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17/11/2010

Mediator - "Je vis avec une épée de Damoclès"

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Muriel R. a seulement 39 ans quand elle est atteinte d’une pneumonie en décembre 2005. Après dix jours d’hospitalisation, cette jeune Lyonnaise est convoquée par son pneumologue qui l’encourage à passer une échographie cardiaque. Les résultats de l’examen sont édifiants. « On a découvert que mes deux valves cardiaques étaient endommagées.

Elles ne s’ouvraient plus qu’à 25% », confie-t-elle. Sous le choc, Muriel apprend alors qu’elle va devoir subir une intervention à cœur ouvert. Le 16 mars 2006, on lui pose deux valves artificielles. « On m’a expliqué que je n’étais pas passée loin d’un arrêt cardiaque », se remémore-t-elle avec effroi.
Pour ses médecins comme pour elle, cette double valvulopathie est une énigme. « Le chirurgien qui m’a opérée se posait beaucoup de questions. Il me disait qu’il n’avait jamais vu un cœur dans cet état-là à cet âge-là », insiste Muriel qui se souvient quand même avoir suivi une cure d’Isoméride en 1996 (l’Isoméride est un médicament de la même famille que le Mediator, commercialisé par Servier et retiré du marché en 1997 pour ses graves effets secondaires). Le chirurgien est, lui, tellement troublé qu’il publie un article dans une revue médicale sur le cas de Muriel. Un article repéré par le docteur Irène Frachon qui soumet alors l’hypothèse d’une prise de Mediator. Ce qui est effectivement le cas de Muriel. « Mon médecin traitant m’en avait prescrit deux cures de six mois, en 2001 et en 2004. C’était pour faire un régime », détaille cette femme aujourd’hui âgée de 44 ans.
Depuis, Muriel a découvert qu’elle n’était pas la seule patiente traitée au Mediator à avoir développé les mêmes symptômes. « Je ne vois pas d’autre explication à ma maladie. J’ai toujours été en très bonne santé et je n’avais pas d’antécédents familiaux », indique-t-elle.

 Elle a également décidé de se battre sur le terrain judiciaire et de confier la défense de ses intérêts à Me Charles Joseph-Oudin, l’avocat parisien en première ligne dans le combat contre le médicament. « Je veux qu’on reconnaisse qu’on m’a fait du mal. C’est mon combat, s’emporte cette mère de famille qui a dû faire une croix sur une éventuelle troisième grossesse. Désormais, je suis obligée de prendre un traitement jusqu’à la fin de mes jours. Je vis avec cette épée de Damoclès en permanence. Et puis je suis très très fatiguée, sans compter que je ne peux plus courir ou faire de sport. Cette affaire a bousillé ma vie. »

Le Parisien- 16/11/10

 

 

 

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16/11/2010

Esclave violée et torturée pendant trois ans: le calvaire de Sabrina aux assises de Melun

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Le campement à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) au bord de la N3 entre Paris et Meaux - (Cliquez sur la photo)

"On est dans Zola, dans une autre époque", dans un contexte de "misère sociale et affective" avec des "codes moraux, éducatifs et affectifs différents", a expliqué à l'AFP Me Sarah Desmoulin, l'avocate du père de Sabrina, Daniel Moreau, poursuivi avec sa femme pour "traite d'être humain commise avec torture ou acte de barbarie et non-dénonciation de crime".

Outre les parents de Sabrina aujourd'hui âgée de 30 ans, cinq femmes et cinq hommes sont jugés jusqu'au 17 décembre par la cour d'assises de Melun, accusés d'avoir violé, séquestré, torturé, prostitué et réduit en esclavage Sabrina entre 2003 et 2006 sur un campement de caravanes dans le hameau du Bois-Fleuri à Claye-Souilly, au bord de la Nationale 3.

Lors de la première journée d'audience, les accusés --dont la moitié sont sans profession-- sont apparus calmes et concentrés. Certains avaient l'air affecté, baissant la tête pendant la lecture de l'ordonance de mise en accusation.

Ce "sont des gens qui vivent dans la violence permanente", mais "ils ont tous leur libre arbitre", a martelé l'avocate de Sabrina, Me Christine Daveau, jugeant qu'"il n'y a pas de victimes dans le box".

Au centre du procès, figurent Franck Franoux, homme de grande taille âgé de 51 ans, et sa compagne Florence Carrasco, 36 ans, femme menue aux cheveux longs: ils auraient fait de Sabrina leur esclave et leur souffre-douleur dans le campement où ils vivaient avec leurs sept enfants et dont elle devait s'occuper.

La jeune femme n'avait droit qu'aux restes de nourriture laissés par la famille.

Le couple encourt la réclusion criminelle à perpétuité, tout comme les parents de Sabrina.

Ces derniers sont également accusés d'avoir "vendu leur fille au couple (Franoux-Carrasco) en échange d'une réduction sur l'acquisition d'une voiturette", a expliqué une source proche de l'enquête. Les parents ont "vécu sur ce campement jusqu'en 1999 et connaissaient le couple", a ajouté cette source.

"Sabrina a frôlé la mort à plusieurs reprises, on a tenté de la noyer, de la faire disparaître", a-t-on encore souligné.

Après trois ans de cauchemar, le 1er mars 2006, un accusé pris de remords, Eric Labbez, avait déposé Sabrina devant l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dans un état physique et psychologique épouvantable. Elle avait perdu pratiquement toutes ses dents, portait des marques de brûlures de cigarettes et ne pesait plus que 34 kilos.

