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30/09/2008

Elie Cohen: risque d'une crise systémique si le plan Paulson n'est pas adopté

Le risque d’une crise systémique augmente si le plan Paulson n’est pas adopté au plus vite selon Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po Paris et membre du Conseil d’analyse économique (CAE).

Le rejet du plan Paulson par la chambre des Représentants vous a t-il surpris ?

Elie Cohen : Oui, ma surprise a été grande quand j’ai su dès lundi dans la matinée qu’il y avait des doutes sur le vote de ce plan. Le plan Paulson avait énormément de défauts. En reprenant les actifs toxiques des banques, le Trésor américain incitait les établissements financiers à charger leurs bilans d’actifs douteux pour se refinancer dans de bonnes conditions aux frais du contribuable. D’autre part, il ne réglait ni la question de la recapitalisation des banques ni celle du risque de défaut des ménages américains exposés à la crise immobilière. Il y avait donc une injustice particulière à faire un montage de ce type ! Malgré toutes ces critiques, tous les économistes soulignaient l’urgence de l’adopter rapidement pour éviter un risque systémique avéré.

Une crise systémique devient donc probable ?

E.C : Le rejet du plan a constitué un choc majeur et fait renaître les pires scénarios d’un effondrement des Bourses comme nous l’avons vu lundi mais aussi d’un gel total du marché interbancaire à l’origine de la chute de Dexia. Et la suite n'est guère réjouissante. L’étape suivante serait un effondrement de la pyramide des CDS (credit default swaps) qui mettrait en difficulté l’ensemble du système financier. Il est donc indispensable que le plan soit représenté et voté le plus rapidement possible. Plus le temps passe et plus il sera difficile d’éviter, même avec un plan amélioré, la crise systémique majeure.

Après le renflouement en urgence de Dexia et la nationalisation de Fortis, va t-il falloir un plan à grande échelle pour sauver notre système bancaire ? La réaction des gouvernements européens est-elle à la hauteur ?

E.C : Les responsables européens font appel aux Américains pour qu’ils adoptent le plan Paulson. C’est le signe de leur impuissance ! Nous dépendons tous de la gouvernance américaine pour sauver le système financier mondial. Quand des établissements européens sont en difficulté, chaque Etat impliqué intervient chacun de son côté dans des conditions qui mettent en cause à terme la survie même de ces groupes. Il n’y a pas de réelle volonté européenne cohérente. Les effets de l’édifice bancal de Maastricht sont de plus en plus visibles. D’un côté, nous avons une banque centrale européenne indépendante en charge de la politique monétaire mais de l’autre, on a laissé le pouvoir de supervision et de stabilité financière à vingt-sept autorités différentes. Nos dirigeants européens devraient se préparer à jeter les bases d’un vrai superviseur européen.

L’appel à l’unité nationale du gouvernement français et les déclarations de Nicolas Sarkozy assurant que les dépôts des ménages seraient garantis vous paraissent-ils appropriés ? Faut-il craindre pour le système bancaire français ?

E.C : Dès le discours de Toulon, j’ai fait part de ma perplexité après les propos de Nicolas Sarkozy. Personne ne considère que les banques de dépôts françaises sont en péril. Les expositions aux subprimes et les excès de levier ne sont pas les mêmes que pour les banques d’investissement. Même s’il faut prendre les dispositions nécessaires pour faire face à des risques de défauts, il n’y a pas aujourd’hui de risque sur les dépôts des épargnants.

La crise actuelle aura tout de même des répercussions importantes sur l’économie réelle. Peut-on craindre un effet domino ?

E.C : Cette crise financière est aussi une crise structurelle résultant des déséquilibres économiques majeurs (en terme d’échanges réels et financiers) qui se sont accumulés ces dernières années entre les Etats-Unis et la Chine. C’est également la fin d’un cycle de croissance. Avant même le début de la crise, on s’attendait à un atterrissage de l’économie. La conjonction de ces éléments fait que nous traversons une crise très sérieuse et qui sera durable.

Le système financier vit-il une mutation historique ? Va t-on instituer de nouvelles régulations au niveau mondial ?

