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  • Communauté oui, communautarisme non

     

    Louis Aliot, numéro deux du parti du Front National (FN), conjoint de Marine le Pen était en visite en Israël. Interviewé par la rédaction de Guysen, il a déclaré qu’il n’y avait pas de communauté juive en France, et que les Juifs de France avaient les mêmes préoccupations que tous les Français, ce qui les pousserait à voter FN lors des législatives. Richard Prasquier, président du CRIF, réagit aux propos du candidat FN et répond aux questions de la rédaction de Guysen.
     
    Quelle est votre sentiment vis-à-vis des propos de M. Aliot selon lesquels les Juifs de France ont les mêmes problèmes que tous les Français et voteront FN ?
     
    M. Aliot a décidé que le CRIF n’était pas représentatif [de la population juive] parce que ça l’arrange de penser qu’il n’est pas représentatif. En ce qui concerne le « petit peuple » je ne sais pas ce que c’est, c’est une façon un peu légère de qualifier les gens. C’est tout ce que je peux vous dire sur la remarque de M. Aliot.  Marine le Pen est en train de faire beaucoup d’efforts pour courtiser la communauté juive, je me suis exprimé à ce sujet à plusieurs reprises, je n’y reviendrai donc pas. Je reste sur mes opinions, je pense qu’une très faible partie de la communauté juive suivra Marine le Pen lors du vote de l’élection présidentielle.
     
    Que pensez-vous de la visite de M. Aliot en Israël ?
     
    M. Aliot essaie une fois de plus de donner une image acceptable du FN, mais le FN reste le parti de Jean-Marie le Pen, il reste un parti qui fonde son discours essentiellement sur un populisme xénophobe, et c’est une vision du monde que je ne partage pas.
     
    Que répondez-vous à la déclaration de M. Aliot selon laquelle il n’y aurait pas de communauté juive en France, seulement des Français de confession juive ?
     
    Il n’y a pas d’autre terme que le terme de communauté pour exprimer un groupe d’individus fortement rapprochés les uns des autres par un certain nombre de convictions. C’est ce qu’il en est des Juifs de France, je ne vois pas d’autre terme que communauté.  Attention, je ne parle pas de communautarisme, mais il existe bien une communauté des juifs de France car la grande majorité des Juifs de France ont un sentiment très fort vis-à-vis de leur religion, qu’ils la pratiquent ou ne la pratiquent pas. Ils ont un sentiment extrêmement fort vis-à-vis de leur histoire, d’où qu’ils viennent, et ils ont un sentiment extrêmement fort d’acception et de soutien vis-à-vis d’Israël. Ce sont des éléments suffisants pour pouvoir parler de communauté, ce qui, je le répète, ne veut pas dire communautarisme.
     
    (Propos recueillis par Julien Bahloul et Noémie Fischbach pour Guysen News)
     
    Le Crif - 14/12/11
     
  • Interview de Louis Aliot lors de sa visite en Israël par Guysen News

     

    Un haut responsable du Front national en Israël : la nouvelle a de quoi intriguer. Si Jean Marie le Pen a toujours été persona non grata sur le territoire de l'Etat juif et que Marine le Pen attend une invitation officielle du gouvernement israélien pour s'y rendre, le compagnon de cette dernière, Louis Aliot, a franchi le pas. Le but : nouer des liens, préparer le terrrain avant une éventuelle visite de la présidente du FN. Le but également : faire croire que le FN a changé et que l'antisémitisme n'est plus l'un de ses traits de caractère.
    Malgré un emploi du temps chargé, M. Aliot a accordé quelques minutes d'interview à Guysen, juste après sa visite de la Vieille ville de Jérusalem.

     


    Guysen : Quel est le sens de votre visite en Israël ? S’agit-il d’une réponse à l’invitation d’officiels israéliens et si oui, qui sont-ils ?

    Louis Aliot : Non évidemment que non. Ce sont plutôt des Français qui résident en Israël qui voulaient connaitre à la fois le dirigeant politique que je suis et le programme de Marine le Pen pour les présidentielles.

    Justement, est-ce que le but de votre présence ici n’est pas de préparer une future visite de Marine le Pen en Israël ?

    Ça participe des contacts à nouer pour l’avenir. Il n’y a aucune raison qu’un parti comme le Front national, qu’une dirigeante comme Marine le Pen, qui demain représentera plus de 20% de l’électorat en France, ne puisse pas discuter avec des démocrates en Israël des problèmes nationaux et internationaux.

    Est-ce que vous-même vous avez rencontré des officiels israéliens ?

    Non, pas de rencontres avec des officiels israéliens. Uniquement des rencontres à caractère privé avec des personnes qui ont des connaissances pointues sur la région et sur l’économie. Mais il s’agit d’une visite exploratoire en attendant des contacts plus réguliers et plus approfondis.

    Donc vous êtes là pour tâter le terrain auprès des Français d’Israël. Or Marine le Pen a été qualifiée par Alain Soral de la candidate la plus « antisioniste ».  Dans le même temps, vous venez d’investir un candidat sur la 8ème circonscription des Français à l’étranger pour les élections législatives de 2012. Qu’est-ce qu’un parti qui a à sa tête une dirigeante « antisioniste » a à proposer aux Français d’Israël ?

    M. Soral n’est ni docteur de la loi, ni membre du FN et encore moins dirigeant du FN. Il s’exprime à titre particulier. Moi je n’écoute pas ce que dit M. Soral et d’ailleurs personne ne l’écoute. La vérité est que Marine le Pen est aujourd’hui une dirigeante politique qui compte dans le paysage politique national et international et que les nationaux français ont à parler avec les nationaux israéliens. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, évidemment, mais il n’y a aucune raison qu’il y ait de l’ostracisme et un fossé entre nos deux pays. Ça n’a aucun sens.

