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11/07/2010

71% des Français pensent que la France est en déclin

Plus de sept Français sur dix (71%) estiment que la France est "en déclin", même si elle dispose de "beaucoup d'atouts" aux yeux de 79% d'entre eux, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

L'institut a repris pour cette enquête les questions posées il y a cinq ans, en 2005, après le rejet par référendum de la Constitution européenne.

A 71%, les Français voient la France "en déclin", soit cinq points de plus qu'en 2005 (66%). 28% expriment un sentiment contraire.

Invités à dire si la France a "beaucoup d'atouts", 79% répondent positivement (contre 21%). Ce chiffre reste élevé mais recule de dix points par rapport au sondage de 2005, où 89% des personnes interrogées avaient répondu oui. Les Français sont très légèrement plus nombreux (70% contre 69% en 2005) à penser que le pays "est capable de se réformer". 30% pensent le contraire.

Une forte majorité (62%) des personnes interrogées considèrent que la France "manque de confiance en elle", un chiffre en baisse de trois points par rapport à 2005. Elles sont en revanche une minorité (46% contre 54%) à estimer que la France "constitue un modèle pour de nombreux pays". En 2005, 59% le pensaient. Enfin 43% des Français jugent que leur pays "vit dans le passé" (50% en 2005).

Le Figaro - 11 juillet 2010

18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

L'ombre de Mladic plane sur Srebrenica

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Ratko Mladic inspecte ses troupes en 1996 - (Cliquez sur la photo)

Le principal responsable de ce massacre, dont le 15e anniversaire est célébré dimanche, est toujours introuvable. 

Ratko Mladic, l'ex-général serbe bosniaque responsable du massacre de Srebrenica, échappe toujours au Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. Ses carnets de guerre viennent d'être rendus publics, mais lui demeure introuvable. Dimanche, seule son ombre planera au-dessus des cérémonies durant lesquelles seront enterrés les restes de 775 des quelque 8 000 victimes trucidées par les forces serbes bosniaques, il y a quinze ans, le 11 juillet 1995.

En présence des présidents serbe, Boris Tadic, croate, Ivo Josipovic, monténégrin, Filip Vujanovic, et du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, plusieurs dizaines de personnes sont attendues au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, dans l'est de la Bosnie-Herzégovine.

Ces cérémonies se tiennent trois mois après l'adoption, fin mars, par le Parlement serbe, d'une résolution condamnant «avec la dernière vigueur» ce massacre, le plus grave commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Après des années de refoulement, la Serbie a commencé à retrouver un peu de sa mémoire collective. Le mot de «génocide» ne peut toutefois pas encore être énoncé officiellement à Belgrade, alors qu'il est employé par la justice internationale. La Serbie sait cependant que pour avancer vers l'adhésion à l'Union européenne, elle doit lâcher ses anciens criminels de guerre.

 

Jusqu'au-boutisme 

 

Pour génocide, l'ex-général serbe de Bosnie, Radislav Krstic, bras droit de Mladic, a été condamné en 2004 à 35 ans de prison. Vujadin Popovic et Ljubisa Beara ont écopé de la perpétuité, le 10 juin dernier. L'ancien leader politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, arrêté en juillet 2008 à Belgrade, est encore jugé par le TPI.

Manque toujours à l'appel Ratko Mladic. Dans ses carnets de guerre, l'ex-général est fort discret sur le massacre de Srebrenica. Au fil des pages se dévoile en revanche son jusqu'au-boutisme. Alors que Belgrade le presse de participer à un compromis avant de tout perdre, il écrit, en majuscules : « REFUSER LE PLAN, POURSUIVRE LA GUERRE» . Nous sommes en 1994. Un an avant le génocide de Srebrenica.

Le Figaro - 11 juillet 2010

18:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Paris: poignardé mortellement pour une cigarette (?)

Est-ce la canicule qui a échauffé les esprits dans la nuit de jeudi à vendredi dans le XVème arrondissement de Paris ?  Une heure du matin, il fait encore plus de 30 degrés dehors. Samir, un jeune homme de 31 ans est assis avec deux amis sur un banc de la place du Comtat-Venaissin, un secteur très résidentiel entre la rue Lecourbe et l'avenue Félix-Faure. Le restaurant coréen à quelques mètres a déjà fermé. La rue est déserte. Un homme s'approche du trio. Il demande une cigarette. Samir et ses amis refusent. Le ton monte : « De ma fenêtre ouverte, raconte un adolescent dont l'appartement donne sur la place, j'ai entendu des voix fortes vers une heure du matin, un peu comme des types qui rentrent saouls, je n'ai pas fait attention... »

Agresseurs en fuite

Quelques minutes plus tard, l'inconnu revient, lui aussi accompagné de deux amis. Un couteau est sorti, puis c'est la confusion. Samir part en courant, rue des Frères-Morane. Il est rattrapé quelques dizaines de mètres plus loin. C'est à ce moment qu'il reçoit un coup de couteau dans le dos, sur le côté gauche. Samir poursuit tout de même son chemin, mais s'écroule place Etienne-Pernet, à côté de l'église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle. Il est 1h13, les secours arrivent. Le jeune homme est soigné sur place puis transporté à La Pitié Salpêtrière. Son pronostic vital est engagé. Il meurt une heure plus tard.

Le 3ème district de police judiciaire a été saisi de l'enquête. Les deux amis de Samir ont été entendus dans la nuit, mais les trois autres hommes, dont l'auteur du coup de couteau, n'ont pas été arrêtés. Les conditions de l'altercation restent encore mystérieuses. Rien hier ne permettait de dire que Samir connaissait ses agresseurs. En revanche, le trentenaire qui habitait non loin de là avait eu à faire avec la police il y a trois ans, pour des violences volontaires.

