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1er décembre 2009
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1er décembre 2009
Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, a demandé que "les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses" en représailles à l'interdiction des minarets, dans une interview à paraître mercredi dans le quotidien suisse Le Temps.
"La plus formidable des ripostes serait que les plus riches des pays musulmans retirent leur argent des banques suisses. Vider les caisses de la Confédération: voilà ce qu'il faudrait !", a déclaré l'euro-député allemand au quotidien genevois.
"Si cette votation a des conséquences économiques, alors les Suisses comprendront", selon M. Cohn-Bendit, qui voudrait que les Suisses revotent pour annuler leur décision.
"Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches", a jugé l'euro-député. "La Suisse nous a habitué à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde guerre mondiale. La Suisse n'a alors eu aucun problème à sacrifier ceux qui butaient contre ses frontières et demandaient l'asile", a-t-il asséné.
Pour l'euro-député Vert, "la priorité de l'élite politique suisse hostile à cette votation doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum. Pour revoter et effacer cette tache". "Saisir la Cour européenne des droits de l'homme est une bonne idée, mais cela prendra du temps", a-t-il estimé.
Enfin, pour le co-président des Verts au Parlement européen, l'Union européenne "ne peut pas continuer les relations bilatérales (avec la Suisse) comme si de rien n'était": "il faudra poser la question".
Le Figaro - 01.12.09
Combien de minarets en Israël?
Quand on sait les persécutions religieuses et autres subies par les Palestiniens musulmans en Israël, on demeure rêveur!
Un sophiste clame sur l'agora qu'il est capable de répondre avec exactitude à toutes les questions qu'on pourrait lui poser.
Quelle question un homme avisé pourrait-il lui poser pour être certain que la réponse du sophiste soit fausse?
Un homme avisé pourrait demander au sophiste: Est-ce que le prochain mot que tu vas prononcer sera "non"?
Un rescapé néerlandais des camps nazis a livré mardi en Allemagne un témoignage émouvant au deuxième jour du procès de John Demjanjuk, accusé de complicité dans le meurtre de 27.900 juifs.
La cour a fini par éloigner ce témoin submergé par l'émotion, qui avait apporté avec lui à Munich (sud) la dernière lettre de sa mère, écrite à la hâte peu avant de partir vers la mort. "C'est la seule chose qui me reste d'elle", a dit le retraité en luttant contre les larmes.
La missive disait: "Nous sommes lundi soir et prêts à partir. Je te promets que je serai forte et que je survivrai sans aucun doute (...) On ne peut rien y faire, c'est comme ça". Et à la fin: "J'espère vous revoir tous bientôt".
"Trois jours plus tard, elle était morte", a raconté son fils.
Un autre survivant a témoigné. "Je pensais qu'à la fin de la guerre, toute ma famille reviendrait. Personne n'avait dit que c'était un aller sans retour", a dit un autre Néerlandais David van Huiden, 78 ans, dont toute la famille est morte à Sobibor.
Comme d'autres rescapés, il a accusé Demjanjuk d'exagérer ses ennuis de santé pour tenter de paralyser le procès, alors que l'accusé âgé de 89 ans s'est pris la tête entre les mains à plusieurs reprises en gémissant, les yeux fermés mais clairement conscient.
Demjanjuk avait déjà passé lundi une partie de la première audience couché sur un brancard, entièrement recouvert d'une couverture, mais on avait pu le voir ensuite discuter avec animation avec son défenseur. Ce qui avait provoqué l'ire de nombreuses parties civiles, dont certaines venues de loin.
Mardi, Demjanjuk a écouté sans broncher l'acte d'accusation, qui évoquait certaines des dizaines de milliers de personnes convoyées vers Sobibor.
Pour l'accusation, Demjanjuk "a aidé d'autres personnes à tuer avec cruauté et sournoisement des êtres humains pour des motifs vils" et était "convaincu par l'idéologie raciste" des nazis.
