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16/06/2010

Drapeau brûlé: deux suspects libérés

Le drapeau municipal: lundi après-midi, l’enquête a révélé qu’il s’agissait d’un drapeau de la ville aux couleurs bleu, blanc, rouge disposées en bande horizontales, frappé au milieu par l’écusson de la ville représentant Saint-Georges terrassant un dragon, et non le drapeau français, sur lequel les bandes sont verticales.

« Le drapeau a été froissé et brûlé » , ne permettant pas de voir comment étaient disposées les couleurs, a corrigé par la suite la mairie, qui avait déposé plainte dans la matinée.

Le drapeau de la commune flottait entre ceux des villes anglaise et allemande avec lesquelles est jumelée Villeneuve-Saint-Georges. Il a été enlevé, brûlé puis remplacé par un drapeau algérien dans la nuit de dimanche à lundi.

Libertaland infos - 15/06/10

Deux hommes de 19 et 23 ans soupçonnés d'avoir brûlé un drapeau de la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et de l'avoir remplacé par un drapeau algérien ont été placés en garde à vue aujourd'hui et relâchés en fin de journée, a-t-on appris de source judiciaire.

Déjà condamné pour vols, le suspect de 19 ans avait été interpellé dans la matinée après que ses empreintes eurent été retrouvées sur le mas (sic) du drapeau, planté dans le sol aux abords de l'Hôtel de Ville. "Il nie en bloc" mais "il reste suspect", a expliqué la source judiciaire, précisant que des résultats d'analyses ADN menées sur le drapeau algérien étaient attendus pour jeudi.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'étendard de la commune, qui porte les mêmes couleurs que le drapeau français, avait été brûlé et remplacé par le drapeau algérien, le jour même où l'équipe d'Algérie avait disputé son premier match de Coupe du monde (défaite 1-0 face à la Slovénie).

Dans l'annexe de la mairie, dix drapeaux tricolores avaient par ailleurs été enlevés de leur support et laissés au sol, et cinq autres ont été dérobés. La municipalité (PCF) avait déposé plainte lundi matin en affirmant, dans un premier temps, qu'un drapeau français avait été incendié avant de préciser dans la journée qu'il s'agissait de l'étendard de la ville.

"Que le drapeau brûlé ne soit pas national mais celui d’une commune française ne change rien à cette affaire", a réagi dans un communiqué la Licra qui voit dans cet acte "une défiance envers la République, une atteinte à son indivisibilité et à ses valeurs et une remise en cause violente du vivre ensemble". "La Coupe du Monde ne doit pas être, au cours des prochaines semaines, le prétexte pour certains à des dérives politico-communautaires", a ajouté la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

Le Figaro - 15/06/10

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Mémoire de la Shoah: Finkielkraut dénonce "l'axe islamo-gauchiste"

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"Je crois que le moment où Auschwitz sera boycotté comme un produit israélien peut arriver"
 

JERUSALEM (AFP)---Le philosophe Alain Finkielkraut a dénoncé dimanche le danger que représente à ses yeux "un mouvement islamo-gauchiste qui est ostensiblement indifférent à la mémoire de la Shoah".  

Invité à la 7e conférence sur l'enseignement de la Shoah, organisé par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, M. Finkielkraut a déploré que l'enseignement de la Shoah, notamment dans les écoles, "soit si difficile en France. Selon lui, "la situation au Proche-Orient risque d'amplifier ce mouvement de rage contre la mémoire de la Shoah qui existe" dans le pays.
  
Dans une interview à l'AFP, le philosophe a désigné ce mouvement comme "l'union de gens issus de l'immigration et d'intellectuels progressistes, une sorte d'arc islamo-gauchiste qui m'inquiète".
  
Dans son discours d'ouverture du colloque annuel, samedi soir, Alain Finkielkraut avait évoqué le "devoir de mémoire plus important que jamais".
  
"Je crois que le moment où Auschwitz sera boycotté comme un produit israélien peut arriver", a-t-il ajouté, en faisant allusion au mouvement international pro-palestinien qui appelle au boycottage économique et culturel d'Israël.
  
De son côté, François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l'homme au ministère français des Affaires étrangères, également invité, a regretté que "la perception déformée de la Shoah par une partie du public en France amène à une négation d'Auschwitz".
  
"Quand j'entends en France des gens comparer Gaza à un camp de concentration, c'est du révisionnisme contre lequel nous devons lutter", a-t-il estimé.
  
Nommé l'an dernier par Bernard Kouchner comme responsable de la mémoire de la Shoah, M. Zimeray a participé cette année à la conférence de Yad Vashem en tant que délégué de la France à la "Task Force Internationale" (ITF) sur l'enseignement de la Shoah.
  
Cet organisme, créé en 2000, compte 27 pays membres et a pour vocation de développer l'éducation sur la Shoah, la commémoration, la recherche et la lutte contre l'antisémitisme.
  
