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07/02/2008

Mais à qui et à quoi sert l'immigration?

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Un mois après que Nicolas Sarközy l'a exhorté à "aller jusqu'au bout d'une politique de quotas", Brice Hortefeux s'exécute : jeudi 7 février, le ministre de l'immigration devait installer la commission chargée de réfléchir au "cadre juridique" de la nouvelle politique d'immigration voulue par le président de la République et "proposer, si cela apparaît nécessaire, les termes d'un projet de révision de la Constitution".

 

Dans la lettre de mission adressée à son président, Pierre Mazeaud, M. Hortefeux souligne qu'il est "exclu que soit défini un quota limitant le nombre des demandeurs d'asile". Mais, à des fins de "maîtrise globale de l'immigration en France", le ministre suggère que soit fixé chaque année un "nombre de migrants admis à entrer et séjourner en France, conformément aux besoins et aux capacités d'accueil de la nation".

 

A l'intérieur de cette catégorie serait défini un quota par "différentes composantes de l'immigration (professionnelle, familiale, estudiantine), avec l'objectif que l'immigration économique représente 50 % du flux global des entrées en vue d'une installation durable". Le contingent d'immigration économique serait lui-même réparti par grandes catégories professionnelles.

M. Hortefeux - qui s'était dit "très hostile à des quotas ethniques" - invite la commission à "étudier la possibilité de décliner ce quota global et ces quotas catégoriels selon les grandes régions de provenance des flux migratoires".

Lorsqu'il était ministre de l'intérieur, M. Sarkozy avait déjà souhaité instituer des quotas. Mais il s'était heurté aux réticences de Matignon. Face au risque d'une censure du Conseil constitutionnel, il avait renoncé à inscrire cet objectif dans sa loi de juillet 2006.

L'instauration de quotas par origine géographique se heurte en effet à de sérieux obstacles constitutionnels, notamment à l'article 1 de la Constitution, qui proclame le principe d'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race et de religion. Le Conseil constitutionnel, appelé en 1982 et 1999 à se prononcer sur l'idée de quotas par sexe, a déjà jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité, qui concerne aussi bien les Français que les étrangers.

La Constitution française n'est pas le seul obstacle à l'instauration de quotas par origine. Ces derniers "se heurteraient aussi à l'article 13 du traité d'Amsterdam, qui combat toute discrimination fondée sur le sexe, l'origine, la religion", relève Catherine Wihtol de Wenden, du CERI-CNRS.

 

 

Des pays comme le Canada, les Etats-Unis, l'Italie ou l'Espagne fixent des contingents d'étrangers susceptibles d'être accueillis. Mais "plus aucune démocratie au monde ne recrute des immigrés en les hiérarchisant par zone géographique, observe l'historien Patrick Weil. Ce système a existé aux Etats-Unis de 1921 à 1965. Il a été aboli car les Etats d'origine protestaient. Instaurer de tels quotas aurait un coût international très élevé."

Même si l'idée d'une sélection par origine était écartée, les expériences étrangères mettent en évidence les limites d'une politique de quotas. L'Espagne et l'Italie ont expérimenté la mise en place d'un tel système. Confrontés à l'arrivée de milliers de clandestins, ces deux pays ont dû recourir à des régularisations massives.

L'Allemagne a abandonné cette méthode de régulation. En 2000, le gouvernement Schröder avait défini un programme pour recruter 20 000 informaticiens, mais l'objectif n'a jamais été rempli. "Ce ne sont pas les gouvernements qui décident des besoins des entreprises", relève Jean-Pierre Garson, de l'OCDE.

La commission Mazeaud sera confrontée à ces contradictions. Invitée aussi à réfléchir à une "simplification, voire une unification" du contentieux des étrangers, elle doit rendre ses conclusions avant la fin mai.

BLA-BLA-BLA MONDIALISTE!

(Le Monde 07.02.08)

 

 

 

 

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La nuit, tous les chats sont gris...

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A-t-il encore le temps de gouverner?

