Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le décret Crémieux - 24 octobre 1870

    1241631038.jpg
    Isaac Adolphe Crémieux par Nadar

    Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 juifs d'Algérie.

    Dans la foulée, les colons originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte,...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d'Algérie, ils sont ravalés au statut d'indigène. C'est le début d'une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

    L'une des premières décisions de la République

    Le décret concernant les juifs d'Algérie est promulgué à Tours, où s'est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l'Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l'une des premières grandes mesures de la IIIe République.

    Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l'un des chefs du parti républicain. C'est le fils d'un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d'une grande réputation d'intégrité dans le pays.

    En 1863, suite à l'émotion soulevée par l'affaire Mortara, il avait participé à la création de l'«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l'objectif de protéger les juifs où qu'ils soient.

    Du royaume arabe à la colonie

    Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l'Algérie, Napoléon III préconise l'instauration d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

    Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d'une grande générosité, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L'indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d'être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France».

    Mais le projet se heurte à l'opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

    La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l'Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

    Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC et ils étaient à l'origine d'une langue aujourd'hui perdue, le judéo-berbère. Les autres étaient originaires d'Espagne d'où ils avaient été chassés en 1492, d'où leur appellation de juifs sépharades (d'après le nom de l'Espagne en langue hébraïque). La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d'Alger.

    Les musulmans, très majoritaires, étaient issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu'au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restaient globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

    Exacerbation des tensions communautaires

    "Pétri de bonnes intentions", le décret s'avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d'Europe et auxquels s'assimilent désormais les juifs.

    Dès l'année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d'une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

    Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d'abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

    En France, où toute forme d'antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des juifs. L'antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l'affaire Dreyfus.

    (Source: Herodote.net)

  • Durée du travail en France: un mensonge d'Etat

    "La France ne travaille pas assez ! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarközy lui-même. Or c'est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa chronique d'hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue Alternatives économiques :

     
    Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures.
    1945870188.jpg
    Le premier pays  à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Ce tableau concerne la durée hebdomadaire, mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures.
     "Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement."
    "Ca alors !", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont  ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits. J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c'est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."

     

    C'était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu'un dans l'opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?


    Mercredi 14 Mai 2008
    Olivier Bonnet

     http://olivierbonnet.canalblog.com/

    (Source: alterinfo.org)

  • Les Pauvres Blancs

    Dans les grandes villes, c'est la ruée chaque soir autour des poubelles des magasins.

     Un phénomène si inquiétant que Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités, va réunir les associations caritatives...

    Mais ce n'est pas à Martin Hirsch de s'occuper de la Pauvreté des Français: c'est à Sarközy et à son gouvernement!

    C'est un phénomène récent qui touche l'ensemble des supermarchés, des chaînes de boulangerie ou de restauration rapide situés au coeur des grandes villes hexagonales. Vers 19 heures, chaque soir, à la sortie des poubelles des magasins, des milliers de démunis fouillent les sacs et les cagettes de produits alimentaires jetés, invendables en rayons car sur le point d'être périmés mais toujours consommables.

    Parfois, ils sont si nombreux à se précipiter sur les denrées que la scène, dans un pays pourtant cinquième puissance économique mondiale, ne peut que révolter.


    Selon nos informations, Martin Hirsch, haut-commissaire aux "Solidarités actives contre la pauvreté" et ex-président d'Emmaüs, va réunir ces prochains jours les principales associations caritatives afin de « comprendre les raisons et mesurer précisément l'ampleur » de cette tendance inquiétante.

    La nouveauté, dans cette grande précarité, c'est que les farfouilleurs ne sont plus seulement des clochards. On croise des érémistes, des retraités qui perçoivent une faible pension, des mères seules, des travailleurs précaires, des étudiants fauchés. On les appelle les « nouveaux pauvres ». Ils ont un toit, certes, mais de faibles revenus qui ne leur permettent pas de boucler les fins de mois. « Ils sont face à un dilemme : payer le loyer ou manger », décrit Alain Raoul, directeur de la Fondation de l'Armée du salut.

    Alors pour se nourrir, ces exclus, victimes de l'envolée des prix des denrées alimentaires, plongent leurs mains dans les conteneurs dans l'espoir de tomber sur un morceau de boeuf, des yaourts ou un paquet de gâteaux dont l'emballage est endommagé. Ce sont les mêmes qui, à la fin des marchés, remplissent leurs paniers de fruits et légumes abîmés laissés par les primeurs.

