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  • PS: le Crif note que les évincés sont juifs

    Les négociations entre le PS et EELV (les Verts) pour le choix des candidats d’union aux prochaines élections législatives ont abouti à l’éviction de Serge Blisko (6e circonscription, 13 et une partie du 14e), de Tony Dreyfus (5e circonscription 10e et une partie du 3e où Martine Billard élue écologiste a rejoint Jean Luc Mélenchon) et de Danièle Hoffman Rispal (6e circonscription, 11e et une partie du 20e). Un autre « évincé » est Daniel Goldberg (sixième circonscription de la Seine Saint Denis, Aubervilliers-Pantin, pour faire la place à Elisabeth Guigou). Cécile Duflot serait candidate dans la circonscription de Danièle Hofmann ; dans celle de Serge Blisko, on parle, à la place de Yves Cochet, député européen, de Yves Contassot, réputé être parmi les plus virulents des antisionistes du parti écologique.
     
    L’effet d’affichage des noms des évincés est désastreux. Il est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n’en sommes pas là. Les situations internes des uns et des autres sont différentes, comme le sont d’ailleurs leurs liens avec le judaïsme, la communauté juive organisée ou l’Etat d’Israël.
     
    Ce que je sais néanmoins, c’est que plusieurs de ces « évincés » sont garants, dans leur histoire assumée personnelle et familiale, d’une mémoire des persécutions et des luttes communes dont nous ne pouvons accepter qu’elle soit rangée au rayon des vieilles lunes à honorer du bout des lèvres.
     
    Plusieurs sont, dans cette agglomération parisienne où la représentation politique juive diminue de façon progressive, des ponts avec la tradition socialiste. Cette tradition historique doit être préservée sans céder aux sirènes de la détestation d’Israël dont malheureusement les Verts ont absurdement fait un de leurs étendards. Les choix effectués par le PS seront perçus par la communauté juive comme allant dans le même sens.
     
    Richard Prasquier
    Président du CRIF

    18/11/11

  • Christine Boutin: " Si je suis élue, je supprime le droit du sol"

    France-Soir.fr. Vous appelez au boycott de Benetton parce que, dites-vous, on ne peut pas rire des religions. Dans ce cas, pourquoi avoir défendu le droit à la caricature de Charlie Hebdo ?

    Christine Boutin. Je le répète, Benetton utilise une fois de plus la provocation à des fins commerciales. Dans une société très fragilisée, il faut protéger un certain nombre de repères. Cela vaut pour l'autorité religieuse mais aussi pour l'autorité politique. Lorsqu'une image montre Monsieur Obama et le président chinois en train de s'embrasser sur la bouche, c'est le peuple américain et le peuple chinois qu'on agresse. Concernant Charlie Hebdo, l'impact est sans commune mesure avec une campagne mondiale comme celle engagée par Benetton. D'ailleurs pour l'un, il s'agit d'un dessin, pour l'autre c'est un photomontage. Ça n'a pas du tout la même portée.

    F.-S. Certains prétendront que vous faites preuve d'indulgence vis-à-vis des catholiques...

    C. B. Je demande le respect de la conscience profonde, qui peut tout aussi bien être une conscience athée. Je ne suis pas une intégriste et tout le monde le sait. J'affirme juste qu'il y a des limites à ne pas dépasser. Dans un société de libéralisme libertaire, il faut avoir le courage de dire non.

    F.-S. Vous êtes candidate à la présidentielle depuis juin mais vous rencontrez des difficultés pour rassembler les parrainages nécessaires. Au vu de votre dernière performance élyséenne, ne craignez-vous pas de porter une candidature de témoignage ?

    C. B. En 2002, c'était déjà difficile de rassembler les parrainages mais c'est vrai que je pensais partir sur une base plus confortable, d'environ 300 promesses. Et la crise n'aide pas en induisant les citoyens à se porter vers les gros candidats. Je suis une candidate du premier tour et je l'assume. Mais j'irai jusqu'au bout. C'est une candidature de conviction par rapport à un monde qui s'écroule sur les plans sociétal et économique, une candidature pour que les gens qui partagent les valeurs que je porte depuis 30 ans puissent s'exprimer. En revanche, je ne ferai jamais perdre mon camp, celui de la droite républicaine, face aux extrêmes. J'ajoute que ceux qui seraient déçus par Nicolas Sarkozy et voudraient donner leur voix au Front national vont perdre leur voix. Parce que même si Marine Le Pen arrivait au second tour, elle ne serait jamais élue.

    Des immigrés avec un contrat de retour ultérieur

    F.-S. Le 11 novembre, vous avez déclaré être très inquiète pour l'Europe. Comment voyez-vous l'avenir de l'Union ?

