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15/09/2007

ARCIMBOLDO (1527-1593) Exposition au musée du Luxembourg

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Cécilia: l'adieu à son ex-mari

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Cécilia Sarkozy a prévu de se rendre aux obsèques de son ex-mari jeudi à Lyon. Divorcée en 1989, la première dame de France s'est efforcée de garder jusqu'au bout de bonnes relations avec Jacques Martin, le père de ses deux filles Judith (23 ans) et Jeanne-Marie (20 ans). Elle est même allée le voir plusieurs fois ces dernières années, lorsqu'il était malade.

« Elle est très affectée, elle a de la peine pour ses enfants », assure une de ses amies, jointe hier au téléphone.

 Nicolas Sarközy, lui, ne devrait pas faire le déplacement. Alors maire de Neuilly, il avait marié Jacques Martin et Cécilia en 1984, tombant presque aussitôt amoureux d'elle. La rupture avait été douloureuse pour l'animateur télé, qui parlait de cette époque comme de l'un des « pires moments » de son existence.

 Hier, le chef de l'Etat n'a pas fait publier de communiqué. Un silence remarqué car, ces dernières semaines, la présidence de la République a salué tour à tour la mémoire de Pierre Messmer, Raymond Barre, Henri Amouroux, Michel Serrault ou Michelangelo Antonioni.

L'élégance magyare...

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

IRAK : BUSH PROFIL BAS

Si Georges W. Bush espérait convaincre les Américains qu'il avait enfin développé une stratégie pour s'extraire d'Irak et rapatrier les soldats, il n'a pas réussi son coup. Son discours de jeudi soir, au cours duquel il a annoncé que le nombre de GI déployés reviendrait en août 2008 au niveau de janvier 2007, a déçu tous ceux qui attendaient un retrait rapide et une reconnaissance des erreurs commises depuis quatre ans.

Pour le « New York Times », « aucun écran de fumée ne peut masquer le fait que M. Bush n'a aucune stratégie pour mettre un terme à cette guerre désastreuse et pour contenir le chaos qu'il a créé ». L'opposition démocrate est très critique, et même les modérés au sein du parti de Bush ont dénoncé l'absence de vision de la Maison-Blanche : « Poursuivre dans une voie qui ne produit aucun des résultats promis par le président est absurde », a déclaré la sénatrice Susan Collins.

L'occupant du bureau ovale, qui espérait que le rapport de son commandant en Irak, le général David Petraeus, qui prône un maintien des troupes pendant encore quelques années, permettrait de faire passer la pilule, en a été pour ses frais. La seule concession que Bush a semblé faire à l'opinion publique est rhétorique : il n'emploie plus désormais le mot « victoire », parlant seulement de « succès ». Comme si ses ambitions étaient simplement devenues optimistes au lieu d'être utopiques.

(LE PARISIEN)

Nul doute que Bush va trouver avec l'Iran une "solution" à ses déboires en Irak... Le complexe industrialo-militaire  doit continuer à tourner pour maintenir la croissance américaine et les sources de profit engendrées par la guerre.

Ce n'est pas demain ni après-demain que les Etats-Unis renonceront à leur hégémonie mondiale.

17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

L'Europe et les tests ADN pour immigrés

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L'amendement autorisant à recourir à des tests génétiques pour prouver une filiation lors d'un regroupement familial, voté mercredi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, fait débat. « Des documents d'état civil sont falsifiés dans certains pays et je propose seulement ce qui se fait dans de nombreux pays européens où les valeurs démocratiques sont fortes et affirmées, comme la Norvège ou les Pays-Bas et le Danemark. En quinze jours, les familles pourront savoir si elles sont autorisées à rentrer en France au lieu d'attendre pendant des mois », expliquait hier le député du Vaucluse Thierry Mariani (UMP), auteur de cet amendement.


A contrario, des voix s'élèvent contre cette disposition du projet de loi sur l'immigration présenté par Brice Hortefeux. « L'immigré est considéré comme un délinquant, un tricheur, c'est atterrant ! Ce procédé réduit aussi la filiation à une seule conception biologique, et que fait-on pour les enfants adoptés ? » s'indigne Dominique Sopo, le président de SOS Racisme.

Tour d'horizon des pays d'Europe qui pratiquent ces tests pour les candidats au regroupement familial:


Royaume-Uni. Les fonctionnaires de l'immigration doivent apprécier chaque demande au cas par cas. Des tests génétiques peuvent être demandés en cas de doute sur la filiation. Les frais de tests salivaires sont pris en charge si le résident étranger est déjà sur le territoire britannique. Ils sont payants lorsque le candidat qui fait une demande de regroupement vit à l'extérieur du Royaume-Uni. Il doit s'adresser à un des cinq laboratoires agréés par le Foreign Office.

Allemagne. Le recours au test ADN est systématique en cas de doute des services de l'immigration. Le candidat n'est pas soumis à une obligation formelle mais il doit apporter la preuve de son identité si on la lui réclame. Les services des ambassades allemandes à l'étranger organisent des tests qui coûtent 500 € pour deux personnes. Supplément de 150 € pour chaque autre personne. Les coûts sont à la charge des demandeurs.

Belgique. Depuis quatre ans, la Belgique a établi une liste de pays où l'état civil n'apporte aucune garantie sérieuse pour assurer la filiation. Des tests sanguins sont exigés par les autorités et effectués par des médecins dans les différents ambassades ou consulats. Les prélèvements sont envoyés dans un seul hôpital, à Bruxelles. Pour les résidents en Belgique, seul l'hôpital Erasme de Bruxelles est habilité à faire les prélèvements. La facture est à la charge des demandeurs.

Italie. Là aussi, en cas de doute, le bureau de l'immigration lors d'une demande de regroupement familial peut exiger une preuve génétique pour accréditer la véracité du lien de parenté. Chaque consulat ou ambassade italien s'occupe des prélèvements et de la transmission dans les laboratoires autorisés. Une législation mise en place depuis début 2005. Les frais, d'environ 300 €, sont à la charge des demandeurs.