Ce sera le point de départ de plus de quatre ans d'enquête et d'instruction jusqu'à ce procès, où Sabrina doit apparaître dans les prochains jours.

Mardi, l'audience a débuté avec trois heures de retard en raison de l'absence d'un accusé, Jean-Claude Godard, qui devait comparaître libre. La présidente de la cour d'assises, Anny Dauvillaire, a ordonné la disjonction de la procédure le concernant.

Un accusé est décédé fin septembre et une autre est morte durant l'instruction.

AFP. 16/11/10

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Mediator: un silence mortel

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Le Mediator serait responsable de 500 à 1000 décès en France". C'est peu dire que l'information publiée dans Le Figaro du jeudi 14 octobre (lire cette chronique de Daniel Schneidermann) a frappé. Le Mediator, commercialisé par le groupe Servier depuis 1976, est un médicament réservé à l'origine à des diabétiques en surpoids. Mais son effet coupe-faim en a fait l'un des médicaments les plus prescrits à des patients souhaitant simplement maigrir.
Véritable succès en France, le Mediator était une poule aux oeufs d'or : 88% des ventes mondiales ont été réalisées dans l'hexagone, 2 millions de patients en ont pris, 7 millions de boites étaient encore vendues en 2009 et remboursées par l'Assurance maladie à hauteur de 65%. Au total, ce médicament aura rapporté 1 milliard d'euros au groupe Servier.

Mediator à la Une

 

 

Seul problème, la molécule à la base du Mediator - le benfluorex - fait partie de la famille des fenfluramines, interdite aux Etats-Unis et en Europe depuis 1997 à cause de sa toxicité. Par quel miracle le Mediator a-t-il échappé à cette interdiction ? Pourquoi a-t-il fallu attendre plus de dix ans (novembre 2009) avant qu'il ne soit retiré de la circulation ?  

Un livre tente de répondre à toutes ces questions, celui du Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, intitulé à l'origine Mediator, combien de morts ? avant que le sous-titre ne soit censuré suite à la plainte du groupe Servier. Publié en juin 2010, le livre n'a pas eu le succès espéré en raison du silence assourdissant de tous les acteurs du milieu médical. Rarement une affaire a aussi bien illustré la collusion entre les autorités sanitaires supposées indépendantes, les laboratoires, et une presse médicale sous influence, le tout sur fond de connivence politique.

ARRÊT SUR IMAGES - 17/10/10



 

20:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

N.O.M. - Nucléaire iranien: l'option militaire serait peu efficace selon Washington

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Robert Gates, secrétaire d'Etat à la Défense 

M. Gates a déclaré que l'option militaire n'offrirait qu'une "solution à court terme" au problème, lors d'une conférence organisée par le Wall Street Journal.

De plus, frapper l'Iran pourrait pousser la République islamique à cacher encore davantage ses activités, selon M. Gates. Ils "s'enterreraient et dissimuleraient encore plus" leur programme nucléaire, a-t-il estimé.

Le groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) qui suit le dossier nucléaire iranien soupçonne Téhéran de vouloir acquérir la bombe nucléaire sous le couvert d'un programme civil. L'Iran dément avoir cet objectif.

Des frappes contre l'Iran "unifieraient une nation divisée, ils tenteraient par tous les moyens d'obtenir des armes nucléaires", a ajouté Robert Gates.

Pour le secrétaire à la Défense, qui s'est déjà exprimé en ce sens le 8 novembre lors d'un déplacement en Australie, la diplomatie et les sanctions économiques sont la meilleure façon de persuader Téhéran de renoncer à son programme d'enrichissement d'uranium.

"La seule solution à long terme pour éviter d'avoir un Iran doté d'armes nucléaires est que les Iraniens se rendent compte que ce n'est pas leur intérêt", a jugé M. Gates.

Selon lui, il y a des signes montrant que le dernier train de sanctions économiques imposé au régime iranien frappe durement le pays et a créé des tensions entre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Mahmoud Ahmadinejad.

"Nous avons des indications montrant que M. Khamenei commence à se demander si M. Ahmadinejad ne lui ment pas sur l'impact des sanctions sur l'économie", a-t-il affirmé.

Si les Iraniens ont toujours l'intention de poursuivre leur programme nucléaire, ils sont "surpris par l'impact des sanctions", a ajouté M. Gates, estimant que ces dernières les avaient "vraiment frappés plus durement qu'ils n'avaient prévu".

Les Etats-Unis ont appelé Téhéran à revenir à la table des négociations, interrompues depuis un an, avec le groupe des Six. L'Iran a demandé le 7 novembre que la reprise des négociations ait lieu en Turquie, considérée par Téhéran comme un allié dans ce dossier.

Au printemps, la Turquie et le Brésil avaient conclu un accord avec l'Iran sur un échange de combustible nucléaire, proposition ensuite rejetée par les Etats-Unis.

AFP. 16/11/10

20:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Mediator, le médicament qui a fait plus de 500 morts: encore un scandale sanitaire!

Les autorités ont repris la main et essayé de limiter les risques en demandant aux personnes ayant pris du Mediator, un médicament pour diabétiques en surpoids qui aurait causé au moins 500 morts, d'aller consulter leur médecin, pour vérifier l'absence d'atteinte cardiaque.

