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Blog - Page 1523

  • Affaire Bettencourt: la comptable avait ordre de distribuer des enveloppes

    Après les comptes en Suisse, l’île aux Seychelles et les chèques pour des campagnes électorales, l’affaire Bettencourt connaît un nouveau rebondissement, révélé ce mercredi par «le Parisien» - «Aujourd'hui en France».

    Pendant des années, Claire T., comptable employée par la famille Bettencourt durant douze ans avant d’être licenciée en novembre 2008, retirait chaque semaine et en liquide des dizaines de milliers d’euros des comptes bancaires de sa patronne.

     
     

    Elle avait ensuite mission de distribuer l’argent à différentes personnes désignées par l’héritière de L’Oréal. « En distribuant ces sommes, elle agissait simplement sur ordre de sa patronne. Un point c’est tout », nous a expliqué Me Antoine Gillot, l’avocat de la comptable.

    Ces opérations secrètes sont rigoureusement notées, depuis plus d’une dizaine d’années, dans les « carnets de caisse » de Claire T. Décrite comme « une femme d’une grande intégrité » par son
    , cette salariée d’une cinquantaine d’années, employée à la fois par Clymène, la société qui gère les dividendes de L’Oréal de la milliardaire, et par Liliane Bettencourt elle-même, y répertoriait avec minutie les sommes versées en liquide. En face, elle indiquait les initiales ou parfois même les noms des bénéficiaires.

    Interrogée par les policiers lors de son placement en garde à vue, il y a deux semaines, dans le cadre de l’enquête sur les enregistrements clandestins du majordome de Liliane Bettencourt, Claire T. n’a rien livré du contenu de ses carnets. Ceux-ci, en même temps que les explications de la comptable, devraient cependant être au cœur des prochaines investigations de la .

     Avec une question simple : qui a reçu des enveloppes d’argent liquide de Liliane Bettencourt ?

     

    Si l’essentiel des noms est pour l’heure inconnu, nous avons pu retracer le parcours de certaines de ces missives particulières. Selon nos informations, de l’argent aurait été distribué, par exemple, à des médecins employés par l’Assistance publique-Hôpitaux de (AP-HP) en échange de l’accompagnement de la milliardaire et de son mari, avant sa mort en 2007, en vacances aux Seychelles. « Mais d’autres enveloppes ont été offertes à des personnes influentes ou ont servi à payer une partie des salaires des employés », indique un proche des Bettencourt.

    Claire T. est donc désormais au cœur de l’affaire. « On ne peut rien lui reprocher, coupe net Me Antoine Gillot. De toute façon, elle a prouvé que lors de ses journées de travail à Neuilly, et surtout pendant les derniers mois, elle a surtout tenté de protéger Mme Bettencourt. » Claire T. détenait par exemple une clé du coffre où sont rangés tous les bijoux de Liliane Bettencourt. L’autre jeu était détenu par la milliardaire elle-même. « Et quand François-Marie (NDLR : Banier) tentait de persuader Mme Bettencourt de rapatrier ses bijoux à Neuilly en envoyant Claire T., elle a toujours refusé », raconte la même source, qui s’est depuis éloignée de l’hôtel particulier.

    Claire T. a également raconté aux policiers avoir aidé sa patronne à annuler une opération financière qu’elle venait d’effectuer en faveur de François-Marie Banier. « Elle était un peu la dernière barrière, témoigne un proche qui a quitté la maison. Après elle, c’est Patrice de Maistre qui a pris le relais et a obtenu toute la confiance de Mme Bettencourt… » Le jour de son départ de l’hôtel particulier de Neuilly, la comptable se serait sentie « soulagée ». 

    Le Parisien - 30 juin 2010

  • Injures raciales: 5000€ d'amende requis contre l'ancien préfet Paul Girot de langlade

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    Une amende de 5 000 euros a été requise contre l'ancien préfet Paul Girot de Langlade qui répondait d'injures raciales mardi, devant le tribunal correctionnel de Créteil, pour avoir déclaré en juillet 2009 à l'aéroport d'Orly : «On se croirait en Afrique, ici !»

    Alors préfet hors-cadre chargé des Etats généraux de l'Outre-Mer pour La Réunion, le haut fonctionnaire avait lâché cette phrase lors d'un contrôle de sécurité qui s'était envenimé.

    En transit, le préfet et son épouse sont fatigués par le voyage et pressés. Mais au moment du contrôle, l'alarme retentit et le ton monte avec les agents de sécurité. En quittant le portique, l'homme s'emporte : «On se croirait en Afrique ici !» lâche-t-il.

    Trois agents de la société Securitas, dont deux femmes noires, avaient porté plainte contre lui. A la suite de cette affaire, il avait été mis en retraite d'office. Ses propos avaient provoqué une vive polémique avec le ministre de l'Intérieur, accusé par Langlade d'avoir «orchestré» cette affaire «pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste» après son passage au ministère de l'Identité nationale. Ce dont Brice Hortefeux s'était défendu...

