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16/09/2010

Bernard Tapie s'offre mieux que le Phocea!

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Le Reborn

A peine le versement de 210 millions d'euros à Bernard Tapie confirmé par l'Etat, voilà que le Canard enchaîné nous apprend que "Nanard" s'est offert un yacht de 70 millions d'euros.

  A peine le versement de 210 millions d'euros à Bernard Tapie confirmé par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, voilà que le Canard enchaîné nous apprend que "Nanard" s'est offert le Reborn. Un puissant yacht de 70 mètres, totalement restauré, avec 14 cabines pour les invités, salle de gym ou encore ciné.

Lui qui assurait en 2008 ne "même pas" pouvoir racheter le Phocea avec les 30 à 50 millions d'euros d'abord accordés par le tribunal arbitral suite à la vente d'Adidas par le Crédit lyonnais (déduction faite de son passif fiscal et social), a donc trouvé des fonds depuis. Beaucoup de fonds. Car il ne s'est "même pas " contenté de racheter son ex-bateau, estimé à 10 millions d'euros mais qui "n'a plus de Phocéa que le nom" selon lui. Non, il en a choisi un qui vaudrait sept fois plus... Et qu'il aurait acquis "moitié prix" ! Une affaire comme celle-là, ça ne se refuse pas. Surtout quand on peut se le permettre sans même avoir encaissé le fameux chèque de l'Etat, à moins qu'il ne lui ait versé bien avant de l'officialiser, puisque selon le Canard Bernard Tapie a fait cette acquisition "en début de cette année"...

Une renaissance donc ? A suivre. Une revanche plus sûrement, et un placement à l'en croire, puisqu'il souhaiterait le revendre dès le mois prochain après l'avoir fait restaurer...

La Provence - 15/09/10

 

 

 

 

 

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15/09/2010

VIDEO Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n° 200

http://www.dailymotion.com/video/xetatf_fn-la-200e-du-blo...

NPI - 14/09/10

18:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Sarkozy suggère à Reding d'accueilir des Roms au Luxembourg

VIDEO  http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/expulsion-des-ro...

Nicolas Sarkozy a suggéré mercredi à la commissaire européenne Viviane Reding, qui a critiqué les renvois de Roms par la France, d'accueillir des Roms au Luxembourg, son pays d'origine, ont indiqué des sénateurs UMP à l'issue d'un déjeuner avec le chef de l'Etat.

"Il a dit qu'il ne faisait qu'appliquer les règlements européens, les lois françaises et qu'il n'y avait absolument rien à reprocher à la France en la matière mais que si les Luxembourgeois voulaient les prendre il n'y avait aucun problème", a rapporté le sénateur de Haute-Marne, Bruno Sido.

"Il a dit que notre politique était la bonne et qu'il était scandaleux, il s'en expliquera d'ailleurs demain (ndlr: jeudi à Bruxelles lors d'un Conseil européen), que l'Europe s'exprime de cette façon sur ce que fait la France", a poursuivi M. Sido devant la presse.

Son collègue de Seine-et-Marne Michel Houel a confirmé que le chef de l'Etat avait indiqué, en substance, que "le commissaire européen habite le Luxembourg, qui est très proche de la France, nous serions très heureux si le Luxembourg pouvait aussi accueillir quelques Roms".

M. Houel a ajouté devant la presse que Nicolas Sarkozy ne s'était "pas tout à fait" exprimé comme lui mais que c'était "ce que ça voulait dire".

Mardi, la commissaire à la Justice Viviane Reding a vertement dénoncé une circulaire émise en août par le ministère de l'Intérieur, remplacée depuis, qui ciblait expressément les Roms pour les expulsions. "Je pensais que l'Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième Guerre mondiale", a-t-elle lancé.

L'Elysée a fait savoir mercredi que ces propos étaient "inacceptables" mais a prêché l'apaisement en estimant que l'heure était à un "dialogue apaisé" entre Paris et Bruxelles sur ce sujet.

AFP. 15/09/10

17:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Grotte de ROUFFIGNAC

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http://www.grottederouffignac.fr/cadreFR.asp

15/09/10

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Grotte COSQUER

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http://www.culture.gouv.fr/culture/archeosm/fr/cosq.htm

15/09/10

 

 

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Grotte CHAUVET - Jean Clottes

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Ours des cavernes

http://www.hominides.com/html/art/grotte-chauvet.php

15/09/10

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Marseille: 10 agressions par jour en centre ville - Les vols avec violences ont augmenté de 15% depuis le début de l'année

Dans le centre-ville de Marseille, les voyants ont viré au rouge : on enregistre une dizaine de vols avec violences chaque jour, soit environ 15% d'augmentation depuis le début de l'année. Très jeune, très violente, prête à agresser les passants les plus vulnérables, la frange la plus insaisissable de la délinquance marseillaise fait régner la terreur depuis le début de l'été et donne des sueurs froides aux autorités.