Dans un e-mail, le fils de l'accusé, John Jr. Demjanjuk, a affirmé qu'il n'y avait "pas l'ombre d'une preuve pour dire que mon père a adhéré à une telle idéologie ou qu'il a fait du mal à un seul être humain".
Comme la veille, la défense a de nouveau réclamé en vain une suspension, en invoquant de nombreuses irrégularités dans la procédure.
Demjanjuk risque la perpétuité si la cour décide qu'il a bien officié à Sobibor, aujourd'hui en Pologne, où environ 250.000 juifs ont péri.
La défense a argué que Demjanjuk a été "déporté de force des Etats-Unis alors qu'il est atteint d'une maladie mortelle" et estimé qu'"il a déjà été poursuivi en Israël" pour les faits dont l'accuse la justice allemande.
Ces deux assertions sont toutefois infirmées. Un professeur d'hématologie a démenti qu'il souffre d'une leucémie, comme l'affirme la famille.
Et la Cour constitutionnelle allemande a jugé en juillet que les chefs d'accusation pour lesquels il comparaît diffèrent de ceux pour lesquels il a été condamné à mort en 1988 à Jérusalem: il avait alors été accusé d'être Ivan le Terrible, gardien au camp de Treblinka, un jugement cassé par la suite par la Cour suprême israélienne à cause de doutes sur son identité.
AFP. 01.12.09
"Notre sécurité n'est plus garantie" à cause du référendum anti-minarets qui a porté atteinte à la coexistence des cultures et des religions, a averti mardi la ministre suisse des Affaires étrangères, confrontée à la montée de l'indignation dans le monde musulman.
Les Suisses ont approuvé dimanche à 57,5% l'interdiction de la construction de (nouveaux) minarets à l'appel de la droite populiste
"Un des enjeux auquel le continent européen est confronté est celui de la coexistence pacifique de différentes langues, cultures et religions", a-t-elle souligné.
"Si nous ne pouvons vivre ensemble harmonieusement, notre sécurité n'est plus garantie" car "la provocation risque d'appeler d?autres provocations, l'outrage d'attiser l'extrémisme", a-t-elle ajouté.
"Nous sommes préoccupés par ce vote" , a-t-elle dit, en l'expliquant par "une réaction de repli, de défense dans le contexte d'un monde globalisé, de crise économique et de montée du chômage".
En Suisse comme à l'étranger, les opposants à l'interdiction des minarets mettent désormais leurs espoirs dans un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. L'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme garantit en effet la "liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé".
Un autre organe du Conseil de l'Europe, la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), a invité les autorités suisses à "trouver une solution qui soit conforme au droit international des droits de l'homme".
La situation est d'autant plus embarrassante pour le gouvernement helvétique que la Suisse préside pour six mois le Conseil de l'Europe.
Le président des Verts, M. Ueli Leuenberger, a annoncé qu'il soutiendrait un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Il a évoqué notamment la communauté musulmane de Langenthal (centre de la Suisse) qui a annoncé son intention d'aller jusqu'à Strasbourg s'il le faut pour avoir son minaret.
"C'est extrêmement important. Pour la Suisse... mais aussi au niveau européen quand on voit les réactions des partis populistes et d'extrême-droite qui jubilent et prennent l'exemple suisse pour faire des campagnes contre les musulmans dans leurs pays", a-t-il déclaré à l'AFP.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté la Suisse à "faire marche arrière dans les plus brefs délais" tandis que le grand mufti de Bosnie, Mustafa Ceric, a dénoncé "l'incapacité (de la Suisse) à faire respecter les droits de l'Homme qui sont la pierre fondatrice des valeurs européennes".
L'ONU a également condamné l'interdiction des minarets. Cette décision est "discriminatoire et risque de mettre la Suisse en contradiction avec ses engagements internationaux", a averti la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme Navi Pillay.
Le parti de la droite populiste UDC a cependant prévenu que "si des tribunaux avaient l'outrecuidance de casser la décision populaire en se référant à la Convention européenne des droits de l'homme ou à la Convention de l'ONU sur les droits civiques et politiques, la Suisse doit tout simplement résilier les traités concernés".