    «Si ça avait été rigoureux, j'aurais pu dire : On se croirait aux Etats-Unis»

     

    L'ancien préfet a admis avoir tenu ces propos mais récusé tout racisme. «J'ai simplement voulu dire que c'était le bordel (...) Si le contrôle avait été rigoureux, j'aurais pu dire : On se croirait à Singapour ou aux Etats-Unis», a-t-il déclaré. «Je suis peut-être une grande gueule (...) mais je ne suis pas raciste», a-t-il ajouté, n'hésitant pas à interrompre plaignants comme avocats.

    A la barre ou assis sur sa chaise, Paul Girot de Langlade trépigne, secoue la en signe de désapprobation, réfutant avoir évoqué la couleur de peau des agents et expliquant s'être senti «agressé» lors du contrôle. Pourtant, selon une des plaignantes, il aurait toutefois déclaré qu'«il n'y avait que des Noirs ici» et s'était prévalu de sa qualité de préfet lors du contrôle.



    «Le seul fait d'être en Afrique constitue un désagrément.»


    Pour le représentant du ministère public, Bernard Thouvenot, la question n'est pas de savoir s'il est raciste : «La loi ne sanctionne pas une opinion, mais elle sanctionne son expression publique», rappelle-t-il, dénonçant des propos «outrageants» et «méprisants» qui reprennent une idée largement véhiculée et péjorative que «le seul fait d'être en Afrique constitue un désagrément.» «La réserve est la moindre des choses qu'on peut attendre d'un haut fonctionnaire», ajoute-t-il en réclamant 5 000 euros d'amende.

    L'ex-préfet «a dit une connerie, mais ce n'était pas raciste», lance Me Gilbert Collard, l' du fonctionnaire, fustigeant la «police de la pensée» et la «douane des mots». «On a cherché à le rendre raciste parce que quelqu'un avait besoin de se faire passer pour un anti-raciste de service», dit l'avocat, visant sans le nommer le ministre de l'Intérieur .

    Pour ses derniers mots à la barre, M. Girot de Langlade finit pas concéder quelques «regrets». «Je suis désolé d'avoir vexé ces personnes». Le jugement sera rendu vendredi. Sera-t-il plus lourdement condamné que Brice Hortefeux ? Ce dernier avait écopé en juin dernier d'une amende de 750 euros par le tribunal correctionnel de Paris pour «injure raciale» après ses propos tenus à l'université d'été de l'UMP, en septembre à Seignosse dans les Landes. Condamnation de laquelle le ministre avait aussitôt fait appel.

    Le Parisien - 30 juin 2010

  • CHIMULUS

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  • L'Italie défend le crucifix à l'école devant la justice européenne

    STRASBOURG (Conseil Europe) — L'Italie, appuyée par une dizaine de pays, a appelé mercredi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à revenir sur une décision réclamant le retrait des crucifix dans ses écoles publiques, susceptible de faire jurisprudence dans toute l'Europe.

    "Le crucifix est un symbole passif sans rapport avec l'enseignement qui est laïc", a expliqué devant la Cour Nicola Lettieri, le représentant du gouvernement italien, à l'audience d'appel dans une salle bondée.

    "Où est l'endoctrinement et où est l'atteinte aux droits ? On ne soustrait pas les enfants aux convictions de leurs parents", a-t-il affirmé, concluant que "si le crucifix est l'expresssion d'une tradition chrétienne, l'Italie n'est pas prosélyte".

    Dans un arrêt rendu en novembre 2009, la CEDH avait jugé la présence du crucifix dans les écoles publiques italiennes "contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion et de pensée".

    Rome avait immédiatement contesté ce jugement. La décision des juges, saisis à l'origine par la mère de deux élèves scolarisés dans le public, avait suscité un tollé dans la péninsule. Elle avait aussi été contestée dans d'autres pays qui n'ont pas rompu avec les symboles religieux, souvent par tradition.

    Depuis 1984, le catholicisme n'est officiellement plus religion d'Etat en Italie, mais une ordonnance, adoptée sous le fascisme et imposant la présence de crucifix dans les écoles, n'a jamais été abolie.

    La décision définitive des juges de Strasbourg, dans quelques mois, sera contraignante pour l'Italie si elle confirme le premier jugement. Elle pourrait alors faire jurisprudence dans les 47 pays du Conseil de l'Europe, si des parents d'élèves exigent le retrait de crucifix là où ils sont toujours installés.

    Devant cette perspective, une dizaine de pays sont intervenus mercredi pour appuyer la position du gouvernement italien. Leur conseil, le professeur de droit américain Joseph Weiler, a mis en garde contre "une américanisation de l'Europe avec une règle unique qui serait contraire à la variété des constitutions" des Etats.

    "Les pays ont aussi le droit de se définir par rapport à un patrimoine religieux", a-t-il lancé en rappelant la présence de croix sur des drapeaux et des monnaies.

    "Le crucifix est à la fois un symbole national et religieux", a-t-il argumenté au nom de huit pays (Arménie, Bulgarie, Chypre, Grèce, Lituanie, Malte, Russie et Saint-Marin).

    "En Europe, tous les enfants, athées ou croyants, apprennent que le droit de croire comme celui de ne pas croire est une réalité", a ajouté M. Weiler. "Les Britanniques qui entonnent "God save the Queen" ne sont bien sûr pas tous des croyants", a-t-il fait valoir.