Tous les quartiers sont touchés, mais les secteurs de la Préfecture (6e) et du Camas (5e) semblent les plus exposés. Arrachages de colliers, de sacs et même agressions à domicile se succèdent de façon ininterrompue.

Une recrudescence d'une intensité exceptionnelle qui a poussé les forces de l'ordre à muscler leur dispositif. Le commissaire divisionnaire Guillaume Gallouïn, chef du secteur centre, a vu ses effectifs renforcés : " Nous disposons de 30 à 40 fonctionnaires supplémentaires, ce qui représente environ une hausse de 30%."

La Provence - 14/09/10

00:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

L'Aïd à Nice: Dominique Estrosi renouvelle son soutien à la Grande Mosquée

VIDEO  http://www.youtube.com/watch?v=JtvqFWJ72qg

Dominique Estrosi [adjointe au maire de Nice, son mari, Christian Estrosi] et plusieurs autres élus de la majorité municipale et départementale ont assisté aujourd’hui à la célébration de la fin du ramadan musulman. Signalons que pour l’occasion, le conseil général des Alpes-Maritimes présidé par Eric Ciotti avait prêté le gymnase d’un collège de l’Ariane où se sont réunis plus de 2 000 musulmans.

Si les élus de l’UMP ne ratent jamais une occasion de verser dans le clientélisme religieux, les musulmans, eux, ne ratent jamais une occasion de réclamer toujours davantage d’espace et de droits, si ce n’est de privilèges… Les représentants du culte musulman ont donc réitéré leur vœu de la construction d’une Grande Mosquée à Nice (vidéo ci-dessous).

Interrogée par France 3, Dominique Estrosi, adjointe déléguée à la cohésion sociale, a pour sa part renouvelé son soutien – déjà exprimé à de nombreuses reprises, que cela soit par elle ou Christian Estrosi – à ce projet de Grande Mosquée, lieu central et « clairement identifié » (avec un joli minaret ?) pour les musulmans de Nice.

Comme à l’accoutumée, les gentils dhimmis* de l’UMP vont nous expliquer en chœur qu’il n’y a pas assez de lieux pour les musulmans, et que cela vaut mieux que « l’islam des caves », etc. Et nous leur répondrons une fois de plus qu’il existe une mosquée de 800 places à l’Ariane (ce qu’ils savent très bien par ailleurs, puisqu’elle a été inaugurée en présence de Rudy Salles, Dominique et Christian Estrosi) ainsi que de nombreuses plus petites mosquées et salles de prière dans toute la ville, que l’islam prêché dans des mosquées très officielles n’a jamais empêché qu’y soient recrutés de futurs djihadistes (voir Villeurbanne ou Vénissieux), et qu’ils feraient mieux de s’intéresser au Coran plutôt que de partager le thé à la menthe avec des imams de l’UOIF !

Enfin, nous voulons leur dire que nous ne voulons pas que Nice devienne terre d’Islam, et que le peuple niçois ne le veut pas non plus.

Lors des élections cantonales de mars prochain, nous saurons rappeler aux électeurs le soutien de Dominique Estrosi et ses amis à la Grande Mosquée.

* En pays islamique, les dhimmis sont les soumis s’acquittant d’une taxe envers leurs maîtres musulmans…

NOVOpress - Nissa Rebela - 10/09/10

00:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

14/09/2010

La France, gardienne de quatre lieux saints à Jérusalem

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(Cliquez sur les photos)

La République française est la seule puissance étrangère à posséder des biens dans Jérusalem. 

Peu après son entrée en fonction, chaque nouveau consul général de France à Jérusalem revêt sa tenue d'apparat, uniforme blanc et casquette galonnée. Précédé de deux kawas, gardes traditionnels en costume ottoman, tarbouche et pantalon bouffant, qui martèlent le sol de leurs lourdes cannes ferrées au pommeau d'argent, il traverse les ruelles étroites de la Vieille Ville jusqu'au parvis de la basilique du Saint-Sépulcre.

Les cloches de l'église construite au-dessus du tombeau du Christ carillonnant en son honneur, le représentant de la République française est accueilli à l'entrée par le custode, chargé des intérêts de l'Église catholique romaine en Terre sainte, et par les dignitaires des autres églises chrétiennes, grecs orthodoxes, arméniens, coptes et éthiopiens. Il est le seul diplomate étranger et surtout non religieux à jouir de ces privilèges. Après sa visite au Saint-Sépulcre, le consul général se rend, toujours précédé par ses deux gardes, à l'église Sainte-Anne, près de la porte des Lions. Sous les voûtes de pierre blanche de l'ancienne église croisée où flotte le drapeau tricolore, il prend place dans un fauteuil damassé devant les bancs des fidèles. On lui présente l'eau bénite et les évangiles, avant de l'encenser. La célébration s'achève par une prière en latin, le Domine salva fac republicam («Que Dieu sauve la République»).

