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09/02/2010

Identité nationale: un saupoudrage républicain à l'école - Les questions de fond sur l'immigration ne sont pas abordées

Drapeau tricolore à l'école.jpg
Une école à Paris

De l'identité nationale, le premier ministre n'a souhaité retenir que les aspects les plus consensuels. Le civisme sera exalté et les symboles de la République replacés dans les écoles. L'autorité des professeurs devra être renforcée, sans que l'on sache encore comment. Enfin, les étrangers seront soumis à des contrôles plus exigeants de langue, mais mieux accueillis. Les rares propositions plus rugueuses apparues au cours du séminaire ont été repoussées, comme l'enseignement des religions à l'école, sujet d'intenses controverses parmi les professeurs. Plus globalement, le rôle de l'école dans la construction du sentiment national fera l'objet d'une réflexion approfondie, les premières mesures se devant d'apaiser un débat controversé.

Création d'une commission de personnalités auprès d'Éric Besson

Composée d'historiens, de sociologues, d'intellectuels et d'élus, elle devra suivre l'application des premières mesures et pérenniser le débat sur l'identité nationale. Alors que certains ministres souhaitaient voir cette tâche confiée à une des nombreuses autorités déjà existantes, Éric Besson a bataillé pour garder la main sur le sujet.

Un carnet du jeune citoyen

Il devrait accompagner les élèves du primaire (CM2) au lycée, pour palier le manque de connaissances civiques constatées dans tous les milieux sociaux. Le carnet expliquera les symboles, les grandes dates mais servira aussi de journal civique, pour consigner ses propres actions ou lectures…

Une journée d'appel et un service civique placés sous le signe de la citoyenneté

Vestige du service militaire, la journée d'appel et de préparation à la défense sera profondément transformée pour permettre de rappeler ses droits et devoirs à toute une génération.

Le service civique donnera également lieu à un enseignement renforcé sur les valeurs.

Les symboles républicains retrouvent l'école

Les drapeaux seront hissés sur chaque école de la République, tandis que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen sera affichée dans les classes. La Marseillaise devra être chantée au moins une fois dans l'année. L'hymne est au programme scolaire, mais pour ne pas crisper les professeurs, il pourra également être chanté à l'occasion de rassemblements civiques locaux ou nationaux.

Mieux former les étrangers à nos valeurs

Dans le cadre du contrat d'accueil et d'intégration que les étrangers signent en arrivant en France, l'enseignement du français sera renforcé et prolongé si besoin. L'égalité hommes-femmes sera présentée comme une valeur fondamentale.

Une charte pour les nouveaux Français

Dorénavant, chaque nouveau Français devra signer une charte des droits et devoirs, comme cela se pratique dans d'autres pays.

Le Figaro - 08.02.10

   

17:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Irak: l'excavation de l'antique cité d'Ur pourrait en faire l'égale des Pyramides

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Le temple (Ziggourat) survolé par un hélicoptère US le 7 février 2010
UR (plus grande).jpg
Un soldat américain patrouile dans le cité d'Ur le 13 mai 2009
(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

Mardi 09 février 2010, 15h29


La cité sumérienne d'Ur, où le patriarche Abraham naquit selon la Bible, pourrait devenir aussi célèbre que le site de pyramides de Gizeh en Egypte si une volonté politique existait, assurent les responsables irakiens et étrangers travaillant sur le site.

A peine 20% de la cité, située près de Nassiriya, dans le sud l'Irak, ont été découverts lors de fouilles réalisées aux 19e et 20e siècles par des archéologues britanniques et américains.

"Quand les fouilles reprendront, des tonnes d'antiquités seront mis au jour et rempliront les salles de musée. Ce site deviendra peut-être plus important que le site de Gizeh" où se trouvent les pyramides de Khéops, Képhren et Mykérinos ainsi que le Sphinx, s'enthousiasme Dhaif Mouhssin, responsable de la protection du site.

"Certains archéologues estiment qu'il faudra plus de trente ans pour faire sortir de terre la cité", ajoute l'homme en arpentant son territoire.

Le royaume d'Ur, fondé il y a plus de 4.500 ans, repose enseveli sous un grand tertre balayé par les vents au sommet duquel trône le majestueux Ziggourat, une construction de briques à degrés dédiée à la déesse sumérienne de la lune, Nana.

Ur fut l'un des premiers centre de civilisation, établi sur les rives fertiles de l'Euphrate, où pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité une écriture sous la forme de symboles cunéiformes a été utilisée.

C'est sous le règne du roi Ur-Nammu (environ 2112-2095 avant notre ère), un guerrier accompli et fondateur de la troisième dynastie de Sumer, que la cité a atteint son apogée pour s'étendre jusqu'à l'Iran. L'économie, la culture, l'art et la poésie ont fleuri. Le royaume était régi par une réelle administration et un code de lois.

"Il est certain que beaucoup plus de matériel reste à découvrir", assure Steve Tinney, professeur d'assyriologie à l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis), à l'origine des premières fouilles scientifiques menées avec le British Museum entre 1922 et 1934.

Il espère que des textes seront découverts pour mieux comprendre la culture et la religion polythéiste sumériennes. "Nous ne possédons pas de littérature sur Ur-Nammu et ses successeurs, sur les rituels et les prières", dit-il, joint par téléphone.

Le site d'Ur pourrait s'avérer unique s'il est confirmé qu'il recèle ce qui pourrait être, selon Dhaif Mouhssin, la demeure du patriarche Abraham, le père des trois religions monothéistes.

"On pense que c'est là qu'il résida car lors des fouilles de 1922, on a retrouvé son nom inscrit sur une pierre", explique-t-il devant un édifice de 27 pièces reconstruit sur ordre de Saddam Hussein en prévision d'une visite en 1999 de Jean Paul II, qui n'a jamais eu lieu.

Protégée par une fragile barrière et quelques gardes, Ur risque toutefois de rester une cité perdue dans un pays encore secoué par la violence et plus préoccupé par sa reconstruction que par l'archéologie.

"Il reste beaucoup à faire et un effort doit être consenti de concert avec le gouvernement central si le pays entend tirer profit de son énorme potentiel et devenir une Mecque du tourisme", estime Anna Prouse, une diplomate italienne responsable de l'Equipe de reconstruction régionale (PRT) dans la province de Zi Qar.

Outre Ur, la province possède 47 sites "d'une grande valeur archéologique", poursuit-elle.

Les autorités provinciales n'ont pas le budget pour entamer des fouilles titanesques et "se concentrent sur l'électricité, les systèmes d'égouts, les écoles, les routes, l'eau potable plutôt que l'archéologie", dit-elle.

Quant au gouvernement irakien, il n'a pas fait preuve jusqu'ici de volonté pour planifier des fouilles, même si des équipes d'archéologues ont recommencé depuis 2005 à travailler, insiste Mme Prouse.

Linternaute- AFP - 09.02.10

17:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Procès de John Demjanjuk, 89 ans, à Munich

"Il ne se sent pas bien." C'est en ces termes laconiques que le juge Ralph Alt a, pour la quatrième fois depuis le début du procès de John Demjanjuk, suspendu, jeudi 4 février, l'audience du jour. La veille, l'octogénaire d'origine ukrainienne, soupçonné d'avoir participé à l'extermination de 27 900 juifs au camp de Sobibor, en Pologne, s'était fait porter pâle en raison d'un taux d'hémoglobine extrêmement bas, mais "sans gravité", selon le président de la cour.

L'Office d'enquête allemand sur les crimes nazis a bouclé deux enquêtes préliminaires visant des suspects de crimes commis sous le IIIe Reich, qui sont susceptibles de déboucher sur de nouveaux procès en Allemagne.


Assis au milieu de cette salle du tribunal de Munich, Thomas Walther n'a pas bougé. Pas la moindre réaction de la part de ce juge à la retraite, homme-clé de l'acte d'accusation. Il sait qu'il reviendra dans quelques jours pour en finir avec son témoignage en forme de réquisitoire commencé mardi et qui vise à reconstruire point par point le parcours de cet ancien mécano de Cleveland dont le nom figure sur une carte d'identité de service émise en 1942 par les SS.