    C. B. Je suis profondément européenne. Mais je ne veux pas d'une Europe telle qu'elle se profile aujourd'hui, c'est-à-dire de plus en plus divisée entre blocs de pays riches et de pays pauvres. Si nous ne sommes pas tous ensemble, c'est l'Europe qui tombe, avec ses valeurs fondatrices de pardon et de réconciliation.

    F.-S. Les mesures prises récemment par le tandem franco-allemand pour endiguer la crise des dettes souveraines, notamment en Grèce, vous semblent-elles adéquates ?

    C. B. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont dû prendre des mesures d'urgence pour éteindre l'incendie. Mais ce sont des mesures de court-terme, aussi durables qu'un sparadrap sur une jambe de bois. Je suis persuadée que nous allons perdre notre triple A. Il faudrait au contraire opter pour des mesures structurelles, comme celle que je propose : la création d'une monnaie complémentaire, l'eurofranc, pour gérer tout ce qui ne relève pas des échanges internationaux.

    F.-S. Vous dites défendre une mondialisation plus humaine et vous proposez de réguler les flux migratoires. Pouvez-vous développer vos propositions ?

    C. B. Je propose un G25, en lieu et place du G20, parce que les pays pauvres ne supportent pas de ne pas être autour de la table des discussions. Je suis favorable à une gouvernance mondiale qui respecte les peuples et leurs identités. Pour l'immigration, je propose de définir nos besoins, notamment par des conventions bilatérales avec les pays d'émigration. Il s'agirait de faire venir des personnes avec un contrat spécifiant leur retour ultérieur au pays. Par ailleurs, si je suis élue, je supprime le droit du sol. Je trouve absurde cette façon de vider les pays en développement de leur forces vives.

    Propos recueillis par Ghislain Fornier de Violet
     
    France-Soir - 17/11/11
  • Le Grand Orient, antichambre de la présidentielle. Marine Le Pen exclue par le Grand Maître

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    November 17th, 2011  

    Les fourches caudines de la République sont au Grand Orient de France :

    En vue de 2012, les neuf loges du “Grand Orient”, la première organisation de la maçonnerie française, reçoit, en effet, les principaux candidats à la présidentielle.

    François Hollande sera reçu mardi prochain. Fin septembre, François Bayrou et, il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon sont déjà venus répondre aux questions de 400 “Frères” au siège parisien du Grand Orient de France, rue Cadet. Eva Joly et Nicolas Sarkozy doivent aussi être invités.

    Marine Le Pen, elle, a été exclue de ces invitations, en vertu de l’hostilité aux thèses de son père qui a toujours prévalu au sein du Grand Orient.

    Mais, en coulisse, il y a débat : certains maçons font valoir que Marine Le Pen n’est pas Jean-Marie Le Pen et que la présidente frontiste ayant pris un virage idéologique – sur la Shoah par exemple – il n’y a pas de raison de l’ostraciser.

    L’affaire a été tranchée par le Grand Maître du Grand Orient, Guy Arcizet, qui refuse de traiter Marine Le Pen comme n’importe quel candidat. A ses yeux, le FN reste un parti “anti-Républicain” : “je n’accepterai pas sous mon mandat de voir Marine Le Pen traverser le grand hall de la rue Cadet. Ce serait un symbole lourd, une reconnaissance républicaine du FN alors qu’ils sont en train de chercher à blanchir leurs racines anti-républicaines” a-t-il confié à Europe 1″.


    source: le salon beige

    Altermedia - 17/11/11

  • Italie: les débarquements clandestins ont repris depuis la Libye

    13/11/2011 – 08h30
    AGRIGENTE (NOVOpress) –
    C’était promis, juré : sitôt la guerre en Libye terminée, la crise de l’immigration prendrait fin. De fait, à en croire les médias, « après la chute du raïs de Tripoli et l’effondrement de son régime, les débarquements s’étaient arrêtés ». Les dernières arrivées à Lampedusa depuis la Libye (312 clandestins) remontaient au 16 août dernier. Même si le relais avait été pris presque aussitôt par la Tunisie (650 Tunisiens avaient par exemple débarqué en 48 heures les 10 et 11 septembre), la presse ne parlait plus de débarquements depuis plusieurs semaines. Les gogos commençaient presque à y croire.

