchandises de qualité cessa tout à fait. Des outils culturels de haut niveau, tels que l’écrit, disparurent de certaines régions et se restreignirent dans toutes les autres. » Pour l’auteur, « l’hypertrophie que prennent les thématiques religieuses » participent du déclin intellectuel de l’Antiquité tardive et du haut Moyen-Âge.

    Il lui semble très nocif « d’éliminer toute notion de crise grave et de déclin dans la vision que l’on a du passé. Cela me semble dangereux, aujourd’hui et maintenant ». Il s’en prend en ces termes à l’aveuglement des élites contemporaines :

    « La fin de l’Occident romain s’accompagna d’un grand nombre d’horreurs et d’un processus de dislocation tel que j’espère sincèrement ne jamais m’y trouver confronté dans ma vie présente. Une civilisation complexe fut détruite, ramenant les habitants de l’Occident à des manières de vivre telles qu’aux temps préhistoriques. Les Romains, avant la chute, étaient aussi convaincus que nous le sommes, nous aujourd’hui, que leur monde resterait, pour l’essentiel, tel qu’il était. Ils avaient tort. À nous de ne pas répéter leur erreur et de ne pas nous bercer d’une fallacieuse assurance. »

    Photo Une : Forum antique de Rome. Crédit : Jean-Christophe Benoist via Wikipédia (cc).

  • Il y a 50 ans était publié à titre posthume “Le testament d’un européen” de Jean de Brem

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    “Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame.

    Jean de Brem

    Jean de Brem, tué en 1963 par la police gaulliste

    Chacun de nous est le dernier des Européens.

    Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires(…)Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume.

    Taxez-moi de romantisme, qu’importe !

    Pour moi, le trésor du monde, c’est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C’est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne.

    C’est le Romancero du Cid, ou le visage hugolien de “l’enfant grec”.

    C’est un tombeau des Invalides, ou le Grand Aigle de Schönbrunn, l’Alcazar de Tolède, ou le Colisée de Rome, la Tour de Londres, ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg devenue le poste frontière de l’Europe mutilée.

    Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l’héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d’esclavage et le souvenir d’un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine.

    Frêle Geneviève de Paris, patronne de l’Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance. Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l’Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l’Europe impériale”.

      

    NOVOPRESS

  • Le groupe de Nigel Farage sur la sellette

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    Le groupe Europe libertés démocratie au Parlement européen de Nigel Farage risque d’être isolé sans le soutien du Mouvement cinq étoiles de l’Italien Beppe Grillo.

    Les 17 eurodéputés du Mouvement cinq étoiles pourraient venir gonfler les rangs d’Europe libertés démocratie après avoir essuyé un refus auprès des Verts.

    L’Italie n’est pas encore représentée au sein du groupe de l’eurosceptique Nigel Farage (ELD). La présence du Mouvement cinq étoiles est donc cruciale puisqu’un groupe européen doit rassembler 25 eurodéputés d’au moins 7 États membres différents. L’UKIP compte par ailleurs déjà 24 eurodéputés à lui seul.

    Plusieurs sources ont expliqué à EurActiv qu’elles étaient « extrêmement confiantes » quant à l’adhésion du mouvement de Beppe Grillo au nouveau groupe ELD. Le parti italien devrait se prononcer sur la question le 12 juin. Selon des sources au sein du Mouvement cinq étoiles, les membres du parti voteront sur l’adhésion à l’ELD avant la fin du mois.

    De leur côté, le Parti populaire danois (DPP) et le Parti des Finlandais ont annoncé leur intention de quitte le groupe de Nigel Farage pour s’allier aux conservateurs de la CRE. L’eurodéputé néerlandais Bas Belder, également ancien membre de l’ELD, devrait en faire de même. Les Italiens de la Ligue du Nord ont déjà quitté le groupe pour rejoindre l’alliance menée par le Front national.

    Du coup, l’ELD a besoin de représentants de cinq États membres différents, sans compter le Mouvement cinq étoiles. Le parti lituanien Ordre et justice devrait faire partie de ses prétendants, mais selon des rumeurs, il pourrait aussi venir renforcer les rangs du groupe de Marine Le Pen.

    Un porte-parole de l’EFD a déclaré : « en ce qui concerne le Parti populaire danois, nous savions que cette décision était en préparation depuis quelque temps. Je suis convaincu que les membres de Parti populaire danois sont mécontents de se retrouver dans une famille politique qui comprend le parti musulman turc, AK. »

    « Le groupe ELD est maintenant sur le point d’avoir [le nombre de] délégations pour former un groupe. Nous avons bon espoir que le nombre total d’eurodéputés oscillera entre 50 et 55. Maintenant, il ne reste plus qu’à concrétiser les engagements verbaux en signatures sur papier. » a poursuivi le porte parole.

    Le plus petit groupe

    Rachel Franklin, de British Influence, groupe d’action qui milite en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE, a affirmé : « Les partenaires de Nigel Farage dans le groupe ELD regardent ailleurs. L’UKIP devrait perdre des représentants clés du Danemark, de Finlande et d’Italie, ce qui l’isole vraiment. »

    « L’ELD est déjà le plus petit groupe. Il devra trouver de nombreux amis, rapidement, pour maintenir son existence. » a-t-elle souligné.