Après quatre semaines de témoignages de survivants et de descendants de victimes du nazisme, l'ancien magistrat a fait entrer le procès dans sa phase technique en présentant des documents d'archives, souvent accablants. D'un ton doctoral, hésitant parfois, il a raconté comment à partir d'une enquête sur deux autres gardes nazis il est tombé sur un jugement d'une cour d'appel de l'Ohio autorisant une possible expulsion de John Demjanjuk. Intrigué, il fouille. Découvre qu'un des arguments de la justice américaine avait été, dès 2006, "la participation à l'extermination de milliers de juifs à Sobibor".

Thomas Walther fait ses recherches en Allemagne, aux Etats-Unis, en Israël. Il récupère un document d'une organisation d'aide aux réfugiés datant du 22 mars 1948 et sur lequel John Demjanjuk déclare avoir été, entre 1937 à 1943, "chauffeur de camion à Sobibor". Deux ans plus tard, le 22 octobre 1950, devant une commission américaine chargée des personnes déplacées, le même homme affirme cette fois avoir été "fermier indépendant" entre 1936 et 1943, toujours à Sobibor.

Remous dans la salle. Thomas Walther, imperturbable, raconte comment deux autres documents remplis par Demjanjuk mentionnent cette même petite localité en Pologne. "Il dira plus tard avoir menti afin d'éviter d'être rapatrié en URSS, souligne l'ancien juge. Mais il dira aussi que le nom de Sobibor lui avait été donné par un membre du consulat polonais avant d'affirmer avoir choisi cet endroit au hasard sur une carte. Ce qui paraît difficile au vu de sa taille."

Interrogé par Le Monde, l'avocat de John Demjanjuk, Ulrich Busch, resté silencieux pendant une bonne partie de la démonstration, dira que ces papiers ne signifient rien : "Demjanjuk n'a pas été à Sobibor, insiste-t-il. Et même si cela avait été le cas, ils ne prouvent pas qu'il était dans le camp."

Dans la nuit de mercredi, une radio tchèque a diffusé un entretien avec un survivant de Sobibor, un Russe nommé Alexeï Vaïtsen, qui affirme avoir reconnu John Demjanjuk. "Plusieurs personnes pensaient déjà pouvoir se souvenir de lui sans pour autant en être sûres, dit prudemment Rainer Volk, journaliste à la radio publique bavaroise. Quoi qu'il en soit, le faisceau d'indices semble se resserrer autour de l'accusé.

Alliance - 08.02.10

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Défaite de la Révolution orange en Ukraine

Ianoukovitch.jpg
Viktor Ianoukovitch
(Cliquez sur la photo)
 Six ans après les manifestations monstres qui ont porté au pouvoir les pro-européens Viktor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko, c’est leur bête noire qui remporte l’élection présidentielle.

 

Un vent de liberté souffle sur l’Europe de l’est. Après le dépouillement des bulletins dans 95,04 % des bureaux de vote, le candidat de l’opposition ukrainienne, Viktor Ianoukovitch, devance la candidate des mondialistes, le Premier ministre Ioulia Timochenko, de deux points (46,14 % contre 48,23 %). C’est une cinglante défaite pour les tenants du Nouvel Ordre mondial qui avaient imposé par la force fin 2004 un régime autoritaire ouvertement antinational et pro-atlantiste. Du côté de la majorité perdante, on parle sans rire de « fraudes massives » * et on fait du chantage à l’agitation de rue, refusant de fait le verdict des urnes.

Défaire cinglante aussi pour le complice de Timochenko, Viktor Iouchtchenko, authentique pion de Washington et Bruxelles, qui n’avait pas hésité à impliquer militairement son pays dans le différent opposant en 2008 Moscou à Tbilissi, multipliant les provocations envers le Kremlin : il n’avait obtenu que 5,5 % des voix au premier tour du scrutin présidentiel du 17 janvier. La politique antirusse imposée par les réseaux mondialistes (Soros, Freedom House, NED…), européïstes et atlantistes depuis le coup d’Etat de fin 2004, et qui risquait de se décliner in fine en nettoyage ethnique de la partie la plus russophile du pays (en Crimée notamment), a donc été rejetée par une écrasante majorité d’Ukrainiens. Car le bilan de la Révolution orange est sans appel : la monnaie a perdu 50 % de sa valeur, le PIB a chuté de 15 % et le chômage touche 20 % de la population de 46 millions d’âmes, de nombreux travailleurs ne perçoivent même plus de salaire.

Durant toute la seconde partie de la campagne, la candidate des Occidentaux et des ONG mondialistes n’a pas hésité à tenter, une fois de plus, de jouer sur les peurs, menaçant même d’un nouveau coup de force en cas de victoire de son adversaire, comme en 2004. Le Premier ministre Ioulia Timochenko a même affirmé que l’opposition cherchait « à prendre le pouvoir par la force », que les aides internationales seraient suspendues en cas de défaite de son camp, tout en cherchant à monter les Ukrainiens les uns contre les autres par un discours de pré-guerre civile à connotation ouvertement atlantiste, notamment à Lvov, bastion anti-russe de l’ouest du pays. Timochenko a ainsi promis que le russe ne deviendrait jamais la deuxième langue d’Etat en Ukraine et s’est vivement opposée dans ses propos à la présence dans cette ex-république soviétique de « bases militaires étrangères », allusion à la flotte russe de la mer Noire stationnée en Crimée, alors qu’elle est ouvertement favorable à l’adhésion à l’OTAN et à l’implantation de basses militaires US dans son pays.

Aussi, Viktor Ianoukovitch, ex-perdant de 2004, fera désormais tout pour apaiser les relations non seulement au sein des différentes composantes de la nation ukrainienne, mais aussi avec la Russie. Non seulement parce que c’est ce que le peuple attend et que l’UE le souhaite, car elle dépend de l’approvisionnement en gaz russe qui transite par le pays, mais aussi parce que le monde des affaires ukrainien fait pression en ce sens. Dans la pratique, cela signifie que le nouveau président, contrairement au couple Iouchtchenko/Timochenko, cessera d’exiger que la Flotte russe de la mer Noire se retire de Crimée, oubliera l’OTAN, refusera de monter les Galiciens (Ukrainiens occidentaux) contre les Russophones de l’Est du pays, la mettra en veilleuse sur des sujets qui fâchent, comme le génocide par la famine organisée par Staline (en 1932-1933, qui fit près de 10 millions de victimes) ou la réhabilitation des anciens de la Division SS Galizien, sans aller jusqu’à se soumettre pour autant à toutes les positions russes. Cela s’appelle faire de la politique réaliste, ce que Kiev semblait avoir oublié depuis 6 ans. Une décennie après le lancement par Vladimir Poutine du redressement national russe, bénéfique à l’ensemble de notre continent, Kiev a sans doute enfin retrouvé la voie de la Sagesse et de la Liberté.

Reste à savoir comment vont réagir les réseaux mondialistes qui appuyaient l’équipe sortante et si les groupes de provocateurs extrémistes stipendiés, comme l’UNA-UNSO, seront une fois de plus mobilisés par le camp des vaincus pour un nouveau coup de force aux conséquences incalculables. Cette semaine sera décisive.

NPI - 08.02.10

 

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Besson propose un "parrainage républicain" des étrangers

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Le ministre de l'Immigration Eric Besson va proposer, lors du séminaire gouvernemental d'aujourd'hui, plusieurs mesures visant à "améliorer le contrat d'accueil et d'intégration" des étrangers en France, avec notamment "un parrainage républicain".

Reçu ce matin sur France Inter, Eric Besson a souligné que la langue française ferait "partie des éléments déterminants" de ce contrat. La phase des débats menés dans les préfectures est par contre "achevée".