AFP. 01.12.09
Harry Roselmack estime "ridicule" la polémique née de sa présence avec une équipe de télévision aux côtés d'un musulman tentant de faire sortir un mouton vivant d'un site d'abattage rituel à Marseille.
"Dans le cadre de la série "Harry Roselmack en immersion", on fait un sujet sur les militants de la religion, les gens qui classent les lois religieuses au dessus de celles de la République", a-t-il raconté. "C'est dans ce cadre que nous avons choisi un jeune musulman, Jamel, et on sera également avec une famille juive et une famille catholique pour une émission qui sera diffusée avant la fin du mois de février".
"Nous n'avons dans cet épisode aucune part de responsabilité, nous suivons notre personnage comme n'importe quel journaliste le fait", a souligné M. Roselmack, déplorant que "ça devienne sur internet "Harry vole un mouton", c'est ridicule".
"Ce qui m'inquiète, c'est que cette manipulation, puisque c'en est une, nuise à notre tournage et à notre émission", a-t-il conclu.
Ce tournage a eu lieu vendredi sur l'un des sites d'abattage ouverts à Marseille pour la fête musulmane de l'Aïd al-Adha. La voiture dans laquelle se trouvaient le jeune musulman et l'équipe de télévision n'a pas pu quitter les lieux après que des élus se furent rendus compte de la présence d'un mouton vivant dans le coffre.
AFP. 01.12.09
Brigitte Bardot a pris aujourd'hui la défense d'Harry Roselmack après la polémique née de la présence du journaliste et d'une équipe de télévision aux côtés d'un musulman tentant de faire sortir un mouton vivant d'un site d'abattage rituel à Marseille.
Harry Roselmack a été "lynché médiatiquement pour avoir tenté de lever le voile sur l'abattage clandestin", écrit Brigitte Bardot dans un communiqué de sa Fondation.
Il "est accusé d'islamophobie pour le simple fait d'avoir suivi un jeune musulman qui s'apprêtait à sacrifier un mouton hors abattoir", poursuit-elle.
"Le transport d'un mouton dans un coffre de voiture pour être égorgé clandestinement n'est, hélas, pas un fantasme de journaliste mais une réalité atroce que je dénonce de toutes mes forces et que je dénoncerai jusqu'à mon dernier souffle", écrit encore Brigitte Bardot.
La Fondation Bardot affirme que, "cette année encore, sur les plus de 200.000 moutons officiellement sacrifiés durant le sanglant Aïd-el-Kebir, 70.000 ont été égorgés clandestinement".
Le Figaro - 01.12.09
Harry Roselmack est né le 20 mars 1973 à Tours de parents martiniquais.
Le président Barack Obama devait annoncer mardi soir le déploiement accéléré en Afghanistan de 30.000 soldats de plus tout en assurant aux Américains que, s'il fait le choix de l'escalade militaire, c'est pour vite finir la guerre et ne pas s'engager dans un conflit sans fin.
Dans un discours devant les élèves de la prestigieuse école militaire de West Point, M. Obama devait dévoiler la décision la plus attendue et peut-être la plus lourde de conséquences de sa jeune présidence: il devait préciser que le déploiement de ces troupes s'effectuera sur six mois à cadence rapide et devait insister sur le fait que cet engagement aura un terme, a dit un responsable de l'administration sous le couvert de l'anonymat.
Ce responsable ne s'est pas montré plus précis sur la durée d'engagement de ces soldats.
Avec ces 30.000 soldats, le contingent américain devrait atteindre environ 100.000 hommes et femmes. Il aura quasiment triplé sous M. Obama puisqu'ils étaient environ 35.000 quand il a pris ses fonctions. M. Obama a donné ses ordres de déploiement dès dimanche.
Il aura ainsi tenu l'engagement de recentrer sur l'Afghanistan et une "guerre nécessaire" selon lui l'effort détourné à ses yeux par la guerre en Irak.
