Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les FARC se méfient de Sarközy!

         1102179665.jpg

    Camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes). Les analystes estiment que les femmes, souvent adolescentes, constituent au moins 30% des effectifs de cette guérilla.

    BOGOTA, jeudi 3 avril 2008 (LatinReporters.com) - La France "capitaliste", "membre de l'OTAN" et gouvernée par un "président de droite" [Nicolas Sarközy] n'inspire pas confiance à la guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) si l'on en croit ANNCOL, l'une des agences de presse officieuses des insurgés. Cela semble réduire les chances de succès de la mission humanitaire médicalisée dépêchée en Colombie à l'initiative de la France pour accéder à Ingrid Betancourt, otage de la guérilla depuis plus de six ans et aujourd'hui gravement malade. Mais une éventuelle dissidence ou trahison de guérilleros qui la séquestrent faciliterait sa libération. L'opération humanitaire est-elle basée sur cet espoir?

    ANNCOL qualifiait le 2 avril le président Sarkozy de "naïf" pour se lancer dans une "si dangereuse aventure" dans l'espoir d'une "libération unilatérale" [d'Ingrid Betancourt]. Sous le titre "Faites très attention! Vous ne pouvez pas avoir confiance", comme s'il s'agissait d'un conseil donné aux guérilleros, l'agence officieuse des insurgés a élargi le 3 avril ses considérations sur ce qu'elle appelle "La mission médico-humanitaire du président Sarkozy".

    "Les FARC marcheront avec des pieds de plomb, se souvenant que ce fut précisément un appel de membres [il s'agissait plutôt d'émissaires; ndlr] du gouvernement français, incité par l'esprit criminel du psychiatre Dr Ternura [surnom donné par les FARC au psychiatre et surtout Haut commissaire colombien à la Paix, Luis Carlos Restrepo; ndlr], qui a permis au gouvernement des Etats-Unis de localiser le camp de Raul Reyes et de le bombarder".

    Raul Reyes, numéro deux des FARC, et une vingtaine de guérilleros et sympathisants ont été tués le 1er mars dernier lors d'un raid de l'armée colombienne contre un camp de la guérilla au nord de l'Equateur. La sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba affirmait le 19 mars à l'hebdomadaire Cambio que cette attaque "s'est produite deux ou trois jours après une réunion à Panama entre le commissaire Luis Carlos Restrepo, Daniel Parfait, ex-ambassadeur de France en Colombie et époux actuel de la soeur d'Ingrid Betancourt, et Noël Saez, assesseur du gouvernement français". [Mari d'Astrid Betancourt, Daniel Parfait dirige actuellement le département Amériques et Caraïbes au ministère français des Affaires étrangères; ndlr].

    Selon la sénatrice, "la réunion eut lieu pour que Restrepo leur communique que le gouvernement [colombien] les autorisait à parler avec Reyes pour voir comment on pouvait obtenir la libération d'Ingrid ... Les Français ont appelé Reyes par téléphone satellitaire [probablement pour fixer le rendez-vous autorisé par Bogota; ndlr] et c'est là qu'ils l'ont écouté [Piedad Cordoba veut sans doute dire "localisé"; ndlr]. Saez a même dit ces derniers jours à l'un de mes amis qu'il se sentait responsable de la mort de Reyes, car il croyait que c'est suite à son appel que le chef guérillero a été localisé".

    Interlocutrice habituelle des FARC et amie du président vénézuélien Hugo Chavez, la sénatrice Piedad Cordoba est également bien en cour à Paris, au point que l'ambassade de France à Bogota vient de lui demander de faciliter la mission humanitaire. La même ambassade démentait la semaine dernière qu'un appel satellitaire d'émissaires français ait permis l'exécution de Raul Reyes. Mais Piedad Cordoba a confirmé sa version. ANNCOL et sans doute à travers elle des dirigeants des FARC la reprennent désormais à leur compte, estimant donc qu'un appel téléphonique satellitaire du négociateur français Noël Saez au nº2 de la guérilla, Raul Reyes, fut fatal à ce dernier.