    Mais qu’est-ce qu’un candidat du Front national sur la 8ème circonscription aura à proposer aux Français d’Israël ?

    Les Français d’Israël sont sensibles à la thématique de l’immigration, de l’Islam radical qui s’exprime d’ailleurs autour d’Israël mais qui s’exprime aussi, on l’oublie, en France. Je rappelle que 48% des franco-tunisiens qui ont voté aux élections tunisiennes ont voté pour un parti islamiste. Tout cela a un sens, pose des questions. Et ces questions se posent à la fois aux politiques français mais également à tous ses partenaires de la Méditerranée dont fait partie Israël.

    Est-ce que Marine le Pen a totalement tourné la page des idées de Jean Marie le Pen ? Plusieurs cadres de l’époque de Jean Marie le Pen sont encore en fonction, ce que d’ailleurs critiquent les institutions juives qui, du coup, refusent de parler avec le FN.

    Marine le Pen est présidente du Front national. Il y a toujours eu au sein du FN, parmi les élus du FN, des Français de confession israélite. Il n’y a jamais eu d’animosité envers les Français juifs. Mais nous ne considérons pas le Crif comme une organisation représentative de tous les Juifs en France. La meilleure preuve est que demain des milliers de Français juifs voteront Marine le Pen et ne considèrent pas les dirigeants du Crif comme ses représentants. Il y a une fracture au sein de la communauté juive en France entre les organisations et le « petit peuple ». On le voit de plus en plus souvent dans nos banlieues, dans nos quartiers. Et je peux vous dire que M. Richard Prasquier (le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr) et que les organisations juives feraient bien de regarder la vérité en face. Les Juifs en France vivent les mêmes problèmes que tous les Français. Comme tous les Français les Français juifs souffrent de l’Islamisme radical et de l’insécurité. Et ça le Crif ne veut pas le voir, tant pis pour lui.

    Il y a donc une tentative de rapprochement entre le FN et la communauté juive française

    Il n’y a pas de communauté juive ! Il y a des Français qui sont de confession  juive et qui ne veulent pas être singularisés dans une communauté. Il y a des Français de confession israélite mais ils sont français !

    Mais tout de même. Ce voyage en Israël que vous qualifiez vous-même d’exploratoire, les déclarations de Marine le Pen à l’attention des Juifs de France, tout ceci n’illustre-t-il pas une volonté de se rapprocher des Juifs de France ? Ce qui  d’ailleurs est étrange après toutes ces années de déclarations ambigües et provocatrices sur les Juifs, notamment par Jean Marie le Pen. Pourquoi aujourd’hui ce changement de discours ?

    Parce que nous défendons des valeurs communes. Nous sommes des gréco-romains. Nous défendons le judéo-christianisme qui aujourd’hui est entamé par tout ce qui se passe sur la scène internationale. Il y a donc une communion d’idées. Et sur cette base nous essayons de nouer des liens, de bâtir des ponts. Qu’il y ait eu des ambigüités peu importe. Les intérêts français et israéliens divergent parfois. Il n’y a pas de volonté de « draguer » un électorat juif. D’après ce qu’on dit la communauté juive en France aujourd’hui c’est 600.000 personnes, la communauté musulmane c’est plusieurs millions. Nous on se bat pour défendre des idées, une civilisation. On se bat pour défendre la République et les lois de la République. C’est ce qui nous différencie de beaucoup de nos concurrents.

    Ma dernière question sera une question personnelle pour vous M. Alliot. Depuis ce matin la presse se fait l’écho de vos origines juives. S’agit-il d’un alibi pour rendre votre présence acceptable ici en Israël ?

    Rires. Non pas du tout. Il se trouve que j’ai un grand-père, né en Algérie, qui était Français juif. Il a beaucoup donné pour la patrie. Engagé volontaire en 1940 pour la France. Engagé pour l’Algérie française. Nous sommes totalement engagés pour la France et sa culture.

    D’ailleurs ce n’est pas moi qui ai relevé le fait que mon grand-père était juif, ce sont des sites antisémites ! Ils voulaient dire « Marine le Pen est mariée avec un Juif ».

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    L’homme qui a la réputation de limoger tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ses méthodes et ses idées est donc bien en Israël pour tenter ce qui semblait impossible il y a encore peu de temps : inviter la présidente du Front national à se rendre sur le territoire de l’Etat juif. Pour le moment, le gouvernement israélien se refuse à lancer une telle invitation. Elle devra donc venir, si elle en a envie, à titre privé.

    Au cours de l’interview M. Alliot appuie son discours sur deux types d’argument. Dans un premier temps il utilise la peur, fondée et bien réelle en Israël, de l’Islam radical et son écho en France parmi les victimes juives de l’antisémitisme. Puis, il joue d’une prétendue fracture entre les Juifs de France et les responsables communautaires. A l’heure actuelle, le Crif refuse catégoriquement d’inviter Marine le Pen à son diner annuel. Et pour cause : le Front national ne s’est pas du tout débarrassé de ses cadres les plus antisémites et les plus négationnistes. Par ailleurs, il est évident que le Front national se trompe profondémment en affirmant qu'il n'y a pas de communauté juive en France alors même que celle-ci existe depuis des siècles, qu'elle est structurée et qu'un véritable sentiment d'apartenance à une communauté habite les Juifs de France. 

    Si le visage de sa présidente a changé, ses structures, elles, restent inchangées par rapport à l’époque de Jean Marie le Pen. Ceux qui travaillent au FN aujourd’hui sont les mêmes que ceux qui y travaillaient lorsque Jean Marie le Pen qualifiait les chambres à gaz de « détail de l’histoire ». Les mêmes qui ont organisé le rapprochement Le Pen – Dieudonné.

