Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/10/2007

Washington: des frappes "chirurgicales" en Iran

dea5388eca59ce241813c9bad9aa1f72.jpg
 Le Nouvel Ordre Mondial
Le journaliste américain Seymour Hersh, auteur de plusieurs articles sur la stratégie militaire de la Maison Blanche en Iran, affirme, dans le New Yorker paru lundi 1er octobre, que Washington pourrait abandonner l'idée d'un bombardement de grande envergure visant des installations nucléaires au profit de frappes "ciblées" contre des infrastructures des Gardiens de la révolution.

 


Citant de nombreuses sources gouvernementales et sécuritaires sous couvert d'anonymat, Hersh affirme que la modification des plans américains s'est opérée cet été, sous l'impulsion du vice-président Dick Cheney. "Le but des plans était une large campagne de bombardement, avec des cibles comprenant des sites nucléaires connus ou suspectés ainsi que des cibles militaires. Maintenant, on insiste sur des frappes 'chirurgicales' contre des installations des Gardiens de la révolution à Téhéran et ailleurs d'où sont lancées, selon l'administration, des attaques contre les Américains en Irak", écrit Hersh.

LES PRÉPARATIFS ONT AUGMENTÉ "DE MANIÈRE SIGNIFICATIVE"

Le journaliste estime que ce recadrage stratégique résulte de trois causes. "Premièrement, le président et ses conseillers ont conclu que leur campagne pour convaincre le public américain que l'Iran était un danger nucléaire imminent n'a pas marché, contrairement à celle menée avant la guerre en Irak. Deuxièmement, la Maison Blanche a finalement adopté le consensus, partagé par la communauté de renseignements américaine, que l'Iran est encore à cinq ans d'obtenir une bombe. Enfin, il y une reconnaissance grandissante, à Washington et au Proche-Orient, que l'Iran est le grand vainqueur géopolitique de la guerre en Irak."

Si les préparatifs pour une intervention militaire ont augmenté "de manière significative", selon les dires du journaliste – "ils envoient tout le monde vers la cellule iranienne", affirme un ancien responsable de la CIA –, une action militaire américaine ne peut pas être qualifiée d'imminente. Ainsi, Hersh précise qu'au cours de son enquête, on lui a répété à de nombreuses reprises que "le président n'a pas signé 'l'ordre exécutif' nécessaire pour entreprendre une opération militaire en Iran". "Et un ordre de ce calibre pourrait même ne jamais être signé", ajoute-t-il.
 
"MENER UNE ACTION MILITAIRE EN IRAN LE PLUS VITE POSSIBLE"

Pourtant, le gouvernement américain n'a pas cessé de lancer des mises en garde à l'encontre de Téhéran, que ce soit sur le nucléaire ou sur la situation irakienne. Dernièrement, M. Bush avait dénoncé, lors d'un discours en août, le lien entre les extrémistes chiites et Téhéran, demandant au régime iranien "de mettre fin à ces actions". "Jusqu'à ce qu'ils le fassent, nous prendrons les mesures nécessaires pour mettre nos troupes en sécurité." Quant au rôle de l'Iran en Irak, la mesure la plus concrète a été l'adoption d'un texte, le 26 septembre, appelant à désigner les Gardiens de la révolution comme groupe terroriste.

"La position du président, et son corollaire – si beaucoup des problèmes américains en Irak peuvent être imputés à Téhéran, alors la solution est d'affronter les Iraniens – se sont solidement imposés au sein de l'administration", note l'auteur de l'article. Parmi les plus fervents adeptes de cette option, on retrouve M. Cheney qui, selon un ancien responsable des renseignements, cherche désespérément à "mener une action militaire en Iran le plus vite possible", alors que M. Bush doit quitter la présidence dans moins de quatorze mois.

"GUERRE RÉGIONALE DE VINGT ANS"

D'autres figures de premier plan, comme le général David Petraeus, ont également apporté des éléments démontrant la présence grandissante de Téhéran sur le sol irakien, confortant par la même occasion l'administration dans son choix. "Personne ne s'était rendu compte du degré de participation de l'Iran", a-t-il affirmé dans son rapport présenté en septembre. Selon lui, Téhéran mène "une guerre par procuration contre l'Etat irakien et les forces de la coalition" *

Seule inconnue, la réaction du régime iranien à une campagne de bombardement sur son sol. L'ancien conseiller à la sécurité nationale, Zbignew Brzezinski, cité dans l'article, prédit "une guerre régionale de vingt ans". "Cette fois, contrairement à l'Irak, nous allons jouer le rôle de victime. Le but du jeu semble d'essayer à forcer les Iraniens à jouer plus gros que leur mise."

* Le prétexte pour déclencher la guerre en Iran a été  trouvé. Il ne s'agit plus de la bombe nucléaire, mais de "la responsabilité de Téhéran dans l'échec irakien"! 
 (Luc Vinogradoff- LE MONDE  01.10.)

00:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

01/10/2007

Des colons juifs s'emparent de nouvelles terres

8726c9b91329102ac0ed813b74fd2d87.jpg
 Colons juifs près d'Efrat 30.09.O7
Pas question de passer. Ni en voiture ni à pied. D'importantes forces de police avaient pris position, dimanche 30 septembre, à l'entrée et en différents points de passage de la colonie d'Efrat, à l'est du "bloc" de Etzion, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Jérusalem. Ce déploiement de forces visait à contrer les quelques centaines de manifestants qui avaient décidé de faire de cette journée celle de la conquête de nouvelles terres. Deux ans après leur retrait de la bande de Gaza, au cours de l'été 2005, les colons radicaux ont entrepris de repartir de l'avant à l'occasion de la fête juive de Soukkot (Fête des cabanes). Ils ont fixé cinq objectifs de création de nouvelles colonies sauvages, qui viendraient s'ajouter aux 101 déjà répertoriés par le mouvement "La Paix maintenant". Deux sont situées au Nord, dans la région de Naplouse, une près de Ramallah, au centre de la Cisjordanie, et deux au Sud.

 


L'armée a déclaré ces secteurs "zones militaires fermées", mais les colons, venus avec enfants et pique-nique, ont franchi sans encombre les barrages pour aller s'installer au sommet des collines convoitées. A Efrat, ils ont marché pendant près de trois kilomètres pour prendre position sur les hauteurs d'Eitam et de Zaït, noms de deux monticules sur lesquels ils souhaitent s'établir. Tous deux sont situés au-delà de l'espace arasé sur lequel, bientôt, s'élèvera la "clôture de sécurité" entourant cette colonie de 7 000 habitants, qui domine les villages palestiniens sur les terres desquels elle a été édifiée.

"Nous sommes déjà installés sur cinq collines. Efrat, c'est sept collines qui correspondent aux sept épices. Nous allons nous battre pour les faire nôtres..."

(Source: LE MONDE)

23:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Jack Lang, l'éminence rose de Sarközy

a5eb828d2af9d205ac6a74e5e0cb528e.jpg
Jack Lang a 68 ans

Il est dans les petits papiers d'un Nicolas Sarkozy qui compte toujours poursuivre son ouverture ! Après les socialistes Bernard Kouchner, Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Jouyet ou Eric Besson, le chef de l'Etat veut désormais convaincre Jack Lang de venir travailler avec lui. Au gouvernement (dans le cadre d'un futur remaniement) si les deux hommes tombent d'accord sur un poste précis. Ou à la tête d'une mission importante, comme, par exemple, celle qui doit voir le jour prochainement sur le projet d'union Euroméditerranée.

« Lang est très populaire auprès des Français, explique-t-on à l'Elysée. Il symbolise parfaitement l'ouverture telle que nous voulons la mener. Il a déjà franchi un premier pas il y a quelques semaines en acceptant de figurer au sein de la commission sur les institutions présidée par Edouard Balladur. Maintenant, nous voulons aller plus loin. »

Joint au téléphone par « le Parisien » et « Aujourd'hui en France », l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand affirme être concentré - pour l'instant - sur son travail au sein du comité Balladur. « Nous devons rendre notre rapport dans trois semaines, dit-il. Moi, je fonctionne par séquences. On verra bien ce qui se passera après. » Mais, sur le principe, le député du Pas-de-Calais se garde bien de rejeter l'idée d'une collaboration plus étroite avec le chef de l'Etat. « Je dois reconnaître que Nicolas Sarkozy a réalisé un travail d'ouverture sans précédent », confie-t-il. Et d'ajouter : « Je ne suis jamais l'ennemi d'une participation à une oeuvre d'intérêt général. S'il y a un sujet qui touche à mes compétences, sur le droit, l'international, la culture, l'éducation, je peux rendre service. Je n'ai aucune raison de dire non si cela est fait dans des conditions de transparence. »

Sarkozy l'appelle de temps en temps

Difficile d'être plus clair. Depuis quelques semaines, Jack Lang multiplie les gestes en direction de l'Elysée. « Il nous envoie des mots ou des notes, explique-t-on dans l'entourage présidentiel. La dernière fois, c'était pour nous alerter sur le problème des fonctionnaires et nous demander d'être mesurés à propos de la suppression du nombre de postes. » De son côté, Sarkozy appelle de temps en temps l'ex-ministre pour lui demander un avis ou un conseil sur tel ou tel sujet. Début septembre, le président l'a même convié à l'Elysée pour un dîner privé avec Nelson Mandela (Lang est l'auteur d'une biographie de l'ancien président sud-africain). Les deux hommes se sont revus quelques jours plus tard en marge du match de rugby France - Irlande.