E.C : Effectivement, nous allons assister à un redimensionnement de l’industrie financière qui s’était considérablement développé au cours des vingt dernières années. Si le rôle de l’Etat, en tant qu’ultime recours dans les situations de crise extrême, reste essentiel, je ne crois pas en revanche à un système de régulation au niveau mondial alors que nous sommes déjà incapables en Europe d’avoir notre propre système de régulation. (30 septembre 2008)


23:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Immigration: lycées et collèges sont devenus des lieux d'affrontement

"L'incident" s’est produit à 13 h 30, à l’heure où les élèves du collège Nelson-Mandela au Blanc-Mesnil regagnaient les classes. « Des jeunes qui se trouvaient dans le parc urbain ont jeté une bouteille dans la cour et ça a fait un gros boum, raconte un collégien. Beaucoup d’élèves étaient affolés.

 Par chance, aucun d’eux n’a été touché par le projectile qui, selon le principal, Malik Ndiaye, contient un mélange d’acide chlorhydrique et de déboucheur chimique.

« Heureusement, il ne restait que deux classes dans la cour », poursuit-il. Les jeunes, cachés dans des bosquets derrière la grille, ont été reconnus comme d’anciens élèves par la conseillère principale d’éducation qui a prévenu la police.

Quatre mineurs, âgés de 16 à 18 ans, qui ont été interpellés et placés en garde à vue par la brigade de sûreté urbaine du Blanc-Mesnil, saisie de l’enquête. Le principal avance une piste : « L’un d’eux avait un ami dans le collège qui passe en conseil de discipline demain (aujourd’hui) pour une agression le deuxième jour de la rentrée. » Jeudi dernier, une première bombe artisanale avait explosé à l’extérieur de l’établissement. « L’ambiance est délétère depuis le début de la rentrée », reconnaît le principal.

Explosion de violence devant un lycée de Villepinte. Plus tôt dans la journée, entre midi et 14 heures, c’est, semble-t-il, une rivalité entre quartiers qui est à l’origine d’une rixe mettant aux prises une soixantaine de jeunes sur le parvis du lycée Georges-Brassens de Villepinte et le boulevard Robert-Ballanger. Un différend entre habitants de la Fontaine-Mallet à Villepinte, et de la Rose-des-Vents à Aulnay. Des heurts s’étaient déjà produits vendredi. Un professeur qui tentait de s’interposer a été aspergé de gaz lacrymogène. « C’était d’une extrême violence, témoigne une prof sous le choc. J’ai vu un jeune rengainer un pistolet dans son pantalon, d’autres avec des armes blanches, des marteaux… En sept ans, je n’avais jamais connu ça. » Par sécurité, le lycée a été fermé aux élèves hier après-midi et le sera aujourd’hui. Les professeurs déplorent "l’insuffisance du déploiement policier et le manque de moyens, notamment la suppression d’un poste de CPE et un manque d’assistants d’éducation". « Je comprends leur émotion : les abords d’établissement ne doivent pas devenir des lieux d’affrontement », reconnaît l’inspecteur d’académie Daniel Auverlot, qui annonce travailler avec le directeur de la sécurité publique, le procureur et le maire.

Le Parisien - 30.09.08

23:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Le Veau d'or pris dans la tempête

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L'Adoration du Veau d'or par Nicolas Poussin (1594-1665)

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a dit mardi espérer que la Chambre des représentants américains accueillerait "favorablement" une nouvelle version du plan proposé par le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson pour sauver le système financier aux Etats-Unis.

"Ce que nous espérons, c'est des modifications, des avenants, des points particuliers pourront être évoqués et que dès que la Chambre des représentants siègera de nouveau, elle réexaminera favorablement la nouvelle version du plan", a déclaré Mme Lagarde lors d'une conférence de presse.

Le plan de M. Paulson, impopulaire auprès des contribuables américains car il prévoit le rachat par l'Etat de 700 milliards de dollars de créances douteuses détenues par les institutions financières présentes aux Etats-Unis, a été rejeté lundi par 228 voix contre 205 par la Chambre des représentants.

Un nouveau scrutin éventuel ne devrait pas intervenir avant jeudi, après les fêtes du Nouvel an juif.