"Je vais proposer ce que j'appellerai un parrainage républicain", a-t-il ajouté, afin que les étrangers arrivés "légalement" en France, "se voient proposer l'appui, l'accompagnement, l'aide à l'insertion" par des citoyens français, "sur une base volontaire".

Lors du séminaire organisé aujourd'hui par le premier ministre, le ministre de la Défense devrait "proposer une réflexion sur l'évolution de la journée d'appel à la défense", et Luc Chatel, annoncer des mesures concernant l'école, a précisé le ministre de l'Identité nationale.

Quant à l'hymne national, Besson a répété que "tous nos concitoyens doivent comprendre et connaître la Marseillaise", et qu'il était nécessaire d'en expliquer les paroles, qui n'ont "rien d'évident en 2010".

Dans ce débat sur l'identité nationale, "l'étape suivante sera une intervention du président de la République", a aussi annoncé Eric Besson, sans préciser de date. Ensuite, après les élections régionales, il entreprendra "un tour de France" pour présenter "les décisions arrêtées lors du séminaire".

Concernant les "débats de préfectures", "ça ne va pas continuer puisque la phase du débat public est achevée", a affirmé le ministre de l'Immigration, rendant "hommage" aux préfets organisateurs des "350 débats", dont "346 se sont parfaitement" déroulés.
Le Figaro- 08.02.10

00:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

08/02/2010

Poutine commémorera avec Donald Tusk la tragédie de Katyn

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Mercredi dernier, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a invité son homologue polonais Donald Tusk à célébrer le 70e anniversaire du massacre de Katyn, prévu en avril, où 22.500 officiers polonais avaient été exterminés par la police secrète soviétique, le NKVD, une première dans les relations russo-polonaises.

C’est la première fois que la Russie a pris l’initiative de ces commémorations et qu’un Premier ministre russe et son homologue polonais vont rendre hommage ensemble aux victimes tuées à Katyn. C’est Vladimir Poutine qui a pris l’initiative de téléphoner mercredi à son homologue polonais pour l’inviter aux cérémonies. Ce dernier a qualifié de « pas très important sur la voie de l’amélioration des relations entre les deux pays », le geste de Poutine.

Depuis la chute du communisme étatique en 1989, tous les présidents et la majorité des Premiers ministres polonais s’étaient rendus à Katyn, lieu symbole dans la mémoire polonaise, pour des visites à caractère semi-privé. Les refus répétés de la justice russe de rouvrir l’enquête ont provoqué l’irritation en Pologne ces dernières années.

Dans la forêt de Katyn, un petit village près de Smolensk, dans l’est de la Russie, quelques 22.500 officiers polonais ont été assassinés, généralement d’une balle dans la nuque, en 1940 par le NKVD sur ordre signé de Staline. La forêt de Katyn est devenue le symbole du massacre des élites polonaises, même si des crimes semblables se sont déroulés dans plusieurs lieux, à Kharkiv (Ukraine) et à Miednoïe (Russie). Ils avaient été faits prisonniers après l’invasion de la Pologne par l’Union soviétique en septembre 1939 aux termes d’une clause secrète insérée dans le pacte de non agression avec l’Allemagne hitlérienne. Ce massacre fut révélé pour la première fois par les Allemands qui mirent au jour les charniers après la rupture du pacte germano-soviétique et l’invasion de l’URSS en 1941. L’URSS rejeta immédiatement la responsabilité du massacre sur l’Allemagne, allant même jusqu’à falsifier les dates de décès des victimes après guerre. L’Occident resta muet pour ne pas envenimer ses relations avec Moscou, devenu un allié indispensable dans la guerre contre Hitler. En 1945, ce crime sera présenté par les Soviétiques, lors du procès de Nuremberg, comme un « crime nazi ».

Ce n’est qu’en avril 1990 que le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev finit par reconnaître la responsabilité de l’URSS. Depuis, les archives soviétiques sur la question restent difficiles d’accès, même pour des chercheurs reconnus. Le geste fort de Vladimir Poutine est peut être le signe d’une ouverture en direction de l’accessibilité de ces documents, en tout état de cause c’est un symbole important pour la paix entre les peuples sur notre continent.

En 2009, le film « Katyn » d’Andrzej Wajda fut très largement mis à l’index par les milieux intellectuels français car considéré comme mal-pensant. Il ne fut diffusé que dans de rares petites salles.

NPI - 08.02.10

23:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

NPA et UMP: même combat!

Olivier Besancenot vient de saisir la perche que lui avait tendu l'Ump; cette dernière n'était d'ailleurs plus vraiment crédible en tant que mouvement de droite depuis que les socialistes, par l'intermédiaire de Vincent Peillon, ont avoué ne rien avoir d'essentiel à ajouter au discours de Monsieur Besson (Umps). Pour exister en politique aux yeux de l'électorat, il faut un opposant afin que mutuellement on puisse se faire mousser. Il en fut par exemple ainsi sous la quatrième république dans laquelle gaullistes et communistes marchèrent comme larrons en foire. Faute de parti socialiste, l'Ump vient de se trouver avec le Npa un adversaire qui va lui permettre de sortir son artillerie. Et réciproquement. La bipartition factice est dès lors retrouvée, ce afin de mystifier les Français.

Evidemment, Besancenot qui est désormais au centre de l'actualité, dispose de nouveau de la main. Alors que son mouvement semblait s'essouffler, voilà pour lui l'occasion de refaire surface. Réciproquement, l'Ump est ravie de voir le Npa remonter, ce au moment où les socialistes semblaient avoir le vent en poupe. Il va de soi qu'un Npa fort a les moyens, s'il le souhaite, de faire perdre à la gauche que nous qualifierons de démocratique, plusieurs régions. Voilà pourquoi il y a collusion entre l'extrême gauche et le pouvoir, et ce malgré les divers noms d'oiseaux à venir.

Alors que le débat passionné sur l'identité nationale a presque cessé, la candidature d'une femme voilée, dont le logo est Npa, risque de relancer la polémique. C'est ce que veulent les uns et les autres, enfin ceux soucieux d'attirer les caméras. Il est tout de même surprenant que ce soit chez des communistes que l'on trouve vanté au point de l'exhiber, un signe ostentatoire de religion, symbole comme chacun sait, de vestige du féodalisme théocratique.

Certains me feront remarquer qu'Olivier Besancenot n'est pas plus communiste que moi, et ils n'auront pas forcément tort. Peu importe, l'essentiel est ailleurs: si c'est une bonne chose pour les politiques que d'être sous les feux de la rampe, c'en est aussi une que d'aller à la pêche aux voix. Avec cette femme voilée, c'est bien évidemment l'électorat musulman qui est ici courtisé à l'aide d'un signe fort qui bien entendu, comptons sur le pouvoir, va faire des vagues. N'oublions pas que l'Ump lors des prochaines échéances cherche simplement à limiter la casse: un non succès de la gauche (hors extrême gauche) suffira à combler le gouvernement.

J'ai, et à plusieurs reprises, effectué une mise en garde que je réitère ici: sachant que la majeure partie de l'électorat populaire nous revient de droit, il est nécessaire que nous ne le perdrions pas, volé qu'il serait par des spécialistes de l'agitation et de la propagande. Le travail politique sur le terrain dans les milieux populaires est vital.

Philippe DELBAUVRE

VOXNR - 06.02.10

19:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

USA: le mouvement populiste et patriote des "Tea party" lance un défi à Obama

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Des participants à un Tea party chantent l'hymne national américain, en septembre dernier à Springfield en Ohio
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Sarah Palin séduit l'Amérique profonde
(Cliquez sur les photos)

Réuni en convention à Nashville, ce nouveau courant conservateur et populiste renvoie dos à dos démocrates et républicains.

