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Blog - Page 552

  • Amnésiques impénitents

    vendredi 27 février 2015

     

    Qu’ils soient de droite ou de gauche, thuriféraires des « grands ancêtres » ou promoteurs du bonnet phrygien, tous ces politiciens qui condamnent, avec une si belle unanimité, les « barbares » qui détruisent les sculptures du musée de Mossoul (dont beaucoup sont manifestement des reproductions en plâtre*), oublient une fois de plus (ils avaient déjà fait le coup pour les Bouddhas de Bamyan), que les jihadistes qui, conformément à la doctrine islamique, détruisent tout ce qui n’est pas musulman, et de toute façon toute représentation humaine, n’ont jusqu’à présent pas détruit un millième de ce qui fut détruit pendant la Révolution française.

    Ce sont des centaines de statues, de hauts et bas-reliefs, des centaines de fresques, qui furent détruites par les héros de la révolution et de la république. Des centaines et des centaines de chef-d’œuvre de l’art chrétien roman, gothique, de la Renaissance, de l’art classique.

    En l’occurrence, en matière de barbarie, messieurs les politiciens, vos ancêtres et modèles sont de nombreux crans au-dessus des jihadistes. Et la France est hélas la plus mal placée pour faire la leçon.

    * Saddam Hussein ne lésinait pas sur les "reconstitutions" pour montrer la splendeur de la Mésopotamie antique, son chef-d'oeuvre étant celle de Babylone, digne des plus beaux péplums...

    Le blog d'Yves Daoudal

  • Départementales: Marine Le Pen veut faire du FN "le maître de l'élection"

    Ite, missa est : à trois semaines d’élections départementales où il est certain de faire sensation, le Front National a délivré samedi une dernière exhortation à ses candidats, lors d’une grande convention tenue dans le 15è arrondissement parisien. Après une matinée dédiée à des tables rondes thématiques et à la formation des candidats, environ 2000 personnes étaient présentes dans la salle Equinoxe pour entendre le discours de Marine Le Pen. 

     

    Après avoir fait copieusement siffler la plupart des représentants de la majorité comme de l'opposition, la présidente du FN a consacré une grande partie de son discours à railler l’UMP et le PS. « Ils ont ressuscité le programme commun, en trois points : lutter contre le FN, attaquer le FN, combattre le FN, a-t-elle moqué. Nous sommes plus que jamais le centre de gravité de la vie politique française ». Marine Le Pen a posé son parti en « seul véritable opposant » : « L’UMP a fait le choix de se taire. Sarkozy est inaudible, (…) il se vautre dans le luxe des palais du Moyen-Orient », allusion aux conférences rémunérées de l’ex-chef de l’Etat. 

    Une lecture des résultats avant tout nationale

    Quant aux départementales, la leader frontiste souhaite faire de son parti le « maître de l’élection » : « Si nous arrivons à dépasser la barre des 20%, alors nous atteindrons un seuil fracassant : celui qui permettra la qualification de nombre de nos candidats. Et alors nous pourrons peser dans la balance et influencer la politique des départements ». Marine Le Pen a rappelé les priorités de son parti au niveau local : maintien des départements, assistance aux personnes âgées, « refus du prosélytisme islamique » dans les structures liées à la petite enfance...

    Elle a toutefois suggéré que sa lecture des résultats à venir serait avant tout nationale : « Ce n’est pas de l’élection de Jean-René Lemou, conseiller départemental socialiste, qu’on va se souvenir, mais du score du Front National ». Façon d’anticiper sur la donne probable à l’issue du scrutin : un FN en tête au premier tour en nombre de voix (jusqu’à 30%, prédisent les enquêtes d’opinion), mais sans doute pas gagnant au second en nombre d’élus. De quoi, tout de même, conserver le label « Premier parti de France » revendiqué depuis les européennes de 2014, et dont le parti ne perd pas une occasion de se gargariser. De quoi, aussi, amorcer au mieux la marche vers 2017, échéance que rappelaient les « Marine présidente » projetés sur les murs de la salle et scandés par les militants.

    Dominique ALBERTINI

    LIBERATION

  • VIDEO - Israël reconnaît avoir utilisé du phosphore blanc à Gaza durant "Plomb durci" (2009)

     

    Dans son premier rapport exhaustif sur l’offensive à Gaza, l’Etat hébreu assure avoir employé l’agent chimique de manière légale pour former des écrans de fumée, et non comme arme contre les civils. Ce que contestent les organisations humanitaires.