    La prétendue « trêve » est officiellement terminée. Un canot pneumatique chargé de 44 clandestins – les médias s’obstinent à les appeler encore « réfugiés » – a été secouru par la Marine militaire dans la nuit de vendredi, alors qu’il était à la dérive dans le canal de Sicile. Les immigrés, tous Somaliens, ont été transférés sur le patrouilleur Foscari. Ils ont raconté qu’ils étaient partis quatre jours plus tôt des côtes libyennes. Ils avaient lancé mercredi un SOS par téléphone satellitaire – car tous ces « réfugiés » sont munis de téléphones satellitaires – en se disant en difficulté.

    Parmi eux, une femme partie au dernier stade de la grossesse et qui avait trouvé moyen d’accoucher sur le canot pneumatique. Elle a été immédiatement transportée en hélicoptère à l’hôpital d’Agrigente, où l’on a mobilisé pour elle tout le département de gynécologie et d’obstétrique. L’épisode a permis à la télévision régionale de tourner un reportage propre à faire pleurer dans les chaumières. Rassurons-nous, « la maman somalienne » et le bébé se portent bien. « C’est une course de solidarité pour apporter des vêtements et des couches à la petite fille nouveau-née, comme c’est déjà arrivé en d’autres occasions analogues à Lampedusa ».

    Les clandestins ont été recueillis alors qu’ils se trouvaient à 55 milles au sud de Lampedusa, en zone de compétence maltaise, ce qui a créé un incident entre Malte et l’Ialie. Le port le plus proche était celui de Lampedusa. Mais Lampedusa, on s’en souvient, a été déclaré « port non sûr » depuis que les Tunisiens l’ont mise à feu et à sang fin septembre. Le Foscari a donc voulu se diriger sur La Valette mais les autorités maltaises ont refusé d’accueillir les clandestins. Comme toujours, c’est l’Italie qui a fini par céder. Le patrouilleur a fait route vers le port d’Augusta en Sicile, où il a débarqué les Somaliens hier matin. Ils seront transférés dans « le village de la solidarité » de Mineo (théâtre de violentes émeutes immigrées cet été, avec occupation de la route nationale, incendies et dégradations diverses).

    Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a exprimé sa gratitude à la Marine militaire italienne pour avoir secouru le bateau quoiqu’il se trouvât dans les eaux maltaises. Le Haut Commissariat a cependant déploré le retard des secours, « après deux jours de demandes d’aide lancées depuis la Méditerranée par téléphone satellitaire », ce qui a comporté de grands risques pour les clandestins.

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    La Tunisie continue de son côté à envoyer son contingent. Toujours dans la nuit de vendredi, les gardes-côtes ont secouru un bateau chargé de 14 jeunes Tunisiens au large du cap Teulada, au sud de la Sardaigne. Ces Nord-Africains, « transis de froid mais en bonne santé, malgré les longues heures passées en mer » (comme s’apitoie le journal local) ont été emmenés dans le centre de premier accueil de l’île. Ajoutons, pour faire bonne mesure, que, au même moment, un bateau chargé de 37 immigrés afghans, kurdes, pakistanais et turcs, accompagnés par deux passeurs, était bloqué par une vedette de la Guardia di Finanza sur les côtes du Salento.

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • Marine Le Pen invitée du 19h sur BFM TV

    17/11/11

  • L'enquête du Carlton s'intéresse à des mineures prostituées en Belgique

    C’est un des aspects les plus sombres et les plus méconnus de l’affaire du Carlton. Il concerne des mineures de nationalité française, prostituées en Belgique, et plus particulièrement l’une d’entre elles, Kelly B., volatilisée en janvier 2009 à l’âge de 15 ans. Au moment de sa disparition, l’adolescente proposait ses services à l’Enigma, à Kuurde (Belgique), l’une des maisons de débauche de Dominique Alderweireld, dit Dodo la Saumure.

     

    Actuellement incarcéré à Ypres, ce Français de 62 ans n’a pas encore été entendu dans le cadre de l’enquête pour « proxénétisme aggravé » menée par les juges d’instruction de Lille. Plusieurs éléments du dossier, notamment des écoutes téléphoniques, attestent pourtant de sa très grande proximité avec d’importants acteurs du réseau de prostitution mis au jour par l’enquête lilloise. Dodo apparaît notamment très proche de René Kojfer, 70 ans, ex-responsable des relations publiques de l’hôtel Carlton de Lille, soupçonné d’avoir alimenté les clients de ce prestigieux établissement en prostituées de luxe.
     