    Beppe Grillo et Nigel Farage se sont rencontrés à la suite des élections afin de discuter d’une coopération éventuelle, après avoir contacté les Verts. Nigel Farage a expliqué auparavant à EurActiv qu’il avait eu des « conversations très chaleureuses » avec Beppe Grillo dans le passé, tout en refusant de faire davantage de commentaires sur les négociations.

    Rachel Franklin a ajouté que « Beppe Grillo a d’abord essayé de rejoindre les Verts. Cette tentative rapidement et solidement rejetée met en avant la division idéologique entre le Mouvement cinq étoiles et l’UKIP. »

    Selon certaines sources, l’UKIP serait en mesure de former un groupe sans le soutien de Beppe Grillo. Elles estiment qu’il existe suffisamment de délégations nationales pour ce faire : les Démocrates suédois et le Congrès national polonais, non affiliés pour l’instant, pourraient apporter six eurodéputés supplémentaires. Pourtant, même avec l’adhésion du mouvement cinq étoiles, il manquera encore des représentants de deux autres États membres.

    Pieter Cleppe, du groupe de réflexion Open Europe a déclaré : « Je n’exclurais pas totalement cette possibilité, mais cela risque d’être très tendu. »

    Moins d’influence

    Même s’il arrive à former un groupe sans Beppe Grillo, l’ELD recevra moins de financements, de postes de présidents de commission et perdra également en influence.

    Malgré la défaite des Tories au Royaume-Uni, le triomphe de l’UKIP pourrait en réalité renforcer la CRE menée par les conservateurs britanniques. Ce groupe pourrait d’ailleurs arriver en troisième position dans le Parlement européen, avec 67 sièges. Si l’UKIP obtient 55 sièges, il aura la taille actuelle de la CRE.

    Des partis ont quitté l’ELD pour se diriger vers la CRE, plus modérée, ou vers l’alliance de Marine Le Pen, plus extrême. L’UKIP n’a « aucune chance » de rejoindre la CRE et il avait également exclu d’amblée une alliance avec le FN.

    E&R

  • Marine Le Pen condamne "la faute politique" de son père

    • Par Emmanuel Galiero
    • Mis à jour le 08/06/2014 à 19:13
    • Publié le 08/06/2014 à 18:39

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     S'exprimant en exclusivité pour Le Figaro, la présidente du Front national regrette les conséquences des propos de Jean-Marie Le Pen sur Patrick Bruel. Une première.

     

     

     Les propos tenus par Jean-Marie Le Pen sur son blog vendredi ont suscité une vague d'indignation. «On fera une fournée la prochaine fois», a lâché le président d'honneur du Front national en répondant à une question sur les anti-FN que sont Guy Bedos, Madonna, Yannick Noah et Patrick Bruel. Face à la polémique, Marine Le Pen a pris immédiatement la décision de supprimer la vidéo du site Internet. Pour la première fois de manière aussi forte, la présidente du Front national a également pris la parole pour critiquer clairement la déclaration de son père. Elle confiait dimanche, en exclusivité au Figaro: «Je suis convaincue que le sens donné à ses propos relève d'une interprétation malveillante. Il n'en demeure pas moins que, avec la très longue expérience qui est celle de Jean-Marie Le Pen, ne pas avoir anticipé l'interprétation qui serait faite de cette formulation est une faute politique dont le Front national subit les conséquences. Si cette polémique peut avoir une retombée positive, c'est celle de me permettre de rappeler que le Front national condamne de la manière la plus ferme toute forme d'antisémitisme, de quelque nature que ce soit.»

    Accusé d'antisémitisme, alors que l'association SOS Racisme a annoncé qu'elle portait plainte contre lui, Jean-Marie Le Pen affirmait ne pas comprendre l'impact de ses propos dans l'opinion. «Je parle français. Je fais partie des hommes politiques qui savent ce que les choses veulent dire, expliquait-il dimanche. Je réponds à des gens qui traitent le Front national de fasciste, de nazi, etc. Il faut être vicieux ou imbécile pour interpréter cela d'une autre manière. Il n'y a pas de connotation. Ce mot, “fournée”, n'a jamais été employé avec une acception antisémite. Jamais.»

     

    Le président d'honneur du Front national tient à rappeler «au passage» qu'il est «pupille de la nation et ancien très jeune résistant». Dans son communiqué officiel, il précisera: «La dénonciation médiatique des soi-disant dérapages de Jean-Marie Le Pen fait partie de l'arsenal de combat des ennemis du Front national. Le mot “fournée”, que j'ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire, n'a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles.»

    Lorsqu'on lui fait observer que Louis Aliot, vice-président du FN, juge sa sortie «consternante» et «stupide», Jean-Marie Le Pen rétorque: «C'est lui qui est visé par mon dernier mot, mais je ne sais pas s'il est assez fin pour le prendre pour lui» ; avant de conclure: «Ces gens-là vivent dans la terreur de la pensée unique.»