Pour l'ex-conseiller de la Maison Blanche Samuel Pisar, rescapé des camps de la mort, "la leçon n'a pas été comprise". "Le monde a aujourd'hui les moyens de réaliser une solution finale pour l'humanité entière, ce qui prouve que nous devons rester vigilants".
EJP -14/06/10
  

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VIDEO Ahmadinejad dénonce le Nouvel Ordre Mondial

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00:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

15/06/2010

VIDEO Peuple de France, le temps est venu pour toi

http://www.youtube.com/watch?v=x7VoTjOmsHA

Mais qui organise dans l'ombre l'invasion musulmane de notre pays?

Qui sont les pro-immigrationistes? Qui sont les véritables responsables de la destruction de la France? 

Il serait temps de poser les bonnes questions.

20:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Paris: ils dépouillent leurs victimes en simulant une chute

C'est une nouvelle technique de mise au jour par les policiers parisiens qui recherchent activement plusieurs hommes, âgés de 20 ans à 30 ans. Après avoir simulé une chute sur la voie publique, les malfrats sont secourus par des passants. Ils profitent de l'occasion pour leur dérober le contenu de leur sac ou de leurs poches avant de prendre la fuite.

Le dernier cas en date remonte au 11 juin. Vers minuit, avenue de Wagram dans le VIIIe arrondissement de , un homme, âgé d'une vingtaine d'années s'écroule sur le trottoir. Un passant, qui aperçoit la scène, se porte immédiatement à son secours.


Rapidement, l'homme tombé au sol, dérobe le
de la victime, venue lui prêter main-forte avant de prendre la fuite avec un complice en voiture. Le bon samaritain a aussitôt déposé plainte : son portefeuille contenait 10 000 € en argent liquide.
«Plusieurs faits de ce type ont été signalés depuis quelques mois dans plusieurs arrondissements de la capitale, confie une source policière. C'est une nouvelle technique de vol dit par ruse.

L'homme qui simule une chute fait en sorte de s'isoler avec une seule personne venue le secourir avant de la délester de son argent. Le voleur décline systématiquement le recours aux pompiers.»

Le Parisien - 15/06/10

20:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

1 homme, 4 femmes, 46 enfants... la France paye au lieu d'expulser

Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, Adama (1) était un homme heureux. Ce quinquagénaire, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, "la vie s’organisait comme elle pouvait", confie-t-il au téléphone. D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde (2). Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration. Il voudrait que ça continue. Il n’a donc pas donné d’écho particulier au bouleversement qu’il vient de connaître : deux de ses femmes ont déménagé, une troisième songe à les imiter. Elles sont engagées dans une "décohabitation", le terme administratif qui désigne la sortie de la polygamie.

"Il nous a fallu dix ans pour en arriver là", raconte Fanta Sangaré, énergique présidente de l’Association des femmes relais de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Sa première rencontre avec Adama a eu lieu à la demande des services sociaux. Avec les autres ménages polygames qu’elle accompagne, le point de départ fut comparable: des enfants attirent l’attention d’une assistante sociale ou d’un enseignant ; mais leurs parents fuient les institutions et ont toutes les peines du monde à parler français. Difficile de les aider.

Il se trouve que tous sont originaires du Mali. Fanta Sangaré aussi. L’ancienne institutrice de brousse comprend les digressions en soninké, les confidences en bambara. Elle discute, apprivoise. Entend la fierté du mari, les disputes des coépouses, la fatigue des enfants. Les réveils à pas d’heure pour prendre une douche avant l’école. Le ballon d’eau chaude toujours vide. La queue devant la porte des WC. Les repas pris chacun son tour. Les devoirs faits dans la cage d’escalier. Les lits partagés. Le bruit permanent. L’absence d’intimité. Fanta Sangaré écoute ces histoires qui se ressemblent toutes. Puis elle rappelle la règle de la République : la nécessité de rompre avec la polygamie pour obtenir un renouvellement des titres de séjour. Effroyable perspective pour ceux auxquels on a toujours enseigné que cette tradition était un idéal d’organisation sociale doublé d’une exigence divine. Il s’agit de mariages traditionnels arrangés, célébrés un été « au pays », où l’amour ne s’est pas toujours installé, mais tout de même: "Quitter son mari est impur", rabâchent les femmes. "Dieu n’a pas demandé que vos enfants soient entassés à vingt dans une même chambre", réplique alors Fanta Sangaré.