Pour rassurer ses compatriotes, M. Obama devait souligner qu'il "ne s'agit pas de construire un pays de toutes pièces; notre engagement n'est pas illimité; ce que nous présentons, c'est une stratégie globale pour l'Afghanistan, avec une fin de partie" en vue, a dit son porte-parole Robert Gibbs à la chaîne MSNBC.
Personne ne s'attend à ce que les Américains aient quitté l'Afghanistan dans les prochaines années, mais M. Gibbs a insisté sur le choix stratégique de hâter le mouvement: "Nous devons être sur place rapidement, mais il faut bien comprendre que nous ne pouvons pas rester éternellement".
Après plus de trois mois d'intenses consultations avec ses généraux, ministres et conseillers, M. Obama a conclu que prendre plus de temps condamnait à l'échec, a dit le responsable s'exprimant anonymement.
Il s'agit de contrer rapidement la dynamique actuelle des talibans, renverser la tendance, accélérer la formation des forces afghanes afin qu'elles soient plus vite en mesure d'assumer la sécurité nationale.
L'objectif ultime de M. Obama n'est pas l'ambitieux projet du président George W. Bush d'instaurer une nouvelle démocratie, mais d'affaiblir l'insurrection des talibans tout en renforçant le contrôle des autorités afghanes, d'empêcher qu'Al-Qaïda ne reprenne pied en Afghanistan et que le pays ne serve à nouveau à commettre des attentats comme ceux du 11-Septembre, insistent les responsables américains.
M. Obama devrait souligner que cette guerre n'est pas seulement l'affaire des Américains, et appeler leurs alliés à dépêcher entre 5.000 et 10.000 soldats de plus selon des chiffres fréquemment avancés.
Selon le quotidien français Le Monde, les Etats-Unis ont notamment demandé 2.000 soldats supplémentaires à l'Allemagne, 1.500 à l'Italie, 1.500 à la France et 1.000 au Royaume-Uni.
Un haut responsable français, l'ex-envoyé spécial du président Nicolas Sarkozy Pierre Lellouche, a rappelé que M. Obama aurait fort à faire pour surmonter les réticences de ses partenaires, eux aussi confrontés à des opinions hostiles à la guerre: "Vous connaissez la réponse du président de la République, c'est non", a-t-il dit à la chaîne France 3 qui l'interrogeait sur une demande américaine de 1.500 soldats français de plus.
M. Obama devrait aussi consacrer une bonne part de son discours au voisin pakistanais de l'Afghanistan, la puissance nucléaire qui a un rôle primordial à jouer dans le combat contre les extrémistes et dont une déstabilisation pourrait être cauchemardesque.
AFP. 01.11.09
Les policiers recherchaient activement mardi le corps de la petite Typhaine, cinq ans, qui avait mystérieusement disparu en juin, après des aveux de la mère et de son concubin reconnaissant sa mort, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Jusqu'à présent, le couple avait toujours défendu le scénario d'un enlèvement par un inconnu le 18 juin dans les rues de Maubeuge. Les enquêteurs étudient désormais deux pistes. "On est en train de travailler pour savoir si on est sur une piste d'accident domestique ou si on est sur une affaire criminelle", a indiqué un responsable proche du dossier.
Placée en garde à vue lundi pour la deuxième fois dans le cadre de l'enquête de la police judiciaire de Lille démarrée il y a cinq mois, la mère de Typhaine, Anne-Sophie Faucheur, 23 ans, a fini par avouer la mort de sa fille. Dans la nuit, son compagnon, Nicolas Willot, 24 ans, a été à son tour placé en garde à vue. Il est passé aux aveux lui aussi.
"La mère et le concubin ont donné deux versions différentes: une version "soft" et une version "hard", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Elle a souligné que la découverte du corps devrait conforter les aveux de l'un ou de l'autre. Mais, une chose semble acquise: "ils sont impliqués tous les deux dans le processus de la mort".