    Un réseau tentaculaire
     

    Un personnage incontournable, ce Dodo. Tournai, Dinant, Oudenaarde, Courtrai, Mons… A partir de 1997, de multiples villes belges abritent des établissements dont il est, directement ou non, le gérant. Qu’ils s’appellent le One on One, l’Enigma, le Pitaine ou le Lobby, qu’ils soient gérés ou non par des hommes de paille de Dodo, tous proposent des prestations tarifées, ce qui, pour les adultes, est toléré en Belgique. Le réseau du proxénète français est tentaculaire. « Sur le seul arrondissement de Tournai, la police fédérale a pu recenser un total de 160 prostituées ayant travaillé pour l’intéressé, provenant d’Angola, de Madagascar, d’Algérie, d’Irak, du Brésil et de France », indiquent les enquêteurs de Lille.

    En juillet 2010, le procureur du roi de Courtrai, en Belgique, saisit son homologue de Lille d’une « dénonciation visant la provocation de poursuites pénales ». Le magistrat s’inquiète de la disparition de Kelly B. dont la recherche, en Belgique, n’a rien donné. Le parquet des mineurs de Lille lance aussitôt une enquête. Ses investigations lui permettent d’identifier plusieurs autres adolescentes. Selon les enquêteurs, Soraya, Alison, Sofia, Nabila, Célia, Dabia… toutes âgées de 15 ou 16 ans, se prostituent ou se sont prostituées dans des établissements appartenant à Dominique Alderweireld. Par la voix de ses avocats, Dodo a toujours nié un quelconque lien avec l’affaire du Carlton.

      Le Parisien - 17/11/11

  • Austérité et marketing polique: la stratégie Sarko-masochiste

    Le jeu de l’UMP est désormais bien clair en vue des prochaines échéances électorales : promettre la douleur planétaire et réhabiliter, puis faire réélire le président sortant, présenté comme seul crédible, sur la thématique de la sueur et des larmes. Tenter cet improbable « drop » serait finalement la seule issue pour le locataire de l’Elysée le plus impopulaire et le moins gaullien de la Ve République. Spécialiste du marketing identitaire, J.H. D'Avirac fait le point, non sans humour, sur cette stratégie cynique…

    Polémia

    Pour façonner cette stratégie et cette posture inédite – pour ne pas dire à l’opposé de tout ce que nous avons connu jusqu’alors – toutes les conditions sont finalement réunies :

    • - une gauche bisounours façon Flanby, « caviar-Sofitel » ou « rouge et de Lille », toujours prompte à vouloir « réenchanter » les Français ;
    • - une conjoncture mondiale pesante, alarmiste et ultramédiatisée ;
    • - un citoyen plus amnésique et consodépendant qu’il ne l’a jamais été ;
    • - une armée d’oiseaux de mauvais augure qui, de droite à gauche, économistes ou politiciens, n’en finissent pas de nourrir le pessimisme ambiant avec une réelle clairvoyance se mettant paradoxalement et involontairement au service du dessein sarkoziste.

    Avoir l’audace de « faire mal » dans ce contexte apocalyptique pourrait contribuer à reconstruire la figure héroïque du Radeau de la Méduse !… Médusés, nous pouvons l’être, en effet !… Ainsi, nous serions tous dans la même galère, rameurs fouettés jusqu’au sang et sommés de ne pas nous tromper de capitaine ou de figure de proue, au risque d’éventrer dans la tempête la coque du navire sur les redoutables récifs Standard & Poor, Fitch ou Moodys…

    Les pyromanes devenus pompiers

    Tout ceci tiendrait à peu près la route à un détail près : les donneurs de leçon d’aujourd’hui ont mis, il n’y a pas si longtemps, la main dans le pot de confiture et même le bras tout entier. Ils ont largement contribué à créer la situation dans laquelle nous sommes englués et ne devraient pas avoir une once de crédibilité dans le combat auquel ils nous convient. Mais là encore tout est prévu : un doigt de mea culpa, deux doigts de plan Orsec (l’austérité devenant la promesse attendue) et cela hors de toute logique partisane. Gageons qu’il y aura en effet dans cette campagne une volonté sarkozienne de mélanger les genres entre le combat électoral et l’impérieuse nécessité de rester à bord jusqu’au bout pour sauver la France, l’Europe, voire le monde !… Loin donc de l’UMP, bien au-dessus des partis, au-delà des visions du monde vécues comme trop abstraites lorsque la maison brûle. C’est bien casqué jusqu’aux dents et dans son rôle de « Playmobil Soldat du Feu » que le petit Nicolas donnera le meilleur de son jeu d’acteur.

    Tragédie, émotion, grand frisson

    Ainsi se met en place peu à peu le grand théâtre de la « Sarkologie » pour reprendre le terme de Michel Maffesoli. Notons que ce dernier mise dans son ouvrage éponyme sur une réélection présentée comme l’aboutissement d’une dramaturgie où le registre émotionnel sera la clé oscillant sans cesse entre hostilité et fascination.