    Or Noël Saez, ancien consul de France à Bogota et agent de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), fait partie de la mission humanitaire qui vient d'atterrir en Colombie pour prendre contact avec les FARC et tenter d'accéder à Ingrid Betancourt. Même s'il fut souvent l'interlocuteur de Raul Reyes, qui était l'homme clef de toute négociation sur les otages, on imagine que l'émissaire français ne risque pas aujourd'hui d'être applaudi par les FARC, pour autant qu'elles acceptent encore de le recevoir.

    La méfiance jouxte la paranoïa lorsqu'ANNCOL se demande si en autorisant la mission humanitaire, le gouvernement colombien ne cherche pas, avec la complicité des Etats-Unis, à obtenir les coordonnées exactes de l'endroit où est séquestrée Ingrid Betancourt afin de le bombarder et d'assassiner la Franco-Colombienne. L'agence officieuse des FARC prétend que l'équipe du président Alvaro Uribe voit en Ingrid une éventuelle "sérieuse concurrente" politique qu'il conviendrait d'éliminer.

    "Jusqu'où va la sincérité de Sarkozy?"

    "Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite, qu'elle est membre de l'OTAN et que nous ne savons pas jusqu'où va la sincérité de Sarkozy. En outre, il faut rappeler que les pays ont des intérêts, mais non des amis" écrit ensuite ANNCOL. Selon cette agence, "les Etats-Unis et leurs laquais" devraient apprendre "qu'on ne peut pas fermer absolument tous les canaux de communication avec l'ennemi" pour ensuite "envoyer des avions qui attendent inutilement quelqu'un" [Ingrid Betancourt; ndlr].

    Jesus Santrich, commandant des FARC, et Rodrigo Granda, l'ex-"ministre des Affaires étrangères" de la guérilla libéré en juin 2007 par le président Uribe à la demande expresse de Nicolas Sarkozy, écrivaient déjà, le 19 mars dans les colonnes de la même ANNCOL, que l'expérience de la mort de Raul Reyes "nous donne raison quant à la nécessité d'exiger chaque fois plus de garanties pour des rencontres de n'importe quel type. Il n'y aura par exemple aucune rencontre entre le gouvernement et la guérilla sans l'existence d'une zone démilitarisée".

    "Que personne ne fasse l'innocent. Tous les captifs
    [des FARC] sont responsables de l'expansion de la guerre, qu'il s'agisse d'Ingrid [Betancourt] et d'autres et il faut dire qu'aucun d'eux n'est dans de pires conditions que Simon Trinidad et Sonia" [deux chefs des FARC extradés et condamnés aux Etats-Unis; ndlr] ajoutaient Santrich et Granda.

    Ce manque de sensibilité à l'égard de la Franco-Colombienne, considérée comme un rouage du système combattu par les FARC, et la méfiance de la guérilla découlant des circonstances de l'attaque mortelle contre Raul Reyes rendent donc improbable le succès de la mission humanitaire.

    Le diagnostic serait différent si Paris disposait d'informations sur un groupe de guérilleros disposés à trahir leurs chefs pour empocher les primes millionnaires promises par Bogota aux rebelles qui déserteraient en emmenant leurs otages vers la liberté et qui jouiraient de l'asile offert par la France. L'un des sept principaux commandants des FARC, Ivan Rios, avait été abattu en mars par le chef de sa garde personnelle, qui se présenta avec la main coupée de sa victime pour authentifier son droit à la récompense...

    Les révélations d'un prêtre relèvent peut-être de l'hypothèse de la dissidence ou de la trahison de guérilleros. "Les FARC cherchent à libérer Ingrid Betancourt, [à trouver] la manière de la livrer" affirmait dans le quotidien colombien El Tiempo du 31 mars le prêtre catholique Manuel Mancera. Il révélait avoir été contacté le 26 mars par la guérilla, sans préciser le niveau hiérarchique des ses interlocuteurs, et il croit que ce contact est lié à l'ouverture de démarches pour la libération d'Ingrid Betancourt. Coïncidence ou non, des prélats de l'Eglise colombienne étaient reçus à l'ambassade de France à Bogota le même 31 mars, veille de l'annonce par le président Sarkozy de l'envoi de la mission humanitaire.