Il est clair qu'il y a beaucoup d'espoir sur les différentes places financières pour que ce plan aboutisse", a estimé Mme Lagarde.

La ministre de l'Economie a par ailleurs estimé qu'il fallait faire attention à "préserver le fonctionnement des systèmes financiers" et laisser "les opérateurs jouer leur rôle de financement de l'économie".

"Il va peut-être falloir enrayer la machine à rumeurs, il faut être très attentifs à préserver le fonctionnement des marchés financiers qui innerve l'économie", a-t-elle déclaré.

 Les gouvernement belges et français sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi pour renflouer la banque Dexia, dont le capital est désormais détenu à plus de 50% par les pouvoirs publics de ces deux pays.

Le bancassureur franco-belge, qui joue un rôle clé dans le financement des collectivités locales, avait vu la veille son cours en Bourse amputé de presque un tiers en raison de la crise de confiance qui agite actuellement les marchés financiers. AFP. 30.09.08

22:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Croissant de lune et fin du ramadan

Fin du ramadan.jpg
Mohammed Messaoui annonce la fin du Jeûne pour les musulmans vivant en France

A l'entrée de la Grande Mosquée de Paris, hier à 18 h 45, les fidèles sont invités à donner 5 €, à s’acquitter de « la zakat », l’aumône servant à offrir des repas aux plus pauvres. Sur la table d’une longueur interminable de la salle d’honneur de l’édifice, des dattes, des morceaux de citron pour la chorba (soupe), des bouteilles d’eau, de soda et de jus de fruits…

Quelques minutes avant la rupture du jeûne, en présence d’une cinquantaine de dignitaires musulmans réunis à l’occasion de la nuit du doute, Mohammed Moussaoui, le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), annonce le résultat des délibérations qui viennent de se tenir à huis clos dans la pièce à côté.


« Après discussions et prise de connaissance des données astronomiques, le CFCM a décidé à l’unanimité que l’Aïd-el-Fitr aura lieu le mercredi 1er octobre », déclare-t-il sur un ton solennel. C’est donc demain que sera célébrée la fin du ramadan après un mois de jeûne du lever au coucher du soleil pour quelque 4 millions de musulmans de l’Hexagone.


Ce choix est justifié par le fait qu’hier soir le croissant de lune n’était pas encore visible dans notre pays. La France se démarque ainsi de l’Arabie saoudite qui a fixé la date de la fête religieuse à… aujourd’hui. « Cela montre que l’islam de France est autonome », se félicite Mohammed Moussaoui qui en a profité pour présenter ses « meilleurs voeux à la communauté nationale dans son ensemble » et souhaiter « une bonne année à la communauté juive » qui célèbre aujourd’hui, jusqu'à mercredi soir, le Nouvel An juif (Rosh Hashana).

L’Aïd-el-Fitr, appelée « la petite fête » par opposition à la « grande fête » de l’Aïd-el-Kébir marquée par le sacrifice du mouton (elle aura lieu cette année vers le 10 décembre), commence par une prière vers 9 heures. « On va à la mosquée avec ses proches. A l’issue du sermon d’une vingtaine de minutes, tout le monde se lève et s’embrasse », explique Kamal Chemini, président de la mosquée de Clamart (Hauts-de-Seine). La journée se prolonge par un repas en famille. Au menu, une soupe avec du poisson ou du mouton et des pâtisseries orientales. Des cadeaux, généralement des vêtements ou de l’argent, sont distribués aux enfants.
Le parisien - 30.09.08

19:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

La crise: quel impact pour les particuliers?

Le texte a disparu... je n'ai aucune explication! - Je ne supprime pas le titre, car je supprimerais également les commentaires. Sincèrement désolée, d'autant plus que le texte était intéressant. Mystère de l'informatique...

17:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

A 10 ans, il tabasse sa maîtresse, il n'est pas exclu de l'école

"L'enfant ne sera pas exclu" annonce d'emblée au Post la directrice de l'école.

Lundi matin, quand les parents ont accompagné leurs enfants à l'école primaire Jean-Jaurès, à Persan, dans le Val-d'Oise, ils ont pu découvrir une banderole accrochée à la porte d'entrée: "Droit au respect."

