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01/08/2010

Adhérer à l'UE? Les Islandais demeurent réticents

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REYKJAVIK — En être ou ne pas en être? Appelés in fine à trancher sur une entrée de leur pays dans l'UE, les Islandais affichent pour l'heure une certaine frilosité qui s'explique par leur attachement à l'industrie de la pêche et par une fierté nationale retrouvée.

En pleine torpeur estivale, le coup d'envoi, mardi dernier à Bruxelles, des négociations en vue d'une éventuelle adhésion n'a pas attisé le débat sur la petite île volcanique de l'Atlantique Nord.

Sur les trottoirs ensoleillés de Reykjavik, rares sont ceux qui acceptent de s'ouvrir sur la question et ceux qui le font dessinent une image contrastée.

"Je n'ai pas d'opinion encore bien arrêtée", estime Gestur Mar Fanndal, artiste de profession, qui promène en poussette sa petite Briet dans une rue commerçante animée.

"Mais, pour ce qui est de la pêche, je ne pense pas que cela penche en faveur des Islandais", ajoute le jeune homme.

Comme lui, de nombreux Islandais attendent l'issue des négociations avec Bruxelles pour se faire une opinion et se prononcer par référendum.

Analyste-informaticien, Elias Halldor Agustsson n'a, lui, pas l'ombre d'un doute.

"Je pense que ce serait une fichtrement bonne idée", lâche-t-il. "Ca ne peut pas être pire que ce que nous avons déjà: la corruption profonde, le népotisme", explique-t-il avant d'enfourcher son vélo.

Le dernier sondage disponible remonte à début juin. La tendance était alors nette: 60% des répondants se disaient hostiles à une entrée dans l'UE contre seulement 26% d'opinions favorables.

Un rapport de forces qui inquiète les responsables européens déjà échaudés par l'échec de deux référendums en Norvège.

Si les Islandais semblaient prêts à se jeter dans les bras de Bruxelles au plus fort de la crise en 2008, lorsque leur pays était au bord du précipice, leurs ardeurs ont décliné depuis.

L'affaire Icesave y a largement contribué: les démêlés avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas sur l'indemnisation des épargnants lésés par la faillite de la banque islandaise a ressuscité un nationalisme qui tait son nom.

Surtout, l'écroulement du système bancaire hypertrophié a conduit les Islandais à se replier sur leurs industries traditionnelles, au premier rang desquelles la pêche, un secteur qui représente un tiers des exportations et où l'UE sent le soufre.

Dans le petit port de Sandgerdi, à une heure de Reykjavik, Hjörtur Alfredsson, capitaine du Birger, ne mâche pas ses mots.

"Les négociateurs qui sont à Bruxelles devraient rentrer immédiatement et arrêter de gaspiller de l'argent dans ce bordel", lâche le solide gaillard. "Par expérience, quand deux parties de tailles différentes négocient, c'est toujours le plus petit qui perd".

Même son de cloche à Nylenda, minuscule hameau à quelques kilomètres de là.

"Je suis contre parce que je pense que l'Islande devrait garder le contrôle de ses ressources naturelles", explique Heidar Gudjonsson, pêcheur artisanal cloué au sol par une avarie moteur.

Face à l'opposition tonitruante des pêcheurs, des agriculteurs et des chasseurs de baleines, qui se sentent tous menacés par l'UE, les milieux d'affaires globalement europhiles tentent de faire entendre leur voix.

"Qu'ils cessent de hurler et qu'ils commencent à discuter", déclare Helgi Magnusson, directeur de la Fédération des industries islandaises, qui dit vouloir oeuvrer à Bruxelles pour "l'accord le plus favorable possible".

Directeur de Marorka, entreprise innovante spécialisée dans l'efficacité énergétique du secteur maritime, Jon Agust Thortseinsson est l'un de ces patrons excédés par la volatilité de la couronne islandaise et qui veut rivaliser à armes égales avec ses concurrents du continent.

"Nous sommes un pays européen, nous avons une culture européenne, notre place est dans l'UE", dit-il.

AFP. 01/08/10

20:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Audition d'Eric Woerth: la gauche dénonce une "mise en scène" et réclame un juge d'instruction

Le PS et les Verts ont dénoncé "une mise en scène" pour gagner du temps et un "spectacle inimaginable", jeudi, après l'audition du ministre du Travail Éric Woerth, demandant de nouveau la désignation d'un juge d'instruction dans l'affaire Bettencourt. "On assiste à une vaste opération de mise en scène pour ce qui concerne Éric Woerth et surtout, avec Philippe Courroye (procureur de Nanterre), à une opération qui consiste à gagner du temps pour que la vérité ne soit pas faite", a réagi sur LCI le député Noël Mamère (Verts).

Noël Mamère a évoqué une "affaire d'État" concernant "le financement de la campagne présidentielle de M. Sarkozy. On est aussi dans une affaire Sarkozy". Éric Woerth a été interrogé jeudi pendant près de huit heures comme témoin à son ministère par les policiers qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt sous la direction du parquet de Nanterre. "On est dans un spectacle inimaginable et exceptionnel", a déclaré, également sur LCI, Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale PS à la Justice. "Personne ne sait ce qu'a dit Éric Woerth. Il est resté huit heures avec les policiers de la brigade financière. Je n'ai rien entendu qui permette de répondre à la question du conflit d'intérêts", a-t-elle ajouté.

Noël Mamère et Mme de la Gontrie ont répété qu'ils souhaitaient la nomination d'un juge d'instruction dans l'affaire Woerth/Bettencourt. "Éva Joly avait raison de dire que tant que nous ne désignerons pas un juge d'instruction, tant qu'on n'ouvrira pas une information judiciaire, il sera impossible de lancer par exemple des commissions rogatoires internationales pour savoir si le financement de la campagne de M. Sarkozy de la part de Mme Bettencourt a dépassé ce qui est légal", a déclaré M. Mamère. Marie-Pierre de la Gontrie a jugé que "continuer d'assumer des fonctions de ministre dans cette situation est assez particulier. Cela ne pose pas de problème ni à Nicolas Sarkozy, ni à François Fillon, ni à Éric Woerth".

Le Point - 29/07/10

20:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Exécution de Michel Germaneau: l'Aqmi parle de négociations avec Paris

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Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droudkal, a affirmé avoir négocié avec Paris pour la libération de l'otage français Michel Germaneau avant l'opération qui a conduit à son exécution, selon un message complet diffusé dimanche par des sites islamistes.

"Honte à la France et à son président, qui a lancé son raid alors que des négociations étaient en cours", a affirmé le chef d'Aqmi dans ce message dont des extraits avaient déjà été diffusés le 25 juillet par la chaîne Al-Jazira.

Les autorités françaises n'ont jamais fait état de négociations pour la libération de l'otage. Ainsi, le 26 juillet, le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait indiqué que Paris n'avait pas pu avoir "la moindre discussion" avec les ravisseurs de Michel Germaneau.