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Le 14 juillet 2007
Le message est resté sans réponse. Peu avant de convoler avec la chanteuse Carla Bruni, Nicolas Sarközy aurait tenté de faire revenir son ex-femme Cécila à ses côtés. C'est l'information que révèle ce mercredi le site Internet de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur. "Si tu reviens, j'annule tout", aurait écrit le Président dans un message SMS à l'attention de la mère de son fils Louis. Avance à laquelle Cécilia  ex-Sarközy n'a, à l'évidence, pas répondu favorablement.
Et le site Internet de rappeler que Nicolas Sarközy a offert à Carla Bruni la même bague que celle qu'il avait passée au doigt de Cécilia. De même que le Président s'est rendu en voyage à Petra, en Jordanie, "là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias". Sans oublier le choix de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, par Nicolas Sarközy comme témoin de son récent mariage avec Carla Bruni.

A l'évidence, insiste le nouvelobs.com, "qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarközy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain".

Le média affirme même que "pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on n'aurait pu l’imaginer." Et qu'aujourd’hui, "l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. " Le site rapporte les propos d'un proche du Président: "Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas. Pire, il ne veut rien entendre."  Cécilia non plus, semble-t-il. 
(Libération 07.02.08)

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La torture légalisée aux Etats-Unis

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Le président américain se réserve, pour la première fois officiellement, le droit de torturer. Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, a annoncé que les Etats-Unis pourront à l'avenir infliger le supplice de la baignoire pour interroger les personnes suspectées de terrorisme. Il s'est refusé à qualifier de «torture» cette pratique désignée sous l'euphémisme  «waterboarding».  Celle-ci consiste à faire suffoquer un supplicié avec de l'eau jusqu'au seuil de la mort.
Le supplice sera infligé de manière arbitraire «selon les circonstances», a poursuivi Fratto. «Si l'on croit qu'une attaque pourrait être imminente, cela pourrait être une circonstance dont on voudra vraiment tenir compte. Le président (Bush) écoutera le jugement averti des professionnels du Renseignement et le jugement du ministre de la Justice en termes de conséquences légales de l'emploi d'une technique particulière».
  
Mardi, alors que tous les regards étaient tournés vers les élections primaires, le directeur de la CIA Michael Hayden a reconnu devant le Congrès, que ses agents avaient jusqu'alors utilisé le supplice de la baignoire contre trois prisonniers. Cette torture aurait été infligée en 2002-2003 à trois suspects d'Al-Qaeda - Khaled Sheikh Mohammed, Abu Zubaydah et Abd al-Rahim al-Nashiri – et "à eux seulement", selon Hayden. Il a justifié ces tortures en affirmant qu'elles étaient «nécessaires» car la CIA connaissait mal Al-Qaeda et devait « apprendre vite». Il a déclaré que le «waterboarding» n'aurait pas été utilisé par la CIA depuis «près de 5 ans», mais a plaidé pour que la CIA puisse toujours «légalement» l'infliger à l'avenir. Une trentaine d'autres détenus de la CIA, a-t-il encore reconnu, ont été soumis à ce qu'il appelle d'autres «techniques d'interrogatoire poussées» dont il n'a pas précisé la nature.
  
Les trois principaux candidats à la Maison Blanche, qu'il s'agisse d'Obama et Clinton côté démocrate, ou John McCain côté républicain, se disent opposés à toute forme de torture, et veulent fermer le camp de détention de Guantanamo Bay.
(Libération - 07.02.08)
Les lois peuvent-elles autoriser le mal? Un mal peut-être nécessaire en cas de guerre, mais un mal tout de même, une tache sur les valeurs d'une civilisation.
On torture dans tous les pays du monde, mais la torture doit demeurer dans l'illégalité. Ceux qui accomplissent cette sale besogne savent qu'ils peuvent toujours être un jour rattrapés par la Justice...
De quel droit alors Bush a-t-il fait pendre Saddam Hussein?
Et comment juger la Gestapo?

