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Blog - Page 1708

  • Une ourse scandinave et ses trois petits... la vérité de la vie et de l'instinct maternel

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
    Les trois oursons regardent la route sur leur gauche, attentifs à ne pas se faire écraser... Mais leur mère a repéré le véritable danger, sur la droite, là où s’est posé le photographe, dont on imagine volontiers la peur. Car l’ourse le regarde droit dans l’objectif et cette espèce suédoise, essentiellement carnivore, peut se montrer très agressive lorsqu’elle est surprise en compagnie de sa progéniture. En dépit de la forte population de plantigrades (plus de 3000 individus) dans ce pays, les accidents sont toutefois très rares. Peu sociable à l’égard des humains, l’ours brun scandinave s’éloigne en effet au moindre bruit, sauf lorsqu’il a quelque chose à protéger… comme ici.
    (Carl Johan Radstrm/Scanpix/Sipa)

  • Le nombre des embryons humains congelés ne cesse d'augmenter...

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    Le nombre des embryons congelés, qui ne cesse d'augmenter, pose des problèmes pratiques et moraux.

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      Alors que le Conseil d'État vient de se dire favorable à la poursuite des recherches sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, le sort des embryons surnuméraires, lui, continue de poser problème. Conçus lors des fécondations in vitro (FIV) dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation (AMP), ils sont de plus en plus nombreux à «occuper» les Cecos (centres d'études et de conservation des œufs et du sperme) où ils sont congelés pour une durée légale de 5 ans. Selon les derniers chiffres disponibles, en 2006, 176 523 embryons sont à ce jour conservés en France, ce qui concerne quelque 49 618 couples, soit une augmentation de 25 % par rapport à 2005. La pratique veut que un à dix embryons par couple soient congelés pour réitérer l'implantation en cas d'insuccès. Un sur-stock qui pose à la fois un problème pragmatique de gestion et un problème éthique. Tout particulièrement parce qu'un nombre grandissant de ces embryons sont abandonnés par les parents au cours des cinq années de conservation : pas moins de 83 407, en 2006. Soit presque autant que ceux qui continuent de faire l'objet d'un projet parental (93 116).

      Sur ces «abandons», 37 435 embryons (soit 21,2 % du total congelé) sont le fruit d'un choix délibéré des parents et stipulé par écrit. Un formulaire leur est envoyé chaque année pour décider de poursuivre ou non la congélation et, si non, quelle option ils choisissent : le don à la science, le don à autrui ou la destruction. Selon les statistiques de 2006, 9 319 ont été proposés à la recherche, 10 239 à d'autres couples stériles, et 17 877 à la destruction. Restent les 45 972 autres embryons abandonnés (26 %) qui, eux, constituent le vrai c0asse-tête des responsables des Cecos.

       

      La science en partie fautive

       

      Les 13 263 parents concernés ne renvoient pas le formulaire annuel, ils «disparaissent dans la nature, sans laisser d'adresse », commente le Dr Jean-Marie Kunstmann, responsable du Cecos à l'hôpital Cochin à Paris. « C'est un réel problème, se désole le Dr Aline Papaxanthos, responsable du Cecos au CHU de Bordeaux. Chez elle, sur les 829 embryons cryoconservés, 217 font l'objet d'un défaut de réponse. «Il y a plusieurs raisons à cela, explique cette spécialiste, le désaccord intraconjugal, les séparations, les déménagements ou encore les veuvages ». Pour le Dr Jean-Marie Kunstmann, un autre facteur, moins social, explique ce phénomène : «De plus en plus de parents n'arrivent pas à se prononcer. C'est difficile, il s'agit du sort des frères et sœurs potentiels de leur enfant. La responsabilité d'une telle décision est trop lourde, ils préfèrent la laisser aux Cecos.»

      Pour Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les droits de la vie, la science serait en partie fautive. «Elle masque aux parents les enjeux de la congélation et les dilemmes cornéliens qu'elle pose en se présentant seulement comme la réponse concrète à leur douloureux problème de stérilité. On les met devant des choix impossibles.» Un reproche qui fait depuis lundi l'objet d'une demande de moratoire, dans un courrier au président de la République, pour dénoncer l'utilisation de l'embryon humain «comme matériel de laboratoire».

      L'accroissement des abandons n'est pas la seule cause de l'«embouteillage» des Cecos. Si les meilleurs résultats de l'AMP y sont pour quelque chose - on obtient plus de grossesses en transfert d'embryon «frais» qu'avant - «les candidats aux FIV sont aussi plus nombreux, avant de se lancer dans le parcours, à vouloir la congélation en vue d'un deuxième ou un troisième enfant», observe le Dr Aline Papaxanthos.

      Surtout, un certain nombre de parents qui désirent un autre enfant préféreraient recréer des embryons plutôt que d'«utiliser» leur «stock» en Cecos, les jugeant «passés de date» ou s'interrogeant sur leur âge réel par rapport au frère ou à la sœur né de la même «production». Certains spécialistes réagissent à ces «excès» en rappelant que «seuls 2 000 bébés naissent après une décongélation».

    • Le Figaro - 11 mai 2009

      Horrible, mais il faut le savoir!
  • La télévision publique polonaise, fief du "néo-nazi" Piotr Farfal

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    Piotr Farfal

    Profitant de la zizanie politique, Piotr Farfal, un ancien activiste d'extrême droite, dirige depuis six mois les deux chaînes de télévision nationales et un réseau de stations régionales.

    La télévision publique polonaise (TVP) est-elle en voie de devenir un bastion néonazi ? Depuis sa nomination, l'hiver dernier, à la tête de cette institution, Piotr Farfal en rêve. Juriste de formation, cet ancien skinhead a longtemps milité au sein de groupuscules ultranationalistes fascinés par le svastika avant de devenir le rédacteur en chef du journal des Jeunesses de la Grande Pologne, le mouvement de jeunesse de la Ligue des familles polonaises (extrême droite) où il s'était fait remarquer par ses dia­tribes antisémites.

    En 2006, la coalition gouvernementale formée par le parti Droit et Justice (PIS) des frères Kaczynski avec l'extrême droite et les populistes de Samoobrona lui avait permis de devenir membre du Conseil de surveillance de la télévision publique. Le PIS a été renvoyé dans l'opposition aux législatives anticipées de l'automne 2007. Ses deux alliés n'ont même pas franchi le seuil nécessaire pour entrer au Parlement. Mais Piotr Farfal, lui, est toujours en piste. Mieux, le 19 décembre dernier, quatre des sept membres du Conseil de surveillance de la télévision polonaise se sont entendus pour limoger l'ancien président de la TVP, un homme lige des Kaczynski, et nommer Farfal à sa place. Depuis, ce dernier place ses hommes. Six de ses camarades d'extrême droite ont déjà investi divers postes stratégiques.