(Le Parisien)

Issu d'une riche famille de Nancy, Jack Lang est né à Mirecourt, dans les Vosges, le 2 septembre 1939. Il a été dès l'origine attiré par la scène théâtrale. C'est du reste dans sa troupe de théâtre qu'il fait connaissance de son épouse Monique Buczynski. 

16:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

STATS DU BLOG POUR SEPTEMBRE 2007

 Visiteurs uniques:   3 819

Visites:                  6 396 

Pages:                17 350

Visites par jour Moy/Max: 213 à 28O                        

11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

30/09/2007

Quelle tristesse...

2aa58388f8e8ee700ead1fb438b0a4b5.gif

Pendant un mois, les détenues de la maison d'arrêt de Fresnes, ont participé à la création d'une collection de vêtements avant de défiler...  Pour ces femmes en souffrance, une vraie fierté.

Il ne manquait que Rachida Dati pour que la fête soit complète!

Ici, on n'a pas droit aux talons. Ça fait biper les portiques de sécurité. Le maquillage est juste toléré et les jupes ne sortent que pour le juge.

A la maison d'arrêt des femmes de Fresnes (Val-de-Marne), le défilé de mode organisé vendredi par la créatrice Nathalie Cogno valait pourtant bien les collections officielles des Lacroix ou Lagerfeld qui s'ouvrent actuellement à Paris. Pour aménager le podium, le tapis rouge a été déroulé et un rideau de lumière accroché en bas des coursives. Pour le public, des bancs ont été installés devant les cellules. Sous le filet antisuicide, la boule à facettes illumine les vingt mannequins : toutes des condamnées ou des prévenues, âgées de 20 à 50 ans. La prison et ses 96 pensionnaires est au spectacle, les filles n'en mènent pas large. « Vas-y chérie, tu tomberas jamais ! T'es sur un nuage, rassure Bora, grande noire superbe dans une tenue très carnaval de Rio. J'ai toujours rêvé de défiler en mariée et c'est en taule que ça se passe. C'est magique ce moment où on peut fuir tout ça. »

Dans les loges règne la panique ordinaire des défilés. Fréa ne rentre plus dans ses escarpins. « Putain, ça va pas », peste-t-elle, fébrile. Les quarante modèles de la collection D Tenue, tous réalisés par les détenues, passent en revue devant une assistance hurlante, mains levées. Robes, sarouels avec bas en dentelles, Crocks ou Converse, défilent sous des crinières de lionnes, des corps pailletés et les maquillages crées par les élèves de l'école Fleurimon. Face au bleu des matons, de la couleur, des fleurs, et des rayures partout... en guise de clin d'oeil aux bagnards. « C'est la fête au village. Ici aussi on peut avoir de la joie. Dommage que ce soit rare », confessent les spectatrices. Côté officiels, on est bluffé. Surveillants et intervenants ne reconnaissent plus leurs ouailles. « On s'y croirait. Certaines font illusion, admet le directeur de Fresnes, Bruno Hauron. Quand on connaît l'histoire de ces femmes, leurs souffrances au quotidien, les voir ainsi, c'est une émotion. »

Entre le défilé et les quatre semaines d'atelier de couture qu'il a fallu organiser, cette opération exceptionnelle n'a tenu qu'à un fil. « Tout dépend de leurs états d'âme : ça peut basculer pour un parloir qui s'est mal passé », reconnaît Nathalie Cogno, créatrice de la collection et organisatrice de l'événement. « Toutes ces filles sont fragiles. Certaines ont tué leur mec, d'autres sont passées par la drogue. Elles ne doivent pas toutes s'aimer mais chacune prend sur soi. Au final, ça l'a fait : dans les cours, j'en ai vu certaines terminer le tee-shirt d'une autre. » La consécration du défilé ? « Restaurer la féminité dans un lieu où elle en prend un coup et aussi l'estime de soi », estime Nathalie Cogno. « Quand les filles arrivent ici, elles sont déconstruites. Surtout chez les longues peines, l'image de soi est perturbée », admet Chloé Gardenal, directrice de la maison d'arrêt des femmes. Plaire à nouveau et séduire participent « à la réinsertion et à la réhabilitation sociale », insiste aussi Balthazar Lionnard, opérateur culturel du service pénitentiaire. « Un simple défilé, ça contamine toute la détention. Longtemps après, on sent un mieux-être chez les filles. C'est palpable. »

(Source Le Parisien)

23:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Pour les collèges, ce sera en 2009!

bb9388bf9341632b54bb5a3d926ea288.jpg
Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, souhaite supprimer dès 2009 les cours le samedi au collège, en les transférant au mercredi, donc sans réduction d'horaires.

A l'école primaire, dès la rentrée 2008, il n'y aura plus classe le samedi matin: les écoliers ne travailleront plus que quatre jours par semaine, avec deux heures de cours en moins, à la rentrée 2008, a annoncé le ministre jeudi.

M. Darcos a ajouté le même jour qu'il espérait "ensuite que, très vite", il serait possible d'"étendre le dispositif au collège", tour en précisant que rien n'était "décidé" en la matière.

