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19/05/2010

Intégralement voilées, des femmes "libres" affirment qu'elles ne respecteront pas la loi

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(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

MONTREUIL (Seine-Saint-Denis) — Pour "défendre leur liberté", des femmes portant le voile intégral ont clamé devant la presse leur opposition à une loi d'interdiction, affirmant qu'elles ne la respecteraient pas.

"Au lieu de laisser parler le gouvernement pour nous, le laisser dire que nous sommes des femmes soumises à l'homme, nous, on parle aux médias", lance Kenza. Elle s'exprime lors d'une réunion organisée par la mosquée de Montreuil, à la veille de l'examen en Conseil des ministres mercredi du projet de loi interdisant le port du voile intégral.

Face aux journalistes, cinq femmes de toute la France sont intégralement couvertes de noir, gris ou marron, certaines portent des gants, une un petit voile cachant ses yeux. Elles ont le caractère bien trempé et un discours bien rôdé.

Elles dénoncent une loi "liberticide". "Comment on appelle un Etat qui oblige à s'habiller comme il le veut?", interroge Kenza, avant de répondre : "Une dictature, on nous impose une dictature!".

"Si la loi est votée, je ne l'enlèverai pas", clame Najat. "On sait que tout ça, c'est pour les élections", poursuit-elle. "Les amendes, c'est pour renflouer les caisses, je ne les paierai pas. Le stage de citoyenneté? Qu'ils aillent le faire eux-mêmes", lâche cette femme. Le projet expose les contrevenantes à une amende de 150 euros et/ou un stage de citoyenneté.

"Si une amende est donnée, on fera des recours auprès des commissions des droits de l'Homme au nom de la laïcité", prévient Kenza.

Pour Karima, 31 ans, intégralement voilée depuis 16 ans, "il est impossible de l'enlever". "Je me sens à l'aise dans mon niqab", dit-elle.

Mais, tout en rêvant de Londres et des femmes qui s'y voilent comme elles le souhaitent, elles n'envisagent pas d'émigrer. Najat est française, née en France, de mère française : "Apparemment, je dérange mais ce sont les plus gênés qui doivent s'en aller, je n'ai pas à partir".

"C'est aberrant d'avoir à quitter le pays de la liberté pour pratiquer notre liberté", renchérit Karima.

Elles répètent que ce voile est une prescription coranique, contrairement à ce qu'affirment des responsables de l'islam, à l'instar du Conseil français du culte musulman (CFCM), qu'elles condamnent vivement.

"Dire: "Tu ne peux pas porter le voile, ça revient à dire tu ne peux pas pratiquer ta religion ", estime Karima. "Nous ne sommes pas soumises à l'homme mais à notre Seigneur", dit Kenza.

Et toutes de mettre en avant leur "libre-choix" et d'affirmer "ne pas connaître de femmes, que le mari, le frère ou le père obligerait à porter le voile".

Elles décrivent un quotidien plus difficile depuis l'apparition de la "polémique", parlant de phrases violentes, de menaces, d'agressions. "Je connais des "soeurs" qui ne sortent plus, pas à cause de leur mari, mais parce qu'elles ne veulent pas faire face aux gens", selon Oum Khir.

Elles reconnaissent que beaucoup de voilées ne prennent pas la parole, alors que, elles, sont devenues des habituées des médias, énumérant les télé où elles sont passées. Difficile donc de savoir si elles et leur discours sont représentatifs des quelque 2.000 femmes intégralement couvertes en France.

AFP. 19/05/10

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Crash de l'avion polonais: des inconnus dans le cockpit

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Militaires russes près de l'épave du Tupolev le 10 avril 2010
D'autres personnes que l'équipage de l'avion du président polonais Lech Kaczynski étaient dans le cockpit quelques minutes avant la catastrophe aérienne et le capitaine avait bien été prévenu que le brouillard était trop épais pour atterrir, ont annoncé mercredi les enquêteurs.

Le comité d'aviation interétatique, chargé des enquêtes sur les accidents d'avion en ex-URSS, a exclu toute défaillance technique ou attentat, laissant entendre que les facteurs météo et humains étaient à l'origine de l'accident qui a coûté la vie aux 96 occupants du Tupolev-154 dont Kaczynski et son épouse.

"Il a été établi que dans le cockpit se trouvaient des personnes qui n'étaient pas membres de l'équipage", a déclaré Tatiana Anodina, chef du comité lors d'une conférence de presse.

"La voix de l'une d'entre elles a été identifiée, l'autre, ou les autres, doivent encore être identifiées par la partie polonaise", a-t-elle ajouté. Mme Anodina n'a précisé ni l'identité de la personne identifiée ni le contenu des conversations.

Mais l'agence polonaise PAP a rapporté de son côté qu'une des deux voix ne faisant pas partie de l'équipage enregistrées dans le cockpit était celle du commandant en chef de l'armée de l'air, Andrzej Blasik. PAP a cité une source anonyme proche de l'enquête.

Le représentant polonais, Edmund Klich, a pour sa part indiqué à la presse qu'il ne "pensait pas" que la présence dans le cockpit de personnes étrangères à l'équipage soit à l'origine de la catastrophe. "Cela a eu lieu de 16 à 20 minutes avant l'impact avec le sol. Je ne pense pas que cela ait influencé de manière décisive le cours des événements, mais il s'agit là de mon opinion personnelle et toutes les circonstances seront claires après la fin de l'enquête".

