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07/07/2010

Bettencourt/Woerth: la police retrouve la trace du retrait de 50.000€ évoqué par l'ex-comptable

PARIS — La police a retrouvé la trace du retrait de 50.000 euros à la BNP le 26 mars 2007 évoqué par l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, selon qui cette somme était destinée à Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, affirme mercredi Le Monde.

Selon le site internet du quotidien, les réquisitions faites par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont permis de retrouver la trace de ce retrait.

L'ancienne comptable de la femme la plus riche de France affirme que M. Woerth aurait reçu 150.000 euros en liquide au printemps 2007, en tant que trésorier de l'UMP, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

L'ancienne comptable Claire Thibout a affirmé aux policiers qu'à la demande de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, elle avait remis 50.000 euros à Mme Bettencourt et que M. de Maistre lui avait indiqué que cet argent était destiné à Eric Woerth.

Cette somme de 50.000 euros provenait d'un retrait le 26 mars 2007 dans une agence BNP de l'avenue de la Grande armée à Paris, selon elle.

Tant M. de Maistre que M. Woerth ont démenti ces allégations.

AFP. 07 juillet 2010

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CHIMULUS

Chimulus enveloppes.JPG

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La drôle de succession de Daniel Wildenstein

Guy Wildenstein, un donateur de l’UMP, est soupçonné d’avoir caché des milliards au fisc. Une avocate a écrit plusieurs courriers au ministre du Budget. Sans réponse.

Une fortune de 3 milliards d‘euros a été volontairement dissimulée aux services fiscaux français. C’est ce qu’affirme haut et fort Sylvia Wildenstein, la veuve du célèbre marchand de tableaux et propriétaire de chevaux de course Daniel Wildenstein, décédé en 2001 à Paris, qui est en conflit avec sa belle-famille.

Après l’affaire Bettencourt, ce dossier embarrasse Eric Woerth, ancien ministre du Budget, qui a des liens avec Guy Wildenstein, le fils de Daniel Wildenstein. Or l’avocate de sa belle-mère, Me Claude Dumont-Beghi, a adressé plusieurs courriers sur cette affaire très sensible aux services fiscaux de Paris, les 7 avril, 4 mai et 9 juin 2009. Pas de réponse.

Elle a donc écrit au directeur général des Finances publiques, Philippe Parini, et au ministre du Budget, Eric Woerth, le 12 juin 2009 puis le 7 septembre 2009. Toujours pas de réponse. Dans ces courriers - dont le JDD a pu prendre connaissance -, l’avocate détaille pourtant l’existence de plusieurs trusts - des entités juridiques basées dans des paradis fiscaux - où a été abritée l’immense fortune des Wildenstein, à l’abri du fisc.

Des liens étroits avec Eric Woerth

D’après les recherches effectuées par Sylvia Wildenstein et Me Dumont-Beghi, la déclaration faite au fisc lors du décès de Daniel Wildenstein a été incroyablement minorée: elle a été fixée à 42 millions d’euros seulement. Or Daniel Wildenstein – "de nationalité française, résident français et décédé en France", rappelle l’avocate – était considéré comme le premier marchand de tableaux au monde, et sa fortune était colossale. Outre son écurie de chevaux de course, il possédait des milliers de tableaux de maître…

Sa célèbre galerie à New York et l’immeuble qu’il y possédait, ainsi que son gigantesque ranch au Kenya, seraient aujourd’hui gérés par le David Trust, basé à Guernesey. Sa propriété aux îles Vierges, son élevage de pur-sang et ses écuries en Irlande seraient nichés au sein de SonsTrust, également basé à Guernesey. Par ailleurs, un mystérieux Delta Trust, basé aux îles Cayman, gérerait une quantité inconnue de tableaux et d’œuvres d’art. Enfin, Sylvia Wildenstein a découvert que son mari, avec qui elle a vécu pendant près de quarante ans, avait créé pour elle un Sylvia Trust aux Bahamas, doté de 19 toiles de Bonnard. Ce trust était destiné à subvenir aux besoins de son épouse si elle lui survivait, mais celle-ci n’y a toujours pas accès. "On a profité de l’état de faiblesse de ma cliente après le décès de son mari pour lui faire signer des papiers et lui faire renoncer à la succession", accuse la pugnace Me Dumont-Beghi.

"Il n’y a eu aucune intervention d’Eric Woerth dans ce dossier"

Quoi qu’il en soit, la personnalité de Guy Wildenstein, ainsi que ses solides relations, nourrissent les soupçons de sa belle-mère sur le zèle très relatif dont ferait preuve le fisc dans cette affaire.

L’héritier des Wildenstein est, en effet, un des membres fondateurs de l’UMP, et un mécène du Premier Cercle, la structure qui regroupe les 400 grands donateurs du parti présidentiel, et qui est présidée par Eric Woerth. Guy Wildenstein, qui réside à New York, y a rencontré Eric Woerth pendant la campagne présidentielle, ainsi qu’à Paris lors d’une réunion du Premier Cercle. Les deux hommes se croisent aussi sur les champs de courses, notamment à Chantilly.

Que fait le fisc dans l’affaire Wildenstein? Les informations très précises envoyées par Me Dumont-Beghi ont-elles été suivies d’effet malgré la proximité entre Guy Wildenstein et Eric Woerth? "Quand on reçoit ce type de courriers, on regarde les renseignements et on les exploite. C’est le cas dans cette affaire, répondent au JDD les services de Philippe Parini, le directeur général des Finances publiques. Mais on ne peut pas vous dire s’il y a une enquête ou un contrôle en cours, c’est le secret fiscal."

Autre réponse assez proche: "Il n’y a eu aucune intervention d’Eric Woerth dans ce dossier", assure un proche collaborateur du ministre. "C’est un dossier complexe, avec des contestations juridiques. Les trusts en question ont plusieurs statuts différents, ce qui est compliqué. Une expertise a été demandée à l’administration pour voir quelles sont les règles fiscales applicables." Rien ne dit que le dossier évoluera. Selon un syndicaliste de Bercy, "il est extrêmement difficile pour nous d’obtenir des informations officielles dans les pays où sont logés les trusts. Ce type d’ingénierie financière est très difficile à démonter, c’est ce qui permet aux hyper riches de transmettre leur fortune et d’éviter de payer des impôts".