    Par ailleurs, comme on peut le voir dans l’interview, M. Alliot ne prend, à aucun moment, ses distances avec les déclarations négationnistes et antisémites de Jean Marie le Pen, en se contentant de répondre à côté du sujet et de regretter des « ambigüités ». Dans ces conditions, on comprend pourquoi le Crif estime que le FN n’a pas changé.

    En jouant sur les peurs de Juifs de France et des Israéliens, le FN utilise la partition la plus facile et espère faire oublier qu’il a incarné, à visage découvert, pendant des années, leur pire ennemi. Clairement, le FN espère pouvoir créer une alliance de circonstance avec la communauté juive pour devenir fréquentable et accéder à des postes à responsabilités.

    Propos recueillis par Julien Bahloul

    Guysen News - 12/12/11

     

     

  • Marseille: 6 morts dans l'incendie d'une maison de retraite, 13 blessés

    Un feu s'est déclaré cette nuit à 2h35 dans la maison de retraite les Anémones dans le quartier des Caillols à Marseille (12e). Le bilan est lourd : six femmes, âgées de 51 à 93 ans, ont perdu la vie et treize autres personnes ont été blessées, dont trois - une femme de 91 ans et deux hommes de 77 et 85 ans - sont dans un état très grave à l'hôpital de la Conception. 80 marins-pompiers et 28 véhicules ont été engagés pour maîtriser le feu actuellement éteint et prendre en charge les blessés.

    Le sinistre s'est déclaré au troisième étage de l'établissement construit dans les années 80, qui accueille 180 retraités, selon Christophe Merlin, le directeur de cabinet du préfet de région. Les premiers éléments de l'enquête montrent qu'il a été entraîné par un briquet. Un pensionnaire cherchait apparemment à ouvrir un emballage en plastique qui lui résistait. Des flammes se seraient alors propagées et le patient aurait ouvert une fenêtre, ce qui a sans doute accéléré le sinistre. L'homme, âgé de plus de 80 ans, aurait alors pris la fuite.

    Cet homme "est en cours d'audition dans la mesure où son état de santé le permet", a déclaré le procureur adjoint de la République de Marseille Christophe Barret, précisant qu'il ne disposait pas de toutes ses facultés mentales. Avisé par le déclenchement de l'alarme, le personnel de garde a immédiatement alerté les secours. "Il y avait 4 personnes sur place, une infirmière, une aide-soignante et deux agents spécialisés, a expliqué Christophe Barret, l'effectif prévu semble-t-il à ce moment-là de la nuit."

    Dans les chambres mitoyennes, six femmes, incapables de sortir seules de leurs lits, ont été prises au piège. Certaines auraient même succombé dans leur sommeil, victimes d'une intoxication due aux fumées. La plupart des retraités de l'établissement se déplacent très difficilement, ce qui a alourdi le bilan. Les troisième et quatrième étages ont été évacués.

    La maison de retraite avait fait l'objet d'une inspection de la commission communale de sécurité au mois de janvier dernier et aucune anomalie n'avait été détectée. Toutes les vérifications sont en cours, le personnel de la maison de retraite est auditionné. Le parquet de Marseille a confié l'enquête à la brigade criminelle des police judiciaire.

    Alain Gardère, préfet délégué pour la défense et la sécurité et Christophe Merlin, directeur de cabinet du préfet de région, préfet des Bouches-du-Rhône se sont rendus sur place. La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot est attendue sur place à 15h30. Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a quant à lui annulé son déplacement à Dakar aujourd'hui. Dans un communiqué, il a exprimé son émotion, évoquant "un bilan lourd qui vient endeuiller notre ville et qui aurait pu être plus grave sans l’intervention du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille dont l’efficacité a permis d’évacuer rapidement les pensionnaires de l’établissement et de maîtriser le sinistre".

    La Provence - 14/12/11

  • La préfecture de Marseille laisserait filer des clandestins tunisiens dans la nature (exclusivité Novopress)

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    (Cliquez sur la photo)

    13/12/2011 – 19h30
    MARSEILLE (NOVOpress) –
    Hier, 12 décembre 2011, la préfecture de Marseille a procédé à l’évacuation d’un squatt, occupé depuis plus de deux ans et importunant gravement le voisinage. Il s’agit d’un immeuble, sis rue Dellile, entre la gare Saint-Charles et les Réformés. Depuis un certain temps, des plaintes s’accumulaient, notamment auprès du service de l’Hygiène de la ville.

    L’opération a démarré vers 7 h 30 et s’est achevée vers 8 h 30, dans le calme. Des témoins ont noté que sont sortis précipitamment de cet immeuble une cinquantaine d’hommes, ayant un profil “nord-africain” et tous entre 25 et 35 ans. Lesquels se sont rapidement “évaporés”.

    Comme il n’y avait que peu de policiers – quatre à cinq et non la PAF (Police aux frontières) –, cette cinquantaine de personne se sont envolées avec la “bénédiction” des rares policiers de faction, lesquels n’ont relevé aucune identité.

    En effet, pour arrêter des immigrés, la présence de la Police aux frontières est indispensable. Par manque de coopération entre services mais également à cause de la bureaucratie, combien de clandestins circulent actuellement sur le territoire français, à l’abri des grands discours sécuritaires du ministre de l’intérieur ?

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • Le drapeau palestinien flotte désormais à l'UNESCO

    C‘était ce matin au siège de l’Unesco à Paris, les couleurs palestiniennes ont été levées et l’hymne national a résonné en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.

    Fin octobre, les Palestiniens enregistraient une victoire diplomatique sur la voie de la reconnaissance de leur État, en devenant membre de l’Organisation des Nations unies pour l‘éducation, la science et la culture.