Semaine après semaine, l’idée fait son chemin. Jusqu’au jour où les femmes s’approprient le désir d’avoir leur propre logement. En signe de bonne foi, elles doivent le chercher dans une autre commune. Les mains retenant son voile noir et violet, Aminata raconte les trois années de démarches qui lui ont été nécessaires pour régulariser sa situation. Elle a quitté La Courneuve pour Bobigny avec ses quatre plus jeunes enfants. Lorsqu’une épouse part, la honte s’abat sur son mari. "Sa femme a volé son pantalon, maintenant il porte le pagne!", entend-il dans son dos. Adama préfère ne pas y penser. Il prend désormais le RER pour honorer les mères de ses enfants. Une décohabitation hypocrite? "Bien sûr, admet Fanta Sangaré. On nous reproche aussi de créer des familles monoparentales. Mais si ça aide les enfants à s’épanouir et les femmes à devenir autonomes, ça vaut le coup."

Ces femmes, en effet, n’ont jamais vécu seules, n’ont jamais eu d’emploi ni géré de budget. Elles ne savent pas se servir d’une carte bancaire ni remplir un chèque. C’est leur mari qui touchait les allocations familiales, payait les factures et faisait les courses. "Elles ont toujours été infantilisées", insiste Fanta Sangaré. "C’était très compliqué au début de vivre chez moi", confirme Salli, jeune maman de huit enfants. Elle a laissé son mari à sa coépouse et est devenue femme de ménage. Pour être tout à fait "comme les autres", elle essaye de perfectionner sa maîtrise du français. Les mystérieux "couvre-lit", "hippocampe" et "igloo" qu’elle découvre au cours d’alphabétisation lui donnent l’impression d’être encore loin du but. Mais ses amies lui connaissent un nouveau sourire.

(1) Les prénoms ont été modifiés.
(2) La Caisse d’allocations familiales verse 441,48 € par mois pour quatre enfants de moins de 20 ans, plus 158,78 € pour chaque enfant supplémentaire. Soit 1.394 € pour 10 enfants, 2.981 € pour 20 enfants, 4.569 € pour 30 enfants, 6.157 € pour 40 enfants. Sans compter d’éventuelles aides au logement. 

Le JDD - 12.06/10

19:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Apéro saucisson-pinard interdit: la France à l'envers

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Rue Myrrha - Paris XVIIIème - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Communiqué de presse de Marine Le Pen, vice-présidente exécutive du FN

 

La préfecture de police de Paris a interdit la tenue d’un apéritif géant « saucisson et pinard » qui devait se tenir le 18 juin dans le quartier parisien de la Goutte d’Or.

Sous la pression de la gauche communautariste et d’organisations politico-religieuses, l’État français capitule une fois encore, interdisant une manifestation parfaitement légale et ne troublant pas l’ordre public.

Ce même État se refuse depuis des mois à faire respecter la loi républicaine dans ces quartiers, autorisant la réquisition illégale par des musulmans de la voie publique pour organiser la prière du vendredi.

Incapable de s’attaquer à ceux qui remettent en cause l’ordre républicain, l’État cède à toutes les exigences communautaristes, acceptant de fait d’interdire une manifestation légale au prétexte incroyable qu’elle constituerait une provocation aux yeux d’une population qui bafoue, sans vergogne, chaque vendredi les lois de la République française !

L’interdiction de cet apéritif est un symbole : celui de l’inversion totale des valeurs qui est la ligne de conduite de nos dirigeants politiques.

Marine Le Pen, vice-présidente du Front National dénonce cette lâcheté étatique qui conduit à abandonner le pouvoir et la gestion des territoires de la République à des officines politico-religieuses.

Après avoir dénoncé sans relâche, depuis des mois, les occupations illégales de la rue Myrrha, elle exige du pouvoir politique une réaction digne d’un État républicain : le respect strict de la loi et une opposition sans concession aux pressions et revendications communautaristes.

NPI - 15/06/10

19:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Drapeau brûlé: un suspect gardé à vue

Un homme soupçonné d'avoir brûlé un drapeau de la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et de l'avoir remplacé par un drapeau algérien a été interpellé aujourd'hui  et placé en garde à vue, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. L'homme, connu des services de police, a été interpellé dans la matinée à Villeneuve-Saint-Georges et est actuellement entendu par les enquêteurs, ont précisé ces sources.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'étendard de la commune, qui porte les mêmes couleurs que le drapeau français, avait été décroché du fronton de l'Hôtel de Ville et remplacé par le drapeau algérien, le jour même où l'équipe d'Algérie avait disputé son premier match de Coupe du monde (défaite 1-0 face à la Slovénie). 

Dans l'annexe de la mairie, dix drapeaux tricolores avaient par ailleurs été enlevés de leur support et laissés au sol, et cinq autres ont été dérobés.

La municipalité (PCF) avait déposé plainte lundi matin en affirmant, dans un premier temps, qu'un drapeau français avait été incendié avant de préciser dans la journée qu'il s'agissait en réalité de l'étendard de la ville. 


L'UMP avait exprimé sa "totale indignation" devant un "acte scandaleux et délibérément provocateur" et exigé que leurs auteurs soient poursuivis et châtiés", avait dit le porte-parole adjoint du parti, Dominique Paillé.