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Laboratoires Servier: http://wikipedia.orange.fr/wiki/Servier

Commercialisé en France par les laboratoires Servier de 1976 à novembre 2009, le Mediator (benfluorex), utilisé aussi comme coupe-faim, a été utilisé au total par 5 millions de patients, dont 2,9 millions pendant plus de 3 mois, avant d'être retiré du marché en novembre 2009.

"L'existence d'un impact n'est pas douteuse, on peut tenir pour certain qu'il y a eu des décès à cause du benfluorex", a affirmé mardi devant la presse Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps (agence de sécurité sanitaire des produits de santé).

Le Mediator aurait selon lui causé au moins 500 morts, selon une estimation approximative basée sur une analyse statistique de la Caisse d'assurance maladie. Aux laboratoires Servier qui critiquaient des "hypothèses fondées sur des extrapolations", M. Marimbert a rétorqué: "oui c'est une extrapolation, pas une élucubration".

L'Afssaps s'est montrée soucieuse de prévenir un accroissement du nombre des victimes et de limiter l'angoisse des patients.

Elle a demandé que les patients ayant pris du Mediator (ou son équivalent générique) pendant au moins trois mois au cours des quatre dernières années de commercialisation du produit (2006-2009) de consulter leur médecin traitant, une recommandation déjà faite en 2009.

Trois mois est la durée à partir de laquelle s'accroît le risque de valvulopathie, une atteinte des valves du coeur qui peut être mortelle. En outre le Mediator, selon M. Marimbert, "est particulièrement à risque dans les deux premières années de l'utilisation et pendant les deux ans après la fin du traitement".

Par rapport à 2009, le niveau d'alerte va monter d'un cran : la CNAM enverra aux patients concernés une lettre leur demandant de consulter un médecin. La CNAM effaçant ses données nominales au bout de 24 mois, seuls ceux en ayant consommé entre fin 2008 et fin 2009 seront contactés, soit quand même "plusieurs dizaines de milliers de patients", selon M. Marimbert.

Le nouveau ministre de la Santé Xavier Bertrand est même allé plus loin, recommandant à "tous ceux qui ont pris du Mediator" de consulter leur médecin traitant.

M. Marimbert a défendu par ailleurs son agence de toute gestion trop tardive du dossier.

Il a fait valoir qu'elle avait pris des mesures de "limitation du risque" en recommandant aux médecins en 2007 "de ne pas le prescrire comme coupe-faim". Soit, selon le député Gérard Bapt, "huit ans après que son inutilité a été signalée par la commission de pharmacovigilance de l'Afssaps".

M. Marimbert a affirmé aussi qu'il y avait eu "un suivi de très longue date" des effets du médicament, qui n'avait fourni avant fin 2008 "qu'un seul cas sûr" de valvulopathie. Faute de signalements, "le risque était difficile à établir", a-t-il dit.

Il a fallu que la pneumologue de Brest Irène Frachon - qui devait être reçue mardi après-midi par M. Bertrand - lance l'alerte fin 2008 et que la presse lui donne écho pour que les signalements de cas se multiplient.

Cette dernière a exprimé son "grand soulagement" de voir reconnaître ce "désastre sanitaire", après "un silence impressionnant des autorités de santé".

Tant M. Bertrand que M. Marimbert ont reconnu qu'on pouvait améliorer l'alerte sanitaire en utilisant les bases de données de la CNAM. "Il faut se donner les moyens d'une meilleure prévention", a dit M. Marimbert.

AFP. 16/11/10

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Qui est-ce? 92 - 93

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Une quoi???!!! (titre du Crif)

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Le pape Benoît XVI a jugé « bienvenue » la création d’une « commission bilatérale » entre le Vatican et l’Iran, dans une lettre adressée au président iranien Mahmoud Ahmadinejad publiée jeudi 11 novembre 2010 par le Vatican.
 
« Je suis convaincu que la création d’une commission bilatérale serait particulièrement bienvenue pour traiter les questions d’intérêt commun, y compris celle du statut juridique de l’Eglise catholique dans le pays », écrit le pape, en réponse à une lettre de Mahmoud Ahmadinejad en octobre 2010 dans laquelle ce dernier appelait à une « coopération étroite » pour la « défense » de « la liberté religieuse ». 
Photo : D.R.
 
Source : la Tribune de Genève du 12 novembre 2010
CRIF - 15/11/10

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Les chrétiens d'Irak racontent leur calvaire quotidien

Les récits et les images du massacre du 31 octobre, à Bagdad, à la cathédrale syriaque catholique de Karrada, sont insoutenables. Condamnés à choisir entre la valise et le cercueil, les chrétiens d'Irak sont de plus en plus nombreux à se réfugier en Turquie.