Plantés en file indienne au milieu de quelque trois cents autres participants pour récupérer leur accréditation, Ruth Weiss et son mari David font patiemment la queue dans l'immense hall de l'hôtel Opryland de Nashville, dans le Tennessee. C'est dans ce centre touristique d'un gigantisme un peu surréaliste, avec ses 4 000  chambres, ses palmiers et ses cascades kitsch, que se tient pour trois jours la convention de la «nation des Tea party», une nébuleuse conservatrice anti-establishment en plein essor, qui donne des maux de tête à l'Administration Obama et sème l'inquiétude dans les rangs républicains.

David, 61 ans, a une longue barbe grise et un tee-shirt aux couleurs du drapeau américain. Ruth, 60  ans, a les cheveux blonds teints et un chemisier léopard sur lequel est accroché un badge qui dit : «Je suis fière d'être une “Tea Bagger”». Partis dimanche dernier en voiture de San Diego, en Californie, ils sont venus pour «se former», car ils ne veulent plus laisser la politique aux «soi-disant politiciens professionnels» qui «sont en train de ruiner le pays».

Le terme «Tea party», qui fait allusion au coup d'envoi de la révolution américaine en 1773 à Boston, sous-entend un retour résolu à la pratique politique des Pères fondateurs et à la Constitution. Né au printemps pour protester contre le plan de relance d'Obama, le mouvement, version américaine du poujadisme français, a capitalisé au cours de l'été sur son opposition active à la réforme du système de santé, pour finalement se transformer en porte-voix d'une Amérique profonde exaspérée par «Washington» et «ses pratiques non transparentes». «Obama veut changer notre pays. Nous ne sommes pas d'accord», martèle Ruth, une ancienne enseignante. «Il donne de l'argent sans compter aux banques, aux compagnies automobiles et aux individus qui ne peuvent plus payer leur maison, les poussant à être irresponsables. Pourquoi ceux qui travaillent dur devraient-ils payer ?»

Jusqu'ici sans affiliation et sans grande culture politique, Ruth et David ont sauté le pas le 12 septembre, en participant à la grande manifestation des Tea party à Washington DC. Inspirés par les «centaines de milliers de gens côtoyés», ils ont créé un groupe grâce au site Internet Meet up.com. De la même manière, Lori Christensen, quinquagénaire débonnaire originaire de la bourgade d'Evergreen, dans le Colorado, a décidé «de réagir» après avoir participé en avril à une réunion des Tea party sur la question du «trop d'État et des déficits abyssaux». De retour chez eux, elle et son mari ont commencé par convoquer des réunions modestes de 4 à 5 voisins, pour finalement recruter quelque 100 adhérents. «Tout cela est très spontané, les gens arrivent et arrivent, par le bouche à oreille. Ils sont très inquiets», dit Lori, enthousiaste, qui fera aujourd'hui un discours pour raconter son expérience.  

Dissensions violentes

 

L'élément le plus frappant, chez Lori comme chez les autres congressistes, est que tout en se disant «conservateurs», ils renvoient dos à dos démocrates et républicains, soupçonnés de collusion. En observant la salle, Chris Bundgaard, un journaliste local de la chaîne WKRN, note qu'il s'agit aussi d'un mouvement «remarquablement blanc», mais dit ne pas avoir noté de haine particulière contre le président Obama. De fait, celle-ci affleure peu dans les témoignages, sauf lors de la soirée d'ouverture, quand l'ancien représentant républicain Tom Tancredo prend la parole pour dénoncer la politique de «Barack Hussein Obama» et mettre en garde contre «le multiculturalisme» qui menace le modèle «occidental et judéo-chrétien.» «Notre culture est la meilleure», lance ce politique connu pour son discours anti-immigration, appelant la nation à «reprendre possession du pays». Un tonnerre d'applaudissements répond à ses paroles.

La question est de savoir si ce mouvement hétéroclite et spontané en pleine affirmation parviendra à s'imposer comme une force autonome entre démocrates et républicains. Des dissensions violentes sont apparues avant la convention, accusée de faire payer trop cher le droit de participation, menant à de nombreux boycotts. Déstabilisés par le côté brouillon et peu transparent de l'organisation, plusieurs républicains en vue ont ajourné leur participation, laissant la vedette à Sarah Palin, idole du mouvement, qui sera ce soir à Nashville. Les médias ont dû attendre la dernière minute pour être accrédités.

Mais il n'empêche qu'un vent puissant porte pour l'instant les «patriotes», bien plus populaires dans l'opinion que les partis discrédités. Des millions de personnes auraient rejoint le mouvement, même si les chiffres restent flous. C'est surtout grâce à la mobilisation des activistes du Tea party que le républicain Scott Brown a raflé le siège de sénateur de feu Ted Kennedy dans le Massachusetts. Ces derniers espèrent maintenant promouvoir leurs propres candidats pour les primaires des élections de mi-mandat. «Nous voulons qu'on nous rende notre pays, lance Kimberley, activiste dans l'Ohio. Washington n'a qu'à bien se tenir.»

Le Figaro - 08.02.10

19:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Des wagons réservés aux femmes en IDF?

Bruno Beschizza, tête de liste de l'UMP pour les élections régionales en Seine-Saint-Denis, s'est prononcé pour la mise en place de wagons réservés aux femmes le soir dans les transports en Ile-de-France.

Interrogé sur France Bleu, Beschizza a affirmé que "dans les transports, systématiquement le soir (il fallait) faire en sorte que les femmes seules aient un accès privilégié dans le premier wagon, qu'il soit sur-vidéoprotégé, pour que les gens se sentent en sécurité". Comme on lui faisait remarquer qu'il y aurait alors un afflux de passagers dans le premier wagon, il a répondu: "Il faudra s'adapter et alors?".

Dans un communiqué apportant des "précisions" à ses déclarations, Beschizza a affirmé ensuite qu'"il s'est prononcé pour la vidéoprotection systématique dans la première rame de chaque train et RER", "ces rames (étant) bien sûr ouvertes à tous les voyageurs sans exception".

Beschizza est le secrétaire général du syndicat de police Synergie (deuxième syndicat d'officiers de police). Il est en congé de son syndicat pour les élections régionales.
Agé de 39 ans, il a été désigné numéro un de la liste UMP en Seine-Saint-Denis à la place de Patrick Toulmet, qui avait été pressenti auparavant par la chef de file de l'UMP pour les régionales en IdF Valérie Pécresse. Toulmet, président de la chambre des métiers du département, a été rétrogradé à la troisième place de la liste départementale de l'UMP.

Le Figaro - 08.02.10

18:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Immigration - Accident mortel à Villiers-le-Bel: les familles attaquent les policiers qui auraient menti

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Le 25 novembre 2007
(Cliquez sur la photo)

Mouhsin Sehhouli et Lakhamy Samoura avaient 15 et 16 ans lorsqu'ils ont trouvé la mort dans un accident de voiture avec des policiers en novembre 2007. Leur avait enflammé Villiers-le-Bel, la ville vivant deux nuits d'émeutes semblables à celles de 2005.

 

Leurs familles viennent de porter plainte contre les trois policiers, qui avaient été innocentés par la en octobre dernier. Info révèle ce matin que Me Jean-Pierre Mignard a déposé une plainte pour faux témoignage contre ces hommes, estimant qu'ils avaient menti aux enquêteurs et aux juges lorsqu'ils avaient assuré ne pas avoir voulu heurter la mini-moto sur laquelle les deux adolescents circulaient sans casque, le soir du 25 novembre 2007.

Les déclarations des fonctionnaires de police «contiennent des affirmations manifestement contraires à la vérité et qui ont été révélées par l’information judicaire et notamment par l’expertise», estiment dans un communiqué Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman. «Ces déclarations des policiers ne peuvent avoir été faites que dans l’objectif de faire obstacle à l’enquête conduite par les policiers de la Sureté Départementale du Val d’Oise et de l’Inspection Générale de la Police Nationale, la Procureure de la République de Pontoise et la Juge d’Instruction, devant qui les fonctionnaires ont déposé, à plusieurs reprises, sous serment».