Le JDD - 06 juillet 2010

01:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Nicodème: le procureur évoque l'hypothèse d'un jeu qui aurait mal tourné...

Dernière info: 18h25: Le procureur confirme que la mort de Nicodème est accidentelle, et évoque l'hypothèse d'un jeu qui aurait mal tourné.

«Il s'agit d'un accident tragique.» Le procureur de la République de Saint-Malo a confirmé ce mardi après-midi que la mort du petit Nicodème ne résultait pas d'un «geste malveillant». L'enfant serait mort rapidement après sa disparition, selon l'autopsie pratiquée lundi, qui a confirmé son décès par noyade dans la fosse septique située derrière la maison de ses grands-parents.

Mais dans cette affaire, l'enquête devra encore mettre en lumière des éléments peu clairs. Notamment au sujet de la lourde dalle qui recouvrait la fosse où le corps du petit garçon de 22 mois a été retrouvé lundi. Une «expertise technique» devait être menée concernant cette dalle circulaire d’environ quinze kilos. Les enquêteurs cherchent à déterminer si le seul poids du petit garçon a pu suffire à la faire basculer. Le mystère plane en effet toujours autour de cette pièce de béton, tous les témoins indiquant n'avoir vu la fosse que couverte.

Un frère de Nicodème entendu

Le magistrat a affirmé que l'hypothèse d'un jeu ayant mal tourné «n'est pas à exclure». Quatre enfants, les trois frères aînés de Nicodème et une cousine, se trouvaient au domicile des grands-parents au moment de la disparition. Les parents de la petite victime, ainsi que ses grands-parents, à savoir les quatre adultes présents au moment de la disparition, ont tous été entendus, de même que l'un des trois frères de Nicodème.

«Dans ces circonstances,
l'humain doit évidemment entrer en ligne de compte», avait indiqué ce mardi matin le chef d'escadron Le Ravallec, cité par le Télégramme. Reste à savoir si les autres enfants, qui sont les derniers à avoir vu Nicodème en vie, seront en état de témoigner. «Ces auditions peuvent donc éventuellement être repoussées si nécessaire», a prévenu le gendarme.

20minutes.fr - 06 juillet 2010

00:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

06/07/2010

TERRE ET PEUPLE - Un article de Pierre Vial: "Grandes manoeuvres de séduction..."

http://www.terreetpeuple.com/terre-et-peuple-magazine/ter...

Terre et Peuple n°44 - Eté 2010

05 juillet 2010

 

19:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

VIDEO Le PS souhaite l'apprentissage de l'arabe dès le collège

http://www.youtube.com/watch?v=FCQwAQovitQ

22 janvier 2010 - Le Parti Socialiste du Nord a organisé un point presse pour rappeler que la langue arabe est devenue incontournable et qu'il faut pouvoir la proposer comme première langue vivante dès le collège.

19:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

"Celui qui vole aux pauvres pour donner aux riches"

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Michèle Laroque et François Baroin - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Communiqué de Marine Le Pen, vice-présidente du Front National

 

Avide de racketter un peu plus les Français, François Baroin, ministre du Budget, obéissant aux ordres du « roi Nicolas », s’en prend aux plus fragiles, en abrogeant toute une série d’aides au logement et à l’emploi qui bénéficiaient aux personnes âgées, aux familles et aux classes moyennes, allant même jusqu’à s’attaquer aux handicapés !

Sous prétexte d’assainir les finances publiques, le gouvernement va notamment supprimer la possibilité donnée aux parents et à leurs enfants qui étudient, de cumuler l’aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale accordée aux foyers fiscaux ayant des enfants à charge, mettant ainsi clairement en place une politique anti-familiale.

Englué dans le marécage nauséabond de la corruption généralisée, Nicolas Sarkozy et son gouvernement aux abois, épargne l’hyperclasse, les profiteurs du système, pour mieux spolier les classes moyennes et les catégories de personnes les plus fragiles.

Il est piquant de constater qu’en parallèle de ces annonces, les banques se félicitent de leurs bons résultats et les entreprises du CAC 40 de s’être désendettées. Comme quoi la crise économique profite à certains…

Marine Le Pen, Vice-Présidente du Front National, dénonce cette politique anti-sociale, profondément injuste qui met à genoux des millions de Français pendant qu’une petite caste de privilégiés, continue de multiplier des profits indécents.

Elle appelle le gouvernement à mettre fin à cette tyrannie fiscale et à appliquer une véritable politique de solidarité nationale en faveur des Français et lui demande de renoncer au mondialisme destructeur et au gaspillage insensé de l’Etat, dénoncé de manière récurrente par la Cour des Comptes.

 

NPI - 06 juillet 2010

 

19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Mort du petit Nicodème, noyé dans une fosse septique: "il s'agit d'un accident" conclut le procureur

La thèse «d'un accident tragique» apparaît «de plus en plus crédible». Après la découverte lundi matin du corps sans vie de Nicodème, 22 mois, repêché par un gendarme dans la fosse septique de la maison de ses grands-parents à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère, vient de dévoiler les premiers éléments de l'autopsie pratiquée sur le corps de l'enfant.

«Le diagnostic de par noyade est confirmé», a déclaré le procureur lors d'un point presse. «L'heure du décès correspond également à celle de la disparition de l'enfant», a-t-il poursuivi. 

 Selon les enquêteurs, chargés de reconstituer le scénario des circonstances exactes du drame, la plaque de béton, censée recouvrir la fosse, «aurait très bien pu être mal positionnée» au départ par l'un des membres de la famille et refermée ensuite sans que personne ne sache que le garçonnet était déjà tombé dedans. Il ne s'agit pas d'«un geste malveillant», a déclaré le procureur Bosschère, qui souligne qu'il n'y aura pas de poursuites judiciaires.  