"Joint hier (samedi), le ministre de l'Education nationale confie au JDD qu'une même mesure, concernant cette fois-ci le secondaire, sera prise prochainement pour entrer en vigueur si possible, ce que je souhaite, dès la rentrée suivante.

Concernant le nombre d'élèves concernés par cette mesure, l'Education nationale table sur près de la moitié des 3,2 millions de collégiens: mais en réalité personne ne connaît le nombre exact d'adolescents se rendant en cours le samedi. (!)
Toutefois, à la différence de l'école, il n'est pas question pour les collégiens d'une semaine de quatre jours et de suppressions d'heures de cours. "Pour le collège, notre volonté est de transférer les enseignements du samedi au mercredi" a en effet précisé le ministre au JDD.

Enseignants, parents, associations ont vivement critiqué un manque de concertation avant la décision de supprimer le samedi de cours dans le primaire et les modalités qui l'accompagnent.

Le ministère de l'Education nationale a confirmé auprès de l'AFP les propos tenus par le ministre, précisant que la suppression du samedi travaillé au collège était "un objectif": une "concertation sera engagée prochainement à ce sujet", a-t-on précisé, tout en soulignant qu'on "avait le temps".

Au ministère on fait valoir que "l'objectif est d'uniformiser l'organisation de la semaine dans le souci de permettre aux familles de se retrouver".

Le lycée n'est pas concerné- pas encore du moins...

19:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

La révision du procès de Patrick Dils est-elle possible?

La piste Heaulme devenue caduque, la famille du petit Alexandre Beckrich vise un autre objectif : la révision du procès de Patrick Dils qui avait conduit à son acquittement en avril 2002. " Le non-lieu probable en faveur de Francis Heaulme conduirait à une impasse juridique, reconnaît le défenseur des Beckrich, Me Dominique Rondu. Mais le renvoyer devant une cour d'assises sur son seul passé de tueur en série serait pire".

"Nous ne voulons pas de coupable de substitution." L'avocat, qui déplore le nombre d'« occasions ratées » qui ont jalonné la procédure, imagine donc réclamer la révision du dernier procès Dils sur la base de cet élément nouveau que constitue la probable mise hors de cause de Heaulme.

" Je maintiens que l'acquittement de Dils a résulté non pas de l'impossibilité pour lui de commettre les crimes, mais bien de la démonstration des gendarmes concluant à la quasi-signature criminelle de Francis Heaulme, argumente-t-il. Or, on nous fait comprendre aujourd'hui qu'il n'existe pas de charges suffisantes contre lui. Les jurés ont été trompés. S'ils devaient se prononcer aujourd'hui, leur décision serait-elle la même ?" L'avocat emprunte une voie périlleuse.

Il lui faut obtenir une modification de la loi afin que les parties civiles demandent la révision. Un droit réservé aux seuls condamnés et au garde des Sceaux. Patrick Dils, ainsi que le prévoit le Code pénal pour tout acquitté, est juridiquement intouchable. En clair, un nouveau procès Dils relève de l'utopie... ou d'un acharnement comme le déplorent ses défenseurs.

Ce serait donc à Rachida Dati de demander la révision de ce procès afin qu'on rouvre l'enquête. Car ce n'est pas, bien sûr, Patrick Dils qui va en faire la demande.

Deux petits garçons assassinés à coups de pierre et pas de coupable?

 

19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Montigny-lès-Metz: le combat de deux familles pour la vérité

Ce sont deux femmes brisées par le chagrin. L'une, Ginette Beckrich, rageuse et omniprésente depuis plus de vingt ans, reste rivée à la certitude que son petit-fils Alexandre a été tué par Patrick Dils, deux fois condamné avant d'être acquitté. L'autre, Gabrielle Bening, déboussolée par tant de rebondissements, sort de son silence après des années de profonde dépression.

Son petit Cyril a été massacré à coups de pierres , comme Alexandre, à Montigny-lès-Metz (Moselle), le 28 septembre 1986. Sept mois après, la justice avait livré un coupable : le jeune Patrick Dils, avec des aveux détaillés et réitérés. Mais la révélation de la présence du tueur en série Francis Heaulme sur les lieux des crimes le jour des faits a fait naître le doute. Un doute suffisant pour que la cour d'assises du Rhône innocente Dils en appel en 2002.

Ces meurtres demeurent impunis. Curieusement, Francis Heaulme n'a été mis en examen qu'en 2006 dans ce dossier. Les nouvelles expertises ordonnées - dont celle d'un pantalon du routard du crime exhumé du grenier de sa grand-mère - n'ont rien donné. Aussi le juge d'instruction de Metz, en charge du dossier, ne cache-t-il pas son intention d'ordonner un non-lieu en faveur du tueur en série, « faute de preuves » et d'aveux. Les réquisitions du parquet sont attendues dans les prochaines semaines, avant que le juge ne rende sa décision. Ni la famille Beckrich ni la famille Bening ne peuvent pourtant se résoudre à ce point final.

18:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Montigny-lès-Metz: le combat de deux familles pour la vérité

d309125d4b2396c4ec4729c7b4e0cbbd.gif
La mère de Cyril Bening

Ce sont deux femmes brisées par le chagrin. L'une, Ginette Beckrich, rageuse et omniprésente depuis plus de vingt ans, reste rivée à la certitude que son petit-fils Alexandre a été tué par Patrick Dils, deux fois condamné avant d'être acquitté. L'autre, Gabrielle Bening, déboussolée par tant de rebondissements, sort de son silence après des années de profonde dépression.

Son petit Cyril a été massacré à coups de pierres , comme Alexandre, à Montigny-lès-Metz (Moselle), le 28 septembre 1986. Sept mois après, la justice avait livré un coupable : le jeune Patrick Dils, avec des aveux détaillés et réitérés. Mais la révélation de la présence du tueur en série Francis Heaulme sur les lieux des crimes le jour des faits a fait naître le doute. Un doute suffisant pour que la cour d'assises du Rhône innocente Dils en appel en 2002.

Ces meurtres demeurent impunis. Curieusement, Francis Heaulme n'a été mis en examen qu'en 2006 dans ce dossier. Les nouvelles expertises ordonnées - dont celle d'un pantalon du routard du crime exhumé du grenier de sa grand-mère - n'ont rien donné. Aussi le juge d'instruction de Metz, en charge du dossier, ne cache-t-il pas son intention d'ordonner un non-lieu en faveur du tueur en série, « faute de preuves » et d'aveux. Les réquisitions du parquet sont attendues dans les prochaines semaines, avant que le juge ne rende sa décision. Ni la famille Beckrich ni la famille Bening ne peuvent pourtant se résoudre à ce point final.

(Source Le Parisien - 30.09)

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Barak: l'invasion de Gaza est inéluctable

Le début de la fin?

À en croire Ehoud Barak, la série de raids et d'incursions israéliennes, qui a fait 12 morts en 24 heures dans la bande de Gaza, n'est que le prélude à une opération terrestre plus vaste et inéluctable. Depuis qu'il a repris en main le ministère de la Défense, Barak, l'ancienne colombe du Parti travailliste, s'est métamorphosé en véritable faucon. Focalisé sur les questions de sécurité, son discours se rapproche désormais de celui du chef de l'opposition de droite, Benyamin Nétanyahou.Barak affirme qu'une invasion de la bande de Gaza s'impose, pour faire cesser les tirs de roquettes depuis ce territoire - passé sous le contrôle du Hamas le 15 juin - sur le sud d'Israël, qui ont fait 12 morts depuis le début de l'intifada en septembre 2000. « Nous nous rapprochons d'une vaste opération qui, pour de nombreuses raisons, n'a pas eu lieu au cours des semaines écoulées, a lancé le ministre de la Défense mercredi. Il faut affaiblir le régime du Hamas et son emprise sur Gaza. » L'opération n'a pas eu lieu, en raison des fortes tensions avec la Syrie, qui menaçaient d'exposer Israël sur deux fronts simultanément. Plusieurs ministres ont mis en garde Barak contre les lourdes pertes en vies humaines qu'une telle opération en zone peuplée pourrait impliquer, y compris parmi les militaires israéliens.Une vaste campagne militaire à Gaza risquerait aussi de faire capoter la conférence de Washington, prévue mi-novembre, et censée relancer le dialogue israélo-palestinien. Contrairement à Ehoud Olmert, le premier ministre israélien, Barak affirme qu'il n'existe toujours pas de partenaire du côté palestinien, le président Mahmoud Abbas étant trop faible pour faire appliquer un accord, en dépit de sa bonne volonté. À propos de la déclaration de principe que négocient Olmert et Abbas, Barak estime qu'elle « doit être suffisamment substantielle pour ne pas humilier les Palestiniens ». Mais aussi « suffisamment vague pour que les Israéliens ne se sentent pas comme des pigeons, ayant fait des concessions importantes sur les problèmes les plus épineux sans rien recevoir en échange »« Le premier ministre (Ehoud Barak), qui en 2000 (négociations de Taba) a proposé un retrait de 90 % des Territoires palestiniens et des quartiers arabes de Jérusalem-Est, emploie désormais la rhétorique de Benyamin Nétanyahou, affirmant qu'il n'existe pas de partenaire du côté palestinien et qu'un arrangement avec eux n'est rien de plus qu'un fantasme », écrit l'analyste politique Itamar Eichner, dans le Yedioth Ahronoth. Ancien chef du « commando de l'état-major », la crème des unités d'élite de l'armée israélienne, Barak ne se prive jamais de rappeler qu'il est l'officier le plus décoré d'Israël, le « militaire numéro un », mettant ainsi en relief l'inexpérience militaire d'Olmert et son échec lors de la guerre du Liban de l'été 2006. S'il a dirigé la répression des troubles palestiniens à Gaza et en Cisjordanie dans les années 1990, il a aussi pris part aux négociations de 1994 pour la mise en oeuvre sur le terrain de l'autonomie palestinienne prévue par les accords d'Oslo. C'est pour rejoindre l'aventure pacifiste d'Itzhak Rabin, son lointain prédécesseur à la tête de l'armée, que Barak s'était lancé en politique. Désormais, Barak rechigne à faire la moindre concession aux Palestiniens : lever des barrages en Cisjordanie pour faciliter la circulation des Palestiniens, évacuer des colonies sauvages, autoriser les policiers palestiniens en armes à faire régner l'ordre à Naplouse... Autant de gestes qu'Olmert juge indispensables pour renforcer Abbas, mais que Barak considère comme nuisibles à la sécurité d'Israël. « Barak ne pourra pas continuer longtemps ainsi, estime Itamar Eichner. Tôt ou tard, il devra de nouveau jouer le rôle réservé au président du Parti travailliste : chef de la gauche israélienne ».