Au cours du procès, l'expertise mise de côté avait démontré que si la voiture de police roulait «à une allure raisonnable», sans gyrophare, elle était brusquement passée de 59 à 64 km/heure à l'entrée du carrefour, soit une poussée de 5 km par seconde. 

Au cours des violences qui avaient éclaté après l'accident, des policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire avait été roué de coups, une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces avaient été détruits. Cinq informations judiciaires avaient été ouvertes pour ces violences. Et un premier procès s'était déroulé en juillet 2007, devant le tribunal correctionnel quelques mois avant l'audience jugeant de la mort des deux garçons.

Les avocats des familles Sehhouli et Samoura demanderont l’infirmation de l’ordonnance de non-lieu et la réouverture de l’information judiciaire le 17 février prochain devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles.

Le parisien - 08.02.10

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La grande mosquée en construction à St Etienne a été taguée

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(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Dans la nuit de lundi à dimanche, près d'une dizaine d'inscriptions racistes et islamophobes, ainsi que des croix gammées, ont été peintes sur les murs de la grande mosquée de Saint-Etienne (Loire), en de construction. Des dégradations dénoncées par le recteur de la mosquée et la préfecture de la Loire. La Direction départementale de la sécurité publique de la Loire est saisie.

Une plainte devait être déposée dans l'après-midi de lundi.

Venus vers 6h30 du matin accomplir la première prière de la journée du 8 Février, les fidèles de la mosquée étaient horrifiés en découvrant les inscriptions injurieuses peintes à la bombe sur les murs de la mosquée toujours en construction. «La au français», «pas d’arabes ici» ou alors «heil hitler», voilà les inscriptions injurieuses que les fidèles pouvaient lire sur les murs de la mosquée», peut-on lire sur le site du Conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes.

 

«La communauté juive solidaire de la communauté musulmane»

«Le CFCM exprime sa profonde indignation face à ces actes de profanation qui se sont multipliés de façon très inquiétante», écrit son , Mohammed Moussaoui, dans un communiqué. «Au moment où le gouvernement s'apprête à faire le point sur le débat sur l'identité nationale, le CFCM demande solennellement de faire figurer parmi ses préconisations la mise en place d'une mission d'information parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France», poursuit-il.

Dès la connaissance des faits, le préfet de la Loire, Pierre Soubelet, s'est rendu sur place pour rencontrer le futur président-recteur de la Grande mosquée, Larbi Marchiche. La communauté juive a, de son côté, dénoncé un «acte odieux», se déclarant «tout à fait solidaire à la communauté musulmane». «J'espère que la justice passera rapidement», a déclaré à l'AFP Marcel Dreyfus, président du consistoire israélite Rhône-Alpes-Centre. «La violence des inscriptions, à caractère nazi et xénophobe doit faire l'objet d'une condamnation sans faille», a également fait savoir SOS Racisme dans un communiqué.

Ces inscriptions s'ajoutent à celles retrouvées à la mosquée de Meyzieu et de Saint-Priest, dans le Rhône, en août et en décembre 2008, selon le conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes, qui appelle à un rassemblement devant la mosquée dimanche 14 février à 14 heures.

Le Parisien - 08.02.10

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Le SNUipp-FSU demande à Luc Chatel de ne pas interdire "Le Baiser de la lune"

Le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, a demandé lundi au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, de "faire confiance aux enseignants des écoles et de ne pas interdire l'utilisation en CM1 et CM2 d'un court-métrage d'animation évoquant l'homosexualité.

AFP - le 08 février 2010, 12h06

"Il est choquant que le ministre estime qu'il est prématuré d'aborder ces questions à l'école primaire et que le film +Le baiser de la lune+ (...) soit interdit d'utilisation en primaire alors qu'il n'est pas encore achevé", écrit le syndicat dans un communiqué.

Le SNUipp "regrette cette attitude frileuse et passéiste, il demande au ministre de revenir sur ces propos, de s'abstenir de toute interdiction et de faire confiance aux enseignants pour aborder ces questions avec les outils pédagogiques de leur choix".

Luc Chatel a estimé mercredi que ce court-métrage, une histoire d'amour entre un poisson-chat et un poisson-lune destinée par ses auteurs à devenir un outil pédagogique, n'avait "pas vocation à être projeté en primaire".

Pour le SNUipp, "tout montre que les stéréotypes et les comportements discriminatoires se construisent très tôt dans l'histoire individuelle".

Il estime qu'"en tenant compte de l'âge des élèves et de leur maturité, en travaillant avec les parents d'élèves, l'école peut contribuer à faire reculer ces stéréotypes et ces discriminations". Le SNUipp juge ainsi que "dès la maternelle il est possible de parler de la diversité des familles et de parler d'amour à partir des interrogations des enfants, de la lecture d'albums ou de travailler à partir d'autres documents pédagogiques".

Le Matin ch - 08.02.10

17:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

07/02/2010

VIDEO La Torah protège et sauve!

http://www.youtube.com/watch?v=ArgNTyucuVw

20:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

Crimes de guerre à Gaza: les enquêtes internes menées par Israël ne sont pas jugées crédibles

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch accuse Israël de n'avoir pas suffisamment enquêté sur les crimes de guerre que son armée est accusée d'avoir perpétrés durant l'offensive à Gaza, l'an dernier. Lancée officiellement pour stopper des tirs de roquettes contre Israël, l'opération "Plomb durci" avait fait, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 1400 morts, pour la plupart des civils, côté palestinien, selon des sources médicales locales, et 13 côté israélien.

Dans une résolution adoptée le 5 novembre, l'Assemblée générale de l'ONU avait donné trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes sur les allégations de crimes de guerre commis lors du conflit, contenues dans le rapport de la Commission d'enquête du juge sud-africain Richard Goldstone. Le rapport Goldstone, commissionné par l'ONU, recommandait la saisine de la Cour pénale internationale si Israël et les Palestiniens n'annonçaient pas d'ici fin janvier leur intention de mener des enquêtes "crédibles" sur la conduite du conflit.

Enquêtes sur 150 incidents

Israël a depuis lors communiqué un rapport où il est fait mention d'investigations lancées sur 150 incidents séparés, dont 36 font l'objet d'une enquête criminelle. Deux officiers supérieurs ont reçu un blâme et une seule condamnation a été prononcée, selon l'armée : contre un soldat qui avait volé une carte de crédit. Mais Human Rights Watch, qui précise avoir rencontré le 4 février des juristes de l'armée israélienne, assure que ceux-ci ne l'ont pas convaincue que les enquêtes internes de Tsahal sont "impartiales et approfondies" et qu'elles "concernent les directions politiques et militaires dont les décisions ont entraîné des morts de civils à l'encontre des lois de la guerre".

"Il est crucial de mener une enquête indépendante pour comprendre pourquoi autant de civils ont été tués et pour pouvoir poursuivre les responsables d'attaques illégales", a déclaré dimanche un responsable de HRW, Joe Stork. Les enquêtes internes de l'armée "ont concerné surtout des soldats qui avaient désobéi aux ordres sur les règles d'engagement de l'armée, sans se préoccuper si ces ordres ne violaient pas les lois de la guerre", a-t-il estimé. L'ONG relève pour sa part la "mort de 53 civils dans 19 incidents au cours desquels l'armée israélienne a apparemment violé les lois de la guerre".

Du côté des Nations-Unies, c'est toujours l'expectative : jeudi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré n'être pas en mesure de déterminer si Israël et les Palestiniens s'étaient ou non conformés à l'exigence de l'ONU d'ouvrir des enquêtes indépendantes et crédibles sur cette opération militaire. Dans un rapport transmis à l'Assemblée générale de l'ONU, il a déclaré qu'à ce stade, "aucune détermination ne peut être faite sur la mise en oeuvre par les parties concernées de la résolution" 64/10 de l'Assemblée générale.