Depuis 2003, le délit d'outrage au drapeau ou à l'hymne national lors d'une manifestation organisée, est puni de 7.500 euros d'amende, assortis de 6 mois d'emprisonnement lorsqu'il est commis en bande organisée.

 Le Figaro - 15/06/10

19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

L'UMP juge "sage" l'interdiction de l'apéro saucisson-pinard

L'UMP Parisienne a jugé aujourd'hui que la préfecture de police avait "agi sagement" en interdisant l'apéro géant "saucisson et pinard" auquel avait convié parmi d'autres un groupuscule d'extrême droite dans le quartier multiethnique parisien de la Goutte-d'Or (XVIIIe arrondissement).

Jean-François Lamour, député de Paris et président du groupe UMP au Conseil de Paris et Philippe Goujon, député-maire du XVe arrondissement, "se félicitent de la décision de la préfecture de Police d’interdire l'apéro Facebook 'saucisson et pinard'".

Selon le communiqué des deux élus, "la préfecture de Police a agi sagement en interdisant non seulement cette manifestation mais également tout projet de contre-manifestation le 18 juin au soir. Il planait sur cet apéro une trop grande suspicion, très peu de temps avant le coup d’envoi du match de foot Angleterre-Algérie".

"Face aux risques de débordements violents et haineux, la seule solution était d’interdire cet événement", ont-ils ajouté, en rappelant qu'ils "ont déposé une proposition de projet de loi visant à encadrer l'organisation de ces rassemblements en les plaçant dans l'obligation de déclaration légale".

Le Figaro - 15/06/10

18:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

La préfecture de Paris interdit l'apéro "saucisson-pinard"

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Initiée par une habitante du XVIIIe arrondissement dans le quartier multi-ethnique de la Goutte d'Or, la manifestation était soutenue par plusieurs groupes mêlant extrême-droite et militants laïcs.

L'apéro géant «saucisson-pinard» prévu à Paris vendredi n'aura pas lieu. Evoquant des «risques graves de troubles à l'ordre public», la préfecture de la capitale a interdit mardi la tenue de cette manifestation qui devait avoir lieu dans le quartier multi-ethnique de la Goutte-d'Or, dans le XVIIIe arrondissement. Le projet suscitait la polémique ces derniers jours, après avoir reçu un large soutien sur Internet de divers groupes mêlant extrême droite et militants laïcs.

L'invitation à manger du porc et boire du vin, perçue comme une provocation à l'égard des musulmans, avait été lancée par l'intermédiaire du réseau social Facebook, en s'inspirant des très controversés «apéros géants», ces rassemblements où les participants finissent parfois très imbibés d'alcool.

Mais cette fois, l'apéro avait une vocation politique car il visait notamment à dénoncer la prière du vendredi qui rassemble des dizaines de musulmans dans les rues de la Goutte-d'Or, faute de place dans les mosquées du quartier. Sur la page Facebook dédiée à l'événement, les instigateurs se plaignaient notamment que des rues du quartier «soient occupées, particulièrement le vendredi, par des adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers».

Si l'appel avait été lancé apparemment il y a deux semaines, sa notoriété a explosé véritablement lundi avec sa révélation dans les médias. Mardi après-midi, le groupe Facebook comptait près de 7.000 membres, et certains internautes proposaient déjà d'organiser d'autres apéros saucisson-pinard à Lille, Lyon, Toulouse ou Bruxelles, voire un apéro «bacon and beer» à Londres.

 

Soutien de l'extrême-droite identitaire

 

Instigatrice de l'événement, Sylvie François avait assuré au journal Libération être une habitante du quartier «depuis plusieurs générations» et se présentait comme «non-politisée». Mais l'invitation avait été relayée par des associations d'extrême-droite, comme Bloc identitaire, qui avaient déjà tenté par le passé de lancer des soupes populaires «au cochon», dans le but d'en exclure les musulmans. La liste des soutiens montrait aussi la présence d'organisations souverainistes de droite, féministes et de militants laïcs, comme ceux de la revue en ligne Riposte laïque, dont certains se disent de gauche. Avec pour point commun le rejet de l'islam. Pour le fondateur de cette revue, Pierre Cassen, l'apéro devait être une réponse «festive» à «l'offensive fasciste islamiste en France».

Plusieurs organisations anti-raciste et partis politiques de gauche avaient demandé au préfet de police de Paris d'interdire la manifestation. «Manœuvre grossière aux relents racistes, cette invitation est une provocation dans un quartier où le vivre ensemble, malgré les difficultés sociales, est devenu proverbial», s'était indigné le Parti communiste. Même réprobation au gouvernement où la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara, d'origine algérienne, avait condamné une initiative «porteuse de haine, de racisme et de xénophobie». Sur son site Internet, Riposte laïque avait répondu «qu'il serait énorme que notre initiative soit interdite, quand quelques heures plus tôt, les prieurs musulmans auront occupé, sous la direction d'une milice religieuse, avec la complicité des forces de l'ordre, plusieurs rues de la Goutte-d'Or».