France-Soir - 11 juillet 2010

17:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

VIDEO LISZT - Arturo Benedetti Michelangeli - Concerto n°1 Part.2

http://www.youtube.com/watch?v=JDN0Pu_37G8

Arturo Benedetti Michelangeli joue le concerto pour piano et orchestre n ° 1 en mi bémol R455 . Partie 2 - Quasi Adagio
Orchestre de la Suisse Romande / Ernest Ansermet . 1939, Genève.

10 juillet 2010

01:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

(2) Sous les ordres du ministre!

Suspense: sanction ou pas sanction?
Mais en vérité, nul ne l'ignore: ce faux suspense est une vraie comédie de communication. Car le rapport sera vide. Et le chef de l'Etat le sait par avance.

 

A cela, il y a une première explication: pour conduire une telle enquête, à charge et à décharge, il n'y a qu'une autorité indépendante qui pourrait avoir la compétence et l'autorité requises. Ou pour être plus précis, il n'y a qu'un juge d'instruction indépendant qui pourrait mener l'affaire à bien, sans qu'elle suscite la suspicion.

 

Car l'IGF, elle, n'est pas un corps indépendant. C'est un service de contrôle, placé sous l'autorité directe du ministre de l'économie et du budget. Cela n'enlève rien aux talents et aux compétences, ni même à l'intégrité, des inspecteurs des finances qui composent ce corps. Mais c'est le principe de fonctionnement de ce service prestigieux, rappelé par le service Internet de Bercy: «L'Inspection générale des finances est placée sous les ordres directs du ministre chargé de l'économie et du budget.» L'expression est on ne peut plus claire.

 

Le constat ne change donc rien à la qualité des hommes: ils sont dans une relation hiérarchique, et ne bénéficient pas d'un statut d'autonomie. Ils n'ont pas même le statut d'indépendance dont bénéficient les magistrats financiers de la Cour des comptes.

 

Dans le cas concret, la personnalité de Jean Bassères, qui est le chef du service de l'Inspection des finances, n'a donc guère d'importance. Toute la petite galaxie de la sarkozie a beau rappeler à grand roulement de tambours que l'intéressé était en d'autres temps proche de Laurent Fabius, devenu d'un seul coup pour la droite un gage absolu de moralité et de rectitude, il reste que la carrière du haut fonctionnaire est entre les mains de celui qui lui a confié la mission. Sa carrière, ses éventuelles promotions ou nominations...

 

C'est même plus grave que cela. Ce n'est pas à proprement parler une mission à l'IGF qui a été confiée par François Baroin; c'est une mission confiée intuitu personnae à son chef de service, Jean Bassères.

 

Or, cette pratique-là, de l'aveu d'un ancien directeur connu d'une administration centrale du ministère des finances, est sans véritable précédent. D'ordinaire, le chef de l'Inspection peut être saisi mais dans un calendrier beaucoup moins serré et le travail de l'IGF est beaucoup plus collectif. Là, non. Jean Bassères a été enfermé dans un tête-à-tête confidentiel avec le ministère du budget. Imagine-t-on qu'un haut fonctionnaire, pour respectable qu'il soit mais soumis à une hiérarchie et astreint à une obligation de réserve, puisse donc défier le chef de l'Etat? Cette mission n'aurait jamais dû être confiée à l'Inspection des finances.

 

C'est si vrai que les rapports les plus sensibles de l'Inspection – Mediapart en a recueilli plusieurs témoignages – font fréquemment l'objet d'un va-et-vient entre le service de l'IGF et les cabinets ministériels concernés. En certaines circonstances, des phrases sont revues, corrigées, amendées. Alors pourquoi ce type de pratiques interviendraient-elles pour des rapports qui n'intéressent personne mais seraient proscrites pour un rapport qui porte sur une affaire d'Etat?

 

A tous ces arguments, il faut encore ajouter un autre, qu'il ne faut pas négliger. Comme toutes les administrations, l'Inspection travaille sur pièces. En clair, elle collecte les documents afférents aux affaires sur lesquelles elle travaille, les étudie et en tire les enseignements nécessaires.

 

Mais dans l'hypothèse où des interventions se seraient produites, pour peser dans un sens ou un autre, sur un dossier fiscal, qui peut croire qu'il en resterait une trace écrite? Imagine-t-on un ministre du budget assez indélicat pour intervenir dans un dossier fiscal mais aussi assez maladroit pour le faire par écrit? Qui peut douter que si des consignes ont un jour été données, c'est oralement qu'elles auraient pu l'être. Ce qui conduit encore et toujours à la même conclusion: il n'y aurait qu'un juge d'instruction, épaulé par les services de police adéquats, qui le cas échéant pourrait accumuler les témoignages, recueillir les pièces, enquêter. Mais ce n'est pas le métier ni la compétence de l'IGF.

 

Voilà le paradoxe: dans l'immédiat, pour faire la lumière dans l'affaire Bettencourt-Woerth, il y a d'un côté le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui diligente les enquêtes policières – lequel procureur est connu pour sa proximité avec Nicolas Sarkozy, et de l'autre, l'Inspection des finances, dont ce n'est pas la fonction. Mais il n'y a toujours aucun juge d'instruction indépendant saisi.

Logiquement, le rapport de l'Inspection des finances, qui devait initialement être rendu public vendredi 9 juillet et dont la publication a comme par hasard été différée à lundi, juste avant l'intervention présidentielle du chef de l'Etat sur France 2, est fortement critiqué avant même d'être connu. Dans un chat sur LeMonde.fr, vendredi, le député socialiste Arnaud Montebourg faisait ainsi ce constat: «Nous avons demandé une enquête de la part d'un organisme indépendant sur les passe-droits fiscaux qui semblent avoir été offerts à plusieurs familles titulaires de très hautes fortunes: la famille Bettencourt ou la famille Wildenstein. On nous a sorti une mission de l'Inspection générale des finances qui répond aux instructions de l'actuel ministre du budget, et qui donc est totalement liée aux intérêts du pouvoir

L'association Transparence Internationale, qui lutte contre la corruption, conteste, elle aussi par avance, l'objectivité de ce rapport. «L'IGF opère sous l'autorité directe de Bercy, elle ne dispose d'aucun des attributs d'une autorité d'enquête indépendante», relève son président Daniel Lebègue. L'avis de ce dernier retient particulièrement l'attention, car il est une autorité morale de la place financière de Paris. Ancien directeur du Trésor et ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, il s'agit de l'un des meilleurs connaisseurs des arcanes du ministère des finances.