     Eux en arrivent là par nécessité, pas par choix, à la différence des « freegans » (terme né de la contraction de l'anglais free, gratuit, et vegan, végétalien) qui récupèrent les invendus par militantisme, histoire de dénoncer la société de consommation et son gaspillage.

    "Casse-toi, salaud de pauvre!" 

  • Un nouveau COUAC pour Sarközy!

    Un vote en forme de camouflet : hier à l'Assemblée, le projet de loi sur les OGM, texte phare du gouvernement suite au Grenelle de l'environnement, a été rejeté à une voix près. Une fausse manoeuvre de l'UMP, un cafouillage de plus pour la majorité.

    Coup de théâtre à l'Assemblée ! Le rejet hier par les députés du projet de loi sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) est certes une victoire surprise de la gauche et des associations écolos, qui n'osaient espérer tant. Mais c'est surtout un incroyable couac pour la majorité, un camouflet pour le gouvernement et... un nouveau motif de colère pour Nicolas Sarközy.

    Au bout d'un an à l'Elysée, le président a décidément de plus en plus de mal à tenir ses troupes.

    Le coup est rude. 
    En principe, la séance d'hier aurait dû être une pure formalité. L'UMP ayant l'écrasant avantage du nombre, ce projet phare de Jean-Louis Borloo, première mise en musique du "Grenelle de l'environnement", devait théoriquement passer haut la main.

     Mais voilà, sur ce dossier qui touche à l'avenir de notre agriculture, de nos labels et au contenu de nos assiettes, la discipline partisane a cédé le pas aux doutes. Ainsi bien des élus UMP, surtout parmi ceux des milieux ruraux, se sont inquiétés des risques liés à ces cultures. Passions encore exacerbées quand, toujours au sein de la majorité, certains ont laissé entendre que leurs collègues étaient manipulés par les lobbys des producteurs de semences (firme Monsanto). Enfin, le trouble est apparu éclatant au moment de l'« affaire NKM ». La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, taxant de « lâcheté » son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et le patron des députés UMP Jean-François Copé au motif qu'ils n'en faisaient pas assez pour soutenir le texte controversé. Résultat de ces cafouillages : le vote d'hier, par lequel la majorité perd d'une seule voix.

    Si la gauche a fait le plein des présents hier dans l'Hémicycle, la droite en revanche a très mal manoeuvré... et a pâti de l'abstention de deux des siens (un UMP et un Nouveau Centre). Pour Sarközy, le coup est rude. Lui qui venait de rappeler sévèrement les siens à l'ordre et qui jurait que tout nouveau couac serait puni essuie un revers dont les socialistes et leurs alliés font des gorges chaudes. Le président a été lâché par les siens. Les sanctions ne vont pas tarder...

  • Le martyre d'un chat

    Un homme  (pas de nom..) qui avait tué le chat de sa voisine en le plongeant dans de l'acide a été condamné à deux mois de prison ferme par la cour d'appel de Montpellier.

    L'homme, âgé de 47 ans, père de deux enfants, était en bisbille depuis des années avec sa voisine dans le quartier de La Paillade à Montpellier. Le 14 octobre 2006, il avait attrapé le chat de celle-ci et l'avait tué en le plongeant dans sa baignoire emplie d'acide.



    La propriétaire du chat avait entendu hurler l'animal puis perçu le bruit du jet d'un sac poubelle dans le jardin de l'immeuble, où elle avait découvert l'animal mort. «J'ai tué ton chat, je me suis régalé», lui avait ensuite lancé son voisin.

    A l'audience devant la cour d'appel, l'auteur des faits a reconnu la vengeance mais nié les actes de tortures. Les experts vétérinaires ont en revanche conclu à la cruauté envers animal.

    La cour d'appel, rendant son délibéré mardi, a confirmé la peine du tribunal correctionnel de Montpellier de 2007, soit deux mois de prison ferme. La Société protectrice des animaux s'était portée partie civile.

    Quelle triste ordure, et père de deux gamins...