Le Point - 01/08/10

20:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

La Cité épiscopale d'Albi inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco

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(Cliquez sur la photo)
 
La Cité épiscopale d'Albi  a été ajoutée samedi à la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, a annoncé le ministère de la culture du Brésil, qui préside la 34e session annuelle du Comité du Patrimoine Mondial dans la capitale brésilienne.
"La Cité épiscopale fait son entrée dans la liste du Patrimoine Mondial (de l'UNESCO)", a déclaré le ministère sur un site Twitter spécialement créé pour la session de l'UNESCO.
La Cité épiscopale d'Albi, au long passé historique, et qui couvre 63 hectares, est notamment réputée pour la cathédrale Saint-Cécile (1282), puissant édifice en brique de style méridional, comprenant une grande voûte due à des artistes bolonais.
Le "Palais de la Berbie", une forteresse avec un donjon massif et une enceinte fortifiée, abrite depuis 1922 le musée Toulouse Lautrec, le célèbre peintre et enfant du pays.
La réunion annuelle du Comité du Patrimoine de l'UNESCO se tient au Brésil jusqu'au 3 août. La mairie d'Albi a exprimé son "bonheur" après l'inscription samedi par l'Unesco de la Cité épiscopale de la préfecture du Tarn au patrimoine mondial de l'Humanité.


"Le bonheur de cette annonce est d'ores et déjà partagé par tous les Albigeois", a déclaré la mairie dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.
"L'inscription de la Cité épiscopale est le fruit d'un travail de fond de plusieurs années qui s'inscrit dans une démarche de gestion à long terme et qui se veut porteuse des valeurs universelles exceptionnelles de l'Unesco", a ajouté la municipalité dirigée par Philippe Bonnecarrère (DVD).

La Cité épiscopale d'Albi rassemble la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, ainsi que le Palais de la Berbie, qui abrite le Musée Toulouse-Lautrec, l'église Saint-Salvi et son cloître, le Pont vieux et plusieurs édifices classés monuments historiques. La Cité épiscopale d'Albi, inscrite samedi au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, est un ensemble urbain construit en terre cuite autour de la cathédrale Sainte-Cécile, qui a valu au chef-lieu du Tarn son surnom de "ville rose". Présentée comme l'un des plus grands ensembles de brique cuite au monde, la Cité épiscopale abrite en son coeur la cathédrale Sainte-Cécile.
Cette église fortifiée a été construite entre 1282 et 1480 avec pour objectif de proclamer l'autorité des évêques après la croisade menée contre l'hérésie des Albigeois (1208-1249).
Modèle exceptionnel de gothique "méridional", la cathédrale est aussi réputée pour sa voûte peinte, la plus grande du monde, son porche gothique flamboyant et ses fresques des XVe-XVIe siècles, inspirées de l'art flamand et de la Renaissance italienne.
A côté se trouvent le palais-forteresse de l'évêque, la Berbie, avec son donjon massif, puissant et austère, ainsi que le Pont-vieux qui enjambe la rivière du Tarn et l'église collégiale Saint-Salvi. Le palais de la Berbie abrite depuis 1922 un musée consacré au peintre Henri de Toulouse-Lautrec, né à Albi.
Le périmètre retenu pour le classement au patrimoine mondial s'étend sur près de 20 hectares et quatre quartiers d'origine médiévale aux ruelles étroites bordées de maisons à colombages : Castelviel, Castelnau, le bourg Saint-Salvi et les Combes et berges du Tarn.
La Cité épiscopale forme "un ensemble urbain de brique, unique par sa couleur ocre, sa puissance et son harmonie", explique la municipalité d'Albi dans son dossier de présentation.

La Dépêche - 01/08/10

19:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

VIDEO Hugo Chavez chante pour Hillary Clinton, parle d'Israël et du cynisme de l'ONU

http://www.dailymotion.com/video/xdq5mz_chavez-chante-pou...

Vidéo publiée le 18/06/10

19:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

A Caracas, la violence pousse des habitants à prier les "saints de brigands"

A Caracas, l'une des villes les plus dangereuses au monde, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer face à la criminalité galopante. Ils sont chaque jour plus nombreux à défiler sur les tombes de délinquants pour demander la protection des "saints des brigands".

"Il me protège. Je crois plus en lui qu'en les forces de sécurité. J'ai vu trop de crimes commis sous les yeux de la police sans qu'elle ne fasse rien", déclare Omar Alonso, devant la tombe recouverte de fleurs d'Ismael Sanchez, un délinquant décédé, dans un cimetière du sud de la capitale du Venezuela.

Au-dessus de son tombeau, trône une statuette de 80 centimètres représentant "Ismaelito" avec un pistolet à la ceinture, des lunettes dorées et une casquette sur le côté. Les gens l'embrassent avec dévotion et certains lui glissent même une cigarette entre les lèvres.

Ismael Sanchez est une des divinités les plus importantes de la "Corte malandra" (la cour des brigands).

Les esprits de ce groupe de voleurs morts il y a 40 ans sont vénérés dans le cadre du culte à Maria Lionza, l'un des exemples les plus frappants du syncrétisme religieux en vigueur dans ce pays majoritairement catholique.

Ce regain des croyances populaires s'explique par l'ampleur de l'insécurité, devenue la principale préoccupation des Vénézuéliens.

A Caracas, une cinquantaine de personnes décèdent de mort violente chaque week-end et le nombre d'assassinats a dépassé les 16.000 dans l'ensemble du pays sud-américain en 2009, selon des chiffres officieux, qui font du Venezuela le pays le plus violent de la région.

En outre, plus de 91% des assassinats commis sont restés impunis, selon l'Observatoire vénézuélien de la violence, une organisation non gouvernementale.

Le gouvernement, lui, ne publie plus de chiffres officiels, mais ces statistiques nuisent fortement à la popularité du président socialiste Hugo Chavez, à deux mois d'élections législatives lors desquelles il redoute le réveil de l'opposition, qui avait boycotté le précédent scrutin en 2005.

Le chef de l'Etat a bien pris des mesures pour augmenter l'efficacité de la police, mais la violence ne faiblit pas, selon les chiffres officieux, et la population se méfie des forces de l'ordre.

"Maintenant, le délinquant, c'est le policier. Je n'ai pas confiance en eux car il y a trop de corruption et le gouvernement ne sert à rien. Mais ces saints ne m'ont jamais laissé mourir", affirme Jenny Lameda, adepte du spiritisme qui dit entrer en contact avec les esprits de la "corte".

Il est souvent difficile de démêler le mythe de la réalité au sujet d'"Ismaelito" et de ses compères, mais une chose est sûre, le nombre de visiteurs sur leurs tombes ne cesse d'augmenter selon les employés du cimetière.

Ils viennent demander une protection ou un "coup de main" avant de commettre un crime, remercier les "saints" pour la libération d'un être cher emprisonné ou pour avoir gagné à la loterie.

"De nombreuses personnes rejoignent le culte, mais certaines sont mal orientées et viennent demander n'importe quoi", regrette Omar Alonson, selon qui ces bandits étaient des sortes de Robin des Bois qui volaient les riches pour donner aux pauvres.

Certains visiteurs entrent en transe devant les tombes, d'autres disent entendre des messages, mais la majorité assure ressentir une forme de sérénité, que l'Etat est incapable de leur fournir.

Par Beatriz LECUMBERRI

Les Echos - 31/07/10

18:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

31/07/2010

Le Front national met Sarkozy au pied du mur

Le Front national a demandé  à Nicolas Sarkozy de "tirer toutes les conséquences" de ses nouvelles annonces sur la sécurité "en rétablissant l'expulsion effective et définitive des délinquants étrangers" et en "réformant profondément" le code de la nationalité.