    “C’est un moment historique, de bonne augure et aussi le début d’un accès de l‘État palestinien aux organisations internationales”, a déclaré Mahmoud Abbas.

    Les Palestiniens vont pouvoir déposer des demandes de reconnaissance d’une vingtaine de sites archéologiques et religieux au Patrimoine mondial de l’humanité, à commencer par l‘église de la Nativité à Bethléem.

    13/12/11

  • Annecy: un homme violé sous la menace d'un cutter

    Dimanche soir, vers 23 h, le veilleur d’un hôtel a appelé le commissariat pour signaler qu’un homme, se disant victime d’un viol, venait de se réfugier dans le hall.

    Et c’est une très mauvaise soirée que la victime a contée aux enquêteurs. Âgé de 44 ans, il avait rencontré dans la soirée un homme d’origine africaine, sympathisé avec lui et fait une tournée des bars. Après quelques verres, l’homme lui explique qu’il doit aller chercher une amie à Cran-Gevrier. La victime accepte de l’y conduire en voiture et suit ses indications.

    Arrivé à destination, son compagnon de soirée sort un cutter et, sous la menace de son arme, l’oblige à se déshabiller et à accepter une relation sexuelle, avant de prendre la fuite. Sa victime retourne alors à Annecy pour donner l’alerte. La police a ouvert une enquête et recherche activement l’agresseur présumé.

    Le Dauphiné - 13/12/11

  • "Intouchables": pour la caste dominante, le film à "administrer" aux Français

     

    Dans Le Monde du 13 décembre 2012, Gérard Courtois, directeur éditorial, se félicite du succès du film Intouchables qui a réalisé 12 millions d’entrées. Il s’en félicite et y voit un signe d’espoir : « Le pire n’est pas toujours sûr ». Ce journaliste (?) voit dans Intouchables un « antidote efficace, on l'espère, aux peurs et aux rejets attisés par le Front national et sans cesse relayés par une partie de la majorité, ministre de l'Intérieur en tête » ; bref, un moyen de propagande au service de la pensée unique : « un remède qu’il convient d’administrer (sic) à quelques millions de Français supplémentaires ». Laurence Maugest analyse pour Polémia cette œuvre de propagande.

    Polémia

    Dans cette histoire contemporaine, le faiseur de miracles est un homme issu de la banlieue, élevé par une femme surmenée dans un quartier où les dealers sont plus nombreux que les arbres. Pourtant, ce Jésus des temps modernes sait tout, comprend tout et il est rempli d’une charité virile et à poings fermés, mais de charité tout de même.

    Le thaumaturge à cagoule

    Comme si la nature magnifique de cet homme issu des quartiers ne suffisait pas à nous faire comprendre que la générosité spontanée et l’espoir de la France se trouvent dans ces jeunes à cagoule, on enfonce le clou en ridiculisant les aspirations du petit homme blanc. L’appartement de celui-ci est riche de peintures et de meubles de l’Ancien Régime. Il représente la face splendide de l’histoire de France. On subodore que l’homme qui habite cette belle demeure est le fruit de ce passé par ses goûts et son amour de la grande musique. Le thaumaturge à cagoule, qui ne connaît rien de l’histoire de ce pays qui est le sien depuis l’enfance, ironise sa beauté et profite de son luxe. Par là même, ce film peint avec véracité les raisons d’une certaine assimilation ratée.

    L’homme blanc : un tétraplégique totalement impuissant

    La vision que le réalisateur a de l’homme blanc est pathétique : un tétraplégique, totalement impuissant, porté, lavé, déprimé dès que son sauveur s’éclipse, qui travaille avec une très belle femme qui occulte l’homme par son homosexualité. Dans ce film, l’homme blanc occidental a disparu, étouffé dans les coussins de son passé. Il agonise et sa faiblesse le rend dépendant de la vigueur de la banlieue cosmopolite qui ne sait plus d’où elle vient et ne sait pas où elle va : le héros est chassé de l’appartement de sa mère adoptive et n’a plus de chez lui. Il est redoutable d’imaginer l’homme issu de l’histoire européenne, déglingué et gesticulant comme un pantin dans les bras tentaculaires d’un mondialisme sans âme – mondialisme dont les enfants, mutants déracinés, ne cherchent plus, dans la vie comme dans la danse, la beauté et l’élévation, mais la palpation des trottoirs et de la matière.

    Les représentations idéologiques envahissent tout le film

    Ce film aurait pu être une analyse psychologique de la relation d’un homme blessé avec un homme concret qui ne s’embarrasse pas de sensiblerie, un peu dans le registre de la relation d'Ivan Ilitch avec son valet Guérassim (*) ; nous en sommes, bien sûr, très loin. Il n’y a pas de place pour une telle analyse. En effet, les représentations idéologiques envahissent tout le film, réduisant l’approche psychologique à néant. Ce film continue d’ailleurs son chemin dans le même registre ; son succès fait de lui un « micro » événement de société. Cela est très inquiétant de constater un tel empressement autour d’une caricature faite de clichés et d’entendre tant de discours dithyrambiques à son sujet. C’est bien là le danger de la sensiblerie idéologique, de prendre à rebours les sujets d’inquiétude pour en faire des raisons d’espérer. Une forme « d’opium du peuple », en quelque sorte, où les marchands du Temple sont nombreux.

    Un déplacement du centre de gravité de l’identité d’une nation

    Intouchables cherche à nous démontrer que les populations déracinées des banlieues, souvent rebelles à leur terre d’accueil, sont plus près du sens fondamental de la vie que les Français qui vivent, intra muros, dans le « cœur historique » de la Cité. C’est un déplacement du centre de gravité de l’identité d’une nation que ce film nous signifie derrière son camouflage gentillet et bon enfant et c’est surtout un pied de nez à la richesse de ce qui devrait nous constituer.