 

Nicodème était arrivé vendredi du Val d'Oise, avec ses parents et ses trois frères et soeurs, dans la villa de ses grands-parents à Pleurtuit, près de l'estuaire de la Rance. Il avait échappé à la vigilance des adultes samedi vers 17 heures, alors qu'il jouait quelques instants plus tôt avec les autres enfants sur le terrain de la maison. Ses parents et grands-parents l'avaient cherché partout dans la maison et autour de la propriété, avant d'alerter les gendarmes une heure plus tard.

Durant deux nuits et un jour de recherches, quelque 120 gendarmes appuyés par des chiens avaient ratissé le terrain dans l'espoir de le retrouver. La fosse, dans laquelle le corps de l'enfant a été retrouvé, avait pourtant déjà été fouillée à plusieurs reprises samedi et dimanche. Sans résultat. Ce n'est que lundi matin, peu avant 10 heures que Nicodème sera retrouvé mort, dans cette même fosse, par un gendarme. Un peu plus tard dans la journée, c'est le ballon avec lequel jouait le garçon qui avait été retrouvé flottant dans la fosse. 

Le Parisien - 06 juillet 2010

19:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

VIDEO Sarkozy parle de "calomnie destinée à salir"... et compte sur l'infantilisme de l'opinion...

http://www.2424actu.fr/actualite-societe/affaire-woerth-n...

06 juillet 2010

18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Il ne s'agit pas d'un feuilleton, mais d'une affaire d'Etat

Porte en glaces Elysée.jpg

L'affaire Bettencourt a franchi mardi un nouveau cap mettant en difficulté Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, avec les déclarations de l'ex-comptable de la milliardaire sur un possible financement politique illégal, vivement démenties par l'Elysée et le ministre du Travail.

Dans un entretien à Mediapart, Claire T., qui a travaillé pendant 12 ans pour l'héritière de L'Oréal avant de quitter son poste en novembre 2008, assure que M. Woerth a reçu 150.000 euros en liquide au printemps 2007, en tant que trésorier de l'UMP, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

L'ex-comptable affirme aussi que Nicolas Sarkozy, quand il était maire de Neuilly de 1983 à 2002 et "un habitué" de la table des Bettencourt, "recevait aussi son enveloppe". "Tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent", souligne-t-elle.

"C'est totalement faux", a répliqué l'entourage de M. Sarkozy. Evoquant cette affaire à mots couverts lors d'un déplacement en Seine-et-Marne, le président a dénoncé la "calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité".

Faisant écho à son entourage selon lequel "tout cela est faux", M. Woerth a souligné qu'il n'était "pas question" pour lui de "démissionner pour donner raison à ceux qui l'attaquent". "Mon parti n'a pas reçu un euro illégal", a-t-il dit, ajoutant: "Ca suffit! Ca fait huit ans que je suis trésorier. On ne peut rien me reprocher".

Le maximum de dons autorisés par la loi sur le financement des partis politiques est de 7.500 euros par an pour un parti et de 4.600 euros pour un candidat à une élection.

Selon l'ex-comptable, Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de la milliardaire de 87 ans et "celui qui s'occupait des politiques", lui a demandé "fin mars 2007" de retirer "une somme trois fois supérieure à l'habitude, à savoir 150.000 euros".

"M. de Maistre conteste formellement les allégations mensongères" de Claire T., a indiqué Me Pascal Wilhelm.

L'ex-comptable, qui disposait d'un accréditif pour retirer en liquide 50.000 euros par semaine, raconte n'avoir retiré que 50.000 euros pour ce versement, remis "à Liliane Bettencourt, qui, dit-elle, a ensuite donné l'enveloppe à Maistre, devant moi".

Claire T. assure que "les policiers pourront vérifier" ses déclarations sur les carnets de caisse qu'elle dit avoir rendus à Mme Bettencourt à son départ fin 2008.

Les 100.000 autres euros ont été sortis d'un compte en Suisse à l'initiative de M. de Maistre, selon Claire T., qui poursuit: "Maistre m'a dit qu'il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, discrètement comme il m'a dit, les 150.000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement, le 26 mars 2007."

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Me Antoine Gillot le 6 juillet 2010

Confirmant ces propos, son avocat Me Antoine Gillot a indiqué que l'ex-comptable avait fait les mêmes déclarations lundi à la police.

Près de trois semaines après la divulgation d'enregistrements clandestins de conversations entre Mme Bettencourt et ses proches, ce nouveau rebondissement accentue la tourmente autour de ce dossier devenu affaire d'Etat.

Des figures de la majorité ont pressé M. Sarkozy de s'exprimer sur cette affaire. Le président "réfléchit à une intervention", selon plusieurs membres de l'UMP.

Pour le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP), on est "entré dans un mécanisme dangereux" avec un "véritable feuilleton", mais il faut aller "jusqu'au bout de la transparence".

AFP. 06 juillet 2010

18:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Claire T., la femme qui en sait trop

 

A ce stade des procédures, Claire T., ancienne comptable des Bettencourt, a été entendue par la police judiciaire seulement comme témoin. Elle n'est pas mise en examen. C'est pourquoi nous avons respecté son choix de ne pas vouloir voir son nom complet cité. Son avocat, Me Antoine Gillot, assure qu'elle est consciente de la gravité des accusations qu'elle porte et qu'elle est prête, en cas de nouvelle audition par les enquêteurs, à les confirmer. (MEDIAPART)

 

Comptable de Liliane Bettencourt et de la société Clymène, qui gère la fortune de la milliardaire, Claire T., louée par ceux qui ont travaillé avec elle pour sa rigueur, est devenue, à son corps défendant, la femme qui en sait trop. Les policiers de la sous-direction des affaires économiques et financières de la préfecture de police de Paris, qui agissent dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre à la suite de la révélation des enregistrements pirates réalisés au domicile de l'héritière de L'Oréal, ne s'y sont pas trompés.

Lundi 5 juillet, ils ont une nouvelle fois interrogé (elle avait déjà été placée en garde à vue à la mi-juin) cette femme au caractère bien trempé. Après l'avoir questionnée toute la matinée au siège de la police financière, dans le XIIIe arrondissement de Paris, ils ont décidé de la réinterroger, à son domicile cette fois, en fin d'après-midi, sur instruction expresse du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui estimait qu'elle avait sans doute encore des choses à dire. L'intuition du magistrat était bonne.