Ce "droit au respect" est la conséquence d'un grave incident qui s'est déroulé vendredi, vers 16 h, dans la classe de CM1 B.

Avant la sortie des cours, une enseignante fait une remarque à un de ses élèves de 10 ans. Il ne supporte pas la remarque et se déchaîne sur sa maîtresse.

"Il l'a tapée. Il a donné des coups de pied dans les jambes. Après, elle saignait du nez" dit un élève au Parisien.

"La maîtresse s'est enfermée dans sa classe. Elle ne voulait plus sortir" poursuit une maman.

Des enfants témoins de la scène préciseront que leur institutrice aurait été également frappée au visage et au ventre.

"Ce qui s'est passé vendredi est très rare" confie au Post l'inspection d'académie.

Comment va l'instit?
Encore "très choquée" selon l'inspecteur d'académie mardi, l'institutrice est
très marquée par cette agression. Certains de ses élèves de la classe ont aussi très perturbés par la violence de la scène.

"J'ai récupéré un gamin en pleurs qui ne voulait pas revenir en classe" dit une autre maman au Parisien.

Celle qui a porté plainte souffre de contusions et est arrêtée pour 8 jours.

Qui est cet enfant?
"C'est un enfant perturbé", selon l'inspection d'Académie, qui précise qu'il s'agit d'une "situation peu courante dans le premier degré."

L'enfant bénéficiait d'un suivi pédagogique particulier, a précisé ce mardi Patrice Garnier, l'inspecteur d'académie adjoint du Val-d'Oise chargé du 1er degré.

Va-t-il être exclu?
Non. "L'enfant, qui est toujours à l'école, ne sera pas exclu" affirme au Post la directrice de l'école Jeanne Brienne ce mardi midi. "Pour la simple et bonne raison que l'exclusion n'existe pas en tant que telle en élémentaire."

L'élève continue donc à aller à l'école, où il est pris en charge, en dehors de sa classe, par un enseignant particulier.

Une autre sanction est-elle prévue?
Pas pour l'instant. "L'ensemble du personnel éducatif va se réunir pour trouver la solution la plus adaptée pour que l'école retrouve au plus vite sa sérénité. Nous cherchons une solution" poursuit l'inspection d'académie sur Le Post, en précisant que "c'est en cours."

Que dit le ministère?
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a demandé mardi "au recteur de l'académie de Versailles d'accorder la protection juridique à l'enseignante", à laquelle il a exprimé sa "solidarité".

30.09.08

 

17:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

VIDEO François Couperin (1668-1733)

http://fr.youtube.com/watch?v=P6QSR_IbQWk

Leçons de ténèbres - 1714

01:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Rosh Hachana 2008

rosh hachana miel et pommes.jpg
Miel, pommes et Torah
Rosh Hashana, le 29 septembre 2008

De nombreux Juifs dans le monde fêtent chaque année Rosh Hashana, leur Nouvel An. Dans le calendrier hébraïque, la date correspond au 1er Tichri, c'est-à-dire le premier jour du septième mois. Comme le calendrier chinois, le calendrier hébraïque est soli-lunaire : chaque nouveau mois dépend de la rotation de la lune et s'étale sur 29 ou 30 jours. De ce fait, la date de Rosh Hashana dans le calendrier grégorien varie, mais tombe toujours entre le 5 septembre et 5 octobre. En 2008, les Juifs fêteront leur nouvelle année le 29 septembre.

Entre solennité et festivités

"Yom Terou'a" (Jour de la Sonnerie du Chofar), "Yom HaDin" (Jour du Jugement), "Yom HaZikaron" (Jour de la remémoration), "Rosh Hashana" (Tête de l'année) : cette fête juive a plusieurs noms et plusieurs significations. Elle commémore la création de l'homme sur la terre par Dieu, mais correspond aussi au jour où les hommes sont jugés pour leurs actes de l'année passée. Dieu donne, en fonction des mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d'existence pour l'année qui commence.
Rosh Hashana précède une période de dix jours de pénitence avant Yom Kippour, le jour du Pardon. C'est pourquoi le Nouvel An juif revêt un caractère austère : la fête est plus solennelle que joyeuse.