    Evoquant la plainte de Mme Lautsi, il a asséné qu'elle "veut imposer à l'Italie l'abandon du crucifix" mais "il n'y a pas de devoir de laïcité qui s'imposerait en Europe".

    L'avocat de Mme Lautsi, Me Nicola Paoletti, a souligné pour sa part que sa cliente agissait en tant que "laïque" et non en tant qu'"athée". "Elle ne s'est jamais exprimée contre la religion catholique. Elle veut élever ses deux enfants scolarisés dans le principe de laïcité", a-t-il déclaré.

    "Or dans les écoles publiques, les enfants peuvent penser que l'Etat s'identifie à cette religion, et s'ils ne sont pas catholiques, ils peuvent se sentir en minorité et en souffrir", a-t-il conclu.

    AFP. 30 juin 2010

  • INGRES (1780-1867)

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    Le songe d'Ossian - Dominique Ingres  (1813)
    (Cliquez sur le tableau pour l'agrandir)
    « Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps?

    Demain dans le vallon viendra le voyageur

     Se souvenant de ma gloire première...

    Et ses yeux vainement chercheront ma splendeur,

    Ils ne trouveront plus que deuil et que misère! Hélas!

     Livret de Werther, acte III, poème d'Ossian
  • La justice très indulgente pour les esclavagistes d'une fillette de onze ans

    Un couple franco-malien a été condamné mardi par la cour d'appel de Paris à deux ans de prison avec sursis pour avoir, durant neuf ans, soumis à un esclavage domestique Rose, une jeune Malienne, arrivée en France à l'âge de 11 ans, une peine jugée insuffisante par la victime.

    "Rose est très déçue, elle avait cru en la justice, pour elle mais aussi pour tous ceux qui ont vécu et qui vivent ça", a réagi son avocate, Me Anick Fougeroux, qui espérait une peine de prison ferme.

    Aïssata et Mamadou S. ont été reconnus coupables d'avoir amené Rose en France en 1997, avec de faux papiers. Ils l'avaient ensuite contrainte pendant neuf ans à travailler 15 heures par jour dans leur pavillon de Bondy (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris.

    Le 6 novembre 2009, un tribunal avait considéré que le couple avait bien soumis la jeune fille à des conditions de travail indignes et condamné Aïssata à deux ans avec sursis et Mamadou S. à 18 mois avec sursis. Le couple avait également été condamné à verser 93.000 euros de dommages et intérêts à la victime.

    Tout comme l'association SOS Esclaves, qui soutient Rose dans son combat judiciaire, le parquet avait jugé ces peines insuffisantes et fait appel. Le 7 juin, à l'audience, il avait requis la confirmation de la peine de Mamadou, mais deux ans de prison, dont six mois ferme à l'encontre de son épouse.

    Mardi, la cour d'appel n'a pas suivi ces réquisitions. Elle a confirmé le montant des dommages et intérêts, ainsi que la peine d'Aïssata. Elle a juste alourdi la peine du mari, de 18 à 24 mois avec sursis, estimant que par son silence, il s'était rendu tout aussi coupable.

    "Mademoiselle n'était pas inscrite à l'école, car elle ne parlait pas français", s'était défendue Aïssata à l'audience.

    Selon elle, c'est la famille de Rose qui lui aurait demandé d'amener l'enfant en France "afin de lui trouver un mari" et de "lui donner un avenir meilleur" qu'au Mali.

    "Tout ce qu'elle raconte est faux. Rien n'est vrai", avait réagi Rose, frêle silhouette dressée face à Aïssata bien plus imposante.

    "Elle m'a montré comment nettoyer la maison, comment aller chercher les enfants, comment on fait la cuisine, comment on met le linge dans la machine... J'ai fait ça pendant des années", avait-elle raconté.

    "Du matin au soir, je nettoyais tout, le plafond, le carrelage, la voiture. Le week-end, j'avais quatre bassines de repassage à faire. Au début, je mangeais avec eux et puis un jour, les enfants ont dit que "je sentais l'eau de Javel", alors "je mangeais dans la cuisine".

    Aujourd'hui âgée de 25 ans, Rose avait aussi raconté la première "gifle". Aïssata lui aurait alors dit : "Moi, je peux faire de toi ce que je veux".

    Mardi, la cour d'appel a jugé qu'"aucun élément du dossier n'est susceptible de confirmer que (le couple) a agi dans le but d'éduquer Rose comme ses enfants et pour lui permettre de trouver un mari".

    Le Point - 29 juin 2010

  • CHIMULUS

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  • Dans l'Oise, le parti de poche d'Eric Woerth

    Au nom de quoi Liliane Bettencourt a-t-elle pu signer un chèque à l'intention d'Eric Woerth, le 4 mars 2010 – si l'on en croit l'enregistrement «pirate» de l'une de ses conversations privées avec Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune. Dans quel cadre légal ?

     

    Ce 4 mars 2010, en effet, il semble que Patrice de Maistre a présenté trois chèques à la milliardaire, pour paraphe: le premier, selon ses dires, à l'intention de «Valérie Pécresse» ; le deuxième au bénéfice d'Eric Woerth; le troisième en faveur de Nicolas Sarkozy.