Devant la PJ, elle a relaté une scène mettant en cause Eric Woerth et, à travers lui, le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. A Mediapart, elle en a raconté beaucoup plus...

 

Au départ, les enquêteurs souhaitaient surtout savoir ce que sont devenus trois “carnets de caisse”, ces cahiers dans lesquels Claire T. consignait méticuleusement, année après année, les retraits d'espèces qu'elle réalisait, à la demande de Liliane et André Bettencourt (décédé en novembre 2007). Elle les a tenus entre le mois de mai 1995, date de son embauche par le couple, et le mois de novembre 2008, lorsqu'elle a été licenciée, moyennant une indemnité de 400.000 euros.

Claire T. est, de fait, détentrice de très lourds secrets, qu'elle a confiés à Mediapart, juste après son audition, lundi soir. C'est un témoignage accusatoire, qu'elle reconnaît volontiers ne pas pouvoir étayer de preuves matérielles définitives et qui devra être soumis par les enquêteurs à un méticuleux travail de recoupements et de vérifications. Claire T. s'explique sur sa décision de parler à la police et à un journal: « J'en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités, raconter n'importe quoi. Il est temps de dire ce qu'il s'est passé. Et puis, après tout, moi je n'ai rien à me reprocher. »

Si elle est furieuse, c'est d'abord parce qu'elle est visée par une plainte pour « vol » – objet de sa convocation par la police judiciaire – déposée par l'avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, qui l'accuse notamment de ne pas avoir restitué, au moment de son départ, divers documents comptables.

MEDIAPART - 06 juillet 2010

17:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

L'ex-comptable des Bettencourt accuse: des enveloppes d'argent à Woerth et Sarkozy

«Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent»

Comme libérée de pouvoir enfin soulager sa conscience, Claire T. poursuit son récit. « Comme les 50.000 euros ne suffisaient pas, Maistre s'est rendu – ou a envoyé quelqu'un, je ne sais pas – en Suisse, pour prélever en urgence le complément, à savoir 100.000 euros. D'après ce que j'ai compris, il n'a pas puisé dans le compte de Vevey mais plutôt dans celui de Genève. De toute façon, il allait toutes les semaines en Suisse... Ensuite, Maistre m'a dit qu'il allait très vite dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, “discrètement” comme il m'a dit, les 150.000 euros. Et le dîner a bien eu lieu très rapidement... »

Les fonds, à en croire la comptable, étaient donc destinés à la campagne du candidat de l'UMP lors de la dernière présidentielle, avec qui elle assure que Patrice de Maistre avait également dîné, dans les mois précédant son élection. « Maistre était très fier de côtoyer Sarkozy », se souvient Claire T.  Nicolas Sarkozy. Un nom que l'on entendait souvent dans le superbe hôtel particulier des Bettencourt, et ce bien avant que Claire T. ne se mette au service du richissime couple.

Maire de Neuilly-sur-Seine entre 1983 et 2002, M. Sarkozy était souvent l'hôte des Bettencourt. « Il venait déjeuner ou dîner avec Cécilia », se souvient Claire T. Lui aussi avait-il droit aux « attentions » accordées aux personnalités politiques en visite chez les Bettencourt ? Un brin hésitante d'abord, mesurant sans doute la gravité de ses propos, Claire T. confirme :

« Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ça se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et, de l'autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l'on n'aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent. C'était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d'ailleurs, on me demandait juste avant le repas d'apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide  quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu'il se passait... »

13.000 euros par mois pour Florence Woerth

On en revient au cas Woerth, qui intéresse tant les policiers. Et à sa femme, Florence, qui travaillait depuis fin 2007, sous l'autorité de Patrice de Maistre au sein de Clymène, la structure financière qui gère les actifs de l'héritière de L'Oréal. Florence Woerth a-t-elle été, à ce titre, informée des pratiques d'évasion fiscale révélées par les enregistrements clandestins ? Une question que se pose désormais ouvertement le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, à en croire un rapport évoqué par Le Monde dans son édition datée du 6 juillet.

 

Claire T. n'est pas certaine de détenir la réponse. « Florence Woerth était au courant des placements, pas forcément des fraudes fiscales. Et pour cause : elle n'était pas souvent là. Elle prenait souvent de longs week-ends, se rendait régulièrement en Suisse où elle disait avoir une propriété. En fait, il apparaissait évident qu'elle avait été uniquement placée là parce que son mari était ministre du budget. Patrice de Maistre ne s'en cachait pas d'ailleurs, mais il a vite regretté son choix, il n'était pas content d'elle. » En bonne comptable, Claire T. se souvient que l'épouse de l'actuel ministre du travail « avait un bon salaire : environ 13.000 euros par mois, plus une prime de fin d'année de l'ordre de 50.000 euros ».

 

Claire T. confirme par ailleurs que Liliane Bettencourt a bien bénéficié en 2008 d'un remboursement de 30 millions d'euros de l'Etat français au titre du bouclier fiscal, mais aussi, autre révélation de Mediapart, que la milliardaire « n'a jamais eu à subir le moindre contrôle fiscal depuis au moins 1995. Je n'ai jamais vu le moindre inspecteur des impôts, je peux le certifier. Ça, on peut dire que nous étions tranquille par rapport au fisc ! Je me souviens même, un jour de 2008, avoir téléphoné, paniquée, à la personne des impôts qui s'occupait de Mme Bettencourt. En arrêt maladie, j'avais oublié d'envoyer la déclaration d'impôt sur le revenu, je n'avais envoyé que l'ISF... C'était une grosse bévue.  J'avais peur que l'on nous sanctionne d'une lourde amende. Logiquement, on aurait dû nous infliger une pénalité de 10%, soit environ 4 millions d'euros. Mais mon interlocuteur a rigolé, il m'a dit de ne pas m'en faire, que Liliane ne subirait aucune pénalité, ce qui a été le cas ».