Cependant, comme pour les autres fêtes de fin d'année, l'optimisme est de mise pour célébrer le Nouvel An. Les festivités de Rosh Hashana débutent donc la veille au soir par un grand festin. Pour que l'année qui s'annonce soit douce, le miel est omniprésent à table, en accompagnement de tous les mets. La pomme est l'autre aliment principal du repas. Trempée dans le miel, elle est bénie pour apporter à la famille "une bonne et douce année". Les pois et les grenades sont, eux, les symboles d'une année prospère. Enfin, une tête de poisson est bénie, afin que "qu'Israël soit en tête des nations, plutôt qu'en queue", et serve d'exemple aux autres nations.

Les fêtes de Roch Hachana s'étalent ensuite sur deux jours, consacrés en grande partie à la prière et à la lecture de la Torah.


01:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Malgré l'urgence, le Sénat américain ne votera au plus tôt que jeudi après le Nouvel an juif

"Notre stratégie est de continuer à nous attaquer de front à la situation économique et nous allons travailler à mettre en place une stratégie qui nous permette d'aller de l'avant", a déclaré Georges Bush, qui a prédit que les parlementaires finiraient par adopter le plan.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a déclaré que le rejet du plan "ne peut rester en l'état". "Il faut aller de l'avant", a-t-elle dit devant la presse. "Notre travail ne sera pas fini tant que nous n'y serons pas parvenus".

Selon un parlementaire qui a requis l'anonymat, rien ne devait se passer "avant jeudi au plus tôt" en raison notamment du Nouvel an juif (Rosh Hachana) mardi et mercredi, observé au Congrès.

Un porte-parole de Mme Pelosi, Brandon Daly, estimait en revanche que "plusieurs options" étaient encore possibles, le Sénat, qui devait voter après la Chambre, étant censé siéger mercredi.

AFP. 29.09.08

01:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Lait frelaté chinois: Cadbury retire chocolats et confiseries

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C'est le premier grand groupe international à retirer des produits du marché à la suite du scandale des laits contaminés à la mélamine en Chine.  Le géant de l'agro-alimentaire Cadbury a fait retirer des rayons des magasins de Hong Kong, Taïwan et d'Australie, onze de ses confiseries et chocolats. 

Cadbury a effectué des tests dans son usine de Pékin.

«Nous avons reçu des résultats qui jettent le doute sur la non-altération d'un éventail de produits fabriqués en Chine», indique le communiqué de la branche Asie-Pacifique du groupe. «Nous estimons donc qu'il est nécessaire de prendre des mesures préventives pour retirer du marché tous nos produits chocolatés fabriqués dans notre usine de Pékin», poursuit le texte.

Au total, onze marques font l'objet d'un rappel parmi lesquelles les Cadbury Eclairs et les chocolats Dairy Milk.

Quelque 53 000 enfants ont dû être soignés en Chine pour des problèmes rénaux après avoir consommé du lait à la mélamine, un produit chimique utilisé dans la fabrication de colles ou de résines. Quatre enfants au moins sont morts.
Jusque là, seules des marques affichées comme chinoises avaient été interdites.
Le parisien- 29.09.08

00:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

29/09/2008

Elie Cohen: "une espèce de machine folle"

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Pour l'économiste Elie Cohen, "une machine folle" est à l'oeuvre dans le secteur bancaire: à cause d'un manque de confiance, né de la crise financière, les banques ne se prêtent plus entre elles et, potentiellement, aucune n'est "à l'abri", selon lui, même si des faillites en France sont peu probables.

Q: Les difficultés de Dexia reflètent-elles une aggravation de la crise bancaire?

R: Pourquoi Dexia se trouve-t-elle dans l'oeil du cyclone? Ce n'est pas la composition de son portefeuille qui pose problème. Le problème, c'est que son entreprise soeur -Fortis- est en difficulté, donc on dit "à qui le tour?". Or, plus la crise dure, plus la liquidité interbancaire (les fonds que les banques se prêtent entre elles pour financer leurs activités, ndlr) s'étiole et disparaît. Donc, plus une entreprise est ciblée (considérée comme fragile par les investisseurs, ndlr), plus elle a de difficulté à trouver la liquidité qui lui est nécessaire au jour le jour.