     

    Arte suspend ses opérations de coproduction

     

    La TVP est un petit empire médiatique : deux chaînes nationales ainsi qu'un réseau de douze stations régionales. En avril, plusieurs figures de proue de l'intelligentsia polonaise, parmi lesquelles Marek Edelman, héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, et le cinéaste Andrzej Wajda, ont publié une lettre ouverte pour dénoncer la présence à la tête de la TVP d'«un ancien fasciste qui a publiquement prôné le racisme, l'antisémitisme et loué le nazisme sans jamais renier ses opinions». Pour les mêmes raisons, Arte a suspendu ses opérations de coproduction avec la TVP. Au pouvoir depuis près de deux ans, le premier ministre libéral Donald Tusk se heurte à un imbroglio législatif. En août dernier, il avait réussi à faire adopter un projet de loi qui lui aurait permis de reprendre le contrôle de l'audiovisuel public et d'en extirper les éléments extrémistes. Un veto du président Lech Kaczynski, son ennemi intime, a réduit ses espoirs à néant. Seule une majorité des trois cinquièmes, et donc l'appui d'une partie de l'opposition, pourrait permettre à Tusk d'arriver à ses fins.

    Profitant de la zizanie poli­tique, Piotr Farfal et ses camarades tiennent en attendant le haut du pavé. À l'approche des élections européennes, la TVP a ainsi diffusé, à une heure de grande écoute, une interview plutôt complaisante de l'Irlandais Declan Ganley, fondateur du parti Libertas, notoirement antieuropéen. Farfal a re­jeté en revanche une offre de participation à la création d'une chaîne en langue biélorusse, arguant qu'il ne pouvait «dépenser de l'argent pour quelque chose qui n'est pas produit en langue polonaise et qui n'est même pas destiné aux Polonais». Belsat, qui émet tout de même aujourd'hui six heures par jour, est une bouffée d'oxygène pour la plupart des Biélorusses qui n'ont accès qu'aux chaînes de télévision contrôlées par le régime dictatorial d'Alexandre Loukachenko.

    De même, la TVP a refusé de cofinancer avec CBS un film sur Irena Send­ler, une juste polonaise qui a sauvé 2 500 Juifs du ghetto de Varsovie durant la Deuxième Guerre mondiale. Officiellement, le budget de ce film "dépassait largement les possibilités financières de la TVP".

    Le Figaro - 22 mai 2009

       
  • Panne de clavier...

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  • SCANDALEUX! Irradiés nucléaires: la justice a rejeté les demandes d'indemnisation

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    Un ancien militaire français, Lucien Parfait, irradié au Sahara
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    La justice a invoqué vendredi des raisons de procédure pour rejeter les demandes d'indemnisation de douze anciens militaires atteints de maladies mortelles liées aux essais nucléaires français, au moment où le gouvernement admet pourtant enfin sa responsabilité dans le drame.

     
    La cour d'appel de Paris a simplement estimé que la grande majorité des demandes étaient irrecevables parce que les faits sont antérieurs au 1er janvier 1976, date de création de la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction pénales (Civi).

    Pour d'autres cas, notamment l'un d'entre eux dont la contamination remonterait aux essais pratiqués en Polynésie en 1983/1984, la cour a jugé que l'ancien soldat n'aurait pas dû s'adresser à la Civi mais à une juridiction compétente "pour les victimes d'accidents de travail ou de service".

    En l'occurrence, l'ancien soldat aurait donc dû porter plainte devant un "tribunal des pensions militaires".

    Ces arguments juridiques n'ont pas été bien accueillis par ceux qui militent depuis des années pour que, comme les victimes de l'amiante, ces anciens soldats, ou leur héritiers, soient enfin indemnisés.

    Car sur les douze, victimes de cancers de la peau, du sang ou des reins, seulement cinq sont encore vivants.

    "Nous accueillons ce jugement scandaleux avec un sentiment de colère", dit Michel Verger, président de l'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven).

    "Les salariés sont indemnisés pour la plupart d'entre eux, et les militaires, eux, sont laissés de côté, c'est inadmissible", déclare Me François Lafforgue, qui défendait les douze.

    L'incompréhension est d'autant plus forte que le rejet survient cinq jours avant que ne soit présenté, le 27 mai en Conseil des ministres, un plan d'indemnisation, doté de 10 millions d'euros en 2009, pour ces soldats tombés malades après avoir participé à certains des 210 essais nucléaires pratiqués par l'armée française dans le Sahara de 1960 à 1966, puis en Polynésie de 1966 à 1996.

    En annonçant ce plan en mars, le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait quand même assuré que l'Etat avait conduit les essais "en appliquant les plus strictes consignes de sécurité", une affirmation contredite à l'audience par des descriptions de parties de pêche dans des lagons polynésiens irradiés ou de missions sur les sites de tir algériens en simple uniforme de coton.

    AFP. 22/05/09

  • La loi HADOPI a été votée - ce qu'elle prévoit contre les internautes - 10 antidotes

  • Ces femmes qui congèlent leurs bébés...

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    Immeuble de Metz-Borny où on a découvert le tout petit martyr
    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
    30 ans de prison. C'est ce que risque la mère du nouveau-né dont le corps a été découvert dans un congélateur dimanche soir à Metz, après qu'une information judiciaire a été ouverte mercredi par le parquet de Metz pour délaissement de mineur ayant entraîné la mort, selon une information du Figaro.fr.

    La macabre découverte a été faite dimanche soir par un jeune adolescent dans un quartier de Metz. En week-end chez sa mère biologique, le garçon a trouvé le cadavre d'un nouveau-né dans le congélateur de l'appartement, alors qu'il cherchait une glace. C'est en rentrant dans son foyer d'accueil qu'il a donné l'alerte.

    Placée en garde à vue, la jeune femme de 32 ans, mère de quatre enfants dont trois sont placés en famille d'accueil, vivant seule avec une fillette de 2 ans et demi, a reconnu avoir accouché seule dans sa baignoire d'un bébé mort-né. Apparemment, le petit cadavre séjournait depuis peu de temps dans l'appareil, mais la date de l'accouchement de la mère reste inconnue. Une autopsie pratiquée mardi matin devrait permettre de déterminer avec plus de précisions la date et les circonstances du drame.

    Cette sordide affaire constitue le sixième infanticide de ce type en France depuis trois ans. En 2006, deux bébés avaient été découverts dans le congélateur des époux Courjault, à leur domicile de Séoul. L'enquête avait ensuite révélé l'existence d'un troisième bébé, tué en 1999 alors que le couple vivait en France. Véronique Courjault doit comparaître à partir du 9 juin devant les assises d'Indre-et-Loire.