    Israël fait machine arrière. Après avoir nié pendant des mois avoir utilisé des munitions au phosphore blanc lors de son offensive sur Gaza en début d’année, le gouvernement admet dans un rapport, publié jeudi, en avoir finalement fait usage. Mais cette utilisation a été en tout point conforme au droit international en la matière, martèlent les autorités israéliennes dans ce premier document exhaustif sur l’opération « Plomb durci ». L’agent chimique n’a été utilisé que pour former des écrans de fumées pour protéger l’avancée de ses soldats, explique-t-on côté israélien en réponse aux organisations humanitaires et aux Palestiniens. Ceux-ci accusent l’État hébreu d’avoir violé le droit international de la guerre, lors de « Plomb durci » et avoir sciemment détruit des biens et tué des civils.

    Les munitions au phosphore n’ont jamais été tirées contre les civils, à l’intérieur de zones d’habitation, ce qui aurait constitué une violation du droit, affirme le rapport. Le phosphore cause en effet de grave brûlures de la peau, des muscles, voire des os. Sa combustion ne s’arrête que lorsqu’il est privé d’oxygène. Mais, affirme le rapport,« il ne paraît pas y avoir de morts documentées à Gaza résultant de l’exposition au phosphore blanc lui-même ».

    Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

    E&R

  • Parlementaires français à Damas : «Bachar el-Assad n’est pas l’ennemi de la France»

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    29/02/2015 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
    La rencontre à Damas de quatre parlementaires français avec Bachar el-Assad a déclenché la colère de François Hollande et Manuel Valls.
    Renaud Girard est grand reporter international au Figaro. Il a couvert les grands conflits des trente dernières années. Il donne son avis sur cette initiative diplomatique.

    C’est une initiative qui répond à une visite de trois députés syriens l’année dernière à l’Assemblée nationale. Cette visite avait été organisée par un Syrien chrétien d’Alep qui pour l’anecdote était le fils du chef du comité gaulliste en Syrie en 1940 à Alep. Ils ont eu raison de faire ce voyage, ne serait-ce que pour se rendre compte de l’état de la route entre la frontière libanaise et Damas, de l’état de la capitale. Il faut bien comprendre que la diplomatie ne se fait pas avec ses amis. C’est l’art de parler à ses adversaires ou à ses rivaux. On peut reprocher beaucoup de choses à Bachar el-Assad, mais ce n’est pas une raison pour ne pas lui parler. Car Bachar el-Assad incarne la Syrie: il n’incarne certainement pas 95% de la population, mais rien ne prouve qu’en cas d’élection réellement libre, il n’emporterait pas la majorité.

    (…)

    Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont fait l’énorme erreur de fermer l’ambassade, qui était pour nous la place où nous pouvions parler au régime et surtout obtenir des renseignements. Le gouvernement français par la voix de Laurent Fabius traite la Syrie comme si elle était l’ennemie de la France. Bachar el-Assad n’est pas l’ennemi de la France. Il n’a jamais pris un Français en otage.

  • Le Parlement européen confie la politique d’immigration à Kyenge Kashetu

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    28/02/2015 – BRUXELLES (NOVOpress)
    Elle est l’emblème et la figure de proue du Grand Remplacement en Italie et en Europe. L’Italo-congolaise Cécile Kyenge Kashetu (photo), ancien ministre de l’intégration du gouvernement de gauche d’Enrico Letta, est désormais député européen.

    L’ardoise de 54.000 euros en voyages et restaurants qu’elle avait laissée en quittant le gouvernement italien, ses courses avec voiture officielle et gardes du corps dans les boutiques chic de Rome, tout cela a été recouvert d’un voile pudique. Kyenge est plus que jamais une grande autorité morale. Au Parlement européen, elle s’est immédiatement mise à militer pour « une approche prenant en compte le sauvetage des centaines de milliers de personnes tentant d’accoster aux frontières de son continent d’adoption » – car, à l’en croire, Mare nostrum et « Triton » n’allaient pas encore assez loin.Au début du mois, dans un entretien à Jeune Afrique, depuis son luxueux bureau bruxellois « égayé des couleurs mozambicaines de son canapé », elle rappelait son programme, qui est toujours le même : « Il faut ouvrir les frontières, ne pas remettre en cause l’espace Schengen et investir sur l’intégration ».