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06/02/2008

Pas de taxis pour Attali!

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Le conflit est terminé." Le président de la Fédération nationale des artisans taxis, Alain Estival, a déclaré mercredi, à la sortie d'un entretien à Matignon, que le gouvernement s'était engagé à "ne pas  reprendre les propositions Attali sur les taxis". Rapport qui préconise notamment d'"augmenter le nombre de taxis" en attribuant des licences gratuites aux demandeurs, une proposition synonyme, selon les conducteurs de taxis, de "déréglementation" de la profession.

Alain Estival et les autres représentants des syndicats du métier a discuté durant plus de deux heures avec des conseillers du Premier ministre. "Le gouvernement est prêt à nous écouter et fera tout avec nous", a-t-il assuré."On peut dire qu'aujourd'hui, le conflit entre les 55.000 chauffeurs de taxis et le gouvernement, si tant est qu'il y en ait eu un, est terminé", s'est-il félicité, précisant qu'il s'exprimait au nom de "l'ensemble des organisations professionnelles" du métier de taxi. Ils ont répété leur intention de "faire des propositions" de réforme, en distinguant les cas de Paris et de la province.

De son côté, Matignon a annoncé que la grille tarifaire des taxis pour 2008 qui sera publiée "dans les prochains jours" prendra en compte la hausse du prix des carburants. Dans son communiqué, Matignon ne mentionne pas l'abandon des mesures préconisées par le rapport Attali. François Fillon "entend donner toute sa place à la concertation avec les professionnels, en leur proposant de formuler des propositions susceptibles de mieux répondre à leurs attentes et à celles des usagers", explique seulement le texte. Et le Premier ministre "tient à rappeler que l'objectif du gouvernement n'est pas de déréglementer mais de mieux réglementer".

Le président Nicolas Sarközy recevra vendredi à 12h15 les représentants des taxis, a en outre indiqué l'un des participants à la rencontre. Le mouvement des taxis, le 2ème en une semaine, a semé la pagaille dans la matinée aux alentours des aéroports parisiens, sur l'A1, ainsi que dans huit villes de provinces. A Brest, le mouvement continuait de bloquer la circulation mercredi soir.

 (LCI;fr. 06.02.08)

 

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Une justice infectée

Le radiologue Farid Alsaïd, suspendu pour dysfonctionnements graves dans ses cabinets du Nord et de l'Aisne, s'est vu interdire d'exercer la médecine pendant trois ans, dont deux ans avec sursis, mercredi par l'ordre régional des médecins de Picardie à Amiens.

Le médecin avait reconnu devant la chambre disciplinaire de première instance du cet ordre avoir utilisé "du personnel non qualifié" mais assuré n'avoir "jamais mis la vie des patients en danger".

"Je suis complètement déçu", a-t-il déclaré après la décision des ses pairs, en ajoutant qu'il allait faire appel.

 

Le radiologue, gérant belge de la société "Centre d'imagerie médicale" regroupant les cabinets en cause (à Wattignies, Anzin, Hautmont, Fourmies dans le Nord et Hirson dans l'Aisne), a été suspendu cinq mois par le préfet de l'Aisne après une enquête des Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, ndlr) du Nord et de l'Aisne, en décembre 2007, qui avait constaté des dysfonctionnements.

Il avait été notamment relevé "une absence de protocole de désinfection" sur les sondes utilisées pour les échographies endovaginales de datation de grossesse, au cours desquelles du matériel réutilisable est introduit dans le vagin. L'aménagement de certains locaux était aussi non conforme à la réglementation.

 (Denis Charlet - AFP)
(AFP 6 février 2008)

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Histoire de rire...

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"J'ai changé..."


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YVES TANGUY (1900-1955)

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Jours de lenteur  - 1937  (Musée d'Art moderne Georges-Pompidou)

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"Aux morts de février"

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Place de la Concorde, le 6 février 1934
"Les derniers coups de feu continuent de briller

Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres

Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres

Je pense à vous ce soir, ô morts de Février."