    La colère de Collard

    Jean-Marie Le Pen estime également «choquant» le fait que la vidéo concernée ait été supprimée de son blog et s'en étonne. À l'évidence, Marine Le Pen a pris cette décision sans l'en informer.

    Florian Philippot, vice-président du FN, qui est aussi l'un des architectes de la stratégie de dédiabolisation du parti, dénonce un «mauvais procès» de la part de ceux «qui voient de l'antisémitisme partout». Mais il ajoute: «En revanche, il y a une brutalité du propos disproportionnée et inappropriée. Il a été retiré du site pour ne pas choquer ceux qui pourraient l'être de bonne foi. Nous rappelons que l'antisémitisme est parfaitement contraire à toutes les valeurs du Front national.»

    De son côté, Gilbert Collard, député du Gard et responsable du Rassemblement bleu Marine, ne cache pas sa colère: «Sur le fond, il appartient à Jean-Marie Le Pen de s'en expliquer vite. Quant à la forme, elle est intolérable. Je ne la supporte pas. Elle me fait mal.» Tout en rappelant «l'estime intellectuelle» qu'il porte au président d'honneur, il s'avoue cependant «peiné» pour ses «amis juifs». Gilbert Collard pense qu'une telle polémique «renforce la position du RBM (Rassemblement bleu Marine)» et ne croit pas au «fond antisémite» de Jean-Marie Le Pen, mais il insiste: «Il y a des mots que l'on ne peut pas employer. Il faut qu'il le comprenne. J'aime les jeux de mots, mais certains font du mal. C'est la raison pour laquelle on s'interdit de les employer. Et cela est aussi valable pour un type comme Bedos, qui est ignoble dans ses propos.»

    Le Figaro

  • Florian Philippot: les propos de Jean-Marie Le Pen "ne sont en rien antisémites"

  • Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen

    Communiqués / 8 juin 2014 / /

     


    La dénonciation médiatique des prétendus dérapages de Jean-Marie Le Pen fait partie de l’arsenal de combat des ennemis du Front National.

    Le mot « fournée » que j’ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles.

  • Quand Jean-Marie Le Pen suggère de faire une "fournée" d'artistes critiques envers le FN

     

    Dans une vidéo postée sur le site internet du Front national, retirée depuis, Jean-Marie Le Pen s'en prend directement à des artistes ayant critiqué la victoire du parti aux élections européennes. Et commet un nouveau dérapage.

                   
    A.S.
    Le 08/06/2014 à 10:08
    Mis à jour le 08/06/2014 à 14:29
         
       

        

    Dans une vidéo postée sur le site du Front national, Jean-Marie Le Pen s'en prend à des artistes, et dérape.

    Jean-Marie Le Pen n'a visiblement pas apprécié les critiques de certains artistes après la victoire du Front national aux dernières élections européennes. Dans une vidéo repérée par Le Lab d'Europe 1, publiée vendredi sur le site internet du Front national, avant d'être retirée samedi soir, l'ancien président du parti tacle ses cibles sans aucune retenue. A commencer par la chanteuse Madonna et l'humoriste Guy Bedos, rebaptisés pour l'occasion.

    "On fera une fournée la prochaine fois"

    "Monsieur Bedoche a comparé Marine Le Pen à Hitler, et Maldonna l'a accusée d'être fasciste", déclare-t-il dans cette vidéo postée dans son "Journal de bord". "Alors on va les pacser et ce sera un couple de pauvres cons", poursuit-il.

    Puis Jean-Marie Le Pen intensifie son attaque lorsqu'il s'en prend, rigolard, à Yannick Noah, qui, dans une interview à BFMTV, s'est dit "insulté par le score du FN", et à Patrick Bruel, qui a déclaré qu'il ne se produirait pas dans les villes ayant élu un maire frontiste. "On fera une fournée la prochaine fois", dit ainsi Jean-Marie Le Pen au sujet des deux artistes.

    Louis Aliot dénonce une "stupidité" et reçoit les foudres de Jean-Marie Le Pen

    L'insatiable goût pour la polémique de l'ancien président du FN reste un gros caillou dans la chaussure de sa fille, Marine Le Pen, qui s'efforce de dédiaboliser son parti. Mais cette nouvelle sortie devrait sans nul doute provoquer des remous, et le vice-président du FN, Louis Aliot, a d'ores et déjà tenté d'éteindre l'incendie en dénonçant, auprès du Parisien, une "mauvaise phrase de plus". "S'il a bien utilisé le terme de 'fournée', c'est une mauvaise phrase de plus. C'est stupide politiquement et consternant".

    Une interprétation fustigée quelques heures plus tard par Jean-Marie Le Pen. "A quel moment quelqu'un a utilisé le mot de fournée dans le sens que semblent avoir voulu croire un certain nombre? C'est dingue ça!", s'est emporté le président d'honneur du FN, sur France Info. Et d'ajouter: Je vois une réaction de Louis Aliot: s'il y a des gens de mon camp qui l'interprètent de cette manière, c'est que ce sont des imbéciles!".

    De son côté, l'ancien candidat frontiste à la mairie de Paris, Wallerand de Saint-Just, est moins tranchant. Il déplore une "polémique artificielle", affirmant au Parisien que Jean-Marie Le Pen a prononcé le mot "fournée" de "façon anodine".