Ce à quoi on assiste actuellement, c'est une espèce de machine folle, qui est en train de cibler les entreprises les unes après les autres. Toute entreprise ciblée connaît des effondrements boursiers, a des difficultés à trouver de l'argent et finit par devoir se recapitaliser si elle veut se sauver.

Q: Cette crise menace-t-elle les autres banques, notamment les banques de dépôt?

R: Aujourd'hui, il n'y aucun problème. Mais si demain, une rumeur sur les marchés dit qu'une entreprise est plus fragile qu'on ne le pensait, l'action sera cédée massivement, la banque aura du mal à trouver des financements.

La machine infernale qui est en train de se développer ne met potentiellement plus personne à l'abri. C'est pour cela qu'il faut essayer de calmer cette folie collective.

Il n'y aucune raison qu'une banque de dépôt européenne, et française en particulier, rencontre des difficultés. Simplement, comment faites-vous pour résister lorsque vous êtes ciblés par les marchés et que la liquidité interbancaire disparaît? Dans ce cas, soit vous vous recapitalisez en allant sur les marchés. Soit, en dernier recours, l'Etat interviendra, mais pour moi, c'est de la science-fiction.

Q: Les banques françaises sont-elles vraiment solides, comme le répète le gouvernement, ou risquent-elles la faillite?

R: Elles n'ont pas cédé à la débauche des "subprimes" comme aux Etats-Unis et nous n'avons pas de banques d'investissement comme les Bear Stearns ou les Lehman Brothers. Le modèle de crédit immobilier et bancaire des établissements français est en effet plus solide.

Concernant la faillite, je pense qu'en France, on interviendrait avant d'y arriver. Aux Etats-Unis, le gouvernement a estimé qu'il pouvait se payer le luxe de la faillite de Lehman pour donner une leçon aux marchés, mais on ne le fera pas en France, parce que nous sommes moins idéologues.

Les déposants français peuvent être totalement rassurés. Je pense que le gouvernement garantirait entièrement leurs dépôts, comme Nicolas Sarközy l'a promis dans son discours de Toulon. AFP.29.09.08

Entre quelles mains sommes-nous? Entre celles de l'USURE! 

22:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

La bonne direction?

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22:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Jean Sarközy relaxé, le plaignant condamné...

Accusé d'avoir percuté une automobile alors qu'il roulait à scooter, le fils cadet du président de la République et conseiller général des Hauts-de-Seine (UMP), Jean Sarközy, a été relaxé, lundi 29 septembre, par le tribunal correctionnel de Paris.

En janvier, l'audience avait duré plus de quatre heures. L'accident était survenu le 14 octobre 2005 place de la Concorde à Paris. Un scooter avait percuté une BMW et pris la fuite. Le conducteur de la voiture avait cependant eu le temps de noter la plaque d'immatriculation, correspondant au deux-roues du fils de celui qui était alors ministre de l'intérieur. Lors de l'audience du 25 juin, M. Bellouti et son passager avaient raconté avoir relevé le numéro du deux-roues à l'aide d'un téléphone portable, tout en reconnaissant ne pas avoir été en mesure de reconnaître son conducteur, "un jeune", "imberbe", coiffé d'un casque.

  LE PROPRÉTAIRE DE LA BMW CONDAMNÉ

Sa compagnie d'assurance qui demandait 260,13 euros pour les dommages occasionnés n'ayant pas obtenu de réponse, M'Hamed Bellouti, le conducteur de la BMW, avait déposé plainte en février 2006. Il a toujours affirmé ne pas connaître l'identité du propriétaire du scooter avant de débuter cette procédure. Ce que l'avocat de Jean Sarközy, Me Thierry Herzog, avait mis en doute. Jean Sarközy, lui, a toujours nié les faits.

Deux expertises ont par ailleurs conclu qu'au vu des dégâts constatés sur les deux véhicules, le choc n'avait pu avoir lieu, du moins tel que décrit par l'automobiliste. Lundi, la justice a finalement donné raison à Jean Sarközy, les magistrats le déclarant "non coupable des faits qui lui sont reprochés".