Les images sont tout simplement effrayantes. Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Elles viennent d'arriver ce matin de Bagdad et défilent sur l'écran de l'ordinateur. Hadeer ne peut continuer non plus, les larmes lui viennent. Sa main tremble sur la souris. Il se tait. Ce sont des photos prises dans la demi-heure suivant le massacre: des corps ensanglantés, des visages fracassés, des petits corps d'enfants tordus par la violence des explosions, les murs tachés de sang, des cercueils contenant le corps des deux prêtres criblés de balles, des croix renversées, les icônes souillées, l'autel brisé en deux... Nous sommes dans le petit local de l'association Kader, fondée à Istanbul par Mgr François Yakan, pour accueillir les réfugiés chrétiens venus d'Irak. Depuis dimanche 31 octobre, le défilé a commencé. Le flux s'annonce important. Le traumatisme est total.«Hier soir, ce sont encore trois familles qui sont arrivées avec une seule valise par personne, des jeunes gens avec des enfants en bas âge, explique-t-il. Nous en sommes déjà à plusieurs dizaines de personnes par jour et nous en attendons beaucoup d'autres, 150 familles par semaine. Les nouvelles de Bagdad sont très mauvaises. Après l'attaque contre la cathédrale syriaque catholique de Karrada où plus de soixante personnes ont été exécutées , deux chrétiens ont encore été assassinés chez eux le3novembre. C'est fou !» continue-t-il dans un murmure.

 

Devant la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel Secours, un imposant édifice moderne du quartier de Karrada, dans le centre de la capitale irakienne, un policier monte la garde.
Devant la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel Secours, un imposant édifice moderne du quartier de Karrada, dans le centre de la capitale irakienne, un policier monte la garde. Crédits photo : THAIER AL-SUDANI/REUTERS

 

Retour sur l'écran. Un film cette fois-ci, le témoignage de deux soeurs rescapées enregistré chez elles, le soir même de l'attentat. «La télévision irakienne a refusé de le diffuser. Seule la chaîne Télé Lumière du Liban a osé le faire, c'est une chaîne chrétienne», dit Hadeer. L'une d'elles, Shehad, 22 ans, étudiante à l'université, raconte ce qui s'est passé. Elle était dans l'église lorsque les terroristes sont entrés. Entre les spasmes des sanglots, sa voix est difficilement audible: «Peu avant cinq heures et demie, nous avons entendu des cris près de l'autel, l'église était pleine, près de 200 personnes. Je suis venue à la messe du soir avec mes parents, ma soeur, mes deux frères et leurs enfants. Puis des coups de feu ont retenti, nous nous sommes tous jetés sur le sol. Ils ont commencé à crier et à nous insulter: “Chiens de chrétiens, vous allez tous mourir car vous être des infidèles, vous irez en enfer et nous au paradis ! Allah Akbar!” Ils ont tué tout de suite les personnes du premier rang, puis le prêtre a tenté de s'interposer pour les calmer et il a été exécuté aussi. J'avais quatre de ces terroristes en face de moi. Je voyais leur haine dans leur regard.»

Ils ont tiré une balle dans la tête de l'enfant

Hadeer me traduit de l'arabe au fur et à mesure. «Un seul était irakien, les autres étaient syriens et égyptiens. Au bout d'une heure, ils ont commencé à tuer tous les hommes puis les enfants, mon frère a été emmené puis mitraillé contre le mur. Ils riaient en continuant à nous insulter ! (Crise de larmes) Puis, ils ont pris les femmes, dont ma mère, et les ont enfermées dans la sacristie, il y avait peut-être 40 personnes, et ont jeté des grenades par paquet à l'intérieur, nous avons tous hurlé et ils se sont mis à tirer dans le tas. Je pensais mourir aussi. Puis, l'un deux voyant que mon père n'était que blessé, il l'a achevé. Il tentait de protéger mon neveu de 3 ans sous son corps, ils ont pris l'enfant et lui ont tiré une balle dans la tête... Une vieille femme, blessée au ventre, suppliait à côté de moi qu'on l'achève. “Tu dois sentir la douleur car tu es une infidèle”, lui a répondu le Syrien...» Difficile de continuer.« Je priais Marie de nous protéger... L'armée est ensuite entrée, les terroristes n'avaient plus de munitions, ni de grenades, ils se sont alors fait exploser. Les détonations étaient tellement puissantes que j'ai cru à un tremblement de terre, que l'église allait nous tomber dessus... Ils étaient le diable, je peux dire que je l'ai vu...» termine-t-elle. Le drame a duré cinq heures.

 

Les chrétiens de Bagdad ont affirmé la force de leur foi face aux menaces de mort d'al-Qaida en assistant à une messe en hommage aux victimes du massacre du 31 octobre.
Les chrétiens de Bagdad ont affirmé la force de leur foi face aux menaces de mort d'al-Qaida en assistant à une messe en hommage aux victimes du massacre du 31 octobre. Crédits photo : MOHAMMED AMEEN/REUTERS

 

Au moment où le film s'achève, la porte du petit bureau s'ouvre. Ce sont les personnes arrivées hier soir. Ils ont accepté de me rencontrer pour témoigner. Michael, 25 ans, était cuisinier à Bagdad, il est arrivé quelques minutes après sur les lieux du drame. Il confirme le chaos et l'extrême violence de l'attaque:«Nous sommes des cibles vivantes!» Dès le lendemain, il a décidé de partir avec sa jeune femme enceinte. Zina est arménienne. Direction le nord du pays d'abord, dans un GMC jusqu'à Zakho, près de la frontière turque.«Je n'en pouvais plus de cette vie dans la peur quotidienne. Nous n'avons aucun droit, aucun avenir dans ce pays. Ma femme a dû revenir chez elle plusieurs fois car elle portait un pantalon, et devait mettre un foulard.» Assise sur sa chaise, elle ne dit rien et me sourit pourtant.« Nous avons payé 850dollars pour le transport, puis le visa d'entrée en Turquie à 250 dollars. De Silopi (en Turquie), nous avons pris un bus jusqu'à Istanbul.»