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Une trentaine de ces «messes consulaires» se déroulent dans l'année, et notamment pour le 14 Juillet. La célébration religieuse d'une fête révolutionnaire et républicaine peut surprendre, mais l'on n'est pas à un paradoxe près à Jérusalem. Outre ces messes catholico-républicaines et les privilèges religieux du consul général, la France est aussi la seule puissance étrangère à posséder des biens fonciers dans et autour de la ville. Outre l'église Sainte-Anne, l'État français est aussi propriétaire du monastère d'Abou Gosh, sur la route de Jérusalem, de celui de l'Eléona, sur le mont des Oliviers, et de l'étrange tombeau des Rois, situé à Jérusalem-Est. Ces quatre domaines nationaux sont l'héritage d'une longue histoire, où, comme souvent dans cette partie du monde, politique et religion se mêlent étroitement.

 

Imbroglio juridique et foncier 

 

L'aventure des croisades achevée en 1291, la France est l'une des premières puissances européennes à se voir de nouveau accorder des privilèges au Levant, lorsque François Ier signe en 1536 avec Soliman le Magnifique le traité des Capitulations. Le traité, suivi par d'autres, confie à la France la protection des lieux saints et des chrétiens de l'Empire.

Au XIXe siècle, le jeu des puissances consolide la prépondérance de la France, monarchique, impériale puis républicaine, comme protectrice des catholiques au Levant. Le traité de Mytilène, signé en 1901 avec la Porte, consacre les droits des congrégations catholiques en Terre sainte, alors même que fait rage en France la lutte entre la République et l'Église. Mais «la laïcité n'est pas un article d'exportation». La formule, attribuée tantôt à Léon Gambetta, tantôt à Aristide Briand, prononcée en plein vote de la loi de séparation de l'Église et de l'état, résume toujours l'étrange statut de la France dans la Ville sainte.

«Tout se touche à Jérusalem, le politique n'est jamais bien loin du religieux», dit le père Jean-Luc Eckert, conseiller pour les affaires religieuses au consulat général de France. «Certains considèrent ces cérémonies et privilèges comme un folklore un peu anachronique, mais elles témoignent pourtant de l'influence que la France continue d'exercer, notamment dans les domaines humanitaires et éducatifs.»

Outre les quatre domaines nationaux, la France subventionne aussi l'École biblique et archéologique française située à Jérusalem-Est.

Le statut de ces possessions n'a jamais été remis en cause, ni sous les Ottomans ni pendant le mandat britannique. Mais depuis sa conquête par Israël en 1967, puis l'annexion unilatérale de sa partie orientale en 1980, Jérusalem est devenu un imbroglio juridique et foncier. Les titres de propriété sont régulièrement remis en question par Israël, alors que l'annexion de Jérusalem n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours la ville comme un corpus separatum, une entité séparée, et n'y entretient pas d'ambassades.

«Les titres de propriété sont anciens, et décrivent des biens parfois disparus, ou de façon imprécise», dit le père Frans Bouwen, père blanc de Sainte-Anne. «Les Anglais ont introduit des éléments plus rationnels, mais les autorités israéliennes ont classé certains domaines comme des parcs publics, et remettent en question le droit d'usage.»

C'est curieusement le tombeau des Rois, seul domaine français inhabité, qui pose le plus de problèmes. Des groupes religieux juifs contestent régulièrement la possession par un pays étranger d'une tombe qu'ils attribuent à des rois bibliques. Et crient à la profanation quand le consulat général de France y organise des festivals musicaux a destination d'un public essentiellement palestinien.

Le Figaro - 14/09/10

23:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Vincent van Gogh (1853-1890)

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Les roulottes - campement de Bohémiens - 1888

(Cliquez sur le tableau pour le voir en totalité)

23:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Référendum en Turquie: un pas supplémentaire vers l'adhésion à l'UE?

Communiqué de presse du Front National

Dans un concert de louanges en provenance des différentes chancelleries européennes, certains se félicitent, au nom de « l’Occident », du OUI au référendum modifiant la Constitution turque. Prétextant que ce serait une grande avancée institutionnelle et judiciaire allant dans le sens des valeurs nécessaires à son entrée dans l’Union européenne. Alors que le pays connaît pourtant une islamisation constante de sa population et que ces modifications constitutionnelles renforceront en fait les pouvoirs du parti islamo-conservateur AKP.

Outre que 23 % des inscrits n’ont pas voté et que 42 % des voix ont bénéficié au camp du NON, les européistes pour la Turquie en Europe feignent d’oublier qu’il y a une hostilité populaire majoritaire et croissante, tant en Europe qu’en Turquie, quant à l’idée de son accession.