Le Figaro - (avec AFP) - 15/06/10

18:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

L'Agneau mystique

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Détail du polyptyque - L'Agneau mystique des frères van Eyck (1432) - Cathédrale Saint-Bavon à Gand
(Cliquez sur le tableau pour l'agrandir)

03:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Un train refait symboliquement le trajet du premier convoi pour Auschwitz

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Photo datant du 27 mai 1944
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Kazimierz Zajac - 14 juin 2010
(Cliquez sur les photos)

A BORD DU TRAIN TARNOW-AUSCHWITZ — Le 14 juin 1940, un train de prisonniers politiques polonais s'achemine lentement vers une ancienne caserne du sud de la Pologne occupée: c'est le premier convoi pour Auschwitz où seront exterminées 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs.

Ils sont 728 hommes, sortis de la prison de Tarnow et poussés par une chaleur étouffante dans des wagons aux fenêtres fermées, pour une destination inconnue.

Les plus anciens reconnaîtront sur le chemin le nom allemand de la ville d'Oswiecim sur une pancarte annonçant "Auschwitz" en caractères gothiques.

Soixante-dix ans après, à l'initiative de l'Association des familles d'Auschwitz, un train parcourt à nouveau lundi symboliquement les quelque 140 kilomètres.

Avant le départ, un petit monument portant les 728 noms et un triangle rouge, couleur des prisonniers politiques, marqué de la lettre P pour Polonais, a été dévoilé sur le quai de la gare de Tarnow.

Un hommage devait être rendu à "toutes les victimes des camps allemands nazis", à l'arrivée dans le camp d'Auschwitz, initialement créé pour détruire la résistance polonaise et les élites du pays, étendu ensuite par l'Allemagne nazie en camp de la mort pour les Juifs d'Europe et devenu symbole de l'Holocauste.

Kazimierz Zajac, 86 ans, refait le voyage. "On nous a dit qu'on nous emmenait dans un camp de concentration mais aucun de nous ne savait encore ce qu'était un camp de concentration", a-t-il dit à l'AFP dans le train.

Il porte tatoué sur le bras le numéro 261 et a gardé précieusement ce même numéro en tissu et le triangle rouge cousus à l'époque sur son uniforme de prisonnier.

Comme en 1940, le convoi a marqué l'arrêt en gare de Cracovie. Là, ces hommes, dont beaucoup avaient tenté de rejoindre par la Slovaquie et la Hongrie l'armée polonaise en France, avaient appris l'entrée ce même jour des troupes allemandes dans Paris.

"C'est comme si le sol s'était dérobé sous nos pieds. Nous avions eu pour but la France, l'armée polonaise et voilà que Paris était occupé et que la France se rendait", a raconté lors d'une interview accordée précédemment à l'AFP l'un d'eux, Kazimierz Albin qui avait 17 ans à l'époque.

Ils sont tatoués de 31 à 758 car trente détenus de droit commun allemands sont déjà là et serviront de kapos. Les premières semaines, ils sont installés dans des bâtiments du Monopole du tabac, non loin de la caserne. Il y a parmi eux un petit nombre de Juifs.

A l'arrivée, ils sont tabassés et placés en rangs. "Les Juifs ne vivront pas plus d'un mois, les prêtres trois mois et pour les autres, la seule sortie possible sera la cheminée du four crématoire", nous a dit le SS Friesch", se souvient M. Zajac, resté dans le camp jusqu'au 19 décembre 1944.

Au moins 227 d'entre eux sont morts à Auschwitz et 300 ont survécu à la guerre.

D'autres convois ont suivi et, jusqu'au printemps 1942, Auschwitz est occupé en majorité par des prisonniers polonais non juifs. Kazimierz Albin, qui a réussi à s'évader en février 1943, sera témoin en 1942 de l'arrivée massive de Juifs de toute l'Europe et de la création d'Auschwitz-II, ou Birkenau, lieu d'extermination des Juifs: hommes, femmes, enfants, vieillards.

Il se souvient avec effroi de convois de "familles sur trois générations" et des détails de l'extermination dans les chambres à gaz entendus dans les conversations des kapos avinés.

AFP. 14/06/10

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14/06/2010

Commission d'enquête israélienne: décidément, ça ne passe pas!

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Netanyahu le 13 juin 2010

Le gouvernement israélien a entériné lundi la création d'une "commission publique indépendante", avec observateurs étrangers, pour enquêter sur l'interception sanglante d'une flottille en route pour Gaza, une décision qui n'a convaincu ni la Turquie ni les Palestiniens.

Le cabinet Netanyahu a approuvé à l'unanimité la mise en place de cette commission qui a pour objet de vérifier la conformité au droit international de l'arraisonnement controversé du 31 mai et du blocus maritime imposé à la bande de Gaza.