 

L'affaire est donc cousue de fil blanc. S'il faut par avance retenir quelque chose de ce rapport, c'est que l'Elysée ne veut surtout pas qu'une autorité indépendante mène l'enquête sur cette affaire d'Etat.

MEDIAPART - 10 juillet 2010

 

 

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(1) Eric Woerth: le rapport cousu de fil blanc de l'Inspection des finances...

 

Mais pourquoi diable Nicolas Sarkozy a-t-il eu la malencontreuse idée d'enrôler l'Inspection générale des finances (IGF) pour tenter d'obtenir d'elle une sorte de caution morale, attestant qu'Eric Woerth, du temps où il était ministre du budget, n'est intervenu en aucune façon, directement ou indirectement, pour freiner ou empêcher une enquête fiscale sur Liliane Bettencourt ?

L'initiative est doublement détestable. Parce que la ficelle est un peu grosse et que le dénouement est par avance connu: il n'y aura rien dans ce rapport ; et de ce rien, le chef de l'Etat cherchera à tort à tirer argument. Et puis aussi parce que le chef de l'Etat va ainsi ternir l'image d'un grand corps de l'Etat, qui a mieux à faire, dans ses missions de contrôle et d'inspection, que de servir de supplétif au pouvoir dans une affaire d'Etat.

 

La ficelle est un peu grosse. Nul ne s'en cache. Dans la majorité, c'est un secret de Polichinelle : le rapport de l'Inspection, rendu public lundi 12 juillet, ne révélera rien de nature à embarrasser si peu que ce soit Eric Woerth et naturellement l'Elysée. Avec la finesse qu'on lui connaît, c'est le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, qui a le premier vendu la mèche. «Une fois remis le rapport de l'inspection générale des finances, tout le monde devra se taire et certains devront s'excuser publiquement auprès de M. Woerth», a-t-il claironné le 1er juillet sur France Inter, en commentant l'annonce faite le jour précédent par le ministre du budget François Baroin, de la commande d'un rapport à l'IGF pour établir la preuve de l'absence d'intervention de son prédécesseur dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt.

 

Mais, en la matière, Frédéric Lefebvre n'était comme souvent que la voix de son maître. Le 7 juillet, Nicolas Sarkozy est entré lui aussi dans la danse pour suggérer qu'il ne sortirait rien de ce fameux rapport de l'IGF. Rien en tout cas qui puisse l'embarrasser. Comme l'a rapporté une dépêche AFP, reprise sur de nombreux sites Internet (ici, celui du Point.fr), le chef de l'Etat s'est dit ce jour-là «assez confiant», sur le fait que l'Inspection générale des finances (IGF) «ne trouvera pas de faute» imputable à Éric Woerth dans la gestion du dossier fiscal de Liliane Bettencourt, tout en n'excluant pas de «sanctionner» le ministre dans l'hypothèse inverse. « J'ai souhaité que l'Inspection générale des finances examine les 6.500 dossiers qui sont passés par le cabinet d'Éric Woerth pendant qu'il était ministre du Budget » (mai 2007-mars 2010), a déclaré le chef de l'État, selon des participants à la réception des députés Nouveau Centre à l'Élysée. « Je ne sais pas du tout ce que le rapport va dire. S'il y a faute, je sanctionnerai (Éric Woerth), et s'il n'y a pas faute, je ne vois pas pourquoi je le sanctionnerais. Mais je suis assez confiant sur le fait que (l'IGF) ne trouvera pas de faute », a-t-il ajouté, selon ces témoins.

 

 MEDIAPART - 10 juillet 2010

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Manifestation à Barcelone pour la Nation catalane

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Plus d'un million de personnes se sont rassemblées à Barcelone pour réclamer une plus grande autonomie de la Catalogne et pour protester contre une récente décision de justice interdisant à cette région espagnole de se qualifier de "Nation".
Selon la police, 1.100.000 manifestants prenaient part au défilé. La Gran Via et le Paseo de Gracia étaient noirs de monde. Au dessus de la foule étaient brandis des drapeaux catalans et des banderoles proclamant "Nous sommes une Nation".
 Environ 1.400 organisations -partis politiques, syndicats, associations culturelles et commerciales- avaient appelé leurs membres à manifester, selon Daniel Jove, porte-parole des organisateurs.
Le Figaro - 10 juillet 2010
 

00:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Bettencourt: le dossier Florence Woerth a été saisi

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Florence Woerth

La police s'est emparée vendredi du dossier professionnel de l'épouse du ministre du Travail. Une saisie qui intervient après l'ouverture d'une troisième enquête préliminaire pour «blanchiment de fraude fiscale».

Le dossier professionnel de Florence Woerth, épouse de l'actuel ministre du Travail Eric Woerth, a été saisi vendredi par la police dans les bureaux du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, écrit samedi le Journal du dimanche. Une information confirmée dans la soirée par une source proche de l'enquête. La police s'est notamment emparée des bulletins de salaire de Florence Woerth, qui gagnait 180.000 euros par an, ainsi que des échanges de courriers entre la salariée et son patron. Ce dernier était ainsi mécontent de la voir également siéger au conseil d'administration d'Hermès. Les perquisitions à la société de Patrice de Maistre, située à Neuilly, ont duré toute la journée de vendredi.