Mme Anodina a pour sa part confirmé des conclusions annoncées en avril, soulignant qu'il n'y avait eu ni défaillance technique, ni explosion, ni incendie à bord de l'appareil de fabrication russe. D'autre part, elle a souligné que l'équipage avait été prévenu des mauvaises conditions météo.

"La commission technique a très clairement établi qu'il n'y a eu ni attentat, ni explosion, ni feu à bord, pas plus qu'une panne de l'équipement aérotechnique. Les moteurs fonctionnaient jusqu'à l'impact avec le sol", a-t-elle ajouté.

"L'équipage a reçu à temps les données sur la situation météo et les aéroports alternatifs" où l'avion polonais aurait pu atterrir, a souligné Mme Anodina.

Alexeï Morozov, chef de la commission technique du Comité a pour sa part souligné que l'équipage, des militaires de carrière, n'avait "pas été entraîné" pour conduire un Tupolev et avait "été formé quelques jours avant le vol".

"Lors de la communication avec le contrôleur aérien de l'aéroport de Smolensk-Severnyï (ouest de la Russie), ce dernier a prévenu à deux reprises que l'aéroport était dans le brouillard, que la visibilité était de 400 mètres et que les conditions d'accueil n'étaient pas réunies", a-t-il déclaré.

M. Morozov a aussi insisté sur le fait que "durant le vol", l'avion du président polonais avait été averti "à plusieurs reprises" que les conditions pour atterrir étaient "inférieures au minimum requis".

"Cette information a été transmise par les contrôleurs aériens de Minsk (Bélarus) et de Smolensk ainsi que par l'équipage d'un avion Yak-40 de l'armée de l'air polonaise qui avait atterri à Smolensk-Severnyï", a-t-il ajouté.

Le capitaine de l'avion polonais parlait en russe avec les contrôleurs de Smolensk et "son niveau était suffisant", selon M. Morozov.

La catastrophe est survenue le 10 avril alors que la délégation polonaise se rendait à Katyn pour rendre hommage à des milliers d'officiers polonais abattus il y a 70 ans sur l'ordre de Joseph Staline.

Le Point - 19/05/10

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USA: la justice ordonne l'expulsion d'un ancien Nazi en Autriche

WASHINGTON, 18 mai 2010 | Un juge fédéral américain a ordonné mardi l'expulsion vers l'Autriche de Anton Geiser, 85 ans, qui a reconnu avoir été gardien aux camps de concentration nazis de Sachsenhausen et Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale, a annoncé le ministère américain de la Justice.


AFP | 18.05.2010 | 22:07

Un juge fédéral américain a ordonné mardi l'expulsion vers l'Autriche de Anton Geiser, 85 ans, qui a reconnu avoir été gardien aux camps de concentration nazis de Sachsenhausen et Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Arrivé d'Autriche aux Etats-Unis en 1956, l'homme avait été naturalisé six ans plus tard.

"Lors d'une procédure à l'issue de laquelle sa citoyenneté américaine lui a été retirée, en 2006, il a admis sous serment avoir été gardien au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin, la plus grande partie de 1943", a précisé le ministère dans un communiqué.

Il a aussi reconnu lors de la même audience avoir "été gardien au camp de concentration de Buchenwald de la mi-novembre 1943 jusqu'au 11 avril 1945", a-t-il ajouté.

TRIBUNE DE GENEVE - 18/05/10

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VIDEO Francis Poulenc - Le Dialogue des Carmélites

http://www.youtube.com/watch?v=P85S_70oSOk

Francis Poulenc, né le 7 janvier 1899 à Paris où il est mort le 30 janvier 1963, est un compositeur et pianiste français, membre du groupe des Six. Il composa Le Dialogue des Carmélites en 1957.

 

 

 

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18/05/2010

VIDEO Les personnes âgées, premières victimes de l'insécurité

http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-personnes-agees-premieres...

Près de 12% des crimes et délits sont commis sur des personnes de 60 ans et plus. Les personnes âgées sont victimes des deux tiers des vols avec ruse et près d'un tiers des cambriolages. Beaucoup se sentent vulnérables.

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Villiers-le-Bel: le témoin des émeutes demande protection

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A un mois de l'ouverture du procès des tireurs présumés des émeutes de Villiers-le-Bel (Val d'Oise), le témoin clé du procès réclame une protection policière. Christopher, 21 ans, dénonce les menaces et les intimidations dont il explique faire l'objet depuis deux ans, précisément depuis son témoignage devant le juge d'instruction impliquant des accusés.

 

Aujourd'hui, son , Me Gilbert Collard, a annoncé qu'il allait déposer lundi une plainte avec constitution de partie civile. «Nous allons saisir un juge d'instruction pour savoir qui est à l'origine des menaces que subit Christopher. Depuis qu'il se plaint d'être menacé, rien n'a été fait» assure l'avocat. «S'il s'avère qu'il y a eu effectivement des menaces, je porterai plainte contre les services de police pour non assistance à personne en danger. La police aurait pu le mettre sous protection. Depuis deux ans, ce jeune homme est persécuté. Il est obligé de se cacher. Il y a un vrai problème.»

Christopher doit témoigner devant la cour d'assises du Val-d'Oise qui jugera, à partir du 21 juin prochain, les tireurs présumés des émeutes de novembre 2007. Il est l'un des rares témoins de ce procès qui n'a pas déposé sous X. Aujourd'hui, il assure qu'il sera bien présent. «Je ne retire rien de ce que j'ai dit devant le juge. C'est toute la vérité.» Me Collard ajoute : «je l'accompagnerai pour montrer que je suis à ses côtés.»