 

Partie en mauvais termes avec ses employeurs, qui lui reprochaient – comme au majordome, qui a du coup décidé de placer un dictaphone espion dans la maison – d'avoir « mal » témoigné devant la police dans le cadre de la plainte pour « abus de faiblesse » déposée par la fille de la milliardaire, Claire T. n'en veut pourtant pas à Liliane Bettencourt. Elle se dit au contraire « choquée qu'elle soit tombée sous la coupe de personnes qui ne pensent qu'à la dépouiller de ses biens ».

Ainsi, s'agissant de la fameuse île d'Arros, aux Seychelles, dont elle n'ignore aucun secret, la comptable assure que « c'est bien François-Marie Banier, via une fondation, qui en est l'ayant droit ». Prise dans un ouragan politique dont elle ne soupçonne manifestement pas la portée, Claire T., sur les conseils de son avocat, va sans doute se « mettre au vert », le temps que la tempête se calme. Il lui faudra à l'évidence être patiente.


MEDIAPART - 06 juillet 2010

17:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Foule près de Gaza en solidarité avec le tankiste Shalit - Aucune crainte des roquettes du Hamas...

Foule israël pour concert.jpg
(Cliquez sur la photo)

PARC ESHKOL (Israël) — "Chaque note que nous jouons lui est destinée". Des milliers d'Israéliens ont assisté lundi à un grand concert de solidarité en faveur du soldat Gilad Shalit dans un parc proche de la bande de Gaza où est détenu le jeune tankiste israélien depuis quatre ans.

Le concert classique, dirigé par le maestro indien Zubin Mehta à la tête de l'Orchestre philharmonique d'Israël, marquait le quatrième anniversaire de l'enlèvement par un commando palestinien du soldat toujours aux mains du mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza.

"J'espère qu'il (Shalit) sait que nous organisons ce concert. Chaque note que nous jouons lui est destinée", a déclaré Zubin Mehta en ouvrant le gala en plein air au parc Eshkol, non loin de la ville de Sdérot (sud d'Israël), à quelques kilomètres de l'enclave palestinienne de Gaza.

Habillé d'une tunique blanche, Mehta a rappelé que Gilad Shalit n'avait pas reçu de visite depuis sa capture, en espérant que ce "cri vers le monde" serait entendu par "ceux qui peuvent aider à sa libération". Ses proches demandent à ce que la Croix-Rouge internationale puisse lui rendre visite à Gaza.

Gilad Shalit, âgé de 23 ans, qui a aussi la nationalité française, est privé de tout contact avec le monde extérieur.

Mais Zubin Mehta a également mentionné les "centaines de mères palestiniennes" dont les fils sont en prison. "Même si ces fils ne sont pas dans la même position (que Shalit), ils sont toujours emprisonnés et leurs mères souffrent aussi", a-t-il dit à son auditoire.

Plus de 10.000 sympathisants s'étaient déplacés pour ce concert retransmis en direct à la radio et à la télévision israéliennes. Plus de 200 autocars décorés de portraits du soldat, avec l'inscription "Gilad est encore vivant", et de rubans jaunes, la couleur de la campagne de solidarité, avaient été affrétés.

Yaël Tendler, 35 ans, une avocate de Jérusalem, est venue pour "montrer sa solidarité avec la famille Shalit". Naomi Szerman, 13 ans, accompagne son père pour "dire qu'il est temps que Gilad revienne à la maison".

Par cette belle soirée d'été, la foule, assise par terre, écoute religieusement les 80 musiciens du philharmonique. Certains ont la larme à l'oeil. Au programme: Verdi, Mozart, Albinoni, Beethoven et le chanteur populaire israélien Shlomo Artzi.

"Il suffit qu'il revienne à la maison, nous ne demandons rien de plus", a chanté Shlomo Artzi, en reprenant les paroles d'un de ses tubes que le public connaît par coeur.

Devant l'estrade, plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien à la famille Shalit, notamment le ministre sans portefeuille du Likoud (droite), Michaël Eytan, et l'ex-ministre de la Défense Shaoul Mofaz.

Pour l'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, "quatre ans, c'est quatre ans de trop".

Les parents du soldat, Aviva et Noam Shalit, montent sur l'estrade et le concert se termine avec l'hymne national israélien, la Hatikva: "Espoir" en hébreu.

"Je suis réconforté par les milliers de personnes venues exprimer leur solidarité avec Gilad", confie à l'AFP Noam Shalit.

La famille Shalit a entrepris depuis huit jours une marche de solidarité à travers Israël jusqu'à la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem pour exiger la libération du soldat.

Avant le concert, les parents se sont rendus près du lieu où leur fils a été capturé. "Gilad est à la fois proche physiquement de nous mais en même temps il est très loin", a dit son père, à quelque 200 mètres de la clôture de sécurité séparant Israël de Gaza.

Au même moment, de l'autre côté de la frontière, 200 habitants de Gaza manifestent au nom des familles de détenus palestiniens en brandissant des portraits de leurs proches emprisonnés.

AFP. 05 juillet 2010

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L'ex-comptable de Liliane Bettencourt sur la sellette...

Claire T. intéresse les autorités judiciaires à plus d’un titre. Elle est d’abord la compagne de l’informaticien soupçonné d’avoir numérisé les bandes magnétiques du dictaphone utilisé pour capter les conversations privées de l'héritière de l'Oréal avec son entourage. Si Claire T. savait que son compagnon numérisait les enregistrements et si elle a apporté son aide à l’informaticien, elle pourrait être poursuivie pour complicité d’atteinte à la vie privée. Mais c’est le volet «vol de documents» qui pourrait attirer le plus d’ennuis à la comptable.