La vice-présidente du FN Marine Le Pen "somme" le chef de l'Etat "de tirer toutes les conséquences de ses déclarations en rétablissant l'expulsion systématique, effective et définitive des délinquants étrangers", "en décrétant un moratoire immédiat sur l'immigration et en réformant profondément notre code de la nationalité", indique un communiqué du parti.

Le président a notamment annoncé son intention de déchoir de la nationalité française "toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique".  Pour le parti d'extrême droite, "les propos du président de la République qui procèdent d'une nouvelle gesticulation estivale, n'ont qu'un mérite, celui de confirmer officiellement le caractère criminogène de certaines immigrations, vérité pour laquelle le Front national est persécuté depuis trois décennies".

"Nous promettant une nouvelle "nouvelle loi" pour durcir le dispositif, celui qui a supprimé le renvoi dans leur pays d'origine des délinquants, nous propose d'envisager maintenant d'étendre les déchéances de nationalité.

De qui se moque-t-on"?, juge le Front national.

Le Figaro - 31/07/10

23:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Israël: tirs de missiles sur Gaza - un mort, huit blessés graves

Des avions israéliens ont tiré des missiles contre plusieurs objectifs dans la bande de Gaza dans la nuit , faisant un mort et huit blessés, en riposte à un tir de roquette palestinien contre le sud d'Israël. Un militant du Hamas, âgé de 22 ans, a été tué par un missile tiré sur une caravane, près du camp de réfugiés de Magazhi, dans le centre de la bande de Gaza, a annoncé un responsable du Hamas.

L'armée israélienne a affirmé que le site en question était un "entrepôt de fabrication d'armes". Hier soir tard, les avions israéliens ont tiré au moins quatre missiles contre des bâtiments utilisés par les forces de sécurité du mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza, blessant huit personnes, dont plusieurs grièvement, selon le responsable des services d'urgence de Gaza, Mouawiya Hassanein.

Il s'agit des anciens bâtiments utilisés par le président palestinien Mahmoud Abbas avant son éviction par le Hamas de la bande de Gaza en 2007. En prévision de nouvelles frappes, le Hamas a ordonné l'évacuation de tout son personnel chargé de la sécurité.

Le Figaro - 31/07/10

23:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Hortefeux surenchérit sur la déchéance de nationalité...

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux veut étendre les possibilités de déchéance de nationalité aux cas d'excision, de traite d'êtres humains ou d'"actes de délinquance grave", dans un entretien à paraître demain dans le Parisien/Aujourd'hui en France.

Interrogé sur le cas de Lies Hebbadj, soupçonné de polygamie, le ministre a indiqué que "des déchéances de nationalité doivent pouvoir être prononcées dans de telles situations mais aussi en cas d'excision, de traite d'êtres humains ou d'actes de délinquance grave".

Projet de loi le 7 septembre au Sénat

Hier à Grenoble, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy avait déjà fait part de sa volonté de modifier la législation afin que la nationalité française puisse être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait "volontairement porté atteinte" à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre "dépositaire de l'autorité publique".

Les nouvelles dispositions évoquées par le chef de l'Etat figureront dans le projet de loi sur la sécurité intérieure qui sera examinée au Sénat le 7 septembre et dans celui sur l'immigration qui sera présenté "en septembre à l'Assemblée", a par ailleurs précisé Brice Hortefeux.

 À l'heure actuelle, un Français peut se voir déchu de sa nationalité en cas de condamnation pour "atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation" ou pour terrorisme ou s'il s'est livré "au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciable aux intérêts de la France".  Une personne naturalisée peut également perdre sa nationalité française si elle a été acquise par "mensonge ou par fraude".

Le Figaro - 31/07/10

23:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Des dangers de l'Histoire

Selon Dimitri Casali, spécialiste du 1er Empire, publié sur le blogue d’Eric Brunet, journaliste à France télévision, « [l]es 116 pages des nouvelles instructions officielles pour les programmes scolaires » envisagent de facto la suppression ou la marginalisation de certaines périodes de l’Histoire de France, dont  les règnes de François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon. Les astuces programmatiques pour éluder l’évocation de ces grands noms, avec toute la gloire nationale qui y est attachée, n’apparaît nullement incompatible avec la philosophie, ou pour mieux dire, avec l’idéologie, qui régit maintenant l’éducation de moins en moins nationale (et que l’on devrait nommer maintenant « l’endoctrinement mondialiste »). Car sa finalité avouée consiste à favoriser le « vivre ensemble » (entendez l’occultation de tout ce qui pourrait fâcher dans notre passé), l’intégration dans la dimension « globalisée » du nouvel ordre mondial (de là le lycée du « XXIe siècle ») et l’approche compassionnelle des problèmes (droits de l’homme, des femmes, antiracisme, etc.), en lieu et place de la réalité sociale et politique telle qu’en elle-même, c’est-à-dire parcourue par des heurts, des violences, des « intolérances », des intérêts plus ou moins bien compris et lestés de toute l’épaisseur de l’humaine condition.

Cette décision sournoise, hypocrite (par exemple l’étude du Roi soleil est cantonnée, dans la classe de 5ème, … à la fin du mois de juin !) n’est guère surprenante, et renvoie à sa juste place, c’est-à-dire à une opération de com., tous les faux débats autour de l’ « Identité nationale ». En vérité, quand on aura compris une fois pour toutes que la caste oligarchique qui gère le pays a définitivement coupé les liens non seulement avec le peuple de France, mais aussi avec son Histoire, on aura gagné un temps précieux, et on pourra songer concrètement à l’envoyer dans les poubelles de cette même Histoire. Quand on voit ces faces de clowns tristes à la télévision, l’idée qu’on est dans un pays occupé, avec des marionnettes bouffonnes préposées à la basse besogne, vient tout de suite à l’esprit.

Cette façon de traiter l’Histoire (qui est pourtant l’un des points forts de l’Université française) n’est pas nouvelle. Certains thèmes, comme la citoyenneté à Athènes et au IIe siècle de l’Empire romain ne sont pas dus au hasard, dans la mesure même où leur approche est singulièrement pipée par la charge idéologique qui l’accompagne, par la déformation qui en découle et l’absence complète de mise en perspective. De plus en plus, le découpage didactique s’effectue au profit de grands sujets de société (lutte des femmes, traite négrière, génocide juif, fusillés de 17, droits civiques, etc.), et non par rapport aux problématiques intrinsèques de la réalité historique.

Certes, tout historien sait que la vision du passé dépend des questions qu’on lui pose. Depuis longtemps la démarche naïve du positivisme, qui postule une vérité à partir d’un amoncellement de connaissances, est considérée comme une erreur heuristique. L’Histoire à la Mallet et Isaac ou à la Lavisse est tributaire d’une Histoire nationale fondée sur le mythe républicain et sur la vision d’une France conçue comme un bloc mémoriel. Plutôt que de se lamenter, il faut s’interroger sur les questions actuelles qui sont posées à notre Histoire.