Mgr François Yakan entre à son tour, le téléphone à la main. Son association prend en compte ces réfugiés, s'occupe d'eux, les inscrit sur la liste du Haut Comité pour les réfugiés (HCR) pour qu'ils puissent vivre en Turquie et demander leurs visas à destination de l'Europe ou des Etats-Unis. «Les traumatismes sont profonds. Surtout pour les jeunes femmes, elles vivent cloîtrées chez elles, elles ne sortent plus. Elles ne peuvent pas avoir d'enfants, toutes font des fausses couches dans les derniers mois de grossesse. Nous avons ici une cellule psychologique pour les calmer», me dit-il. Maryem explique sa peur. Elle a assisté à plusieurs assassinats, à Bagdad, dans le quartier martyre de Dora où des centaines de chrétiens ont été tués depuis 2003. «Mon seul espoir est dans la Vierge Marie et ce que vous pourrez faire pour nous», dit-elle en s'adressant au prélat. La colère est palpable même si, étrangement, tous conservent leur calme. «Ils ont tellement subi, vous savez... Et puis quand vous avez tout perdu, il ne reste que l'espoir. Notre travail est de les rassurer sinon nous ne servons à rien. De leur dire qu'ils sont ici en paix, que personne ne leur veut de mal: “Maintenant vous êtes pris en charge.” Nous leur donnons des biens de première nécessité, du lait en poudre pour les enfants. Il faut laisser à Bagdad ce qui appartient à Bagdad...» poursuit-il.

 

Accueillis par le ministre de l'Immigration, Eric Besson, les blessés ont été acheminés en ambulances vers des hôpitaux de la région parisienne. Mais le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a appelé indirectement la France à ne pas favoriser l'émigration des chrétiens.
Accueillis par le ministre de l'Immigration, Eric Besson, les blessés ont été acheminés en ambulances vers des hôpitaux de la région parisienne. Mais le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a appelé indirectement la France à ne pas favoriser l'émigration des chrétiens. Crédits photo : Christophe Petit Tesson/MAXPPP

 

La Turquie semble ouverte pour accueillir ces nouveaux réfugiés. Une association humanitaire turque appelée Hassam travaille main dans la main avec l'Eglise chaldéenne pour s'occuper d'eux.«Nous accueillons tout le monde, nous ne faisons pas de différence entre les religions, les chrétiens d'Irak sont une priorité pour nous en ce moment», me dit Özlem, une jeune représentante. Des centaines de familles fuient aussi vers la Syrie et la Jordanie voisine. Les musulmans vont vers l'Egypte. Sur une photo prise lors d'une procession funéraire pour les tués du 31 octobre, je distingue plusieurs femmes musulmanes venues s'associer aux pleurs des chrétiens. Hadeer m'explique que ce sont souvent des voisins, des amis de la famille, des gens qui n'acceptent pas et souffrent eux aussi de cette même violence. De Bagdad, par téléphone, Loay, 34 ans, me confirme l'intention de beaucoup de chrétiens de continuer à quitter la ville: manque de sécurité, aucun lieu pour se protéger, attaques frontales, pression sociale, chômage, pas d'école ni de possibilité d'études pour les femmes: «Ils veulent que nous partions !»

Au vu de ces nouvelles, il n'y a aucune raison que l'exil massif, entamé en 2003, s'arrête. L'hémorragie continue en cette terre de civilisation deux fois millénaire. Il faut rappeler que les chrétiens d'Irak sont l'âme de ce pays, beaucoup parlent encore l'araméen, la langue des origines, celle de ce terreau mésopotamien berceau d'une riche histoire. Estimée à près d'un million d'individus, il y a une dizaine d'années, la communauté chrétienne d'Irak a déjà fondu de moitié. Il resterait, selon une source religieuse, quelque 100.000 chrétiens à Bagdad, peut-être 400.000 dans le reste du pays, y compris dans la zone kurde au nord, mieux sécurisée. En Irak, le silence des responsables politiques est étonnant, même si le Premier ministre, Nouri al-Maliki, est venu se recueillir sur les cercueils le lendemain du drame. Après la déclaration d'al- Qaida qualifiant les chrétiens d'Orient dans leur ensemble de «cibles légitimes» ce qui est très inquiétant , les Frères musulmans d'Egypte ont appelé à protéger «leurs frères chrétiens». L'accueil des blessés par les hôpitaux de Paris a été perçu comme un signe encourageant et nécessaire. La déclaration de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, condamnant le massacre de «fidèles chrétiens», est courageuse dans le contexte actuel. Mais il est bien seul. L'émotion est telle qu'elle dépasse le seul contexte irakien. «Nous pouvons espérer que ces morts n'auront pas été inutiles, peut-être provoqueront-elles un sursaut dans les consciences...» me souffle le jeune Hadeer.

 

Sébastien de Courtois est l'auteur du Nouveau Défi des chrétiens d'Orient, d'Istanbul à Bagdad, JC Lattès, 2009, 279 p.

Pour venir en aide aux chrétiens d'Irak, un appel aux dons est organisé. Chèque à libeller à l'ordre de l'OEuvre d'Orient et à adresser à l'association Kader, 20, rue du Regard, 75006 Paris.