    SOS Racisme va porter plainte

    L'association SOS Racisme a quant à elle dénoncé des propos relevant "du plus crasse logiciel antisémite et non du simple dérapage", et annonce, dans un communiqué, le dépôt "dans les jours qui viennent" d'une plainte "contre cette immonde et énième sortie" de Jean-Marie Le Pen, "qui renoue là avec ses sorties sur le ministre Durafour et sur la Shoah".

    Jean-Marie Le Pen a plusieurs fois été condamné pour incitation à la haine raciale ou contestation de crimes contre l'humanité, notamment pour ses propos qualifiant les chambres à gaz des camps de la mort nazis de "détail de l'histoire" ou pour un jeu de mot injurieux sur "Durafour crématoire" en 1988, visant le ministre Michel Durafour.

    BFM TV

  • "Fournée": pour Collard, "Jean-Marie Le Pen devrait prendre sa retraite"

     

    En suggérant de faire une "fournée" des artistes qui ont récemment critiqué le Front national, le président d'honneur du mouvement exaspère même au sein de son propre parti. Sur notre antenne, Gilbert Collard lui conseille même de se retirer de la vie politique.

                   
    Jérémy Maccaud
    Le 08/06/2014 à 14:39
    Mis à jour le 08/06/2014 à 16:34
         
        
    Gilbert Collard juge "intollérable" la nouvelle sortie polémique de Jean-Marie Le Pen.

    "Jean-Marie Le Pen nous fait du tort". Sans détour, Gilbert Collard a réagi sur BFMTV aux nouveaux propos polémiques proférés par Jean-Marie Le Pen, fondateur et président d'honneur du Front national (FN). Pour rappel, dans la dernière édition de son "Journal de Bord", sorte d'éditorial publié chaque semaine sur le site officiel du FN, l'homme, âgé de 85 ans, a suggéré faire une "fournée" avec les artistes qui ont récemment osé critiquer son parti.

    "Sur la forme, c'est inacceptable et intolérable, ça fait du mal à ceux qui les entendent et se sentent concernés, ça fait du mal au Rassemblement bleu marine et au Front national", a déploré le député du Gard, proche de Marine Le Pen.

    L'heure de la retraite?

    Alors que le partie d'extrême-droite n'a jamais été aussi haut placé sur l'échiquier politique français à la suite des élections européennes, Gilbert Collard a exprimé sa lassitude face à cette énième sortie de Jean-Marie Le Pen, habitué aux propos chocs depuis des années. "Je suis fatigué de ces cabrioles avec les mots qui font vraiment des bleus à l'âme", a ajouté l'avocat. "Je dis à tous ceux qui ont été blessés que je les comprends."

    Interrogé sur l'intérêt pour le Front national de continuer à publier sur son site internet les chroniques hebdomadaires de Jean-Marie Le Pen, d'où a été extrait ce nouveau dérapage, Gilbert Collard a avoué que la question "doit se poser". L'avocat, qui n'est pas encarté au FN mais député du Rassemblement bleu marine, est même allé encore plus loin en appelant, à demi-mot, Jean-Marie Le Pen à se retirer de la vie politique: "Bedos (Guy, ndlr) a pris sa retraite, le roi d'Espagne a pris sa retraite et Jean-Marie ferait peut-être bien de se poser la question."

    "Tout ça est exploité contre nous, pas pour nous", a poursuivi Gilbert Collard, en pointant du doigt, notamment, les journalistes, avant de conclure: "Il y a peut-être un moment où l'heure sonne de prendre sa retraite."

    Jean-Marie Le Pen "va lui dire ce qu'il en pense"

    Tout de suite après l'intervention de Gilbert Collard, BFMTV s'est entretenu en direct avec le principal intéressé, Jean-Marie Le Pen. Après avoir assuré qu'il ne comprenait "pas du tout" que ses propos, "proférés en tant qu'homme libre", puissent choquer certaines personnes, le président d'honneur du FN a réagi aux déclarations de l'avocat. Qualifiant "Monsieur Collard" de "pièce rapportée" qui n'est "même pas membre du Front national", le père de Marine Le Pen a annoncé qu'il allait lui dire "ce qu'il pensait" de sa suggestion de partir à la retraite.

    Présent au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002, l'homme est allé encore plus loin. Assumant totalement sa dernière sortie, Jean-Marie Le Pen a mis au défi "de trouver, au cours de ses 60 ans de vie publique, une déclaration antisémite".

    BFM TV

  • Bonne fête de Pentecôte !

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    Heures d'Etienne Chevalier , enluminé par Jean Fouquet - Musée Condé à Chantilly

  • Les Juifs d'Ukraine, la défaite de l'extrême droite et Poutine

    http://fr.timesofisrael.com/les-juifs-dukraine-la-defaite-de-lextreme-droite-et-poutine/

  • Madame Gribouille, le retour… avant le départ

     

    Madame Gribouille, le retour… avant le départ.