Florence Woerth a démissionné fin juin de la société de Patrice de Maistre, Clymène, qui gère les actifs de l'héritière de L'Oréal, la troisième fortune de France et 17e fortune mondiale avec 17 milliards d'euros. Elle y avait été embauchée fin 2007 à l'époque où Eric Woerth était ministre du Budget. Quelques semaines plus tard, ce dernier remettait la Légion d'honneur à Patrice de Maistre. Au-delà des accusations de conflit d'intérêts, l'ex-ministre du Budget est soupçonné dans cette affaire de n'avoir lancé aucun contrôle de la milliardaire, alors que Bercy aurait reçu début 2009 des éléments dévoilant des opérations d'évasion fiscale de Liliane Bettencourt.

Sur les enregistrements clandestins de conversations privées de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre affirme notamment avoir embauché Florence Woerth à la demande de son mari : «J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre. Il m'a demandé de le faire. Je l'ai fait pour lui faire plaisir».

 

Une troisième enquête préliminaire

 

La saisie du dossier Florence Woerth intervient alors que le parquet de Nanterre vient d'ouvrir une troisième enquête préliminaire de police pour «blanchiment de fraude fiscale». Cette denière visera notamment les pratiques d'évasion fiscale évoquées sur les enregistrements. Sur ces bandes, Patrice de Maistre parle ainsi de transférer les avoirs suisses vers Singapour ou l'Uruguay. L'existence de l'île d'Arros aux Seychelles, acquise un temps par Liliane Bettencourt via le Liechtenstein, est également abordée au cours de ces conversations.

Deux autres enquêtes préliminaires ont été ouvertes sur cette affaire, dont une sur les supposées remises d'argent à des hommes politiques par Liliane Bettencourt et son mari André, ancien élu et ministre de droite décédé fin 2007. En cause notamment : un versement présumé de 150.000 euros à Eric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, évoqué jeudi devant la police par Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire.

Cette dernière a par ailleurs expliqué qu'elle était chargée de retirer en espèces de fortes sommes destinées à des hommes politiques, sans avoir vu directement les remises de fonds, a rapporté le parquet. Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d'André Bettencourt, le défunt mari de l'héritière de L'Oréal, a confirmé ce point aux policiers jeudi lors d'un interrogatoire, selon son avocat, Me Antoine Gillot. Et le conseil de préciser : «Elle a confirmé que des enveloppes d'argent étaient remises à des hommes politiques et que tout le monde le savait dans la maison Bettencourt».

Le Figaro - 10 juillet 2010

00:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2010

Une adoption aux Etats-Unis par deux parents du même sexe est valable en France

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Me Caroline Mécary
La Cour de cassation a ordonné jeudi l'exécution en France d'une décision de justice américaine selon laquelle un enfant adopté peut avoir pour parents deux personnes de même sexe, une décision importante en matière d'adoption par les couples homosexuels.

La haute juridiction ordonne qu'un jugement d'adoption prononcé aux Etats-Unis au bénéfice de la compagne française de la mère américaine d'une petite fille soit reconnu en France.

Un statut équivalent de parent est donc reconnu en France à un couple d'adoptants homosexuels alors que dans l'état actuel du droit seul un parent adoptif peut être reconnu, son concubin demeurant un tiers aux yeux de la loi.

Pour la cour de cassation, le refus d'exécuter dans l'Hexagone le jugement américain ne peut se fonder sur le motif qu'il heurte des principes essentiels du droit français.

Il n'en est pas ainsi de "la décision qui partage l'autorité parentale entre la mère et l'adoptante de l'enfant", écrivent les magistrats dans leur arrêt.

La cour annule par ce biais un arrêt de cour d'appel de Paris du 9 octobre 2008 qui avait débouté les deux femmes de leur demande.

"C'est un pas considérable fait vers l'égalité de traitement des enfants élevés par deux femmes ou deux hommes", a réagi dans un communiqué Me Caroline Mécary, avocate du couple.

Cet arrêt de la cour de cassation signifie que "tous les couples de même sexe ayant obtenu une décision d'adoption à l'étranger pourront la faire reconnaître" en France sur la base de cette jurisprudence, a-t-elle précisé à l'AFP

Me Mécary estime par ailleurs que "se trouve posée la question de la pertinence de la législation française actuelle qui ne permet pas l'adoption par le second parent de même sexe et l'adoption par des concubins ou des pacsés, quel que soit leur orientation sexuelle".

Le Point - 10 juillet 2010

23:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

VIDEO Les coulisses de l'affaire Bettencourt...

http://www.dailymotion.com/video/xdz1ky_les-coulisses-de-...

Un pouvoir politique écartelé entre le désarroi et la fureur, et même pris de panique devant les révélations de la presse sur l'affaire Woerth-Bettencourt. Cela faisait très longtemps que l'on n'avait pas vu cela en France, peut-être même depuis que le Monde avait révélé que le Rainbow Warrior de Greenpeace avait été coulé par des espions français, dans les années 80.

 La violence de l'affrontement entre le pouvoir et nos confrères de Mediapart chamboule toutes les lignes de partage entre les nouveaux et les anciens médias, et pose de nombreuses questions sur le rôle, et les méthodes, du journalisme d'investigation en France.

10 juillet 2010

23:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Fadela Amara et son frère Hassein...

Une journaliste du Journal du Dimanche, Cécile Amar, va sortir un livre sur Fadela Amara, le 20 mai. Le titre de  l'ouvrage « Fadela Amara, le destin d'une femme ».

Ce livre contiendrait quelques révélations sur des événements douloureux qui se sont passés dans la vie de la secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville, d’après le site purepeople.com.

 Il y est question notamment de son ascension « au rang de présidente du mouvement féministe Ni putes Ni soumises, fondé en 2003 suite au succès de l'opération la Marche des femmes des quartiers pour l'égalité et contre les ghettos », où elle se révèle « radicale et détonante ».