    Trois autres affaires similaires avaient éclaté en 2007 : à Albertville, en Savoie, trois cadavres de nouveau-nés avait été découverts chez leur mère. A Valognes, dans la Manche, les enquêteurs avaient mis au jour six petits corps. A Toulouse, une mère avait reconnu avoir tué sa fille aussitôt après avoir accouché puis l'avoir placée dans le compartiment congélation de son réfrigérateur. Et l'an dernier, une femme de 35 ans avait été mise en examen dans les Côtes-d'Armor après que son mari avait découvert le corps d'un bébé dans le congélateur.

    Pour Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et spécialiste des affaires d'infanticides et de néonaticides, de tels gestes ne traduisent pas une maladie. Le déni de grossesse «est toujours lié à une fragilité psychique», explique-t-elle. «Le moment où la mère accouche est un moment de panique, et pour arrêter cet événement qui la met dans un moment de souffrance intense, elles annulent les cris de l'enfant, et l'enfant en décède.»

    Le Figaro - 20 mai 2009

     Les psychologues comprennent toujours les gestes de mort et trouvent immanquablement des circonstances atténuantes aux actes les plus abominables... C'est curieux, tout de même! Qui leur apprend tout ça durant leurs études? 

    Moi qui ne suis pas psychologue, je pense d'abord à la souffrance de ce petit être sortant de la chaleur du ventre de sa mère pour se retrouver dans un froid intense, dans le noir d'un compartiment de congélation... La femme qui l'a mis au monde est vivante, elle couchera et couchera encore, sera de nouveau enceinte, sans état d'âme, parce que personne aujourd'hui, dans notre société, ne lui dit que c'est MAL de tuer ses enfants! Et qu'elle est pire qu'une bête!

  • Vélos volés: la manipulation médiatique

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    Le contrôle par la police de deux mineurs dans le cadre d’un vol de vélos a donné lieu à une manipulation qui vise à mettre en cause la police et à victimiser une fois de plus les auteurs présumés.

    La presse s’est répandue partout pour dénoncer “l’arrestation de deux mineurs de 6 et 10 ans à la sortie de leur école“; certains médias, sans rien connaître du dossier ont même été jusqu’à conclure immédiatement qu’ils avaient été arrêtés “à tort”. La mère des deux rejetons a eu droit à une couverture médiatique maximale (notamment via Sud Ouest) pour s’ériger en victime avec vraisemblablement l’espoir d’en tirer partie lors d'une plainte contre la police.

    La vérité semble relever d’un tout autre contexte.

    Une dame vient déposer plainte au commissariat de Cenon (33) pour le vol du vélo de son enfant, en précisant qu’elle savait qui le lui avait pris. Elle accompagne des policiers à proximité de l’école, à la sortie des classes elle signale un petit garçon de 6 ans comme étant le voleur du vélo, et celui ci est accompagné par un enfant de 10 ans. Les policiers décident de suivre à distance les enfants, et les interpellent à environ 200 mètres de l’établissement scolaire, après s’être assurés de ne plus être vus depuis l’école. Lors du contrôle, la dame reconnait le vélo volé, mais il se trouve en plus qu’elle identifie le vélo du garçon plus grand, comme étant celui qu’on lui a volé il y a un an et demi. Les enfants sont conduits au commissariat de Cenon avec toute la psychologie et la douceur possible, et ils attendent dans le bureau d’un OPJ le temps que les parents prévenus arrivent. Le plus petit enfant dit qu’il a emprunté le vélo, et la mère dit qu’elle ne connait pas ce vélo, et elle ne s’oppose donc pas à la restitution de celui ci à sa propriétaire.

    Il apparait que pour le second vélo, malgré une attestation rédigée par un "ami de la mère de l’enfant", la plaignante est toujours formelle, c’est bien le sien, et la procédure n’est toujours pas clause.

    Le plus choquant n’est pas le contrôle de personnes -même mineures- dans le cadre d’une affaire de vol. La police et la justice sont faites pour cela. Les enfants Ouachin, suspectés de vol, ne sont pas au dessus des lois françaises et leur déposition, dans le cadre d’une procédure pénale, est tout à fait légitime.

    Le plus choquant est à l’évidence l’attitude incivique de la presse bien pensante qui aurait voulu que la police ferme les yeux et ne donne pas suite à une plainte.

    Mme Aicha Ouachin, qui ne s’étonne pas de voir ses enfants rouler avec des vélos “empruntés”, devrait savoir qu’en droit français, le vol perpétré par des mineurs engage la responsabilité des parents. Peut-être faudrait-il lui appliquer la loi dans toute sa sévérité pour qu’elle comprenne sa responsabilité de parent dans les éventuels actes délinquants de ses chères petites têtes "blondes"?

    AMI-France 21 mai 2009

  • Festival de Cannes: "Inglourious Basterds" de l'américain QuentinTarantino

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    (L'affiche ne peut pas s'agrandir)

    Synopsis: Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa (Christof Waltz). Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.
    Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark (Diane Kruger) pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

    Allociné.com

  • Autriche: les signes d'une radicalisation de l'extrême-droite s'accumulent

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    D'un genre particulier, un slogan électoral du parti d'extrême droite autrichien FPÖ barrait un encart publié dimanche 17 mai par le tabloïd Kronen-Zeitung : "Le FPÖ met son veto à l'adhésion de la Turquie et d'Israël" à l'Union européenne. Le chancelier social-démocrate, Werner Faymann, a dénoncé cette rhétorique, et annoncé une "campagne d'information antifasciste" dans les écoles.

    L'Autriche court-elle le risque d'une radicalisation ? Aux élections législatives de septembre 2008, le FPÖ et le BZÖ, les deux partis d'extrême droite, ont recueilli ensemble 37 % des suffrages chez les moins de 30 ans, contre 29 % pour l'ensemble des électeurs. Ces dernières semaines, plusieurs incidents imputables aux milieux néonazis ont impliqué des adolescents.

    Samedi 9 mai, quatre jeunes néonazis perturbaient les cérémonies de commémoration du camp de concentration d'Ebensee, annexe du camp de Mauthausen profané par des inscriptions nazies en février. En avril, une classe venue se recueillir à Auschwitz était renvoyée chez elle en raison de propos antisémites proférés par certains élèves. Les statistiques confirment la tendance : le ministère de l'intérieur recense 831 actes à caractère néonazi en 2008, presque deux fois plus qu'en 2006.

    BANALISATION

    Pour le président de la communauté juive, Ariel Muzikant, le climat politique autrichien contribue à la banalisation de l'extrême droite. La frontière entre l'expression d'un populisme de droite et un extrémisme à relents encore plus nauséabonds est devenue floue. Jörg Haider avait exploité cette ambiguïté pour rénover un ancien parti d'extrême droite et séduire l'électorat déçu des deux grands partis, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates. "La ligne dominante sous Haider était un populisme de droite endossé par des cadres issus de l'extrême droite", analyse Helmut Kramer, professeur à l'université de Vienne. Le troisième président du Parlement et député FPÖ, Martin Graf, est membre d'une "Burschenschaft" (cercle d'anciens étudiants nostalgiques du pangermanisme) répertoriée parmi les mouvements d'extrême droite.