              Interrogé, par la suite, sur la nature précise de ces versements, l'homme de confiance de Mme Bettencourt a répondu en variant les versions, puisqu'il a d'abord parlé, pour Eric Woerth, de «10.000 euros pour la construction d'un auditorium» (en récompense d'un coup de pouce supposé du ministre). Puis le 20 juin, son avocat, Me Pascal Wilhelm, a assuré au Journal du dimanche que l'héritière de L'Oréal avait «aidé (...) Eric Woerth à hauteur de 7.500 euros». Sur quelle base légale? Pressé de l'expliquer, le gestionnaire de fortune a lâché une énormité, dans sa dernière interview au Figaro (le 25 juin), en déclarant que la milliardaire avait ainsi financé la «campagne des régionales» d'Eric Woerth...

     

    Le hic, c'est que celui-ci ne s'est jamais présenté aux régionales de 2010: si une vingtaine de ministres ont concouru, il n'en faisait pas partie...

     

    Il faut donc chercher ailleurs, en gardant à l'esprit la petite phrase lâchée par le maire de Chantilly lors de son «Grand jury RTL-Le Figaro-LCI» (le 27 juin dernier). Questionné sur l'existence d'une telle «remise d'argent» de la part de Liliane Bettencourt, il a en effet glissé: «Oui, dans le cadre de ma vie politique»... Sous-entendu: sa vie politique propre, pas celle du trésorier de l'UMP (fonction qu'il occupe depuis sept ans). Qu'est-ce que ça veut dire?

     

    En fouillant, Mediapart est tombé sur un petit parti étonnant, agréé dans la seule région Picardie, où le ministre du travail est maire de Chantilly. Son nom: «Association de soutien à l'action d'Eric Woerth». Inconnu sur place (à l'exception sans doute de quelques proches), cette organisation a le statut de parti politique à part entière.

    Tout à fait légal, il est doté d'une association de financement ad hoc (détachée de toute campagne électorale spécifique) pour collecter des fonds. C'est un parti intégralement dévoué à Eric Woerth, qui n'a touché aucune cotisation en 2008 (donc sans adhérent apparent à l'époque), d'après les derniers bilans comptables rendus publics.

     

    Dès lors, est-ce à l'ordre de cette «Association», très personnelle, que Liliane Bettencourt a signé un chèque en mars 2010 (un don plafonné à 7.500 euros par la loi)? Interrogé par Mediapart, au travers de sa chargée de communication, le ministre n'a pas répondu.

     

    Si cette piste était avérée, il pourrait s'en trouver gêné... Car c'est une chose de récolter de l'argent auprès de Liliane Bettencourt pour le compte de l'UMP; mais c'en est une autre que de bénéficier des fonds de la milliardaire, qui emploie son épouse, pour financer son parti «maison», sa petite machine électorale...

    Par Mathilde Mathieu - MEDIAPART - 29 juin 2010

  • David Cameron appelé à revendiquer son identité juive

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    David Cameron en 2010
    Le président du Board of Deputies of British Jews (fédération représentative des principales associations juives britanniques), Vivian Wineman, de passage à Tel-Aviv, a dénoncé la déligitimation de l’Etat d’Israël dans l’opinion publique britannique et la montée en puissance du boycott.

    Pour renverser cette tendance, il a annoncé que son organisation souhaite que l’exemple de la solidarité avec Israël vienne d’en haut. Dans cette perspective, le Board of Deputies of British Jews prie  le nouveau Premier ministre David Cameron de revendiquer plus souvent son origine juive.

    Au cours de sa campagne électorale, il avait été demandé à M. Cameron si ses origines n’altéreraient pas l’objectivité de son jugement sur le Proche-Orient. Il s’en était défendu, tout en exprimant sa fierté de compter parmi ses ancêtres Elia Levita (1469-1549), un écrivain majeur de langue yiddish.

    Alter Info - 29 Juin 2010

  • L'Iran mobilise dans le nord du pays

    Des sources militaires à Téhéran ont indiqué que le gouvernement iranien faisait acheminer depuis quelques jours des troupes et du matériel militaire dans le nord-ouest du pays, dans la région de la Mer Caspienne. De longs convois de chars, de matériel d’artillerie, de batteries de D.C.A et d’unités d’infanterie ont été aperçus sur les routes qui mènent vers la frontière de l’Iran avec l’Azerbaïdjan. Ces forces militaires auraient même été déclarées « en état de guerre ».

    Selon l’un des hauts-responsables des Gardiens de la Révolution, le Brigadier-Général Mehdi Moini, il s’agirait de « faire face à une attaque de forces conjointes américaines et israéliennes basées en Azerbaïdjan, qui se prépareraient à lancer une offensive contre des installations nucléaires sur le territoire iranien ». L’officier supérieur a ajouté « que certains pays européens compliquaient la situation en fomentant des troubles ethniques dans ces régions de la frontière nord de l’Iran afin de déstabiliser toute la région ».