 Mais il est question aussi « d’une difficile affaire de famille - qui a été une épreuve terrible pour elle – », toujours selon le même site internet.

C’est l’histoire d’un couple de bijoutiers qui s’était fait braquer, chez lui à Joze, dans le Puy-de-Dôme, en 1984, par trois hommes armés et masqués. Il s’en est suivi l’assassinat d'André Baster, le propriétaire de cette maison…

Malheureusement, l’assassin n’est autre  « qu’Hassein Amara, 23 ans, le frère aîné de Fadela ».

 Il est arrêté sept ans plus tard et Fadela Amara, va mener alors un combat pour qu’il soit « normalement » défendu.

Cécile Amar écrit : "Ce drame ruine Fadela, qui se démène, emprunte à qui elle peut pour régler les frais d'avocat. Elle se bat, toute seule, sans rien dire, pour son frère, ou plutôt pour ses parents. Et craque parfois."

Son frère sera condamné à 16 ans de prison, mais pendant son incarcération, sa carte de séjour arrive à son terme… Alors, Fadela Amara va tout faire pour lui obtenir un titre de séjour.

C’est là que Nicolas Sarkozy entre en scène… Il devient Ministre de l’Intérieur.  Et on pense qu’il est intervenu… "Je ne sais pas si Sarko a donné des ordres, mais mon frère a eu enfin ses papiers".

On peut donc se demander si ce n’est pas pour cette raison, que  la secrétaire d'Etat à la Ville, qui adhérait au Parti Socialiste jusqu'en 2007, ne manque pas de défendre avec véhémence le Président lorsqu’il est attaqué !

 

On comprend mieux ce que serait « ce lien fort » avec le Président !

 

Elle dit parfois : "Tu ne sais pas ce qu'il a fait pour mon frère".

  (Source purepeople.com)

Le Post - 13 mai 2009

Mais est-ce plus grave que la libération par François Mitterrand, un certain 14 juillet, du frère de Jack Lang auteur d’un meurtre dans un café de Nancy dans les années 80 ?

03:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Ingrid Betancourt veut être indemnisée! Elle réclame 12,5 milliards de pesos à l'Etat colombien

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Selon une source gouvernementale, Ingrid Betancourt va demander une indemnisation à l'Etat colombien pour les dommages économiques et moraux qu'elle a subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des Farc. L'ancienne sénatrice, qui vit hors de Colombie depuis sa libération lors d'une opération de l'armée colombienne le 2 juillet 2008, a l'intention de réclamer une compensation de 12,5 milliards de pesos (un peu plus de 5 millions d'euros), selon les médias colombiens.

Le ministère de la Défense a confirmé cette information dans un bref communiqué où il exprime sa "surprise" et son "chagrin" face à cette demande. Il a relevé que la "force publique avait déployé tous les efforts pour la planification et l'exécution" de l'opération militaire qui avait permis à Mme Betancourt de retrouver la liberté. Dans cette opération, "des femmes et des hommes des forces armées ont risqué leur vie pour rechercher la liberté des otages", précise encore le texte. Ingrid Betancourt elle-même a dit que cette opération avait été "parfaite",  souligne-t-on de même source.

Quel fondement juridique?

Le ministère ajoute en outre qu'il n'y a selon lui aucun élément objectif qui permette de déduire une quelconque responsabilité de l'Etat dans l'enlèvement de l'ex-candidate à la présidentielle de 2002. Il a même souligné même qu'à l'époque, Mme Betancourt avait ignoré les recommandations des forces de l'ordre tentant de la dissuader de se rendre dans la région où elle fut enlevée. Le communiqué ne précise pas le fondement juridique de la demande présentée le 30 juin par l'ex-otage. 


La Franco-Colombienne est revenue la semaine dernière dans son pays d'origine pendant quelques heures pour participer à une cérémonie à Bogota marquant les deux ans de sa libération aux côtés de 14 autres otages. A cette occasion, l'ex-otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, guérilla marxiste) a déclaré qu'elle voulait mener une "vie de famille" et cherchait à se "reconstruire", avec l'aide d'un psychologue et de l'écriture.
  
L'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en pleine campagne, en février 2002, a prévu de raconter sa vérité sur sa captivité dans un ouvrage à paraître en septembre.

TF1 News - 09 juillet 2010

01:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Bettencourt: bataille pour la désignation d'un juge indépendant - Retranscription des enregistrements

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Le procureur de Nanterre Philippe Courroye est un proche de Nicolas Sarkozy

 Plusieurs «particularités» sont propres au tribunal de Nanterre. Il se trouve que le procureur Philippe Courroye, ancien juge d'instruction redouté des puissants lorsqu'il officiait à Lyon (affaires Noir, Carignon...) puis à Paris (affaires Pasqua-Marchiani, Bédier, Angolagate...), est proche de Nicolas Sarkozy. Les deux hommes s'apprécient, et ne s'en cachent pas. Une proximité de nature à faire naître, à tort ou à raison, des soupçons sur la conduite d'une enquête dans laquelle le chef de l'Etat est mis en cause.

 

De plus, le nom de M. Courroye est régulièrement cité dans les enregistrements pirates réalisés à l'insu de Mme Bettencourt et de ses proches. A plusieurs reprises, le gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre, fait état des liens étroits qu'il entretient avec Patrick Ouart (ancien conseiller justice de M. Sarkozy à l'Elysée), et des espoirs qu'il place dans le procureur de Nanterre s'agissant de l'évolution de la procédure pour «abus de faiblesse» intentée par la fille de Liliane Bettencourt contre le photographe François-Marie Banier.

 Ainsi le 21 juillet 2009, Patrice de Maistre annonce à Liliane Bettencourt qu'il vient d'avoir au téléphone Patrick Ouart, alors conseiller pour les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy à l'Elysée: «Il m'a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l'affaire. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci» (lire ici la retranscription de ces enregistrements).