Par TF1 News (Avec agences) le 07 février 2010

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Vaudou en Haïti

Les vaudouistes de l'«île magique», qui baigne dans le syncrétisme, veulent profiter des bouleversements provoqués par le tremblement de terre pour sortir de l'ombre et obtenir leur reconnaissance.

L'histoire court d'une tente de fortune à l'autre sur le Champ de Mars, la grande place de Port-au-Prince transformée en camp de réfugiés. La nuit, dans l'obscurité du bivouac dénué d'électricité, un loup-garou vient sucer le sang des rescapés endormis. La rumeur n'a rien de surprenant dans un pays où l'imaginaire vagabonde. En Haïti, un homme peut enlever sa peau pour se transformer en dindon avant de reprendre son allure ordinaire le lendemain. Et un chauffeur peut donner un brusque coup de volant pour éviter un zombie qui traverse la route. «Ici, personne ne décède de mort naturelle. Il y a toujours une explication magique», constate avec amusement le professeur Jean William Pape, le patron du centre antisida de la capitale.

Les raids du loup-garou du Champ de Mars ont en revanche le don d'énerver Max Beauvoir, le «chef suprême de la religion vaudoue en Haïti». «Cette fable est importée par les évangélistes occidentaux, tonne-t-il. Il n'y a jamais eu de loup sur notre île, ni en Afrique d'où nous venons.» Max Beauvoir a de la prestance. Les cheveux gris, il porte un boubou sur son pantalon et chausse des mocassins de qualité. C'est un hougan, un grand prêtre. On l'appelle aussi ati. «Cela veut dire le grand arbre de la forêt dont l'ombre protège les petits. Ses grandes branches servent de reposoir aux oiseaux qui le souillent, mais heureusement la pluie le lave», développe le grand prêtre.

Les grands jours, il endosse son costume d'apparat. Les dernières fêtes, celles de Makaya, remontent à fin décembre. Elles étaient consacrées aux bains. Une occasion de se purifier pour l'année à venir. Les prochaines, celles de Papa Loco, sont prévues en mars. On rendra hommage à l'esprit qui administre le «péristyle de Mariani», le lieu de culte fondé par Max Beauvoir.

 

«La justice divine est implacable »

 

Mais ce calendrier bien ordonné est bouleversé par le tremblement de terre. Une partie du temple s'est effondrée. Par chance, le potomitan, le sanctuaire où se déroule le rituel, est intact. Le prêtre vaudou permet au visiteur de le traverser. «Il est désacralisé hors cérémonie», précise-t-il. Le «labo», comme l'appelle Max Beauvoir, chimiste de formation, a également pris un coup. Le hougan soigne dans cette pièce, par des techniques mystérieuses, l'âme de ses visiteurs. Il guérit par exemple un patient par le transfert de sa maladie à un animal. Il procède aussi à des offrandes. Mais la volière s'est disloquée. Les blanches colombes qui servent aux sacrifices se sont envolées.

Assis sur les marches du temple, un artisan restaure une statue abîmée par le séisme. Elle représente un homme courbé à tête de bouc portant sur ses épaules un macaque. «Elle est très dangereuse», prévient-il. «Il voulait dire que la justice divine est implacable», rectifie le hougan sans s'étendre sur le sujet. Il préfère parler de l'effigie en bois de cousin Zaka, la divinité du travail, d'Ogou, le dieu des cataclysmes et de Dambala, la canne en bois représentant le dieu serpent. Ce dernier présente la particularité de priver de la parole ou de l'usage de ses jambes la personne qu'il «possède».

«On se considère comme fortunés. Les temples vaudous ont mieux résisté que les églises et la cathédrale. Ils sont toujours debout. J'ai présenté mes condoléances aux représentants catholiques et protestants qui ont tellement souffert», déclare Max Beauvoir en rappelant que ses homologues, l'archevêque de Port-au-Prince et le pasteur des églises protestantes, ont péri dans la catastrophe. Le hougan attribue la résistance des lieux de culte vaudou à leur rusticité, mais aussi à une sélection naturelle. «La nature a remis les choses à flot en nous frappant, estime-t-il. Nous avons une société injuste depuis la mort de l'empereur en 1806 ( le général Dessalines, premier chef de l'État après l'indépendance, NDLR). Le Vatican et les grandes puissances occidentales se sont ligués pour que les chrétiens travaillent à l'effacement du vaudou, la religion des origines. Tout cela doit changer. Le tremblement de terre marque le début d'une nouvelle ère.»

Max Beauvoir prend souvent un ton et des postures de tribun. Il se considère, à l'instar des évêques, comme le haut représentant d'une communauté religieuse qu'il veut imposer sur la scène nationale. En quête de notoriété, il aime montrer la galerie de photos qui décore la salle de réunion de sa communauté. Sur l'un des clichés, il pose aux côtés de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies. Lundi, le président René Préval l'a reçu dans son bureau pour préparer avec lui les cérémonies œcuméniques d'hommage aux victimes prévues le 12 février, un mois jour pour jour après le séisme. «Nous organiserons en parallèle des célébrations de recueillement autour des divinités du courage, de la force et de l'amour», annonce le hougan.

Max Beauvoir s'inscrit dans un courant réformateur du vaudou. Il veut faire d'une pratique occulte éclatée en de multiples communautés et familles une institution comme les autres. Une démarche contestée, voire redoutée par de nombreux observateurs. «Ce choix fait entrer le “vaudouisme” sur le marché des religions en concur­rence avec le christianisme, l'hindouisme ou l'islamisme, relève Guy Maximilien, historien des religions. Beauvoir est un hougan qui a suivi une initiation, mais il est à sa manière un usurpateur, car le vaudou a toujours fonctionné sans direction unique.»

Le vaudou est la survivance des manifestations rituelles des anciens esclaves déportés d'Afrique. C'est un culte plutôt complexe, avec son panthéon de divinités, les lwa. «Ces entités mystérieuses et puissantes procèdent du premier émerveillement et du premier effroi de l'individu devant la nature. Elles éveillent encore aujourd'hui les parties archaïques de l'homme auxquelles poésie et religion s'adressent», explique Guy Maximilien, qui est aussi un spécialiste du sanscrit.

Mesurer l'influence du vaudou sur la société est, selon lui, impossible. Car il faudrait marier les contraires. Confession de l'ombre, il attire et repousse. «Je crois que bien peu de Haïtiens redoutent d'adhérer au vaudou en tant que religion, mais qu'ils ont peur de sa magie», résume William Seabrook dans L'Ile magique, un livre culte paru en 1929 et préfacé par Paul Morand. C'est que le vaudou ouvre la boîte aux fantasmes avec ses personnes transformées en zombies, sa magie noire, ses empoisonnements, ses poupées plantées d'aiguilles, ses coups de poudre. Ses défenseurs se considèrent comme les victimes d'une entreprise de diabolisation. «Satan est une création chrétienne. Nous n'avons rien à voir avec ça», tranche Max Beauvoir.

 

Religion de l'intime

 

Plasticien renommé, Patrick Vilaire a exposé voici quelques années à la Fondation Cartier à Paris. En 2008, il a présenté à Amsterdam une œuvre prémonitoire intitulée : Le Potomitan ou l'échelle de Richter. La sculpture en métal montre l'axe central du sanctuaire d'un temple ébranlé. La colonne qui fait la liaison entre le serviteur et le Dieu est maintenue par des mains tendues. «En réalisant cette œuvre, je voulais dire qu'on allait vers un gros problème. Il y a chez nous un déséquilibre dans notre culture dû à une politique et à une économie qui ont conduit au désastre», dit-il. Il ajoute : «Le séisme a détruit le bâti physique et moral. Il a écrasé les lieux de culte. Il est vécu par la masse des croyants comme une punition divine. Les gens pensent que les dieux vaudous ont exprimé leur colère.»