"Je suis convaincu que l'exposition des faits prouvera qu'Israël a agi de façon défensive conformément aux critères" du droit international, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La création de la commission répond à deux impératifs, a expliqué M. Netanyahu: "Préserver la liberté d'action de nos soldats et prouver que nos actions étaient justifiées" sur le plan légal.

Mais si Washington et Paris ont salué l'annonce israélienne, la Turquie, elle, a rétorqué: "Toute enquête menée unilatéralement par Israël n'aura pour nous aucune valeur".

"Nous n'avons pas du tout confiance dans le fait qu'Israël, un pays qui a perpétré une telle attaque sur un convoi civil dans les eaux internationales, mènera une enquête impartiale", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

Neuf ressortissants turcs ont été tués lors de l'assaut des commandos de marine israéliens contre le ferry Mavi Marmara, navire amiral de la "Flottille de la liberté" qui tentait de briser le blocus de Gaza instauré par Israël en 2006.

Ankara insiste sur la création d'une commission d'enquête "sous le contrôle direct des Nations unies", avec participation de la Turquie et d'Israël.

"Si une commission internationale n'est pas mise en place et si les demandes justifiées de la Turquie continuent d'être ignorées, la Turquie aura le droit de revoir unilatéralement ses liens avec Israël et de mettre en place des sanctions", a averti le chef de la diplomatie turque.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a également jugé que le format de la commission israélienne ne "correspond pas" à celui proposé par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Au lendemain du raid israélien, le Conseil de sécurité de l'ONU avait réclamé "une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux".

A Gaza, le Hamas, (élu démocratiquement), qui contrôle le territoire palestinien depuis trois ans, a affirmé qu'"en refusant la formation d'une commission d'enquête internationale sur le massacre de la flottille, Israël se condamne lui-même".

Les autorités israéliennes ont catégoriquement rejeté le principe d'une mission d'enquête internationale.

Mais, "étant donné les aspects internationaux uniques de l'incident", elles ont fait appel à deux observateurs étrangers "de stature internationale dans les domaines du droit militaire et des droits de l'Homme": Lord Trimble, un ancien Premier ministre protestant d'Irlande du Nord et prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin, un ex-avocat général de l'armée canadienne.

Leur mandat sera toutefois limité: ils n'auront pas de droit de vote.

La commission est présidée par un juge en retraite de la Cour suprême israélienne, Yaakov Tirkel, 75 ans, conservateur et réputé indépendant d'esprit...

"C'est une commission indépendante très respectable. Nous allons prouver au monde entier que nous avons agi conformément au droit international", a assuré le ministre de la Justice Yaakov Neeman.

Persifleurs, les médias israéliens sont persuadés que cet organisme est destiné à justifier a posteriori le "fiasco" israélien en haute mer.

"Il est bien évident que cette commission est à usage externe. Son but n'est pas d'enquêter ni d'examiner le bien-fondé des décisions de l'échelon politique ou militaire", souligne le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.

Le Point - 14/06/10

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Blason de Villeneuve-Saint-Georges

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Le blason

La ville porte les armoiries de l’Abbaye de Saint-Germain-Des-Prés dont la légende exacte est la suivante : “D’azur, au Saint-Georges terrassant le dragon, le tout d’argent, à la campagne aussi d’azur, chargée d’un écusson de sable à trois besants d’argent accompagné de trois fleurs de lys d’or ”.
Elle a pour devise : “ Sicut Sequena, semper ad planum revertor ” (Comme la Seine, je reviens toujours à mon niveau ).

19:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Ce serait le drapeau municipal, et non le drapeau tricolore, qui aurait été brûlé et remplacé par le drapeau algérien

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Hôtel de ville de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) - (Cliquez sur la photo)
C'est tout aussi grave et scandaleux! Villeneuve-Saint-Georges est (encore) une ville française!
Les déclarations indignées s'accumulent ce lundi après-midi pour dénoncer le geste de ceux qui auraient brûlé le drapeau français accroché sur la façade de la mairie de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, dans la nuit de dimanche à lundi. Ce lundi matin, un drapeau algérien flottait sur la façade de l' de Ville.
 La mairie a annoncé avoir immédiatement déposé plainte.

 Or, ce n'est pas le drapeau français qui a été brûlé, mais celui... de la ville! C'est ce que vient de reconnaître, cet après-midi la municipalité.

Le Parisien - 14/06/10

Ajoutons que dix drapeaux tricolores accrochés à la mairie annexe dans le cadre d'un jumelage ont par ailleurs été décrochés et dispersés. L'enquête a été confiée au commissariat de la ville.