    Le Parisien 14 mai 2008

  • LA HONTE DE LA FRANCE: 13 MAI 58

    274910679.JPG
    A Marseille, manifestation sur le Vieux-Port, le 13 mai 2008
    700842266.JPG
    à Marseille, 1500 personnes ont manifesté contre la trahison
    13 mai 1958-13 mai 2008 : la honte de la France

    À l’heure même où les medias, pour cacher Mai 58, ne cessent de nous ressortir du Mai 68 à en vomir, Mai 68, « révolution » de petits bourgeois boutonneux qui sont devenus, sans aucune honte, de grands bourgeois « de gauche » aux poches cousues d’or, investissant tous les postes de premier plan du monde de la finance, de la politique, ou du show-bizz (encore heureux qu’ils ne jouent pas au football !),

    À l’heure où la collusion entre " patrons " et " clandestins " se dévoile au grand jour, là encore sans aucune honte, au mépris des lois françaises, à l’heure où exploiteurs et "exploités" (qui gagnent chez nous, en ne faisant rien, cent fois plus que ce qu’ils ne gagneraient chez eux en trimant comme des bêtes) signent un pacte sur le dos de ces crétins (ou de ces "sous-chiens ") de Gaulois,

    À l’heure où ces anciens "colonisés " viennent cracher sur la France tout en réclamant à hauts cris d’y rester et même d’y être bien accueillis,

    A l’heure où le Président de tous les Français ne cesse de se répandre en repentances dès que l’occasion de battre sa coulpe lui est offerte, lui qui prétendait en vouloir finir avec cette déplorable manie "chiraquienne".

    A cette heure, qui n’est peut-être pas si tardive qu’on ne croit car rien n’est irréversible, malgré ce que peuvent penser les "porteurs de valises ", " progressistes " français, collabos de ceux qui ne laissaient aux Pieds-noirs qu’une alternative : " La valise ou le cercueil ",

    il est bon de rappeler dans quelles conditions les Français d’Algérie ont été chassés par les parents de ces mêmes gens, qui n’avaient aucune légitimité à réclamer l’indépendance d’un pays qui ne leur appartenait pas. L’Algérie (qui, d’ailleurs, n’avait pas de nom) appartenait aux palmiers nains, aux chacals et aux Kabyles, eux-mêmes descendants des Européens du Nord qui s’y sont fixés avant même la première colonisation, romaine.

    Ceux, peu nombreux, qui ont osé réclamer cette indépendance n’étaient pour la plupart que les rejetons de ces bandes armées arabes qui dévastaient le pays au 19e siècle, qui n’ont jamais voulu ni su mettre en valeur l’Algérie, se contentant d’en ruiner les pauvres ressources de l’époque et d’utiliser ses côtes pour écumer en pillards la Méditerranée et y faire butin d’esclaves chrétiens.

    Ceux qui l’ont obtenue, cette indépendance, ne faisant rien pour la mériter, ni sur les champs de bataille ni sur les champs de culture, ont signé " les accords d’Évian " avec le gouvernement français félon de l’époque qui suivait les directives de De Gaulle, et se sont empressés de bafouer lesdits accords dès le lendemain de leur signature avec le silence approbateur de ce même De Gaulle, massacrant et torturant tout Français, Européen de souche ou musulman fidèle à la France , femme, enfant ou vieillard, qui passait à portée de leurs couteaux.

    Puisqu’ils étaient si jaloux de leur indépendance au point d’exterminer tous ceux qui semblaient la contester ou la compromettre, pourquoi viennent-ils donc chez nous ? L’Algérie n’est-il pas un beau territoire, ne dispose-t-il pas d’un Etat souverain, aimable et généreux avec ses ressortissants, et riche d’un pétrole que tant de pays lui envient ?

    Pourquoi venir dans un pays, la France , qu’ils haïssent tant ?

    Pour rappeler quelques faits d’histoire et remettre quelques pendules à l’heure, rien de mieux que le "J’accuse " de Joseph Hattab-Pacha, ancien maire de la Casbah d’Alger, dernier Président du Conseil municipal d’Alger, document qui a été distribué lors de la manifestation organisé ce 13 mai 2008 à Marseille notamment par " Devoir de mémoire " et par les collectifs des disparus, pauvres êtres enlevés lors des manifestations  " de joie " de ces brigands lorsqu’ils ont obtenu leur " indépendance ", notamment le 5 juillet 1962 à Oran. Des milliers de Pieds-Noirs et de harkis ont ainsi disparu, la plupart morts sous les tortures (découpés en morceaux, pendus à des crocs de boucher ou ébouillantés, vivants), certains, enfants jeunes à l’époque, servent encore sans doute de nos jours d’esclaves sexuels dans quelque douar. (Lire le livre de Raphaël Delpard à ce sujet : Les oubliés de la guerre d’Algérie, qui donne le témoignage de ceux qui en ont retrouvé trace).