Patrick Vilaire est une sorte d'athée mystique. Au lendemain du tremblement de terre, il est allé avec quelques amis dans les charniers pour sortir des corps des fosses communes et leur donner une sépulture plus acceptable. Il extrayait des cadavres, les enveloppait et les portait en terre. Puis il plantait une croix sur le monticule. Dans le rite vaudou, les défunts sont considérés comme une enveloppe charnelle qui mérite le respect. Leur départ doit se faire dans la dignité. Selon la tradition, l'esprit des morts rejoint la mer. À en croire Max Beauvoir, qui a construit son temple sur la côte, «une âme revient seize fois sur la terre pour huit vies en homme et huit vies en femme. Puis elle devient un pur esprit qui circule à la vitesse de la lumière et protège les vivants».

Les vaudouistes sont convaincus que certains disparus de la tragédie du 12 janvier vont se réincarner en novembre, mois dédié au culte des ancêtres. Ce sera l'occasion pour les défunts de faire passer des messages et pour les vivants de poser des questions. Les pratiquants se réuniront en famille. Le revenant prendra possession d'un participant. Comme chaque année, ces fêtes des morts seront présidées par Baron Samedi, la divinité des morts, et sa femme, Grande Brigitte. Elles seront animées par les guédés. «Ce sont des êtres insupportables qui ne souffrent pas les règlements. Ils orchestrent des danses lascives que les catholiques désavouent», note Élisabeth, l'épouse du hougan de Port-au-Prince. Dans le temple, une statue symbolise ces retrouvailles : elle représente une femme enlaçant un squelette.

Le Figaro - 03.02.10

19:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Des femmes soldats israéliennes brisent le silence

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Des femmes qui servent dans l’armée de l'entité sioniste, témoignent de leur participation à l’humiliation systématique des Palestiniens, à la violence, au vol et à l’assassinat de personnes innocentes et même d’enfants.

« Dans l’armée israélienne, une femme doit se montrer "meilleure" que les hommes. Lorsqu’elle humilie un Palestinien, elle doit donc le faire plus fort. »

Neuf mois après avoir publié la confession sans fard de soldats de Tsahal (l’armée de l’Etat hébreu) ayant participé à l’offensive de janvier 2009 dans la bande de Gaza, l’organisation non gouvernementale israélienne « Brisons le silence » vient de rendre public le témoignage de cinquante femmes soldates postées à différents barrages de Cisjordanie durant leur période d’« obligation militaire » (deux ans). Quelques-unes ont également servi à Erez, le principal point de passage avec la bande de Gaza.

Sous le couvert de l’anonymat, ces témoins racontent les mauvais traitements infligés quotidiennement aux Palestiniens désireux de franchir un barrage pour se rendre d’un point à un autre de la Cisjordanie, les vols d’argent ou de marchandises perpétrés par ceux qui sont censés les contrôler, ainsi que la complicité ou le désintérêt d’une hiérarchie qui cherche avant tout à se couvrir. Publicité

« La procédure voulait que lorsqu’on laissait un Palestinien qui avait eu l’autorisation de se rendre en Israël retourner dans la bande de Gaza via Erez, on l’emmenait à l’écart sous une tente et on le battait », raconte une soldate fraîchement démobilisée. La « correction » durant une vingtaine de minutes se déroulait en présence des officiers commandant l’unité et à en croire l’ONG, « les femmes n’étaient pas les dernières à frapper ».

Le rapport de « Brisons le silence » fait du bruit en Israël. La radio publique lui a d’ailleurs consacré un long débat quelques heures à peine après sa publication. Plusieurs soldats ou ex-soldats intervenant à l’antenne ont accusé l’ONG de « monter en épingle des faits isolés car il est évident qu’il y a des brebis galeuses partout ». D’autres ont estimé qu’il s’agissait d’un ramassis de mensonges puisque « Tsahal est la seule armée disposant d’un code d’éthique ». Ce qui en fait « l’armée la plus morale du monde » a estimé le vice-premier ministre Elie Yshaï en préambule au Conseil du cabinet de dimanche.

Mais les témoins de « Brisons le silence » ont maintenu leurs propos. L’un d’entre eux a cité le cas d’un enfant en bas âge qui avait pour habitude de narguer les soldats basés à Hébron (Cisjordanie) et qui leur lançait parfois des pierres. Convoqué par l’unité de police militaire « Sachlab », le bambin a subi un interrogatoire en règle au cours duquel son bras a délibérément été cassé.

Selon une femme officier dans le Corps des gardes-frontière, les violences seraient souvent provoquées par l’ennui. Postée dans la région de Jénine où elle surveille le mur de séparation, cette soldate affirme que ses collègues, qui n’ont rien à faire, inventent souvent des agressions. « Ils affirment par radio que des Palestiniens leur ont lancé des pierres ou se sont montré agressifs et en donnent une description vague. Ce qui leur permet ensuite d’interpeller n’importe quel « suspect » pris au hasard afin de défouler leur stress sur lui. »

Parfois, ce « défoulement » va tellement loin que les victimes en meurent. Parmi les cas cités figure celui d’un enfant de 9 ans abattu d’une balle dans l’abdomen après qu’il eut tenté de grimper le long du mur de séparation. Un autre enfant tué par des snipers à proximité de la colonie de Goush Etzion n’avait lui non plus pas grand-chose à se reprocher mais les soldats qui l’ont tué se sont arrangés pour inventer une histoire qui les couvrait."

Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3841480,00.html

Traduction en Français : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/03f26b90-0eb0-11df-a273-2...
VOXNR - 02.02.10

19:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

VIDEO Discours de Fillon devant le CRIF - Appel à la lutte contre l'antisémitisme sur le Net

http://www.dailymotion.com/video/xc4ner_francois-fillon-d...

Le discours de la honte

François Fillon, premier ministre d’un gouvernement présidé par un homme qui n’a fait que tromper ses électeurs et trahir le pays qui a accueilli ses ancêtres, fait allégeance au CRIF et à Israël.

Fillon s’indigne que l’internet puisse être utilisé pour exprimer des vérités non conformes à celles de la propagande. Il estime aussi que l’expression de sentiments antisémites et une atteinte à la liberté et à la démocratie. Il veut donc restreindre la liberté sur Internet afin de ne pas laisser les ennemis de la liberté s’exprimer librement. Il faut comprendre. Il fait aussi les louanges de la démocratie israélienne alors que son gouvernement supprime une à un les quelques libertés qui restent aux Français.

Fillon qui, quand il oublia de mentir, affirma être à la tête d’un Etat en faillite, qui n’est pas en mesure de trouver les fonds pour subvenir aux besoins des Français, alors que de nombreux Français dorment dans la rue, promet de financer tous les caprices du CRIF, y compris une rente pour les orphelins de guerre, si ces derniers sont Juifs.

Il promet de mettre la France et sa diplomatie au service d’Israël et de son lobby. Il affirme que la sécurité d’Israël est la priorité absolue pour la France. Il ne semble vraiment pas comprendre qu’il est premier ministre d’un gouvernement qui devrait être au service de la France et des Français.

Il veut aussi aider "notre" compatriote Shalit. Shalit est l’un de ces Français qui ignore l’être. Il a été fait prisonnier de guerre alors qu’il combattait pour une armée étrangère. Ce n’est donc pas à la France de s’occuper de son sort.

Fillon prétend vouloir combattre le communautarisme, mais il plaide allégeance à la communauté; combattre l’antisémitisme, mais il n’hésite pas à faire l’amalgame entre les Français d’origine ou de confession juive et les lobbies au service du seul Etat pratiquant encore l’apartheid.

Altermédia Info - 07.02.10

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Le hangar a été entièrement évacué dimanche

Le hangar de Calais occupé depuis samedi soir par une centaine de migrants et une vingtaine de militants altermondialistes de No Border a été entièrement évacué dimanche vers 16H30 par les forces de l'ordre, selon une militante altermondialiste.

 
 «Ils ont tout pété, ils sont rentrés de force. Il n'y avait plus de migrant à l'intérieur», a crié Hélène, une militante de No Border, encadrée par deux policiers qui l'évacuaient du local.