    Sous couvert de pragmatisme, voici donc venir l’ultime imposture : créer la tension nécessaire au ralliement. Et le comédien a plusieurs cordes à son arc. A coup sûr, nous le verrons fondre sous les risettes de la petite Giulia, verser une larme sur le sort d’un jeune travailleur français de souche et SDF, vibrer intérieurement sous le drapeau. Moins de Rolex et de délires américains, plus de France éternelle et, par-dessus tout, savamment distillé, l’homme derrière le combattant débarrassé de cette indécence bling-bling désormais bien identifiée et circonscrite par les conseillers en communication.

    Face à l’héroïque président sortant : un candidat favori des sondages de cette fin d’année – une situation qui est par expérience d’une extrême précarité – et une candidate luttant pour la respectabilité dans un royaume soumis au politiquement correct.

    Oublier la face noire du quinquennat

    Manipulé et légumisé jusqu’à la moelle, l’électeur devrait pouvoir ainsi, au fil du temps, en oublier la face noire et chiffrée de ce désastreux quinquennat : les 500 milliards de dette (sur les 1700) d’origine garantie Sarkozy ; nos 12 millions d’immigrés ou « fils de » (200.000 de plus chaque année) tantôt présentés au gré des circonstances comme un problème ou « une chance pour la France » ; la face cachée des « pères la vertu » budgétaire : 600 millions de dépenses en sondages et communication des ministères entre 2006 et 2010, les 140% d’augmentation du salaire présidentiel décidé au lendemain de l’élection mais fort heureusement désormais « gelé », les nuits de Sarko ou Rama Yade au G20 ou à la Coupe du monde à plus de 30.000 € la suite, des voyages en avion présidentiel (ULM sommairement aménagé à 185 millions d’euros) au coût horaire de 20.000 €, la garden-party de l’Elysée à 700.000 €, les campagnes de pub du gouvernement à 100 millions d’euros par an, les 800 millions d’euros dilapidés contre la grippe A (A comme Apocalypse Bachelot), les visites présidentielles d’usines ou d’hôpitaux à 200.000 € la journée (salaire de 8 infirmières pendant 1 an), les congrès du président devant les parlementaires à 600.000 € (5000 € la minute).

    Sans parler, évidemment, des 120.000 emplois industriels massacrés chaque année et du doublement du déficit de notre commerce extérieur depuis 2007, des chiffres dramatiques de l’insécurité, des perfusions de milliards destinés aux banques avec les contreparties demandées les plus laxistes d’Europe et de ces fort coûteuses guerres estampillées « BHL, le seigneur des guerres justes » pour rétablir charia et polygamie en Afrique du Nord…

    Alliés serviles ou pourfendeurs de la dictature financière

    Nous le voyons venir, dans ce contexte la seule chose qui soit véritablement de « rigueur » pour l’UMP et son champion, c’est bien la mise en scène pour sauver les meubles. Ce bataillon ne sera d’ailleurs pas économe de volte-face, tour à tour alliés serviles ou pourfendeurs de cette dictature financière qui s’abat bien réellement sur le monde. Scénographie, préparation de l’opinion, complicités médiatiques… tout l’arsenal est prêt pour faire du vibrionnant roi de la scène, sanglé de clous et de cuir, un père fouettard plus vénéré que le père Noël, un défenseur de l’identité presque plus convaincant que le Front, un humaniste plus sensible que les sociolandes, un gestionnaire plus crédible et rigoureux que le Finanzminister d’Angela. Quant au spectateur, tétanisé, il s’enfoncera une fois de plus au plus profond de son fauteuil dans les ténèbres de la salle, victime consentante d’un numéro de cirque tout simplement au sommet de l’obscénité et du mensonge, dont les protagonistes miment la comédie de ce Pouvoir qui ne leur appartient plus.

    J.H. D'Avirac
    14/11/2011

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  • Fatouah Dieudonné !

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  • Sous pression du Vatican, Benetton retire sa pub

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    NdB: Valérie Rosso-Debord, député UMP, dit à un moment: "ne me semble pas du plus bon goût". Pourquoi ne pas parler français correctement: " du meilleur goût"... Passons!

     

  • Toulouse: 300 personnes pour prier et protester contre la pièce blasphématoire "Golgotha Picnic"

    17 novembre 2011 - 11:26

    19h30 mercredi 16 novembre: les manifestants contre la pièce Golgota Picnic se rassemblent près de théatre Garonne à Toulouse. Ils sont près de 300, une grand succès pour la région et ce premier jour.