Le lendemain, au fort de Montrouge, très calme, très à l’aise, sans le moindre tressaillement, Robert Brasillach, lié au poteau, son foulard rouge autour du cou, la photo de sa mère sur son cœur, droit, la tête levée et fier, sera déchiré de balles après avoir crié au peloton : « Courage » et les yeux levés « Vive la France ! »…(6 février 1945)

 

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Robert Brasillach: 6 FEVRIER 1945

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Robert Brasillach, écrivain et journaliste français, fusillé sur l'ordre de De Gaulle le 6 février 1945, à l'âge de 35 ans, au Fort de Montrouge
"L'ouvrage des méchants demeure périssable,
Les idoles d'argent qu'ils se sont élevées
S'écrouleront un jour sur leur base de sables
Et la nuit tombera sur leurs formes rêvées."
(Poèmes de Fresnes)

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Procès géant pour "Sentier 2" : on lave plus blanc...

Le procès dit du "Sentier 2", vaste affaire de blanchiment entre la France et Israël dans laquelle quatre banques, dont la Société générale et son PDG Daniel Bouton, et 138 autres prévenus sont poursuivis, s'est ouvert lundi 4 février devant le tribunal correctionnel de Paris.

Cette affaire a été mise au jour lors de l'enquête sur un autre réseau de blanchiment situé dans le quartier parisien de la confection du Sentier.

A l'occasion de ce procès, une gigantesque salle d'audience a été édifiée dans la salle des pas perdus du Palais de justice. Cette première journée d'audience a été consacrée à l'appel des 142 prévenus, personnes physiques ou morales, par le président de la 11e chambre.

Cinq réseaux -quatre composés de commerçants et sociétés et le cinquième d'associations cultuelles ou caritatives israélites- ont, selon la justice, blanchi des fonds provenant d'abus de biens sociaux ou d'abus de confiance en convertissant sous forme d'espèces des chèques émis en règlement de fausses factures ou de prestations fictives.

Chèques ensuite déposés dans des banques ou bureaux de change en Israël où la réglementation permet d'obtenir en échange des espèces, même si le chèque est libellé au nom d'un tiers ou d'une société. Espèces ensuite rapatriées en France.

La justice reproche aux banques poursuivies pour "blanchiment aggravé", outre la Société générale, la Barclays France, la National Bank of Pakistan et la Société marseillaise de crédit (SMC), de ne pas avoir surveillé le traitement des chèques endossés à plusieurs reprises par des bureaux de change israéliens et encore moins les décaissements en espèces effectués sur les comptes des entreprises ou des associations cultuelles.

Dans une note de novembre 2000, la direction juridique de la Société générale mettait en garde la direction d'un probable risque de mise en examen des faits de blanchiment, la banque ayant été directement et involontairement impliquée dans le circuit.

Le montant des sommes qui auraient été blanchies par la Société générale, la Barclays France, la Société marseillaise de crédit et la National Bank of Pakistan a été évalué par la justice à respectivement à 32 millions d'euros, 24 millions d'euros et 2,6 millions pour les deux dernières.

Le tribunal devrait achever mardi l'appel des prévenus et débuter l'examen des nullités de procédure soulevées par les avocats de la défense. AP- 04.02.08

(Source: Nouvel OBS)

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05/02/2008

Un mariage dégradant pour 1/3 des Français

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Il est sur la pointe des pieds!
Au château de Versailles, dimanche 3 février . Première sortie des époux Sarközy après leur mariage samedi matin à l'Elysée. « Je veux avoir un homme qui a le pouvoir nucléaire »*, a déclaré récemment Carla Bruni.  (LP/AURELIE AUDUREAU.)
Que c'est con!
Entre l'annonce de sa liaison avec l'ex-mannequin et celle de leur mariage, les Français ont changé d'avis. Pour 31% des Français, leur image de Nicolas Sarközy "s'est détériorée" depuis son mariage samedi avec Carla Bruni, selon un sondage exclusif IFOP (*) diffusé mardi. C'est 20 points de plus qu'à la même question lors d'un précédent sondage effectué après l'annonce de sa liaison avec la chanteuse et ex-top model en décembre dernier. 4% estime que leur image du président "s'est améliorée" depuis le mariage et 65% qu'elle "n'a pas changé".
 