    Madame Taubira a perdu de sa superbe. Son arrogance se limite à faire la leçon aux Parlementaires qui ont des difficultés à comprendre sa loi. C’est pourtant simple. La délinquance augmente, la récidive s’amplifie. La cause est entendue : la prison est le mal d’où vient le crime. Plus se développe la surpopulation carcérale, plus le nombre de délits s’accroît. Il faut donc faire appel à des peines de substitution à la prison, en individualisant les sanctions. Il faut donc également supprimer les peines planchers. Ceux qui s’opposent à ces évidence sont de dangereux adeptes de l’idéologie sécuritaire, des crypto-fascistes qui prônent le tout carcéral.

    Effectivement, la récidive est au coeur de ce texte, celle de nos gouvernants qui pratiquent la gesticulation législative en multipliant les textes avec des discours idéologiquement variés, tantôt répressifs avec les peines planchers et les rétentions de sécurité, tantôt compassionnels et d’un angélisme entêté à l’égard des malheureux détenus, avec la hausse progressive du seuil de durée d’incarcération afin d’éviter la prison. Sous Sarkozy, c’était deux ans. Sous Hollande, ce sera cinq et si on avait laissé faire les socialistes soutenus par Mme Taubira, on monterait à dix ! Le choc des discours et la continuité de l’action sont faciles à expliquer malgré l’ apparente contradiction. Une journée de détention coûte 100 Euros, le milieu ouvert 30, et le bracelet électronique 10 ! Les députés peuvent avoir des idées opposées. Bercy n’a qu’une préoccupation : faire des économies. La sécurité qu’elle soit extérieure ou intérieure n’est pas sa priorité. L’idéologie de Mme Taubira n’est que le ruban rose du paquet de laxisme économe des deniers publics et insoucieux des biens et des personnes privés qui contient notre politique pénale.

    On peut donc renverser tous les arguments du gouvernement. Le simple bon sens nous suggère que si le nombre de prisonniers augmente c’est d’abord parce celui des délits et des délinquants l’a précédé.

    Vous dîtes « surpopulation » ? Oui, parce que la France offre moins de places de détention que les pays comparables. Il y a 57 235 places en France contre 96 200 au Royaume-Uni, pour une population comparable. Le verre déborde parce qu’il est trop petit, pas parce qu’il est trop plein. Il y a 102 personnes détenues pour 100 000 habitants en France, 123 au Royaume-Uni, 218 en Pologne, 142 en Espagne, certes moins en Europe du Nord, mais où la criminalité est moins élevée. Car le taux d’incarcération ne tient pas seulement à l’évolution de la population, mais aussi à celle de la criminalité, en sensible croissance dans notre pays.

    Vous dîtes « plus de récidives après la prison qu’après des peines différentes ». On peut raisonnablement penser que c’est parce que les Magistrats réservent déjà l’incarcération aux plus dangereux, et notamment aux récidivistes. Autant ils répugnent à l’emprisonnement pour les primo-délinquants, autant elle est fréquente en cas de récidive.

    Vous dîtes : « tout carcéral ». C’est faux puisque beaucoup de condamnés le sont avec sursis et mise à l’épreuve, que beaucoup sont libérés par anticipation ou bénéficient des aménagements de peine, que beaucoup de condamnations à de la prison ferme ne sont pas exécutées. Il y a un stock de 80 à 100 000 peines de prison ferme en « attente d’exécution », faute de place. En Août 2013, la police de Dreux avait souligné la remise en liberté de trois malfaiteurs condamnés. La prison de Chartres était pleine et l’on avait appliqué la circulaire Taubira du 19 Septembre 2012. Un syndicat de magistrats avait commenté : « une non-affaire » dans la mesure où ce cas n’était pas une exception, mais la routine. La priorité n’est pas de créer des places , mais de faire de la place.

    Vous dîtes : « la prison est l’école du crime. ». Globalement, l’exemple américain prouve l’inverse. Depuis qu’au début des années 90, les résultats des nouvelles pratiques policières et pénales plus répressives ont produit leurs effets, avec un taux d’incarcération de 743 détenus pour 100 000 habitants, la délinquance générale et violente, en dehors des homicides est à la baisse, et inférieure à l’européenne qui augmente, comme l’a établi une enquête italienne menée par Paolo Buonanno. Il paraît évident que le laxisme de fait qui règne dans notre pays est la première cause de la croissance de la délinquance. Si les chiffres positifs de ses prédécesseurs n’étaient pas honnêtes, en tout cas ceux de Manuel Valls étaient mauvais lorsqu’il a quitté la place Beauvau.. En Juin 2013, les cambriolages avaient crû de 5 à 14 % selon les zones, les vols avec violence de 3 à 5 %, et les vols à la tire de 13 à 35 % . A la fin de  l’année, c’était plus 7% de cambriolages en zone de police et plus 14 % en zone de gendarmerie.