    En 2005, Haider fonde le BZÖ, dissident, et le FPÖ est repris en main par le Viennois Heinz-Christian Strache, dont les liens de jeunesse avec l'extrême droite sont connus. Entre-temps, fort de six ans de participation aux gouvernements du conservateur Wolfgang Schüssel et de ses résultats électoraux, le FPÖ a acquis une nouvelle respectabilité. "Avec deux partis, l'ambiguïté se dissipe un peu. On assiste à une radicalisation du ton du FPÖ", note Kramer.

    L'extrême droite non parlementaire fait montre d'une nouvelle audace, estime un expert du Centre des archives documentaires de la résistance autrichienne (DOW). Des manifestations prévues à Braunau, ville de naissance d'Hitler, et à Linz ont été interdites. C'est dans les régions de Salzbourg et de Haute-Autriche, frontalières avec l'Allemagne, que la scène extrémiste aurait la plus forte implantation. L'idéologie véhiculée amalgame pangermanisme, propagande néonazie et négationnisme, agrémenté d'une dénonciation de la mondialisation et d'islamophobie. Le centre observe depuis des années la percée d'un mouvement néonazi, le FBJ, qui cible les jeunes de la région de Haute-Autriche et drainerait environ 250 personnes.

    Le Monde - 20 mai 2009
  • L'Ascension du Christ

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    Icône de l'Ascension du Christ - Novgorod (Russie) fin du 15ème siècle
    (Cliquez sur l'image pour la voir en totalité)
    Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s'est plusieurs fois montré aux apôtres.

    Puis, au cours d'un repas qu'Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé qu'ils allaient recevoir une force, « celle du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).

    « Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : " Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L'avez vu s'en aller vers le ciel » (Actes des Apôtres 1, 9-11).

    L'évangéliste Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie » (Luc 24,52).

  • Condamné définitivement, Pierre Bédier doit quitter le Conseil général des Yvelines

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    Pierre Bédier

    La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi formé par l'ancien secrétaire d'Etat UMP, Pierre Bédier, rendant définitive son inéligibilité et l'obligeant à quitter son mandat de président du Conseil général des Yvelines.

    Il était accusé d'avoir bénéficié, avec deux autres élus également condamnés, d'enveloppes en espèces et autres avantages d'un total de plusieurs centaines de milliers d'euros entre 1998 et 2001, en échange de l'octroi de marchés publics aux sociétés de nettoyage de Michel Delfau, aujourd'hui décédé.

    En décembre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé Pierre Bédier coupable de "corruption passive" et "recel d'abus de biens sociaux", faits commis alors qu'il était maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005.

    Le tribunal l'avait condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques. Cette dernière sanction implique son inéligibilité pendant le double du temps, soit six ans.

    Le 16 mai 2008, la cour d'appel de Paris avait divisé l'amende par deux, mais avait confirmé le reste de la peine infligée à l'ancien secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la Justice.

    Mercredi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a suivi l'avis du parquet général et rejeté son pourvoi, considérant qu'il n'avait fait que contester des points de fond, qui par leur nature-même échappent à la Cour de cassation.

    M. Bédier perd donc son mandat de conseiller général, et par ricochet, celui de président de l'assemblée départementale des Yvelines.

    L'élection du nouveau président du conseil général des Yvelines aura lieu mardi à Versailles, a annoncé le président sortant Pierre Bédier (UMP), contraint à la démission, dans un courrier adressé mercredi à ses collègues de ce conseil, dont l'AFP a eu copie.

    L'ex-secrétaire d'Etat, condamné définitivement à de la prison avec sursis assortie d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux, rendra sa démission en préfecture, la veille, "lundi 25 mai", à la préfète du département Anne Boquet.

    Pour ce qui est de l'Assemblée nationale, il avait déjà pris de l'avance, renonçant dès le 15 avril à son mandat de député des Yvelines.

    En octobre, il avait demandé au Premier ministre de prolonger au-delà de six mois la mission parlementaire dont il avait été chargé sur le développement solidaire et l'immigration. Or une telle prolongation a permis à sa suppléante, Cécile Dumoulin, de lui succéder à l'Assemblée nationale, sans qu'une nouvelle élection soit organisée.

    A la dernière législative de 2007, M. Bédier n'avait été élu qu'avec quelques centaines de voix d'avance.

    Egalement poursuivis, Jacques Masdeu-Arus, maire de Poissy de 1983 à mars 2008, et son ancien adjoint, Gilles Forray, avaient également vu leurs peines confirmées en appel, à l'exception des peines d'amende, divisées par deux, de 150.000 à 75.000 euros.

    En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à deux et trois ans avec sursis, ainsi qu'à cinq ans de privation des droits civiques, soit 10 ans d'inéligibilité.

    Mercredi, la Cour de cassation a également rejeté leurs pourvois, rendant définitives leurs condamnations.

    Si M. Forray n'a plus de mandat électif, M. Masdeu-Arus devra quitter son siège de député UMP des Yvelines.

    Depuis le début de cette affaire, M. Bédier conteste farouchement avoir reçu de telles enveloppes de la part de M. Delfau, en échange de marchés de nettoyage.

    AFP. 20/05/09

  • A Marseille, on achète les votes des cités

    Rolland Balalas avait la réputation d’un homme qui ouvre les portes... En livrant ses secrets à la justice, il en a peut-être ouvert une de trop : celle qui conduit au scandale. Secrétaire général du groupe socialiste au conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce militant actif et volubile, aux cheveux longs et à la barbe christique, était le pivot des attributions d’aides publiques aux associations dans les quartiers Nord de Marseille. Il était en outre l’assistant de la députée Sylvie Andrieux, figure du socialisme local dont ces cités grises et déshéritées sont la terre d’élection.

     Pour son plus grand malheur, Balalas est aussi, à présent, le principal témoin à charge des pratiques occultes du PS phocéen.