Pour 79% des personnes interrogées, il s'agit d'"une affaire privée qui ne concerne que
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni". 21% estiment au contraire qu'il s'agit d'une "affaire publique, car la vie du Président concerne aussi les Français". Là encore, la proportion a changé : ils sont près de deux fois plus en six semaines à trouver qu'il s'agit d'une affaire publique. 
 
(*) Sondage IFOP pour le JDD.fr réalisé auprès d'un échantillon de 1.023 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
(LCI.fr)

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LA FRANCE NE SERA PLUS QU'UNE PROVINCE EUROPEENNE

Députés et sénateurs réunis hier à Versailles ont approuvé la révision de la Constitution. Cela ouvre la voie à l'adoption du traité de Lisbonne. Les partisans du non ont, sans conviction, manifesté.

La révision de la Constitution est passée comme une lettre à la poste. Elle a été approuvée, hier à Versailles (Yvelines), par 560 voix. Ont voté contre, 181 parlementaires, et 152 se sont abstenus. Plus rien n'empêche désormais la ratification du traité de Lisbonne par le Parlement, conformément au souhait de Nicolas Sarközy, hostile au référendum. Ce sera chose faite jeudi.

En montant à la tribune, peu après 16 heures, le Premier ministre François Fillon rappelle le rejet par les Français de la Constitution européenne, le 29 mai 2005. Mais, dit-il, « nous ne pouvons pas ignorer que nous avons alors jeté une Europe qui espérait en nous dans l'étonnement et dans le trouble. Il n'y avait pas de plan B ».

Quelques grognements se font entendre ici ou là dans l'hémicycle où sénateurs et députés siègent par ordre alphabétique. « Le traité de Lisbonne redonne corps au rêve français d'une Europe agissante et efficace », se réjouit Fillon.

L'affrontement entre le camp du « non » et celui du « oui » est finalement plus feutré que prévu, comme si les « héros » étaient fatigués. Installé à l'extrême gauche de l'hémicycle, Laurent Fabius lit paisiblement le journal. Le front entre les mains, Arnaud Montebourg reste silencieux tout comme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Les représentants des groupes politiques du Sénat et de l'Assemblée se succèdent à la tribune pour expliquer leur vote, cinq minutes montre en main.


Partisan de l'adoption du traité, Pierre Moscovici (PS) estime qu'il a « le mérite de sortir l'Europe institutionnelle de l'ornière, il ne condamne pas l'Europe, il ne la sauve pas non plus ». Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, lui, y va au canon et raille « le numéro d'équilibriste » de son prédécesseur à la tribune. Difficile, il est vrai, de trouver dans les couloirs du Congrès deux socialistes d'accord. Il y a les « deux fois oui », comme Jack Lang ou Robert Badinter ; les « deux fois non », comme Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli ou Michel Charasse ; et ceux qui préfèrent se ranger, sans enthousiasme, à la consigne du parti : abstention à la révision constitutionnelle préalable et oui au traité.

Un sénateur PS explique qu'il a voté non à la ratification tout en étant pour le traité... Combien de positions au PS ? « C'est le Kamasutra ! » répond en éclatant de rire Jean-Marie Le Guen. Finalement, il y aura presque autant de socialistes à voter contre (121) que de parlementaires PS disciplinés (143).

A droite, il y a une quinzaine de francs-tireurs qui refusent d'approuver la révision. Outre l'ex-UMP souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, le député bayrouiste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle se dit « très malheureux. On ne peut pas défaire ce que le peuple a dit en 2005 ».

 Dernière étape mercredi à l'Assemblée (à partir de... 21 h 30 !) et le lendemain au Sénat pour l'adoption définitive du traité. « Dès jeudi, on va pouvoir oublier ça et replonger dans nos municipales », soupire un élu PS.