    La « contrainte pénale », la suppression des peines plancher ont donc deux faces. D’un côté, elles respirent l’humanisme compassionnel, de l’autre, elles justifient de ne pas étendre le parc pénitentiaire. Qu’il faille éviter la prison aux primo-délinquants, mais en appliquant systématiquement des peines de travail, y compris aux mineurs, est une orientation souhaitable. En revanche, la revalorisation de la prison est urgente. D’abord, il faut assurer la dignité et l’autorité des personnels. En priorité la prison punit et n’a pas pour but d’offrir le gîte, le couvert ou la télévision , et souvent de laisser entrer la drogue ou les téléphones portables circuler impunément. Elle ne doit pas être une passoire d’où l’on s’évade facilement au mépris de la sécurité des gardiens. En second lieu, elle restaure la personnalité du détenu en lui permettant de réparer les préjudices qu’il a causés aux personnes comme à la société. Le travail rémunéré dans ce but devrait être obligatoire, les contacts et les échanges étroitement limités ou contrôlés. La présence religieuse est souhaitable si, et seulement si, les personnes qui l’assurent sont pleinement en accord avec les objectifs de l’institution républicaine au sein de laquelle ils sont autorisés à intervenir.

    La dernière loi « Taubira », comme celles qui l’ont précédée, est donc un contre-sens. La Justice pénale et l’institution pénitentiaire doivent voir leurs moyens considérablement augmenter pour remplir leurs fonctions. Les débats idéologiques stériles ne sont que des cache-misère !

    NOUVELLES DE FRANCE

  • EDUCATION NATIONALE : LETTRE DE CADRAGE DE LA RENTREE 2014

     

    EDUCATION NATIONALE : LETTRE DE CADRAGE DE LA RENTREE 2014 - Entre démissions et abandons
     

    Entre démissions et abandons



    Michel Lhomme
    le 07/06/2014
    Récemment, nous avons appris que la capitale française serait la seule capitale européenne à ne pas retransmettre sur des écrans géants le mondial Brésil 2014. Probablement par peur des troubles à l'ordre public, en clair par peur des drapeaux algériens. En fait, la préfecture de police de Paris ne veut pas prendre le risque de pillages comme ceux de l’an dernier au Trocadéro, lorsque le PSG y fêta son titre. Le message des pouvoirs publics est limpide : trois cents voyous risquent de venir troubler ces soirées de liesse. Le gouvernement décide tout simplement de les annuler.
     
    Dans ce même ordre d'idées, la SNCF a retiré tous les chariots à bagages dans les gares parce qu'ils seraient systématiquement dérobés. On imagine les soucis prochains de nos touristes ou de nos estivants dans les gares bondées de l'été. Effectivement comme pour les écrans géants, c'est une démission.
     
    En fait, on ne compte plus les démissions de l'Etat. Elles touchent tous les services, la santé mais aussi la Police nationale ou la Gendarmerie nationale devenue une annexe de Bercy et un simple service commandé en uniforme et, pire peut-être pour le futur, l'Education nationale.

    Une lettre de cadrage inquiétante

    A ce titre, il faut absolument lire dans son intégralité et malgré la pesanteur de son jargon administratif, la lettre de cadrage de la rentrée 2014, adressée à tous les personnels de l'Education nationale par Benoît Hamon, son nouveau ministre. Là, ce n'est plus seulement une démission, c'est l'abandon. La lettre révèle en filigrane l'état présent du système et il suffit d'en souligner  les grandes orientations pour énumérer toutes ses déficiences avec l'aveu implicite qu'on ne saurait plus y remédier. 

     
    Dans l'introduction, l'Education nationale constate d'abord son piètre résultat : l'accroissement des inégalités sociales et territoriales. Malgré cinquante ans de collège unique ou de politique prioritaire de la ville, les dogmes du Ministère, les inégalités se sont creusées et amplifiées. Nonobstant, nulle part, la lettre ne remet en question le Collège unique. Ensuite, la priorité est donnée à l'école primaire. Pour cela, la recette est simple : on change les programmes. Autrement dit, on les revoie à la baisse mais surtout on introduit la fumeuse pédagogie par compétences. En clair, on suggère carrément la suppression des notes qui seraient pour les élèves forcément traumatisantes et discriminantes. Les élèves sont malades quasi analphabètes alors cassons le thermomètre et on ne verra que du feu ! Citons le texte : « Pour améliorer l'efficacité des apprentissages et la confiance en eux des élèves, il importe de faire évoluer les pratiques en matière d'évaluation des élèves. Il s'agit d'éviter que l'évaluation ne soit vécue par l'élève et sa famille comme un moyen de classement, de sanction, ou bien réduite à la seule notation ». On appellera cela «l 'évaluation formative ». La suppression de tout redoublement est annoncée en seconde et en première comme la prise en charge totale par les parents de l'orientation en classe de troisième.

    Le texte énumère aussi par défaut les tares du système et en particulier le taux excessif de décrochage scolaire, symptôme d'un système de plus en plus inadapté mais qui a aussi tout simplement renoncé à instruire. Le Ministère reconnaît textuellement que les conclusions de l'enquête Pisa parue en décembre 2013 ont rappelé qu'en France, les écarts de performance entre les élèves se sont creusés et que la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire est particulièrement marquée. Pour cela, il est décidé une fois de plus de réinjecter à fonds perdus de l'argent dans les banlieues avec des REP + (Réseaux d'Education prioritaire renforcé) tout en reconnaissant au passage que le problème de la mixité sociale n'est qu'un doux euphémisme. 