Le Parisien - 18/05/10

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Voile intégral: pugilat dans un magasin de Trignac

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TRIGNAC (NOVOpress) –
La recrudescence du voile intégral (niqab, burqa) dans les rues françaises (2 000 officiellement contre aucune il y a dix ans), inquiète les Français. La présence d’une musulmane portant cette tenue dans un magasin de Trignac (Loire-Atlantique) a été à l’origine d’une violente altercation le week-end dernier. Samedi, une avocate de Saint-Nazaire, accompagnée de sa fille, croise dans les allées du commerce une jeune islamiste, intégralement voilée.

Exaspérée par ce signe visible de l’islamisation de la France, la mère de famille lance courageusement à voix haute, à l’adresse de sa voisine : « Vivement la loi pour qu’on ne voit plus de Belphégor ». Allusion directe au débat sur l’interdiction du port de la burqa en France et à l’inquiétante créature du feuilleton de Claude Barma, Belphégor ou le Fantôme du Louvre, diffusé dans les années 1960. La victime de cette manifestation islamiste aurait également dit à la femme voilée : « Va dans ton pays ! ».

Rapidement, le ton monte et une bagarre éclate. La fille de l’avocate est giflée. Elle a porté plainte pour violence ainsi que sa mère. L’islamiste, elle, a porté plainte pour injure à caractère racial, ethnique et religieux. L’angle d’attaque des partisans de l’islamisation de la France est clair : toute critique du phénomène est assimilée à une « discrimination ». L’affaire de Trignac confirme symboliquement que la progression de l’islam en France est source de divisions et de violences.

Le site 20minutes.fr précise, à la suite de la parution d’un sujet relatant les faits, qu’ « en raison des débordements que suscite ce type d’article, la rédaction a décidé de fermer les commentaires. Merci de votre compréhension » … Qui a dit que cet enjeu de civilisation n’intéressait pas les Français ?

NOVOpress - 18/05/10

Ndb: la femme en niqab est une Française d'origine

 

 

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Des missiles américains en Pologne le 26 mai

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Missile Patriot - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
La cérémonie d'accueil des premiers missiles américains Patriot en Pologne aura lieu le 26 mai à Morag dans le nord du pays, a annoncé mardi le porte-parole du ministère polonais de la Défense, Janusz Sejmej. "Les cérémonies liées à la première rotation de la batterie de missiles Patriot" de défense anti-aérienne "se dérouleront le mercredi 26 mai à Morag", une base militaire située à 60 km de l'enclave russe de Kaliningrad, a indiqué M. Sejmej dans un communiqué.

Le service de presse du ministère s'est refusé mardi à d'autres précisions.
Le 21 avril, le ministère polonais de la Défense avait annoncé le déploiement "vers le 24 mai" des premiers Patriot en Pologne pour une installation "temporaire", sans préciser sa durée. La Pologne a ratifié en février un accord sur le futur statut régissant le stationnement de troupes américaines sur le sol polonais (SOFA), qui a ouvert la voie au déploiement de missiles Patriot.

Les Etats-Unis ont abandonné en septembre 2009 leur projet d'installation en Europe centrale d'éléments de leur bouclier antimissile, qui prévoyait d'installer d'ici à 2013 un radar puissant en République tchèque associé à dix intercepteurs de missiles balistiques de longue portée en Pologne. Le projet de bouclier américain de l'administration de George W. Bush avait suscité la colère de la Russie qui y voyait une arme dirigée contre elle.

L'administration Obama a esquissé depuis un nouveau projet. Selon Washington, la nouvelle version vise à contrer des missiles non plus de longue mais de courte et moyenne portée après une réévaluation de la menace iranienne. Dans le cadre du projet de bouclier antimissile, la Pologne s'était fait promettre aussi par les Etats-Unis l'installation sur son sol de missiles Patriot, de manière rotative dans un premier temps.
Le Figaro - 18/05/10

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Israël bloque les médicaments et le matériel médical pour Gaza

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exigé aujourd'hui qu'Israël mette immédiatement fin au blocus de la bande de Gaza, dans une résolution adoptée par ses membres réunis pour leur Assemblée annuelle. "La 63e Assemblée mondiale de la santé exige qu'Israël, la puissance occupante, mette fin au bouclage du territoire palestinien occupé, et en particulier à la fermeture des points de passage de la bande de Gaza occupée", indique la résolution.

Le blocus est "à l'origine de la pénurie de médicaments et de fournitures médicales qui y règne", poursuit le document initié par l'Algérie, le Bahreïn, le Bangladesh, Cuba, la Libye, le Koweït, le Nicaragua, Oman, le Pakistan et le Venezuela. La résolution réclame également qu'Israël "garantisse un passage sûr et sans entraves aux ambulances palestiniennes ainsi que le respect et la protection du personnel médical, conformément au droit humanitaire international".

Elle appelle en outre l'Etat hébreu à faciliter "le transit et l'entrée des médicaments et du matériel médical dans le territoire palestinien occupé", poursuit le document.
Les Etats-Unis ont voté contre cette résolution, estimant qu'un tel document était "plutôt de nature à attiser des tensions" sans pour autant "jeter de ponts". L'UE s'est quant à elle abstenue. L'Espagne, s'exprimant en son nom, a expliqué qu'elle aurait souhaité un "texte plus équilibré" qui mette davantage "l'accent sur les questions sanitaires".

Chaque année, la question palestinienne est l'objet de vifs débats lors de l'Assemblée générale de l'OMS. En 2009, les membres de l'organisation onusienne avaient déjà voté une résolution identique, exigeant que l'Etat hébreu lève "immédiatement le blocus du territoire palestinien occupé".