    Il est à noter qu’il s’agit de la première fois que les Iraniens parlent d’un risque d’attaque précis et géographiquement localisé de la part de troupes américaines et israéliennes, et envoient massivement des troupes vers cette zone. D’autres sources de renseignement indiquent qu’Israël a récemment envoyé un grand nombre de chasseurs-bombardiers vers des bases en Azerbaïdjan, via la Géorgie, pour épauler des forces américaines déjà stationnées dans ce pays d’Asie centrale.
    Pour le moment, les autorités azéries n’ont pas encore réagi à ces informations en provenance d’Iran, ni à la concentration de forces iraniennes à la frontière sud du pays, qui est longue de plusieurs centaines de kilomètres.


    Mardi, Ouzi Arad, Directeur du Conseil de la Sécurité Nationale et proche conseiller de Binyamin Netanyahou, a déclaré « que les sanctions décrétées récemment par l’ONU à l’encontre de l’Iran étaient loin d’être efficientes pour stopper le programme nucléaire iranien, et qu’il faudrait tôt ou tard opter pour une action militaire préventive».
    Si ces informations étaient confirmées, cela laisserait à supposer que l’Azerbaïdjan remplacerait la Turquie voisine comme l’une des bases de lancement d’une offensive militaire contre le pays des Mollahs.

    par Shraga Blum

    ISRAEL 7.com - 23 juin 2010

     

     

  • Lynchage sur l'A13: ils ont tué Mohamed, 30 ans

    Le quotidien France Soir fait un récit particulièrement détaillé et hallucinant du meurtre qui s’est produit la nuit du 26 au 27 sur l’A13. On en lira le détail ici : Meurtre de l'A13 - Tué devant sa famille. Nous en publions ci-dessous quelques extraits signifiants qui montrent bien quel est le niveau de l’insécurité dans la France sarkozyenne.

    Un enquêteur a dû mal à cacher son écœurement à l’égard des agresseurs. « Ce sont des barbares ! Il faut l’écrire ! » Dans un langage plus policé, le procureur de Versailles, Michel Desplan, souligne le sort de la victime, « tuée d’une manière sauvage, avec une violence incroyable ».

    Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure du matin. Trois voitures se suivent et prennent l’A13 à hauteur de Chapet. A l’intérieur des véhicules, les parents, leurs trois fils et leurs petites amies. Ils viennent de passer la soirée dans les environs chez d’autres membres de leur famille et sont maintenant sur le chemin du retour, direction la Seine-et-Marne. A la bretelle d’entrée d’autoroute suivante, celle des Mureaux, une Renault Clio force le passage et érafle l’Audi A3 à l’intérieur de laquelle Mohamed est simple passager. Tout le monde s’arrête sur la voie d’urgence. Les Seine-et-Marnais veulent établir un constat amiable. La conductrice de la Clio et un passager ne veulent pas en entendre parler. « Vous n’allez pas faire vos Français ! » disent-ils à la famille de Mohamed. Le ton monte. Le passager de la Clio téléphone à des amis. Il faut moins de cinq minutes pour que déboulent deux voitures en provenance de la cité des Musiciens. Ce quartier sensible des Mureaux est distant de moins d’un kilomètre de l’autoroute. Dix à onze hommes descendent. Le passager de la Clio, très excité, harangue les renforts : « Il faut les tuer ! » Ses amis s’exécutent, et assènent coups de poing et coups de pied à toute la famille, y compris les femmes. (…) Mohamed (…) est pris plus particulièrement pour cible. Il est lynché sous les yeux de ses parents, fait un œdème cérébral et est abandonné par ses agresseurs en état de mort clinique.

     Deux suspects ont été interpellés quelques minutes après le drame. Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) des Mureaux ont le signalement d’un véhicule utilisé par les barbares. Une Peugeot 106. Ils la repèrent sur l’A13 et interpellent les deux jeunes à son bord. Il s’agit d’habitants des Musiciens, âgés de 21 et 22 ans, « abondamment » connus des services de police, selon une source proche du dossier. (…) Ils ont été présentés lundi après-midi à un juge d’instruction qui les a mis en examen pour « meurtre et violences volontaires en réunion ». (…) Interrogée lundi soir, une source policière évoque la dignité de la famille de la victime et la sobriété de leurs témoignages, et les oppose aux déclarations des suspects. « Quelqu’un est mort, mais pour eux ce n’est pas grave… » Mohamed, tué à 30 ans sous les yeux de sa famille par des sauvages, habitait Torcy, en Seine-et-Marne et travaillait dans une imprimerie.

    NPI - 29 juin 2010

  • Conseil de l'Europe: résolution sans surprise sur l'islam, l'islamisme et l'islamophobie...

    Le Conseil de l’Europe a adopté le 23 juin dernier la résolution 1743 (2010) portant sur l’islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe.

    Voici donc un condensé brut des positions votées dans cette résolutions. Les parlementaires UMP (membre du groupe PPE-DE) ont voté ce texte.