    Titulaire de la paroisse de la localité de La Libertad, dans le département du Guaviare (450 km au sud-est de Bogota) que contrôlent partiellement les FARC, le père Mancera avait déjà été contacté par les rebelles avant qu'ils ne libèrent Clara Rojas, ex-directrice de campagne et colistière d'Ingrid Betancourt pour l'élection présidentielle de 2002. Les six otages colombiens, dont Clara Rojas, libérés unilatéralement par la guérilla depuis le mois de janvier dernier l'ont tous été dans le département du Guaviare.

    C'est aussi dans le Guaviare que divers témoins affirment avoir aperçu Ingrid Betancourt, en février et mars, lorsque des guérilleros l'auraient amenée dans divers dispensaires pour tenter d'enrayer l'hépatite B, la leishmaniose et le paludisme qui la mettraient au bord d'une issue fatale.

    (Source: LatinReporters.com)

  • Petit camouflet à Bush...

    Le président des Etats-Unis demandait d'accorder à la Géorgie et à l'Ukraine le statut de candidat officiel à l'OTAN. Les pays européens ont refusé. Comme ils ont refusé la demande américaine concernant l'adhésion de la Macédoine, reportée à plus tard. Ce double 'non' est une première. L'administration Bush a toutefois réussi à obtenir l'appui de l'ensemble de ces alliés à son projet d'extension du bouclier anti-missile à l'Europe.

    Non à l'Ukraine et à la Géorgie, oui à la Croatie et à l'Albanie

    L'Ukraine et la Géorgie espéraient se voir octroyer le Plan d'action en vue de l'adhésion (MAP) à Bucarest, avec le soutien affiché des Etats-Unis et malgré l'opposition de la Russie. Mais un groupe de pays, emmenés par l'Allemagne, la France et le Bénélux, s'y est opposé, selon le Premier ministre belge Yves Leterme, qui a souligné que le moment n'était pas encore venu d'accorder ce statut à ces deux anciennes républiques soviétiques.

    L'Allemagne, la France et la Belgique s'étaient déjà fortement opposés aux Etats-Unis lors de leur intervention en Irak en 2003, ce qui leur avait valu l'appelation de "vieille Europe" de la part du secrétaire américain à la Défense de l'époque, Donald Rumsfeld.

    Ce double "non" infligé à un président américain, même en fin de mandat - M. Bush, dont c'est le dernier sommet atlantique, quittera la Maison Blanche en janvier prochain, après l'élection présidentielle du 4 novembre - est une première, soulignait jeudi matin le journal italien 'La Repubblica'.

    Preuve de son embarras, M. Bush est resté muet sur le compromis finalement trouvé sur la Géorgie et l'Ukraine, tout en saluant l'invitation faite à l'Albanie et à la Croatie et regrettant que cela n'ait pas été le cas pour la Macédoine.

    M. Bush a affirmé que le processus d'élargissement se poursuivait, sans évoquer nommément la Géorgie et l'Ukraine. "Je suis heureux que l'Alliance se soit entendue pour inviter l'Albanie et la Croatie à devenir membres de l'OTAN", a-t-il dit lors de la session du sommet élargie aux dirigeants croate et albanais. "Nous regrettons de ne pas avoir été en mesure de trouver un consensus" en ce qui concerne la Macédoine, dont le nom provoque un conflit avec la Grèce, a-t-il dit. "Le problème du nom doit être résolu rapidement", a-t-il ajouté. Il n'a pas cité la Géorgie ni l'Ukraine, mais "la porte de l'OTAN doit rester ouverte", a-t-il dit, et les candidats doivent bénéficier d'un examen "complet et juste".

    L'OTAN a signifié à Bucarest que "le processus d'élargissement continuera", a-t-il dit dans un message transparent à l'intention de la Russie, à la veille de la tenue du Conseil OTAN-Russie avec le président Vladimir Poutine qui doit clore les réunions vendredi à Bucarest.

    M. Bush a en revanche enregistré un succès en ralliant ses alliés à son projet de bouclier anti-missile, avec l'installation prévue en République tchèque d'un puissant radar de détection et de dix missiles intercepteurs en Pologne d'ici 2012, alors que ce dossier était jusqu'ici presque tabou à l'OTAN. "Nous reconnaissons que l'initiative prise par les Etats-Unis et d'autres est utile. La France y participera avec pragmatisme", a affirmé le président français Nicolas Sarkozy. Le bouclier américain "peut être un élément important de réponse à cette menace" posée par la prolifération croissante de missiles balistiques, a pour sa part admis M. Leterme.