  (Le Figaro 29-09-07)

00:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

TROIS OEUVRES DE CLAUDE MONET

6814949d124d023376c60fe3dbdb12a4.jpga6c018db94ee50cece2fd80e388ccfdd.jpg
4b8f24971cb0a2d6d4fddb000e8ff849.jpg
1- Femme dans le jardin d'Argenteuil
2- Orages
3- Bordighera

00:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

29/09/2007

VIDEO Le martyre de Jénine - avril 2002

Vidéo: http://www.dailymotion.com/video/xv567_a-voir-le-film-int...

 

Article: http://www.monde-diplomatique.fr/2002/05/KAPELIOUK/16488

23:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

VIDEO Bruno Gollnisch sur la constitution européenne

http://www.dailymotion.com/video/x33cfb_le-fn-sur-la-cons...

22:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

La blondeur dans le monde

La fréquence des blonds, rares en dehors des pays occidentaux - même si on en trouve de façon sporadique en Afrique du Nord et au Moyen Orient - va diminuer.

 Et cela d’autant plus que cette teinte de cheveux, comme les yeux bleus, est due à des gènes récessifs.Pour être blond, il faut hériter de deux gènes commandant ce caractère, l’un venu du père, l’autre de la mère”, rappelle le généticien Axel Kahn. “Si, dans le monde, le nombre de gènes blonds reste constant alors que celui de gènes bruns augmente, il y aura une probabilité décroissante que deux personnes héritent de deux gènes blonds, condition sine que non de sa blondeur.” Selon M. Kahn, une hypothèse réaliste serait celle “d’une augmentation du brassage des populations, et l’émergence d’un profil d’humain métissé, type brésilien”.

L’Oréal, le numéro un mondial de la beauté, a déjà anticipé. Il construit à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) un centre mondial dédié à la recherche capillaire, où 600 chercheurs, à l’horizon 2010, travailleront sur “une nouvelle forme de beauté, le cheveu métissé”, explique Patricia Pineau, directrice de la communication de la recherche.

 D’ores et déjà, selon une étude conduite sur des milliers de chevelures, qui sera publiée dans Human Biology à l’automne, L’Oréal a recensé huit différents types de cheveux au lieu de trois à l’échelon mondial. “Jusqu’ici, on distinguait le cheveu caucasien, africain et asiatique. Nous avons mis au point une classification plus respectueuse de la géographie humaine, et basée sur la forme et la frisure du cheveu : du très raide (Asie, Inde, Mexique…) au crépu intense (Ghana, Nordeste brésilien)...

13:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

CLAUDE MONET 1840-1926

6a4ff683f53bf6996756fc54ce959ed5.jpg
Effet de l'automne à Argenteuil

12:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Oktoberfest à Munich

bfd2b3e52656f9d60638ab3c42d39eea.jpg

 

La kermesse annuelle, qui en est à sa 174e édition depuis sa naissance en 1810, attend quelque six millions de visiteurs


La plus grande fête populaire du monde, l'« Oktoberfest » de Munich qui a débuté ce week-end, verra couler en 16 jours plus de six millions de litres de bière, selon les premières estimations.
Des dizaines de milliers d'amateurs, pour beaucoup en costumes traditionnels bavarois, se pressaient déjà en ce week-end ensoleillé entre le parc forain, les roulottes de friandises et de cochonnailles, et 14 énormes chapiteaux où la bière est servie sur de longues tables de bois.
L'an dernier, 6,9 millions de litres de bière ont été consommés - par chope d'un litre, la seule mesure servie - mais l'Oktoberfest avait duré deux jours de plus et la consommation devrait donc cette année être moindre.
En 2006, la fête avait rapporté à la capitale bavaroise près d'un milliard d'euros, dont 450 millions sur les lieux même de la kermesse et 300 millions dans les hôtels toujours bondés pour l'occasion.
Selon les statistiques officielles, chaque Allemand boit en moyenne 111,6 litres de bière par an.


