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04/09/2010

Me Kiejman, l'avocat de Liliane Bettencourt, victime d'un malaise au Père-Lachaise

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Le célèbre avocat Georges Kiejman a été victime d'un malaise alors qu'il assistait, ce samedi après-midi, aux obsèques du réalisateur Alain Corneau. La cérémonie qui se déroulait au cimetière du Père Lachaise, à Paris, a du être interrompue. Aux côtés de l'avocat, , le ministre des affaires étrangères, par ailleurs médecin, s'est immédiatement porté à son secours.

 Avec l'aide d'autres participants à la cérémonie, il l'a le soutenu pour l'aider à s'asseoir en attendant l'arrivée des sapeurs-pompiers. Celui qui est notamment l'avocat de la milliardaire Liliane Bettencourt, est resté conscient jusqu'à son transfert dans l'ambulance.

 

Me Kiejman, âgé de 78 ans, était un ami d'Alain Corneau. Il avait été notamment l'avocat de la famille de l'actrice Marie Trintignant, tuée en juillet 2003 à Vilnius. La mère de l'actrice, Nadine Trintignant, l'épouse du cinéaste, était à ses côtés lors de son malaise.

Le Parisien - 04/09/10

 

18:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

"Cher Eric"... Woerth embarrassé par deux lettres de Patrice de Maistre

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Deux lettres de remerciements de Patrice de Maistre à l'actuel ministre du travail Eric Woerth, qui a reconnu jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ont été saisies par les enquêteurs, assure samedi le JDD. Le premier courrier, daté de juin 2007, est un message manuscrit dans lequel l'homme d'affaire s'adresse à Eric Woerth, alors ministre du budget en l'appelant "cher Eric" et le "remercie" de "son soutien" pour l'obtention de la décoration, selon la même source.

Dans une seconde missive, dactylographiée, le gestionnaire de la fortune de la milliardaire, renouvelle ses remerciements tout en demandant au ministre de lui remettre la Légion d'honneur, ce que M. Woerth fera en janvier 2008 alors que sa femme Florence venait d'être embauchée par Patrice de Maistre au sein de Clymène, la structure financière chargée de gérer le patrimoine de Mme Bettencourt. Les deux lettres ont été saisies dans le bureau de Patrice de Maistre, précise le JDD. Les enquêteurs ont enfin saisi, au mois d'août, un troisième courrier au ministère de l'intérieur : la demande de décoration, signée de la main d'Eric Woerth adressée à Nicolas Sarkozy, le 12 mars 2007.

A quatre jours de l'examen du projet de réforme à l'Assemblée nationale, la position du ministre du travail, auquel Nicolas Sarkozy a renouvelé vendredi son soutien, s'est encore détériorée après qu'il a reconnu être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ce qu'il avait nié jusqu'ici.

Le Monde - 04/09/10

17:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Roms: des milliers de manifestants contre la politique "xénophobe" du gouvernement

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Jane Birkin, Régine et Dan Franck

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(Cliquez sur les photos)

La mobilisation a été lancée en chanson par des artistes, parmi lesquels les chanteuses Jane Birkin, Jeanne Cherhal et la cinéaste Agnès Jaoui, venus interpréter "Les Petits Papiers", célèbre chanson de Serge Gainsbourg, sous les fenêtres du ministre de l'Immigration Eric Besson.

"On fait des boucs émissaires, sans-papiers ou Roms, qui peuvent être expulsées contrairement à moi, qui suis également étrangère", s'est indignée Jane Birkin.

Une délégation - Régine, Birkin, l'écrivain Dan Franck, l'ancien résistant Stéphane Hessel - a ensuite été reçue par le cabinet de M. Besson. "C'était une discussion de sourds", a rapporté à l'AFP Richard Moyon (RESF).

Ces manifestants ont alors rejoint le cortège parisien, ouvert symboliquement, vers 14H30 par les familles roms de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont le campement a été rasé le 12 août.

De nombreux responsables d'associations (LDH, Emmaüs, Dal, Attac, le Mrap, etc.), de syndicats (la CGT, la CFDT, FSU) et de partis politiques de gauche marchaient au coude à coude sur des airs de musique tsiganes.

Parmi eux: Marie-George Buffet (PCF), Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement, Jean-Luc Mélenchon (parti de Gauche), Cécile Duflot (les Verts), Danielle Mitterrand, Bernard Thibault (CGT), Jean-Paul Huchon (président socialiste de la région Ile-de-France), Olivier Besancenot (NPA).

D'autres cortèges étaient prévus dans quelque 130 villes en France. Bordeaux a ouvert le bal samedi matin (3.500 manifestants selon les organisateurs, 1.200 selon la police) avec une large banderole indiquant: "Halte au racisme, liberté, égalité, fraternité en danger".

Aux côtés de syndicalistes marchaient des gens du voyage, dont certains venus de Mont-de-Marsan (Landes). "Nous protestons contre cette chasse à l'homme qui assimile les gens du voyage à des bandits de grands chemins", a souligné à l'AFP Ange Loustalot, responsable d'une association régionale de tsiganes.

Si Marie Bové, conseillère régionale Europe écologie (EE) était de ce cortège, son père José Bové, député européen EE était de celui de Montpellier (entre 500 et 1.000 selon les comptages).

Sur la place de la Comédie, les pancartes faisaient assaut de jeux de mots: "Hortefeux, tu nous les Brice", "Tous les chemins mènent aux Roms", "Sarkozy = délinquants d'origine étrangère", "Besson: PS hier, UMP aujourd'hui, FN demain".

A Toulouse, entre 1.000 et 3.000 personnes défilaient derrière des slogans tels que "Auvergnats, Maghrébins, nous somme citoyens".

D'autres cortèges ont été recensés à Perpignan (entre 400 et 800 personnes), Rodez (200), Auch (300 à 400 personnes), Agen (350), Mantes-la Jolie (100).

Des rassemblements ont également eu lieu devant des ambassades françaises de plusieurs pays de l'Union européenne.

A Londres, une vingtaine de personnes ont brandi des pancartes à l'effigie de M. Sarkozy barrées du commentaire: "Derrière le sourire, la culpabilité".

A Bruxelles, une centaine de personnes dont des Roms portaient des banderoles disant "Sarkozy: Voulez-vous acheter un Rom? 300 euros l'adulte, 100 euros l'enfant", en référence aux montants de "l'aide au retour".

En Espagne, à Madrid et Barcelone, de petits comités ont lu une lettre qui sera envoyée à l'ambassadeur de France pour demander le respect des droits de l'Homme.

AFP. 04/09/10

17:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

03/09/2010

Mystère levé sur le phallus en or de Mme Bettencourt

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Fabien Kuhn | 02.09.2010

La richissime héritière de la famille Bettencourt n'a pas fini de faire parler d'elle. Lors d'une séance photo destinée à illustrer un article sur l'hôtel particulier de Liliane Bettencourt, un cliché a soulevé l'interrogation de certains journalistes.