    L’alinéa 3 dispose que : « Les musulmans sont chez eux en Europe, où ils sont présents depuis des siècles, comme l’indique l’Assemblée dans sa Recommandation 1162 (1991) sur la contribution de la civilisation islamique à la culture européenne. »

    l’alinéa 8 dispose que : « Comme l’Assemblée l’indique dans sa Recommandation 1774 (2006) sur la présence turque en Europe : travailleurs migrants et nouveaux citoyens européens, les gouvernements et les parlements des Etats membres, ainsi que le Conseil de l’Europe, doivent en priorité favoriser l’intégration sociale des musulmans et des autres minorités religieuses »

    l’alinéa 11 dispose que : « L’Assemblée invite les musulmans, leurs communautés religieuses et leurs responsables religieux à lutter contre toute forme d’extrémisme pratiqué sous couvert de l’islam. L’islam est une religion qui prône la paix. »

    L’alinéa 13 dispose que : « L’Assemblée reste également préoccupée par les politiques et les pratiques – tant des autorités nationales que des autorités régionales ou locales – discriminatoires à l’encontre des musulmans, et par le risque d’une utilisation abusive des votes, initiatives et référendums populaires pour légitimer des restrictions des droits à la liberté de religion et d’expression qui sont inacceptables au regard des articles 9 et 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Dans ce contexte, l’Assemblée est particulièrement préoccupée par le référendum organisé récemment en Suisse et demande instamment aux autorités suisses d’adopter un moratoire sur l’interdiction générale de la construction des minarets de mosquées et d’abroger dès que possible cette interdiction. »

    L’alinéa 15 dispose que : « le port du voile par les femmes, et surtout le port du voile intégral sous la forme de la burqa ou du niqab, est souvent perçu comme un symbole de soumission des femmes aux hommes, qui restreint le rôle des femmes au sein de la société, limite leur vie professionnelle et entrave leurs activités sociales et économiques.

    C’est la raison pour laquelle la possibilité d’interdire le port de la burqa et du niqab est envisagée par les parlements de plusieurs pays d’Europe. L’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme reconnaît à toute personne le droit de choisir librement de porter ou non une tenue religieuse en privé ou en public. Les restrictions légales imposées à cette liberté peuvent se justifier lorsqu’elles s’avèrent nécessaires dans une société démocratique, notamment pour des raisons de sécurité ou lorsque les fonctions publiques ou professionnelles d’une personne lui imposent de faire preuve de neutralité religieuse ou de montrer son visage. Toutefois, l’interdiction générale du port de la burqa et du niqab dénierait aux femmes qui le souhaitent librement le droit de couvrir leur visage. »

    Alinéa 21 dispose que : « … Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche en Europe devraient faire de l’islam une matière d’enseignement afin de former les universitaires, enseignants et responsables religieux et d’établir une distinction entre islam et islamisme… »

    NPI - 29 juin 2010

  • Flottille - résultats d'autopsie: sept victimes turques ont été criblées de balles

    Sept des neuf victimes turques du raid israélien contre l'expédition maritime vers Gaza, le 31 mai, ont été criblées de balles, et cinq d'entre elles ont été touchées à la tête, révèlent des rapports d'autopsies effectuées en Turquie.

    Ces documents, rédigés courant juin, ont été transmis aujourd'hui à l'AFP par les avocats des familles des victimes qui ont saisi la justice turque sur le raid d'un commando israélien contre la flottille internationale qui a fait neuf morts sur l'un des navires turcs, le Mavi Marmara. "Les résultats mettent en évidence que les forces israéliennes ont tiré pour tuer les activistes et non pas pour les maîtriser", a indiqué l'un des défenseurs, Yasin Divrak.

    La plus jeune victime, un homme de 19 ans, disposant également de la nationalité américaine, a été touchée par cinq balles, dont deux à la tête, selon le rapport. Une balle a été tirée à bout portant contre le visage du lycéen. Son corps présente deux autres impacts: à la nuque et dans le dos.

    Les experts de médecine légale n'étaient pas en mesure de conclure à d'autres tirs à bout portant sur les autres corps, ceux-ci ayant été lavés après l'abordage ou en trop mauvaise condition pour être examinés, selon les documents.

    Le journaliste Cevdet Kiliclar, 38 ans, qui est l'éditeur internet de l'ONG islamiste turque IHH qui a parrainé l'expédition destinée à forcer le blocus israélien contre Gaza, a été abattu d'une balle dans la tête, note le rapport. Un homme de 61 ans, Ibrahim Bilgen, a été abattu par une arme à feu qui serait vraisemblablement un fusil de chasse.

    Les autorités israéliennes affirment avoir riposté à l'attaque de militants munis de barres de fer et de couteaux lors de l'abordage de leur navire, dans les eaux internationales. Les organisateurs de la flottille affirment au contraire que les commandos israéliens ont tiré aveuglément sur les passagers, qui se sont défendus avec des barres de fer.

    Le Figaro - 29 juin 2010

  • Un automobiliste battu à mort sur l'A13: deux jeunes mis en examen et écroués

    VERSAILLES — Deux jeunes hommes ont été écroués pour avoir battu à mort un automobiliste ce week-end lors d'une rixe après un banal accrochage sur l'autoroute A13 dans les Yvelines, de véritables "actes de barbarie" selon la famille de la victime.