Le Figaro - 18/05/10

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Un historien amateur tire des Nazis de l'oubli

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La Kommandatur d'Ersbruck - (Cliquez sur la photo)

Comme de nombreux Allemands, Thomas Auburger, 46 ans, s'est plongé dans l'histoire de sa famille pendant la guerre. Au fil de ses recherches, l'historien amateur a mis au jour des documents inédits sur la Gestapo de Nuremberg.

Le temps presse. Tandis que le nonagénaire John Demjanjuk, accusé de complicité dans l'assassinat de 27 900 Juifs entre 1942 et 1943, fait face à ses juges à Munich, les Allemands sont lancés dans une course contre l'oubli. Au nom des victimes, au nom de la mémoire, ils veulent connaître l'identité des bourreaux nazis, savoir ce qu'ils sont devenus après la guerre, juger, peut-être, les rares survivants, avant que la mort ne fauche les derniers coupables et les ultimes témoins.

Thomas Auburger, 46 ans, responsable de la formation des apprentis chez un fabricant de machines-outils, incarne bien cette exigence. Cet historien amateur se décrit comme "un représentant de la génération des petits-enfants, celle qui se penche sur son histoire familiale sous le régime nazi". Ce sont justement des photos d'époque de son grand-père, retrouvées voilà huit ans, qui l'ont incité à entamer ses recherches.

"Pendant ces huit années, j'ai été obsédé par la question de savoir si mon aïeul, qui avait été gardien dans un camp de concentration de janvier à mai 1945, s'était trouvé du côté des criminels en uniforme." Il n'est pas le seul à être hanté par le passé. "Je suis fréquemment sollicité par des enfants ou des petits-enfants de nazis et de victimes qui souhaitent en savoir plus", indique-t-il.

Cette quête personnelle s'est muée en plongée dans les archives d'époque. "J'ai essayé d'obtenir des informations auprès des membres de ma famille, poursuit Thomas Auburger. En vain. Voilà pourquoi j'ai entamé une longue quête à travers les documents aujourd'hui disponibles en Allemagne, de Nuremberg à Berlin, de Munich à Ludwigsburg [NDLR: siège du Centre national d'enquêtes sur les crimes de guerre nazis et des archives fédérales]."

Le hasard l'a mis sur les traces d'anciens membres de la Gestapo de Nuremberg - cette fameuse police secrète d'Etat, créée par Hermann Göring en 1933 et condamnée après guerre en tant qu'"organisation criminelle", symbole de la terreur et de l'arbitraire nazis.

L'an dernier, Thomas Auburger a eu la main heureuse: dans un dossier oublié des archives de Nuremberg, ouvertes au public depuis 2004 seulement, il a découvert l'organigramme complet de la Gestapo locale en 1945, dont le fief s'étendait de Wurtzbourg, au nord-est de la Bavière, jusqu'à Karlsbad, en République tchèque. Sur ces quatre feuilles au format A4, soigneusement pliées, une main anonyme a couché plus de 130 noms, accompagnés des attributions respectives de chacun. Rédigé au camp d'internement américain d'Hersbruck le 1er octobre 1945, ce document aurait été établi par un ancien gestapiste, désireux de se concilier les bonnes grâces des vainqueurs. Ironie de l'histoire: la plupart des gestapistes de la ville ont tranquillement réintégré la police après la guerre.

Le 8 mai 2010, Thomas Auburger a présenté le résultat de ses recherches devant l'Académie de Nuremberg. Grâce à l'organigramme et aux informations glanées dans les archives, l'historien amateur compte bien reconstituer l'intégralité de la Gestapo de Nuremberg, dont le dernier chef, le lieutenant-colonel Hartmut Pulmer a dirigé la police secrète de Rennes (Ille-et-Vilaine) entre 1942 et 1944. Un travail de longue haleine puisque son ordinateur contient 6000 noms... Son ambition? "Donner le nom de chacun de ces criminels, présenter leur photo et leur parcours, ce qui était impossible jusqu'à présent." Quant à son grand-père, dont il a minutieusement suivi les traces, rien n'indique qu'il se soit rendu coupable de crime de guerre.

L'Express - 17/05/10

18:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

Expulsé "en urgence absolue" par la France, Ali Vakili Rad rentre en Iran

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L'Iranien Ali Vakili Rad, condamné à perpétuité en France pour l'assassinat en 1991 de Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du Chah, est parti mardi vers son pays après avoir bénéficié d'une libération anticipée.

 

 

Selon son avocat Sorin Margulis, la demande de libération conditionnelle de l'Iranien Ali Vakili Rad a été acceptée mardi par un tribunal d'application des peines. Après 18 ans de détention, l'assassin de l'ancien Premier ministre du Chah Chapour Bakhtiar, en 1991, va pouvoir rentrer à Téhéran, le ministre de l'Intérieur français Brice Hortefeux ayant signé lundi un arrêté d'expulsion. (Reuters/Jacky Naegelen)

La décision du tribunal d'application des peines de Paris intervient deux jours après le retour, dimanche à Paris, de Clotilde Reiss, universitaire française accusée d'espionnage, retenue pendant presque un an à Téhéran.

Le gouvernement français conteste tout marchandage mais l'opposition de gauche estime qu'il existe forcément un lien.

Moins de trois heures après la décision du tribunal, Ali Vakili Rad a quitté la prison centrale de Poissy (Yvelines), avec une forte escorte policière, vers l'aéroport d'Orly.