Selon le site tf1.fr, le curieux objet de forme oblongue et dorée posé sur une table, entre une lampe de chevet et une tasse,  dans la demeure de Liliane Bettencourt, n'est autre qu'un phallus en or. Le site révèle qu'en fait, ce pénis doré était un cadeau offert à son mari par l'un de ses plus vieux amis, aujourd'hui décédé. Selon un ancien domestique d'André Bettencourt : "C'était un cadeau humoristique, allusion à leur vigueur, malgré leur âge avancé".

Les domestiques de la famille avaient pourtant comme instruction de le ranger au placard à chaque visite. Ah, ces domestiques...

TRIBUNE DE GENEVE - 02/09/10

23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

A Genève, Mme Woerth logeait dans le fief des Bettencourt!

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Château-Banquet - (Cliquez sur la photo)

ÉLISABETH ECKERT | 03.09.2010

 Entre les bords du lac Léman et la Perle du lac s’élèvent les résidences de Château-Banquet. Un somptueux ensemble d’immeubles baignant dans la verdure, où les appartements se vendent 1,5 million de francs le cinq-pièces et 3,5 millions de francs le dix-pièces. C’est là que, selon plusieurs sources concordantes, résidait l’épouse de l’actuel ministre français du Travail et ancien ministre du Budget, lorsqu’elle venait à Genève pour gérer les affaires de Liliane Bettencourt. «Florence Woerth vivait ici, à Château-Banquet, confie un courtier en immobilier. Si vous désirez un appartement, le sien est toujours vide!»

Selon plusieurs sources, la gérante de fortune française, au service de la société financière des Bettencourt Clymène, y est venue souvent. Bien plus en tous les cas que ce qu’affirmait le 4 juillet dernier l’avocat de Florence Woerth, Me Antoine Beauquier, suite aux révélations de la Tribune de Genève, affirmant qu’elle était «presque à demeure» dans la Cité de Calvin: «Mme Woerth, disait-il alors, n’a effectué au cours de ces dernières années que deux déplacements à Genève: le 11 janvier et le 29 mai 2008.»

Habitait-elle directement au 10, où les Bettencourt ont acquis un splendide appartement de… dix-neuf pièces de 433 mètres carré, au huitième étage? Cet appartement était inscrit sous la propriété de la société immobilière En Bergère Vevey SA, domiciliée au 55, rue Nestlé, à Vevey. Soit au cœur même de la multinationale vaudoise, actionnaire à hauteur de 29,1% de L’Oréal!

Le complexe résidentiel genevois était, en tous les cas, un véritable fief des Bettencourt, puisqu’au numéro 14, on trouve encore une boîte aux lettres à leur nom et que l’appartement s’y référant aurait, selon des voisins, été vendu il y a deux ans, juste après la mort du mari de Liliane Bettencourt, André.

Havre fiscal des dirigeants de L’Oréal

Quoi qu’il en soit, il n’y a rien de surprenant à ce que la richissime famille française possédât un, voire deux pied-à-terre à Château-Banquet: André Bettencourt entretenait, depuis 1943, d’étroits rapports avec Genève, où il a notamment travaillé durant quelque temps pour la filiale suisse de L’Oréal.

De plus, son second meilleur ami – outre François Mitterrand – François Dalle, a non seulement fini ses jours à Genève, après sa retraite de la direction générale du groupe L’Oréal, mais il y avait aussi déplacé ses comptes bancaires. «La Suisse, nous confie ainsi un avocat de la place, est notoirement connue pour être le havre fiscal des dirigeants de la multinationale de cosmétiques.»

Les enregistrements réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son ancien majordome ont ainsi révélé que «le banquier» de l’héritière était un avocat d’affaires genevois, Me M., qui détenait la signature sur les comptes de Liliane Bettencourt et qui compte parmi ses nombreuses relations d’affaires l’un des administrateurs de la SI En Bergère Vevey SA.

Or, quand le patron de Florence Woerth et financier de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, voulait de l’argent, il le faisait venir de Genève, ou de Vevey, par les bons soins de Me M.

Autant dire que les déplacements Paris-Genève étaient nombreux. A ce propos, la Tribune de Genève a également appris que des émissaires français, liés à Patrice de Maistre, se sont rendus en juillet dernier auprès de la banque dépositaire des deux comptes non déclarés de Liliane Bettencourt, une banque privée de la place.

Cherche villa à 50 millions

Dans ses salons privés, il aurait été question d’un achat immobilier «d’au moins 50 millions de francs» entre Genève et Lausanne, grâce aux quelque 70 millions de francs que la banque privée gardait dans sa filiale de Vevey. Le but probable? Faire disparaître ce compte compromettant (dont l’identité de l’ayant droit doit être connue), via une société, anonyme, elle, grâce à l’acquisition d’une belle propriété sur le Léman, où les objets de prestige ne manquent pas.

A Genève, on le sait aujour­d’hui, la famille Bettencourt avait donc bien plus que ces deux comptes bancaires non déclarés, sur lesquels Patrice de Maistre a voulu retirer 300 000 francs pour s’acheter un beau voilier en Méditerranée. L’héritière L’Oréal y détient également un compte à UBS, de quelque 230 millions de francs, et un autre au Credit Suisse, d’environ 150 millions de francs, qui proviennent de ses dividendes de L’Oréal.

Cette visite estivale des émissaires de de Maistre dans les salons de la banque privée genevoise prouve l’urgence qu’il y a pour l’entourage de l’héritière à nettoyer toute trace d’évasion fiscale en Suisse, considérée en France comme une fraude grave. Délit qu’Eric Woerth, lorsqu’il était au Budget, avait explicitement désigné comme sa principale croisade. Aujourd’hui, c’est lui qui se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait bien lui coûter sa tête.

TRIBUNE DE GENEVE - 03/09/10

 

23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Deux braquages à Colombes pendant la visite d'Hortefeux...

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Mercredi après-midi, les abords du commissariat de Colombes (Hauts-de-Seine) étaient ultra sécurisés pendant la visite du ministre de l'Intérieur, . Tandis que le premier flic de France  rencontrait les policiers agressés quelques heures plus tôt à Gennevilliers et annonçait un renforcement de l'arsenal répressif, les truands n'ont pas chômé.

A 15 h 50, une bijouterie a été attaquée à quelques centaines de mètres de là. Les deux malfaiteurs, masqués et armés d'un pistolet, sont repartis avec environ 4 000 euros d'argent liquide et de bijoux. Dix minutes plus tard, un duo braquait une station-service sur la même commune et prenait la fuite avec un butin de 5 euros. Selon les premiers éléments de l'enquête, il pourrait s'agir de la même équipe.

Le Parisien - 02/09/10

23:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Sous les insultes, le général Morillon demande pardon à Srebrenica

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"Je suis venu demander pardon pour l'Occident, pour l'Europe, pour ce que nous n'avons pas su faire", a déclaré Philippe Morillon qui avait promis au nom de l'ONU la "protection" aux habitants de Srebrenica, deux ans avant le massacre de juillet 1995.