Deux objectifs sont visés semble-t-il. D’abord, éradiquer le plus possible les références « contre-productives ». Ce but est le plus politique, au sens littéral du mot, car il cherche à neutraliser toute espèce de conflit, surtout celui qui pourrait mettre en cause le système. Or, la nature des périodes mises sur la touche par le nouveau tricotage (détricotage ?) programmatique de l’enseignement de l’Histoire est significative : ce sont des moments où le pays s’est manifesté, d’une façon ou d’une autre, par le sentiment que, collectivement ou individuellement, les Français avaient atteint la grandeur (sentiment que notre « élite » a oublié depuis belle lurette !). Et il ne s’agit pas seulement de gloire militaire, mais aussi d’un sens de l’État dont l’assise repose sur une contrainte acceptée par la collectivité, une gestion virile de l’économie et de la société, une intelligence pratique des hommes, qui ne se laisse pas berner par des rêveries humanitaristes  (les hommes d’État susnommés possédant tous une sensibilité « machiavélienne »), un souci des arts et des lettres conçu comme l’héritage de la Rome antique. On voit ce qui peut fâcher une classe politique libérale, protestantisée, jansénisée, partageant les haines des « exclus de l’Histoire », réglant ses compte avec cette dernière en prenant une revanche posthume, détestant toutes les dépenses « inutiles » visant à la seule gloire (il faut que l’art rapporte), méprisant celle octroyée sur le champ de bataille au risque de son sang (le seul combat justifié étant celui qu’on mène à la bourse). L’éviction de nos gloires passées relève donc du réflexe de boutiquier, et d’une peur panique que le peuple endormi ne se réveille à leur souvenir.

Le second objectif consiste à remplacer les référents historiques considérés comme obsolètes par d’autres désignés comme positifs. La vulgate idéologique actuelle, dans sa douce stupidité, considère qu’au fond l’homme est bon, et qu’il a été abusé par une minorité perverse assoiffée de pouvoir et animée par une rage sadique. Les tromperies sur la « fausse gloire » (militaire, politique etc.) ont occulté la véritable finalité de toute société humaine, à savoir la chute de toutes les frontières qui séparent (la ronde des peuples ! embrassons-nous !), la communication tous azimuts, qui remplace le conflit, l’adoption d’une novlangue en lieu et place d’un langage politiquement incorrect, le « vivre ensemble » de type disneylien, qui nous convainc qu’on vit dans le meilleur des mondes, et l’égalité de tous en matière sociétale (mais pas économique), de façon à éliminer toutes les discriminations (dont la liste, à y regarder de près, est infinie). De quoi produire des générations d’abrutis et de « citoyens » sans caractère.

Il est inutile de vouloir corriger cette dérive en criant à l’erreur. Ceux qui ont réalisé cette infamie savent ce qu’ils font. Toutes les lois mémorielles, la criminalisation de certaines pensées, et tout simplement la rhétorique écœurante de connerie qui se déverse dans les médias quotidiennement  sont là pour nous rappeler aux réalités d’un système de plus en plus totalitaire (1984 et le Brave New World d’Huxley ayant commencé par la révision de l’Histoire).

Que faire donc, au lien de geindre ?

Au fond, les choses sont plus claires comme cela, et l’ennemi est maintenant démasqué. Inutile donc de vouloir réformer, de trouver, à droite et à gauche, dans la secte mondialisée qui veut nous déraciner une quelconque bonne volonté, sinon un minimum d’honnêteté. Elle a l’intelligence de ses intérêts, ce que nous n’avons pas.

L’état catastrophique de l’enseignement peut d’ailleurs nous apporter un grand bienfait. En effet, toute réalité censurée devient de ce fait désirable, révolutionnaire. On se refilera bientôt l’Histoire de Napoléon sous le manteau. Et l’épopée de la commune sera lue d’une main, avec dans l’autre le cocktail Molotov.

Claude Bourrinet

NPI - 31/07/10

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Marseille: une jeune fille de 17 ans violée à la plage des Catalans

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Plage des Catalans

La nouvelle a créé "une réaction d'épouvante", comme dit le maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Patrick Mennucci. "On ne peut pas imaginer que deux jeunes de cet âge aient déjà le profil de délinquants sexuels", pestait, hier soir, l'élu. Les faits se sont produits jeudi après-midi, vers 16h30, sur la plage des Catalans (7e ).

Une jeune fille de 17 ans va se baigner. Quelques minutes plus tard, elle regagne le sable en pleurs. Elle va aussitôt se confier aux sauveteurs du poste de secours. À ses interlocuteurs, elle raconte qu'elle vient d'être victime d'un viol. Alors qu'elle se trouvait dans l'eau, deux mineurs l'ont abordée. Et tandis que l'un d'eux l'immobilisait, le second, qui est aussi le plus âgé, la violait. Un acte de pénétration sexuelle passible de la cour d'assises et de quinze années de réclusion criminelle.

Très vite pourtant, les deux jeunes gens vont être interpellés. Ils étaient encore sur la plage, comme animés d'un incroyable sentiment d'impunité. La brigade des mineurs de la Sûreté départementale a été chargée de l'enquête. Pressé de questions, le plus jeune finira par raconter ce qui s'est passé. Les deux auteurs sont originaires de La Belle-de-Mai (3e) et des quartiers nord de Marseille. De source proche de l'enquête, on indiquait hier soir qu'ils ne semblaient pas avoir pris la mesure de la gravité de leurs actes. "La justice doit être extrêmement sévère. Les dispositifs de police ont fonctionné. C'est rassurant" , insistait Patrick Mennucci.

Les deux auteurs présumés ont été déférés hier soir au Parquet des mineurs.

Lundi, un exhibitionniste de 44 ans avait été surpris à deux reprises dans l'anse de Malmousque (7e) dans des positions incongrues, devant une fillette de 12 ans, puis devant un adolescent de 14 ans. Étranger en situation irrégulière, il doit faire l'objet d'une mesure d'éloignement.

La Provence.com - 31/07/10

22:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Foot: Sarkozy félicite chaudement les mini-Bleus

Les mini-Bleus.jpg
Les mini-Bleus - ( Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
 
Le président de la République Nicolas Sarkozy a félicité aujourd'hui l'équipe de France de France des moins de 19 ans sacrée championne d'Europe hier à Caen en battant l'Espagne (2-1).

Dans un communiqué transmis par l'Elysée, le chef de l'Etat "adresse ses plus chaleureuses félicitations à chacun des joueurs et à l'ensemble de l'encadrement". "Cette équipe, au-delà des pures qualités techniques indiscutables, a montré beaucoup de générosité, de dynamisme et d'enthousiasme", a souligné Nicolas Sarkozy.
Le Figaro - 31/07/10

21:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Insécurité: à Perpignan c'est l'enfer! Des familles françaises préfèrent partir...

Myriam à Perpignan.jpg
(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Agressions, incivilités, trafics, montée du communautarisme, des tensions raciales et des violences tribales... Victimes de cette situation, des familles migrent. Des anonymes qui vivent aujourd'hui en France comme des exilés de l'intérieur. Après les émeutes de Grenoble et Saint-Aignan, reportage à Perpignan.

Myriam P. s'en souvient comme si c'était hier. Elle se souvient des cris dans la rue, des insultes qui montaient, de la horde qui gonflait, se massait sous ses fenêtres, des projections de pierres et de carrelages qui menaçaient de tomber dans la chambre de sa fille endormie et bientôt des coups de boutoir dans sa porte, après qu'une quinzaine de jeunes eurent défoncé le portail de son immeuble.