Non l’Occident n’est pas favorable à la Turquie en Europe. L’Occident chrétien, l’Occident né d’un héritage culturel gréco-latin et aux frontières géographiques définies par des siècles d’une lutte acharnée pour sa liberté, cet Occident là s’est souvent exprimé par la voix de ses peuples contre l’entrée d’un pays qui n’a rien en commun avec elle, tant en terme civilisationnel que religieux ou géographique.

La Turquie n’en demeure pas moins une vraie Nation qui mérite notre respect, ne se serait-ce que par sa grande histoire. Pour cette raison, le scénario d’un partenariat privilégié avec elle est et doit rester l’unique option possible, la seule voie que nous défendrons.

Encore une fois, seul le Front National a eu et aura le courage, avec ses alliés en Europe, de ne jamais céder sur ce sujet comme pour tant d’autres.

NPI. 13/09/10

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19:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Brest: un enfant de 4 ans grièvement blessé par un chien

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American staffordshire

Un garçon de 4 ans a été grièvement blessé à la cuisse lundi par un chien de «type pitbull» à Brest, ont indiqué les pompiers. Selon des riverains, il s'agit d'un «american staff croisé dogue argentin».

L'attaque a eu lieu dans le hall d'un immeuble, précisent les témoins de la scène.

 La mère de l'enfant, âgée de 29 ans et enceinte de 7 mois, a été blessée à la main en voulant s'interposer, et transportée à l'hôpital avec son enfant. Le pronostic vital n'est pas engagé, a précisé la police. Le propriétaire du chien, un homme âgé de 54 ans, choqué, a également été hospitalisé, ont ajouté les pompiers.

 

L'animal a été maîtrisé par les services municipaux. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

Ce n'est pas la première fois que cette catégorie de chien agresse des bambins. A la mi-août, une enfant de 8 ans a été fortement mordue par un chien dans la cité du Ru de Vaux, à Ezanville (Val-d'Oise). L'animal était un american staffordshire, classé dans la catégorie 1 des chiens réputés dangereux.

Le Parisien - 14/09/10

19:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Mondialisme: l'UE menace de sanctionner Paris pour le renvoi des Roms

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Viviane Reding au centre - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

VIDEO  http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/nouvelle-recondu...

«Ça suffit», s'est emportée mardi la commissaire européenne à la justice, qui annonce le lancement prochain d'une procédure d'infraction contre Paris pour infraction à la législation européenne. Des propos «étonnants» pour le Quai d'Orsay.

L'Union européenne durcit sa position dans l'affaire des renvois de Roms bulgares et roumains chez eux par la France. Elle a annoncé, mardi, son intention de déclencher une procédure d'infraction en justice contre Paris pour violation du droit européen.

«Ça suffit!», a déclaré à l'adresse de la France lors d'une conférence de presse la commissaire à la Justice et aux Droits des Citoyens, Viviane Reding, estimant que l'attitude du gouvernement français «est une honte». «C'est une situation dont je pensais que l'Europe ne serait pas témoin après la Seconde Guerre mondiale», a-t-elle renchéri. Et d'ajouter qu'elle va demander au président de la Commission, José Manuel Barroso, l'ouverture de la procédure d'infraction pour transposition insuffisante d'une directive européenne de 2004 sur la libre circulation de citoyens européens, et «application discriminatoire» de ce texte. Selon elle, une décision devrait être prise «dans un délai de deux semaines».

Les déclarations de la commissaire font suite à la publication dans la presse, il y a deux jours, d'une circulaire datant du 5 août dernier, mentionnant le démantèlement en priorité des campements de Roms. Eric Besson, ministre de l'Immigration, a déclaré ne pas avoir eu connaissance de cette consigne donnée aux préfets par l'Intérieur. Pour tenter d'éteindre la polémique, Brice Hortefeux, a présenté lundi un autre document, plus nuancé, afin de «lever tout malentendu sur une éventuelle stigmatisation de Roms». «Je ne peux qu'exprimer mes plus profonds regrets que les assurances fournies par deux ministres français soient maintenant ouvertement contredites», a déclaré Viviane Reding.

 

Un sujet de discorde

 

Cette procédure d'infraction de l'UE résonnerait comme un retournement de situation. Le 7 septembre, José Manuel Barroso, avait affirmé ne pas souhaiter «créer une controverse» avec la France sur ce sujet, à la suite d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy à Paris. Mais elle serait dans l'esprit des déclarations du Parlement du 9 septembre qui jugeait ces expulsions «inacceptables» et demandait de les «suspendre immédiatement».

Les déclarations de la commissaire ont été jugées «étonnantes» par le Quai d'Orsay. «Nous ne pensons pas que c'est avec ce type de déclaration que nous pourrons améliorer le sort et la situation des Roms qui sont au coeur de nos préoccupations et de notre action», a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère Bernard Valero.

Le Figaro - 14/09/10

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Burka: les intégristes prêts à défier la loi

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Le texte interdisant de dissimuler son visage dans l'espace public doit être définitivement adopté ce mardi. 