(le Parisien 05.02.08)

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Les jeunes filles en fleur de Chelles...

Une soixantaine d'adolescentes de 15 et 16 ans, habitant les unes Noisiel, les autres Meaux, s'apprêtaient à en découdre lundi soir à Chelles (Seine-et-Marne) quand elles en ont été empêchées par la police .

Les jeunes filles armées de bâtons, couteaux de cuisine et tournevis s'étaient donné rendez-vous à la gare routière vers 17H30. Sept d'entre elles ont été placées en garde à vue. Mardi, les deux plus jeunes, âgées de moins de 16 ans, ont été remises en liberté, les autres voyant leur garde à vue prolongée.

Cette tentative de règlement de comptes ferait suite à une bagarre survenue dans un établissement scolaire.

?????????

On n'en dit pas davantage dans le Parisien! 

23:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

LE MEMORIAL NATIONAL DE LA GUERRE D'ALGERIE DEGRADE

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Le pauvre Monument de quatre sous pour nos soldats morts en Algérie... Sans doute juge-t-on que c'est bien suffisant pour cette Mémoire-là?

Le Mémorial national de la guerre d'Algérie, quai Branly à Paris (VIIème), a été tagué et dégradé mardi, a-t-on appris auprès du ministère des Anciens combattants qui a condamné «cette insulte à la mémoire» des combattants.

Le «Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie» a été maculé de tags «sans signification particulière», selon la même source. !!!

Dans un communiqué mardi, Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, s'est indigné de cette dégradation.

«Il s'agit d'une insulte à la mémoire des ces 22.000 combattants tombés au champ d'honneur», a-t-il déclaré en souhaitant «que toute la lumière soit faite sur cet acte».

Le monument - trois grands tubes de néon sur lesquels défilent les noms de victimes ainsi qu'une plaque - avait été inauguré le 5 décembre 2002 par le président Jacques Chirac.

La plaque a dû être ôtée et devra sans doute être remplacée.

Et si on construisait un Mémorial plus digne de leur sacrifice?

Mais dans la France pourrissante, il ne faut pas l'espérer...

23:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Il casse la main à sa prof d'EPS!

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Les profs n'ont pas tellement peur des élèves, ils ont surtout PEUR de parler...

"Ce qui se passe au collège Lakanal n'a rien à voir avec ce que l'on peut voir parfois à la télévision dans d'autres établissements". Mais que se passe-t-il donc au collège Lakanal à Aubagne?

La voix douce et le verbe serein, Véronique Dufourq, professeur d'EPS depuis 20 ans à Aubagne ( Bouches-du-Rhône), refuse que l'agression dont elle a été victime soit montée en épingle et généralisée. Oui, il existe des incivilités dans ce collège, "comme partout ailleurs", dit-elle, mais ce qui s'est passé mercredi dernier est l'acte "d'un élève isolé", réputé difficile.

Blessée à la main, elle souffre d'une fracture du métatarse et a une interruption de travail de 20 jours. L'incident s'est déroulé mercredi matin à 9 heures en début de cours. Véronique Dufourq arrive dans le gymnase Maurin avec sa classe quand elle aperçoit un groupe d'élèves installés dans la salle de gym. "Ils faisaient des bêtises, ils fumaient, attendaient l'heure des cours, rien de grave dans l'absolu", témoigne le professeur.

En la voyant, les collégiens s'enfuient en courant pour éviter une punition évidente, abandonnant dans la précipitation quelques-unes de leurs affaires : téléphones, briquets, casques… "Je les ai ramassés pour les apporter au bureau du principal quand un des élèves est revenu et m'a réclamé son téléphone portable. Je lui ai répondu "non" et qu'il devrait aller le récupérer chez le principal."