    Une très grande majorité de jeunes, mais aussi des pères et mères de famille. Les moines et novices capucins en habit se font remarquer dans les rangs, avec les prêtres en soutane. A genoux, chapelet, cantiques et quelques slogans alternent, soutenus par la fanfare tambour et trompette, et une bonne sono. Un cordon de CRS a retenu le gros des manifestant à 200 m du théâtre, mais un petit groupe était arrivé devant le théâtre lui-même par une des trois rues qui y mènent (à savoir pour les prochaines manifestations !). Il a pu y dire aussi le chapelet sous la pression des contremanifestants. L’entrée au théâtre était filtrée.

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    Contre-info.com

  • Serbes du Kosovo: Moscou prépare un convoi humanitaire

     

    La Russie s’apprête à envoyer des dizaines de tonnes de denrées alimentaires et d’équipements médicaux pour les Serbes du Kosovo, a annoncé mercredi à RIA Novosti le conseiller de l’ambassade russe à Belgrade Petr Frolov.

    « Le 17 novembre, un premier avion Il-76 du ministère russe des Situations d’urgence acheminera 35 tonnes de produits alimentaires dans la ville serbe de Nis », a-t-il déclaré.

    Quelques jours plus tard, ces produits seront transportés au Kosovo par la Croix-Rouge serbe. Le premier avion sera suivi d’un autre, qui fera parvenir du matériel médical pour les Serbes vivant dans cette région disputée. La date de son arrivée sera annoncée plus tard.

    La Russie envoie son aide humanitaire au moment de l’aggravation du conflit au Kosovo. Plus de 20.000 ont demandé la citoyenneté russe, arguant que les autorités de Belgrade ne sont pas en mesure de les protéger contre les persécutions perpétrées par les Albanais et par les missions occidentales déployées dans la région.

    Le 17 février 2008, les autorités albanaises du Kosovo, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l’UE, ont unilatéralement proclamé l’indépendance de cette province serbe. En décembre 2008, la mission européenne EULEX a été mise en place en vue de promouvoir un Etat de droit et de faire respecter la loi sur le territoire de cette province sécessionniste.

    La situation à la frontière administrative entre la Serbie et le Kosovo s’est aggravée en septembre dernier suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes. Cette démarche a déclenché la colère de la communauté serbe, provoquant des troubles dans ces régions.

    Source

    NPI

  • Une civilisation perdue mise au jour dans le désert de Libye

    La chute de Kadhafi a permis à des archéologues anglais de mener des recherches sur les Garamantes, peuple antique perdu dans l'actuel Sahara. Ceux que l'on pensait être de simples nomades s'avèrent être de grands bâtisseurs à la pointe de la technologie.

    Les Romains, Virgile et Tite-Live en tête, nous les avaient présentés comme des barbares nomades, frustres, ignares et prompts à semer le trouble aux marges de l'empire. Dans Salammbô, Flaubert en faisait des mercenaires anthropophages de l'armée carthaginoise qui ne «respectaient aucun dieu». Ces portraits peu reluisants des Garamantes, peuple préislamique qui habitait le sud de l'actuelle Libye depuis le IIIe millénaire avant notre ère, sont aujourd‘hui en passe de voler en éclats aux découvertes de chercheurs de l'Université de Leicester , permises par la chute de Kadhafi.

    «Technologies de pointe»

    Car c'est bel et bien une civilisation doté d'un État, organisée en grandes agglomérations tournées vers le commerce transsaharien et maîtrisant des «technologies de pointe» qui a été mise au jour ces derniers mois.

     

    Image satellite colorisée suivant les interprétations archéologiques. Les fortifications sont en noir, les zones d'habitations en rouge et les oasis en vert. Crédits phto Google, image copyright 2011 DigitalGlobe/University of Leicester
    Image satellite colorisée suivant les interprétations archéologiques. Les fortifications sont en noir, les zones d'habitations en rouge et les oasis en vert. Crédits phto Google, image copyright 2011 DigitalGlobe/University of Leicester

     

    Grâce à l'utilisation de l'imagerie satellite, l'équipe britannique a découvert plusieurs villes datant de 100 à 500 ans après Jésus-Christ. Plus de 100 fermes fortifiées, des villages surmontés de châteaux de briques de boue rouge, des cimetières ainsi qu'une multitude de puits et de systèmes d'irrigation sophistiqués sont apparus sur les clichés.