(Source: YANNDARC - Le Progrès 28.09.07)

12:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Meeting anti-raciste à Genève

4e10002c780e3aa76eb7a21594088048.gif

(Source: JI PARIS)

12:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

La semaine de 4 jours pour les écoliers dès la rentrée 2008

9ebfcaae5e38f8e974c1a6411e9e0934.jpg
Tous les écoliers ne travailleront plus que quatre jours par semaine, avec deux heures de cours en moins, à la rentrée 2008, a décidé Xavier Darcos, déclenchant vendredi une vague de protestations des enseignants, parents et associations, sur le fond comme sur la forme.

"Cette mesure sera la pierre angulaire de la réforme de l'école primaire" que le ministre de l'Education doit détailler "fin octobre", après en avoir discuté les modalités avec les partenaires, a précisé l'entourage de M. Darcos.

Nombre de ces partenaires ont demandé vendredi à être reçus "en urgence", furieux que les concertations soient initiées sur la base d'"une décision unilatérale" selon le Sgen-CFDT, "précipitée et incohérente", selon la FCPE.

Concrètement, a détaillé vendredi le ministère, la disparition du samedi matin travaillé se traduira par la suppression hebdomadaire de deux heures (moyenne annuelle). Dans les écoles qui avaient déplacé le samedi au mercredi matin, ce sont les deux heures du mercredi qui disparaissent.

Les enfants feront désormais face à leurs maîtres 24 heures par semaine, soit six heures par jour, au lieu de 26 heures, et 864 heures par an contre 936 aujourd'hui.

Le ministère uniformise ainsi le calendrier scolaire en plaçant tout le monde sous le même régime d'une semaine répartie en deux fois deux jours.

Finies donc les rentrées anticipées et les petites vacances rognées qui concernaient près d'un quart des écoliers.

Mais l'argument de l'uniformisation, habituellement populaire, satisfait de manière très incomplète les acteurs du monde éducatif. Ils insistent sur "la complexité" de la question, influencée par la "demande sociale", et regrettent qu'elle ait été tranchée "sans débat" préalable.

"Ca va intensifier les apprentissages et je ne suis pas sûr que les enfants soient gagnants", prédit Faride Hamana, président de la FCPE, qui y voit "une volonté personnelle" du chef de l'Etat, plus qu'une décision dans l'intérêt des élèves.

"Supprimer sèchement le samedi*, c'est satisfaire l'intérêt des parents et des enseignants", renchérit l'association Jeunesse au Plein air, présidée par François Testu, chercheur spécialiste des rythmes scolaires, pour qui il faut se concentrer sur "la durée de la journée de classe".

"Un arrêt des activités intellectuelles pendant deux jours entraîne une difficulté pour les élèves à se remettre au travail le lundi" et ce constat est encore plus prégnant chez les élèves issus de milieux défavorisés, ajoute Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU (majoritaire).

Du côté des enseignants, leurs statuts imposent qu'ils effectuent 26 heures devant les élèves. M. Darcos souhaite qu'ils consacrent les deux heures désormais manquantes au suivi des élèves présentant de grandes difficultés scolaires. Ces deux heures de soutien supplémentaires seront réparties sur les quatre jours, en quatre fois une demi-heure ou deux fois une heure, après concertation.

Pour le ministère, "cette mesure permettra de faire en sorte que nul ne rentre au collège sans savoir lire, écrire et compter".

M. Darcos a enfin prié les municipalités d'organiser un accueil le samedi matin pour les élèves "livrés à eux-mêmes", provoquant la colère d'élus, y compris dans les rangs de la majorité
. Le député UMP Jacques Myard l'a ainsi enjoint de consulter les maires sur cette question qui ne peut se régler, selon lui, par "une décision nationale et jacobine".
* Et le tourisme d'hiver, les week-ends à la neige? Le respect du sabbat religieux? Les emplois créés pour ceux qui garderont les enfants dont les parents travailleront "plus" pour gagner "plus"? Il ne faut pas oublier non plus ces considérations.
  Cette mesure autoritaire, qui accélère la montée de l'inculture, n'est pas "que pour les enfants" comme le célèbre biscuit au chocolat à double face...

00:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

28/09/2007

Essaouira, l'ancienne Mogador...