La loi interdisant de dissimuler son visage dans l'espace public pourrait être adoptée ce mardi, si les sénateurs approuvent le texte déjà voté à l'Assemblée, sans le modifier. Toute personne contraignant une femme à se dissimuler sous un voile intégral sera immédiatement passible d'un an de prison et de 30.000 euros d'amendes. En revanche, les femmes portant le niqab ne seront verbalisées qu'au printemps. Car la loi prévoit six mois de médiation.

Sans préciser qui doit porter la bonne parole aux intéressées. Le Conseil français du culte musulman a déjà mobilisé ses imams pour qu'ils «engagent le dialogue théologique avec ces femmes pour les convaincre que ce voile n'est pas le vêtement préconisé», explique son président, Mohammed Moussaoui. Avec un succès mitigé. Les salafistes, ce courant radical qui prône le niqab, jugent les musulmans traditionnels «ignorants» voire mécréants.

Quant aux policiers qui devront informer d'abord, puis appliquer une amende de 150 euros ou préconiser un «stage de citoyenneté», beaucoup avouent en aparté «n'avoir reçu aucune consigne et ne pas savoir comment s'y prendre». Avec la crainte d'embraser des quartiers déjà sous tension.

Car les salafistes n'entendent pas déserter la voie publique. Au contraire. Certains sont prêts à contester la loi. «Les provocations se multiplient, affirme Michèle Vianès, qui dirige l'ONG Regards de femmes, avant on voyait des burqas surtout dans les périphéries. Maintenant, j'en croise dans le centre de Lyon.» Leurs silhouettes sombres semblent également plus nombreuses dans la capitale. Mais la dernière estimation remonte au printemps dernier. Quelque 2000 femmes portaient alors le voile intégral en France selon les policiers. «Je pense qu'il y a en plus aujourd'hui», avance le député PCF André Gerin. L'ancien maire de Vénissieux est convaincu «que le combat contre l'intégrisme ne fait que commencer». «J'en croise de plus en plus», confirme Françoise Kayser, de l'association Femmes contre les intégrismes. «Elles sont en tout cas plus visibles», reconnaît une fonctionnaire du conseil général des Hauts-de-Seine, qui œuvre dans les quartiers de Nanterre où des salafistes sont implantés de longue date.

«Je rencontre ces femmes dans mon cabinet, raconte le docteur Emmanuelle Piet, installée depuis quarante ans en Seine-Saint-Denis. Beaucoup n'osent pas penser leur situation. La loi va en aider. Sinon, il faut attendre des années, pour que certaines abandonnent le voile intégral et finissent par lâcher: c'était mon mari.» Au-delà du niqab, qui reste une pratique minoritaire, ce médecin comme les responsables d'associations féministes s'inquiètent d'une «pression intégriste croissante». Certains citent des remarques adressées aux mangeurs durant le ramadan et la nouvelle doxa qui fait du voile une obligation. «La burqa n'est qu'une partie du problème. Les hommes politiques ne doivent pas s'en tenir là», lance Michèle Vianès, de Regard de femmes. L'interdiction du voile intégral a pourtant provoqué des mois de débats houleux. Pour mettre un terme aux incertitudes juridiques, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a fait savoir qu'il saisirait le Conseil constitutionnel. On connaîtra l'avis des Sages mi-octobre.

Le Figaro - 14/09/10

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Pédophilie: un enseignant interpellé dans son école

Ce célibataire de 52 ans, qui enseigne en CE2 dans une école primaire de Saint-Pathus, en Seine-et-Marne, a stocké plus de 15.000 images pédophiles dans son ordinateur.

Lundi matin, 8 heures. Quelques instants avant l'arrivée des élèves, un enseignant de CE2 est interpellé par des policiers en civil, à l'école primaire Vivaldi de Saint-Pathus, en Seine-et-Marne. Les enquêteurs ont retrouvé «15.089 photos et deux films à caractère pédopornographique», montrant des «enfants entre 10 et 13 ans nus», ainsi que «d'autres mineurs entre eux, à caractère homosexuel», selon une source judiciaire. Le Parisien, qui a révèlé l'information dans son édition locale, affirme que «certaines photos ont été téléchargées», et que «d'autres ont été réalisées par l'enseignant lui-même dans des lieux publics comme à la plage pendant ses vacances».

C'est visiblement parce qu'il a été mis en cause dans une affaire similaire dans un autre département que l'homme a attiré l'attention des enquêteurs. En son absence à son domicile, ils se sont rendus sur son lieu de travail. «Mais il n'y a eu aucun trouble dans l'école», assure l'inspecteur d'académie, Jacques Marchal. Un remplaçant a immédiatement pris en charge les enfants de sa classe.

Bien noté par sa hiérarchie, l'homme enseigne depuis près de vingt-cinq ans dans cette école. Il n'avait jamais fait parler de lui et avait la réputation d'être un bon professeur. Son procès en comparution immédiate au tribunal de Meaux a été renvoyé mardi au 13 octobre et le prévenu a été placé en détention provisoire.