En vertu d'un arrêté d'expulsion "en urgence absolue" signé lundi par le ministère de l'Intérieur, il a été placé par les policiers dans un vol régulier direct pour Téhéran, qui a décollé en milieu de journée, a dit son avocat Sorin Margulis.

Condamné en 1994 par les assises de Paris à perpétuité avec une période de sûreté incompressible de 18 ans, Ali Vakili Rad, 51 ans, a purgé un peu plus du minimum de sa peine.

"Il n'y aucun rapport de main tendue entre cette mesure de libération conditionnelle et la libération de Mme Reiss", a dit Me Margulis, qui assure que son client projette de travailler dans une "agence de voyages".

UN "EFFET D'AUBAINE" ?

Il y eu peut-être "effet d'aubaine" pour l'Iranien, selon l'avocat. "Mais ça ne peut pas être interprété comme un échange", a-t-il dit aux journalistes.

Arrêté en Suisse en 1992, Ali Vakili Rad faisait partie d'un commando de trois hommes qui avait assassiné Chapour Bakhtiar à coups de couteau le 6 août 1991 à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Le parquet, qui ne s'est pas opposé à la libération conditionnelle - fait inhabituel concernant l'auteur d'un acte de terrorisme n'ayant purgé que le minimum de sa peine - a publié un communiqué soulignant que la loi avait été appliquée et que c'est un tribunal indépendant qui avait statué.

Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, a démenti l'existence d'un échange, lors de son point de presse habituel.

"Dans notre pays la justice est indépendante. Je continue donc à affirmer qu'il n'y a eu aucun lien, aucun marchandage, aucun échange, aucune tractation de quelque nature que ce soit entre la libération de Clotilde Reiss et la décision qu'a prise aujourd'hui ce tribunal", a-t-il dit.

Le tribunal d'application des peines avait différé sa décision à deux reprises, en février et mars, préférant attendre l'arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur.

Clotilde Reiss, accusée d'espionnage et de participation aux manifestations de juin 2009 ayant suivi la réélection contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, est revenue dimanche à Paris après avoir été condamnée à une amende de 285.000 dollars.

Un ancien membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) affirme que la Française effectuait des tâches de renseignement, mais le gouvernement français le dément catégoriquement.

DES PRÉCÉDENTS HISTORIQUES

Mahmoud Ahmadinejad avait demandé à Paris, dans un entretien à France 2 diffusé en décembre 2009, de faire des gestes pour les détenus iraniens. Nicolas Sarkozy avait répondu alors qu'il n'en était pas question, parlant de "chantage".

La libération d'Ali Vakili Rad est la seconde décision favorable à Téhéran en deux semaines, après l'arrêt le 5 mai de la cour d'appel de Paris refusant l'extradition vers les Etats-Unis de l'ingénieur iranien Majid Kakavand.

Washington lui reproche des achats jugés frauduleux de matériels électroniques militaires, mais la cour française a jugé que ces achats ne contrevenaient pas à la loi française.

L'histoire judiciaire a connu plusieurs épisodes de libérations controversées d'Iraniens. En 1987, le retour en Iran, avec l'aval d'un juge français, d'un interprète iranien soupçonné de participation à des attentats, Wahid Gordji, avait déclenché une tempête politique.

Gilles Boulouque, le magistrat qui avait rendu cette décision, très critiqué ensuite, s'est suicidé en décembre 1990.

En 1990, le Libanais Anis Naccache, condamné à perpétuité pour une première tentative de meurtre sur Chapour Bakhtiar en 1980, avait été gracié par le président Mitterrand et libéré.

L'Express - 18/05/10

 

 

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VIDEO - Plus de 60 ans après, une Palestinienne retrouve sa maison à Jérusalem-Ouest

 
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Diana Safieh devant la maison de sa famille le 14 mai 2010 à Jérusalem-Ouest
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
JERUSALEM | Diana Safieh avait 7 ans lorsque par une nuit du printemps 1948, sa famille quitta sa maison de l'ouest de Jérusalem, craignant les combats entre forces juives et arabes. Aujourd'hui, à presque 70 ans, la Palestinienne veut revoir la maison familiale.

 "Mon père disait: "Jamais nous ne quitterons Jérusalem", raconte à l'AFP cette élégante dame pleine de vie, issue de la grande bourgeoisie chrétienne de Jérusalem.

Samedi, les Palestiniens sont en deuil. Ils marquent le 62e anniversaire de la "Nakba" ("catastrophe" en arabe): l'exode de centaines de milliers d'entre eux qui accompagna l'expiration du mandat britannique en Palestine et la proclamation de l'Etat d'Israël.

Mme Safieh se souvient que le matin du 13 mai 1948, elle cueillait encore des fleurs pour les offrir aux soeurs de Saint-Joseph.

"Si nous avions su que nous ne reviendrions plus, nous aurions fait autre chose", sourit-elle. La maison, les meubles, tout a été perdu, affirme-t-elle, tout comme l'argent et les bijoux déposés à la banque.

Les mois précédents, la panique s'était emparée des voisins. Un à un, ils avaient abandonné leurs maisons, effrayés par les violences. "Le 13, c'était devenu insupportable", témoigne Mme Safieh.

Au milieu de la nuit, la petite Diana et son frère Jean sont réveillés par leur père. Toute la famille s'engouffre dans la voiture, direction le couvent de Saint-Joseph, où une tante de Mme Safieh est religieuse.

Le 14, l'Etat d'Israël est proclamé. Le lendemain débute la première guerre israélo-arabe.