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Dans le "gruyère" de la défense suisse

Les Suisses l'appellent affectueusement le «gruyère». Il ne s'agit pas de leur célébrissime fromage, mais des centaines de kilomètres de galeries souterraines blindées, des bases aériennes, des arsenaux et des abris antinucléaires dissimulés dans la montagne et au milieu des chalets. Bienvenue dans un pays de paix toujours paré pour la guerre.

Le Figaro - 15/11/10

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Cette soupe populaire est illégale parce qu'elle est ni hallal ni casher!

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«Allez, on va attaquer les choses sérieuses! » Il est 19 h 15 ce lundi 25 octobre dans un coin du parvis de la gare Montparnasse à Paris lorsque la chef de file de l’association d’extrême droite SDF — acronyme qui signifie Solidarité des Français — s’apprête à ouvrir le cubi de vin rouge.

  Devant elle, instantanément, se forme une file indienne de sans-abri mais aussi de retraités à la très maigre pension, de sympathisants et de bénévoles. Ils sont au total une quarantaine, sous un immense parasol bleu, à prendre part à cette soupe populaire « identitaire ». Le dernier lundi de chaque mois, ce groupuscule dont la devise est « Pour les nôtres, pas aux autres! » sert en toute illégalité aux démunis de l’alcool et un plat principal à base de porc, sans être inquiété par les pouvoirs publics.
Pourtant, depuis une ordonnance du Conseil d’Etat de janvier 2007, cette distribution alimentaire, jugée discriminatoire par les autorités et comportant des risques de troubles à l’ordre public, est interdite. En principe. Car elle continue d’avoir lieu comme nous avons pu le constater en nous rendant incognito à la dernière en date, le 25 octobre.

 Juste avant l’arrivée de la grande marmite chaude sur la table, un habitué répète : « Du cochon, du cochon! » Il ne sera pas déçu. Au menu ce soir-là, dans l’assiette en plastique, des lentilles, un morceau de porc et une tranche de jambon. « Pas de panique, y en aura pour tout le monde », rassure un serveur.
La plupart des sans-abri, qui dévorent leur repas à une vitesse éclair, discutent avec les organisateurs. Quelques-uns mangent seuls. Les femmes sont minoritaires, les jeunes quasiment absents. Un homme ivre ne tient debout que grâce à sa béquille. « Il est où mon chariot ? » s’alarme une vieille dame à la rue avant de le retrouver, chargé de sacs en plastique et de tout son barda.
On ne croise pas de bénéficiaires d’origine maghrébine ou africaine. Des sympathisants causent, entre eux, de « ces racailles » qui ont « tout cassé » durant les manifestations contre les retraites. Aux aguets, un costaud avec un bonnet noir sur la tête semble faire office de service d’ordre. Après le fromage, du camembert, les sans-domicile-fixe ont droit à une part de tarte et à un pot de crème à la vanille nappée de caramel. Ils se voient aussi proposer un digestif, « Le flambant après le Flanby », se marre un fidèle participant. La bouteille de calvados est vidée en quelques minutes.
Le dîner terminé, c’est l’heure de la distribution de vêtements récupérés par l’association. Une bénévole monte alors dans une camionnette stationnée à deux mètres de là et propose des chaussettes, des pull-overs ou même un manteau en fourrure aux défavorisés. « Ne vous battez pas! » ordonne-t-elle.
A l’écart de la foule, nous retrouvons Eric, 49 ans, pour lui demander ce qu’il vient chercher ici. D’emblée, cet ancien commis de salle dans un restaurant, à la rue depuis dix ans, précise qu’il ne fait pas le déplacement parce qu’il partage les idées de Solidarité des Français. « Leur soupe au cochon, c’est de la provocation. Moi, je n’ai jamais voté de ma vie. La politique, je m’en fous. J’y vais parce qu’il y a de la chaleur et des potes et parce que la nourriture est bonne. Ce n’est pas le cas ailleurs », lâche l’exclu aux lunettes abîmées, qui dort dans des laveries, des halls d’immeuble et « parfois » à l’hôtel.

Le Parisien - 15/11/10

 

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15/11/2010

Réinsertion scolaire: 8 ados renvoyés chez eux... au bout d'une semaine!

Mardi, ces 8 élèves, originaires de Seine-Saint-Denis, ont fait leur rentrée dans un établissement de réinsertion scolaire (ERS) à Portbail, près de Cherbourg, dans la Manche.

Jeudi deux d’entre eux ont été renvoyés après avoir cassé les vitres de la voiture d’un éducateur, révèle Le Figaro.

Et samedi, les six autres ont été renvoyés à Bobigny, après une altercation avec un garçon de café de Porbail. Mineurs, ils ont voulu acheter du tabac (c'est interdit), puis, devant le refus du buraliste, sont allés en acheter ailleurs... pour revenir le fumer dans le bar-tabac.

Guy Cholot, le maire de Portbail, a indiqué que toutefois il continuait de soutenir "le projet sur le fond", mais à la condition que cette réinsertion scolaire bénéficie "d’un encadrement beaucoup plus soutenu".

Le premier magistrat indiquant que "les jeunes en réinsertion étaient encadrés par d’autres jeunes issus du service civique sans formation particulière".


Guy Cholot ajoutant :
"On a vraiment fait tout ce qu’il fallait. On s’intéresse à ces jeunes désocialisés, on a mis des associations à disposition. C’est maintenant à l’académie de Seine-Saint-Denis de donner des moyens".