    « Le fait d’aider abondamment les associations est le résultat d’une stratégie politique ; les vannes sont ouvertes en grand dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clientéliste », a-t-il déclaré au juge Franck Landou, qui l’a mis en examen en juin 2008 pour « complicité de détournements de fonds publics ». Suivait cette accusation, tranchante comme un poignard : « Mme Andrieux utilise sans discernement les fonds publics sans se soucier de ce qu’il y a derrière, juste pour sauvegarder ses intérêts électoraux et politiques. C’est-à-dire qu’elle se fout complètement de savoir si ce que l’on finance est bon ou pas, dans la mesure où ça augmente sa popularité dans les quartiers. »

    Depuis, l’écho de ces déclarations-pourtant jamais publiées à ce jour-s’est propagé jusqu’au coeur du système politique marseillais, suscitant embarras et inquiétudes. Sylvie Andrieux a vite proclamé que les subventions étaient attribuées « par les services administratifs de la région » . Et quand, au début de cette année, la brigade financière a interpellé plusieurs dirigeants associatifs et perquisitionné à l’hôtel de région, le président (PS) du conseil régional, Michel Vauzelle, s’est empressé d’annoncer que la collectivité se constituait partie civile dans l’instruction du juge Landou. Sans savoir que celui-ci avait pris de l’avance.

    Voilà bientôt deux ans, en effet, que ce magistrat discret et méthodique reconstitue un stupéfiant puzzle : une galaxie d’associations gigognes aux noms passe-partout et aux buts incertains qui ont reçu des millions d’euros de subventions dont l’essentiel a été distrait de leur finalité sociale. Créées par un petit groupe d’individus influents dans les cités, toutes ont été subventionnées par la région au titre de la « politique de la ville » sans que jamais personne ne vérifie l’usage des fonds. Résultat : loin d’avoir servi à des actions d’insertion, ces sommes ont été détournées et leur trace se perd dans un labyrinthe de retraits d’espèces, de fausses factures et de dépenses personnelles-des ordinateurs jusqu’aux voitures de luxe.

    « Aucune de ces associations n’a jamais effectué la moindre action conforme à ses statuts », a ainsi avoué l’un des piliers de ce réseau, Cédric Doco, commercial baratineur qui utilisait l’argent alloué pour acheter des machines (une pompe à carrelage et une pompe à béton, pour plus de 100 000 euros) pour sa propre SARL de construction.

    « Tiroir-caisse »

    Un autre a acheté des réfrigérateurs et des cuisinières pour le snack-bar familial. Avec les subventions, certains ont aussi acheté des Mercedes ! Sur les formulaires de demande, parents, voisins et copains de boîte de nuit étaient désignés comme autant de présidents et trésoriers fictifs. « Les gens que je démarchais ne voyaient qu’une chose , a confié Cédric Doco : le gain final grâce à l’argent du conseil régional. »

    Animateur de plusieurs associations fantômes, Benyoub Same a précisé les termes de l’échange : « En contrepartie des subventions, je m’étais engagé auprès de Rolland [Balalas] à être disponible lors des élections sur le secteur : cela signifiait amener des gens aux meetings de Sylvie [Andrieux], faire de la propagande pour elle, ce genre de trucs. » Président d’une radio communautaire appréciée dans ces quartiers, Same aurait été recruté par Balalas pour soutenir l’élue socialiste après avoir fait campagne... pour la droite. « C’est quelqu’un qui avait foutu le bordel contre elle en 2001 dans son quartier de Font-Vert Picon, a expliqué ce dernier ; Sylvie Andrieux préférait l’avoir avec plutôt que contre. La contrepartie de ce retournement était de lui verser les subventions qu’il demandait par le biais des associations. »

    Dans sa dernière audition par le juge, le 13 février, Balalas s’est montré encore plus explicite : « Same était très introduit auprès de Sylvie Andrieux. C’était quelqu’un qui, par ses réseaux, était capable de convaincre des gens de voter pour elle. Au moment des élections, elle le voyait presque tous les jours. Il s’est beaucoup investi pour la dernière campagne des législatives, en 2007, et aussi pour la présidentielle. Tous ces gens-là font les campagnes à chaque grand moment politique où il faut faire venir du monde. »

    Pour attirer de nouveaux sympathisants, Same, Doco et leurs homologues faisaient miroiter emplois et faveurs diverses du conseil régional, voire l’assurance de pouvoir disposer un jour de sa propre association... « J’ai tellement promis de trucs pendant la campagne que je ne me souviens plus à qui j’ai dit ça », a lâché, cynique, l’un de ces « rabatteurs ».

    Le pire est que, de toute évidence, l’existence de ces « réseaux d’influence » (l’expression est de Balalas) alimentés sur fonds publics relevait du secret de Polichinelle. Durant la campagne municipale de 2007, Philippe Sanmarco, ancien député socialiste rallié à Jean-Claude Gaudin, avait dénoncé à voix haute ces pratiques, qui transformaient selon lui la collectivité régionale en « tiroir-caisse » et résumaient l’engagement politique à une « distribution de prébendes ».

    Placé en garde à vue le 19 février, le directeur de l’aménagement au conseil régional, Guillaume Lalange, l’a confirmé : « Les subventions octroyées aux associations des quartiers Nord font partie d’un système électoraliste. » Le haut fonctionnaire a ajouté avoir « remué ciel et terre » pour imposer des critères précis aux attributions de subventions, mais en vain. « Ma hiérarchie m’a expliqué que la situation existante convenait à Mme Andrieux, a-t-il précisé. Elle voulait que cette ligne n’ait pas de critères pour faire passer les dossiers de sa circonscription. Tout le monde le savait. »

    Ce flou entretenu favorisait tous les abus. Certains élus marseillais rappellent l’émotion que causa, naguère, l’aide allouée par la région à un mouvement lié aux fondamentalistes musulmans du Tabligh. Personne, apparemment, n’avait cherché à savoir comment serait utilisé l’argent... Les enquêteurs s’interrogent, eux, sur le rôle joué dans les réseaux de Balalas par les membres d’une famille liée au banditisme marseillais. La rumeur policière (non étayée à ce jour par l’instruction) évoque même des achats d’armes... Et plusieurs témoins font état du comportement menaçant d’un gros bras à la réputation sulfureuse reconverti en animateur d’associations dans les cités ; ayant appris, à l’automne 2007, que la subvention attendue était suspendue à des vérifications en cours, l’homme avait surgi à l’hôtel de région et pris à partie Balalas en ces termes : « Tu veux faire le mariole ? Je vais m’occuper de ton cas, tu vas morfler ! »

    A la même époque, la découverte de falsifications dans des dossiers de demande présentés au conseil régional resta pourtant sans effet. Une fonctionnaire avait pointé par écrit ces « anomalies ». Elle a raconté s’être fait rabrouer par Sylvie Andrieux : « Comment avez-vous pu écrire cette note ? lui aurait demandé l’élue. Vous n’y connaissez rien, vous n’êtes pas sur le terrain ! Moi j’y suis et je les connais. » La même a évoqué devant les policiers les « pressions » exercées sur les services administratifs par le « groupe PS ».