"Votre résultat est derrière vous", a lancé Hatidza Mehmedovic, présidente de l'association "Mères de Srebrenica", à Philippe Morillon en montrant les stèles blanches du mémorial. AFP "Votre résultat est derrière vous", a lancé Hatidza Mehmedovic, présidente de l'association "Mères de Srebrenica", à Philippe Morillon en montrant les stèles blanches du mémorial. AFP

Le général français Philippe Morillon, qui avait promis au nom de l'ONU la "protection" aux habitants de Srebrenica, deux ans avant le massacre de juillet 1995, s'est rendu vendredi 3 septembre dans cette ville de Bosnie orientale pour demander "pardon" aux familles de victimes.

"Je suis venu demander pardon pour l'Occident, pour l'Europe, pour ce que nous n'avons pas su faire , pour ce que nous n'avons pas été capables de faire", a déclaré l'ancien officier français qui avait commandé la Force de protection des Nations unies (Forpronu) en Bosnie, de septembre 1992 à juillet 1993.

L'ancien général, qui a pris sa retraite militaire en 1996, a ajouté qu'il ne se sentait "absolument pas coupable personnellement" du massacre de Srebrenica et qu'il était venu "participer" au "deuil" des familles de victimes.

 

Génocide

L'officier français, dont le nom reste intimement associé au drame de Srebrenica, avait acquis une notoriété mondiale en mars 1993 en lançant aux habitants de l'enclave assiégée par les forces serbes bosniaques: "Vous êtes à présent sous la protection des forces des Nations unies... Je ne vous abandonnerai jamais".

Par la suite, Srebrenica avait été déclarée "zone de sécurité" de l'ONU sans que cette appellation ne modifie en rien le sort de l'enclave protégée par un bataillon de quelques centaines de soldats néerlandais dépourvus de moyens.

Deux ans plus tard, en juillet 1995, l'enclave tombait entre les mains des forces serbes de Bosnie conduites par le général Ratko Mladic, aujourd'hui recherché par la justice internationale. Dans les jours suivants, quelque 8.000 hommes et adolescents musulmans ont été exécutés sommairement ou ont trouvé la mort dans des embuscades.

 

Hostilité 

Alors qu'il venait se recueillir au mémorial de Potocari, où quelque 4.500 victimes du massacre ont été enterrées à ce jour, Philippe Morillon, 74 ans, a été insulté par plusieurs femmes, dont certaines l'ont traité de "complice" du massacre, une accusation qu'il a fermement refusée.

Accompagné par une interprète, il a été expulsé du mémorial par plusieurs femmes, avant de poursuivre un vif débat.

"Votre résultat est derrière vous", lui a lancé Hatidza Mehmedovic, présidente de l'association "Mères de Srebrenica", en montrant les stèles blanches du mémorial. "Ce lieu est sacré pour nous et c'est votre miroir! Sachez que Dieu ne vous pardonnera pas", a-t-elle crié.

Visiblement bouleversé par ces insultes et accusations, Philippe Morillon a répondu qu'il avait été "content d'avoir eu quelques minutes pour prier".

"Parce que je suis croyant, je suis chrétien, je suis pratiquant, j'ai prié pour demander pardon".

 

"Pas coupable"

Interrogé par la presse sur le point de savoir si le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale, aurait pu être empêché par la communauté internationale, l'ancien officier a répondu: "Oui, c'est pour ça que j'ai demandé pardon pour le monde occidental, mais à titre personnel".

"J'ai été relevé de mon commandement. Je regrette de l'avoir été. Ma mission s'était achevée le 12 juillet 1993. Tout ce qui s'est passé après, je comprends leur révolte, mais qu'elles me rendent responsable, ça, bien sûr, je ne peux pas accepter".

 

(Nouvelobs.com avec AFP) - 03/09/10

22:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Menton: un jeune homme de 22 ans tué d'un coup de couteau

Un jeune homme de 22 ans a été tué d'un coup de couteau dans le centre-ville de Menton, jeudi soir. Le drame s'est noué dans la rue du Fossan à 22h40, à l'issue d'une altercation  opposant la victime et son agresseur.

Ce dernier, âgé de 17 ans, a été interpellé plus tard dans la nuit.

Le jeune homme décédé a reçu un coup de couteau dans le ventre. Victime d’une importante hémorragie, il est mort au cours de son transfert à l'hôpital La Palmosa de Menton.

Nice-Matin - 03/09/10

20:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Durant l'été, le prof d'un lycée catholique a changé de sexe: Vincent est devenu Martine

Les parents évoquent « un choix personnel légitime ». Le centre gay et lesbien salue « une décision courageuse ».

En juin dernier, Vincent enseignait les sciences physiques au lycée Saint-Dominique de Saint-Herblain. Hier, jour de rentrée, le même professeur se prénommait Martine (1). « Ce changement d’identité est un cheminement personnel qui s’impose à nous, et nous n’avons pas à nous positionner là-dessus, confie Dominique Foucault, le directeur du lycée privé catholique Saint-Dominique. Ce professeur a fait le choix de rester dans notre établissement et le rectorat doit l’accepter. En revanche, c’est mon rôle d’informer les élèves, leurs parents, les collègues et personnels de l’établissement ». Un courrier a été transmis en ce sens avant la rentrée à 185 familles.

 

Le professionnalisme prime

 

« De cette manière, les parents peuvent en parler à leur enfant, les professeurs principaux aussi pourront aborder ce sujet en classe », insiste Dominique Foucault. Un psychologue de la direction diocésaine est intervenu hier au lycée. « Il y a eu des temps d’écoute avec ceux qui le souhaitaient », assure le directeur. Les parents d’élèves, eux, ont accueilli cette nouvelle avec « beaucoup de dignité et d’ouverture », selon lui. « Cela n’exclut pas leurs interrogations, mais, maintenant, ce qui compte, pour eux comme pour nous, c’est le travail au quotidien et le professionnalisme de ce professeur. C’est vraiment ça qui prime », insiste le chef d’établissement.

 

« C’est une réalité sociale »

 

L’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel) précise avoir été « associée au processus d’information des parents, en totale adéquation avec la direction ». « C’est un choix personnel parfaitement légitime et nous avons cherché à l’accompagner afin que cette rentrée se passe de la meilleure des manières », explique une représentante de l’association.

 

Une position « courageuse, très forte et symbolique », que tient à saluer Christophe Coussin, porte-parole du Centre lesbien, gay, bi et trans nantais (CLGBT). « La transsexualité et le changement de sexe sont fréquents en France, dit-il. C’est une réalité sociale. Que des employeurs décident d’en prendre acte, c’est extrêmement favorable. Ainsi, les choses ne se font pas de manière honteuse, comme c’est malheureusement parfois le cas avec des rejets ou même des licenciements ».

 

Le combat du centre gay et lesbien

 

Christophe Coussin rappelle que « l’acceptation des personnes qui sont dans une sexualité qui sort de la norme est le combat du centre gay et lesbien ». « Dévoiler son parcours de vie à son employeur, c’est courageux, applaudit-il. Plus il y aura de transparence, et mieux ça se passera ».

 

Jérôme Jolivet

Presse Océan. fr - 03/09/10

 

(1) Contactée, Martine n’a pas souhaité s’exprimer.