    On comprend l’émoi causé en Italie à l’annonce que le Parlement européen vient de faire de Kyenge un des deux rapporteurs (avec la Maltaise Roberta Metsola) du « rapport d’initiative stratégique sur la situation en Méditerranée et la nécessité d’une approche globale de l’Union européenne vis-à-vis des migrations ». Ce rapport « conduira dans les prochains mois à l’approbation d’une résolution qui constituera la position officielle du Parlement européen sur l’immigration ».

     

    L’intéressée s’est félicitée de cette nomination « intervenue à une large majorité des députés européens ». « Nous devons, a-t-elle précisé, dépasser l’approche en termes d’urgence selon laquelle le sujet a toujours été abordé jusqu’ici. Le flux des migrants qui traversent les frontières sud de l’Europe est un fait structurel et transnational […] qui doit être abordé en mettant au centre avant tout la défense de la vie humaine ».

    « Fait structurel », c’est-à-dire permanent ; « défense de la vie humaine », comprenez remorquage des bateaux de clandestins jusqu’aux côtes italiennes. Le quotidien Il Giornale commente avec raison : « Pendant que Kyenge étudie ses dossiers, les passeurs font déjà la fête. 2015 sera encore pour eux une année en or ».

    Crédit photo : Maurizio Lupi, via Flickr, (cc).

  • Ils se préparaient au djihad armé, enfin le procès des cavaliers d’Allah – Et interview de Fabrice Robert

    http://fr.novopress.info/183110/se-preparaient-au-djihad-arme-enfin-proces-cavaliers-dallah-interview-fabrice-robert/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+%7C+Agence+de+presse+ind%C3%A9pendante%29

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  • Gaspard Koenig : « Si la loi Gayssot avait été votée dans les années 50, on n’aurait jamais découvert la vérité sur le massacre de Katyń » (attribué aux nazis par le tribunal de Nuremberg)

     

      Au début du mois de février, « 28 minutes » (Arte) organisait un débat sur le thème : « Procès Dieudonné : une démocratie doit-elle tolérer l’intolérable ? » avec l’insupportable Corinne Lepage, avocate et présidente de Cap 21, le courageux Gaspard Koenig, philosophe et président du think tank Génération Libre (défenseur de la liberté d’expression, il se fait traiter de « négationniste » par Corinne Lepage) et Raphaël Liogier, sociologue, philosophe et directeur de l’Observatoire du religieux.

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  • Tout naturellement...

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  • Boris Nemtsov, homme politique russe, a été assassiné à Moscou.

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    International
    23:11 27.02.2015(mis à jour 00:35 28.02.2015)
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    Boris Nemtsov, homme politique russe, a été assassiné vendredi soir au centre de Moscou, ont rapporté les médias russes.

    "On lui a tiré quatre coups de feu dans le dos, causant sa mort", a déclaré une porte-parole du ministère russe de l'Intérieur, Elena Alexeïeva, à la chaîne de télévision Rossia 24.

    Boris Nemtsov se promenait avec une « amie d'Ukraine » sur un pont sur le fleuve Moskova situé non loin du Kremlin, au centre de Moscou. La jeune fille a été interpellée par la police. Les forces de l'ordre, citées par RIA Novosti, ont indiqué que plusieurs personnes avaient été témoins de l'assassinat.

    La police a bloqué l'accès au pont, où Nemtsov a été abattu. Des journalistes sont présents sur le lieu du drame.

    SPUTNIK



    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150227/1014945611.html#ixzz3Szx1V3Ld

  • L'opposant russe Boris Nemtsov tué par balle en plein Moscou

     

    27 Févr. 2015, 23h23 | MAJ : 28 Févr. 2015, 01h04

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    Il se promenait avec une jeune femme sur le Grand Pont de pierre, juste à côté du Kremlin, quand un homme tirant d'une voiture l'a abattu de quatre balles dans le dos. L'opposant russe, Boris Nemtsov, a été tué par balles à 55 ans en plein centre de Moscou dans la nuit de vendredi à samedi.

     

    Selon son porte-parole, Vladimir Poutine a aussitôt réagi, estimant «que cet assassinat brutal portait les marques d'un meurtre commandité et avait tout d'une provocation». Le président russe a également demandé au Comité d'enquête, au ministère de l'Intérieur et au FSB (ex-KGB) d'enquêter. «C'est une terrible tragédie pour tout le pays», a pour sa part déclaré l'ancien ministre des Finances de Vladimir Poutine, Alexeï Koudrine.