Pendant trois mois, la famille Safieh reste chez les soeurs, avant de se décider, comme beaucoup, à aller à Beyrouth. Mais après neuf mois dans la capitale libanaise, Emile, le père, décide qu'il est temps de regagner Jérusalem. La famille s'installe dans l'est de la Ville sainte.

Plus de 760.000 Palestiniens --estimés aujourd'hui à près de 5 millions avec leurs descendants-- ont été poussés à l'exil lors de la création d'Israël, fuyant les combats, l'avancée des forces juives ou chassés de leurs maisons.

"Nous avons eu beaucoup de chance", reconnaît Mme Safieh, dont les deux frères vivent à l'étranger. "Nous n'avons pas fini dans un camp de réfugiés, et nous avions les moyens de voyager, de nous éduquer".

Aujourd'hui, elle habite à Beit Hanina, dans le secteur oriental à majorité arabe de Jérusalem. Elle n'a revu sa maison qu'une seule fois, avec ses parents en 1967, un épisode douloureux. Depuis, Emile et Odette sont décédés. Aujourd'hui, elle veut retrouver la demeure familiale située dans le quartier juif cossu de Baqaa, à Jérusalem-Ouest.

"Je ne sais pas si je la reconnaîtrai. En 1967, il y avait un palmier, la maison voisine avait un toit de tuiles", confie-t-elle, un peu anxieuse.

Les noms des rues ont changé, des étages ont parfois été ajoutés aux maisons de pierre, des drapeaux israéliens flottent aux fenêtres.

Après plusieurs passages en voiture, et quelques espoirs déçus, Mme Safieh s'approche d'une maison à deux étages. "Mon coeur me dit que c'est ici", murmure-t-elle.

C'est une photographie en noir et blanc, la représentant avec ses parents et son petit frère dans leur jardin, qui lui permet de s'en assurer: le fer forgé de la fenêtre est resté le même.

Mme Safieh est submergée par l'émotion. "Mon Dieu...", soupire-t-elle, les larmes aux yeux. Elle est heureuse d'avoir retrouvé sa maison mais pense à la "blessure" de ses parents, elle "imagine leur souffrance".

"Je souhaite à ceux qui habitent (la maison) le bonheur parce que ce n'est pas de leur faute. Qu'ils prient pour ceux qui sont partis", dit-elle avec fatalisme.

Cette visite impromptue n'est pas du goût de la famille israélienne habitant la maison. "Allons nous-en. Ce n'est pas la peine de discuter", Mme Safieh s'éloigne. "Les gens importants dans ma vie sont partis. Le reste vit à l'étranger. Il faut aller de l'avant".

TRIBUNE DE GENEVE - 17/05/10


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Photos de la Parade de l'OM à Marseille

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Sur le Vieux-Port

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Liesse avec drapeau algérien et fumigènes
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Devant la mairie de Marseille
(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)
Photos André CHAN
Ces photos ont été prises le dimanche 16 mai 2010 sur le Vieux-Port et devant la mairie de Marseille lors de la Parade de l'OM célébrant la victoire du Club en championnat de France

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17/05/2010

Portugal: le président approuve le mariage homosexuel

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LISBONNE — Le président portugais Anibal Cavaco Silva a approuvé lundi une loi autorisant le mariage homosexuel, dernière étape avant son entrée en vigueur dans les prochains jours.

"J'ai décidé de promulguer aujourd'hui la loi qui autorise le mariage entre personnes de sexes différents", a déclaré M. Cavaco Silva dans une allocution télévisée.

Ce texte, adopté en février par la majorité de gauche du parlement, modifie la définition du mariage dans le code civil en y supprimant la référence au "sexe différent". Toutefois, elle exclut explicitement du droit à l'adoption les couples homosexuels mariés.

Cette décision intervient après la visite la semaine dernière du pape Benoît XVI qui a réaffirmé que le mariage homosexuel était parmi les "défis les plus insidieux et les plus dangereux" d'aujourd'hui.

M. Cavaco Silva, catholique pratiquant et membre du principal parti d'opposition de centre-droit, a tenu à rappeler qu'il promulguait cette loi malgré ses convictions personnelles.

"Connaissant les positions des différents partis lors du débat au parlement, tout indique que les forces politiques qui l'ont approuvé le ferait de nouveau", a-t-il expliqué.

"J'estime ne pas devoir contribuer à prolonger inutilement ce débat, ce qui aurait pour effet d'accentuer les divisions entre les Portugais et détournerait l'attention des responsables politiques des problèmes" du pays, a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat avait déjà transmis le texte à la Cour constitutionnelle, disant avoir des "doutes" sur sa constitutionnalité, mais celle-ci avait estimé que la loi fondamentale n'interdisait pas "l'évolution de l'institution" du mariage.

AFP. 17/05/10

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Une mosquée près de Ground Zero: un projet qui divise les New Yorkais

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Dans une ville encore marquée par les attentats du 11 Septembre, le projet d'une mosquée et d'un centre culturel islamique à deux pas de Ground Zero divise les habitants. Si l'imam Feisal Abdul Rauf, qui dirige l'organisation musulmane à l'origine du projet, estime que cela pourrait "contribuer à rapprocher le monde musulman et l'Occident", d'autres considèrent cela comme une provocation. Pour ce New Yorkais interrogé par CNN, le choix du lieu ravive la douleur des familles "C'est une terre sacrée où des gens sont morts, où mon frère a été assassiné. Et être dans les ombres de cette religion, c'est juste une hypocrisie et un sacrilège."