Norvège. Le moindre doute des autorités d'immigration oblige à une analyse génétique. A l'étranger, le prélèvement salivaire se fait à l'ambassade par un médecin agréé. En Norvège, c'est la police qui procède au prélèvement. Les tests sont transmis en Grande-Bretagne et la réponse doit être faite dans les deux semaines. Les frais sont pris en charge par la direction de l'immigration.

Pays-Bas. Les autorités ont établi une liste de pays où l'état civil n'offre aucune garantie sérieuse. Le prélèvement des candidats se fait dans les ambassades par un médecin et en présence d'un diplomate. Le test est transmis à un des trois établissements agréés aux Pays-Bas. Les frais sont remboursés si le test prouve bien la filiation.

Danemark. La pratique du test génétique est mise en place depuis 1994. Elle est obligatoire lors d'une demande de regroupement familial. Le refus de se soumettre au test implique le rejet immédiat de la demande. Les tests sont effectués par des médecins dans chacune des ambassades et envoyés par courrier sécurisé ou valise diplomatique à un laboratoire au Danemark.

(LE PARISIEN)

Et comment pratiquera-t-on en France? On ignore encore les modalités concoctées par Brice Hortefeux pour faciliter le "regroupement familial".

 

 

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Sarközy zappe Alattyan et Marianne

Budapest (Hongrie) DE NOTRE ENVOYE SPECIAL

Le séquence émotion aura été limitée. Nicolas Sarkozy était hier à Budapest, en Hongrie, le pays où son père, Pal, est né et a vécu jusqu'à ses 24 ans, avant de partir pour la France. Mais le président, « petit Français au sang mêlé », comme il se définissait durant sa campagne pour l'Elysée, ne s'épanchera pas plus que ça tout au long de sa visite officielle.

« Je ne peux pas oublier que la Hongrie est la patrie de mon père. Ce n'est pas tous les jours qu'il y a un président de la République qui est à moitié hongrois par ses origines », déclare-t-il lors du point de presse qu'il tient aux côtés de Ferenc Gyurcsany, le Premier ministre. « Vous comprendrez que ce voyage n'est pas pour moi tout à fait comme les autres. Tant de liens personnels me rattachent à la Hongrie. Mon père n'a jamais oublié son pays, si beau », lance-t-il en introduction du discours qu'il prononce au Parlement devant les députés. A la résidence de l'ambassadeur de France, devant deux cents expatriés, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca confie : « La Hongrie est le pays de mon père. Il y a vécu et il en est parti dans des conditions dramatiques. » Il n'en dira pas plus.

Il ne fera pas non plus le pèlerinage à Alattyan, petit village à 85 km de Budapest, où la famille Sarkozy possédait une belle propriété ; pas plus qu'à Szolnok, où se trouve le caveau familial. Tout comme il n'a pas rencontré Marianne, cousine de Pal, dernière parente présente ici. Cette femme de plus de 90 ans a simplement été invitée à venir assister avec son fils au discours au Parlement du chef de l'Etat français, qu'elle n'a vu qu'une fois, lorsqu'il était tout jeune enfant.

En fait, Nicolas Sarkozy semble davantage se passionner pour l'avenir de l'Union européenne, qu'il estime avoir relancé avec son "traité simplifié". La Hongrie est la première étape de la tournée des 24 capitales européennes qu'il veut effectuer avant que la France ne prenne la présidence de l'Union, le 1er  juillet 2008.


 C'est pour lui l'occasion de se démarquer très fortement de Jacques Chirac. L'ancien président avait affirmé que certains pays d'Europe de l'Est « avaient manqué une occasion de se taire » en apportant trop ostensiblement leur soutien aux Etats-Unis lors de la crise irakienne de 2003. « Dans l'esprit de la France, il n'y a pas les petits pays et les grands pays, ceux qui ont le droit de parler et ceux qui n'ont que le droit de se taire. Il n'y a que des pays égaux en droits et en devoirs », explique Sarkozy, estimant que « l'Europe n'appartient pas qu'aux pays fondateurs *». Prochaine étape : la Bulgarie, début octobre. Le libérateur des infirmières devrait y montrer plus d'émotion...

* Quels sont les pays "non fondateurs" de l'Europe selon Sarközy? Pays qui auraient cependant le droit d'intervenir dans les affaires européennes... Cette déclaration manque pour le moins de clarté.

(Source: LE PARISIEN)

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Cécilia ira-t-elle aux obsèques de Jacques Martin?

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 Mariage de Jacques Martin avec Cécilia Ciganer

Jacques Martin, qui vient de mourir à Biarritz, s'était remarié avec Cécilia Ciganer Albeniz le 10 août 1984 à la mairie de Neuilly, dont le maire était un certain Nicolas Sarközy (qui tombe amoureux d'elle, a-t-il confié, alors même qu'il prononce son mariage avec l'animateur-vedette de télévision...). Elle était alors enceinte de Judith, qui naîtra le 22 août 1984. Leur seconde fille, Jeanne-Marie, viendra au monde le 8 juin 1987.

Petit-fils de Johannès Ducerf (patronyme d'origine juive: "fils de Hirsch", ou "du Cerf" en allemand), qui était cuisinier du tsar Nicolas II, Jacques Martin est né à Lyon en 1933. Quand il épouse Cécilia en 1984, il a 51 ans. Il y a 24 ans de différence d'âge entre eux puisque Cécilia, née en 1957, est âgée de 27 ans.

En 1989, elle divorce d'avec Jacques Martin par amour pour Nicolas Sarközy (né en 1955) et emmène avec elle ses deux filles encore très jeunes.

Ce n'est que le 23 octobre 1996 qu'elle se remarie avec le futur président, qui a lui-même divorcé de sa première femme.