Réfugiée dans les toilettes de son appartement, tenant blottie contre elle son bébé tandis qu'elle essayait désespérément de joindre la police, elle pouvait les entendre qui hurlaient:« On va vous crever, sales céfrans (Français, ndlr). » Son mari, lui, arc-bouté derrière la porte d'entrée, pouvait voir voler en éclats son mur devenu poussière de plâtre. « On a cru vivre nos derniers instants. Sans l'intervention de la BAC, c'en était fini. » C'était dans la nuit du 17 au 18 avril, au 14 de la rue des Trois-Journées, en plein cœur de Perpignan. A cinquante mètres de la splendeur gothique qu'est la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, et à deux cents mètres à peine du commissariat principal. Coupables d'avoir osé demander que cessent sous leurs fenêtres les rodéos de scooters et menacé de prévenir les flics.

Pendant cinq jours, encore traumatisé par la violence de l'agression, le jeune couple a bénéficié, grâce à leur assureur, de la protection d'un vigile. Mais après? Renforcer la cloison? Dérisoire! S'en remettre aux caméras de surveillance installées dans la ville pour prévenir des agressions? Elles ont fait la démonstration que la dissuasion ne suffisait pas face à des délinquants mineurs le plus souvent impunis. A quoi bon vouloir rester dans ce quartier quand leurs agresseurs étaient déjà libres, alors qu'eux-mêmes, à quatre heures du matin, n'avaient pas fini de déposer plainte? L'un d'eux, à 15 ans, comptait déjà 122 arrestations à son actif. Rester? Autant tenter le diable! « C'était intenable, donc nous sommes partis. Il aurait fallu me payer très cher pour que j'y reste un mois de plus », dit-elle aujourd'hui avec le sentiment coupable qu'en choisissant l'exil, elle démissionne et abandonne le terrain à ces nouveaux barbares.

Pour autant, cette jeune femme énergique sera la seule à témoigner à visage découvert, parce qu'« il faut sortir de l'omerta, briser la spirale du silence ». C'est qu'elle n'est pas seule à avoir connu l'enfer. Certains n'ont pas eu sa «chance».

Direction Saint-Assiscle, un quartier résidentiel de Perpignan. Le 2 juillet, Katy et Thierry, son compagnon, ont été à leur tour victimes de la violence ordinaire. Sur sa page Facebook, la jeune femme de 35 ans livre, lasse, ses sentiments:« C'est pas la joie en ce moment avec la merde qui traîne dans mon quartier... J'ai failli perdre la vue à l'œil gauche. Voilà, c'est pas trop la fête à Perpignan. » Lorsqu'elle consent à nous parler, enfin, elle explose. Son compagnon ? Agressé au poing américain et à la barre de fer, alors qu'il était descendu s'interposer, voyant que deux gamins à vélo qui rentraient du cinéma étaient sur le point de tomber dans un guet-apens, au milieu de jeunes caillassant des voitures. Ils étaient quinze à s'acharner sur lui. Résultat : douze points de suture sur le visage et trois autres sur le crâne. Elle ? Rouée de coups par des gosses à qui elle distribuait des bonbons à l'occasion des fêtes de quartier! « Pendant que nous déposions plainte, certains jeunes étaient déjà à nos fenêtres, salissant d'insultes notre fille de 10 ans qui n'arrivait plus à dormir et qui attendait notre retour... la menaçant : "On va t'attraper !" Depuis, elle fait des cauchemars ! » Et son petit frère de 8 ans, un garçon qui ne s'est jamais battu et, insiste Katy, a toujours été premier de sa classe... lui ne cesse désormais de répéter:« Quand je serai grand, je vous tuerai tous. » Depuis, des bandes traînent sous leurs fenêtres et font pression pour qu'ils retirent leur plainte. « Nos voisins eux-mê mes nous le demandent, pour en finir avec cette histoire qui empoisonne la vie de l'immeuble. Boîte à lettres fracassée, courrier volé, je suis aujourd'hui obligée de convenir de rendez-vous avec la postière pour récupérer mes lettres ! » Intimidations, menaces, comment, dans ces conditions, rester plus longtemps ? Pour Katy, la conclusion s'impose d'elle-même : « Longtemps, la France a été une terre d'asile. Aujourd'hui, c'est à notre tour de nous réfugier, parce que c'est trop tard et que la situation nous a échappé. »

Comme Daniel W. Rossé, passé à tabac pour un paquet de cigarettes, alors qu'il déambulait dans les rues du quartier Saint-Matthieu, il a fui le centre-ville où il vivait depuis dix ans. « Lorsque je me suis relevé, j'ai mis une heure à faire trois cents mètres pour rentrer chez moi. Quand je me suis présenté au commissariat quelques jours plus tard, les flics n'ont même pas daigné enregistrer ma plainte. »

Les histoires se ressemblent comme de tragiques copiés-collés. Comme si rien n'était fait. Ou que ce qui est entrepris l'était en vain. Difficile pourtant de croire qu'une telle violence peut régner à Perpignan, et qu'en plein centre-ville, certains quartiers sont de véritables zones de non-droit, aux mains de petits caïds à peine sortis de l'adolescence. Les façades, pour beaucoup, sont ravalées, lessivées. Il n'y a pas de tags. Tout juste quelques travellers, comme on les appelle, qui quémandent trois sous et une cigarette en jouant de la guitare sur le trottoir, une bouteille de Bud à la main. Un calme trompeur. « C'est que les racailles qui habituellement squattent le quai Vauban, terrorisent le quartier Saint-Jacques ou le quartier Saint-Matthieu, ont quitté la ville, tous frais payés par la municipalité, pour la Côte d'Azur », observe un commerçant excédé.

Abdel, lui, a anticipé le retour de ces « fils indignes » de l'immigration. Agressions, insultes, il a fini par fermer son restaurant de couscous en centre-ville, qui faisait le bonheur des troupes de théâtre à la sortie des spectacles, pour en ouvrir un autre à la fin du mois d'août, dans un quartier plus paisible, en périphérie.

Latifa (le prénom a été changé), une Algérienne aujourd'hui à la retraite, a honte elle aussi. Honte que ces « Arabes » ou ces « Gitans », dit-elle sans s'entourer des précautions dont le plus souvent usent les commerçants ou les politiques, qui préfèrent évoquer « les populations difficiles », puissent imposer aux habitants de Perpignan un « quasi couvre-feu». « Vous comprenez, insiste-t-elle au téléphone, moi, j'ai connu la guerre. » Les rodéos de scooters, les vols à l'arraché, les trafics, les gosses camés ont fini par dissuader les gens de sortir le soir. Quai Vauban, où a été délocalisé le Quick, les restaurants font le plein de leurs terrasses en journée. Le soir, la clientèle, lorsqu'elle se déplace, se réfugie dans les arrière-salles. « Quand on sort, dit Latifa, on ne peut s'empêcher de se retourner en sursaut au moindre bruit. Ce n'est pas normal. »