Le quartier autour du hangar a été entièrement bouclé depuis 15H30 par une dizaine de camions de CRS venus en renfort du Touquet et qui se sont postés à chacune des trois rues qui permettent d'accéder au hangar, en interdisant l'accès aux migrants ainsi qu'à la presse.

Un grand bruit de verre cassé

Avant que la jeune femme ne sorte avec les policiers, un grand bruit de verre cassé a retenti à l'extrémité de la rue où étaient massés les journalistes, ainsi qu'une vingtaine de migrants qui assistaient à la scène. Au moment de l'évacuation, il ne restait plus qu'une dizaine de militants et les derniers migrants avaient quitté les lieux alors que le bâtiment était encadré par les CRS, selon Valentin, un joint par téléphone avant l'évacuation.

Environ 90 migrants et une vingtaine de militants altermondialistes ont passé la nuit de samedi à dimanche dans le hangar, sous surveillance policière.

La police entourait toujours dimanche ce hangar loué par «SOS soutien ô sans-papiers» et dans lequel une centaine de migrants avaient réussi à pénétrer samedi après-midi, à l'appel de l'association altermondialiste No Border.

Le Parisien -07.02.10

18:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Le hangar de Calais: les migrants, les altermondialistes, Besson et Morano...

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Altermonialistes évacués du hangar
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Les migrants après une distribution de repas
(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

Le hangar occupé samedi soir par une petite centaine de migrants à Calais n'abritait plus, dimanche en début d'après-midi, qu'une dizaine de migrants avec des militants altermondialistes. Vers 14h, une cinquantaine de migrants partis à une distribution de repas ont essayé de regagner le hangar mais en ont été empêchés par une vingtaine de CRS qui avaient barré la rue, sans échange de coups.

Samedi soir, accompagnés de militants altermondialistes, les migrants avaient forcé l'entrée du bâtiment, devant lequel une quinzaine de policiers étaient postés. Des policiers et environ 75 CRS avaient ensuite été appelés en renfort pour boucler le quartier autour du bâtiment loué par l'association «SOS soutien ô sans-papiers».

«Le sous-préfet nous a demandé d'évacuer les lieux, nous promettant en échange qu'aucune interpellation de migrants ne serait faite. Mais les migrants, eux, ne veulent pas bouger», expliquait samedi soir Rodolphe Nettier, de «SOS soutien ô sans-papiers».

Besson : il n'y aura pas de «nouvelle jungle»

Dimanche matin, les membres du s'étaient relayés pour condamner cette occupation : «L'Etat ne laissera pas se reconstituer un lieu qui servirait de base arrière aux filières mafieuses de l'immigration clandestine à proximité du port de Calais», a déclaré le ministre de l'Immigration dans un communiqué, réaffirmant sa «détermination» à «ne pas laisser se créer de nouvelle jungle ou de nouveau Sangatte sur le territoire français».

Même détermination pour la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano : «Nous ne laisserons pas des personnes aller dans les bois ou s'installer dans des hangars. Nous voulons une immigration qui soit digne. Il y a des procédures pour tous ceux qui sont candidats au statut de réfugié politique. Ces procédures doivent être respectées», a-t-elle insisté, sur Radio J.

Un hangar prévu pour le stockage de matériels

Le hangar de 600 mètres carrés a été loué il y a quelques semaines par l'association «SOS soutien ô sans-papiers», qui en a ensuite confié la gestion aux militants altermondialistes d'une autre association, No Border. Ceux-ci n'ont jamais caché leur intention de s'en servir comme hébergement pour les migrants. Cependant, ce hangar, destiné à la base au stockage de matériels, n'est pas aux normes pour recevoir du public, a fait valoir la préfecture du Pas-de-Calais.

Depuis la fermeture du centre d'hébergement et d'accueil d'urgence humanitaire administré par la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, les migrants sont dispersés sur le littoral en attendant de pouvoir passer en Angleterre.

Le parisien - 07.02.10

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Les mécanismes et les acteurs de l'escroquerie

Le système mis en place autour de la société de placements immobiliers Apollonia reposait sur son fondateur, ses commerciaux, les notaires et les banques. Voici les principaux mécanismes et acteurs de l’escroquerie mise au jour par l’enquête judiciaire.

1 Le principe général
Des commerciaux prennent contact avec des clients en leur proposant d’investir dans des projets immobiliers neufs aux quatre coins de la .

Les clients doivent acheter des appartements en empruntant de l’argent aux banques. En contrepartie, on leur garantit que les revenus locatifs de ces appartements couvriront le remboursement de leur prêt.  Mais entre des prêts faramineux et des appartements surévalués au moment de leur construction, les investisseurs se sont tous retrouvés avec des mensualités dépassant très largement les revenus procurés par les loyers. Résultat, un endettement moyen de 3 millions d’euros par client.

2 Le rôle de la famille Badache
La maison mère de l’escroquerie est une société familiale. Apollonia, société de conseil et , était en effet dirigée par Jean Badache et sa femme Viviane. Leur fils Benjamin était officiellement le PDG de la structure. Lors de sa mise en examen il a expliqué qu’Appolonia avait un rôle d’« agence immobilière ». La famille Badache aime l’immobilier. Témoins, leur chalet dans la très chic station helvète de Crans-Montana, évalué à 7 millions d’euros, et un riad à Marrakech au Maroc, sans oublier la demeure familiale de Cassis (Bouches-du-Rhône) où ils vivent toujours : 1 300 m 2 habitables dans une villa de luxe équipée d’une pièce secrète, façon bunker. Aujourd’hui, la justice s’intéresse à ces biens familiaux et a bloqué les comptes bancaires des Badache en Suisse.

3 Des commerciaux efficaces
Lorsque Apollonia démarre en 1999, les commerciaux ne proposent « que » l’achat de trois ou quatre biens immobiliers, mais très vite leurs offres sont plus importantes. « Ils étaient parfaitement rompus à l’exercice, se souvient une victime. Un premier contact était pris par téléphone. Ils parlaient de capitalisation pour la retraite et de défiscalisation.  Ils insistaient si vous refusiez. » Lors du premier rendez-vous, le commercial exhibe sa voiture, souvent une berline de luxe. Une fois le client ferré grâce au « manuel de l’embrouille » (lire encadré), la machine peut se mettre en place.
Les commerciaux répètent souvent la même phrase : « Ne vous en faites pas, on s’occupe de tout. » A tel point que certains iront jusqu’à falsifier des relevés de comptes bancaires transmis par leurs clients à destination des banques prêteuses.  Le jour de la signature avec le notaire, il y avait souvent un ultime numéro de prévu : « Les gens d’Apollonia faisaient vraiment très sérieux, jusqu’à tancer le notaire qui arrivait en retard. Avec le recul, on se dit que tout ça devait être programmé », relate aujourd’hui une victime.

4 Des notaires peu scrupuleux
Les commerciaux d’Apollonia n’auraient sans doute pas pu escroquer des milliers de personnes. Des notaires pas trop regardants sur la légalité de leurs actions étaient nécessaires. Trois sont actuellement mis en examen et incarcérés.
Selon le dossier d’instruction : certains actes ont été rédigés et signés dans un hôtel parisien, à l’aéroport de Toulouse, dans une cafétéria de Tarbes ou, pire, dans une chambre d’hôpital de Briançon. Sauf que tout acte notarié doit être signé dans l’étude d’un notaire « aux heures d’ouverture ».
En garde à vue, un notaire a été confronté à un acte signé de sa main soi-disant rédigé dans son étude d’Aix-en-Provence. Or, le client, médecin, se trouvait ce jour-là à Paris.  Après avoir nié, le notaire a dû avouer. Selon un proche de l’enquête, les notaires auraient empoché des millions d’euros en participant au système Apollonia. Les avocats des trois notaires mis en examen dénoncent de leur côté leur placement en détention et ont déjà demandé leur remise en liberté.

Le Parisien - 07.02.10

 







 
 

 

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