 

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UE: Karel De Gucht accusé d'antisémitisme

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Karel De Gucht - (Cliquez sur la photo)

Le commissaire belge, responsable du commerce à Bruxelles, s'en est pris à la fois au lobby pro-israélien aux Etats-Unis et à l'attitude des juifs en général.

"Il ne faut pas sous-estimer le poids du lobby juif sur la colline du Capitole, le Parlement américain. C'est le groupe de pression le mieux organisé qui existe là-bas", a-t-il déclaré jeudi à la radio publique belge néerlandophone VRT.

"Il ne faut pas non plus sous-estimer l'opinion, en dehors du lobby, du juif moyen qui ne vit pas en Israël", a ajouté M. De Gucht, connu pour son franc-parler.

"Il y a en effet la foi chez la plupart des juifs --je pourrais difficilement décrire cela autrement-- qu'ils ont raison. Et la foi est quelque chose qu'on peut difficilement combattre avec des arguments rationnels", a poursuivi ce membre du parti libéral flamand.

"Même les juifs laïques partagent la même croyance d'avoir effectivement raison. Il n'est donc pas facile, même avec un juif modéré, d'avoir une discussion sur ce qui se passe au Proche-Orient. C'est une question très émotionnelle", a-t-il conclu.

Le Congrès juif européen (CJE) s'est dit vendredi "outré" de cette sortie et a appelé Karel De Gucht à s'excuser.

"Il s'agit une fois de plus d'une forme outrageuse d'antisémitisme de la part d'un haut responsable européen. La diffamation du pouvoir juif est apparemment acceptable au plus haut niveau de l'UE", a tempêté son président, Moshe Kantor.

Le CJE a fait lien entre cette polémique et celle qui secoue la banque centrale allemande. Le directoire de la Bundesbank a demandé jeudi l'éviction de l'un de ses membres, Thilo Sarrazin, coupable d'avoir évoqué la prétendue existence d'un gène particulier à tous les juifs.

La Commission a aussi pris ses distances avec M. De Gucht.

"Il s'agit de propos personnels qui ne représentent pas l'opinion bien connue de la Commission et du Conseil (des ministres de l'UE) sur le processus de paix au Proche-Orient et la reprise des discussions directes entre Israël et les Palestiniens", a déclaré un porte-parole, Olivier Bailly.

M. De Gucht n'est pas allé jusqu'à s'excuser mais a dit vendredi "regretter" l'interprétation ayant pu être faite de ses propos, assurant n'avoir jamais voulu "stigmatiser" la communauté juive et dénonçant toute forme d'antisémitisme.

La controverse survient alors que que les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, interrompues pendant 20 mois, ont repris jeudi à Washington.

Ministre belge des affaires étrangères de 2004 à 2009, Karel De Gucht, 56 ans, n'en est pas à son premier coup d'éclat.

Il fut à l'orgine en juin 2005 d'un incident diplomatique avec les Pays-Bas, dont il avait décrit le Premier Ministre Jan Peter Balkenende comme "un mélange entre Harry Potter et un bourgeois rigide sans charisme".

AFP. 03/09/10

 

 

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L'enseignante suspendue en appelle au ministre de l'Education

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Catherine Pederzoli

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Entrée d’Auschwitz-Birkenau  

Pour la première fois depuis plus de trois décennies, Catherine Pederzoli, 58 ans, ne fera pas sa rentrée ce matin. Cette professeur d’histoire dans un lycée à Nancy (Meurthe-et-Moselle) a été suspendue quatre mois de ses fonctions par le rectorat pour avoir manqué, dit l’Education nationale, à ses obligations « de neutralité et de laïcité » dans son enseignement sur la Shoah et lors de voyages scolaires dans des anciens camps de concentration.

« Je suis punie, mes élèves sont punis, c’est une double peine. Je n’ai commis aucune faute grave. Il y a là un abus de pouvoir. Pour moi, la laïcité est la plus belle chose de la République », martèle-t-elle. L’enseignante de confession juive, « fille d’immigrés italo-espagnols », en appelle à Luc Chatel, ministre de l’Education.
« Je lui demande de retirer l’arrêté de suspension », lance-t-elle. La mise à l’écart a été décidée par le recteur de l’académie de Nancy-Metz, sur la base d’un rapport rédigé en juillet dernier par l’inspection générale de l’Education nationale. Celui-ci concluait une enquête demandée par le rectorat à la suite, écrit l’administration, d’un « certain nombre de dysfonctionnements » au lycée public Henri-Loritz à Nancy. Un établissement où Catherine Pederzoli est en conflit avec la direction et où son cas divise la communauté enseignante, les élèves mais aussi leurs parents, dont certains remettent en cause sa pédagogie. Dans le document, les inspecteurs reprochent à la prof « l’instrumentalisation des élèves » par des « lavages des cerveaux ». Ils estiment également qu’elle consacre trop de temps à l’organisation des voyages sur l’histoire des juifs en Europe centrale, comprenant des visites à des camps comme celui d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.

« De l’énergie, il en faut pour amener des élèves sur les lieux de la Shoah. Ce n’est pas aussi simple que d’aller en voyage scolaire à Florence ou Londres. C’est du travail cousu main, il faut par exemple des interprètes », insiste l’enseignante, qui est « à trois ans de la retraite ». Les inspecteurs notent enfin que, lors de leur entretien avec la professeur, cette dernière a prononcé 14 fois le mot « Shoah », « tandis que le terme à la fois plus neutre et juridiquement fondé de génocide n’a été mentionné que 2 fois, comme en passant ». « Cela me désole d’apprendre que des inspecteurs puissent faire une comptabilité du mot Shoah », s’élève-t-elle. Sans s’exprimer sur le fond de l’affaire, qu’il ne maîtrise pas, Hubert Tison, secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire-géographie, apporte, sur ce point-là, son soutien à l’enseignante. « Le terme Shoah est plus approprié que le mot génocide, trop vague, pour évoquer l’extermination des juifs », précise-t-il.

Sous couvert d’anonymat, un professeur d’histoire regrette de son côté une approche de la Shoah « trop exaltée de l’enseignante, trop exclusivement basée sur l’émotion ». L’intéressée se défend. « Je ne suis pas dans l’émotion, je suis dans les faits. Je n’ai d’ailleurs jamais dit à mes élèves :Je suis juive.
»

Le Parisien - 02/09/10

 

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Le maire de Nancy demande au ministre de "différer la suspension" de l'enseignante d'histoire

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André Rossinot

 

NANCY (AFP)---Le maire de Nancy, André Rossinot (UMP-Rad), a demandé jeudi au ministre de l'Education nationale Luc Chatel de "différer la suspension" de l'enseignante d'histoire de Nancy qui aurait failli aux obligations de laïcité et de neutralité.

Catherine Pederzoli, 58 ans, de confession juive, a été suspendue quatre mois par le recteur de l'académie de Nancy-Metz après un rapport lui reprochant notamment de privilégier le terme "Shoah" à celui plus neutre de "génocide". Ses auteurs lui reprochent également d'avoir consacré trop de temps à l'organisation de visites à d'anciens camps de concentration.
  