D'autres comme Jennifer Wood, interrogée par l'AFP, qui habite l'immeuble jouxtant le bâtiment choisi pour le projet explique que l'idée d'avoir une mosquée devant chez elle l'angoisse. "Je ne sais pas pourquoi cela doit être ici. La ville est grande". Plus critique encore, le journal Blitz a écrit que cela revient à un "crachat au visage de tous ceux qui sont morts le 11-Septembre".
 
Face à la critique, l'imam assure vouloir "construire une identité américano-musulmane". Le bâtiment abandonné depuis les attentats de 2001, deviendrait "un centre pour tous, pas seulement pour les musulmans a-t-il précisé. L'imam parle d'y installer aussi une salle de sport, une piscine, une salle de spectacle et peut-être même d'une crèche. Mais si des New Yorkais et des familles de victimes semblent hostiles à ce projet, d'autres relativisent et rappellent que les attentats des tours jumelles ont également tué de nombreux Musulmans.

"Nous voulons nous battre contre l'extrémisme".

Un New Yorkais qui a perdu 16 amis le 11-Septembre, voit dans le projet un message divin "C'est peut-être un signe qu'il ne faut pas condamner tous les musulmans et que tous les musulmans ne deviennent pas des extrémistes." "Il y a un environ un milliard de musulmans dans le monde. Ce ne sont pas tous des terroristes!", ajoute de son côté un immigré du Bangladesh qui tient un kiosque à journaux de l'autre côté de la rue du bâtiment qui pourrait accueillir ce centre.
 
Du côté de l'administration, le cabinet du maire de New York soutient le projet de l'Iman "si c'est légal, les propriétaires du bâtiment ont le droit de faire ce qu'ils veulent". La directrice du cabinet des affaires immigrantes de la mairie a indiqué au New York Times que "les Musulmans de New York ont autant le droit de s'engager à la reconstruction de la ville que n'importe qui d'autre".  Et pour ceux qui voient dans ce projet une menace terroriste, le FBI a tenu à préciser que l'iman Feisal Abdul Rauf avait aidé ses agents après le 11-Septembre, "nous avons une collaboration positive avec lui ". Pour défendre son initiative, l'iman a expliqué "nous voulons nous battre contre l'extrémisme".
 
L'initiative a été présentée début mai, devant une partie du conseil communautaire de Manhattan chargé de défendre les intérêts de ceux qui vivent ou travaillent dans le quartier. Les douze membres du conseil, présents à la réunion, ont voté à l'unanimité en faveur du projet. Maintenant, il faut que les concepteurs de ce projet ambitieux réunissent les fonds nécessaires pour que le centre de 15 étages puisse voir le jour d'ici trois à cinq ans. 

TF1 News - 17/05/10 

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Un prix à Paris pour le juge Garzon: la France se distingue

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Le célèbre juge espagnol Baltasar Garzon, poursuivi dans son pays pour avoir voulu enquêter sur les crimes amnistiés du franquisme, devait recevoir lundi à Science Po Paris un prix "pour la liberté et la démocratie", a-t-on appris auprès des organisateurs.

L'association étudiante "Jeune République" a décidé de décerner son prix "Liberté et Démocratie René Cassin", nouvellement créé, au juge Garzon, un "monument de la justice internationale", précise-t-elle.

René Cassin (1887-1976), prix Nobel de la paix en 1968, a été le rédacteur principal de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948.

Baltasar Garzon, 54 ans, pionnier de la "justice universelle", qui a notamment traqué l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, a été suspendu vendredi de ses fonctions en attendant d'être jugé en Espagne pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, en enfreignant "sciemment", selon ses accusateurs, la loi d'amnistie générale de 1977. Il encourt une peine de vingt ans d'interdiction d'exercice de sa fonction.
Le Figaro - 17/05/10

19:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Bébés congelés: Véronique Courjault a retrouvé sa famille

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Véronique Courjault, reconnue coupable le 18 juin 2009 par la cour d'assises d'Indre-et-Loire d'un triple infanticide, est sortie de prison vendredi, la justice ayant accepté sa demande de remise en liberté, a déclaré à l'AFP son avocate, Me Hélène Delhommais.

En liberté conditionnelle, Mme Courjault "a interdiction de communiquer avec la presse. Elle respectera ses obligations", a affirmé son avocate. "Elle souhaite vivre au calme et si sa vie privée était violée, elle attaquerait en justice", a ajouté Me Delhommais.

Détenue à la maison d'arrêt d'Orléans, Véronique Courjault a effectué près de quatre ans de prison. Incarcérée depuis octobre 2006, elle avait été condamnée le 18 juin 2009 par la cour d'assises d'Indre-et-Loire à huit ans d'emprisonnement pour avoir tué trois de ses nouveau-nés.

Devant les enquêteurs, Véronique Courjault reconnaît trois infanticides. Le premier sur un nouveau-né mis au monde clandestinement au cours de l'été 1999 en Charente-Maritime, les deux autres sur deux bébés nés en septembre 2002 et décembre 2003 à Séoul où son mari, ingénieur, travaillait pour une société américaine. Il a été mis hors de cause après avoir été dans un premier temps mis en examen pour "complicité d'assassinats".
Le Figaro - 17/05/10

19:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Loi sur le voile intégral: un stage de citoyenneté pourra remplacer l'amende...

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Photos prises dans des villes françaises

LEGISLATION - Cette sanction remplacera ou s'ajoutera à une amende de 150 euros...