C'est alors que l'adolescent, élève de quatrième, s'en prend violemment à l'enseignante et lui arrache l'appareil des mains. "Son geste a été violent, j'ai trébuché sur un tapis, l'ai entraîné dans ma chute, ensuite il a tiré sur cordon d'une clé USB que j'avais autour du poignet, c'est à ce moment-là que j'ai été blessée." Sous le choc, tout comme ses élèves, Véronique Dufourq alerte la principale adjointe.

La police puis les pompiers arrivent rapidement sur place et la conduisent à l'hôpital. L'enseignante a hésité à porter plainte, "mais il le fallait car ce n'est qu'un incident mais un incident grave. On a tendance à dire que les enseignants sont des privilégiés, mais notre métier est difficile. De plus en plus d'élèves ont des problèmes avec l'autorité". Le jeune élève, exclu du collège pour l'heure, passera en conseil de discipline. Il sera, en présence de sa mère, entendue par la police d'Aubagne aujourd'hui dans le cadre de la plainte déposée.

(La Provence.fr. 05.02.08)

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En français, l'écart se creuse...

Le rectorat de l'académie Aix-Marseille a rendu publics les résultats des évaluations nationales de 6e , CE1 et CM2 subies début septembre 2007. Les scores ont été envoyés aux parents d'élèves et aux établissements scolaires. " Il ne s'agit pas d'établir un classement, mais une base de travail pour faire progresser tout le monde", explique Brigitte Jauffret, inspecteur pédagogique régional (IPR) de mathématiques.

Seule l'évaluation des acquis des élèves de 6e - environ 20 000 l'ont passée- peut être comparée avec les précédentes, en particulier depuis 2005 , date à laquelle a été standardisé le test au niveau national.

 Il s'agit de 57 questions en français et autant en mathématiques. Exemple: "Tu as une droite AB avec un centre X, tu dois tracer le cercle de diamètre": 14% seulement y parviennent...

En français, l'écart se creuse

Un indicateur a été élaboré, celui de la "très grande difficulté" (qui correspond à moins de 30% de réponses correctes). En français, au niveau académique, 12% des élèves sont dans ce cas. Afin de les aider, des Programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) sont mis en place en 6e depuis l'an passé, souvent sous forme de cours supplémentaires. Un premier bilan reste à faire, la communauté éducative souhaitant "qu'on invente des méthodes".

 "S'agit-il d'un groupe de filles ou de garçons?" : il faut trouver trois mots justifiant l'hypothèse. 12,8% les dénichent. Plus de 45% arrivent à accorder un verbe avec un sujet pluriel.

"Les résultats d'ensemble de l'académie ont légèrement été améliorés", présentait Philippe Desvaux, IPR de français. "Et cela grâce au département des Bouches-du-Rhône qui a obtenu de meilleurs résultats. En revanche, ce qui est inquiétant, c'est que, malgré ces résultats légèrement améliorés, l'écart se creuse entre les collèges "normaux" et les collèges Ambition réussite(21 établissements présentant le plus d'élèves en difficulté)."

Les cancres sont las...

(Source La Provence.fr  05.02.08)

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"Je ne serai pas le bouc émissaire"

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Jérôme Kerviel le 5 février 2008 

 Le trader Jérôme Kerviel est sorti mardi de son silence en accordant un entretien exclusif à l'AFP dans lequel il refuse le rôle de "bouc émissaire" tout en reconnaissant sa "part de responsabilité" dans les pertes record de la Société Générale.

"J'ai été désigné comme unique responsable par la Société Générale. J'assume ma part de responsabilité mais je ne serai pas le bouc émissaire de la Société Générale", explique à l'AFP le trader, lors d'une rencontre d'un quart d'heure au cabinet parisien de son avocate, Me Elisabeth Meyer.

Chemise blanche à carreaux et jeans, le trader le plus connu de la planète, yeux clairs et cheveux très courts, s'exprime d'une voix timide et douce, assis au côté de son avocate autour d'une table de réunion.

"Je n'ai jamais eu d'ambition personnelle dans cette affaire. L'objet, c'était de faire gagner de l'argent à la banque", déclare-t-il.