Dans sa plainte déposée le 18 juin, deux jours après la publication d’extraits des conversations piratées, Liliane Bettencourt évoque la disparition de pièces comptables. Claire T. , au service de Mme Bettencourt pendant treize ans, est visée. «Lors d'une de ses dépositions, la fille de Mme Bettencourt a évoqué des documents remis par la comptable, commente Me Georges Kiejman, avocat de Liliane Bettencourt. Je ne connait pas la nature de ces documents mais j'en conclus qu'il y a eu vol. » « Faux, nous expliquait Me  Antoine Gillot, avocat de la comptable, la semaine dernière. Ma cliente a remis tous les documents lors de son départ. Une feuille contresignée par elle et Mme  Bettencourt le prouve. D'ailleurs, lors de la perquisition à son domicile, la police n'a rien trouvé. »

Les enquêteurs ont en fait saisi quelques documents et un ordinateur. La police technique et scientifique épluche son contenu pour savoir s'il recèle des documents dérobés, voire la trace d'opérations financières notées sur les carnets où Claire T. notait les retraits en espèces et les bénéficiaires des sommes. Soit 50 000 € par semaine. «Il est étonnant que la comptable n'ait jamais parlé de ces carnets auparavant », souligne un proche du dossier. Claire T. n'avait en effet évoqué leur existence qu'à la veille du procès de François-Marie Banier, le photographe soupçonné par la fille de Mme Bettencourt d’avoir soutiré un milliard d’euros à sa mère. Elle avait pourtant été interrogée deux fois comme témoin dans le cadre de l’enquête visant Banier, entre 2008 et 2009, et le 18 juin quand elle était en garde à vue. 

Le Parisien - 05 juillet 2010

Pourquoi cache-t-on le nom de Claire T. ?

02:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

La mort de Nicodème: des questions demeurent

Plus de vingt-quatre heures après la disparition de Nicodème, 22 mois, samedi près de Dinard (Ille-et-Vilaine), le corps sans vie du petit garçon a été retrouvé lundi matin peu avant 10 heures.

 
 
 C'est un gendarme qui a fait la macabre découverte, en sondant une nouvelle fois la fosse septique de la maison de vacances des grands-parents, située à Pleurtuit.

 

Le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère, a précisé que la fosse avait pourtant déjà été fouillée à plusieurs reprises samedi et dimanche. Les premiers sondages effectués avec un bâton n'avaient rien donné. Ce n'est que 36 heures après la disparition de l'enfant qu'un gendarme a repêché le corps en sondant une nouvelle fois la fosse à l'aide d'un râteau. 

Dans l'après-midi, c'est le ballon avec lequel jouait le garçon de 22 mois qui a été retrouvé flottant dans la fosse. La thèse de l'accident apparaît de plus en plus plausible, même s'il reste encore beaucoup de zones d'ombre à éclaircir. Et cette question qui revient sur toutes les lèvres : comment le petit garçon a-t-il pu tomber dans la fosse, alors que celle-ci était a priori recouverte d'une dalle circulaire en béton pesant au moins 15 kg ?

La famille auditionnée ce mardi

Les enquêteurs, eux, restent prudents. Ils attendent notamment le rapport de l'autopsie menée lundi après-midi sur le corps de l'enfant, qui conclura ou non à une noyade. La famille de Nicodème, elle, sera auditionnée mardi. Les enfants également seront interrogés. Ils ont été les dernières personnes à avoir vu le petit Nicodème encore vivant.  «Ils seront accompagnés par des pédopsychiatres», a assuré le procureur.  

Nicodème était arrivé vendredi du Val d'Oise, avec ses parents et ses trois frères et soeurs, dans la villa de ses grands-parents à Pleurtuit, près de l'estuaire de la Rance. Il avait échappé à la vigilance des adultes samedi vers 17 heures, alors qu'il jouait quelques instants plus tôt avec les autres enfants sur le terrain de la maison. Ses parents et grands-parents l'avaient cherché partout dans la maison et autour de la propriété, avant d'alerter les gendarmes.

Durant deux nuits et un jour de recherches, quelque 120 gendarmes appuyés par des chiens ont ratissé le terrain dans l'espoir de le retrouver. Des dizaines de volontaires participaient aussi aux fouilles. 

Le Parisien - 05 juillet 2010

02:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendée: un cuisinier humilie des enfants lors du pique-nique de fin d'année

Excédé par certains comportements perturbateurs, il a forcé une dizaine d'élèves à ramper à genoux pour pouvoir manger. Deux parents ont porté plainte et réclament son licenciement.

«Vous avez traité le personnel comme des chiens, vous allez manger comme des chiens». La fête a tourné court, jeudi dernier, à la cantine municipale de Venansault (Vendée) : un cuisinier a contraint une dizaine d'enfants perturbateurs - âgé de 8 à 11 ans - à ramper pour aller chercher leur nourriture à l'occasion du pique-nique de fin d'année.

 

«Dehors en plein soleil, devant tout le monde, on les a obligés à se mettre à genoux et à aller chercher leur repas à genoux, raconte un parent d'élève dans Ouest France. Mon fils n'avait pas osé en parler, à son retour de l'école, jeudi soir, pensant qu'il avait fait une grosse bêtise. C'est une maman, dont le fils a subi le même sort, qui m'a demandé vendredi si j'étais au courant de ce qui s'était passé».

 

Certains parents, choqués, ont aussitôt prévenu la municipalité. Deux d'entre eux ont déposé plainte aurpès de la gendarmerie de Poiré-sur-Vie. Car s'ils admettent que certains enfants sont «difficiles» et «turbulents», ils déplorent, en revanche, la méthode utilisée, n'hésitant pas à parler d'«humiliation» plutôt que de «punition». Ils réclament le licenciement du cuisinier incriminé.

 

 

«Il est cuisinier ou maître chien ?»

 

«C'est un excellent cuisinier, mais il n'a pas de pédagogie», a reconnu Muriel Wattel, responsable de l'association qui gère la cantine. Jeudi, «il a dépassé les bornes». La responsable a expliqué qu'à la cantine, «l'ambiance était tendue avec une dizaine d'enfants de l'école publique», si bien qu'un permis à point avait été instauré, avec convocation des parents à épuisement des points. La punition concernait uniquement ces enfants perturbateurs.

 

«Tout le monde a une part de responsabilité» dans le mauvais climat à la cantine, a estimé Muriel Wattel. «Les personnels subissent beaucoup de choses, des parents ont été convoqués (et) ne sont jamais venus, mais j'ai aussi des soucis avec mes salariés qui ne sont pas forcément formés», a-t-elle indiqué.