Exaspérés, certains parlent de s'organiser en milice

Quartier Saint-Matthieu, nous avons rencontré Carlos, une grande carcasse brune qui ne craint pas grand monde. C'est lui qui, au début du mois, est venu porter secours à André Crémer, 88 ans, agressé avec sa femme alors qu'il venait d'acheter du pain, et qui mourra quelques jours plus tard des suites de ses blessures. Assis sur les marches qui conduisent à la CAF, Carlos raconte, jetant parfois un regard un peu inquiet sur les passants qui nous observent, saluant aussi des voisins, des amis. Ceux qui restent encore. Il raconte l'absurdité d'une ville, où bientôt il faudra renoncer à se défendre, renoncer à dire non, sous peine d'être accusé de provocation. Lui vient d'Argentine. Il vit ici depuis plus de vingt-cinq ans. Il a vu se dégrader la situation, se déshumaniser le centre-ville, se transformer la rue Petite-la-Monnaie, autrefois l'artère la plus commerçante. Aujourd'hui, les échoppes sont presque toutes fermées. Ce ne sont plus que rideaux de fer baissés. Il a vu, il y a quelques années, arriver les bobos qui cherchaient à investir l'un des quartiers historiques de Perpignan, avant de quitter leurs appartements au bout de trois mois. Il a entendu et cru les discours sur la mixité sociale. Aujourd'hui, il constate que les communautés s'affrontent, qu'il n'y a plus aucune volonté d'assimilation, et que les gens ne se contentent pas d'importer leur culture, mais aussi leurs problèmes. « Vous imaginez, moi, si j'étais arrivé en bombacha (pantalon gaucho, ndlr), le sombrero vissé sur la tête, avec mon cheval et mes moutons que j'aurais laissés ch... dans la rue ? »

Maire adjoint UMP chargé de la sécurité, Pierre Parrat minimise. Pour lui, depuis 2005, et les émeutes qui ont vu s'affronter les populations gitane et maghrébine, la situation s'est améliorée. Chiffres à l'appui, il nous en fait la démonstration. On veut bien le croire, croire qu'il ne s'agit que d'un sentiment d'insécurité exacerbé par la crise. Et pourtant, il faut pouvoir entendre cette exaspération sourde qui monte, cette colère qui gronde, la désespérance de beaucoup. Certains parlent à demi-mots de s'organiser en milice pour rétablir l'ordre. D'autres font provision d'armes. « En face, ils ne nous ont pas attendus pour s'équiper. » Le maire lui-même, dans une réunion publique, le 8 juillet, reconnaissait le phénomène:« Ce sentiment d'impunité et d'insécurité prend le pas sur notre vie en société. Il n'y a qu'à voir les magasins qui vendent des bombes lacrymogènes et des matraques électriques littéralement dévalisés par des particuliers. C'est inacceptable. »

Perpignan est une poudrière. Dans certains quartiers, comme le Bas-Vernet, les médecins ne se déplacent plus en urgence le soir et vous dirigent directement vers l'hôpital. Comme à Béziers. Ou à Nîmes. En mai dernier, un praticien de SOS Médecins a été agressé dans la cité du Valdegour. En réponse, Bernard Sialve, fondateur de la structure nîmoise, a fait valoir son « droit au retrait », « parce qu'il n'est pas de métier qui mérite que l'on puisse mourir pour l'exercer ». « Depuis, dit-il au téléphone, la situation est redevenue normale. » Lorsqu'ils sont appelés en pleine nuit pour ausculter les malades, ils demandent aux habitants d'assurer la sécurité de leur véhicule et de leur personne, faute de quoi, ils ne peuvent intervenir. Bernard Sialve se contente de cela. Un Etat de non-droit où émergent partout des zones d'inégalités territoriales.

Le Figaro - 31/07/10

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New York infestée par les punaises!

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NEW YORK — La ville qui ne dort jamais? Prière de ne pas en parler aux New-Yorkais, contraints de veiller pour traquer des punaises de lit qui ont pris d'assaut les bâtiments de la ville, allant jusqu'à s'immiscer au milieu des petites tenues d'une célèbre boutique de lingerie...

Mais où s'arrêtera l'invasion? Appartements, bureaux, boutiques: plus rien ne semble stopper les minuscules suceurs de sang.

Face au danger, les autorités ont promis des moyens (un demi-million de dollars) et des menaces: "Nous voulons envoyer un message aux punaises", a lancé la présidente du Conseil municipal, Christine Quinn. "Prenez garde! Vos jours sont comptés".

Mais le message a du mal à convaincre tous les New-Yorkais. Les punaises de lit "commencent à se répandre un peu partout, la situation dans les bureaux est dramatique", observe un expert du site www.bedbugcentral.com (punaise se dit "bedbug" en anglais, ndlr).

Les chiffres donnent le vertige: 31.719 plaintes liées aux punaises ont été formulées au cours des douze derniers mois aux services d'urgence de la ville, soit 26.000 de plus que l'an passé.

D'habitude, la discrétion est de mise face à ce problème qui peut conduire à la révocation d'un bail ou des factures salées en cas de recours à des exterminateurs.

Mais l'invasion a pris une dimension peu commune, et plusieurs boutiques branchées, comme "Hollister" et "Abercrombie and Fitch", ont même dû fermer temporairement.

Pis: les punaises ont même eu le culot d'envahir un haut lieu de la lingerie américaine: une boutique Victoria's Secret. Même cause, même effet: la boutique a fermé le temps d'éradiquer les fautives.

Mais le mal est fait et le magasin en a pris pour son grade.

"C'est dégoûtant", se lamentait Adriana Baglenao, une cliente de 42 ans. "Je n'ai acheté que des pyjamas, mais il est clair que je vais les mettre à laver sur le champ".

A peine plus grandes qu'un grain de riz, les punaises de lit sont des insectes coriaces qui vivent en moyenne 10 mois. Portées disparues ou presque après la Seconde Guerre mondiale, elles ont profité de l'interdiction d'insecticides jugés toxiques, comme le DDT, et du boom des voyages internationaux pour signer leur retour.

La menace plane désormais sur New York où découvrir qu'un bâtiment est infesté semble presque aussi grave que de recevoir un mauvais diagnostic médical...

"Oh mon Dieu, ne me dites pas que j'ai des punaises...", s'est émue Robin, une femme vivant à Manhattan, en apprenant que son immeuble figurait sur le site www.bedbugregistry.com, qui répertorie les sites touchés à travers tout le pays.

Les punaises de lit ne sont guère dangereuses, mais leur morsure est désagréable et entretient leur piètre réputation: elles mordent quand leurs proies dorment, comme des vampires.

"C'est psychologique. Ca rend les gens complètement dingos", estime Jeremy Ecker, de "The Bedbug Inspectors", une entreprise qui propose de traquer les punaises grâce à des chiens renifleurs.

"C'est comme les chiens renifleurs qui recherchent de la drogue, des bombes ou des cadavres", explique-t-il. Ils "sont entraînés à ne chercher qu'une seule odeur et à ne détecter que les punaises".

M. Ecker tarife 350 dollars (plus taxes) ses services. Si cela semble élevé, il faut songer au sacrifice qu'il réalise: l'entraînenemnt des chiens implique d'avoir des punaises de lit sous la main, et M. Ecker n'hésite d'ailleurs pas à les nourrir en plongeant son... avant-bras dans un nid.

AFP. 31/07/10

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L'avenir de l'affaire Bettencourt entre les mains du procureur Courroye - Et la justice, entre quelles mains se trouve-t-elle?

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Philippe Courroye, procureur de Nanterre

VIDEO  http://www.2424actu.fr/actualite-sociale/woerth-pourrait-...

NANTERRE — Liliane Bettencourt, Eric Woerth, Patrice de Maistre : le procureur Philippe Courroye a désormais entre ses mains le récit des témoins-clés de l'affaire Bettencourt-Woerth et doit décider s'il poursuit ou non les différents protagonistes de ce dossier tentaculaire.