    «Devant moi, je vois le corps de Boris»

    «Une voiture s'est approchée, quelqu'un a tiré des coups de feu, dont quatre l'ont touché dans le dos, causant sa mort», selon le ministère de l'Intérieur. «Pas moins de six ou sept coups de feu ont été tirés sur Boris Nemtsov par un inconnu circulant en voiture», a précisé un responsable du Comité d'enquêtes.

    Plusieurs personnes ont été témoins de la scène, dont un proche de Boris Nemtsov, l'opposant Ilia Iachine. «Devant moi, je vois le corps de Boris. Il y a beaucoup de policiers autour», a-t-il confié à l'agence de presse Ria Novosti. Un important dispositif policier a été déployé sur les lieux, dont les accès ont été bloqués.

    Ancien vice-Premier ministre de Boris Eltsine, libéral, Nemtsov était une figure de l'opposition russe. Très critique à l'égard du pouvoir en place, il appelait le parti de Vladimir Poutine, «le parti des voleurs», dénonçant notamment la corruption des élites. Il avait récemment confié à la presse que sa mère était très inquiète, estimant que le président russe pourrait le faire tuer.

    Cofondateur, avec Boris Nemtsov, du mouvement libéral Solidarnost, l'ex-champion d'échec Garry Kasparov s'est dit «anéanti», multipliant sur Twitter les messages cinglants à l'égard du pouvoir en place. Se remémorant l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaya en 2006, il accuse directement Vladimir Poutine, estimant que le président russe a «des océans de sang sur les mains». 

    LE PARISIEN

  • S’il l’emporte en PACA, Jean-Marie Le Pen pourrait passer la main à Gollnisch

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    18h13

    Marine Le Pen plaide pour la mise en place d’un ticket : Jean-Marie Le Pen mènerait campagne des régionales pour que Bruno Gollnisch prenne ensuite les commandes.

     

    « Je suis la meilleure locomotive pour les régionales » avait estimé, bravache, Jean-Marie Le Pen en novembre 2014. Le président d’honneur du FN est bien décidé à donner son dernier baroud électoral en décembre prochain, en portant les couleurs de son parti en PACA pour les élections régionales. Marine Le Pen, qui aurait préféré une candidature de Marion Maréchal-Le Pen, s’est résignée à la laisser mener campagne. Mais pas forcément à le laisser gérer la région.

    Mercredi dernier, en marge de sa conférence face à l’association de la presse parlementaire (AJP), Marine Le Pen s’est laissée aller à quelques confidences. « Jean-Marie Le Pen m’a grillé la politesse », raconte-t-elle au sujet de sa volonté de s’engager dans les élections régionales, avant de préciser: « C’est assez fréquent ». Mais à 86 ans, elle n’imagine pas le laisser tenter seul l’aventure. « S’il l’emporte, il ne sera pas président de la région, mais je pense qu’il faut le dire aux électeurs avant», a-t-elle glissé aux journalistes présents.

    (…) Le Figaro

    FDS

  • Valls compare Bachar el-Assad à un "boucher": la profession voit rouge

     Par LEXPRESS.fr, publié le 27/02/2015 à  21:15, mis à jour à  21:37

    La Confédération française de la boucherie s'est fendu d'un commentaire pour protester après que Manuel Valls a comparé le dictateur syrien à un "boucher". 

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    Une boucherie. Illustration.

     

    REUTERS

    Le commentaire du Premier ministre leur a fait un effet boeuf. Les bouchers de la Confédération française de la boucherie n'ont pas du tout apprécié que Manuel Valls qualifie vendredi Bachar el-Assad de "boucher". "Encore une fois le manque de respect d'un homme politique est confondant d'ignorance. Il y a tant de synonymes dans les dictionnaires que c'est au mieux une facilité au pire une malveillance que de continuer à utiliser le mot boucher", se plaint la profession.  

    Les dindons de la farce

    "Pouvez-vous cesser pour désigner quelqu'un que vous tenez pour un criminel d'employer ce mot sacré pour les 80 000 personnes - artisans, conjoints, salariés et apprentis - qui travaillent dans ce métier?", interpellent ceux qui ont l'impression d'être dans cette affaire les dindons de la farce.
     

    Une cause qui envoie du steak et qui a reçu le soutien de Christine Boutin. Sur Sud-Radio, l'ancienne ministre estime le terme "tout à fait déplacé car il y a des bouchers qui sont magnifiques". "Il faut faire attention à ce qu'on dit. Le terme de boucher est par nature inappropriée. C'est un dictateur Monsieur Assad, d'abord", s'est énervé la fondatrice du parti chrétien-démocrate, partisane d'un dialogue avec le "boucher" de Damas. 