    Cet homme rendu bon, sensible et généreux par la confrontation aux dures réalités du quotidien des banlieues, sauve un paralytique. Cela n’est pas sans nous rappeler quelque chose. Le rôle de la souffrance dans la rédemption a été souvent épinglé comme source de névrose, la fameuse « névrose chrétienne » qui ici semble perdurer plus loin que la chrétienté elle-même. Dans la société désacralisée qui est la nôtre, où l’on ridiculise le Christ régulièrement, cette triste névrose ne s’accompagne plus d’une recherche d’élévation mais encourage le divertissement comme simple palliatif à la dépression de l’homme occidental désabusé. Celui-ci est contraint de placer son espoir dans d’éventuels signes de générosité parfaitement individuels, isolés de toute transcendance et de moralité collective.

    Laurence Maugest
    12/12/2011

    (*) La Mort d’Ivan Ilitch - Léon Tolstoï

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/12/les-intouchables-contre-mme-le-pen_1617478_3232.html

    Correspondance Polémia – 13/12/2011 Image : scène du film

  • Une ligne de train directe entre Paris et Moscou

    Voyager en train de Moscou à Paris, c’est à nouveau possible. La ligne fermée depuis le début des années 1990 a été rouverte ce lundi matin.

    A raison de trois fois par semaine en hiver et cinq en été, le train reliera directement les deux capitales en un peu plus de 38 heures, traversant la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne.

    “Je pense que ce voyage est intéressant parce qu’il permet de voir plusieurs villes sur le chemin. On ne voit pas seulement Paris, mais aussi Berlin, Francfort, Varsovie et d’autres villes.” explique cette jeune femme russe.

    L’itinéraire, long de près de 3200 kilomètres, est le plus long en Europe, après la ligne Moscou-Nice, ouverte en 2010. Des lignes directes relient déjà Moscou à d’autres capitales, dont Pékin, Budapest, Prague ou encore Berlin.

    “Il y a des gens par exemple qui aiment voyager en train depuis Londres vers toute l’Europe et jusqu’en Chine.” estime ce Russe. “C’est un réseau très fréquenté, et je ne peux que saluer le fait qu’un nouveau segment soit opérationnel.”

    Le train est notamment composé de voitures de classe luxe. Le prix du ticket est compris entre 330 et 1050 euros, soit un tarif en moyenne deux fois plus élevé que l’avion. Malgré le prix, tous les billets ont été vendus jusqu’au Nouvel An.

    Le premier train est attendu mardi soir à la gare de l’Est à Paris.


    12/12/11

  • Ouverture mercredi à Toulouse du procès d'Houria Bouteldja pour "injure raciale" (souchiens)

    Le procès d’Houria Bouteldja, poursuivie pour « injure raciale », s’ouvrira mercredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. La porte-parole du Parti des Indigènes de la République, assignée par l’Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), doit comparaître pour avoir employé en 2007 lors d’une émission télévisée le terme « souchiens » pour désigner les Français « de souche ».

    A deux jours de son procès, Houria Bouteldja se disait « sereine ». Selon elle, « si les juges donnaient raison à l’Agrif, ce serait une honte pour la justice ».

    « Le terme de ‘souchiens’ est un néologisme formé sur le mot souche que j’ai utilisé pour me moquer de l’expression ‘Français de souche’ qui laisse entendre qu’il y a deux catégories de Français, ceux de souche et les autres, ce qui revient à créer une citoyenneté à deux vitesses », a déclaré lundi Houria Bouteldja à l’Associated Press, en précisant que l’ancien ministre Jean-Louis Boorlo avait également employé le terme « souchiens » sans que cela ne suscite la moindre critique.

    Source : Nouvel Obs

    DéFrancisation - 13/12/11

  • Pourquoi tant de haine ?

     

    Le Front National et sa présidente crèvent l’écran, pas toujours hélas pour le meilleur : Caroline Fourest, par le biais du documentaire consacré à Marine  qui lui a été  commandé par  le service public– réalisé avec sa bonne amie  Fiametta Venner-,   crachera son venin anti-national jeudi  soir sur France 2 … Les deux complices font actuellement l’objet d’une plainte en diffamation, notamment de Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen et Louis Aliot eu égard aux propos tenus dans leur dernier livre consacré largement au « nouveau FN ». Dans son excellent ouvrage « Les intellectuels faussaires », dans lequel sont étrillées implacablement les « figures » de notre « société de connivence »,  Pascal Boniface consacre un chapitre croustillant au cas Fourest.

    Mme Fourest, écrit M.  Boniface, est une « sérial-menteuse » « qui attribue à ses adversaires des positions, sans doute critiquables mais qui ne sont pas les leurs, ou des faits répréhensibles…inexistants ».« Au tribunal de Fourest, poursuit-il l’acte d’accusation tient lieu de preuve. La vigueur de l’accusation est inversement proportionnelle à la rigueur de la démonstration ». « La grande force de Caroline Fourest note-t-il encore, est d’enfourcher les chevaux de bataille largement majoritaires dans l’opinion et plus encore parmi les élites médiatiques… »

    « Elites médiatiques » qui sont aussi intriguées par le déplacement de Louis Aliot en Israël qui a été largement commenté sur les sites « communautaires ». Il a été perçu comme s’inscrivant dans la droite ligne du récent voyage aux Etats-Unis de la présidente et du vice-président du FN au cours duquel ils ont pu rencontrer l’ambassadeur d’Israël, M. Ron Prosor, et M. William J. Diamond,  cadre de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le puissant lobby pro-Israël américain.