Le projet de loi interdisant «la dissimulation du visage dans l'espace public» compte sept articles, d’après une copie qu’a obtenue l’AFP. Il sera présenté mercredi en Conseil des ministres par la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, qui a encore deux jours pour le modifier à la marge. Comme l'avaient déjà ébruité les médias, le texte prévoit, dans son article 3, que les femmes contrevenant à l’interdiction seront passibles d’une amende de 150 euros. Elles auront aussi l’obligation d’accomplir un «stage de citoyenneté», qui «peut être prononcé en même temps ou à la place de la peine d’amende», précise le texte.  Il peut donc être une alternative aux poursuites ou une peine complémentaire.

Cette verbalisation n’interviendra qu’à «expiration d’un délai de six mois» de médiation et de pédagogie «suivant la promulgation» de la loi, soit aux alentours du printemps 2011.
 Le texte de Michèle Alliot-Marie prévoit également la création d’un «délit d'instigation à dissimuler son visage», punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.  Cette disposition vise surtout les maris ou concubins qui obligent leurs compagnes «par menace, violence ou contrainte, abus de pouvoir ou abus d'autorité» à porter le voile intégral.
20minutes - 17/05/10

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Un jeune homme poignardé mortellement en pleine rue

LYON — Un homme de 28 ans est décédé dimanche soir en pleine rue à Clermont-Ferrand après avoir été poignardé par un homme sans antécédents psychiatriques connus, a-t-on appris lundi auprès du parquet.

Les faits se sont déroulés vers 23H30 alors que la victime se promenait avec un ami dans le centre-ville. L'agresseur présumé a sorti un couteau pour une raison indéterminée, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.

Agé de 23 ans, l'auteur présumé du coup de couteau, de nationalité sénégalaise, a alors pris la fuite avant d'être appréhendé par la police.

La victime est décédée des suites de ses blessures malgré les premiers secours. Placé en garde à vue, son agresseur présumé n'a pas été encore entendu, ayant été placé "en observation médicale" après avoir fait un saut de plus de dix mètres dans sa fuite, a ajouté le magistrat.

AFP. 17/05/10

18:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Nucléaire: Israël craint que Turcs et Brésiliens ne fassent le jeu de l'Iran

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17 mai 2010  - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

JERUSALEM — Israël s'est vivement inquiété lundi des "manoeuvres" de l'Iran après la signature d'un accord sur un projet d'échange d'uranium avec le Brésil et la Turquie, craignant que ces deux pays ne fassent le jeu de Téhéran.

"Les Iraniens ont manipulé la Turquie et le Brésil", a déclaré à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat.

Selon lui, la Turquie "n'a pas eu beaucoup de mal à se laisser ainsi manoeuvrer, tandis que le Brésil a sans doute agi avec une certaine naïveté".

Les relations entre Israël et la Turquie se sont spectaculairement dégradées depuis la guerre de Gaza fin 2008, en particulier avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, alors que les deux pays ont été longtemps considérés comme des alliés stratégiques.

"Les Iraniens avaient déjà fait le coup dans le passé en faisant mine d'accepter un échange d'uranium pour faire baisser la tension et les risques de sanctions internationales aggravées, puis les Iraniens avaient refusé de passer aux actes", a souligné le responsable israélien.

Les ministres des Affaires étrangères iranien, brésilien et turc ont signé lundi un accord sur un projet d'échange d'uranium faiblement enrichi iranien contre du combustible hautement enrichi qui devrait avoir lieu en Turquie.

L'Iran, la Turquie et le Brésil ont adopté lundi une proposition commune d'échange de combustible nucléaire iranien contre de l'uranium enrichi à 20% sur le territoire turc pour tenter de dénouer la crise née de la politique d'enrichissement d'uranium de Téhéran.

L'accord a été signé par les ministres des Affaires étrangères des trois pays en présence des présidents iranien Mahmoud Ahmadinejad et brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, réunis pour un sommet à Téhéran.

Sur le front diplomatique, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a aussitôt estimé que des sanctions contre l'Iran n'étaient plus nécessaires à la suite de cet agrément.

Avant même cette déclaration du chef de la diplomatie turque, le responsable israélien avait reconnu qu'un tel accord entre les trois pays "va singulièrement compliquer les choses".

"Il va être être beaucoup plus difficile pour les Etats-Unis ou les Européens de rejeter cet arrangement, car nous n'avons plus seulement affaire à l'Iran, une situation plus facile à gérer, mais à des puissances ascendantes, telles que le Brésil et la Turquie, avec qui les relations sont très sensibles", a-t-il expliqué.

La radio publique israélienne, citant des "hauts responsables", a également indiqué que l'initiative de l'Iran, du Brésil et de la Turquie "va en fait aggraver le problème iranien en rendant plus difficile le vote de sanctions contre l'Iran telles que le prônent les Etats-Unis et les Européens".

"Les installations nucléaires iraniennes vont continuer à fonctionner et Téhéran va poursuivre sa marche en avant vers un programme nucléaire militaire tout en développant des missiles à longue portée", selon ces responsables cités par la radio.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a plaidé à de nombreuses reprises en faveur de "sanctions paralysantes" de la communauté internationale sous forme notamment d'un embargo sur les importations de pétrole iranien en vue de contraindre Téhéran à renoncer à son programme nucléaire.

Les responsables israéliens, en particulier le ministre de la Défense Ehud Barak, n'ont pas écarté la possibilité de frappes militaires israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes.

Toutefois, la plupart des analystes en Israël estiment qu'une telle attaque à court terme est improbable.

AFP. 17/05/10

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