    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/valls-compare-bachar-el-assad-a-un-boucher-la-profession-voit-rouge_1656419.html#Z4f3GdHb8B733Hy5.99
  • Oui, le Front National est le premier parti de France !

    Gilles LEBRETON , Député français au Parlement européen, rappelle que le Front national est bel et bien devenu le 1er parti de France.

  • SYRIE | « Le Croissant Rouge ne donne absolument rien aux chrétiens (…), et ce, depuis quatre ans »

     

     

    Revenant sur le récent enlèvement de près de 100 chrétiens en Syrie, Mgr Jacques Behnan Hindo, évêque syro-catholique d’Hassaké, que RadioVatican a réussi à joindre au téléphone, révèle que le Croissant Rouge ne fournit aucune aide aux chrétiens depuis le début du conflit, alors que l’association reçoit de l’argent de la Croix Rouge. Les aides qu’il reçoit viennent de l’Œuvre d’Orient, du Vatican et de la Congrégation orientale, affirme-t-il.

     

    Transcription complète de l’entretien téléphonique :

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    Que savez-vous de cette attaque de l’Etat islamique dans la région d’Hassaké ?
    Daesh, qui est aux alentours d’Hassaké, à l’Est de la rivière Khabur, tient la montagne d’Abd al-Aziz. Ils ont commencé par le premier village, Chamiram, puis ils ont pris onze villages sur la rive Ouest du Khabur, de Chamiram jusqu’à Tel Hermoz. Nous savons qu’à Chamiram, ils ont encerclé à peu près une trentaine de familles. Un autre petit village, Tal Jazeera, a aussi été encerclé. Il y a une trentaine de familles qui ont été déportées vers la montagne. Ils ont pris à peu près tous les villages. Les gens ont fui. Ils ont brûlé l’église de Tel Hermoz. Hier (lundi), nous avons eu toute la journée les gens qui venaient, à bord d’un tracteur ou de tout ce qu’ils trouvaient comme véhicule de fortune. Nous avons à peu près une centaine de personnes qui sont arrivées hier midi ainsi que toute la journée. Il y en a autant qui se sont réfugiées dans les villages vers l’Est. À Hassaké elle-même, les gens sont reçus et ils ont été logés, dans les églises ou dans les maisons. Les choses vont un peu mieux. Seulement, il y a cette peur, cette crainte.

    Les gens que vous avez vu fuir vous ont-ils raconté comment cela s’est passé ? Pourquoi est-ce qu’ils ont enlevé ces chrétiens ? Est-ce que ce sont tous des chrétiens ? Est-ce qu’ils demandent quelque chose ?
    Nous savons que tous les villages occupés maintenant sont des villages assyriens. Donc ils sont tous chrétiens. Ils avaient déjà émigré. Pourquoi ? Apparemment parce que de temps en temps les djihadistes venaient faire des incursions, demandant qu’on enlève les croix et ainsi de suite. Mais cette fois-ci, ils ont décidé de mettre la main sur ces villages-là et peut-être, peut-être, attaquer Hassaké. En septembre, j’avais écrit une lettre à sa Sainteté, à Obama, à Rohani en Iran, à Poutine et au président de Chine, leur demandant d’intervenir pour combattre les terroristes en Syrie. J’avais même lancé un SOS avant Noël parce que Daesh commençait à perdre un petit peu de terrain en Irak. Aujourd’hui, ils viennent s’installer dans la Mésopotamie syrienne. Maintenant, ils sont aussi en train de perdre le nord d’Alep. Ils sont en train de s’installer dans notre région. Dans cette région, il y a maintenant un nombre énorme de « Daeshiens ». Daesh est au Nord, à peu près à 7 km d’Hassaké, 5-7 km de Kahtanieh et des autres villes le long de la frontière turque. Cela pose un sérieux problème parce qu’ils peuvent attaquer en grand nombre. Nous, les chrétiens, les Kurdes et les Arabes, nous sommes à peu près un million et demi de personnes. En plus, il y a 300.000 réfugiés des zones de Raqqa et autres, qui sont maintenant dans la région d’Hassaké, Kameshli et ailleurs. On n’aura pas de refuge. Comme on sait que Daesh a une dent contre les Kurdes, tous les Kurdes sont massacrés. Elle a une dent contre les chrétiens sauf que les chrétiens ont trois alternatives : devenir musulman, payer la dîme ou bien, partir. Mais où ? La situation commence vraiment à être très dangereuse.