     C’est le site JSSNews qui a fait état le premier du déplacement dimanche à Tel Aviv du vice-président du FN, accompagné par un conseiller de Marine Le Pen sur les questions de sécurité, l’ex villiériste Michel Thooris, syndicaliste policier qui fut membre du Syndicat National des Policiers en Tenue puis membre d’Action Police CFTC. Lui-même d’origine juive il entretient des liens avec certains membres de l’extrême droite sioniste de la diaspora en France, notamment la Ligue de Défense Juive (LDJ).

     M. Thooris, ce qui explique aussi ce voyage, sera le candidat du FN aux élections législatives de la 8ème circonscription des Français de l’étranger (Israël, Italie, Vatican, Chypre, en Grèce, Turquie, San Marin, Malte) mais dans laquelle l’Etat hébreu représente le plus grand nombre de votants. Selon JSSNews « en 2007, il s’est présenté aux élections législatives à Paris sous l’étiquette étrange du Parti Anarchiste Révolutionnaire » !

     Ce site affirme encore de manière assez grotesque que Louis Aliot et Michel Thooris « avaient plusieurs rendez-vous organisés dont visiblement quelques-uns à la Knesset (le parlement israélien, NDLR) qui ont été annulés suite à nos révélations » (sic).

    JSSNews a joint par téléphone trois autres candidats de  cette circonscription législative pour les inviter à réagir à ce voyage. Si Philippe Karsenty, adjoint au maire à Neuilly-sur-Seine, a été très mesuré dans ses propos, cela n’a pas été le cas de ses deux autres challengers.

     Edward Amiach, candidat « indépendant » mais soutenu par la très droitière Union des patrons juifs de France (UPJF) n’a pas caché sa hargne : « je suis sidéré de voir que le FN se soit engouffré dans la brèche. Sans le maquillage de jeune dame de Marine Le Pen, le FN est le même que sous l’ère Jean-Marie. On y retrouve d’ailleurs toujours les mêmes: Chatillon, Gollnisch et Aliot, des vrais antisémites notoires. Ils ont tous, en leur temps, faits des déclarations très dures. C’est un vrai danger pour les Juifs. »

    Autre candidat « indépendant », Gil Taïeb, très impliqué dans la vie communautaire et Président notamment de l’ASI-ABSI-Keren Or (Association de Soutien à Israël – Association pour le Bien-être du Soldat Israélien) a déclaré de son côté « (espérer) que les électeurs de la 8ème circonscription sauront résister au chant des sirènes de Marine Le Pen. Pas une voix juive ne doit aller aux extrémistes bruns ni aux antisionistes verts ».

    Des propos à rapprocher des déclarations d’une proche amie de Nicolas Sarkozy, la jolie  brune Valérie Hoffenberg, directrice de l’American Jewish Committee (AJC) en France, qui, rapportait dernièrement Le Point, « se fera un devoir, durant la présidentielle, de mettre en garde les Français de confession israélite tentés par le FN. Condamner les camps n’est pas un critère suffisant pour faire du FN un parti républicain », a-t-elle décrété.

    L’ennui, c’est que derrière ses formules visant à diaboliser le Mouvement national, existe un vaste non-dit. ce que Mme Hoffenberg ne formule  pas clairement aux Français, c’est quel est le critère suffisant selon elle et ses amis pour être admis dans le cercle des partis républicains? Bruno Gollnisch est de ceux qui attendent toujours la réponse des personnes concernées , même s’il a lu avec plaisir et intérêt les livres de M. Boniface…

    Blog de Bruno Gollnisch - 13/12/11

  • Florence: un forcené tire en pleine rue sur des vendeurs ambulants sénégalais

    C'est une véritable "chasse aux Noirs" qui s'est déroulée en fin de matinée à Florence. Il était environ midi lorsqu'un Italien d'une cinquantaine d'années, Gianluca Casseri, a ouvert le feu sur un groupe de vendeurs ambulants sénégalais sur le marché de la place Dalmazia, à la périphérie nord de la capitale toscane. Armé d'un revolver 357 Magnum, Casseri a abattu deux vendeurs ambulants et grièvement blessé un troisième. "Il est arrivé tranquillement et, sans rien dire, il a tiré froidement trois coups de feu, ont indiqué des témoins. Puis il a récupéré les douilles de ses balles. Une exécution." Un marchand de journaux a tenté de l'immobiliser. "Si tu bouges, je t'abats toi aussi", lui a dit le tueur, avant de remonter dans sa voiture.

    C'était pour réapparaître quelques minutes plus tard au marché San Lorenzo, en plein centre de Florence. De nouveau, il a ouvert le feu contre des immigrés sénégalais, faisant deux blessés. Pris en chasse par la police, Casseri s'est réfugié dans un parking souterrain. Après un échange de coups de feu avec les policiers, le tueur a retourné son arme contre lui et s'est suicidé.

     

    Gianluca Casseri n'était pas inconnu des services de police. Il était un militant de l'organisation d'extrême droite Casa Pound de Pistoia.

    Revendiquant sa fidélité au fascisme, le mouvement Casa Pound s'inspire du poète américain Ezra Pound. Il est né en 1982 à Rome et occupe, depuis sa formation, un immeuble dans le quartier de l'Esquilino, dans lequel vit une communauté de 23 familles. Ce squat d'extrême droite dispose d'une librairie, d'une troupe de théâtre, d'un groupe de musique, d'une télévision sur le Web et d'une revue mensuelle. Révisionniste, aussi critique envers le marxisme que le capitalisme, il lui est arrivé de contribuer à certaines initiatives sociales, comme l'aide aux victimes du tremblement de terre de L'Aquila. Casa Pound bénéficie d'une relative complaisance de la part de la classe politique italienne, qui a participé à certains de ses débats.