    (RTL info - 03.04.08)

     


  • Mohamed et Yanis

    Le prénom Mohamed (ou Mohammed) est arrivé à la première place des faire-parts de naissance en 2007 à Marseille (mais en 21ème position dans les Bouches-du-Rhône). En seconde position, Yanis (mais en 13ème position dans le département!), également très pôrté dans la communauté maghrébine et turque.

    (Faits & Documents n°253 - avril 08)

    Au fait, comment se dit MARSEILLE en arabe?

  • Scandale aux Pays-Bas

    avec le retour sur la scène, à 104 ans, de Johannes Heersters. Exilé en Allemagne et en Autriche depuis 41, ce grand artiste et acteur est en effet connu sous le surnom de "nazi chantant", s'étant largement produit en Allemagne durant le IIIème Reich.

    (Faits & Documents n°253 -avril 08) 

  • "La famille, c'est sacré!"

    166897861.jpg
    Marc-Olivier Strauss-Kahn, dit Mosk, peut remercier son grand frère...

    L'affaire provoque des remous au sein de la Banque de France et dans les couloirs de Bercy. Marc-Olivier Strauss-Kahn a obtenu un titre sur-mesure et l'assurance d'un poste en or dans une organisation internationale. L'intéressé s'explique.

    Le gros lot! 250 000 $ (160 000 €) d'émoluments annuels, environ 150 000 € d'indemnité d'expatriation, une confortable enveloppe de frais de représentation, le tout entièrement défiscalisé. Un futur poste d'administrateur à la Banque interaméricaine de développement (BID), une discrète organisation internationale basée à Washington, et un titre de « représentant de la Banque de France en Amérique ». Et ce, en toute légalité. (jusqu'à quand?)

    C'est « le mercato en or » décroché par Marc-Olivier Strauss-Kahn, le numéro quatre de la Banque de France (BDF), pour rejoindre Isabelle, son épouse, partie en mai 2007 à Washington à la Banque mondiale. L'affaire fait scandale dans les couloirs de la Banque de France et de Bercy, où le dossier est classé top secret.

    Une opération opaque
    « Cet arrangement a été négocié en direct entre l'état-major de la BDF, le cabinet de Lagarde, la direction du Trésor, sous l'oeil bienveillant de l'Elysée », explique une source proche du dossier, choquée « par l'extravagance et l'opacité de cette opération ».

    Frère cadet du socialiste Dominique Strauss-Kahn, envolé fin septembre à Washington pour piloter le Fonds monétaire international (FMI) sur proposition de Nicolas Sarközy, Marc-Olivier, 53 ans, dit Mosk, a fait toute sa carrière à la Banque de France. Depuis six ans, il en était le directeur général des études et des relations internationales. Un poste important, « l'équivalent du Quai d'Orsay de la Banque », explique un économiste. Pourtant, Marc-Olivier, haut fonctionnaire réputé pour son habileté à défendre ses intérêts et sa carrière, n'y brille guère. « Très perso, ondoyant, il a fini par agacer tout le monde. Quand il a demandé à rejoindre son épouse, cela a été un soulagement au siège de la BDF », raconte un connaisseur du dossier.

    Cap sur Washington
    Restait à trouver un point de chute à l'impatient candidat au départ. Gros hic : la Banque de France n'a pas de poste disponible aux Etats-Unis. Un émissaire officie déjà à New York, à proximité de Wall Street. Logique. Qu'à cela ne tienne, la BDF décide de créer un poste sur-mesure, avec le feu vert du cabinet de Christine Lagarde et de la direction du Trésor. Mosk sera représentant aux côtés du fonctionnaire « junior » de New York. Seulement voilà, il veut son bureau à Washington. Il a repéré qu'un siège d'administrateur se libérerait à l'automne 2008 à la Banque interaméricaine de développement. Une institution internationale où la France fait de la figuration. Mais autre hic : un candidat a été adoubé de longue date par Bercy, sachant que c'est Christine Lagarde, en tant que l'un des 47 gouverneurs de cette banque, qui décide.