Danielle Evenou a été la première femme de Jacques Martin, mort ce matin 14 septembre 2007, à l'âge de 74 ans des suites d'une attaque cérébrale invalidante qui l'avait frappée en 1998. 

Alors, Cécilia se rendra-t-elle aux obsèques de son premier mari, le pauvre Jacques Martin qui a su si bien nous amuser et faire rire les enfants devant l'écran familial ?

 

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14/09/2007

VIDEO Alattyan en Hongrie

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Sarközy de Nagi Bocsa (prononcer: Chârkeuzy de Nailly Botcha)

Le sarköz ("marécage entre deux cours d'eau" en hongrois) est une région marécageuse de Hongrie au sud du lac Balaton.

(Source: quid.fr)

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Sarközy : les Hongrois sceptiques

Au coeur de Budapest, jeudi 13 septembre, sur le pont aux Chaînes, on commençait à dresser le drapeau français. A la veille de la première visite officielle du président français Nicolas Sarközy en Hongrie, patrie de son père, l'émotion n'était pas à son comble, loin de là.

 

L'ensemble de la presse hongroise, qui avait affiché largement le nom de Nicolas Sarközy en "une" au lendemain de sa victoire à la présidentielle annonçait brièvement le programme officiel de la visite, jeudi, ou rapportant les résultats d'un sondage IFOP-Paris Match sur la baisse de popularité du chef de l'Etat français. "Pour les Hongrois, cette visite ne signifie pas grand-chose", affirme le politologue et socialiste Attila Agh. "On attend tout au plus une manifestation d'émotion lors de son discours au Parlement vendredi", explique Balint Ablonczy, journaliste politique de l'hebdomadaire de droite Hetivalasz.


Les étudiants semblaient ignorer jusqu'à la venue du président français. "Il vient en Hongrie ?", demande Gabor Raoz-Szabo, 21 ans. "Quand ?" reprend Ozren Petrovic (18 ans), tout deux de l'Université d'économie de Budapest. Attila Csaszar (22 ans), étudiant en littérature à l'Université des lettres, était au courant parce qu'il a vu les drapeaux jeudi soir. "Mais pourquoi vient-il ?", s'intéresse-t-il. "Il fait un discours au Parlement ? Les extrémistes lui rappelleront sans doute l'existence du traité de Trianon. Peut-être que lui pourra faire quelque chose." Ce texte de 1920 a réduit le territoire de la Hongrie des deux tiers, laissant 2,6 millions de Magyars dans les pays voisins, de la Serbie à l'Ukraine.

 

 

Le style "énergique et pragmatique" du président français "qui ne parle même pas hongrois" intéresse plus les Budapestois que ses racines. Les Hongrois sont donc plutôt curieux de savoir si la politique de M. Sarkozy pourrait servir d'exemple à la droite hongroise, notamment dans ses rapports à l'extrême droite. Dans son dernier ouvrage, Un pays uni, le leader du principal parti d'opposition de droite (Fidesz), Viktor Orban, multiplie ainsi les références à la politique de M. Sarkozy. M. Orban devait rencontrer le président français vendredi juste après le discours au Parlement.

"Sarkozy est avant tout un homme d'Etat qui sait fédérer les forces de la nation", explique Istvan Boros, président de la chambre de commerce et d'industrie franco-hongroise, à Budapest qui attend "des retombées positives" de la visite notamment "pour les investisseurs." En proie à un déficit public excessif qui avait atteint près de 10 % du PIB en 2006, la Hongrie suit depuis un an une politique d'austérité et de hausse de taxes qui a mis à mal la croissance et fait flamber l'inflation attendue à 7,6 % en 2007.

Anne Rodier  (LE MONDE)

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KATYN : UN FILM POUR MEMOIRE

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Andrzej Wajda à Varsovie
Ce film, le cinéaste polonais Andrzej Wajda l'appréhendait autant qu'il le désirait. Il s'était fait la promesse intime de le réaliser, il y a des années. A 81 ans, il vient enfin d'accomplir ce qu'il appelle "un devoir" : porter à l'écran l'histoire de sa vie et un pan de la mémoire polonaise contemporaine, le massacre de Katyn.

 


En septembre 1939, 22 000 officiers polonais sont faits prisonniers par l'Armée rouge, qui vient d'envahir la Pologne, en vertu du pacte de non-agression germano-soviétique Ribbentrop-Molotov. En mars 1940, Staline donne l'ordre de les fusiller : 4 410 d'entre eux disparaissent dans la forêt de Katyn, près de Smolensk, dans l'Ouest russe. D'autres charniers seront découverts ailleurs. Cette hécatombe à huis clos a longtemps été maintenue secrète.

Andrzej Wajda a dédié Katyn à ses parents. A son père, Jakub, capitaine au 72e régiment d'infanterie, mort à Katyn. A sa mère, Aniela, qui "s'est nourrie d'illusions jusqu'à sa mort, car le nom de mon père figurait avec un autre prénom sur la liste des officiers massacrés", a-t-il confié, mercredi 12 septembre, à l'avant-première de son film, à Varsovie. Pourtant, ce long métrage n'est "ni une quête personnelle de la vérité ni une bougie funéraire posée sur la tombe du capitaine Jakub Wajda", se défend le cinéaste.

Le film s'ouvre la journée du 17 septembre 1939. Sur un pont, deux foules de civils polonais se croisent, s'entrechoquent en sens inverse : l'une fuit l'Armée rouge, l'autre la Wehrmacht. Dès les premiers plans, Andrzej Wajda donne le ton en cadrant une femme paniquée, à la recherche de son mari, un officier de l'armée polonaise.

Car, à la surprise générale, Katyn n'est pas un film sur les officiers, mais sur leurs épouses, leurs mères ou leurs soeurs restées en Pologne, coupées de la vérité puis soumises à la censure. Les personnages centraux ne sont pas à chercher parmi les gradés en uniforme, mais chez leurs femmes, à travers le drame qu'elles vivent dans leur foyer de Cracovie. D'ailleurs, Wajda n'a pas attribué de nom de famille à ses officiers. Le capitaine de cavalerie Andrzej, le lieutenant Jerzy, le lieutenant "Pilot" ne sont au final que des archétypes.