    L'un a été mis en examen lundi soir pour "meurtre et violences volontaires aggravées" et le deuxième est poursuivi pour "complicité de meurtre et de violences volontaires aggravées", a-t-on appris mardi de source judiciaire.

    Les deux jeunes, âgés de 21 et 22 ans, originaires du quartier des Musiciens aux Mureaux et déjà connus de la police, nient les faits et minimisent leur responsabilité. Ils reconnaissent toutefois leur présence lors de la bagarre, ont précisé des sources judiciaire et policière.

    Les enquêteurs de la sûreté départementale des Yvelines s'attachent désormais à identifier la dizaine de leurs complices qui sont toujours en fuite.

    "Tout est parti d'un refus de constat amiable, on n'a jamais vu ça", a déploré la source judiciaire. "La victime a été tuée sous les yeux de ses parents", a-t-elle dit.

    La cousine de l'homme tabassé à mort a parlé sur RTL d'"actes de barbarie", ajoutant que les jeunes qui ont participé à la rixe "se sont acharnés" sur sa famille, dont certains membres sont "défigurés".

    Dans la nuit de samedi à dimanche vers 01H00, sur l'A13 au niveau de la commune de Chapet, près des Mureaux, l'une des trois voitures d'une même famille qui partait en vacances entre en collision avec une Renault conduite par une jeune femme.

    Les véhicules sont légèrement éraflés et la jeune conductrice à l'origine de l'accrochage refuse de signer le constat amiable, selon une autre source judiciaire. Le ton monte et elle appelle des amis en renfort.

    Une dizaine de jeunes gens déboulent alors en voiture et une bagarre éclate au bord de l'autoroute. Un homme âgé de 30 ans est roué de coups, notamment au visage. Quatre autres membres de la famille de la victime ont été blessés, a précisé la seconde source judiciaire, ajoutant qu'ils se sont vu reconnaître des interruptions totales de travail (ITT) de deux à six jours.

    A l'arrivée de la police et des secours, la conductrice impliquée dans l'accrochage et ses amis ont pris la fuite et l'homme tabassé, gravement blessé, a été transporté à l'hôpital Georges Pompidou à Paris.

    Souffrant de graves lésions cérébrales, il a succombé à ses blessures.

    Selon la source policière, qui a qualifié les faits de "boucherie", la victime originaire de Torcy (Seine-et-Marne) est décédée dimanche peu avant minuit.

    Une autopsie doit avoir lieu jeudi pour déterminer notamment si, comme l'a indiqué une des victimes aux policiers, le trentenaire s'est fait rouler dessus par ses agresseurs.

    Seuls deux des agresseurs avaient été interpellés sur l'autoroute peu après la rixe par la BAC (Brigade anti-criminalité).

    AFP. 29 juin 2010

  • CHIMULUS

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  • Persécution contre l'Eglise catholique: la Cour suprême américaine n'accorde pas l'immunité au Vatican

    La Cour suprême américaine s'est rangée, lundi, derrière l'avis d'un juge de l'Oregon, en n'accordant pas d'immunité au Vatican. 

    Le Pape est-il l'employeur de tous les prêtres du monde? Pour l'Église catholique, la réponse est non parce que le lien qui unit le successeur de Pierre à chacun des 400.000 prêtres catholiques n'est pas celui d'un PDG d'une multinationale avec ses employés. Mais la réponse est oui pour la Cour suprême américaine. Par un vote d'abstention, lundi, les neuf sages se sont rangés derrière l'avis d'un juge de l'Oregon qui pourrait dorénavant poursuivre au civil le Saint-Siège dans la gestion par l'Église du cas d'un prêtre pédophile.

     

     

    Part de responsabilité

     

    Décédé en 1992, le père Andrew Ronan fut effectivement déplacé à la suite de comportements pédophiles d'Irlande à Chicago, puis à Portland dans l'Oregon où une victime anonyme l'accuse d'agressions sexuelles dans les années 1960. Le juge en charge de cette plainte estime aujourd'hui que le Saint-Siège a sa part de responsabilité dans le déplacement de ce prêtre pédophile - pourtant décidé au niveau des évêchés. Et, jusqu'à lundi, l'interprétation d'une loi américaine accordait l'immunité aux entités souveraines étrangères comme le Saint-Siège.

     

    Ce verrou vient de sauter mais l'avocat du Vatican aux États-Unis a aussitôt prévenu qu'il plaiderait pour démontrer que «le Saint-Siège ne peut être considéré comme l'employeur dudit prêtre».

     

    C'est justement à l'issue d'un jugement en première instance qui mettait le Vatican en cause et pour éviter une telle perspective que le Saint-Siège avait fait appel auprès de la Cour suprême. Cette dernière avait sollicité l'avis de l'Administration Obama pour savoir s'il fallait lever l'immunité du Vatican. Mais l'Administration avait renvoyé les neufs juges de ladite Cour à leur responsabilité. Ils l'ont exercé lundi.

    Le Figaro - 28 juin 2010

     

     

     

     

     

     

  • Les rails d'Auschwitz profanés par deux Canadiens

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    Deux Canadiens d'une vingtaine d'années ont tenté de dérober des crampons des voies ferrées du site de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau, a annoncé un porte-parole du musée du site.