31af7baf3cfd8ce5118c5e8a68d3afe9.jpg 
Borj elbaroud
21635d9ecfbed22badf3328e816ea1d6.jpg
L'océan à Essaouira
b8fa931addb6a619c2887402635ec681.jpg
Les remparts d'Essaouira
5a46c2b79bb2ec3780c3e015ae2c2a4d.jpg 
Femme voilée à Essaouira
de64883418dbd014e9f42729edf05c33.jpg
 Dans le souk d'Essaouira
b247fd3b984d306c3cb35e22e84165fa.jpg
En 1764, le sultan Mohammed ben Abdellah décide d'installer à Essaouira sa base navale, d'où les corsaires iront punir les habitants d'Agadir en révolte contre son autorité. Il fait appel à Théodore Cornut, un architecte français à la solde des Britanniques de Gibraltar. Le sultan le reçoit avec tous les honneurs dus à un grand artiste et lui confie la réalisation de la nouvelle ville « au milieu du sable et du vent, là où il n'y avait rien ». Cornut l'Avignonnais, qui avait été employé par Louis XV à la construction des fortifications du Roussillon, travailla 3 ans à édifier le port et la kasbah, dont le plan original est conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Avec son plan très régulier, la ville mérite bien son nom actuel d'Es Saouira, qui signifie « la Bien-Dessinée ».
L'importance d'Essaouira n'a cessé de croître jusqu'à la première moitié du XIXe siècle, et la ville connut une formidable prospérité grâce à l'importante communauté juive. On y compta jusqu'à 17 000 juifs pour à peine 10 000 musulmans. La bourgeoisie marocaine accourait y acheter des bijoux...

 On l'a longtemps surnommé le port de Tombouctou, car les caravanes chargées d'or, d'épices et d'esclaves venues d'Afrique subsaharienne y étaient négociées. Le commerce y était florissant. Mais la plupart des juifs partirent après la guerre des Six Jours. Aujourd'hui, il ne reste que quelques familles juives dans la ville.


Pendant des années, ce fut le seul port marocain ouvert au commerce extérieur. Le déclin commença avec le protectorat français et le développement d'autres ports (
Casablanca, Tanger, Agadir). Handicapée par ses eaux peu profondes et ne pouvant pas recevoir les gros bateaux modernes, la ville connaît cependant une renaissance spectaculaire depuis une quinzaine d'années, renaissance due essentiellement au tourisme mais aussi à sa vocation culturelle.

17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Mama Galledou implore les jeunes incendiaires de parler

«Pourquoi on m'a laissé brûler ? A quoi pensiez-vous lorsque vous êtes partis en m'abandonnant ? » Implorante, Mama Galledou voulait des réponses.

Ou au moins un début de vérité sur ce 28 octobre 2006 où une bande d'adolescents l'a transformée en torche humaine, brûlée à 62 %. Hier, face aux deux plus jeunes, elle s'est heurtée à un mur de silence.

Hésitante jusqu'aux derniers instants, Mama Galledou a finalement bravé ses craintes et ses douleurs pour témoigner, hier matin, face à deux de ses jeunes bourreaux, Cyrille* et Rachid*. Arrivée très discrètement, peu avant 8 heures, par le parking souterrain du TGI de Marseille (Bouches-du-Rhône), elle s'est installée dans la bibliothèque du tribunal, d'où une caméra, plan serré sur son visage, diffusait son témoignage à l'audience. Elle n'a eu qu'une seule exigence : à aucun moment n'apercevoir ses agresseurs.

« On est dans l'échec le plus total »

Eux, leurs avocats, la cour, avaient le regard braqué sur elle. Pendant quarante minutes, elle a parlé « sans mélo », d'après son conseil, Me Alain Molla. Sobrement, elle a raconté le bus 32 pris d'assaut, les flammes, la douleur. Puis elle s'est adressée aux deux adolescents, leur demandant de répondre à ses questions : pourquoi avoir incendié le bus, pourquoi n'avoir pas d'abord fait descendre ses passagers, pourquoi l'avoir abandonnée ? Et surtout, pourquoi refuser toute explication de leur geste pendant ce procès ? Cyrille* et Rachid* n'ont pas dit un mot, se contentant de répéter du bout des lèvres leurs regrets. Du côté des parties civiles, la frustration confine à la colère : « Au fond, cela s'est très mal passé. Ma cliente n'a obtenu aucune réponse. On est dans l'échec le plus total. »

A la sortie de l'audience, même les avocats des deux mineurs cachaient mal leur désarroi, face au silence de leurs clients. Ce qui ne va pas faciliter leur tâche, puisque aujourd'hui, la parole est à la défense.

* Les prénoms des jeunes ont été changés

 N.B. du blog: Mama Galledou est une jeune fille sénégalaise, diplômée en master, venue terminer ses études à Marseille. Elle vit aujourd'hui dans cette ville avec son père, professeur de chimie à l'Université de Dakar, qui pris une année sabbatique pour être auprès de sa fille. Grièvement brûlée sur tout le corps, elle poursuit actuellement une longue et pénible rééducation à Hyères (Var). Elle ne veut pas se montrer en public et fuit toute médiatisation.

Nous admirons son courage et sa dignité et nous lui souhaitons bonne chance. 

 

(Source Le Parisien)

15:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)