Le film est pétri de métaphores, qui portent la griffe d'Andrzej Wajda, celles qui l'ont fait connaître dès Kanal (1957) ou Cendres et diamants (1958) : un christ baroque couché à terre, parmi les blessés de guerre, et caché sous la cape d'un officier ; deux soldats de l'Armée rouge qui déchirent le drapeau national polonais bicolore et se servent de la moitié rouge en guise de fanion soviétique ; une plaque funéraire brisée pour avoir affiché l'indicible sous le régime communiste : "Tué à Katyn en avril 1940."

Il y a surtout cette scène finale, une apothéose de réalisme, détaillée sans jamais virer au pathos. On y voit l'exécution méthodique, à la chaîne, minutieusement orchestrée par le NKVD, la police secrète de Staline, des 4 410 officiers de l'armée polonaise en avril 1940, dans la forêt de Katyn. Des agents soviétiques tirent machinalement, à une cadence soutenue, une balle de revolver Walther dans la tête des officiers. Les victimes s'effondrent, leurs corps jetés dans les fosses communes. Puis vient le ballet des bulldozers qui défoncent le sol et recouvrent les cadavres.

Dans les salles polonaises à partir du 17 septembre, date toute symbolique - celle du début de l'invasion de la Pologne en 1939 par les troupes soviétiques, seize jours après la Wehrmacht -, la dernière oeuvre de Wajda est une première. Aucun metteur en scène polonais n'avait réussi à porter ce chapitre sombre de l'histoire à l'écran. Pour s'assurer du succès, Andrzej Wajda a confié les images à Pawel Edelman, chef opérateur du Pianiste, de Roman Polanski, et la musique au compositeur Krzysztof Penderecki. Le scénario s'appuie sur le roman d'Andrzej Mularczyk, Post mortem.

Salué par une grande partie de la presse, le dernier film de Wajda n'échappe pas à la critique. On lui reproche d'escamoter l'Histoire en ne faisant que survoler le destin des officiers polonais qui ont pu survivre à Katyn par la promesse, imagine-t-on, de servir la propagande soviétique. Il y a aussi la critique mordante de l'hebdomadaire Newsweek qui, dans son dernier numéro, fustige "la sortie la plus attendue de la saison" comme "la célébration d'un mythe national et un échec artistique".

Sans oublier la réaction d'un spectateur, mercredi lors de l'avant-première, apostrophant Andrzej Wajda : "Avec Katyn, vous laissez entendre que si vous n'aviez pas menti sur la mort de votre père à Katyn, vous n'auriez pas pu entrer à l'université sous le régime communiste et que l'école polonaise du film n'aurait jamais existé ?" Agacé, le cinéaste s'est dérobé. "Permettez, monsieur, que je confesse mes péchés plus tard, et devant une autre audience", a-t-il sèchement répondu.

Le film relance surtout le débat public sur le massacre des officiers, à un moment où la Pologne tente toujours de recomposer son passé. A ce jour, on ignore toujours le sort de 7 000 soldats et officiers polonais disparus après avoir été faits prisonniers par l'Armée rouge en 1939. L'Allemagne nazie avait mis au jour certains charniers après la rupture du pacte Ribbentrop-Molotov et l'invasion de l'URSS en 1941. Mais les noms des premiers officiers retrouvés dans le charnier de Katyn n'avaient pas été révélés avant 1943.

Quant au massacre lui-même, il avait été "récupéré" par les Nazis, qui accusait Moscou de ce massacre, puis par les Soviétiques, qui en rejetaient la faute sur Hitler. Il fournit l'occasion de rompre les relations diplomatiques de l'URSS avec le gouvernement polonais en exil à Londres.

Il a fallu attendre 1990 pour que le régime soviétique finissant admette, par la bouche de Mikhaïl Gorbatchev, sa responsabilité, tout en évitant de parler de "crime contre l'humanité, imprescriptible", comme le demandait Varsovie. En 1992, Boris Eltsine avait remis aux autorités polonaises un document d'archives prouvant formellement l'implication des autorités soviétiques dans le massacre. Aujourd'hui, le travail de mémoire est inachevé : il bute sur la décision, prise par Moscou, en 2005, d'interdire l'accès aux dossiers concernés.

De son côté, la Pologne aura attendu soixante-sept ans pour voir le massacre de Katyn porté à l'écran. "Ce film n'aurait pas pu voir le jour avant. Ni en Pologne communiste, soumise à la censure, ni à l'étranger, qui s'est désintéressé du sujet", a conclu le réalisateur.

(Source LE MONDE)

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Criminel libéré pour un oubli de signature...

8c4021acaae71030064164da64e6c997.jpgJacques Maire, condamné en 2006 pour les meurtres de deux femmes, a été remis en liberté hier. Son jugement a été annulé parce qu'une greffière avait omis de signer le procès-verbal des débats à l'audience. Il sera rejugé l'an prochain.

Condamné à vingt ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Vosges le 26 octobre 2006 pour le meurtre de deux jeunes femmes, Jacques Maire, 54 ans, est ressorti libre hier matin de la maison d'arrêt d'Epinal (Vosges). Il était accusé d'avoir enlevé et tué Odile Busset en 1983, puis Nelly Haderer en 1987. La Cour de cassation a annulé cette condamnation car le procès-verbal des débats n'avait pas été signé par la greffière, admise en hôpital psychiatrique à l'issue du procès. 