     
    Une autre partie de la Lettre est ensuite consacrée à la formation des enseignants. Face à la crise du recrutement ou à l'ennui des bancs scolaires, le Ministère croit au numérique éducatif. C'est sa nouvelle lubie, la prochaine panacée comme si l'informatique apprenait à penser ! C'est l'esquisse de l'Utopie 2035 d'un think tank progressiste que nous avons eu entre les mains qui envisage des collèges super-connectés où l'on imagine un pool d'enseignants réduits, des classes de soixante-dix élèves sur postes informatiques, des examens par QCM. 

    Le quatrième axe que définit cette lettre de cadrage donne tout l'esprit de la prochaine « révolution »  éducative. Son mot clé : la bienveillance. Une école à la fois exigeante et bienveillante. Traduction : on dicte des directives mais on fermera les yeux sur vos résultats ou vos comportements. Le 29 mai, une circulaire elle aussi publiée au Bulletin Officiel a de fait été adressée à tous les proviseurs. Elle vise à éviter les sanctions d'exclusion, insistant sur les mesures alternatives, permettant même d'être exclu mais, de quand même venir dans l'établissement, inventant ainsi un nouvel oxymore, la « sanction inclusive»  ! 

    Dans toute cette phraséologie nouvelle de la « bienveillance» , on insiste aussi sur le programme à inculquer : droits de l'homme, antiracisme, lutte contre l'homophobie, charte de la laïcité, confusion de l'histoire avec l'histoire mémorielle dite « mémoire collective» , nazisme, libération, résistance. On fait allusion à la collectivité mais de quelle collectivité parle-t-on ? En fait, l'expression est à la mode : « faire communauté» . Est-ce bien républicain que de s'exprimer ainsi ? L'idée de République n'implique-t-elle pas qu'on oppose « être universel»  et « être communauté» ? A chaque fois, on ne cesse de prendre des gants. On affirme la laïcité mais on demande à être bienveillant avec les parents ou les élèves voilés. On notera mais sans noter. 

    C'est cet esprit-là, l'esprit de l'abandon. C'est cet esprit là, la bienveillance pédagogique qui est l'aveu de la démission. En fait, on ne gouverne plus. Le roi est nu. Mais qu'est-ce par définition qu'un pouvoir faible ? Un pouvoir qui n'existe plus. Quand un État renonce à ce point à exercer dans tous les domaines son autorité, parce qu’il craint les remontrances ou la réprobation, quand une autorité n'ose plus gouverner, c'est alors l'État qui se destine tout doucement au désastre et au grand enterrement. Nous ne lui enverrons pas des fleurs ! 

    Illustration en tête d'article : Photographie de Doisneau
     
    METAMAG
  • Petro Porochenko investi président d'Ukraine

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    Le Vif

    Source: Belga
    samedi 07 juin 2014 à 10h26

    Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko a été investi samedi cinquième président de l'Ukraine indépendante lors d'une cérémonie au Parlement à Kiev en présence de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement étrangers. L'espoir d'une sortie de la profonde crise politique actuelle dans le pays pèse sur les épaules du milliardaire pro-occidental.

     

    Poroshenko, qui a été élu le 25 mai avec plus de 54% des voix, prend ses fonctions alors que de violents affrontements sont toujours en cours entre les forces gouvernementales et les séparatistes pro-russes dans l'est du pays, qui ont fait au moins 180 morts depuis le mois d'avril, selon des chiffres officiels.

    Le nouveau président a été investi en présence de nombreux chefs d'Etat et délégations étrangères, comme le vice-président américain Joe Biden, le président du Conseil européen Herman Van Rompuyn, le président polonais Bronislaw Komorowski puis la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite.

    Le président russe Vladimir Poutine n'était pas convié à l'événement, mais Moscou était représenté par l'ambassadeur Mikhail Zurabov, qui a été officiellement renvoyé à Kiev plus tôt cette année pour "des consultations".

    Petro Porochenko succède à Viktor Ianoukovitch, destitué fin février après un bain de sang sur le Maïdan de Kiev et en fuite depuis en Russie, à l'issue de trois mois de contestation pro-européenne.

    Lors de son discours d'investiture, le président ukrainien s'est engagé a maintenir l'unité du pays, dont l'Est est en proie à une insurrection séparatiste pro-russe. Il a ajouté qu'il refuserait tout "compromis" avec la Russie sur l'orientation européenne de son pays et sur l'appartenance de la Crimée à l'Ukraine. "La Crimée a été et restera ukrainienne", a-t-il déclaré, provoquant des applaudissements dans le Parlement. "Je l'ai dit clairement au dirigeant russe en Normandie", a-t-il ajouté. "Je ne veux pas la guerre, je ne veux pas de vengeance. Je veux la paix et je vais tout faire pour l'unité de l'Ukraine."

    M. Porochenko, s'adressant aux habitants de la région industrielle russophone du Donbass, contrôlée en grande partie par les rebelles et où il compte se rendre rapidement, leur a promis de mener une décentralisation du pouvoir et de garantir l'usage libre de la langue russe. "Beaucoup d'entre vous ont senti 'les charmes' du règne des terroristes", a-t-il dit, en russe, à l'intention des habitants des régions de l'Est rebelle. "Nous ne vous abandonnerons en aucune circonstance", a-t-il poursuivi.