    « Nous n’étions qu’une chambre d’enregistrement », a-t-elle résumé. Questionné par la brigade financière, l’un des collaborateurs de Balalas auprès des élus socialistes a lui-même fait part de son malaise : « L’ensemble de l’équipe du groupe PS est parfois écoeuré par la dilapidation de l’argent public », a-t-il soufflé. Face aux protestations internes, « Mme Andrieux avait répondu qu’en période électorale on ne pouvait pas être regardant », a-t-il ajouté. Sollicitée par Le Point , la députée n’a pas voulu réagir à ces dépositions.

    « Fausses factures »

    Plusieurs témoignages attestent cependant que ces alertes avaient provoqué son inquiétude. Informée en 2007 par Balalas de l’existence de fausses pièces dans les dossiers présentés par Benyoub Same, l’élue aurait alors donné à son collaborateur les instructions suivantes : « Tu le vois, tu lui dis ce qui se passe, qu’apparemment les gens se sont aperçus qu’il faisait des faux et qu’à un moment ça pouvait me mettre en danger et tu lui demandes de "reparamétrer" ses dossiers. » « Elle m’a dit qu’il était fou de faire ce genre de choses, qu’il fallait que ça s’arrête. Mais ça ne l’a pas empêchée de continuer à les financer », a ajouté Balalas. Avec cette conclusion : « Le système des "dossiers signalés" continue comme avant. »

    Comme avant ? C’est à voir. En 2002, l’ancien responsable du service chargé de la politique de la ville au conseil régional, Christian de Leusse, dénonçant ces pratiques dans une note interne, redoutait que « l’institution-et particulièrement son président-s’expose à travers ces dossiers signalés ». Sept ans plus tard, sa sombre prédiction est en passe de se réaliser. Car l’enquête du juge Landou ne met pas seulement en cause Sylvie Andrieux. Plusieurs protagonistes assurent que le pouvoir d’attribuer les subventions relevait du cabinet de Michel Vauzelle.

    « Toutes les listes [de demandes] sont avalisées par le directeur de cabinet du président », a certifié aux policiers le responsable de l’aménagement, citant le nom de Franck Dumontel et précisant : « Les négociations pour les dossiers se déroulaient entre Sylvie Andrieux et lui. » Ce dernier a quitté le conseil régional il y a quelques mois pour occuper le même poste à la communauté urbaine de Marseille, également dirigée par les socialistes. A la ville, il est aussi l’époux de Samia Ghali, ancienne élue régionale devenue sénatrice des Bouches-du-Rhône et figure de proue de la nouvelle vague du PS phocéen. De cette dernière Balalas a simplement dit, au détour d’un interrogatoire : « Elle a son propre circuit. » A la lecture de cette confidence, le juge Landou a sans doute pensé que la réputation de celui par qui le scandale est arrivé n’était pas usurpée : il n’a pas fini d’ouvrir des portes...

    Le conseil régional Paca est le principal contributeur de la politique de la ville dans l'agglomération marseillaise. L'enquête du juge Franck Landou montre qu'à partir de 2004 le montant des subventions allouées aux associations phocéennes s'est multiplié d'année en année, pour atteindre 15 millions d'euros en 2006, 16,5 millions en 2007 et près de 18 millions en 2008. Les deux tiers des fonds étaient destinés à des projets relatifs aux quartiers Nord de Marseille.

    Le Point - 18 mai 2009

  • Un Français parmi les six nouveaux astronautes de l'Agence spatiale européenne

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    Thomas Pesquet, 31 ans
    Thomas Pesquet a la tête dans les étoiles. Cet ingénieur de formation, né à Rouen en 1978, fait partie des six nouveaux astronautes européens sélectionnés pour participer aux missions de la station spatiale internationale. À ses côtés, deux Italiens - dont une femme - un Allemand, un Danois et un Britannique viendront compléter le corps actuel de huit astronautes européens, a indiqué mercredi le directeur général de l'Agence spatiale européenne (Esa), Jean-Jacques Dordain, lors d'une conférence de presse à Paris. Ces six astronautes sont tous nés entre 1972 et 1978. Trois d'entre eux sont des pilotes militaires, deux sont ingénieurs, et un, scientifique. "Ils représentent les deux valeurs de l'ESA, l'expérience et la diversité", a déclaré Jean-Jacques Dordain. Ils ont été sélectionnés parmi plus de 8.000 candidats.
    Le Point - 20 mai 2009

  • Carl Lang accuse le Parlement européen de légaliser l'immigration sous prétexte de lutter contre l'immigration clandestine

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    Carl Lang est député européen depuis 1994. Il l'a été sous l'étiquette FN jusqu'en 2008
    À quoi sert le Parlement européen ? Relativement méconnu, il planche pourtant - à travers le travail de ses députés - sur des questions politiques majeures. Lepoint.fr a interrogé des élus français qui siègent à Strasbourg. Question : quel est, à leurs yeux, le texte le plus important voté au cours de la dernière législature ?

    Aujourd'hui , Carl Lang (ex-FN), en lice pour un nouveau mandat, revient sur le jour où le Parlement européen a organisé sa politique d'immigration.

    "Adopté en novembre 2008, le rapport Klamt met en place une carte bleue européenne sur le modèle de la carte verte américaine. Il institue un système généralisé d'immigration légale de la main-d'oeuvre qualifiée avec deux conséquences graves.

    Cela met d'abord en concurrence nos techniciens, nos ingénieurs et nos informaticiens européens avec des non-européens. C'est ensuite un pillage des élites techniques et intellectuelles des pays en voie de développement. C'est à tous points de vue une politique contraire aux intérêts économiques et sociaux de l'Europe et des pays en voie de développement.

    Sur le même thème et tout aussi nuisible, le rapport Busuttil, adopté en avril 2009, va permettre l'entrée de 60 millions d'immigrants nouveaux d'ici à 2050.
    Sous couvert et sous prétexte de s'opposer à l'immigration clandestine, l'UE conduit une politique d'immigration légale avec des conséquences économiques, sociales et culturelles graves pour les peuples d'Europe."

  • "Chouchou" se fait de la pub sur Facebook...

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    Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Femme Actuelle montrant Nicolas Sarkozy (c) et son épouse Carla (2e d) dans les salons privés de l'Elysée

    L'Elysée a rafraîchi cette semaine le profil de Nicolas Sarközy sur le site de socialisation Facebook en y diffusant des vidéos où le chef de l'Etat apparaît décontracté, embrassant son épouse Carla qui l'appelle "Chouchou" ou évoquant ses trois chiens.

    La scène se déroule dans les salons privés de l'Elysée où la première dame a reçu ce mois-ci cinq lectrices du magazine Femme Actuelle, choisies parmi des centaines pour discuter avec l'ex-mannequin.

    Assise dans un fauteuil, Carla Bruni vante l'énergie "inimaginable" de son mari lorsque Nicolas Sarközy fait irruption dans la pièce.