« C'est un choc de le savoir libre... Pour moi, il ne fait aucun doute que Jacques Maire est bien l'assassin de ma fille. Ce 15 mars 1983, quand elle est venue me confier son fils, elle m'a dit qu'elle partait pour la soirée avec Jacky. Et ce Jacky, c'est bien lui. Aujourd'hui, je ne sais toujours pas où est ma fille Odile et j'ai élevé seule mon petit-fils, qui a 26 ans aujourd'hui. Je n'ai jamais eu de doutes sur la culpabilité de cet homme. Je redoute de le croiser dans la région », souffle Simone Busset, 78 ans, devenue veuve tôt et mère de huit enfants. Une femme « anéantie », selon son avocat M e Samuel Adam qui croyait « le calvaire de cette famille enfin achevé par le verdict d'octobre 2006 ».


« Depuis vingt-cinq ans maintenant, cette mère a tout subi et tout enduré », continue M e Adam, rejoint par M e Anne-Lise Bloch qui croyait enfin que les familles des victimes avaient « trouvé la paix ». « Le marathon judiciaire va recommencer pour une simple signature oubliée », s'indignent les deux avocats. « Ce n'est que justice », réplique M e Alexandre Bouthier, l'un des défenseurs de Jacques Maire, ulcéré par le déroulement du procès à Epinal. « Jacques Maire a été condamné faute de preuves », s'insurge l'avocat. Et de rappeler que l'un des motifs pour obtenir la cassation était aussi le « lien entre la présidente de la cour d'assises, épouse d'un avocat général dont le supérieur hiérarchique, procureur général, requérait à l'audience ».

L'enquête sur Jacques Maire a longtemps erré. Il aura fallu quatorze ans à la justice pour le mettre en cause après la disparition d'Odile Busset, 21 ans, en 1983 à Saint-Nicolas-de-Port. Une femme, ancienne amie intime de Jacques Maire, s'est souvenue d'avoir aperçu la voiture à la couleur criarde de Jacques Maire ce jour-là, avant de se rétracter plus tard. Le corps d'Odile n'a jamais été retrouvé. En 1987, un ferrailleur a en revanche découvert le corps mutilé, le visage entaillé et aux mains coupées, de Nelly Haderer, 23 ans, mère de deux enfants à Saint-Nicolas dans une décharge. Elle habitait à Dombasle, à quelques kilomètres de là, et avait disparu le 30 janvier 1987, après une dispute avec son compagnon. Une femme, là aussi, dit avoir vu Nelly dans la voiture de Jacques Maire le jour de sa disparition. En 1997, Jacques Maire est mis en examen dans ces deux dossiers, mais a toujours nié farouchement.

En 2004, Jacques Maire avait déjà été condamné à quinze ans de réclusion pour l'enlèvement et le meurtre d'Odile Busset, mais avait été acquitté pour celui de Nelly Haderer. Il avait fait appel de ce verdict avant de comparaître libre après une décision de la chambre de l'instruction de Nancy à nouveau en octobre 2006. Jacques Maire devra comparaître devant la cour d'assises de Metz l'année prochaine. Un procès que ce maçon assure attendre « sereinement ».

(Source Le Parisien)

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Des tests génétiques pour le regroupement familial

Les députés ont franchi un pas, mercredi 12 septembre, dans la gestion de l'immigration : la commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté un amendement autorisant le recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois. "En cas de doute sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état civil", les agents diplomatiques ou consulaires pourront "proposer" au demandeur d'un visa "d'exercer, à ses frais, la faculté de solliciter la comparaison de ses empreintes génétiques aux fins de vérification d'une filiation biologique déclarée". Si cet amendement était retenu, la pratique des tests ADN pourrait devenir massive : les procédures de regroupement familial impliquant des enfants concernent 23 000 demandes par an.

(Source LE MONDE)

Cet amendement relève de la pure utopie: dans quels laboratoires africains, turcs ou chinois seront effectués ces tests scientifiques coûteux? Comment seront contrôlées les fraudes quant aux prélévements d'ADN destinés à prouver la filiation biologique? On imagine déjà toutes les falsifications auxquels cet amandement va donner lieu.

Encore une fausse mesure pour "contrôler" l'immigration, dont le seul effet sera de l'institutionnaliser définitivement!

Ce n'est un frein, mais un coup d'accélérateur donné à l'envahissement de la France par les immigrés et leur nombreuse famille.

00:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Les statistiques raciales sont permises

Au nom de la lutte contre les discriminations, la commission des lois de l'Assemblée a adopté, jeudi, un amendement levant l'interdiction de collecter des données sur les origines raciales ou ethniques

Après celui sur le recours aux test ADN dans le cadre du regroupement familial, un nouvel amendement au projet de loi sur l'immigration, adopté jeudi 13 septembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale, pourrait bien à son tour faire débat. Les députés se sont en effet attaqués à un vieux tabou de la société française, la statistique ethnique.

 


L'article 8 de la loi Informatique et libertés de 1978 interdit "de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques". Mais deux députés UMP, Michèle Tabarot (Alpes-Maritimes) et Sébastien Huyghe (Nord), ont proposé jeudi, au nom de la lutte contre les discriminations, d'autoriser la collecte de ce type de données, sous certaines conditions. "Pour lutter contre les discriminations, encore faut-il pouvoir les identifier, les mesurer", ont-ils avancé, reprenant ainsi une revendication importante de collectifs comme Africagora, ou le Conseil représentatif des populations noires.

SEULEMENT POUR LA RECHERCHE

Leur amendement s'inspire des dix recommandations sur la "mesure de la diversité et la protection des données personnelles", émises en mai par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Les deux députés, tous deux par ailleurs membres de la CNIL, ont expliqué dans leur exposé que leur texte prévoit que "des données faisant directement ou indirectement apparaître les origines raciales ou ethniques des personnes pourront être recueillies pour les besoins d'études ayant pour finalité la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration". Comme le suggérait la CNIL, ces données ne pourraient pas être intégrées à des fichiers de gestion des administrations et des entreprises. Chaque individu pourra par ailleurs s'opposer à la collecte de ce type de données, dont le traitement sera soumis à autorisation de la CNIL : comme c'est déjà le cas pour toute étude délicate ayant trait à des données personnelles, la CNIL devra vérifier que ce recueil de données est justifié, que la démarche du chercheur est pertinente.