Le Figaro - 14/09/10

18:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Trafic de stupéfiants: l'animateur vedette Jean-Luc Delarue en garde en vue

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Jean-Luc Delarue le 3 septembre 2010

Selon les premiers éléments de l'enquête, il a été interpellé dans le cadre d'une vaste affaire de trafic de stupéfiants en compagnie de cinq ou six autres personnes, dont de présumés trafiquants. Il lui est reproché d'être un usager important de ce trafic de cocaïne, a-t-on précisé, confirmant une information de RTL.

"Il a été interpellé à 6H00 à son domicile parisien en possession de 16 grammes de cocaïne correspondant à un reste de livraison lundi soir", a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.

Présentateur de magazines de société sur la chaîne publique France 2, Jean-Luc Delarue a été placé en garde à vue par les policiers de la sûreté départementale des Hauts-de-Seine, qui agissaient sur commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction de Nanterre.

En fin de matinée, il se trouvait toujours en garde à vue, les enquêteurs s'attachant à déterminer son rôle dans ce trafic. "Il est soupçonné d'acheter de grosses quantités de cocaïne régulièrement, ce qui jette le doute sur le fait de savoir si c'est seulement une consommation personnelle", a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.

Connu pour ses coups de sang, Jean-Luc Delarue, 46 ans, avait été condamné en mars 2007 à un stage de citoyenneté de trois jours pour son comportement violent et outrageant à l'encontre de personnels navigants d'Air France, lors d'un vol Paris-Johannesburg le 13 février, alors qu'il était ivre.

L'animateur avait publiquement reconnu "avoir pété les plombs" lors de ce vol et présenté ses excuses pour son comportement alors qu'il n'était "pas dans (son) état normal".

Jean-Luc Delarue présente actuellement sur France 2 une émission quotidienne ("Toute une histoire") diffusée en début d'après-midi. Interrogée par l'AFP, la chaîne publique a indiqué que cette émission, qui n'est pas en direct, est "maintenue pour l'instant", sans plus de précisions.

Son image de "petit génie" de la télévision a été ternie ses dernières années par plusieurs affaires.

En 2009, il avait fait des remarques douteuses à la réalisatrice Yamina Benguigui, lors de la cérémonie des Globes de cristal sur France 3. Il s'était excusé mais, face à la bronca médiatique, France 2 avait décidé de lui éviter les directs.

Il s'était par ailleurs retrouvé, en 1996, au coeur de la polémique sur les contrats mirobolants des animateurs-producteurs à France 2, accusés de "piller les fonds du service public", lui conférant une image de "golden boy" dont il a eu du mal à se départir.

AFP. 14/09/10

 

 

 

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Une équipe de GI's tuaient des civils afghans "pour s'amuser"

Cinq soldats américains sont accusés d'avoir délibérément tué des civils afghans choisis au hasard et conservé des restes humains comme trophée de guerre.

L'affaire pourrait être un des cas les plus importants de crime de guerre en Afghanistan. Cinq soldats américains sont accusés de meurtre avec préméditation. Deux d'entre eux sont aussi accusés d'avoir conservé des doigts de leur victime en guise de trophée, selon le quotidien britannique The Guardian.

Calvin Gibbs, Adam Winfield, Jeremy Morlock, Michael Wagon et Andrew Holmes ont été inculpés pour le meurtre de trois civils en Afghanistan en janvier, février et mai 2010. Les soldats étaient présents sur le sol afghan depuis juillet 2009, dans une base de la région de Kandahar.

D'après des documents de l'armée américaine révélés mercredi, le sergent-chef Calvin Gibbs, 25 ans, aurait élaboré un plan avec d'autres soldats, dont Jeremy Morlock, 22 ans : ils ont formé une sorte d'équipe secrète de tueurs. D'après les enquêteurs, leur première victime, Gul Mudin, a été délibérément tuée par une grenade et des tirs de fusil lors d'une patrouille, au moment où les GI's entraient dans un village, en janvier. Plus tard dans la journée, Morlock aurait dit à Andrew Holmes, présent au moment des faits, que ces meurtres n'étaient qu'une distraction, «pour s'amuser». Morlock aurait menacé Holmes s'il parlait.

Gibbs a tué leur seconde victime, Marach Agha, le mois suivant. Après lui avoir tiré dessus, le sergent-chef a placé une Kalashnikov près du cadavre pour maquiller son crime. Les soldats ont récidivé en mai en tuant à la grenade et au fusil un troisième homme, Mullah Adadhdad.

 

Des restes de doigts et un crâne retrouvés

 

Des restes humains prélevés sur les cadavres de leurs victimes ont été retrouvés chez deux des accusés. Gibbs avait conservé des os de doigts et de jambes, ainsi qu'une dent, en guise de trophée. Michael Wagon a été retrouvé avec un crâne humain.