    Le président embrasse son épouse sur la bouche puis s'assied sur l'accoudoir d'un fauteuil près d'elle pour deviser avec les lectrices du magazine qui rivalisent d'amabilités.

    "Je vais recevoir le Premier ministre d'Irak", dit-il. "Génial", commente d'une voix fluette Carla Bruni. L'extrait se termine par le départ du président français salué par son épouse d'un "bon courage, Chouchou".

    Dans une autre vidéo, Nicolas et Carla Sarközy présentent leurs chiens, Clara et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michelle Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir.

    Sarközy, qui a souvent mis en scène sa vie privée, notamment avec son ex-femme Cécilia, évoque aussi leur troisième chien, Toumi, "resté à la maison".

    Ouvert il y a neuf mois, le site Facebook de Nicolas Sarközy a été "relooké" lundi, avec l'ambition d'y présenter "plutôt l'homme que le chef de l'Etat", selon l'Elysée. Sur sa photo, il se veut naturel, bronzé, habillé d'une chemise blanche, col ouvert, et affichant un large sourire.

    Son profil permet d'apprendre qu'il lit "en ce moment, Le Rouge et le Noir de Stendhal" et qu'il a trouvé "formidable" la pièce "Très Chère Mathilde" d'Israël Horovitz qu'il a vue samedi dernier.

    Dans les derniers sondages, plus de la moitié des Français (jusqu'à 57%) déclare avoir une opinion négative de Nicolas Sarközy, qui vient de fêter le deuxième anniversaire de son élection.

    AFP. 20/05/09

  • Le CSA valide le clip "UMP" qui fait polémique

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    Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a annoncé mercredi avoir rejeté la demande de suspension d'un clip télévisé incitant à participer au scrutin des européennes. La requête avait été présentée par le PS qui dénonçait un «clip de l'UMP».

     

    «Le Conseil a considéré que le message diffusé n'est pas une incitation à voter en faveur de certains candidats et qu'il ne constitue pas une émission publicitaire à caractère politique au sens de l'article 14 de la loi du 30 septembre 1986», a-t-il indiqué dans un communiqué. Une décision critiquée par le porte-parole du PS Benoît Hamon. Selon lui, «le CSA a eu peur du coup de tonnerre qu'aurait provoqué la suspension du clip gouvernemental» et «l'audace qui consiste à remettre en cause le spot du gouvernement, le CSA et ses sages ne l'ont pas eue».

    C'est lundi que le PS avait fait savoir qu'il saisissait le CSA afin de suspendre la diffusion d'un clip télévisé réalisé par Thierry Saussez, le patron de la communication du gouvernement.
     

    Le clip officiel, qui s'appuie sur l'histoire de  la construction européenne, montre les différents acteurs politiques : de Gaulle et le chancelier Adenauer, Simone Veil au Parlement européen, Jacques Delors, Valéry Giscard d'Estaing, Mitterrand et Kohl se tenant la main, Jacques Chirac... Il se termine par des images de Nicolas Sarközy lors du récent G20. Et c'est évidemment ce point qui agace les socialistes.

    «C'est un mélange des genres scandaleux», avait lancé lundi le porte-parole du PS Benoît Hamon, voyant une «grande similitude entre les images de ce clip» qui se termine par «G20, présidence française, voter le 7 juin», et «l'utilisation de l'image du président de la République dans la campagne UMP». «Nous exigeons et demandons aujourd'hui au CSA que soit suspendue la diffusion du clip gouvernemental dans lequel il n'y a pas une seule image du Parlement européen quand il invite à voter pour des députés européens», avait-il ajouté.

    Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, avait estimé que le PS faisait un «mauvais procès». «Le président de la République est le président de tout les Français, il a mené une action remarquable à la tête de l'Europe, saluée par l'ensemble des gouvernements, de gauche comme de droite, des 27, au titre de la France», avait-il jugé sur BFM.

    Le parisien - 20 mai 2009

  • VIDEO "Exceptionnel: la visite de Sarközy aux lectrices de FEMME ACTUELLE"!

    http://www.femmeactuelle.fr/actu/c-est-dans-le-magazine/nicolas-sarkozy-femme-actuelle

    et avec ce lien aussi: http://www.youtube.com/watch?v=3-UM029ddpQ

    A voir absolument, et surtout de profil!

  • L'original du testament politique de Louis XVI a été retrouvé

    Testament politique de Louis XVI.jpg
    (Cliquez sur l'image pour la voir en totalité)
    La dernière page du manuscrit, qui en compte seize en tout, racheté par un collectionneur français. Louis XVI termine son message par ces mots : « Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.» 

    Ce manuscrit avait disparu depuis la Révolution française. Il se cachait dans une collection américaine où il vient d'être acquis par un Français, collectionneur de manuscrits anciens. Le testament politique de Louis XVI est une œuvre politique majeure, datant de la fuite à Varennes, dans la nuit du 20 juin au 21 juin 1791. Avant de partir, Louis XVI a probablement quelques scrupules. Il pense enfin pouvoir échapper à l'Assemblée constituante mais il ne veut pas quitter Paris sans laisser un document expliquant les raisons de sa fuite. Il entend s'adresser à son peuple. Aussi rédige-t-il cette Déclaration à tous les Français, un manuscrit de seize pages in quarto, qui deviendra, selon la tradition historique, son «testament politique» (à ne pas confondre avec le testament qu'il rédigera dans la prison du Temple avant de monter sur l'échafaud et qui est plus personnel et moral). Le roi demandera à La Porte, son intendant, de déposer le lendemain de sa fuite cette Déclaration sur le bureau du président de l'Assemblée, qui est alors Alexandre de Beauharnais. L'histoire se télescope : celui qui recueille le testament du dernier roi de l'Ancien Régime n'est autre que le premier époux de Joséphine, la future impératrice des Français ! Le monde est petit.(sic)

    Dans ce texte long et parfois assez mal structuré (sic)Louis XVI entend exprimer sa conception politique la plus profonde. Au moment de le rédiger, il se sent libéré des contraintes, des faux-semblants et des réserves qu'il a toujours dû s'imposer depuis le début de la Révolution. Il déclare même, au moment de partir, qu'«une fois le cul sur la selle, il serait tout autre». Se voyant déjà loin de Paris et de l'Assemblée, il livre sa véritable conception des événements révolutionnaires, depuis la réunion des États généraux, et exprime son idéal politique, une monarchie constitutionnelle avec un monarque puissant.