    "Les vigiles ont arrêté samedi peu avant midi deux Canadiens d'une vingtaine d'année en possession de deux crampons maintenant les rails des voies ferrées" sur le site d'Auschwitz II-Birkenau, a déclaré Bartosz Bartyzel du bureau de presse du musée. Cette voie a servi aux Allemands à transporter des centaines de milliers de Juifs vers les chambres à gaz à Birkenau.

    "Les deux hommes ont été par la suite remis à la police", a-t-il ajouté.
    "Pour nous, il s'agit de la profanation d'un lieu de mémoire. Ces objets ont une valeur inestimable", a encore déclaré M. Bartyzel.

    Un million de Juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, ainsi qu'entre 70.000 et 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.
    Le Figaro - 29 juin 2010

  • Gaza: le massacre continue - Un Palestinien tué, deux autres blessés

    Un Palestinien a été tué et deux blessés cet après-midi par des tirs israéliens à l'est de la ville de Gaza, a-t-on appris de sources hospitalières palestiniennes. Les services hospitaliers à Gaza ont précisé avoir récupéré un corps et avoir été informés de deux personnes blessées. Toutefois, les ambulances n'ont pas été en mesure de pénétrer dans la zone des affrontements pour ramener les blessés.

    Selon des témoins, l'artillerie israélienne a ouvert le feu contre un groupe de combattants du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, extrême gauche). L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire dans l'immédiat.

    Le Figaro - 29 juin 2010

  • Fillon inaugure une mosquée à Argenteuil pour reconquérir la communauté musulmane: et la laïcité républicaine?

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    (Cliquez sur la photo)

    François Fillon a inauguré lundi une mosquée en région parisienne, un geste rare dans l'histoire de la République et fort pour tenter de rassurer la communauté musulmane échaudée par les débats sur l'identité nationale et le voile intégral.

    Entre dattes et thé à la menthe, plusieurs centaines de personnes, dont les principaux responsables de l'islam de France, avaient été réunis à la grande mosquée Al Ihsan d'Argenteuil, ancien garage Renault de 3.000 mètres carrés qui a conservé ses rampes d'accès automobiles, en plus, désormais, d'un minaret.

    Absent de taille, le ministre de l'Intérieur et des cultes, Brice Hortefeux, pourtant annoncé. Selon Matignon, c'est à la demande du Premier ministre que ce dernier a préféré plancher sur le dossier des collectivités territoriales, en discussion lundi soir au Sénat.

    Une défection jugée "stupéfiante" par le maire PS d'Argenteuil Philippe Doucet, qui y a aussitôt vu la marque du "discrédit" qui touchant le ministre depuis sa condamnation début juin à 750 euros d'amende pour "injure raciale" après des propos sur les Arabes, un jugement dont il a fait appel.

    C'est donc sans ministre à ses côtés que François Fillon a répété, à une semaine du début du débat parlementaire sur l'interdiction du voile intégral, que son gouvernement n'entendait aucunement discriminer la deuxième religion de France.

    "La réalité de l'islam de France aujourd'hui, c'est celle d'un islam de paix et de dialogue", un "islam de juste milieu où le croyant vit sereinement sa foi" dans le respect de la République, a-t-il lancé.

    "Tirailleurs, spahis, tabors, moi, je n'oublie jamais tous ces soldats épiques, descendus de l'Atlas et des Aurès pour faire don de leurs vies à la France", a poursuivi M. Fillon en référence aux combattants, souvent musulmans, des anciennes colonies qui ont combattu sous l'uniforme français.

    "Aujourd'hui, les personnes de confession musulmane et leurs lieux de culte sont encore trop souvent l'objet de discriminations, et la cible d'agressions que nous ne pouvons tolérer. Oui, il y a en France des actes anti-musulmans", a-t-il embrayé, promettant d'être "intraitable" contre ces faits.

    Dans le même temps, il a estimé que "l'ennemi de la cohésion nationale" était "le repli clanique et le communautarisme", dont l'une des formes les plus dangereuses était "l'intégrisme religieux".

    "En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l'islam de France que vous avez contribué à construire", a enchaîné François Fillon, appelant les musulmans à se dresser contre "ce détournement du message religieux".

    Un pan du discours accueilli plutôt fraîchement par une partie de l'auditoire, opposée à un texte sur le voile intégral, à l'image du président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui.

    Prenant la parole à son tour, ce dernier a répété que "des pratiques et des comportements marginaux comme le port du voile intégral ne doivent pas conduire à la stigmatisation de la pratique musulmane dans son ensemble", un passage chaudement applaudi par l'assistance.

    Mais dans l'ensemble, lui comme les autres responsables musulmans ont salué cette inauguration, "un signe de respect" et une "grande première qui restera gravée dans les mémoires". En juillet 1926, le président Gaston Doumergue avait inauguré la grande Mosquée de Paris.

    "Le gouvernement se rachète une conduite", a commenté Adel Jeddi, un adjoint au maire d'Argenteuil. "Il est important de se réconcilier avec une communauté avec laquelle il y a eu beaucoup de malentendus", a-t-il dit.

    France-Soir - 28 juin 2010