 

Enfin, le tribunal de Nanterre est déchiré par le violent affrontement qui oppose, dans cette affaire comme dans d'autres, le procureur à la présidente de la XVe chambre, appelée à juger François-Marie Banier. Anciens collègues au pôle financier (ils ont notamment co-instruits l'affaire des ventes d'armes à l'Angola), les deux magistrats se vouent aujourd'hui une détestation absolue. Mme Prévost-Desprez soupçonne ouvertement M. Courroye d'«étouffer» les dossiers susceptibles de nuire au pouvoir dans les Hauts-de-Seine, le procureur stigmatisant de son côté à la moindre occasion l'«incompétence» de son ancienne collègue.

 

La guérilla juridique que se mènent les deux magistrats atteint des sommets depuis quelques jours, après l'emballement de l'affaire Bettencourt. La situation est même ubuesque, puisque  Mme Prévost-Desprez a tenté de se saisir des enregistrements en ordonnant un supplément d'information dans le volet visant François-Marie Banier, décision dont Philippe Courroye a aussitôt fait appel, la suspendant. Du moins le croyait-il. En effet, comme l'a révélé lenouvelobs.com, la magistrate, à en croire Me Olivier Metzner (l'avocat de la fille de Liliane Bettencourt), aurait décidé de passer outre et commencé à mener ses propres investigations à partir du mardi 13 juillet. Surréaliste...

A l'évidence, l'affaire Bettencourt a pris de telles proportions qu'elle devrait être confiée à un magistrat indépendant, et peut-être même «dépaysée», c'est-à-dire transférée dans un autre tribunal. «Dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice», pour reprendre la formulation du code de procédure pénale.

MEDIAPART - 09 juillet 2010

00:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

09/07/2010

3ème enquête préliminaire ouverte pour blanchiment de fraude fiscale

Le site internet du Monde révèle, vendredi 9 juillet, que le parquet de Nanterre a ordonné une troisième enquête préliminaire, dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Elle concerne un éventuel blanchiment de fraude fiscale, dont il est question dans les enregistrements clandestins réalisés par le majordome Pascal Bonnefoy au domicile de Liliane Bettencourt.

Selon Le Monde, une analyse technique a authentifié ces enregistrements, révélés par Mediapart.

Dans une conversation datée du 17 septembre 2009, le gestionnaire de fortune de l'héritière Patrice de Maistre se préocccupe d'un compte en Suisse non déclaré au fisc français . "Lundi, je pars en Suisse parce que vous avez un compte en Suisse et vous savez qu'on n'a plus le droit d'avoir des comptes en Suisse." Liliane Bettencourt déclare ensuite : "Mais on a le droit d'avoir des comptes ?" Patrice de Maistre confirme qu'on a le droit d'avoir des comptes en Suisse, mais qu'il faut les déclarer : "Euh… On a le droit d'avoir des comptes mais il faut le dire. Et comme vous n'avez pas beaucoup d'argent sur ce compte, on va voir ce qu'on fait. Et après, on verra si éventuellement vous le déclarez ou pas."

 

Comptes en Suisse

Le 27 octobre, un échange entre Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt fait état de la recherche d'une solution d'évasion pour les avoirs non déclarés de la milliardaire. Il est question de faire sortir de Suisse 12 à 13 millions d'euros.

 Le 29 octobre, Patrice de Maistre parle à Liliane Bettencourt de son second compte suisse, doté de 65 millions d'euros, non déclaré, et qu'il faudrait également transférer dans un autre pays.

 

Inquiétudes autour de l'île d'Arros

Et le 3 juillet, Patrice de Maistre et Fabrice Goguel, ancien avocat fiscaliste, s'inquiètent de l'intérêt que pourrait susciter l'île d'Arros aux Seychelles : "Vous savez qu'on n'a pas très envie que l'on aille chercher du côté d'Arros. On n'a pas très envie que des gens se demandent, finalement, qui est propriétaire d'Arros."

Deux autres enquêtes préliminaires sont déjà ouvertes. Elles concernent l'atteinte à l'intimité de la vie privée, et le financement illégal de la campagne électorale lié aux déclarations de Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt.

Nouvelobs.com - 09 juillet 2012

23:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

L'ancienne secrétaire d'André Bettencourt confirme les affirmations de Claire Thibout

Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d’André Bettencourt, "a confirmé", selon son avocat, les affirmations de Claire Thibout sur l’argent versé à des politiques.

Chantal Trovel, qui a travaillé pour André Bettencourt de la fin des années 90 jusqu’à son décès en novembre 2007, a été à son tour entendue, hier, par la Brigade Financière. Elle disposait d’un bureau au domicile du couple Bettencourt.

Si, comme la comptable, elle n’a jamais assisté de visu à la remise d’une enveloppe, explique son conseil Antoine Gillot, elle a assuré aux policiers qu’elle savait que "Monsieur" donnait de l’argent à un certain nombre de personnalités. Selon elle, tout le personnel était "au courant".

C’est aussi ce qu’affirme le maître d’hôtel, Pascal Bonnefoy, auteur des enregistrements pirates.

Nouvelobs.com - 09 juillet 2012

23:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

VIDEO Delanoë veut supprimer deux fêtes chrétiennes

http://www.youtube.com/watch?v=PPNIfWtQU8I

NPI - 09 juillet 2010

20:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Me Antoine Gillot, avocat de l'ex-comptable, accuse l'exécutif de fuites, à la "stupéfaction" d'Hortefeux

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Me Antoine Gillot le 6 juillet 2010

PARIS — L'avocat de l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Me Antoine Gillot, a accusé vendredi "M. Hortefeux, le parquet, voire plus haut l'Elysée" d'avoir "orchestré" les fuites de procès-verbaux d'audition défavorables à sa cliente sur les sites du Figaro et du Monde.

Dans un communiqué, M. Hortefeux a déclaré sa "stupéfaction", ajoutant que "de telles allégations sont aussi calomnieuses qu'inacceptables".