     

                                                                                      Dragon

  • Vient de paraître...

    1583579987.JPG
    Revue HYPERBOREE n°6 dirigée par Pierre-Emile Blairon
    adresse postale:
    BMB
      BP 50169
    13795  Aix-en-Provence cedex 3.
     adresse courriel: pierre.blairon@wanadoo.fr
    Sommaire
    Éditorial

    Le cauchemar

    par Pierre-Émile Blairon                                                         3

     

    DOSSIER : L’AGE DE FER

     

     

    PREMIÈRE PARTIE

     

    Les racines du désastre : guerres, manipulations,

    catastrophes et complots

    L’antitradition et ses agents

    par Paul-Georges Sansonetti                                    5

     

    Weishaupt : le fondateur des Illuminati

    par Paul Catsaras                                                   12

     

     

    Les jeux du cirque                                                 17

    Rudolf Steiner et Aldous Huxley : deux visionnaires

    par Olivier Martinez

     

    Titanic et 11 septembre, deux mythes de la modernité

    Pierre-Émile Blairon                                               18

     

    2012, la fin de notre cycle ?

    par Olivier Martinez                                               22

     

    DEUXIÈME PARTIE

    Le dernier bastion                                                 23

    Adieu, vieille Europe ?                                          24

    par Alain Cagnat

    Origines

    Ciel de Pierre, deuxième partie

    Ciel de pierre et ciel nocturne

    Jean Haudry                                                           37

     

    Terroirs secrets

    Provence secrète : Silvacane et Ganagobie

    Un site archéologique méconnu : Tauroentum

    par Gaëlle Mann                                                     45

    Infos-archéo
    par Damien Dulaz                                                   49
    Lu, vu, entendu
    Coups de coeur, coups de gueule de Maurice Rollet                                                 52
    Nexus, Syti-net, Euro-Synergies par Isabelle Lascaud                                              53
    Giono            de Pierre-Émile Blairon                                           54
    Les runes et la Tradition primordiale     de Paul-Georges Sansonetti.                               
     56
    Entre les fleuves

    de Gaëlle Mann          58

  • LA CHINE ET LE DRAGON

    792435092.jpg
    1783396402.jpg

    DUJIANGYAN, Chine (Reuters) - Au lendemain du séisme qui a dévasté le sud-ouest de la Chine, le bilan s'élève à plus de 13.000 morts et semble devoir s'alourdir fortement, près de 19.000 personnes étant ensevelies sous les décombres dans la seule ville de Mianyang.

    Orages et difficultés de communication ont ralenti l'arrivée des secours dans les régions montagneuses situées autour de l'épicentre de ce séisme de 7,9 sur l'échelle de Richter, le plus dévastateur depuis une trentaine d'années.


    Les médias chinois évoquent des scènes de dévastation près de l'épicentre, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Chengdu, chef-lieu du Sichuan, dans le comté de Wenchuan que des glissements de terrain ont rendu d'un accès difficile.

    Des responsables ont annoncé mardi soir que la mort de 500 habitants était confirmée à Wenchuan, rapporte l'agence Chine nouvelle. Mais on s'attend à ce que les pertes augmentent là comme ailleurs.

    Trente soldats de l'Armée de libération du peuple (ALP) ont atteint l'agglomération de Yingxiu (Wenchuan) et y ont secouru 300 habitants, indique l'agence. On n'a cependant retrouvé que 2.000 survivants dans cette ville de 12.000 habitants, selon He Biao, un responsable local cité par la télévision nationale.

    "Ils entendaient des gens appeler à l'aide de sous les décombres, mais personne ne pouvait les aider car ce n'étaient pas des équipes professionnelles de secours", a-t-il poursuivi.

    Environ 60.000 personnes sont portées disparues à Wenchuan.

    "Ce dont nous avons le plus besoin, ce sont des médicaments. Il n'y a pas de médicaments, pas de médecins, et après si longtemps, aucune nourriture", a ajouté He.