    A l'étage des sous-gouverneurs de la BDF, on redouble alors d'effort ; on fait jouer contacts, réseaux, à Bercy, au Trésor. Finalement, le candidat désigné pour la BID est évincé. Priorité à Mosk. « La consigne est tombée sur ordre de Bercy avec l'appui de l'Elysée : on ne refuse rien à un Strauss-Kahn », explique une source du dossier.

    En février 2008, Marc-Olivier Strauss-Kahn tient sa victoire. Il sera nommé « représentant en Amérique de la BDF, localisé comme visiting senior adviser » à la FED « à Washington ». Il a eu l'assurance de décrocher la BID, très bien rémunéré. Cerise sur le gâteau, il aura aussi un strapontin au conseil d'administration de l'Iedom et de l'Ieom*, deux instituts dépendant de la Banque de France. Comme il est désormais représentant « aux Amériques », comme il dit, il estime qu'il a aussi le droit d'arpenter les Antilles et Tahiti.

    Net d'impôt
    Sur le plan financier aussi, le dossier est calé. Il pourra cumuler plusieurs sources de revenus : un salaire de base voisin de 250 000 $ (160 000 € ). La rituelle indemnité d'expatriation, égale, pour lui, à un an de son ancien salaire de base, soit environ 150 000 €. Et non dégressive au fil du temps ! En prime, il a négocié une enveloppe de frais de représentation. Son exigence : 50 000 € par an. Le tout net d'impôt. Le 24 février, dans un courriel adressé à ses collègues, il écrit : « Je pars dans huit jours. Trop vite, le gouverneur m'ayant donné consigne de ne pas faire état de ma date de départ le lundi 3 mars. » Et d'expliquer qu'en tant que « représentant en Amérique », il y sera chargé « notamment de renforcer les liens avec l'hémisphère occidental ». La BDF a-t-elle réservé un traitement de faveur à Mosk ? « Pas de commentaires », répondait-on hier soir au siège de la banque.

    * Institut d'émission des départements d'outre-mer et Institut d'émission des territoires d'outre-mer.

    (Le Parisien - 03.04.08)

  • Vrais ou faux lycéens: ça dégénère!

    1139589038.jpg
    Les "lycéens" au travail anti-France!

    Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a condamné cet après-midi à Créteil les exactions commises en marge de manifestations lycéennes, tout en réaffirmant qu'il n'y avait «pas de raison chiffrée, objective» aux manifestations contre les suppressions de postes.

    «Les proportions que prennent ces manifestations, les débordements qui les accompagnent sont regrettables» (doux euphémisme!), a expliqué Xavier Darcos, venu au rectorat de l'académie de Créteil (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne) pour témoigner son soutien aux personnels après les incidents survenus mardi et ce matin à Créteil.

    Le ministre a tenu à faire une distinction entre «d'un côté le droit (des lycéens, ndlr) de manifester, de se faire entendre» et «ceux qui s'attaquent aux bâtiments publics, aux personnels, aux élèves.

    Là, nous sommes dans la délinquance et nous ne tolèrerons pas ces exactions».

    Six jeunes gens ont été interpellés jeudi à Créteil lors d'incidents en marge d'une manifestation de lycéens à laquelle s'étaient mêlés des groupes de casseurs.

    Des incidents ont également marqué la manifestation parisienne. Devant la banderole de tête proclamant: «non, non, non aux suppressions de postes», plusieurs rangs d'un service d'ordre mis en place par des syndicats enseignants ouvrent la marche.

    Les commerçants fermaient leurs boutiques au passage du cortège

    Des groupes de jeunes faisaient face aux CRS en leur envoyant quelques projectiles, des pierres, des bouteilles et des grilles d'arbres. Des policiers en civil portant un brassard ont plusieurs fois chargé brièvement, procédant à quelques interpellations.

    Hannah Boisson, déléguée de la Fidl, qui a chiffré la participation entre 15 000 et 20 000 manifestants, a estimé que cette nouvelle action constituait «une réussite parce que les lycéens se mobilisent. Cela montre au gouvernement qu'on est toujours là».