En fin de matinée, les enquêteurs n'avaient toujours pas retrouvé le corps de la fillette, recherché dans la zone frontalière, du côté belge. "Un seul membre du couple connaît l'endroit où se trouve le corps et sa mémoire flanche un peu", a-t-on souligné.
La mère de Typhaine devait être déférée dans l'après-midi au parquet de Valenciennes, alors que le concubin était toujours en garde en vue en fin de matinée.
Selon sa mère, Typhaine aurait disparu subitement, dans l'après-midi du 18 juin alors qu'elle l'accompagnait dans le centre de Maubeuge. Aucun témoignage n'a appuyé cette version.
La piste familiale avait retenu dès le début l'attention des enquêteurs. Les parents de Typhaine, qui n'étaient pas mariés, se sont séparés en décembre 2005, sur fond de dispute, se partageant la garde de la fillette et de sa soeur, Caroline, un an plus âgée.
Anne-Sophie Faucheur avait obtenu la garde de Caroline et son ancien compagnon, François Taton, celle de Typhaine.
Mais le 22 janvier dernier, la maman récupère la benjamine à la sortie de l'école - à Lille où réside le papa - en trompant les enseignants.
Depuis, la mère vivait avec ses deux filles à Aulnoye-Aymeries (Nord), à 15 km de Maubeuge, avec son nouveau compagnon rencontré dans le fast-food où ils travaillaient tous deux.
Un élément a intrigué par dessus tout les enquêteurs : le samedi 13 juin, soit cinq jours avant l'alerte de la disparition, Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot fêtaient le baptême de leur troisième fille, Apolline, issue de leur union, avec des membres de leur famille. Mais aucun n'avait aperçu Typhaine.
Mme Faucheur et son concubin avaient été placés en garde à vue dès le lendemain de la disparition, mais relâchés quelques heures plus tard sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. Leur domicile avait été perquisitionné à deux reprises.
Quelques jours après la disparition, la mère avait organisé une conférence de presse avec son concubin à Aulnoye-Aymeries. "Typhaine nous manque , le moral est à zéro", avait-elle déclaré, évoquant un enlèvement. "Elle va être retrouvée", avait-elle affirmé.
AFP. 01.12.09
«Rien n'est exclu.» Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu lundi au téléphone avec Barack Obama, la France n'écarte pas l'idée de reconsidérer à terme son refus d'envoyer des renforts en Afghanistan. À la veille de l'annonce du président américain de dépêcher des soldats supplémentaires pour lutter contre les talibans, le président de la République a conversé une quarantaine de minutes avec son homologue qui l'a «informé de ses intentions». L'Élysée se refusait à préciser si, lors de cette conversation, le chef de la Maison-Blanche a formulé une requête précise concernant l'envoi de nouvelles troupes. Nicolas Sarkozy «a confirmé que la France resterait pleinement engagée en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire », se borne à rappeler la présidence française.
Toutefois, autour de Nicolas Sarkozy, on est conscient qu' «après les annonces de renforts américains, Barack Obama va être confronté aux questions du Congrès qui lui demandera : “Et les alliés, que font-ils de plus ?”» Jusqu'à présent, la France a toujours refusé d'augmenter son contingent en Afghanistan, fort de quelque 3 300 militaires. «Il n'est pas question un seul instant d'augmenter les effectifs», a souligné Hervé Morin, la semaine passée.
En tout état de cause, Paris ne se déterminera pas avant la conférence de Londres qui doit réunir, le 28 janvier, les pays présents en Afghanistan et le président Hamid Karzaï. «L'annonce du président Obama ne saurait entraîner, de façon mécanique, l'envoi de troupes supplémentaires», relève-t-on à l'Élysée. Surtout, «la décision américaine doit être suivie d'engagements beaucoup plus précis du président afghan, en terme de d'amélioration du recrutement de l'armée, de formation de la gendarmerie et de lutte contre la corruption». À Londres, «on aura une vision beaucoup plus claire de ce que Hamid Karzaï veut faire», poursuit-on à l'Élysée. «S'il a besoin de quoi que ce soit, on examinera de près sa demande.»