"Toute l'ambiguïté réside dans ce qu'on entend par 'données faisant apparaître les origines raciales ou ethniques'", commente Patrick Simon, chercheur à l'Institut national d'études démographiques (INED), plutôt favorable à la levée de l'interdiction. "S'il ne s'agit que de connaître le pays de naissance des parents, alors cela ne changera pas tellement la situation actuelle. Il est déjà possible de demander une autorisation spécifique à la CNIL pour ce type de requête. Mais ce sera quand même une simplification de la démarche, cela la rendra plus légitime." Patrick Simon attend avec impatience de voir comment cet amendement sera accueilli à l'Assemblée, qui examinera le projet de loi à partir du 18 septembre. "Si les députés ne précisent pas plus, alors ça permettra une interprétation plus libre, les chercheurs pourront aller plus loin dans leur requête, libre ensuite à la CNIL de les autoriser ou pas."

CRAINTES DES DÉRIVES

Et le démographe de rappeler le sort réservé à un amendement de ce type, intégré en commission au Sénat au projet de loi sur l'égalité des chances, en 2006 : le gouvernement avait fini par le retirer. Cette fois encore, le débat promet d'être rude : jeudi matin, en commission, la socialiste George-Paul Langevin, l'une des rares députées noires de l'Assemblée nationale, a jugé que cet amendement rompait avec une tradition française de prudence sur le recueil des données et pourrait donner lieu à des dérives. 

Patrick Simon craint d'ailleurs que le fait qu'un tel amendement figure dans le projet de loi sur l'immigration renforce "les équivoques sur les intentions du gouvernement" et donnent du grain à moudre à ceux qui s'inquiètent de l'élaboration de telles statistiques : "Cette loi est très controversée. Beaucoup lui reprochent d'être liberticide. Ajouter une disposition pour lutter contre les discriminations dans une loi qui contient des principes que certains jugent eux-même discriminatoires, c'est embêtant." SOS Racisme a critiqué cet aspect de l'amendement dès jeudi soir :"Ses auteurs voudraient-ils signifier, peut-être de façon inconsciente, que les 'minorités visibles' ne sont pas totalement françaises?", s'est interrogé son président, Dominique Sopo.

 LE MONDE  - Aline Leclerc (avec AFP)

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13/09/2007

Morituri te salutant!

La lecture de la lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet fusillé par les nazis aux joueurs du XV de France, quatre heures avant le match d'ouverture vendredi dernier contre l'Argentine, n'en finit pas de faire débat. Première bévue du futur secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse et des Sports, Bernard Laporte, qui a sans doute cru bien faire en reprenant un des symboles chers à Nicolas Sarkozy ? Fabien Onteniente, cinéaste présent dans les tribunes, parle de « boulette ». Pour l'ex-ministre des Sports, Marie-George Buffet, le rugby, « ce n'est pas la guerre! ». « Guy Môquet est mort dans une guerre contre la barbarie nazie, mais il se battait pour construire une vie meilleure* », explique la secrétaire nationale du PC  (*Elle oublie de dire qu'il se battait pour le Communisme, et qu'à deux ans près, avec le Pacte germano-soviétique  , il n'aurait pas été fusillé comme otage...).

 Même réaction de Jean-Marc Ayrault, maire PS de Nantes, qui se dit « très choqué par ce mélange des genres ». Pierre-Louis Basse, auteur d'une biographie sur le résistant, qualifie l'initiative de « grotesque, triste et insupportable ». Plus clément, Guy Krivopissko, conservateur du musée de la Résistance nationale, confirme lui aussi que le lieu et le moment étaient « mal choisis » tout en louant l'intention. Il rappelle que beaucoup de résistants étaient des sportifs, « leurs idéaux de liberté et de fraternité se conjuguaient avec leurs valeurs d'athlète ».

La lettre qui commence par « Je vais mourir » n'a-t-elle pas miné le moral des Bleus ? Laurent Bénézech, ancien pilier international, a dénoncé dès le lendemain du match perdu cette entreprise qui aurait créé « un surcroît d'émotion » chez les joueurs. En revanche, le député UMP des Pyrénées-Orientales, Daniel Mach, ancien joueur et dirigeant de club, comprend cette démarche, la jugeant « indispensable pour transcender une équipe ».

Les Bleus ont perdu contre l'Argentine...

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Absentéisme dans les lycées "sensibles"

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Mal récurrent chez les adolescents de 16 ans et plus, l'absentéisme scolaire touche de plein fouet les lycées professionnels, où se retrouvent la majorité des adolescents "financièrement défavorisés". D'après les chiffres du ministère de l'Education nationale, 6 % des élèves de BEP, CAP ou bac pro ont déserté les classes en 2005-2006*. En mars, ils étaient plus de 30 % à manquer à l'appel.


« C'est à se demander s'il ne faudrait pas rémunérer nos élèves, qui sont trop souvent tenaillés entre la volonté de suivre une scolarité et le besoin de gagner leur vie », lance, mi-sérieux mi-cynique, Daniel Gruat, membre du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) et proviseur du lycée Louis-Lumière de Chelles (Seine-et-Marne). Dans cet établissement de 1 200 places, le plus gros de l'académie de Créteil, l'absentéisme touche les trois quarts des lycéens de bac pro.