Conclusion du quotidien régional La Manche Libre: "L'installation à Portbail de ces jeunes en difficulté devait faire figure de test. L'expérience n'aura pas duré une semaine."

Officiellement, l'inspection d'académie tire un bilan de cette expérience et assure que le projet n'est pas remis en cause. "Le projet pédagogique prévoyait de faire revenir des élèves si nous jugions, à un moment important, que c’était nécessaire" explique l'inspecteur dans Le Parisien.

Rappel:
Mardi, à Craon, dans la Mayenne, cinq ados internes de 13 à 15 ans, qui venaient d'arriver dans le cadre du programme de réinsertion scolaire ont été renvoyés chez eux, en Seine-Saint-Denis. Des élèves qui s'en sont violemment pris à plusieurs élèves du collège, après le petit-déjeuner. Depuis, les enseignants ont exercé leur droit de retrait et les parents d'élèves n'ont plus envoyé leurs enfants en cours.

Sources: Le Figaro

LE POST - 15/11/10

21:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

Pendant ce temps... Pierre Sarkozy devient mannequin

Ozap raconte que le fils de Nicolas Sarkozy, Pierre Sarkozy qui est plus connu dans le milieu du rap sous le nom de Mosey, va prendre la pose pour le créateur allemand Philipp Plein.

Les photos ont été prises sur un bateau amarré dans la très discrète RigolantSaint Tropez.

Son frère, Jean Sarkozy a choisi lui la politique.
Pierre Sarkozy cherche sa voie. Sa carrière de DJ et de producteur n'a pas cassé trois pattes à un canard.

Alors a-t-il trouvé sa nouvelle vocation ?

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 LE POST - 14/11/10

20:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

94 - Bravo, Iacchos!

94 - Louis de BROGLIE, duc de Broglie (1892-1987) - Un très grand physicien français!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Broglie

C'est Iacchos qui le premier m'a envoyé la réponse juste: qu'il soit félicité, ce n'était pas facile!

Je ne donne pas encore d'indices  pour le 92 et le 93. Cherchez, vous allez sûrement les identifier!

Bonne chance!

20:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Marine Le Pen et Bruno Gollnish s'opposent sur la stratégie politique du FN

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Marine au Back-Up à Paris.jpg

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

Lors d'une "Fête des patriotes" organisée samedi au domaine de Grand'Maisons, à Villepreux (Yvelines), Bruno Gollnisch s'est à nouveau posé en rassembleur de "la droite nationale" et en héraut de la "résistance" au "discours dominant", devant des centaines de partisans conquis.

Au cours d'une séance de réponses à des questions de sympathisants, il a pris des accents radicaux en évoquant le maréchal Pétain.

"Pétain avait au moins une excuse, celle d'une armée victorieuse et implacable" qui occupait le territoire, "tandis que les traîtres qui sont aujourd'hui au pouvoir, c'est en toute connaissance de cause qu'ils bradent la France, qu'ils livrent son économie, qu'ils livrent son identité à l'étranger", a-t-il lancé.

"Je ne cours pas après la dédiabolisation, je ne cours pas après les succès éphémères", avait-il expliqué quelques heures plus tôt lors d'un point-presse.

"Il n'est plus temps de témoigner!", lui a répondu Marine Le Pen dimanche, dans une discothèque parisienne, le Back-Up, pleine à craquer.

Surfant sur les sondages, dont certains l'ont récemment créditée de 14% à la présidentielle de 2012, et sur l'espoir de renouveau qu'elle suscite chez les militants, elle s'est située au-delà d'une stratégie de rassemblement des courants qui gravitent autour du Front national. Sans nommer son rival, elle a ironisé sur "l'ambition d'être un club de rencontres de la droite nationale", évoquant aussi les "quelques bras cassés de nos milieux".

"Je ne vous propose pas d'errer dans la plaine sans autre but que l'entre-soi", a-t-elle insisté. D'un autre côté, elle a également rejeté toute idée d'alliance avec l'UMP, en affichant le projet de "faire du Front national le pôle de rassemblement du peuple français tout entier".

Chercheur à l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques) et spécialiste de l'extrême droite, Jean-Yves Camus souligne que cette stratégie n'est pas sans danger. "Comment peut-on dire qu'on ne veut pas témoigner et écarter les alliances?", se demande-t-il.

Selon lui, Marine Le Pen dit "quelque chose de fondamental aux cadres et aux adhérents, c'est qu'ils vont y arriver", mais d'un autre côté, ces promesses risquent "d'engendrer un capital de frustration" dans l'avenir.

A deux mois du congrès de Tours (15-16 janvier 2011), le clivage entre les deux candidats semble en tout cas avoir été intégré par les militants, qui seront appelés à trancher lors d'un vote par correspondance.

"Avant toute chose, il faut rassembler notre camp", a expliqué Pierre, un partisan de Bruno Gollnisch qui n'a pas voulu donner son nom.

"Quand on s'est dédiabolisés en 2007, on a fait 10% (à la présidentielle, ndlr) pendant que Sarkozy gagnait en parlant de nettoyer les cités au Kärcher", a ajouté ce militant de 33 ans.

Mais pour Philippe, un magasinier de 44 ans rencontré le lendemain à Paris, "c'est l'efficacité politique" qui compte.

"Marine est susceptible de toucher plus de classes de gens que Bruno", a-t-il ajouté.