Menées au pas de charge six semaines durant, les enquêtes ouvertes par le parquet de Nanterre après la découverte d'enregistrements clandestins réalisés au domicile de la milliardaire, ont connu leur point d'orgue cette semaine, avec les auditions de Liliane Bettencourt et Eric Woerth.

Attendues avec impatience, ces auditions à forte charge symbolique n'ont toutefois pas suffi à dissiper les zones d'ombre de cette affaire gigogne, les différents protagonistes du dossier ayant campé sur leurs positions face aux enquêteurs de la brigade financière.

Interrogée pendant deux heures lundi à son domicile de Neuilly-sur-Seine, Liliane Bettencourt, 87 ans, n'a pas apporté d'éléments nouveaux aux policiers, notamment sur le statut incertain de l'île d'Arros (Seychelles) et sur les dons que son mari et elle ont adressés à des responsables politiques.

Lors de cette audition, décrite comme "courtoise" par son avocat, Me Georges Kiejman, l'héritière de L'Oréal a ainsi indiqué à plusieurs reprises ne pas se souvenir des faits évoqués ou ne pas être en mesure d'apporter les précisions demandées, n'étant pas elle-même directement en charge de la gestion de sa fortune.

Entendu à son tour jeudi pendant près de huit heures dans son bureau du ministère du Travail, Eric Woerth, qui a officiellement quitté vendredi ses fonctions de trésorier de l'UMP, a également récusé tous les soupçons qui pèsent sur lui, selon son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne.

M. Woerth a ainsi nié être intervenu pour favoriser l'embauche de son épouse Florence, en novembre 2007, chez le gestionnaire de la fortune Bettencourt, comme le laissent entendre les enregistrements clandestins réalisés par la majordome de la milliardaire.

Il a par ailleurs rejeté toute opération de financement illégal de l'UMP lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, comme l'en a accusé à plusieurs reprises face aux enquêteurs l'ancienne comptable de Mme Bettencourt, Claire Thibout.

Vendredi, ces auditions ont été complétées par une nouvelle garde à vue du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre. Le patron de Clymène, qui avait déjà été entendu les 15 et 16 juillet, a "apporté des précisions" aux enquêteurs, après les témoignages des autres protagonistes de l'affaire, selon son avocat, Me Pascal Wilhelm.

Avec ces auditions, qui viennent s'ajouter aux multiples perquisitions et interrogatoires menés depuis la découverte des écoutes pirates, le procureur Philippe Courroye a toutes les cartes en mains, désormais, pour décider des suites à donner à cette affaire sensible.

Ouverture d'une information judiciaire, avec désignation d'un juge d'instruction indépendant ? Renvoi devant le tribunal correctionnel ? Classement sans suite ? Interrogé jeudi sur les suites qu'il entendait donner aux enquêtes en cours, M. Courroye est resté silencieux.

"Aucune décision à ce stade-là n'a été prise. Les vérifications se poursuivent", a néanmoins indiqué vendredi à l'AFP une porte-parole du parquet de Nanterre.

Alors que le mois d'août, traditionnellement plus calme sur le plan judiciaire, se profile, avec les vacances judiciaires, le feuilleton de l'affaire Bettencourt devrait s'assoupir durant quelques semaines.

AFP. 31/07/10

Pas de perquisitions au domicile du couple Woerth

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Des croix gammées sur des magasins casher à Paris

PARIS (AFP-EJP)---Des croix gammées ont été découvertes jeudi sur les façades et vitrines d'une douzaine de magasins casher boulevard Voltaire à Paris (XIe arrondissement), a annoncé l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) y voyant une "nouvelle manifestation de haine antisémite".   

Une source policière jointe par l'AFP a fait état de quatre croix gammées tracées au marqueur noir sur deux commerces ainsi que sur le mur d'une école juive du boulevard Voltaire et sur la façade d'un immeuble voisin.   

Les inscriptions ont été effacées par les services municipaux, a précisé l'UEJF dans un communiqué.   

« Je tiens à exprimer mon émotion et mon indignation à la suite de la découverte de croix gammées sur des façades du boulevard Voltaire », a déclaré le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, dans un communiqué.  

« De tels actes, qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire, ne doivent pas rester impunis. Au nom de Paris, je redis ma détermination à lutter sans relâche contre l’antisémitisme, et à défendre les valeurs de tolérance et de respect qui fondent l’identité de notre Ville », a-t-il ajouté.

Patrick Bloche, député-maire PS du XIe arrondissement, a condamné avec une "extrême fermeté" ces actes antisémites "inadmissibles".   

"Les messages de haine qui ont été inscrits sur les façades et les vitrines de magasins casher ne peuvent que rappeler, avec une terrible intensité, les actes commis à une époque où la France avait perdu toute sa dignité", a-t-il écrit dans un communiqué.

EJP - 30/07/10

01:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

VIDEO Des "français" qui veulent rentrer dans leur pays

http://www.youtube.com/watch?v=1JFpLSQKDuI

Si les filles de ces musulmans ne peuvent pas porter le voile islamique ou aller dans une école musulmane, alors ces "français" songent à retourner dans leur pays.

00:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Brice Hortefeux: "300 camps de Roms seront démontés"

VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=dWpiWP5UP-g

Élysée : les premières mesures de la réunion sur les Roms et les gens du voyage viennent d’être révélées par Brice Hortefeux : « 300 camps de Roms seront démontés dans les 3 mois qui viennent. Les Roms délinquants seront expulsés » .

Nul doute que les Roms repartiront donc en Roumanie ou en Bulgarie les poches bien pleines. Car ce sont les départs dits « volontaires » qui font gonfler les chiffres des reconduites à la frontière du gouvernement français. En effet les Roms représentent environ un tiers des expulsions.

Ces derniers se voient attribuer une très confortable somme d’argent comme le veut la procédure d’aide au retour volontaire :

  • 3500 euros par couple
  • 2000 euros par personne isolée
  • 1000 euros par enfants jusqu’au 5ème enfant
  • 500 euros par enfant au-delà du 5ème enfant

Sous couvert d’expulsion, c’est donc la plupart du temps un retour financé par le contribuable qui fait partir les Roms, ces derniers ayant évidemment tout intérêt à revenir par la suite.

Le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a également annoncé un échange de policiers entre la France et la Roumanie, mesure destinée à lutter contre les « comportements » de certains Roms et gens du voyage.

Le gouvernement nommera dix inspecteurs du fisc afin de « contrôler la situation des occupants » dans certains camps des Roms et gens du voyage.

Défrancisation.com - 29/07/10

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Grenoble: Kamel Lahreche, le cousin de Karim Boudouda, a été inculppé

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Le quartier de La Villeneuve à Grenoble
Alors que le gouvernement de Nicolas Sarkozy s’acharne sur les "gens du voyage", peu nombreux en France, d’autres communautés semblent étrangement à l’abri de toute mesure d’éloignement.

Le gérant du bar “Le Yaz Café”, qui se trouve place du Marché au cœur du quartier de La Villeneuve et dans la cave duquel des armes ont été découvertes par la police lundi matin, devait être déféré hier en fin d’après-midi devant un juge d’instruction.

Kamel Lahreche devait être mis en examen pour “détention d’armes de 1ère et 4ème catégories” et le parquet de Grenoble devait requérir son placement en détention provisoire. Cet homme de 44 ans n’est autre que le cousin germain de Karim Boudouda, le braqueur de 27 ans qui a été tué par un policier lors d’une fusillade après l’attaque du casino d’Uriage ; et dont la mort avait provoqué trois nuits d’émeutes dans le quartier de La Villeneuve.