    18.645 PERSONNES ENSEVELIES À MIANYANG

    A Mianzhu, au Sichuan, des secouristes ont dit que le bilan s'élevait actuellement à 3.000 morts. Environ 500 personnes en vie ont été dégagées de bâtiments effondrés. Des informations précédentes faisaient état de 10.000 personnes ensevelies sous les décombres à cet endroit.

    Dans la ville de Mianyang, important bourg agricole, 18.645 autres personnes sont prisonnières des décombres, rapporte Chine nouvelle.

    Dans les provinces autres que le Sichuang, plus de 320 décès dus au séisme ont été confirmés jusqu'ici.

    Les recherches pour retrouver des survivants se sont transformées en course contre le temps et les intempéries.

    Le Premier ministre Wen Jiabao, qui s'est rendu au Sichuan et a entrepris de coordonner les efforts, n'a pas caché son pessimisme. "La situation est pire que prévu et les sites des opérations de secours sont compliqués", a-t-il dit selon Chine nouvelle.

    Les autorités ont aussi prévenu que de nouvelles répliques pourraient frapper la région et que des glissements de terrain pourraient ajouter à la tragédie.

    Une réplique - l'une des 2.354 qui ont touché la ville au cours des dernières 24 heures - a ébranlé mardi après-midi Chengdu, entretenant l'inquiétude des habitants.

    Plus de 50.000 soldats participent aux secours ou sont en route pour la région sinistrée. L'armée de l'air a annoncé que 6.500 militaires avaient été parachutés sur le comté du Wenchuan où la pluie et un épais brouillard avaient empêché des hélicoptères de l'armée d'atterrir.

    Dujiangyan, à mi-chemin entre Chengdu et l'épicentre, est complètement dévastée, avec des bâtiments en ruines et des cadavres dans les rues.

    AIDE INTERNATIONALE OFFERTE

    Des secouristes ont travaillé toute la nuit, retirant des corps d'écoles détruites, de maisons, d'usines et d'hôpitaux démolis par le séisme, qui a secoué la Chine à partir du Sichuan et a été ressenti jusqu'à Bangkok ou Hanoï.

    Environ 900 adolescents sont ensevelis sous une école de trois étages qui s'est effondrée à Dujiangyan.

    Les autorités chinoises ont fait savoir qu'en milieu de journée (04h00 GMT) on ne signalait aucune victime étrangère.

    C'est le séisme le plus puissant qu'ait connu la Chine depuis celui de Tanghsan, dans le nord-est du pays, où environ 300.000 personnes avaient trouvé la mort en 1976. A l'époque, contrairement à aujourd'hui, le Parti communiste chinois s'était employé à dissimuler l'étendue de la catastrophe.

    L'indice boursier chinois a terminé en baisse mardi et les transactions concernant 66 entreprises ont été suspendues.

    Pour autant, les analystes ne prévoient pas d'impact économique majeur de la catastrophe, même si elle risque d'entraîner des pénuries qui alimentent l'inflation, qui a déjà atteint son plus haut niveau depuis près de douze ans.

    L'administration nationale des céréales a ordonné aux gouvernements locaux d'assurer un approvisionnement suffisant et la stabilité des prix des céréales et de l'huile de cuisine.

    Des offres d'assistance sont venues du monde entier à trois mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin.

    Les autorités olympiques chinoises ont assuré aux étrangers que le pays était sûr. Une minute de silence précédera chaque relais de la flamme olympique et les festivités seront plus discrètes.

    (Le Monde 14 mai 2008)

  • L'affaire de Grasse: Tunis s'en mêle

    Le parquet de Tunis a ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles un jeune Tunisien a trouvé la mort vendredi dans la ville française de Grasse (sud-est), a-t-on appris mardi de source judiciaire.

    Un juge d'instruction a adressé une convocation au père de la victime pour l'auditionner et envoyé une commission rogatoire aux autorités françaises, a-t-on ajouté de même source. 

     Ce jeune émigré tunisien identifié comme Abdelhakim Ajiimi, 22 ans, est décédé durant son transfert au commissariat de Grasse, après une rixe qui a éclaté lorsque l'homme s'est vu refuser de l'argent dans une agence du Crédit Agricole et a alors agressé le directeur de la banque.



    Le père de la victime, cité par le quotidien Nice-Matin, a raconté samedi qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police.