    C'est donc un texte d'une portée considérable. Dans sa biographie de Louis XVI, Jean-Christian Petitfils insiste à juste titre sur son caractère essentiel pour bien comprendre l'évolution de la pensée du monarque : «La plupart des historiens, écrit Petitfils à propos de la déclaration royale, ne lui ont pas donné l'importance qu'elle mérite. Ils l'ont soit négligée, soit hâtivement lue et commentée». Son contenu n'était en effet pas ignoré des savants, dans la mesure où le texte a été reproduit dans de nombreux documents parlementaires, notamment les Archives parlementaires (publiées sous le Second Empire), mais l'original avait disparu. C'est lui qui vient enfin d'être retrouvé. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit du document authentique. Son acquéreur, Gérard Lhéritier, président de la société Aristophil, une société qui achète des manuscrits anciens et propose ensuite à des collectionneurs de devenir en partie propriétaires de ces documents (tout en les conservant dans son Musée des lettres et manuscrits), insiste sur son caractère unique. «C'est une pièce exceptionnelle, vibrante d'histoire, que nos experts ont pu retrouver aux États-Unis.» Cette certitude est confirmée par des spécialistes de grand renom, comme Thierry Bodin, expert en autographes près la cour d'appel de Paris. Pour ce dernier, la paternité du document est évidente. «C'est la signature du roi et, surtout, il a été paraphé et signé par le président de l'Assemblée nationale, Alexandre de Beauharnais.» D'autant que la prise de Gérard Lhéritier est double. Il y a non seulement le document en lui-même mais un autre manuscrit de huit pages rédigées par le propre frère de Louis XVI, le comte de Provence, futur Louis XVIII. Ce texte avait été demandé par le roi à son frère peu de temps avant son départ, afin que celui-ci retrace les injustices subies par la famille royale depuis 1789. C'était une manière d'impliquer le comte de Provence dans le projet de fuite et le contraindre, par la même occasion, de quitter Paris le même jour (le roi craignait que son frère, qui n'avait pas toujours été tendre avec le couple royal, ne cherche à profiter de son départ pour se hisser sur le trône). Jugées trop agressives à l'égard de l'Assemblée, les remarques du comte de Provence ne furent pas toutes reprises par Louis XVI, qui commentera puis écartera ces huit pages.

    Pièce à charge lors du procès du roi

    Comment un tel trésor a-t-il pu s'évanouir dans la nature ? La plupart des historiens et des spécialistes avouent leur ignorance sur les circonstances de la disparition de ces documents capitaux. C'est un mystère digne du Da Vinci Code (sic). Jean-Christian Petitfils rappelle que ce n'est pas le seul document officiel qui ait disparu sous la Révolution. Il suffit de songer, dans un autre registre, au vol des diamants de la Couronne. Selon Thierry Bodin, le document devait probablement avoir été conservé jusqu'au procès de Louis XVI qui s'ouvre en décembre 1792. «Il disparaît ensuite, sans laisser de trace.» Certains pensent qu'il aurait pu, au milieu du XIXe siècle, faire partie du fonds d'un collectionneur fameux, Étienne Charavay, mais il ne figure pas dans la vente des manuscrits de ce dernier. D'autres évoquent la possibilité qu'il ait été dans le fonds de Feuillet de Conches, autre collectionneur célèbre du XIXe siècle, qui a publié des Lettres et documents inédits de Louis XVI (1864-1873), mais où les documents les plus authentiques côtoient les faux les plus étonnants. Il faut se rendre à l'évidence : on ne sait pas comment le manuscrit a pu disparaître pour ensuite quitter le territoire. Son existence est signalée dans les années 1950, à l'occasion d'une vente Hennessy, mais le document original n'y figure pas. Puis on perd définitivement sa trace jusqu'à son acquisition aujourd'hui par la société Aristophil. Un mystère surprenant, alors même que ce texte a eu, dans la vie du monarque, un rôle on ne peut plus funeste.

    Car la Déclaration fut en effet une des pièces à charge lors du procès du roi sous la Terreur. Ainsi, le rapport d'accusation, lu par Lindet le 10 décembre 1792, à la Convention, le cite précisément et l'utilise pour prouver la duplicité du roi et ses mauvaises intentions. «C'était sans doute le Manifeste destiné à plonger la France dans les horreurs de la guerre civile, écrit Lindet. (…) Son Manifeste du 20 juin atteste ses intentions hostiles ; il voulait le renversement de l'État, puisqu'il ne voulait ni les lois, ni la Constitution qu'il avait juré de maintenir». Indéniablement, cette Déclaration a contribué à poser Louis XVI en ennemi de la Révolution. Mais que dit précisément le texte ? En réalité, le roi est loin d'avoir rédigé un brûlot contre-révolutionnaire. Il ne se résout certes pas à l'abaissement de la monarchie. Il juge que les réformes de l'Assemblée et l'attitude des clubs, «calomniateurs et incendiaires», ont porté atteinte à «la dignité de la Couronne de France». Il s'en prend notamment au refus, par l'Assemblée, de lui accorder un droit de veto absolu (il n'est que «relatif»), au poids excessif des comités de la Constituante, notamment le Comité des recherches qui exerce, selon le roi, «un véritable despotisme plus barbare et plus insupportable qu'aucun de ceux dont l'histoire ait jamais fait mention».

    Le monarque n'avait jamais été aussi conciliant

    Le roi critique aussi l'excessive décentralisation, la suppression de son droit de grâce, etc. Mais, sur le plan social, il se rallie pourtant à la révolution juridique de l'été 1789 ; il ne rejette plus l'abolition des ordres, comme dans sa Déclaration du 23 juin 1789. Il admet l'égalité civile et insiste même sur les réformes qu'il avait cherché à faire, notamment en 1787, en matière fiscale, afin que les privilégiés ne bénéficient plus d'exemptions indues. Il conclut, sur le ton de l'époque : «Français, et vous surtout Parisiens (…), revenez à votre roi ; il sera toujours votre père, votre meilleur ami.»

    La rédaction du texte lui a pris à peu près quatre ou cinq mois de réflexion. Il y a travaillé seul, à l'insu de ses ministres, et il n'y associera son frère qu'à la dernière minute, le samedi 18 juin, comme en témoigne ce dernier. On sait comment tout cela finira. Son arrestation à Varennes va, comme le rappelle Mona Ozouf, se révéler fatale pour la monarchie. La déclaration du roi se montrera bien incapable de lui sauver la mise. Bien au contraire. Le prestige de la monarchie sera pour jamais terni par cette équipée malheureuse. Pourtant, comme le remarque à juste titre Jean-Christian Petitfils, ce testament politique de Louis XVI prouve que le roi n'avait jamais été aussi conciliant. C'est ce triste paradoxe que met en évidence le document laissé à l'Assemblée : «Jamais Louis XVI n'avait été aussi proche de la Révolution qu'en fuyant la capitale. Sur la route de Varennes, il était devenu un souverain constitutionnel, à la recherche, hélas, d'une impossible Constitution».

    Le Figaro - 20 mai 2009