    Le Figaro - 13/12/11

  • Parlement européen/Intervention de Jean-Marie Le Pen: crise financière et secteur de la Défense

     

    Intervention de Jean-Marie Le Pen, député français au Parlement européen de Strasbourg à propos de la crise financière et du secteur de la Défense.

    Monsieur le Président, mes chers collègues,

    Au risque de choquer les plus fédéralistes d’entre vous, je pense qu’une politique de défense est une politique éminemment nationale : elle répond aux besoins stratégique, diplomatique et de sécurité spécifiques à chaque nation. Le partage de capacités n’est rien d’autre qu’une amputation de souveraineté. Le marché unique des matériels militaires une vaste blague quand certains Etats membres, estimant que leur défense se garantit à Washington, s’équipent prioritairement de matériels américains, l’Europe étant incapable, dans ce domaine comme dans tant d’autres, d’imposer la préférence communautaire.

    Concernant les défis sécuritaires communs des Etats membres de l’UE, il n’y a rien qui ne puisse être résolu par la coopération intergouvernementale, en dehors de toute intervention de Bruxelles. Et, j’en suis désolé, mais confier ces domaines à Mme Ashton reviendrait à reconnaître que Moody’s et Standard and Poors ont une légitimité à juger de nos politiques économiques, ou à accepter que le couple Merkozy puisse imposer à 27 peuples une Europe allemande. Une pure aberration mentale.

    Depuis 30 ans, et encore plus depuis la disparition de la menace soviétique, les budgets de la défense sont les premiers sacrifiés sur l’autel de la rigueur budgétaire au point de rendre la plupart de nos outils militaires déficients ou vétustes. Et ce au nom de considérations purement financières, chacun attendant du voisin, ou du supposé grand frère américain, les efforts qu’il n’est plus prêt à consentir lui-même. Mais vous vous trompez de voie : ce n’est qu’en revenant à des politiques nationales indépendantes et résolues, que nous pourrons nous doter individuellement des moyens nécessaires non seulement à nos sécurités et intérêts nationaux, mais également à la coopération de ces moyens pour relever des défis communs. Une addition de faiblesses et de lacunes n’a jamais fait une force.

    NPI

  • Attaque à Liège: une cinquième victime

    Lire l'article: http://www.leparisien.fr/faits-divers/videos-attaque-a-liege-une-cinquieme-victime-13-12-2011-1766607.php

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    Le Parisien - 13/12/11

  • Fusillade à Liège: 4 morts et 75 blessés

    Un tireur isolé a ouvert le feu mardi midi et lancé des engins explosifs sur la foule, sur la place principale de la ville belge.

    Un forcené a semé la terreur mardi à la mi-journée en plein centre de Liège, en Belgique. Selon le récit de la procureur du Roi de Liège, Danièle Reynders, l'homme vêtu d'un treillis s'est installé sur le toit d'une boulangerie sur la place principale de la ville et a commencé à tirer au hasard sur les passants avec un fusil d'assaut Kalachnikov. Il a ensuite lancé trois grenades sur la foule faisant trois morts et 75 blessés. «Il était seul et semblait très maître de ses actes. Il voulait toucher le plus de gens possible», a relaté un journaliste, témoin de la scène.

    Le tireur aurait ensuite trouvé la mort dans des circonstances assez floues. Certains évoquent un suicide, d'autres une mort accidentelle provoquée par l'une de ses grenades. «L'enquête déterminera si c'est un geste volontaire ou si c'est le matériel qu'il avait avec lui qui a provoqué sa mort», a simplement souligné la magistrate.

     

    Outre le tireur, les victimes sont un garçon de 15 ans, décédé sur les lieux, un adolescent de 17 ans, mort à l'hôpital, et une femme de 75 ans, également décédée à l'hôpital. Parmi les 75 blessés, sept sont dans un état grave, d'après le procureur du Roi. Cinq personnes seraient ainsi passées au bloc opératoire, précise le quotidien Le Soir, qui note que «la grosse majorité des blessés a entre 17 et 20 ans». Un bébé de 15 mois serait entre la vie et la mort, affirment enfin plusieurs médias belges.

    La place Saint-Lambert est l'un des lieux les plus animés de Liège, qui compte près de 200.000 habitants. «Heureusement, le bourgmestre (maire) avait décidé aujourd'hui de repousser l'heure d'ouverture du marché de Noël en raison du mauvais temps et du vent très fort qui souffle. Il y aurait eu beaucoup plus de monde sinon», a indiqué un fonctionnaire de la ville.

    Le tueur connu des services de police

    Le tireur isolé a été identifié dans l'après-midi. Âgé de 33 ans, il s'appelait Nordine Amrani. D'après le Centre fédéral de crise fédéral belge, l'homme est connu des services judiciaires et serait expert en armes, capable de démonter, de réparer et de remonter différents modèles. Il avait été condamné en septembre 2008 à 58 mois de prison ferme pour possession d'armes, faits de recel, de stupéfiants et de moeurs. On lui reprochait entre autres la détention d'un arsenal - 9500 pièces et une dizaine d'armes complètes - ainsi que la culture de 2800 plants de cannabis. En revanche, il n'avait jamais été suspecté pour des faits de terrorisme.

    Par ailleurs, l'homme était convoqué ce mardi matin «pour une audition dans un service de police», a souligné la procureur sans autres précisions. Au lieu de cela, il a quitté son domicile avec son sac à dos et des armes: un fusil automatique léger, un revolver et plusieurs grenades. Sa camionnette a été retrouvée sur la place Saint-Lambert après la tuerie.