    Une reconnaissance sur place a permis de certifier que la conservation des ruines, dont des pans de murs de quatre mètres de haut demeurent intacts, est miraculeuse. Et pour cause, les vestiges sont situés au beau milieu d'une région saharienne particulièrement inhospitalière et aujourd'hui totalement déserte. Ce qui était loin d'être le cas il y a 2000 ans : «Des preuves suggèrent que le climat n'a guère changé au fil des années mais que ce paysage hostile avec zéro précipitation était autrefois densément construit et cultivé», explique David Mattingly, le chef du projet.

    Ces recherches avaient jusqu'alors été menées avec une grande discrétion, sans y associer le gouvernement libyen. Les universitaires assurent en effet que «ces colonies n'étaient pas connues du régime de Kadhafi», assez peu réputé pour sa rigueur dans la préservation des sites archéologiques, lui qui fut accusé en juillet dernier de cacher des armes dans les ruines romaines de Leptis Magna pour les préserver des frappes .

    Le fantasque despote tombé, les découvertes peuvent aujourd'hui être révélées. Forcée de quitter la Libye en février dernier à cause du conflit, l'équipe espère retourner sur place dès que sa sécurité sera assurée. Afin de répertorier au plus vite ce patrimoine sorti des sables, le Service des antiquités libyennes, sans ressource sous l'ère Kadhafi, s'est vu accordé une aide conséquente (sic) de 2,5 millions d'euros venue des fonds européens et du Leverhulme Trust.

    Ces ruines sont « les premières villes en Libye qui ne sont pas des traces de colonies de peuples méditerranéens comme les Grecs et les Romains », assure David Mattingly. «Les Garamantes devraient être au centre de l'enseignement de l'histoire aux écoliers libyens, qui doivent apprendre leur histoire et leur patrimoine. » En somme, une saine réécriture de l'histoire à mener en parallèle à la construction nationale de la Libye.

    Le Figaro - 17/11/11

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  • Scandaleux! A Carrières-sous-Poissy, les pensionnaires d'une maison de retraite abandonnés en pleine nuit

    Soixante et onze pensionnaires de la résidence pour personnes âgées "le Sourire", à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), ont été,dans la nuit de mardi à mercredi, littéralement abandonnés par le personnel et secourus par la police. Vers 23 h 30, rue du Parc, les résidants préviennent la police et racontent qu’aucun salarié n’est présent pour dispenser les soins et assurer le coucher des pensionnaires de l’établissement.

     

    « Les fonctionnaires se sont déplacés et ont effectivement constaté qu’ils étaient livrés à eux-mêmes », souligne une source proche de l’affaire.

    Les employés du service de nuit ne sont jamais arrivés


    Finalement, les forces de l’ordre parviennent à contacter le directeur et son adjointe qui se trouvent à Lyon (Rhône) où ils suivent un séminaire. Le patron contacte alors deux vacataires pour qu’ils se rendent rapidement sur place. Les pompiers arrivent à leur tour pour s’occuper des personnes âgées. Ils ne quitteront les lieux que vers 1 h 30, laissant les résidants sous la garde des deux salariés, arrivés en urgence.

     Une rapide enquête auprès des pensionnaires a permis de comprendre que les employés du service de jour avaient quitté les lieux à 19 h 30. Ceux de la nuit n’étaient jamais arrivés pour une raison encore indéterminée. Cet établissement médicalisé de 75 places fonctionne depuis février 1989. Les personnes âgées dépendantes disposent de petits studios. Hier matin, sur les lieux, l’ambiance était tendue. Direction, employés et résidants étaient encore sous le choc. Les membres de la direction, le téléphone collé à l’oreille, multipliaient les appels afin d’établir la chronologie de la soirée et de définir les responsabilités. « Il y a eu un souci au niveau de la relève entre deux équipes, confirme Florian Lacroix, le directeur. L’équipe de nuit n’est pas venue quand celle de l’après-midi est partie. »

    Cette situation provoque aussi un malaise parmi les agents. « L’incident se reporte sur nous, tout le monde en subit les conséquences », confie une employée, agacée. Dans les rangs des victimes, la sérénité n’est pas non plus à l’ordre du jour. « On a pris peur, raconte une pensionnaire chamboulée. Aucun employé n’était sur place pour intervenir en cas de malaise ou de besoin urgent. On a utilisé le système d’appel mais personne ne répondait. » Durant la journée, les enquêteurs du commissariat de Poissy tentaient d’y voir plus clair en auditionnant les témoins de cette affaire. Pour l’heure, le parquet de Versailles estime que cette affaire ne revêt pas de caractère pénal. L’agence régionale de santé a demandé qu’une enquête interne soit menée sans délai « afin de comprendre les raisons pour lesquelles les procédures de relève et d’alerte n’ont pas fonctionné,déterminer les responsabilités et prendre les mesures disciplinaires qui s’imposent en cas de faute professionnelle avérée ». Parallèlement, une enquête de police est en cours.