L'enseignante a dénoncé un "abus de pouvoir" du rectorat, son avocate a saisi en référé le tribunal administratif, qui doit se prononcer dans les quinze jours sur la suspension.
  
Dans son courrier à Luc Chatel, le maire demande "avec insistance de comprendre l'émotion majeure ressentie à Nancy et au plan national" et de "bien vouloir prendre des mesures pour différer la suspension".
  
Cela, ajoute la maire, "pour permettre une analyse globale et républicaine évitant tout amalgame fâcheux".
  
Jeudi matin le ministre a affirmé sur RMC que la suspension de l'enseignante "ne présageait en rien d'une éventuelle sanction finale".
 
Selon lui, la suspension n’a rien à voir avec l'appartenance religieuse du professeur. ;
 
"Je ne peux pas laisser dire que l'Education nationale sanctionne des enseignants pour leur appartenance confessionnelle ou religieuse, ça n'est pas acceptable. Je suis à la tête d'un grand ministère d'une République laïque et nous ne prenons pas nos décisions par rapport à l'appartenance religieuse, aussi bien de nos professeurs que de nos élèves", a-t-il déclaré.
  
"Je rappelle que l'enseignement de la Shoah est une priorité pour nous. Il y a des milliers d'élèves qui chaque année vont à Auschwitz, et je m'en félicite", a aussi réagi M. Chatel.
  
"J'étais moi-même le 27 janvier au Mémorial de la Shoah (à Paris, ndlr) pour renforcer le partenariat avec l'Education nationale, ça restera une priorité, et les voyages continueront en cet établissement, avec ou sans ce professeur", a-t-il ajouté.
  
Le ministre a notamment fait état d'"incidents graves" à l'occasion d'un voyage récent organisé par Mme Pederzoli.
 
Mais le rapport de l'Inspection générale fait aussi état d'une ambiance de travail "très difficile à vivre", a dit jeudi une proviseur-adjointe.
  
La proviseur du lycée a affirmé que l'enseignante "fait ce qu'elle veut, comme elle veut et se pose en victime quand on lui demande de s'intégrer à la logique du système".
  
"Elle a eu une attitude un peu excessive dans le lycée, c'est un juste retour des choses", a déclaré un professeur du lycée public Henri-Loritz.
  
Des enseignants évoquent aussi une pétition lancée l'an dernier contre l'enseignante et "signée par 180 personnes sur les 320 que compte l'établissement". Ses auteurs, rétorque l'avocate de Mme Pederzoli, "ont utilisé le conditionnel sans fournir de preuve corroborant leurs allégations".

EJP. 02/09/10
  

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02/09/2010

Karel de Gucht: "il ne faut pas sous-estimer l'influence du lobby juif au Capitole"

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Karel de Gucht

BRUXELLES (EJP)---Le Commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, s’est déclaré sceptique sur la reprise des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens à Washington.

"Je vois peu de raisons de penser qu'il y a cette fois-ci plus de chances de réussir", a déclaré l'ancien ministre belge des Affaires étrangères à la radio publique flamande VRT.

Les raisons de ce scepticisme sont doubles. M. De Gucht pointe d'une part les divisions entre Palestiniens et le fait que le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par Israël, n'est pas un partenaire valable de discussion pour ce dernier.

D'autre part, selon lui, la politique israélienne s'est "durcie" et "déplacée vers la droite".

"Le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahou, n'est certainement pas une colombe et est en partie entouré de personnes qui jugent une solution impossible", a dit Karel De Gucht.

Le maintien de l'Union européenne à l'écart des pourparlers ne gêne pas le commissaire européen. Dans ce dossier, "les seuls capables de jouer un rôle significatif sont les Etats-Unis", qui "peuvent faire pression sur Israël", affime-t-il.

"Il ne faut pas sous-estimer le lobby juif au Capitole", dit-il. C'est le  groupe de pression le mieux organisé qui y existe. En d'autres termes, il ne faut pas sous-estimer l'emprise du lobby juif sur la politique américaine. Que ce soit dans le camp démocrate ou républicain, ça revient à peu près au même".

"Il ne faut pas non plus sous-estimer l'opinion du Juif moyen qui ne vit pas en Israël. Il y a en effet chez la plupart des Juifs une croyance - je pourrais difficilement décrire ceci autrement - qu'ils ont raison. Et une croyance est quelque chose qu'on peut difficilement combattre avec des arguments rationnels. Cela n’a rien à voir avec le fait qu’ils soient religieux ou pas. Même les Juifs laïcs partagent la même croyance d'avoir effectivement raison. Il n'est donc pas facile, même avec un Juif modéré, d'avoir une discussion sur ce qui se passe au Moyen-Orient. C'est une question très émotionnelle."

EJP (European Jewish Press)  02/09/10

 

 

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Le second braqueur présumé du casino d'Uriage a été remis en liberté: indignation

Le second braqueur présumé du casino d'Uriage-les-Bains (Isère) a été libéré et placé jeudi sous contrôle judiciaire après sa mise en examen par une juge d'instruction, provoquant la colère des policiers et du parquet qui a immédiatement fait appel. Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a lui aussi réagi avec vigueur en exprimant dans un communiqué sa "très vive indignation".

Les enquêteurs soupçonnent Monsif Ghabbour, 25 ans, d'avoir braqué le casino d'Uriage dans la nuit du 15 au 16 juillet aux côtés de Karim Boudouda, qui avait trouvé la mort lors d'un échange de tirs avec la police après une course-poursuite.
La mort de Boudouda, dont le complice avait pris la fuite, avait provoqué trois nuits de grandes violences urbaines dans le quartier de la Villeneuve, où Boudouda a passé son enfance. Lors de ces incidents, les policiers avaient essuyé des tirs à balles réelles.

C'est à la suite de ces incidents que le président Nicolas Sarkozy avait prononcé son fameux discours de Grenoble dans lequel il avait prôné un nouveau renforcement de l'arsenal répressif contre les délinquants, notamment la déchéance de la nationalité pour les personnes d'origine étrangère auteurs d'agression contre des représentants de la force publique.

Jeudi après-midi, Monsif Ghabbour, déjà condamné à sept reprises, a été mis en examen par une juge pour "vol à main armée" et "tentative d'homicides volontaires", dans le cadre d'une information judiciaire sur le braquage suivi de tirs des malfaiteurs contre les policiers. Il avait été interpellé mardi à Voreppe (Isère), à une quinzaine de kilomètres de Grenoble, un mois et demi après le braquage.

Une décision "absolument inacceptable"

La décision de libérer Ghabbour a été prise dans la soirée par le juge des libertés et de la détention (JLD) qui est allé à l'encontre des réquisitions du parquet, lequel avait requis son placement en détention provisoire, a-t-on précisé de source judiciaire.
Le parquet a immédiatement fait appel, sur instruction du ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie. Dans une déclaration à l'AFP, le procureur général de Grenoble, Martine Valdès-Boulouque, a jugé la décision de remise en liberté "absolument inacceptable compte tenu des charges très graves qui pèsent" contre M. Ghabbour.
Synergie (second syndicat d'officiers de police) a dénoncé cette libération comme un "acte de forfaiture". "Les policiers sont écoeurés", a déclaré à l'AFP Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat.