A Louis-Lumière, on applique pourtant les règles prévues par l'Education nationale en matière d'absentéisme. A savoir une prise de contact avec les parents de l'élève fantôme. Un signalement à l'inspection d'académie. Et « des courriers menaçants en rafale, qui ne sont jamais suivis de sanctions! », tempête un enseignant qui préfère garder l'anonymat. « Notre seule arme consiste à discuter avec les parents et créer une bonne ambiance pour que les élèves aient envie de rester au lycée. Mais, à vrai dire, on brasse de l'air ! » confie encore le professeur. « En plus, le lycée a de la concurrence juste à côté ! » rigole un nouvel élève, en pointant du doigt le centre commercial tout proche. « On est nombreux à bosser comme livreurs de pizzas ou magasiniers dans le coin. Il faut bien payer notre carte Imagine R ! »

* Toutes filières confondues, la moyenne nationale est de 2 %.

(Photo: Lycée Louis-Lumière)

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Prémonition? Made in USA... en 1997!

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Prémonition?  

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Georges Frêche relaxé: scandaleux!

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Georges Frêche, président (ex PS) de la région Languedoc-Roussillon, a été relaxé jeudi 13 septembre par la cour d'appel de Montpellier des poursuites engagées contre lui pour injure raciale, après avoir traité des harkis de "sous-hommes", en février 2006.

(En première instance, en janvier 2007, M. Frêche avait été condamné à une amende de 15.000 euros. Lors de l'audience d'appel, le 21 juin, l'avocat général avait requis confirmation de l'amende.)

Alors que son avocat, Me Gilles Gauer, saluait "la fin d'un procès politique", les représentants de la communauté harkie ont fait part de leur colère et indiqué qu'ils allaient se pourvoir en cassation.

"Ce n'est même plus de la colère, ça devient de la haine. On avait confiance dans la justice mais aujourd'hui la justice ne respecte pas la communauté harkie", a déclaré à la presse M. Abdelkrim Klech, président du collectif national Justice pour les Harkis, qui était partie civile. "On relaxe Frêche, alors la justice reconnaît que les harkis sont des sous-hommes", s'est-il indigné.

Le 11 février 2006 à Montpellier, lors d'un hommage à un ancien leader pied-noir et sur fond de discussion sur l'article de loi évoquant le rôle "positif" de la colonisation, M. Frêche s'en était pris à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP.

"Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur", avait lancé M. Frêche à un groupe de harkis, suscitant une vive réaction dans la communauté en France.

Abdelkader Cheibaïki, président de l'association Justice Information et Réparation pour les harkis, à qui les propos s'adressaient, s'est déclaré "abasourdi" par l'arrêt de la cour d'appel: "C'est inadmissible, on ne se laissera pas faire", a-t-il lancé.

"C'est la fin d'un procès politique initié à des fins politiques", a de son côté réagi Me Gilles Gauer, avocat de M. Frêche. "C'est surtout la fin d'un procès contre la vérité", a-t-il jugé.

Selon son analyse, la cour d'appel a estimé que "les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus". Elle a également jugé que "les propos n'avaient pas d'inspiration raciale et que par ailleurs la communauté harkie n'est pas constituée par la race mais par son histoire".

Sous-homme: ce n'est pas une insulte visant la race humaine?


 

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Cette "résistance" qu'on laisse s'organiser...

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Dans le quartier de Belleville à Paris, la « résistance citoyenne » contre les arrestations de sans-papiers prend de plus en plus d'ampleur. « Au début, c'était surtout une histoire de militants. Maintenant, c'est Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui nous rejoignent pour dire non aux arrestations arbitraires », explique Brigitte Wieser, porte-parole du Réseau éducation sans frontières (RESF). Hier, une trentaine de parents se sont rassemblés devant l'école Rampal (là même où une arrestation avait dégénéré le 23 mars, provoquant des échauffourées entre forces de l'ordre et habitants à la suite de l'arrestation d'un grand-père chinois). Les manifestants défendaient la cause d'une mère de famille chinoise de cette maternelle, Mme Zhang, qui a trois enfants et a reçu son avis de reconduite à la frontière. La veille, au métro Belleville, ils étaient une cinquantaine de parents à dénoncer « les expulsions de parents d'élèves des écoles » du quartier. Mais surtout, en dehors des manifs, un système sophistiqué d'alerte permet désormais de rassembler très vite beaucoup de monde en cas de « rafle ».

« On inscrit les numéros de portables des sympathisants sur une liste. Si quelqu'un est au courant d'une descente policière, il appelle immédiatement quelqu'un d'autre, en lui disant de venir tout de suite dans la rue, précise Brigitte Wieser, de RESF. On se retrouve vite à près de cent personnes, comme au métro Goncourt...

Mais pourquoi s'accrochent-ils tellement à cette France dont ils n'aiment que les allocs généreusement - et souvent frauduleusement - distribuées à toute la misère du monde? Mme Brigitte Wieser du RESF s'oppose ouvertement à l'application de la loi française et on la laisse faire?

Nous vivons au pays des Droits de l'homme clandestin, sans-papiers, anti-français...

17:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

EXPULSIONS: OBJECTIFS NON ATTEINTS...

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Le quota de 25 000 expulsions en 2007 sera difficile à atteindre malgré la pression exercée hier par Brice Hortefeux sur une vingtaine de préfets priés d'améliorer leurs résultats. L'objectif demandé par le président Sarkozy est-il réalisable ?

15 000 en 2004, 20 000 en 2005, 25 000 en 2006 et... le même chiffre pour 2007. A la tête de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait inauguré la méthode : fixer un objectif global du nombre d'étrangers en situation irrégulière à reconduire aux frontières. Lui aussi réunissait les préfets, leur enjoignait de « doubler le taux d'éxécution » des expulsions. Candidat de l'UMP en campagne, il a martelé le même message. La « machine » à expulser, conçue comme l'outil principal d'un contrôle des flux migratoires, se grippe-t-elle ? La convocation hier rue de Grenelle par le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux d'une vingtaine de préfets dont « la mobilisation » sur ce chapitre est jugée « insuffisante » en est-elle un indice ?