    Le préfet du département des Alpes-Maritimes, Dominique Vian, a indiqué dans un communiqué que l'homme avait «été victime d'un malaise» et estimé qu'«aucun élément ne permettait actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires» de police.

    Le corps d'Abdelakim Ajiimi doit être autopsié mardi à Nice et une enquête a été ouverte par l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer les causes du décès. Des associations tunisiennes, citées par la presse mardi, ont exprimé «leur consternation» et demandé que «toute la lumière soit faite sur le drame». (le Parisien 13 mai 2008)

    ..............................................

     

    A quelques heures des premiers résultats de l'autopsie d'Abdelhakim Ajimi, le stress est palpable, mardi, dans les propos du policier William Ajuelos, délégué départemental du syndicat Unsa-police dans les Alpes-Maritimes: "On a hâte de savoir."

    Selon certains témoins,
    le jeune homme aurait été victime d'un "tabassage en règle" et dénoncent une bavure policière.

    Le policier s'explique sur Le Post:

    1903198345.jpg


    Quelle est l'ambiance à Grasse?
    "Du côté de la police, c'est un peu tendu, il faut bien le dire. On a hâte d'avoir les résultats de l'autopsie, là, on est dans le flou artistique. Cette histoire est assez traumatisante pour tout le monde. Il y a mort d'homme, un policier toujours hospitalisé,... On entend des choses de tous les côtés..."

    En savez-vous plus sur l'interpellation?
    "Je sais ce que mes collègues m'ont rapporté: l'individu était "non-maîtrisable", il a été assez violent avec le responsable de l'agence bancaire dans laquelle il voulait retirer de l'argent, mais n'a pas pu. Deux premiers policiers de la BAC sont arrivés. Ils m'ont dit que le jeune s'est rebellé, et a éjecté un collègue contre une vitrine, qui s'est brisée. C'est le policier qui a été blessé à l'épaule et est toujours à l'hôpital. Puis quatre autres policiers sont venus en renfort."

    Le jeune homme a-t-il été menotté aux pieds et aux mains?
    "Aux mains, oui. Aux pieds, pas sûr. Mais ça arrive, pour éviter aux policiers qu'ils ne se prennent des coups."

    Vous étiez à la marche, dimanche?
    "Oui. J'ai d'ailleurs trouvé certaines banderoles inadmissibles, comme celle qui disait "Policiers, assassins." Les policiers sont des professionnels, pas des assassins. Nous aussi nous avons droit à la présemption d'innocence."

    Selon vous, la police est-elle responsable?
    "Nous devons attendre les résultats de l'autopsie, et de l'enquête, qui est particulièrement fermée, car menée par la police des polices. De toute façon, avec l'autopsie, on ne peut pas tricher. Dès les résultats, on saura si la victime est morte d'un coup sur la tête ou d'un arrêt cardiaque. Mais on devra attendre un peu pour avoir les résultats des analyses toxicologiques."

    Et si la police est responsable?
    "Nous assumerons. La police n'est pas au-dessus des lois."

    ................................................

    Une information judiciaire va être ouverte" confie mardi au Post Sylvain Pont, un des avocats du père d'Abdelhakim Ajimi, mort samedi à Grasse après son interpellation. (le père a pris plusieurs avocats...)

    Une information confirmée par une journaliste de Nice-Matin, Valérie Allasia, qui s'est entretenue avec le procureur de la République de Grasse Marc Désert.

    Que dit l'autopsie?
    "'Possibles signes asphyxiques, pathologie cardiaque, et pas d'écrasement de la trachée'", résume la journaliste au Post.

    "L'autopsie n'a pas permis d'établir précisément les causes de la mort et des examens complémentaires concernant le coeur et les poumons seraient prévus. Je ne comprends pas pourquoi ça n'a pas déjà été fait", déclare quant à lui l'avocat Sylvain Pont.

    Quoi d'autre?
    "Une information judicaire contre X pour homicide involontaire est ouverte, et deux juges d'instruction vont être nommés" poursuit Valérie Allasia.

    Comment est mort Abdelhakim Ajimi?
    "Toujours selon le procureur, ce ne sont pas les coups portés qui ont causé la mort du jeune homme, mais les techniques d'immobilisation utilisées par les policiers, comme l'étranglement, ont peut-être joué un rôle", reprend la journaliste.

    Le Post - 13 mai 2008