 

Une défense balayée par certains parents. L'un d'entre eux, Christophe, a indiqué sur Europe 1 n'avoir jamais été averti par la cantine. «On ne travaille pas avec des enfants si on ne supporte pas les gens, a-t-il expliqué. Il est cuisinier ou maître chien ?», s'est-il interrogé.

 

Une réunion devrait rassembler lundi soir parents, responsables de la cantine et élus de la commune pour faire le point sur cet incident.

Le Figaro - 05 juillet 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le système Sarkozy en pleine débandade

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Eric Woerth et Nicolas Sarkozy.© Reuters

 

L'Elysée ne maîtrise plus ses calendriers. Et cette simple donnée laisse entrevoir la fébrilité voire la panique qui règne désormais au sommet du pouvoir. Mercredi, Nicolas Sarkozy recevait des députés UMP pour leur annoncer un remaniement gouvernemental en octobre, après l'adoption par le Parlement de la réforme des retraites.

 

  La veille, son Premier ministre avait exhorté ses troupes à serrer les rangs, tous en ligne pour soutenir Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt. Et quelques jours avant, l'omniprésent et bavard Alain Minc s'interrogeait à haute voix sur l'ampleur qu'il convenait de donner à un tel remaniement : conserver ou non François Fillon au poste de premier ministre ?

Ce calendrier n'aura pas tenu quatre jours. Alain Joyandet, secrétaire d'Etat, a-t-il décidé de partir, comme il l'affirme sur son blog, ou a-t-il été limogé ? Peu importe. Ce départ à contretemps, annoncé un dimanche après-midi, et accompagné d'un limogeage – celui de Christian Blanc – pour tenter d'en faire un signe politique, ne règle rien. Le pouvoir ne tirera aucun bénéfice de ce qu'il ne peut pas présenter comme une remise en ordre mais qui apparaît au contraire comme le signe d'un très grand désordre.

 

Quelle était donc la soudaine urgence de se séparer de deux secrétaires d'Etat ? Mediapart avait révélé dès le mois de mars la location d'un jet privé par Alain Joyandet (notre article ici). Cela fait près d'un mois que Le Canard enchaîné a enrichi ce «dossier», révélant le permis de construire contesté du même Joyandet pour sa villa dans le Var, puis les 12.000 euros de cigares de Christian Blanc payés par les contribuables.

 

Ni l'Elysée ni Matignon n'avaient alors jugé bon de réagir, pas plus qu'ils n'ont estimé utile de fournir quelques explications précises sur les affaires touchant d'autres ministres ou secrétaires d'Etat, Christian Estrosi ou Fadela Amara. Quant à l'annonce, la semaine passée par le président de la République, de la réduction du train de vie des cabinets ministériels, il n'en reste qu'une énorme bourde de communication : les ministres devront désormais payer de leurs deniers personnels «leurs frais privés».

 

Dès lors, les départs mal maîtrisés d'Alain Joyandet et de Christian Blanc ne peuvent apparaître que comme une tentative maladroite de calmer l'incendie de l'affaire Woerth-Bettencourt. Ils n'en soulignent que plus combien ce dossier, apparu à la marge d'enregistrements clandestins réalisés dans le cadre des litiges privés de la famille Bettencourt, touche en plein cœur au mode de pouvoir de Nicolas Sarkozy.

MEDIAPART - 05 juillet 2010

 

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05/07/2010

Iran: des hélicoptères dispersent des fleurs sur la mer en hommage aux victimes d'un croiseur américain

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Des hélicoptères ont dispersé des fleurs, en présence des membres des familles et des proches des victimes , dans les eaux du golfe Persique, pour rendre hommage aux 290 passagers et membres d’équipage tués par un tir de missile d’un croiseur américain USS Vincennes, qui a délibérément abattu un avion de ligne iranien il y a de cela 22 ans.

L’Airbus A300 d’Iran air a été abattu, le 3 juillet 1988, peu après son décollage de la ville portuaire de Bandar Abbas, par l’USS Vincennes".


Le président de la République Islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié cet acte de tache noire dans le bilan de la démocratie américaine.


"Cette tragédie est une véritable déclaration de guerre à l’humanité par ceux qui prétendent vouloir défendre les Droits de l'Homme et lutter contre le terrorisme" », a affirmé Mahmoud Ahmadinejad.


Le 3 juillet 1988, le croiseur de guerre américain USS Vincennes abat un Airbus A300 d'Iran Air au cours d'un vol commercial régulier dans l'espace aérien iranien alors qu'il survolait le détroit d'Ormuz causant la mort de 290 civils de six nationalités différentes et comptant parmi eux 66 enfants

Le 3 juillet 1988, en pleine guerre imposée par l’Irak à l’Iran, déclenchée par la dictature du pro-américain Saddam Hussein, le croiseur américain USS Vincennes, posté dans le Golfe persique, a abattu un Airbus A300 de la compagnie Iran Air, qui transportait 290 personnes de six nationalités différentes et comptant parmi eux 66 enfants Aucun passager ne survivra à la catastrophe.

IRNA - 03 juillet 2010

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Londres, Berlin et Dubaï nient refuser de ravitailler les avions iraniens, mais tous les doutes sont permis

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Un appareil d'Iran Air à l'aéroport d'Orly - (Cliquez sur la photo)

Un responsable iranien a annoncé lundi que les aéroports de Grande-Bretagne, d'Allemagne et des Emirats arabes unis refusaient de ravitailler les avions de ligne iraniens après les nouvelles sanctions américaines, mais ces trois pays ont nié avoir pris une telle mesure.

"Depuis jeudi, après l'adoption des sanctions unilatérales américaines contre l'Iran, les aéroports de Grande-Bretagne, d'Allemagne et des Emirats refusent de ravitailler les avions iraniens", a dit Mehdi Aliyari, secrétaire de l'Association des compagnies aériennes d'Iran, cité lundi par l'agence Isna.

L'agence officielle iranienne Irna a indiqué de son côté que l'aéroport de Koweït avait fait de même.