Des émeutes au cours desquelles les représentants de l’ordre avaient essuyé des tirs à balles réelles. C’est dans le cadre de ces “tentatives d’homicides sur des agents de la force publique” que Kamel Lahreche a été interpellé : au sous-sol du bar qu’il tient depuis plusieurs années, un sac contenant trois pistolets automatiques de calibres 9 mm et 7,65 ainsi qu’un pistolet-mitrailleur de type Uzi (le même, en l’occurrence, que celui que Boudouda et son complice _toujours en fuite_ ont utilisé pour braquer le casino) a été retrouvé avec une centaine de munitions de différents calibres.

L’homme prétend qu’un jeune du quartier dont il ne connaît que le prénom a déposé ce sac dans sa cave, il y a plusieurs semaines, et ne serait pas venu le reprendre…

Une cave qui semblait par ailleurs faire office de stand de tirs : les murs étaient criblés d’impacts de balles et des étuis de projectiles percutés jonchaient le sol. Les armes ont été envoyées au laboratoire d’Ecully afin d’y être analysées. On ignore donc, pour l’instant, si elles ont servi pour tirer sur les forces de l’ordre lors des nuits de violences.

Source : Le Dauphiné Libéré

Défrancisation.com - 29/07/10

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30/07/2010

Substitution ethnique: les chiffres d'une démographe

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Directrice de recherche à l’INED, Michèle Tribalat brise les tabous, met les pieds dans le plat et part en guerre contre l’INSEE, la CNIL, le HCI, le PNUD et le pouvoir politique français qui imposent à l’opinion publique la nouvelle idéologie à la mode : « le bon peuple » doit croire à la « bonne fée » Immigration.
Elle publie dans son dernier livre « Les Yeux Grands Fermés » des chiffres apeurant qui témoignent de la substitution ethnique face à laquelle les Français et les Européens sont confrontés.

Extrait :

En France en 1999, près de 14 millions de personnes étaient d’origine étrangère, soit 24 % de la population recensée en métropole. Si l’on ne garde que deux générations -immigrés et enfants d’immigrés -, qui forment le champ d’enregistrement des données dans d’autres pays, cette proportion est de 17 % . Elle est à comparer, selon une définition voisine, à 22 % aux États-Unis à la même époque, 9,6 % en Norvège en 2000, 20 % en Suède en 2000, 17,5 % aux Pays-Bas en 2000. Cette proportion a très vraisemblablement augmenté dans les années 2000, sans qu’on puisse situer le niveau actuel en France. En revanche, on sait qu’elle a progressé en Suède (25 % au 1er janvier 2009), aux Pays-Bas (20 % au 1er  janvier 2009) et en Norvège (14,7 % au 1er janvier 2009). En Allemagne, la population avec antécédent migratoire représente 18,4 %3 de la population totale dans le Mikrozensus de 2006.

Si les effets démographiques de l’immigration étrangère se sont effacés dans les régions traditionnelles d’implantation du Sud et du Nord-est, ils se sont déplacés vers l’0uest. Pratiquement tous les départements d’un grand Ouest qui commence aux franges de l’Île-de-France, où la présence d’origine étrangère était autrefois extrêmement faible, ont vu la proportion de jeunes d’origine étrangère augmenter considérablement. C’est la fin d’un peuplement quasi homogène à l’Ouest. Dans le Maine-et-Loire, par exemple, à peine plus d’un jeune sur cent était d’origine étrangère. C’est le cas d’un sur quatorze en 2005.

À Grigny, dans l’Essonne, 31% des jeunes sont d’origine subsaharienne, soit trois fois plus qu’en 1990.

À Angers, la proportion de jeunes d’origine étrangère est passée de 3 % à 16 %. Autre exemple, le Loir-et-Cher où la proportion de jeunes d’origine étrangère atteint 13 % en 2005 contre 4 % seulement en 1968. C’est a Blois que l’évolution a été la plus frappante. Cette ville compte désormais un tiers de jeunes d’origine étrangère contre un sur vingt seulement à la fin des années 1960. Plus de 80 % d’entre eux sont d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque. En 2005, à Blois, on compte relativement autant de jeunes d’origine maghrébine qu’à Lyon ou dans le 10ème arrondissement de Paris (environ 13%), autant de jeunes d’origine subsaharienne qu’à Courbevoie ou dans le 12ème arrondissement de Paris (autour de 8%) et presque autant de jeunes d’origine turque qu’à Mantes-la-Jolie (respectivement 6 % et 6,7 %). Ces trois origines réunies placent Blois au niveau de Marseille et de Villeurbanne. On le voit, l’évolution modérée de la proportion de jeunes d’origine étrangère au niveau national cache des évolutions territoriales importantes, avec une congestion importante de l’Ile-de-France et une avancée vers l’Ouest très spectaculaire.

Mais l’évolution a varié selon la taille des communes. Seules les communes d’au moins 10000 habitants ont vu la proportion de jeunes d’origine étrangère augmenter, particulièrement les villes comptant entre 30000 et 100 000 habitants, où elle a plus que doublé (…).

La concentration montante de jeunes d’origine étrangère dans les zones les plus urbanisées reflète deux mouvements inverses : une prédilection accrue des familles d’origine française pour les petites villes, mais une «préférence ›› immigrée pour les villes plus importantes. Ainsi la part des jeunes d’origine française qui résident dans des communes de moins de 10000 habitants est passée de 52 % en 1968 à 60 % en 2005 tandis que celle des jeunes d’origine étrangère régressait de 43 % à 30 %. La région parisienne détient désormais le record des concentrations communales. Parmi les vingt communes où la concentration dépasse 60 % en 2005, toutes sauf une, Vaulx-en-Velin, sont situées en Île-de-France avec, entête, Clichy-sous-Bois, Aubervilliers et La Courneuve, toutes les trois en Seine-Saint-Denis, où environ trois quarts de la jeunesse est d’origine étrangère. Dans ces trois villes, la proportion de jeunes d°origine étrangère
ne dépassait guère 20 % à la fin des années 1960. Dans certaines villes du pourtour parisien, les fortes concentrations sont atteintes grâce à l’apport spécifiquement subsaharien. C’est en Ile-de-France que débouche 60 % du flux d’immigration subsaharienne. À Grigny, dans l’Essonne, 31% des jeunes sont d’origine subsaharienne, soit trois fois plus qu’en 1990. C’est le pourcentage le plus élevé de France, devant Les Mureaux, Évry, Stains, Sarcelles, Saint-Ouen, Pierrefitte-sur-Seine, Bondy et Épinay-sur-Seine où il avoisine ou dépasse 20 %. Ils sont désormais plus nombreux que les jeunes d’origine maghrébine à Grigny et à Évry. Les flux migratoire des toutes dernières années n’ont guère changé de nature avec, on la vu, une forte dominance de flux à l’orientation prédéterminée par les liens familiaux. L’Île-de-France reste encore la destination privilégiée. Ce phénomène de concentration locale dans et/ou autour des grandes villes n’est pas propre à la France et concerne nombre de nos voisins Ainsi, en 2005 48 % de l’ensemble de la population d’Amsterdam tous ages réunis, est d’origine étrangère.

Source : Les yeux grands fermés, pages 155 à 160

Défrancisation.com - 30/07/10

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