RTL Info

19:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Abbas à Paris: "la commission d'enquête israélienne ne correspond pas aux demandes de l'ONU"

PARIS — Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a regretté lundi que la commission approuvée par Israël pour enquêter sur le raid israélien contre la flottille pour Gaza ne corresponde pas à celle demandée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Nous sommes tout à fait d'accord avec la commission d'enquête telle qu'elle a été mentionnée dans la déclaration finale publiée par le Conseil de sécurité à l'issue de sa réunion" du 1er juin, a déclaré M. Abbas à l'issue d'un déjeuner de travail à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy.

"La proposition qui est faite aujourd'hui par Israël  pour la commission d'enquête ne correspond pas à la demande qu'a faite le Conseil de sécurité", a-t-il poursuivi devant la presse.

Le gouvernement israélien a approuvé lundi à l'unanimité la création d'une "commission publique indépendante", avec la participation de deux observateurs étrangers, pour enquêter sur le raid israélien contre une flottille pour Gaza, qui s'est soldé par la mort de neuf personnes le 31 mai.

Cette commission devra examiner la conformité de l'arraisonnement israélien, et du blocus maritime imposé depuis quatre ans à la bande de Gaza, avec le droit international, a indiqué le Premier ministre israélien.

Réuni le 1er juin, le Conseil de sécurité s'était prononcé pour "une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux". Nicolas Sarkozy s'était lui aussi déclaré favorable à une enquête "crédible et impartiale".

A l'issue de son entretien avec le président français, Mahmoud Abbas a une nouvelle fois plaidé pour la levée du blocus imposé à Gaza. "Israël doit lever le blocus imposé au peuple palestinien, c'est là notre demande principale et permanente et tous les pays avec lesquels nous en avons parlé sont d'accord", a-t-il répété.

AFP. 14/06/10

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La croix gammée ou le svastika

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Décoration du parti nazi
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Enfant hindou lors de son initiation au savoir brahmanique
14/06/10

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Gaza: la Turquie n'a pas "confiance"

La Turquie n'a "pas confiance" dans le fait qu'une commission formée par Israël sur le raid meurtrier israélien contre la flottille d'aide à Gaza conduira à une enquête impartiale, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

Le Figaro - 14/06/10

 

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Bollywood s'offre une dangereuse superproduction avec Hitler

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(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Le jeune cinéaste Rakesh Ranjan Kumar a décidé de tourner un film sur les amours du Führer et d'Eva Braun. 

(New Delhi)

Pour son premier film, intitulé Dear Friend Hitler, le metteur en scène Rakesh Ranjan Kumar a choisi de se pencher sur les amours d'Adolf Hitler et d'Eva Braun. Étonnant ? Choquant plutôt. Car le jeune cinéaste n'a pas l'intention de porter à l'écran un film à l'eau de rose; il veut refaire l'Histoire avec un grand «H». Au risque de s'égarer. «Mon film montre aussi l'amour de Hitler pour l'Inde et comment il a indirectement contribué à son indépendance», a confié Rakesh Ranjan Kumar à la chaîne de télévision indienne NDTV.

L'amour de Hitler pour l'Inde est plus que discutable. Le dictateur nazi, qui s'était approprié - sans y comprendre grand-chose - deux symboles indiens, le svastika (reproduit à l'envers pour devenir la croix gammée) et la notion de «race aryenne», détestait et méprisait les Indiens, du Nord comme du Sud.

 

Polémique en vue 

 

À la fin des années 1930, le Führer avait conseillé aux Anglais d'abattre le Mahatma Gandhi et d'autres combattants de la liberté indiens. Comme le relève le «Film Blog» du quotidien britannique The Guardian, «Hitler n'a jamais cessé de penser que le peuple indien était d'une race inférieure à celle des Européens blancs, et que toute tentative d'indépendance de la part de l'Inde conduirait inévitablement à sa reconquête par la race “supérieure”.»

Bref, Rakesh Ranjan Kumar a tout faux. Loin des paillettes et des néons, des chants et des danses des traditionnelles productions «made in Bombay», son film frise le révisionnisme. Et il y a fort à parier que ce Bollywood d'un genre nouveau, budgété 3 millions de dollars, entraînera une belle polémique. Y compris en Inde. Hitler y est peut-être moins connu - et moins communément condamné - qu'à l'Ouest, mais Jawaharlal Nehru, qui fut plus tard le premier chef de gouvernement de l'Inde indépendante, s'était juré, pendant la Seconde Guerre mondiale, de le combattre jusqu'au bout. Le tournage commencera en août.