L'affaire a été révélée au grand jour après qu'un soldat, qui n'a pas été nommé, avait dénoncé à sa hiérarchie ses camarades qui fumaient du haschisch volé à des civils afghans. Ces derniers l'avaient par la suite violemment agressé afin qu'il se taise. Le GI's a rapporté l'agression à ses officiers, puis devant les enquêteurs, il a révélé l'existence de l'équipe de tueurs.

Les cinq militaires ont été arrêtés en juin. Le sergent-chef Gibbs a nié toutes les accusations contre lui. Sept autres soldats américains ont été arrêtés le mois dernier. Ils sont accusés d'avoir couvert les crimes de leurs camarades et d'avoir agressé le soldat qui a mis les enquêteurs sur la piste. Les accusations vont être examinées par un jury militaire qui décidera s'il y a suffisamment de preuves pour un procès en cour martiale. Les meurtriers présumés risquent la prison à perpétuité, voire la peine de mort.

Le Figaro - 09/09/10

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13/09/2010

Obsèques de Natacha Mougel, tuée dans le Nord par un récidiviste sexuel

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Plusieurs centaines d'amis, de proches, de collègues de Natacha Mougel s'étaient rassemblés dans l'église Saint-Vincent de Marcq-en-Baroeul, noire de monde, pour rendre un dernier hommage à la jeune femme.

Cette dernière devrait être inhumée la semaine prochaine dans le Var, a fait savoir la famille.

Ni le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, ni la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, ni la maire de Lille, Martine Aubry, qui avait également fait le déplacement, n'ont souhaité faire de déclarations.

"Aujourd'hui, je n'ai plus rien, car mon seul amour n'est plus là", a déclaré Jean-Sébastien, le compagnon de Natacha, au cours de la cérémonie religieuse, où se sont succédé les témoignages de la famille et des amis, venus notamment rappeler la "joie de vivre" de la jeune femme.

 "C'était une jeune femme unique qui ne demandait qu'à être aimée. Ne l'oublions jamais.  Ce qui lui est arrivé doit servir à faire changer, non pas l'ordre mais le désordre établi, pour que cela ne puisse plus jamais se reproduire", a-t-il ajouté.

Sur le parvis de l'église, dont les abords étaient jonchés de fleurs, plusieurs registres de condoléances avaient été installés pour permettre aux dizaines d'anonymes, présents en masse à l'extérieur pour assister à la cérémonie retransmise par hauts-parleurs, d'exprimer leur sympathie à la famille.

"Je ressens beaucoup de tristesse. Je suis bouleversée. C'est injuste qu'elle soit morte", a témoigné Anne-Marie, marraine de la mère de la jeune femme.

Au-delà de l'émotion perceptible parmi la foule, c'est aussi la colère et la révolte qui s'exprimaient. "Je suis en colère après la justice et ce monstre qui a fait ça à cette belle jeune femme. Ca me révolte qu'il ait pu ressortir de prison. Il devrait y avoir un meilleur suivi de ces délinquants", s'est emportée Maggy Pennecquin, une habitante de Marcq-en-Baroeul.

Au moment de la sortie du cercueil, les premières notes de l'Alléluia de Haendel ont retenti. Les proches de la jeune femme, une bougie à la main, ont formé une haie d'honneur devant le cercueil blanc porté par cinq amis et le compagnon de Natacha.

Natacha Mougel, 29 ans, cadre chez Décathlon, a été assassinée le 5 septembre alors qu'elle effectuait un jogging à Marcq-en-Baroeul. Son meurtrier "présumé", un homme de 39 ans, avait déjà été condamné à 10 ans de prison en 2006 pour le viol d'une autre joggeuse et avait été remis en liberté conditionnelle en 2009.

AFP/. 13/09/10

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La maison de l'histoire de France à Paris, dans le Marais - Mais la place n'est pas libre!

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Hôtel de Soubise  (Cliquez sur la photo)

Hier, à Lascaux, le président de la République a annoncé que la future maison de l’histoire de France serait créée « dans les prochains jours » et que son siège serait établi sur le site parisien des Archives nationales, au coeur du Marais.

« Cette maison de l’histoire de France s’incarnera dans un réseau appelé à tisser des liens avec les mille musées d’histoire éparpillés sur tout le territoire », a précisé Nicolas Sarkozy.

 Le site des Archives, grand quadrilatère de 3 ha, comporte les hôtels de Soubise et de Rohan et un grand jardin qui sera ouvert au public « au printemps prochain ». Une première exposition y est prévue à la fin de l’année 2011.

 La semaine dernière, cependant, une intersyndicale des employés des Archives nationales s’alarmait de ce choix en indiquant « que les locaux étaient occupés et qu’il n’y avait pas de place libre pour ce futur musée ».