"On perd la notion des montants quand on est engagé dans ce genre de métier. C'est dématérialisé. On se laisse un peu emporter", insiste le jeune homme de 31 ans qui a engagé au nom de la Société Générale des positions dépassant les 50 milliards d'euros.

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04/02/2008

CHARLES PEGUY

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         Portrait de Charles Péguy par Pierre Laurens

"Le croira-t-on, nous avons été nourris dans un peuple gai. Dans ce temps-là, un chantier était un lieu de la terre où des hommes étaient heureux. Aujourd'hui, un chantier est un lieu de la terre où des hommes récriminent, s'en veulent, se battent, se tuent."

"De mon temps, tout le monde chantait... Dans la plupart des corps de métier, on chantait. Aujourd'hui, on renâcle. Dans ce temps-là, on ne gagnait pour ainsi dire rien... On ne gagnait rien; on ne dépensait rien; et tout le monde vivait...

Nous croira-t-on, et ceci revient encore au même, nous avons connu des ouvriers qui avaient envie de travailler. On ne pensait qu'à travailler. Ils se levaient le matin, et à quelle heure! et ils chantaient à l'idée qu'ils partaient travailler. À onze heures ils chantaient en allant à la soupe. En somme, c'est toujours Hugo; et c'est toujours à Hugo qu'il en faut revenir: «Ils allaient, ils chantaient». Travailler était leur joie même, et la racine profonde de leur être. Et la raison de leur être. Il y avait un honneur incroyable au travail, le plus beau de tous les honneurs, le plus chrétien, le seul peut-être qui se tienne debout...

Nous avons connu un honneur du travail, exactement le même que celui qui, au moyen âge, régissait la main et le coeur. C'était le même conservé intact en dessous. Nous avons connu ce soin poussé jusqu'à la perfection, égal dans l'ensemble, égal dans le plus infime détail. Nous avons connu cette piété de «l'ouvrage bien faite» poussée, maintenue jusqu'à ses plus extrêmes exigences. J'ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même coeur, et de la même main que ce même peuple avait taillé ses cathédrales...

Dans ce bel honneur de métier convergeaient tous les plus beaux, tous les plus nobles sentiments.

Une dignité. Une fierté. «Ne jamais rien demander à personne», disaient-ils. Voilà dans quelles idées nous avons été élevés. Car demander du travail ce n'était pas demander. C'était le plus normalement du monde, le plus naturellement réclamer, pas même réclamer. C'était se mettre à sa place dans un atelier. C'était, dans une cité laborieuse, se mettre tranquillement à la place du travail qui vous attendait. Un ouvrier de ce temps-là ne savait pas ce que c'est que quémander...

Ces ouvriers ne servaient pas. Ils travaillaient. Ils avaient un honneur, absolu, comme c'est le propre d'un honneur. Il fallait qu'un bâton de chaise fût bien fait. C'était entendu. C'était un primat. Il ne fallait pas qu'il fût bien fait pour le salaire ou moyennant le salaire. Il ne fallait pas qu'il fût bien fait pour le patron ni pour les connaisseurs, ni pour les clients du patron. Il fallait qu'il fût bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même, dans son être même. Une tradition, venue, montée du plus profond de la race, une histoire, un absolu, un honneur voulait que ce bâton de chaise fût bien fait. Toute partie, dans la chaise, qui ne se voyait pas, était exactement aussi parfaitement faite que ce qu'on voyait. C'est le principe même des cathédrales.

Et encore c'est moi qui en cherche si long, moi dégénéré. Pour eux, chez eux, il n'y avait pas l'ombre d'une réflexion. Le travail était là. On travaillait bien"

Source
L'Argent. Oeuvres en prose de Charles Péguy, 1909-1914, Bibliothèque de la Pleiade, Gallimard, Paris, 1957, p.1050

Ecrivain et intellectuel français. Né le 7 janvier 1873 à Orléans dans une famille modeste. Son père était menuisier. Mort au combat à Villeroy-sur-Marne le 5 septembre 1914 d'une balle en plein front.  

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