"Je dénonce le scandale absolu que les PV d'audition de ma cliente se retrouvent dans Le Monde et Le Figaro quasiment en temps réel", a dit l'avocat aux agences de presse.

"C'est orchestré de très haut niveau, je mets clairement en cause Brice Hortefeux (ministre de l'Intérieur, ndlr) le parquet, voire plus haut l'Elysée", a-t-il dit.

"On choisit les PV défavorables à ma cliente", s'est-il encore indigné, évoquant les extraits d'audition de sa confrontation ou de certains anciens employés de Mme Bettencourt parus sur internet.

"Je déplore vivement que certains, ici ou là, cherchent à entretenir le soupçon et à salir les institutions de la République", a réagi M. Hortefeux.

"Comme ministre de l'Intérieur", a-t-il ajouté, "je n'accepterai jamais que l'on mette en cause l'intégrité de la police judiciaire, qui travaille de manière rigoureuse et professionnelle sous la responsabilité de l'autorité judiciaire".

Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, a été confrontée jeudi au gestionnaire de la fortune de l'héritière de L'Oréal. Elle a indiqué ne pas avoir connaissance de remise d'argent à Nicolas Sarkozy - contrairement à ce qui été indiqué dans un entretien à Médiapart - mais que M. de Maistre lui avait demandé pendant la campagne présidentielle de 2007 de lui remettre la somme de 150.000 euros en espèces car "il devait organiser un dîner avec M. Woerth pour la lui remettre".

Pour Me Gillot, "cette affaire se déroule au mépris des droits de la défense". L'avocat a indiqué qu'il n'excluait pas de déposer plainte pour violation du secret de l'enquête.

"Il est absolument urgentissime qu'un juge d'instruction, un magistrat indépendant, soit nommé, que l'enquête cesse d'être entre les mains" du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a-t-il conclu.

Les enquêtes judiciaires sont actuellement conduites par le parquet de Nanterre, placé sous l'autorité de l'exécutif. S'agissant d'enquêtes préliminaires, les avocats n'ont pas accès à la procédure pour défendre les intérêts de leur client.

Un juge d'instruction est un magistrat du siège inamovible.

AFP. 09 juillet 2010

20:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Le Français Christophe Lemaitre, premier sprinteur blanc à courir le 100m sous les 10 secondes

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Christophe Lemaitre, 20 ans, est né à Annecy

Le Français Christophe Lemaitre est devenu vendredi à Valence le premier sprinteur blanc de l'histoire à courir le 100 m en moins de dix secondes, en s'imposant en 9 sec 98/100 en finale des Championnats de France.

Au passage, Lemaitre, 20 ans, s'approprie le record de France de Ronald Pognon (9.99), datant du 5 juillet 2005 à Lausanne (Suisse). Pognon était le seul Français (Martiniquais) sous cette barrière.

Poussé par un vent favorable de 1,3 m/s, le Savoyard - tout nouveau bachelier - est devenu le 72e athlète à franchir ce temps symbolique depuis l'apparition du chronométrage éléctrique et la course de l'Américain Jim Hines aux jeux Olympiques de Mexico, en 1968 (9.95).

Jusqu'ici, seuls des athlètes africains ou descendants de ce continent avaient couru sous cette marque, à l'exception de l'Australien Patrick Johnson, athlète métis aborigène par sa mère (9.93).

"Je savais que je trouvais une bonne concurrence (sur cette course). Je voulais le titre et je savais qu'en allant vite le chrono suivrait. Je suis content. Et maintenant rendez-vous à Barcelone (pour les Championnats d'Europe du 27 juillet au 1er août). J'espère faire encore mieux: battre mon record et aller chercher une médaille", a expliqué le sprinteur quelques minutes après sa course.

Le Français reste toutefois à distance du record du monde du Jamaïquain Usain Bolt (9.58) depuis la finale des Mondiaux-2009 à Berlin.

Sur la piste drômoise, écrasée de chaleur, le tout nouveau bachelier s'est imposé en devançant Martial Mbandjock (10.08) et Ronald Pognon (10.34).

Lemaitre a débuté l'athlétisme en 2005, à Aix-les-Bains, repéré lors d'un anodin 50 m de détection à Belley dans l'Ain.

Très vite, son physique longiligne (1,90 m) lui a permis d'obtenir des résultats. En 2008, l'élève de Pierre Carraz est ainsi devenu champion du monde juniors du 200 m.

Cette saison, il avait déjà abaissé son record personnel à plusieurs reprises pour le porter à 10.02, le 19 juin lors de la Coupe d'Europe par équipes à Bergen (Norvège).

AFP. 09 juillet 2010

19:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Eric Woerth et les mots qui enfoncent

Les mots qui enfoncent Woerth.jpg

C'est à l'un de ses "chouchous" que Nicolas Sarkozy a confié le soin de conduire la réforme la plus importante de son quinquennat : les retraites. Pourtant, en quelques jours, la réputation d'Éric Woerth a été ternie, à la suite des révélations sur l'affaire Bettencourt, de la Légion d'honneur remise discrètement au bras droit de la milliardaire (Patrice de Maistre), lui-même employeur de l'épouse du ministre contrainte à la démission...

Brusquement, la tranquille assurance d'Éric Woerth s'est diluée dans des explications moins assurées. Son ton, habituellement calme et monocorde, est devenu moins serein.

De quoi alimenter les réflexions - fort nombreuses - des internautes du Point.fr. Synthèse.