Un vaste programme de réorganisation prévoit qu’une partie des archives conservées dans ce quadrilatère de plus de 3 ha partirait à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) d’ici à 2013. De quoi libérer des espaces. « Mais ces 40 km d’archives qui doivent quitter Paris seront aussitôt remplis par soixante-dix ans de documents en attente d’entrer ici », corrige-t-on à l’hôtel de Soubise. « Nos locaux sont occupés et il n’a jamais été question, pour nous, de quitter Paris », affirmait, hier, un des responsables de l’intersyndicale des Archives nationales, qui s’est déjà opposée à toute idée d’abandonner la place. Le week-end des 18 et 19 septembre, pour les Journées du patrimoine, l’hôtel de Soubise, écrin des Archives depuis 1808, sera ouvert au public. Les curieux vont s’y ruer. « Mais, par mesure de sécurité, il ne peut pas y avoir plus de 200 personnes en même temps à l’étage », indique un responsable du site. Mauvais point pour une future maison de l’histoire de France, lieu qui se voudrait populaire.

Le Parisien - 13/09/10

 

 

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Draguignan: un gendarme aux assises après la mort d'un gitan

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Marche à Draguignan le 29 mai 2008 - (Cliquez sur la photo)

Quatre jours après l’annonce de la probable mise en examen du gendarme impliqué dans la mort d’un Gitan, abattu le 16 juillet à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), le procès d’un drame similaire s’ouvre ce matin devant la cour d’assises du Var, à Draguignan.

Christophe Monchal, gendarme de 43 ans, comparaît libre pour « coups mortels » après le décès d’un membre de la communauté des gens du voyage tué en tentant de s’évader, en mai 2008, à Draguignan.

« Le contexte lié à Saint-Aignan nous est favorable », ne cache pas Me Régine Ciccolini, avocate des proches de Joseph Guerdner, la victime tombée à 27 ans sous les tirs de l’accusé.

Père de trois enfants, Joseph Guerdner vivait dans un campement à Brignoles. Depuis 1996, il faisait l’objet de plusieurs procédures, notamment pour des vols et violences, parfois avec arme. Le 22 mai 2008, le délinquant, qui a foncé deux ans plus tôt sur un véhicule de gendarmerie, se rend à la brigade de Brignoles pour son contrôle judiciaire. Des militaires l’interpellent car ils le soupçonnent d’avoir participé à l’agression violente et la séquestration d’un routier en avril 2008. Guerdner, qui nie les faits, est placé en garde à vue et transféré à la compagnie de Draguignan, où va se dérouler le drame.



Les enquêteurs le soupçonnent d’une « envie de s’enfuir ». Par précaution, l’homme a les poignets entravés et une cheville serrée par une menotte pour gêner ses mouvements. Le 23 mai à 21 h 30, Guerdner demande à fumer une cigarette. Le maréchal des logis-chef Monchal décrit comme « calme et posé » par ses collègues, l’escorte dans une cage d’escalier près d’une fenêtre. La minuterie s’éteint. Le gardé à vue en profite pour sauter par la fenêtre. Il retombe 4,60 m plus bas, et court. Le gendarme tire à sept reprises. Atteint par trois projectiles, Guerdner réussit à franchir un grillage et se réfugie dans un arbre de l’institution religieuse voisine où il sera découvert agonisant.

Gardé à vue, le gendarme explique — seulement à sa seconde audition — qu’il a fait des sommations en criant : « Arrête ou je tire. » Il affirme n’avoir jamais voulu tuer le fugitif mais le stopper en visant les jambes, seul moyen de le neutraliser. Christophe Monchal est mis en examen pour « coups mortels ». Au terme de l’instruction, il bénéficie d’un non-lieu, conformément à l’avis du parquet. Le juge estime que toutes les conditions (fuite caractérisée, dangerosité du suspect, sommations...) étaient réunies pour autoriser le gendarme à ouvrir le feu sur l’évadé, conformément à un décret de 1903 sur l’usage des armes par les militaires.

Scandalisés, les proches de la victime font appel. Fin 2009, la chambre d’instruction leur donne raison en ordonnant un renvoi aux assises. Dans son arrêt, la chambre d’instruction dépeint Guerdner comme un « personnage éminemment dangereux » avec « la volonté de s’évader coûte que coûte ». Les magistrats écartent toute intention homicide chez Monchal. Mais ils soulignent que le fugitif était entravé et pas armé. Selon eux, il y avait pour le gendarme une « possibilité d’alerter les autres militaires et d’organiser une course-poursuite ». L’usage de l’arme à feu n’était pas le « seul moyen d’arrêter Joseph Guerdner ». « Ils auraient pu le rattraper autrement, les tirs n’étaient en rien justifiés », insiste Me  Ciccolini, en notant l’absence de « nécessité absolue » exigée pour qu’un militaire tire. Verdict attendu vendredi.

Le Parisien - 13/09/10

 

 

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