Jeudi, Hillary Clinton a téléphoné à Bernard Kouchner, ainsi qu'à une dizaine de ses homologues. Selon Le Monde , la secrétaire d'État aurait réclamé 1 500 soldats français supplémentaires. Le département d'État n'a guère repris ce chiffre à son compte, lundi. Mais un de ses responsables indiquait que les efforts de la secrétaire d'État ont suscité «une réaction positive» chez ses partenaires.
Le Figaro - 30.11.09
Quel pantin!
Selon l'Express.fr, la libération sous caution du cinéaste Roman Polanski, détenu par la justice suisse depuis le 26 septembre, ne devrait pas intervenir avant plusieurs jours, selon le consul de France.
Les autorités suisses avaient annoncé la semaine passée que cette remise en liberté contre une caution de 4,5 millions de francs suisses (3 millions d'euros) et l'obligation pour Polanski de porter un bracelet électronique ne pourrait pas intervenir avant ce lundi.
Un porte-parole du département de la Justice suisse a refusé de fournir une date pour la libération du cinéaste franco-polonais qui sera assigné à résidence dans son chalet de Gstaad.
Le Figaro - 30.11.09
http://www.dailymotion.com/video/xbbunt_marine-le-pen-minarets-les-elites-p_news
30 novembre 2009
L'envoyé de Téhéran à Moscou a indiqué que la Russie a assuré qu'elle honorera sa promesse de fournir à l'Iran le sophistiqué système antiaérien S-300. Mohammad-Reza Sajjadi a rejeté vendredi les rapports indiquant que le retard dans la livraison du système signifiaient que la Russie s’était retiré de ses engagements.
« Nous avions entendu des rapports indiquant que la Russie ne fournirait pas ces systèmes à l’Iran, mais nous avons demandé au côté russe et ils ont démenti, » a-t-il dit aux journalistes à Moscou. « L’échéance de la livraison est déjà passée, mais le côté Russe a cité des problèmes techniques sur lesquels, disent-ils, ils sont en train de travailler, » a ajouté Sajjadi. « Nous estimons que cette question sera résolue d’ici un à deux mois. »
Il a déclaré que ni l'Iran ni la Russie n’avait prévue de « se rétracter » du contrat, qui a-t-il dit, est « profitable » aux deux partis. La temporisation de la Russie autour de la livraison du système avancé à l'Iran a suscité de dures critiques de la part des hauts fonctionnaires à Téhéran.
Plus tôt ce mois, le Chef d’Etat Major des forces Armées Iraniennes, Hassan Firouzabadi, s’est interrogé sur ce qui motivait le retard de Moscou. Il a indiqué que sous les termes du contrat signé entre les deux pays, le gouvernement russe se doit de fournir à l'Iran le système destiné à amplifier les capacités défensives du pays. « La livraison a plus de six mois de retard, » a déclaré le haut fonctionnaire, pressant la Russie à accélérer le processus de livraison. Le Ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, a également indiqué que la Russie avait « une obligation contractuelle » de fournir le système à l'Iran. « Nous avons conclu un accord avec le Kremlin pour acheter des missiles de défense S-300, » a-t-il dit, se référant à un contrat signé entre Téhéran et Moscou en 2007. « Nous ne pensons pas que les hauts fonctionnaires russes voudraient être vus dans le monde comme des violateurs de contrat, » a-t-il ajouté. L'Iran essaye d'obtenir le système de défense sophistiqué pour améliorer sa puissance de dissuasion en réaction à la rhétorique de guerre Israélienne.
Selon les experts occidentaux, le système de missile de défense S-300 serait capable de protéger les sites nucléaires Iraniens contre tout raid aérien Israélien. Le système S-300, qui peut suivre des cibles et faire feu sur des avions sur un rayon de 120 kilomètres, fournit une haute protection et peut attaquer simultanément jusqu'à 100 cibles.
http://www.presstv.com/detail.aspx?id=112314&ionid=351020101
Alter Info - 30.11.09