    Le Roi et la Reine devaient se rendre au palais provincial de Liège vers 17 heures. Le premier ministre Elio di Rupo, fraîchement nommé, était également attendu sur place. «Ses premières pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs proches ainsi qu'à tous les Liégeois», a-t-il fait savoir par voie de communiqué. La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, qui doit l'accompagner, a pour sa part évoqué «un acte isolé aux conséquences dramatiques» et s'est déclarée «profondément choquée par la brutalité des faits».

    Le Figaro - 13/12/11

     

  • Les origines de Louis Aliot

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    Louis Aliot à Perpignan

    Louis Aliot est né le 4 septembre 1969 à Toulouse d’un père originaire d'Ax-les-Thermes en Ariège et d’une mère rapatriée d’Algérie du quartier de Bab El-Oued à Alger, issue d’une famille ayant basculé de la gauche vers la droite nationaliste dans une période difficile marquée par la tragédie algérienne et le rapatriement. Son père et son grand-père paternel étaient tous deux plâtriers.

    Le père de sa mère était un Juif d'Algérie, originaire de Médéa, qui fut naturalisé français par le décret Crémieux de 1870.  Lors de l'élection présidentielle de 1965, ses parents participent à la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, et en 1974 ils votent pour Jean-Marie Le Pen qui recueille alors 0,75 % des voix.

    Wikipédia

  • Louis Aliot en visite en Israël pour "contourner le CRIF"

    Louis Aliot, vice-président du FN et codirecteur de campagne de Marine Le Pen, est en Israël depuis dimanche 11 décembre. Contacté lundi matin, M. Aliot a confirmé se trouver dans l'Etat hébreu. Il a précisé au "Monde" qu'il "enchaînait les rendez-vous" avec des "personnes de tous bords politiques". Marine Le Pen, quant à elle, n'a pas souhaité réagir, évoquant un "voyage à titre privé". C'est le site "d'opinion israélien" en langue française JSSNews qui a révélé ce déplacement, dimanche soir.

    "J'ai rencontré des Français qui vivent à Jérusalem pour parler de la campagne de Marine Le Pen, nous a expliqué M. Aliot. Le voyage aux Etats-Unis [de Marine Le Pen] a débloqué la situation. Le but, c'est de nouer un dialogue, c'est la première fois qu'un dirigeant du FN va en Israël". M. Aliot compte rencontrer un ou plusieurs députés de la Knesset durant son séjour. Interrogée à ce sujet, lundi en marge d'une conférence de presse au siège du mouvement à Nanterre, Marine Le Pen a répondu "qu'à [sa] connaissance" M. Aliot n'avait pas de "contacts politique" au programme de son voyage.

    Louis Aliot est accompagné en Israël de Michel Thooris, le "M.Sécurité" de Mme Le Pen. "Nous resterons très peu de temps compte tenu des contraintes politiques de Louis. Pour lui c'est la première fois qu'il se rend en Israël, c'est un moment très agréable", nous a déclaré lundi matin M. Thooris.

    Marine Le Pen en Israël? De plus en plus probable

    Ce voyage fait donc suite aux contacts noués aux Etats-Unis avec la communauté juive américaine. Le déplacement début novembre à Washington, New York et en Floride de la candidate du FN avait d'abord semblé être un fiasco. Mais comme nous l'écrivions, le vrai but de ce séjour était d'établir des contacts avec la communauté juive américaine - très liée à Israël - pour contourner le CRIF. En effet son président Richard Prasquier a une ligne très ferme vis-à-vis du FN. Par ailleurs, Marine Le Pen avait très mal vécu d'être décommandée par Radio J, radio communautaire juive française, en raison du tollé provoqué par cette invitation que nous avions révélée.

    Du coup, il s'agit pour le parti lepéniste  de passer directement par les réseaux de la droite et de l'extrême droite israélienne. Une stratégie qui semble payante.

    De plus, entre la rencontre avec l'ambassadeur israélien à l'ONU et ce déplacement de M. Aliot, un voyage de Mme Le Pen en Israël  paraît de plus en plus probable, même si "cela ne se fera pas avant la présidentielle" , selon M. Aliot.

    La présence de Michel Thooris n'est d'ailleurs pas un hasard. Cet ancien proche de Philippe de Villiers entretiendrait des relations avec le parti d'extrême droite israélien Israel Beitenou. Michel Thooris sera candidat FN pour les Français de l'étranger en Israël. Il a aussi été au centre de la rumeur au mois de mars concernant un éventuel voyage de Marine Le Pen en Israël. Selon le site Atlantico, il  aurait fait jouer ses contacts pour ce déplacement qui n'a finalement jamais eu lieu.

    Droite(s) Extrême(s) - 12/12/11

  • Succès de la manifestation contre "Golgota Picnic"

    12 décembre 2011 - 9:27

    Ce sont environ 4 000 catholiques qui se sont retrouvés hier à Paris pour protester contre la pièce Golgota Picnic. Il y avait aussi bien des catholiques de paroisses traditionalistes diverses (FSSPX, FSSP) que des catholiques diocésains, les militants du Renouveau Français ou encore les musulmans chiites du centre Zahra. Après un discours d’Alain Escada qui a notamment rappelé l’ampleur de la mobilisation depuis 2 mois, les manifestants ont défilé aux sons des slogans et des cantiques du Pont de l’Alma jusqu’au Théâtre du Rond-Point. Après un chapelet, un exorcisme et un discours, les manifestants se sont dispersés en bon ordre en dépit de rumeurs faisant état de « gauchistes » qui rôdaient aux alentours de Saint Nicolas du Chardonnet.

     A noter que le dispositif policier était extrêmement important.

    Quelques photos trouvées sur le forum Fecit :

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