Au ministère, on défend une « séance de travail » classique. Et un résultat, à quatre mois du bilan définitif, « bien au-dessus » des 11 800 expulsions comptabilisées au 31 juillet - mais que l'on ne souhaite pas communiquer. Venus avec les directeurs départementaux de la sécurité publique, de la gendarmerie et de la police, les préfets se sont vu répéter les « bonnes pratiques » : multiplier les interpellations, cibler davantage les lieux de vie des sans-papiers... Les difficultés « techniques » auxquelles se heurtent les procédures ont aussi été discutées.

Le fait que « l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne ne permet plus d'expulser les ressortissants de ces pays » - qui représentaient 30 % du total l'an dernier - a été souvent évoqué comme raison du non-respect des quotas. (Reste 70%... tout de même!)

Des incidents violents...

Jugé « maladroit parce que médiatisé » par un haut fonctionnaire, ce coup de pression est mal ressenti, sur le terrain, par une frange croissante de policiers et gendarmes. « On est en première ligne. Chasser la misère, ça nous plaît pas. Et quelle image ça donne de nous ? », s'interrogent certains. « On interpelle à tout va, ça multiplie les tensions. Or ce n'est pas de notre fait si les procédures de reconduite bloquent ensuite ! », insistent d'autres, rappellant l'obstacle le plus fréquent : la non-délivrance, par les pays d'origine, des laissez-passer consulaires nécessaires à l'expulsion.

(Source: Le Parisien)

Les obstacles de ce genre, ça se contourne ou ça se négocie quand on le veut vraiment!

Toujours les mêmes "effets d'annonce", qui retombent comme un soufflé.. Mais c'était tellement prévisible!

17:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Russie: la bombe la plus puissante du monde

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La Russie a testé, mardi 11 septembre, une bombe thermobarique, ou bombe à effet de souffle, surnommée "le père de toutes les bombes". La nouvelle bombe a été présentée par l'adjoint au chef d'état-major général des forces armées russes, Alexandre Roukchine, comme "la plus puissante du monde", "comparable en terme d'efficacité à une charge nucléaire". Utilisant les nanotechnologies et contenant sept tonnes d'explosif, elle aurait la puissance de 44 tonnes de TNT.


Le développement des bombes à effet de souffle remonte à la guerre du Vietnam, lorsque l'armée américaine a mis au point un projectile baptisé "coupeuse de marguerites"  (Daisy Cutter) parce que destinée à la déforestation. Ces munitions explosent en deux temps. La bombe russe libére tout d'abord un nuage de combustible de 300 mètres de rayon qui se mélange à l'oxygène ambiant. Puis une seconde explosion enflamme le nuage, faisant le vide dans toute la zone d'explosion et brûlant tout ce qui s'y trouve.

"FAIRE FACE AU TERRORISME"

Selon Alexandre Roukchine, cette arme ne contamine pas l'environnement. Moscou affirme que la puissance de cette arme dépasserait substantiellement celle de la nouvelle bombe à effet de souffle américaine, la MOAB ("Massive Ordnance Air Blast Bomb", bombe de destruction massive par souffle) testée pour la première fois en 2003 par les Américains. La température au foyer d'explosion qu'elle crée serait deux fois plus élevée.

"La nouvelle munition nous permettra de garantir la sécurité de l'Etat et de faire dans le même temps face au terrorisme international, en toute circonstance et en tout lieu", a indiqué Alexandre Roukchine. Moscou a souligné que cette invention militaire ne va à l'encontre d'aucun traité international et que la Russie ne lance aucune course aux armements.

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12/09/2007

A quoi sert le Premier ministre?

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Si Nicolas Sarkozy a affirmé hier sa volonté de changer le système des régimes spéciaux, il a néanmoins critiqué la « méthode » de son Premier ministre. Avec un message clair : c'est lui et lui seul qui fixe le calendrier des réformes.

C'est un beau recadrage. Nicolas Sarkozy a profité hier d'un discours consacré à l'agriculture qu'il prononçait à Rennes lors de l'inauguration d'un salon de l'élevage pour tacler son Premier ministre. « Un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème », a-t-il estimé à la tribune.

Même s'il ne prononce pas le nom de François Fillon, chacun a compris : le président n'a pas apprécié la tempête déclenchée dimanche par le locataire de Matignon après ses propos mettant au pied du mur les syndicats sur la réforme des régimes spéciaux. Auparavant, le chef de l'Etat avait réaffirmé sa volonté de changer le système. « La vérité, c'est qu'il existe des régimes spéciaux de retraites qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et qu'il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite. Je vais changer cette situation parce qu'elle est indigne », a-t-il martelé, rappelant qu'il donnerait son calendrier mardi prochain.

Hier en fin d'après-midi, le chef du gouvernement est venu à l'Elysée rencontrer le président. Les deux hommes se sont expliqués. Puis Sarkozy a retrouvé seul ensuite l'état-major de l'UMP qu'il réunit chaque semaine. Le Premier ministre avait un rendez-vous pris de longue date avec François Chérèque, le leader de la CFDT, indiquait-on hier à Matignon pour justifier cette absence inhabituelle. A l'Elysée, on répète que c'est le calendrier qui sera fixé par le président qui donnera le la quant à la réforme des régimes spéciaux.

Recul dans les sondages:

Cette tension est apparue au sommet de l'Etat alors que la donne politique se complique pour le duo exécutif. Les deux hommes enregistrent un premier vrai recul dans les sondages. Dans le dernier baromètre Ifop - « Paris Match », le président est en baisse de cinq points. Son action est approuvée par 62 % des Français. Fillon, lui, perd neuf points, à 53 % d'opinions positives. Autre signe du trouble : lundi soir, l'Elysée a reporté le déplacement programmé aujourd'hui à Nantes, où le président devait évoquer l'avenir de la fonction publique. « Contraintes d'agenda », a-t-il été indiqué... Le chef de l'Etat trouvait-il encore opportun d'évoquer un dossier sensible au moment où les syndicats sont si remontés ?

 (Source Le Parisien)

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