    Les lycéens lui faisaient écho, scandant: «on n'est pas fatigués». Parmi les autres slogans: «contre les suppressions, une seule solution, la manifestation», «un même droit à l'éducation dans tous les lycées dans toutes les régions».

    «Le mouvement continue de s'amplifier, c'est un signe que le gouvernement ne va pas pouvoir rester longtemps sur sa position», a déclaré de son côté Léo Moreau, vice-président de l'UNL, qui a estimé le nombre de manifestants à 15 000. Pour lui, l'annonce de nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires, relèverait «au minimum de l'irresponsabilité, au pire de la provocation vis-à-vis du mouvement lycéen».

    «On ne veut pas de réforme de l'Ecole sur une logique de restriction budgétaire», a-t-il ajouté, en référence au rendez-vous de son syndicat mardi avec Xavier Darcos «officiellement sur la réforme du lycée». Parmi la multitude de pancartes, on pouvait lire «M. le Recteur, vous êtes un voleur», «DaKos nuit à votre éducation», «Les profs = la misère, les élèves = la galère» ou encore «Les profs, une espèce en voie de disparition».

  • Sarközy: pan sur les urnes!

    Nicolas Sarközy se serait inscrit hors délai sur les listes électorales du VIIIème arrondissement de Paris où est situé l'Elysée - son domicile - pour pouvoir voter aux municipales, assure « le Canard enchaîné ». Selon l'hebdomadaire satirique, des émissaires du Palais se seraient présentés à la mairie le 3 janvier 2008, soit après le délai légal d'inscription du 31 décembre. Ils auraient ensuite fourni des documents antidatés.

    Découvrant le pot aux roses, le maire François Lebel - réélu depuis - aurait gardé le silence contre la promesse de marier le président à Carla Bruni et contre un soutien officieux face au candidat investi par l'UMP, Pierre Lellouche. A l'Elysée, on « dément » et on assure que les formalités administratives ont été accomplies en mairie « avant le 31 décembre ». « C'est un roman de A à Z », tempête également Lebel, qui jure n'avoir eu « aucun contact avec les services des élections » de sa mairie.

    (Le Parisien - 02.04.08)

  • BANALINFO.fr: Des jeunes (lycéens?)en garde à vue

    Trois jeunes gens interpellés mardi dans une station parisienne du métro au retour de la manifestation lycéenne "contre les suppressions de postes" étaient toujours en garde à vue mercredi en fin d'après-midi à Paris, a-t-on appris de source policière.

    Ces jeunes, dont il n'a pas été précisé s'il s'agissait de lycéens, sont accusés de «vol avec violence en réunion» visant un passager, selon la même source.

     Deux jeunes filles interpellées en même temps à la station Vaneau ont été libérées mercredi.

    Il s'agit de deux élèves du lycée Utrillo à Stains (Seine-Saint-Denis), âgées de 17 et 20 ans, qui auraient, selon la police, pris à partie verbalement les policiers lors des interpellations.

    Selon une source judiciaire, la plus jeune a déjà fait l'objet d'une convocation pour «outrages et incitation à la rébellion» devant le tribunal de Bobigny. Selon un professeur de Saint-Denis, Denis Cittanova, ces deux lycéennes ont «filmé avec leurs portables des policiers qui frappaient un élève du lycée Paul-Eluard à Saint-Denis» sur les quais du métro Vaneau. Cet élève «a été frappé aux jambes et au ventre et a vomi. Puis les policiers lui ont écrasé la tête avec une chaussure», a rapporté ce professeur selon qui «beaucoup de passagers se sont émus de ce qui se passait».

    Selon M. Cittanova, le lycéen aurait fait partie des trois jeunes en garde à vue et le passager se plaignant d'un vol aurait été un policier en civil.

     Après cet incident, l'assemblée générale des professeurs des établissements d'Ile-de-France mobilisés contre les suppressions de poste a demandé «une commission d'enquête» sur «la répression» dont auraient été victimes selon eux ces lycéens dans le métro.

    Le train-train quotidien...

  • Le Labyrinthe

    1647403196.png
    LE LABYRINTHE
    Edition et diffusion
    La bibliothèque du XXIème siècle pour une liberté de pensée