    Le Parisien - 17/11/11

  • Ces juifs qui voulaient prendre les pyramides

    ÉGYPTE - Ces juifs qui voulaient prendre les pyramides
    par Laurent COHEN
    Le Conseil Suprême des Antiquités égyptien, le CSA, a décidé, en fin de semaine, de fermer les grandes pyramides.

    Selon une rumeur, des manifestants, notamment des juifs francs-macons, étaient en route pour le plateau de Gizeh, afin d'y accomplir des rites païens.

    Selon certains médias égyptiens, ces manifestants auraient déclaré qu'ils venaient "réclamer et récupérer les pyramides", sous prétexte qu'elles constituent d'anciens "édifices hébreux". Mais comment comptaient-ils s'y prendre ?

    Un responsable du CSA a expliqué au grand quotidien Al-Ahram qu'une "équipe de mille deux cents juifs" avait l'intention de "couronner d'une immense étoile de David" les trois plus grandes structures pyramidales, construites selon eux par des esclaves hébreux, afin de "nier le droit des égyptiens" sur les sites pharaoniques en question.

    De son côté, Abdel Halim Noureddin, l'ancien Secrétaire général du CSA, a confié à Al-Ahram que les "événements de vendredi dernier" ne l'avaient nullement surpris, car d'après lui, "les juifs tentent de récupérer la Grande Pyramide depuis 1931".

    Il semble qu'à l'origine de cette étrange polémique, comme le rapporte le quotidien anglais The Telegraph, on trouve un "groupe de numérologues polonais", auquel le gouvernement égyptien avait donné l'autorisation d'organiser une cérémonie, baptisée la "Cérémonie de l'Amour", destinée à "protéger l'humanité des forces cosmiques visant à anéantir le monde l'année prochaine".

    Les "numérologues" avaient notamment projeté de "déposer des cristaux à l'intérieur des grandes pyramides de Gizeh, le 11/11/11", autrement dit le 11 novembre 2011, présentée comme une "date très importante en raison de sa signification numérologique".

    Par ailleurs, certains "pèlerins" ont insisté sur "l'urgence qu'il y a leur permettre d'observer la Cérémonie de l'Amour avant le 12/12/12, le 12 décembre 2012, car ce jour-là, l'univers sera entièrement détruit".

    Israel-infos - 16/11/11

  • Un chêne centenaire, dernier vestige d'une forêt, abattu à Orange

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    Il était, impasse des Chèvrefeuilles (à proximité de la route de Châteauneuf), un des derniers survivants de ce qui constituait ici, avant que le lotissement ne se construise, une forêt. Il était un habitat idéal pour l'écureuil du quartier. Une halte parfaite pour les étourneaux en migration. En somme, un élément de plus en périphérie de la ville, qui rapproche de la campagne. Ce chêne blanc, presque centenaire a été abattu hier, sous les yeux désapprobateurs de quelques riverains. Pour Lucie Françoise Schiratti, voisine immédiate de ce vieux chêne, "c'est vraiment dommage… Je ne comprends pas pourquoi il est coupé". Si dimanche, elle a entendu dire par une connaissance que l'arbre devait être abattu rapidement, seulement deux jours plus tard, soit hier, l'opération était mise en oeuvre par les élagueurs des services techniques.

    Dans cette rue sans issue de cette zone pavillonnaire, l'arbre poussait le long de la route. "Je ne vois pas du tout en quoi il gênait. Ici, de toute façon, les voitures ne peuvent pas se croiser. Et jamais, je n'ai entendu dire qu'il était question d'agrandir la voie. Alors c'est certain, les automobilistes qui passent à toute vitesse vont pouvoir rouler encore plus vite…", déplore l'Orangeoise. À la mairie, "on n'a pas plaisir à détruire des arbres centenaires. Par exemple, quartier des Verrières, alors que des habitants nous demandent l'abattage de trois arbres, nous venons de décider de ne pas les couper.

    Nous ne faisons pas un abattage systématique, nous le faisons pour un motif d'intérêt général. Dans ce cas, ce sont deux riverains qui ont sollicité nos services, pour une meilleure sécurité et expliquant que les racines déformaient la route", explique Xavier Magnin, directeur du cabinet du maire. Sauf qu'a priori, les racines de cette espèce poussent en profondeur.…"Le long du chemin goudronné qui mène au fond du lotissement, le chêne vivait en dehors des chemins forestiers. Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu, le passa par la hache et le mit dans le feu", chantait Brassens.

      Caroline DENIME

    La Provence - 16/11/11