"Je lui fais confiance pour ne pas faire les mêmes bévues que son père sur les Juifs", a-t-il également confié, soulignant aussi la différence d'âge des deux candidats: 42 ans pour Marine Le Pen, 60 ans pour Bruno Gollnisch.

AFP. 15/11/10

18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Douze sphinx découverts près des temples de Karnak

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Une des douze statues - (Cliquez sur la photo)

Douze statues de sphinx datant du pharaon Nectanebo 1er, qui régna de 380 à 362 avant JC, ont été découvertes près des temples de Karnak, dans la région de Louxor, a annoncé lundi le conseil suprême des antiquités (CSA) égyptien.

Les statues ont été trouvées sur une ancienne voie longue de 600 mètres de long qui partait du Nil, dite route de Nectanebo 1er, a indiqué le CSA dans un communiqué.

Cette voie rejoignait le secteur de l'Allée des sphinx, bordée de centaines de statues à tête humaine et corps d'animal, qui reliait sur 2,7 km les temples de Louxor à ceux de Karnak, partiellement restaurée ces dernières années au prix d'importants travaux urbains, précise le communiqué.

Les fouilles, qui se poursuivent, ont également permis de retrouver des objets datant de l'époque romaine, notamment un pressoir à huile et des poteries, ajoute le CSA.

Nectanebo 1er fut l'un des derniers pharaons égyptiens à régner avant la conquête du pays par les Perses, puis par les Grecs qui fondèrent la dynastie des Ptolémées avant que l'Egypte soit intégrée à l'empire romain.

AFP. 15/11/10

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Woerth quitte son ministère "avec émotion" et confie une partie des clés à Bachelot

  

Mme Bachelot a rendu de son côté "hommage à l'homme et au ministre", estimant qu'Eric Woerth avait toujours mis "la question de la justice sociale au coeur de sa démarche".

"J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler dans ce ministère", et "je le quitte avec émotion", a déclaré Eric Woerth, sur le perron du ministère, en présence de Nora Berra, nommée secrétaire d'Etat chargée de la Santé, de Marie-Anne Montchamp, nommée secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, et de Georges Tron, qui reste secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, mais auprès du ministre du Budget et non plus du ministre du Travail.

"Je suis heureux que Roselyne reprenne une partie des fonctions qui étaient les miennes," a-t-il dit, saluant une "excellente professionnelle".

Il a également salué les autres secrétaires d'Etat, et notamment Georges Tron, qui l'a "accompagné sur cette phase extraordinaire, sur le plan politique et social, qu'a été la réforme des retraites".

Dans ce ministère, "il y avait beaucoup de choses à faire et il y a beaucoup de choses qui restent à faire", a continué Eric Woerth. "J'ai concentré mon action sur les retraites et sur le droit des femmes, , même si je n'ai pas pu m'y consacrer autant que je l'aurais souhaité", a-t-il dit.

"Je fais confiance à Roselyne pour poursuivre et surtout pour apporter sa propre empreinte dans un domaine majeur de l'iniquité sociale", a-t-il ajouté.

"Au moment où tu quittes pour un moment les fonctions ministérielles, je voulais te rendre hommage, rendre hommage à l'homme et rendre hommage au ministre", a répondu Roselyne Bachelot, estimant qu'il "y a peu de politiques qui ont été l'objet d'attaques aussi odieuses et aussi imméritées que tu l'as été".

"Tu as surmonté ces épreuves avec un courage et un contrôle de soi qui nous a tous épatés", a-t-elle ajouté. La "tâche" était "tellement immense qu'il faut deux ministres pour te remplacer", a-t-elle souligné.

Xavier Bertrand doit prendre lundi après-midi ses fonctions de ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.

AFP. 15/11/10

17:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

89: Bravo à Abad et à Turigol!

89 - Heinrich von KLEIST  (1777-1811) 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_von_Kleist

Abad et Turigol ont été les deux seuls à m'envoyer la bonne réponse: félicitations!

Le jeu continue!

03:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Sainte Jeanne d'Arc, veillez sur la France!

Statue de Jeanne d'Arc Paris.JPG

(Photo EB)

02:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Juste une ligne pour Eric Woerth...

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Eric Woerth et sa femme - (Cliquez sur la photo)

Autre nomination de taille: celle de Xavier Bertrand dans un large ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé. Eric Woerth paie l'affaire Bettencourt et disparaît de l'organigramme.

AFP. 15/11/10

02:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

14/11/2010

2ème gouvernement Fillon: 31 membres, arrivée de Juppé, départs de Borloo, Kouchner, Morin, WOERTH, Rama Yade et Fadela Amara

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(Cliquez sur la photo pour la voir en entier)

Premier ministre, François Fillon

Ministres:

Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants

Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement

Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés

Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration

Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie

Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé

Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

François Baroin, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des solidarités et de la cohésion sociale

Maurice Leroy, ministre de la ville

Chantal Jouanno, ministre des sports

Patrick Ollier, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement (le compagnon de MAM!)

Eric Besson, ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique

 Henri de Raincourt, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération

Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargé des collectivités territoriales

Laurent Wauquiez, ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes

Nadine Morano, ministre auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle

Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargée de l'outre-mer

Secrétaires d'Etat:

Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce extérieur

Nora Berra, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement

Georges Tron, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, chargé de la fonction publique

Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale

Thierry Mariani, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports

Frédéric Lefèbvre, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation

Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.

AFP. 14/11/10

22:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)