Selon une source proche du dossier, des éléments matériels, notamment une expertise, incrimineraient Ghabbour, qui a constamment nié les faits mais bénéficierait par ailleurs d'auditions de témoins à décharge. 

De son côté, l'avocat de Ghabbour, Me Denis Dreyfus, a salué une décision "exemplaire" du juge considérant à l'inverse que "le dossier" visant son client "est vide au niveau des éléments à charge" et n'est que "celui de la rumeur". "Les effets d'annonce que nous avons eus dans cette affaire à l'égard de mon client étaient totalement injustifiés", a-t-il dit ajoutant "ce soir c'est la force de la justice dans l'indépendance, la mesure, la recherche de la vérité qui ont triomphé".

Le juge des libertés a exigé que Ghabbour établisse sa résidence chez son frère, pointe deux fois par semaine au commissariat, ne se rende pas dans le quartier de la Villeneuve et ne rencontre aucune des personnes citées dans la procédure, selon une source judiciaire.

Depuis l'âge de 18 ans, le jeune homme a été condamné sept fois, dont une par la cour d'assises de l'Isère à quatre ans de prison dont deux avec sursis pour vol à main armée.

Le Figaro - 02/09/10

Mais c'est René Galinier qui est jeté en prison à 73 ans!

23:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Pédophilie, procès Evrard: la famille du petit Enis va attaquer l'Etat pour faute lourde

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Mustapha Kocakurt, le père d'Enis

La famille du petit Enis enlevé et violé en 2007 par Francis Evrard qui a été condamné pour ces faits à 30 ans de réclusion, va poursuivre l'Etat qu'elle accuse de défaillances dans la prise en charge du pédophile multirécidiviste, a annoncé jeudi l'avocat du  garçonnet.

Une procédure devant le tribunal administratif devrait être lancée dans les jours à venir, a-t-il précisé à l'AFP.

Pour Me Emmanuel Riglaire, avocat d'Enis et de son père, l'Etat a commis des "fautes particulièrement graves dans le manque de moyens qu'il donne au fonctionnement de la justice".

Il a également dénoncé "le scandale des médecins rémunérés et choisis par l'Etat qui prescrivent du Viagra sans qu'aucun registre ne soit tenu".

Evrard, 64 ans, a été condamné le 30 octobre 2009 à 30 ans de prison, assortis d'une peine de sûreté de 20 ans, pour avoir enlevé, séquestré et violé par pénétration digitale, en récidive légale, Enis, âgé de 5 ans au moment des faits, à Roubaix le 15 août 2007.

Il avait fait appel de sa condamnation et devait être rejugé en septembre par la cour d'assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Mais il a définitivement renoncé à un nouveau procès en se désistant de son appel mercredi.

Au cours des débats en première instance, le rôle des services de l'application des peines et des médecins des établissements pénitentiaires dans lesquels était détenu Francis Evrard avait été vertement critiqué par les parties civiles.

L'enquête avait révélé que Francis Evrard s'était vu prescrire du Viagra quelques jours avant sa libération en août 2007. Or une plaquette entamée de ces pilules - qui permettent de lutter contre l'impuissance sexuelle - avait été découverte dans le garage où Enis avait été séquestré et violenté.

La justice s'était également retrouvée sur le banc des accusés après la mise au jour de graves dysfonctionnements dans l'accompagnement et la surveillance de Francis Evrard après sa libération.

Le juge d'application des peines (JAP) de Rouen - où Evrard avait indiqué vouloir se rendre à sa sortie - ne lui avait notamment envoyé une première convocation que le 16 août 2007, quelques heures après son arrestation à Roubaix.

AFP. 02/09/10

 

 

 

23:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Le CRIF soutient la prof d'Histoire suspendue à Nancy

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Richard Prasquier, président du CRIF

Dans un communiqué diffusé jeudi, le Crif se dit "frappé de la lourdeur de la sanction" visant Mme Pederzoli-Ventura, professeur au lycée Henri-Loritz à Nancy, suspendue pour quatre mois.

"Même si cette sanction est suspensive, elle met au pilori une enseignante pour laquelle le Crif n'a eu jusqu'à maintenant que des informations favorables en ce qui concerne le travail qu'elle accomplit depuis plusieurs années avec des élèves du lycée", écrit-il.

Le Crif s'étonne que les auteurs du rapport concernant l'enseignante aient jugé "inadapté l'utilisation du terme de Shoah", lui préférant "génocide". Il rappelle qu'il existe une Fondation pour la Mémoire de la Shoah et que "depuis le film de Claude Lanzmann, ce terme s'est imposé dans le monde francophone pour nommer l'extermination des Juifs".

 

Le Crif est "inquiet d'un révisionnisme rampant visant à minimiser les assassinats au cours de la Shoah, donnant la main à un confusionnisme idéologique qui vise à égaliser des situations qui n'ont rien à voir les unes avec les autres". Il "rend hommage au travail mis en place par les enseignants de notre pays, sous l'égide des pouvoirs publics" et refuse "la trivialisation de la Shoah.

AFP. 02/09/10

19:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

L'ex-chef de cabinet de Sarkozy à l'Intérieur entendu par la police

Laurent Solly en 2006 chef de cabinet au ministère de l'Intérieur.jpg

Laurent Solly en 2006 - (Cliquez sur la photo)

M. Solly, actuellement à la direction générale du groupe TF1, a été entendu "comme témoin" par la brigade financière sur les modalités d'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a-t-on précisé, confirmant une information du jdd.fr.

Cette audition "de pure forme", s'inscrivait dans une série d'autres auditions de témoins, selon l'une de ses sources. Elle a duré un peu plus d'une heure.

M. Solly était chef de cabinet du ministre de l'Intérieur de 2005 à 2007.

Cette audition intervenait dans le cadre de l'enquête préliminaire du parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence susceptible d'impliquer le ministre du Travail, Eric Woerth.

Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé l'épouse du ministre du Travail, a également été entendu par la police, la semaine dernière, sur les modalités d'attribution de cette décoration.

AFP. 02/09/10

19:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

VIDEO Woerth a demandé la légion d'honneur pour de Maistre

http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/woerth-a-demande...

AFP. 02/09/10

19:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

USA: une plateforme pétrolière explose dans le golfe du Mexique

La plateforme appartiendrait à la société Mariner Energy.

Les 13 personnes "ont toutes été localisées. Elles portaient toutes une espèce de combinaison d'immersion qui les protège dans l'eau", a expliqué le responsable des garde-côtes John Edwards à la chaîne MSNBC.

La plateforme est située à quelque 130 km au sud de Vermilion Bay, en Louisiane (sud des Etats-Unis). Neuf hélicoptères ont été envoyés sur place, a souligné M. Edwards qui n'a pas été en mesure de dire s'il y avait des blessés.