    Vous êtes évêque à Hassaké. Combien de chrétiens reste-t-il ? Quelle est la situation au quotidien sachant que la menace djihadiste se fait de plus en plus pressante ?
    Nous étions trois évêques. L’évêque syriaque orthodoxe est aujourd’hui en Europe depuis six, sept mois. Nous restons donc deux évêques : moi-même, syrien catholique et l’évêque assyrien. C’est sa communauté qui trinque, c’est cette communauté qui souffre. Nous souffrons tous avec elle. Nous devons être à peu près 120.000-130.000 habitants chrétiens dans la région, éparpillés un peu partout. La majorité est à Hassaké et à Kameshli. Il y en a pas mal qui ont émigré. Depuis quatre ans que la guerre dure, il y a à peu près 20-25% qui ont émigré. On ne peut vraiment pas avoir un chiffre exact parce que tous les jours, il y a des familles qui émigrent. La seule voie, c’est par avion, de Kameshli à Damas pour pouvoir partir ailleurs. Et même pour tout, il faut aller à Kameshli : pour prendre l’avion et sortir de ce blocus que nous avons tout autour de nous. Au Nord, la Turquie a tout fermé, absolument tout fermé. Elle laisse seulement passer les camions, les « Daeshiens », les troupes de Daesh, le pétrole volé à la Syrie, le blé, le coton. Tout cela peut passer la frontière mais personne ne peut passer.

    Quel est l’état d’esprit des chrétiens qui restent, de cette communauté dont vous êtes le pasteur ?
    Tout le monde est très mal à l’aise. Depuis Noël, on était beaucoup plus tranquilles. Daesh était à 17 km, ils n’avançaient pas. Tout allait bien dans la ville parce que c’était calme. Mais depuis hier, on sent que Daesh peut à tout moment franchir facilement ces 17 km. À chaque fois que nous avons un problème, le nombre d’émigrés augmente. Maintenant, par exemple, quand cela sera fini – je l’espère d’ici demain, parce que les Kurdes se renforcent pour aller les combattre – vous verrez après cela les avions qui seront remplis de chrétiens, de Kurdes. Tout le monde fuit. Les gens ont peur, c’est absolument normal. Surtout que Daesh a une tactique, une stratégie : elle envoie la peur, la terreur devant elle. Les gens fuient cette terreur. D’ailleurs, ce qui m’exaspère, c’est quand je vois les télévisions en Occident qui ne font que diffuser des égorgements et toutes les exécutions possibles. Ils les diffusent toute la journée. Nous aussi, on les voit et puis, tout le monde a peur. Chacun dit : « je ne veux pas être égorgé, je ne veux pas être brûlé vif ».

    Vous êtes donc encerclés, sous pression islamiste. Est-ce qu’il y a quand même une quelconque aide humanitaire qui arrive à vous parvenir ?
    Il y a une chose que je voudrais dire : la Croix Rouge aide, fournit de l’argent au Croissant Rouge. Or, le Croissant Rouge ne donne absolument rien aux chrétiens. Hier, il y a eu le Croissant Rouge, UNHCR, etc, qui se sont baladés devant les télévisions, qui ont parlé comme s’ils avaient aidé les gens. Or, ils n’ont distribué, même pas une livre syrienne. Jusqu’à maintenant, le Croissant Rouge n’a rien donné aux chrétiens, et ce depuis quatre ans (ndlr : le début de la guerre). Je l’ai dit sur une grande chaîne arabe et là, je vous le dis aussi. Il faut que la Croix Rouge le sache. Il faut qu’il le sache. Ici, les responsables sont tous des Frères musulmans ou apparentés. Je le dis à voix haute parce que cela m’exaspère et me révolte.

    Alors de qui provient l’aide que vous recevez ?
    Par exemple, de l’Œuvre d’Orient, du Vatican, de la Congrégation orientale. Sinon, la Croix Rouge ne donne rien puisqu’elle donne tout au Croissant Rouge et le Croissant Rouge, ici, ne distribue même pas un milliardième de ce qu’il reçoit, rien aux chrétiens.

    Que se passe-t-il par exemple, lors d’une grande distribution, si une personne s’avance et dit qu’elle est chrétienne ?
    À chaque fois qu’un chrétien se présente chez eux, ils disent « rien ». Tandis que nous, à l’Église, Caritas, etc, nous donnons aux chrétiens, aux musulmans, à tout le monde. Eux ne donnent rien. 

     NDF