"Comment c'est, une tête honnête ?" (Hedirom)

Après les affaires Joyandet, Boutin, Bachelot et l'Epad, vous pensez majoritairement qu'Éric Woerth est au coeur d'un conflit d'intérêts. Si, certes, vous restez prudents et rappelez fréquemment la présomption d'innocence dans vos commentaires, le ministre ne pouvait pas, répétez-vous, ignorer le problème posé par la seule présence de son épouse dans la société qui gère la première fortune de France au mieux de ses intérêts, quitte à avoir parfois oublié ses obligations de résidence dans l'Hexagone. Or, dans les discours du gouvernement, le thème de la rigueur budgétaire est brandi comme la clé du redressement des finances publiques. Le citoyen est confronté à un devoir moral, qui le contraint à s'accommoder de privations au nom de la solidarité. Alors, y aurait-il évasion sociale de tous ces politiques qui oublieraient la chair qui les a engendrés, la société, pour vivre, autistes et désinvoltes, dans les cloisons illusoires d'un château bling-bling ?

"Ce gouvernement a perdu le sens des réalités et des mots" (lafabrique)

Autisme, désinvolture. "L'État est en train de se désolidariser du peuple de France financièrement, fraternellement" (wroeter). Vous placardez les mots fraternité, solidarité sur les banderoles de vos commentaires, désespérés et furieux de ne pas être entendus. Vous êtes exaspérés qu'un ministre se drape des sept lettres du mot honneur quand vous attendez de lui des réponses, ou bien qu'il avance l'honnêteté de son propre visage comme preuve de sa bonne foi. Vous observez un fonctionnement clanique du langage : les pairs du ministre le soutiennent, dans une redondance de bruits. Ces justifications creusent l'écart avec cette opinion que vous représentez et dont, dites-vous, ils se font une idée tellement fausse. Le débat politique, il émerge de l'agora des commentaires, du dialogue entre tous ceux qui se reconnaissent comme acteurs de la vie publique. Et les politiques en sont absents, devenus aphones. De ce débat, la communication politique n'est plus que le simulacre.

"Est-ce que vous croyez que j'ai une tête à être copine avec Bernard Tapie ? [C. Lagarde, 2008]. Est-ce que vous croyez que j'ai une tête d'escroc ? [Woerth, 2010] :

"Il ne se crève pas trop, le conseiller en com'" (spirou)

Alors, vous dénoncez une insulte à vos intelligences. "On nous prend des cons, des lapins de six semaines, des naïfs... de qui se moque-t-on ?" Vous citez Blum et Tocqueville, Montesquieu et Platon, exprimez les arguments du bon sens, de cette doxa qui, dans la démocratie antique, définissait la vertu sociale, vous affirmez haut et fort que si les ors sont portés sans noblesse d'âme, sans force d'esprit, ils sont ternes et toc. La fonction politique est perçue comme toutes les autres : au service de l'intérêt général, elle est respectée. Quand elle oublie cette mission de principe, quand ceux qui l'exercent ne voient plus la société que comme "la buanderie de leur château" (marat17), elle est conspuée.

La communication politique vous semble devenue une technique de trompe-l'oeil, reproduite avec un certain mépris de ses destinataires réduits au rôle de clientèle.

Le Point - 09 juillet 2010

18:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Perquisitions chez Patrice de Maistre et au siège de Clymène

Deux perquisitions étaient en cours vendredi au domicile de Patrice de Maistre, le gérant de la fortune de Liliane Bettencourt, et au siège de la société Clymène, qui gère les avoirs de la milliardaire, selon une source proche de l'enquête. Ces perquisitions ont débuté vers 10 heures, a-t-on précisé de source proche de l'enquête. Révélées par le Monde.fr, elles sont réalisées par la brigade financière.

Aucun policier n'était visible en fin de matinée devant le siège de la société Clymène à Neuilly-sur-Seine, selon une journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) sur place. Devant le domicile de Patrice de Maistre à Paris 16e, beaucoup de journalistes, photographes et cameramen avaient pris position à la mi-journée, mais sans qu'aucune indication ne permette de savoir si une perquisition était en cours, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Ces perquisitions interviennent au lendemain d'une confrontation entre Patrice de Maistre et l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui ont chacun campé sur leurs positions. Claire Thibout affirme que Patrice de Maistre lui a demandé d'effectuer un retrait d'argent en vue du versement de 150.000 euros au trésorier de l'UMP Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le gestionnaire de fortune dément une telle remise d'argent.

"Patrice de Maistre ment" (Claire Thibout)

Selon Le Monde.fr, qui fait état du procès verbal de la confrontation, Patrice de Maistre a affirmé qu'il ne s'occupait pas des comptes en Suisse de Liliane Bettencourt, contrairement à ce que rapportent les enregistrements de ses conversations avec la milliardaire : "Ceci n'est que pur mensonge, je ne m'occupais pas des comptes en Suisse des Bettencourt", a déclaré Patrice de Maistre. "Je n'ai pas remis et je n'ai jamais eu l'intention de remettre de l'argent à M. Woerth", a-t-il ajouté.

"Je pense que M. de Maistre ment, et cela ne serait pas la première fois", a répliqué l'ex-comptable, "M. de Maistre s'occupait des comptes en Suisse, des transferts de fonds de Suisse vers l'île d'Arros".

Les enregistrements clandestins font état de deux comptes en Suisse et de l'île seychelloise d'Arros, qu'aurait acquise Liliane Bettencourt. Dans une interview au Figaro, fin juin, Patrice de Maistre avait déclaré que l'héritière de L'Oréal était "locataire" de cette île et indiqué que les comptes en Suisse, d'un montant total de 78 millions d'euros, pouvaient relever de "négligences" de la part de la milliardaire. Toujours selon Le Monde.fr, Claire Thibout a confirmé : "M. de Maistre m'a fait venir dans son bureau rue des Poissonniers (siège de la société Clymène, ndlr) pour me demander 150.000 euros. J'ai refusé, sachant qu'il s'agissait alors de financer une campagne électorale." Elle affirme, poursuit Le Monde.fr, ne lui avoir fourni que 50.000 euros. La comptable était habilitée pour faire des retraits de 50.000 euros maximum par semaine.

Le Point - 09 juillet 2010

18:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)