En outre, quatre navires des garde-côtes faisaient route vers la plateforme qui serait toujours la proie des flammes.

"Pour l'instant, nous nous concentrons sur les opérations de recherche et de sauvetage. Ensuite, nous nous pencherons sur les causes" de l'explosion, a observé John Edwards.

Cet accident survient plus de quatre mois après l'explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon également dans le golfe du Mexique. L'accident avait tué onze personnes et provoqué la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
AFP. 02/09/10 

19:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

De la tenue

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S’il existe en français, pour s’adresser à autrui, deux pronoms personnels de la deuxième personne, l’un au singulier, TU, l’autre au pluriel, VOUS, appelé pluriel de politesse, c’est que notre langue se plaît à certaines nuances qui sont les bases de la civilité. Il ne s’agit pas là de code, de formalisme de classe, de snobisme, de règles mondaines, mais simplement d’usages naturels, qui se perdent et qui faisaient, entre autres, le charme et l’équilibre de la France et le plaisir d’être Français.

Ce plaisir-là s’émousse. On me dira que d’autres motifs plus graves et plus irritants y concourent, d’autres lésions de civilisation, et que c’est considérer les choses par le petit bout de la lorgnette, mais dans ce seul domaine de la civilité, de petites causes peuvent entraîner de grands effets dévastateurs.

La Révolution française, jusqu’à l’avènement du Directoire, savait ce qu’elle faisait en imposant le tutoiement général et en interdisant l’emploi des vocables Monsieur et Madame qui marquaient au moins une déférence réciproque : elle égalisait au plus bas niveau, celui du plus grand dénominateur commun de la familiarité.

Aujourd’hui, ce sont d’abord nos enfants que nous voyons condamnés à être partout tutoyés, comme sous la Révolution. Je ne m’en prends point au tutoiement naturel d’affection et d’intimité (la famille, les amis), ou de solidarité (les copains, les camarades,), mais à celui que leur infligent systématiquement les adultes, comme si l’enfant n’avait pas droit au respect et à la liberté de choisir selon son cœur et ses humeurs qui a, ou qui n’a pas, le loisir de le tutoyer.

D’une façon significative, et qui ne doit rien au hasard, cela commence dès l’école, où plus un instituteur ne prend la peine de vouvoyer (ou voussoyer) un enfant. Au premier jour de classe, l’ex-maître devenu enseignant par banalisation de la fonction et refus de cette sorte de sacerdoce qu’elle représentait autrefois, ne demande plus à l’enfant dont il fait connaissance: « Comment vous appelez-vous ? », ce qui serait au moins du bon français, mais : « C’est quoi, ton nom ? »

Sans que l’enfant en ait conscience, le voilà déjà rabaissé, marqué comme un élément de troupeau. On lui eût dit « vous » d’emblée, ainsi qu’à ses camarades, qu’ils en auraient retiré, tous ensemble, l’impression d’être considérés et appelés à de grands destins, ce qui est faux, naturellement, pour la plus grande partie d’entre eux, mais représente quand même un meilleur départ dans la vie que d’être ravalés dès l’enfance au matricule du tutoiement.

Le jeune élève va être vite conditionné. Dès qu’il saura lire et écrire, ses premiers livres « d’éveil » lui poseront leurs premières questions sous la forme autoritaire du tutoiement : « Dessine ici un arbre, une vache…. » ou encore : « Ecris les noms des fleurs que tu connais… » Ce n’est pas bien méchant, mais c’est ainsi que le pli se prend.

Au catéchisme, devenu catéchèse, l’accueil en TU n’est pas différent, mais ses effets en sont plus marquants, car il s’agit de choses plus graves : c’est l’âme qui se fait tutoyer d’entrée. L’ouvrage « Pierres vivantes » qui fit couler tant d’encre à cause de certaines énormités qu’il contient, distille son enseignement par le biais d’une complicité, et non d’un magistère, que le tutoiement impose à l’enfant.

Tout cela semble si bien admis, que c’est un aspect des choses que personne, à ma connaissance n’a jusqu’à présent souligné. On pose pour principe que l’enfant s’y trouve plus à l’aise. C’est sans doute vrai au premier degré. Cette pente-là est facile et semble toute naturelle C’est justement pourquoi l’on devrait s’en méfier…

Car dans cet immense combat de société qui divise le pays depuis déjà longtemps, et qui est loin d’être terminé, quelles que soient ses péripéties politiques, nos enfants sont un enjeu formidable : ils représentent l’avenir. Tout se tient et c’est au nom de l’égalitarisme et de l’uniformité larvée qu’on prive ainsi l’enfant de la déférence élémentaire et du respect qu’on lui doit.

Le tutoiement qui sort de la bouche d’un instituteur, fût-il de l’enseignement privé, et de la plupart de ceux qui font profession de s’occuper des enfants, est d’abord un acte politique, même s’il est inconscient. Cela fait partie du dressage, et cela donne des résultats. Déjà, une bonne partie de la France adulte, et toute la France juvénile, se tutoient, dans un grand dégoulinement de familiarité, qu’on appelle aujourd’hui la CONVIVIALITÉ, mot de cuistre, alibi de cuistre, camouflage de cuistre. De la convivialité à la vulgarité, le pas est vite franchi.

Dans de nombreux milieux du travail, le tutoiement devient un passeport obligatoire, dont on ne saurait se passer sous peine de déviationnisme bourgeois, alors que, chez les compagnons d’autrefois, c’était le vouvoiement qui marquait l’esprit de caste. De CASTE, pas de classe.

Au sein du Parti communiste, comme du Parti socialiste, dans la “République des camarades”, le tutoiement est de rigueur. Seul François Mitterrand y faisait exception lorsqu’il était premier secrétaire de son parti. Il détestait qu’on le tutoie, et allait jusqu’à l’interdire, ce qui montre assez bien, à mon sens, que son socialisme était seulement d’ambition et non de conviction…

Mais, pour le commun des Français, aujourd’hui, il importe de ne pas être FIER, car ce mot-là, justement, par ce qu’il entraîne de dignité et de sentiment élevés, est devenu l’un des nouveaux parias de notre vocabulaire.

Cela peut paraître sympathique, amical, empreint de simplicité. En réalité, ce n’est qu’un piège. Quand les convenances du langage tombent, l’individu perd ses défenses naturelles, rabaissé au plus bas niveau de la civilité. N’a pas d’autre but non plus la destruction de la langue française préparée dans les laboratoires subversifs de l’Education nationale, et dont on mesure déjà les effets…

Pour ma part, j’ai été dressé autrement. Je me souviens de la voix du maître qui tombait de l’estrade : «Raspail! Vous me copierez cent fois…» ou : «Raspail! Sortez!»

J’avais neuf ans. C’était juste avant la guerre, dans une école laïque de village. Plus tard, au lycée (et ce n’est pas pour rien qu’on a cassé certaines façons, là aussi), les professeurs nous donnaient naturellement du MONSIEUR sans la moindre dérision : « Monsieur Raspail, au tableau ! » On se vouvoyait entre condisciples, réservant le tutoiement à un nombre restreint de camarades choisis.