Le Figaro - 14/06/10

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La pédophilie fait des ravages en Algérie

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Le phénomène de la pédophilie ne cesse de prendre de l’ampleur en Algérie. Si les victimes des violences sexuelles se comptent parmi toutes les catégories d’âge et sans distinction de sexe, il n’en demeure pas moins que les mineurs restent les cibles les plus privilégiées des agresseurs. Attentat à la pudeur, viol, acte indécent, inceste... sont autant de maux qui continuent bel et bien d’exister dans notre société qui, souvent, refuse de regarder en face ces phénomènes. Il ne se passe pas un jour sans que ce genre de violence occupe les manchettes des journaux. Si l’on se fie aux décomptes des différents services de lutte contre ce phénomène, c’est près d’un millier de cas qui a été recensé durant l’année 2008. Mais la réalité est tout autre.
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Combien y a-t-il de victimes ? « En réalité beaucoup plus, certainement 3 à 4 fois plus de ce qui est rendu public », commente le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), le professeur Khiati. Contacté hier, il estime que « c’est un phénomène qui ne fait que croître parce que les gens en parlent et le signalent de plus en plus ». Sans omettre de préciser que « d’autres cas de violences sexuelles existent à des taux qui restent à préciser ». En tout état de cause, pour ce spécialiste des enquêtes sur la violence à l’égard des enfants, « les parents transgressent les tabous et déclarent ces violences qui étaient auparavant cachées ». Pour lui, « les chiffres donnés aujourd’hui traduisent les plus grandes communications des personnes touchées mais restent en deçà de la réalité ». Pourquoi ? « Difficile de connaître cette réalité, car il s’agit de distinguer la vérité que disent les enfants », selon le Pr Khiati qui nuance : « Pour parler de la violence, il faut qu’il y ait des situations et surtout des déclarations des enfants qui confortent les auteurs. »

Il cite le cas des attouchements où, selon lui, « les déclarations des enfants sont en fonction de leur âge et de leur niveau intellectuel ». Il explique : « Lorsqu’il s’agit d’attouchements, c’est encore plus compliqué. Pour ce cas d’abus, il faut mettre cela entre les mains de personnels très avisés, des juges bien formés, des psychologues, des points d’écoute, des éducateurs et des maîtres d’école », explique-t-il. C’est pourquoi le Pr Khiati pense qu’« une meilleure information dirigée avec tact envers les enfants pourrait nous donner une projection plus réaliste ». Cela étant, l’abus sexuel est souvent découvert suite à une fugue de la victime alors que l’acte se déroule souvent dans une maison cloîtrée, sur un chantier ou dans un endroit isolé. Bien sûr, chez les familles, savoir que son enfant a subi d’atroces sévices est quelque chose d’insupportable. La douleur est profonde. Chez la victime, le viol laisse une empreinte indélébile. S’il est déjà une atteinte physique, le viol est aussi une souillure psychologique qui l’accompagne toute sa vie ; la victime demeure prisonnière de cet acte abject et condamnable tant qu’elle n’aura pas exorcisé son mal.

L’inceste reste un tabou

Les abus sexuels intrafamiliaux sont aussi plus fréquents au moment de la puberté, celui le plus souvent rencontré est l’inceste qui conduit à des conséquences encore plus fâcheuses sur le plan psychologique. « L’inceste reste un tabou "jalousement gardé", il n’y a que les adolescentes (ou les adolescents) qui le révèlent quand elles (ils) quittent la maison », selon Pr Khiati. C’est dire que cette forme de criminalité requiert un combat sans merci contre ses auteurs qui, en usant de violence, font aussi preuve de lâcheté et de vilenie pour ne citer que ces deux adjectifs qui sont encore loin de décrire la gravité de l’acte du viol. Pour y faire face, des ONG imaginent souvent des outils pédagogiques de sensibilisation et d’information au profit des enfants. Est-ce suffisant ? « Il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de prise en charge immédiatement », estime M. Khiati. Plus explicite, notre interlocuteur invite les pouvoirs publics à « créer des mécanismes de coordination entre les associations qui s’occupent des enfants et les différents organes de protection, la GN, la police et la justice, mais aussi les structures d’accueil ».

Son constat : « D’une façon générale, la prise en charge des enfants victimes de maltraitance est déficitaire et les mécanismes sont très lents à mettre en place. » Il est vrai que les structures d’accueil en font défaut. Beaucoup de victimes demeurent sans prise en charge – psychologique surtout – après avoir été victimes d’abus sexuels. Il n’y a pas d’assistance sociale. Pire que cela, « il n’y a pas de structures en dehors de celles habituelles, police, Gendarmerie nationale et tribunaux pour déposer plainte ». C’est pourquoi d’ailleurs, « même le nombre de plaintes est un chiffre à reconsidérer, car les gens en parlent plus », selon M. Khiati, qui indique que « selon des chiffres des différents organes de lutte depuis début 2000 à aujourd’hui, le nombre de plaintes a été multiplié par 4 ». Peu importe, n’est-il pas temps pour les pouvoirs publics de sortir de leur hibernation et d’entamer un travail d’accompagnement et de sensibilisation pour venir à bout de cette absurdité ? Cela, sans compter que la famille doit elle aussi jouer son rôle.

Par Rabah Beldjenna pour El Watan - 16 mars 2009

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