    Le président a reconnu que le rétablissement de la paix serait impossible sans la normalisation des relations avec la Russie tout en insistant que le statut de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée à la Russie, et l'orientation pro-européenne de l'Ukraine n'étaient pas négociables.

    Il a également promis la "signature le plus vite possible" du volet économique de l'accord d'association avec l'Union européenne et l'introduction d'un régime sans visa pour les Ukrainiens. "Aujourd'hui nous revenons dans notre maison, c'est un processus irréversible. Que Dieu nous bénisse. Gloire à l'Ukraine", a-t-il conclu.

    L'Otan et l'UE saluent l'investiture de Porochenko

    L'investiture samedi du président ukrainien Petro Porochenko a immédiatement été saluée par l'Otan et par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui ont rappelé dans des communiqués séparés le soutien des deux institutions à l'Ukraine, son intégrité territoriale et sa stabilité.

    "Je félicite chaleureusement Petro Porochenko pour son investiture en tant que président de l'Ukraine", écrit le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, dans un communiqué.
    "J'ai confiance dans le fait que le leadership du président Porochenko contribuera à la stabilisation du pays, en s'appuyant sur le dialogue politique sans exclusive lancé avant les élections", poursuit-il. Il rappelle que l'Otan "est en train de finaliser de nouvelles mesures complètes pour aider l'Ukraine et soutenir les réformes dans le domaine de la sécurité et de la défense du pays".
    "Les Alliés de l'Otan restent fermes dans leur soutien à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", conclut-il.

    De son côté, M. Van Rompuy, qui assistait à la cérémonie d'investiture à Kiev, a "réitéré le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine et son engagement à ses côtés".

    M. Porochenko "a reçu un mandat fort pour avancer sur le chemin des réformes et faire de l'Ukraine le pays moderne et démocratique auquel ses citoyens aspirent; un pays uni et décentralisé, où chacun trouve sa place et où différentes identités et minorités sont reconnues et respectées. Un dialogue approfondi et sans exclusive jouera sans aucun doute un rôle important dans ce processus de transformation."

    Sans nommer la Russie, M. Van Rompuy souligne que "le retour de l'Ukraine à la stabilité et les efforts en vue de sa croissance et de son développement profiteront à tous ses voisins". Ceux-ci "doivent aussi respecter ses choix souverains, y compris des liens plus étroits avec l'Union européenne, et son intégrité territoriale", ajoute-t-il en rappelant que "l'Union européenne se tiendra aux côtés de l'Ukraine et reste prête à coopérer avec ceux qui partagent ces objectifs de démocratie, prospérité et stabilité".

    Investiture de Porochenko: réactions mitigées à Donetsk

    Donetsk, place forte des séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine, les réactions à l'investiture samedi à Kiev du nouveau président Petro Porochenko étaient partagées, certains espérant l'ouverture de négociations, d'autres restant sceptiques.

    "Porochenko est quelqu'un de bien. Il va peut-être réussir à régler la situation. Pas tout de suite, évidemment, mais en ouvrant des négociations avec l'est de l'Ukraine. Je crois vraiment qu'il peut trouver une solution", déclare Vladimir, 61 ans, qui loue des vélos pour enfants sur la place Lénine, au centre de Donetsk.

    Une grand-mère qui vient de prendre des vélos pour ses petits-fils intervient: "Porochenko n'est pas le patron. C'est les Etats-Unis qui donnent les ordres, pas lui ! Je n'ai pas écouté son discours d'investiture, mais je suis sûre que ça ne va pas du tout s'améliorer avec lui".

    "Il a été élu par l'ouest de l'Ukraine, pas par nous. Ce n'est pas notre président. Ce qui se passe à Kiev, ce n'est pas notre affaire", ajoute un père de famille, Sergueï, 48 ans.

    Tatiana, 56 ans, qui promène son petit-fils, est du même avis: "Porochenko n'est pas notre président. Nous avons notre Etat à nous, la république de Donetsk, même si nous ne sommes pas reconnus pour le moment. Je veux que mon petit-fils vive dans une république indépendante, où il pourra parler russe".

    Jeune mère de famille, Natacha, 32 ans, ne soutient pas du tout les séparatistes prorusses de Donetsk mais elle s'interroge sur les chances de voir le nouveau président ukrainien mettre fin au conflit meurtrier dans l'est du pays.

    "J'aimerais que Porochenko vienne ici pour se mettre d'accord avec l'autre partie. Je ne sais rien de lui. Je garde espoir malgré tout, même si je vois que beaucoup de mes amis partent, surtout ceux qui ont des enfants", indique-t-elle.

    Troublée par les pillages qui se sont multipliées à Donetsk après la prise du pouvoir par les séparatistes pro-russes, Tatiana espère que le nouveau président pourra restaurer un pouvoir légal dans la région: "Je veux un pouvoir légitime, élu dans un scrutin normal, pas comme ce référendum (pour l'indépendance de la région de Donetsk en mai dernier)", ajoute-t-elle.