Choisir, tout est là ! Ne rien se laisser imposer sur plan des usages, ni le tutoiement d’un égal, ni à plus forte raison celui d’un supérieur.

Il y avait une exception, de ce temps-là : le scoutisme. Je me souviens de ma surprise quand je m’étais aperçu, à onze ans, qu’il me fallait tutoyer cet imposant personnage en culottes courtes qui devait bien avoir trente ans, et qui s’appelait le scoutmestre, et qu’à l’intérieur de la troupe tout le monde se tutoyait aussi avec une sorte de gravité. Mais il s’agissait là d’une coutume de caste, d’un signe de reconnaissance réservé aux seuls initiés, comme la poignée de main gauche, l’engagement sur l’honneur, et les scalps de patrouille, car le scoutisme avait alors le génie de l’originalité, une soif de singularité forcenée, dont nous n’étions pas peu fiers. On se distinguait nettement de la masse, on s’élevait par degrés à l’intérieur de cette nouvelle chevalerie, mais il fallait s’en montrer digne.

En revanche, on vouvoyait Dieu. Cela nous semblait l’évidence même. La prière scoute chantée commençait ainsi: « Seigneur Jésus, apprenez-moi à être généreux, à Vous servir comme Vous le méritez… » C’est la plus belle prière que je connaisse. Il m’arrive encore de m’en servir. Voit-on comme la musique des mots eût été différente à la seconde personne du singulier, et comme elle parlerait autrement à l’âme: « … A Te servir comme Tu le mérites. » ? C’est sec, cela n’a pas de grandeur, cela ne marque aucune distance, on dirait une formalité. Et cependant, aujourd’hui, c’est ainsi que l’on s’adresse à la Divinité, on lui applique le tutoiement le plus commun en français. Et le reste a capoté en série: la liturgie, le vocabulaire religieux, la musique sacrée, le comportement de la hiérarchie, la laïcisation du clergé, la banalisation du mystère, si l’on s’en tient aux seules lésions apparentes. Dieu est devenu membre du parti socialiste. L’usage est de le tutoyer.

Au chapitre des habitudes, ou plutôt des attitudes, j’ai conservé celle de vouvoyer aussi les enfants qui ne me sont pas familiers, et d’appeler Monsieur ou Mademoiselle les jeunes gens que je rencontre pour la première fois. La surprise passé, ils me considèrent avec beaucoup plus de sympathie, et j’ai même l’impression qu’ils m’en sont reconnaissants. Nous tenons des conversations de bien meilleure venue, et les voilà qui se mettent à surveiller leur langage, c’est-à-dire à s’exprimer correctement en français, comme si d’avoir été traités avec déférence leur donnait des obligations nouvelles et salutaires. Les négations et les liaisons réapparaissent miraculeusement dans la phrase (je n’ai pas, au lieu de j’ai pas, c’est-t-un au lieu de c’est-h-un, etc.), la prononciation se redresse (je suis pour chuis, je ne sais pas pour chais pas, etc.), le goût de l’élégance verbale ressuscite. Faites vous-même l’essai, vous verrez. La dignité du langage et la dignité de la personne se confondent le plus souvent. Voilà pourquoi l’on parle si mal en ce moment…

Oserai-je avouer ici que mes enfants me vouvoient, et vouvoient également leur mère ? Cela depuis leur plus jeune âge, et sans aucun traumatisme. Sans vouloir convertir personne à ce qui peut paraître une ostentation, là aussi il faut constater que le langage courant au sein de la famille s’en trouve naturellement affiné. Et même dans les affrontements, qui ne manquent pas, un jour ou l’autre, vers la fin de l’adolescence, d’opposer les enfants à leurs parents, le vouvoiement tempère l’insolence et préserve de bien des blessures. Il en va de même entre époux, encore que ce vouvoiement-là soi devenu aujourd’hui une sorte de curiosité ethnographique, et Dieu sait pourtant les services de toutes sortes qu’il rend. Je le pratique depuis trente-cinq ans que je suis marié. C’est un jeu divertissant, dont on ne se lasse jamais. Même dans le langage le plus routinier, l’oreille est toujours agréablement surprise. Les scènes dites de ménage, fussent-elles conduites avec vigueur, s’en trouvent haussées à du joli théâtre. On a envie de s’applaudir et de souper ensemble au champagne après le spectacle. Toutes les femmes qui ont compté dans ma vie, je les ai toujours voussoyées, et réciproquement, pour l’honneur de l’amour en quelque sorte. Puis-je espérer, sans trop, y croire, que, tombant sur cette chronique, un jeune couple s’en trouvera convaincu, au moins curieux de tenter l’expérience ? En public, ils étonneront les autres, ce qui est déjà une satisfaction en ces temps d’uniformité où se nivellent médiocrement les convenances sociales. En privé, ils s’amuseront beaucoup aux mille et une subtilités, du vous, et je prends le pari qu’ils ne rebrousseront pas chemin de sitôt.

Dans un tout autre domaine, j’assistais récemment aux obsèques d’un ami cher, Christian, de son prénom, mais il avait aussi un nom, fort joli nom d’ailleurs. Eh bien, le prêtre, qui l’avait jamais vu vivant, qui ne l’avait même jamais vu du tout, le traitait à tu et à toi, selon les piètres dispositions du nouvel office des morts : « Christian, toi qui.. Christian, toi que… Christian, Dieu te… et ta famille… » Exactement comme pour les enfants sans défense ! En vertu de quoi, au nom de quoi, la familiarité doit-elle répandre ses flots visqueux jusque sur les cercueils ? Bossuet tutoyait-il les princes en prononçant leurs oraisons funèbres ? Or chaque défunt est un roi, enfin couronné, et sacré à jamais. Quant au nom patronymique de Christian, celui sans lequel le prénom de baptême n’est rien, il ne fut pas une seule fois prononcé ! Et pourquoi pas la fosse commune obligatoire, dans la même foulée…

Car me frappe tout autant, l’emploi généralisé du prénom seul, en lieu et place du patronyme précédé on non du prénom, et cela dans toutes les circonstances de la vie où il n’est pas nécessaire de présenter une carte d’identité : « C’est quoi, ton nom? Serge. Moi, c’est Jocelyne… » Serge qui ? Jocelyne qui ? Les intéressés eux-mêmes semblent ne plus, s’en soucier. Il y a des dizaines de milliers de Serge, des dizaines de milliers de Jocelyne, alors qu’il n’existe qu’un seul Serge X., qu’une seule Jocelyne Z. Mais on se complaît dans l’anonymat. On y nage à l’aise, on s’y coule avec délices, on n’y fait pas de vague, semblable aux milliers de milliers, on n’éprouve pas le besoin de faire claquer son nom comme un drapeau et de brandir ce drapeau au dessus de la mêlée.

Qu’on se rassure, toutefois. Il nous restera au moins à chacun, le numéro matricule de la Sécurité sociale. Celui-là, on y tient.

J’en connais même qui se battront pour ça…
Jean Raspail
 
VOXNR - 30/08/10

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