Selon M. Aliyari, cette mesure est conforme "à la décision du Congrès américain imposant des sanctions contre la vente des produits combustibles à l'Iran. Les compagnies (nationale) Iran Air et (privée) Mahan, qui ont de nombreux vols vers l'Europe, ont rencontré des problèmes".

Il a appelé "le ministère des Affaires étrangères, l'organisation nationale de l'aviation civile et le ministère des Transports à agir contre cette action illégale américaine".

Le président américain Barack Obama a promulgué le 1er juillet une nouvelle série de sanctions, votée par le Congrès, contre l'Iran, soupçonné malgré ses démentis de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

Ces sanctions visent à perturber l'approvisionnement de l'Iran en essence, en kérosène et d'autres produits énergétiques raffinés. Elles s'ajoutent à la nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU renforçant les sanctions contre l'Iran qui refuse de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

Cité également par l'agence de presse iranienne Isna, un membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la sécurité nationale, Heshmatollah Falahat-Pisheh, a appelé à des représailles contre les Emirats, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

"Nous considérons que les sanctions des Etats-Unis cherchent à nuire aux Iraniens", a-t-il dit. "Nous devons absolument faire la même chose aux Emirats, à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne, dont les avions nécessitent d'être ravitaillés en Iran".

"Si l'on porte atteinte au développement et à la sécurité de l'Iran, aucun pays de la région ne pourra jouir d'une sécurité durable", a-t-il averti.

Néanmoins les autorités aux Emirats, en Grande-Bretagne et en Allemagne ont nié avoir imposé de nouvelles directives concernant le ravitaillement des avions de ligne iraniens transitant par leurs aéroports.

A Londres, un porte-parole du gouvernement a dit que celui-ci n'était "pas au courant d'un refus de carburant au Royaume-Uni".

A Dubaï, un porte-parole de l'aéroport international a affirmé que les avions iraniens continuaient de bénéficier du service de ravitaillement.

Cependant une source proche du dossier à Dubaï a fait état d'un problème avec un "fournisseur international de carburant" dans plusieurs aéroports dans le monde, y compris aux Emirats, qui a refusé de ravitailler les avions iraniens. Mais "les opérateurs d'Iran Air ont d'autres sources pour se ravitailler", a-t-elle dit sous couvert de l'anonymat.

A Berlin, le ministère des Transports s'est contenté d'affirmer que le refus de ravitailler des avions de passagers n'appartenait pas à la panoplie des sanctions américaines ou onusiennes.

Mais le bureau allemand de la compagnie nationale Iran Air a démenti que les aéroports d'Allemagne refusaient un tel ravitaillement. "C'est incorrect", a répondu à l'AFP Mohammad Rajabi, directeur d'Iran Air joint à Francfort.

Le Point - 05 juillet 2010

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Flottille: La Turquie menace de rompre avec Israël et ferme son ciel aux avions militaires

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(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

ANKARA — La Turquie a menacé Israël lundi d'une rupture des relations si l'Etat hébreu ne s'excusait pas pour le raid de ses forces contre une flottille d'aide pour Gaza, et annoncé avoir fermé son espace aérien aux vols militaires israéliens.

Ce durcissement d'Ankara a été exprimé par le chef de la diplomatie, Ahmet Davutoglu, cité par la presse, et ce malgré une rencontre secrète la semaine dernière entre lui et un ministre israélien qui laissait présager un léger réchauffement entre les deux pays, liés par un partenariat stratégique.

Jusqu'à présent, les Turcs n'avaient pas évoqué l'éventualité d'une rupture diplomatique même si les relations bilatérales, jadis qualifiées d'exemplaires, ont été sérieusement endommagées après le raid, le 31 mai, dans les eaux internationales, d'un convoi maritime humanitaire à destination de Gaza qui avait fait neuf morts turcs.

M. Davutoglu, qui s'exprimait devant des journalistes dans l'avion le ramenant d'un voyage au Kirghizstan, a exhorté Israël à s'excuser ou à accepter les conclusions d'une commission d'enquête internationale.

Sinon, a-t-il averti, "les relations seront rompues".

Israël "ne s'excusera jamais" auprès d'Ankara pour le raid, a toutefois affirmé lundi un haut responsable du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait déjà dit vendredi soir qu'Israël ne s'excuserait pas pour l'abordage du navire turc.

Contrairement à des déclarations précédentes, M. Davutoglu est apparu plus souple au sujet d'une commission créée par Israël pour enquêter sur l'affaire de la flottille.

"Si cette commission conclut que le raid était injuste et s'ils s'excusent, cela serait aussi suffisant", a-t-il souligné, insistant également sur le paiement de compensations.

La Turquie réclamait jusqu'à présent la création d'une commission d'enquête internationale et indépendante.

M. Davutoglu a aussi annoncé la fermeture totale de l'espace aérien turc aux vols militaires israéliens, une décision de rétorsion prise "pour isoler Israël" après son raid.

"Cette décision n'a pas été prise pour un ou deux avions seulement", a-t-il souligné, précisant qu'elle pourrait éventuellement être élargie aux vols civils.

Ankara avait confirmé la semaine dernière la fermeture du ciel turc à deux avions militaires d'Israël tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une interdiction générale.

M. Davutoglu a souligné avoir présenté de nouveau les demandes turques lors d'un entretien secret qu'il a eu mercredi à Bruxelles avec le ministre israélien du Commerce et de l'Industrie, Binyamin Ben Eliezer, premier contact bilatéral depuis le raid.

"Nous n'attendrons pas jusqu'à l'éternité pour la réponse israélienne", a-t-il ajouté.

"La Turquie est décidée à protéger ses intérêts dans cette affaire, et pour cela elle insiste pour des excuses et des indemnisations", a souligné une source diplomatique à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Cette source a qualifié d'"importante" pour la Turquie les conclusions de la rencontre que doit avoir M. Netanyahu avec le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, mardi.

Washington a clairement indiqué la semaine dernière qu'un rétablissement des liens turco-israéliens était de son intérêt dans la région.

Seul membre musulman de l'Otan, la Turquie a des frontières avec la Syrie, l'Irak et l'Iran, en qui Israël voit une menace nucléaire grandissante.

AFP. 05 juilllet 2010

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