Ils ont par contre condamné l'automobiliste, partie civile, à lui verser deux mille euros pour "procédure abusive".

Le Monde - 29.09.08.

 

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28/09/2008

Les contribuables américains paieront pour les escrocs de la finance

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Le Capitole, siège du Congrès - au sommet du dôme la statue de la Liberté
Mission accomplie. Après une semaine d'âpres négociations, tout le monde voulait un accord avant l'ouverture des marchés lundi. C'est chose faite.
 Dimanche soir,  le principal négociateur républicain, le sénateur Judd Gregg, a annoncé qu'un accord avait été trouvé au Congrès sur le plan de sauvetage des banques américaines. "C'est un bon résultat", a-t-il estimé, ajoutant que ce plan de 700 milliards de dollars "donne au secrétaire au Trésor [Henry Paulson] l'autorité et la latitude pour agir et stabiliser le marché du crédit".
 "Ç'a été une journée très longue. Très franchement, une longue semaine", avait déclaré plus tôt le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, évoquant les discussions difficiles entre les chefs de file parlementaires et l'administration Bush.

Le texte doit désormais être soumis au vote du Congrès, ce qui pourrait intervenir dès lundi. Le plan, proposé par le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, prévoit de débloquer 700 milliards de dollars pour racheter les créances douteuses des banques mises à mal par la crise des prêts immobiliers à risque. Selon les grandes lignes du plan publiées par le bureau de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentants, la manne des 700 milliards de dollars serait versée en plusieurs fois au Trésor et des organes de surveillance et d'évaluation seraient mis en place.

Selon ce plan, des dispositions accorderaient aux contribuables des parts dans le capital d'institutions financières auxquelles l'Etat rachète des actifs invendables. Ces actifs, au fil du temps, pourraient reprendre de la valeur. Le gouvernement serait également tenu d'assouplir les modalités des prêts qu'ils rachètent pour soulager les emprunteurs propriétaires de maisons qui sont au bord de la saisie.

 D'autres institutions que les grandes banques de Wall Street, telles des collectivités locales, des fonds de pension, des petites banques commerciales, pourront également profiter de l'offre du gouvernement de racheter les créances douteuses. Enfin, point houleux de négociations entre l'administration Bush et les démocrates, le plan mettrait le holà aux "parachutes dorés", selon Nancy Pelosi, évoquant un plafonnement des compensations financières aux dirigeants des banques en difficulté.

Une telle intervention de l'Etat dans le secteur privé est sans précédent, ce qui ne rassure pas nombre de républicains. Le sénateur Roy Blunt avait averti qu'il montrerait le projet de loi à son groupe parlementaire avant de se prononcer. Certains, comme Richard Shelby, membre important de la commission bancaire, ont eux refusé de participer aux négociations parce qu'ils réfutent "les principes mêmes du plan". Le candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, a lui déclaré dimanche sur ABC que les "grandes lignes du plan montrent que c'est quelque chose que nous allons tous devoir avaler et avec lequel nous allons pouvoir avancer. Mais l'option de ne rien faire n'est tout simplement pas acceptable".

Son rival démocrate Barack Obama a quant à lui déploré sur CBS le prix à payer par le contribuable. "Quand on demande aux contribuables de prendre des mesures extraordinaires à cause de l'irresponsabilité de certains, il n'y a pas de quoi se féliciter. Mais ces mesures sont nécessaires", a-t-il concédé. 

LCI.fr - 28.09.08

23:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Xavier Bertrand: "Oui, je suis franc-maçon"

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Xavier Bertrand

Sollicité par L'Express, le ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité, l'un des plus en vue du gouvernement, a accepté de jouer la transparence et d'expliciter les raisons de son engagement maçonnique.

Pourquoi avez-vous intégré la franc-maçonnerie?
Je vous réponds parce que vous me posez la question et que je n'ai pas l'intention de me dérober. On ne peut mentir quand on est un responsable politique et qu'on représente les Français. De moi-même, je n'aurais pas pris l'initiative de parler, mais certains l'ont fait pour moi.


(A la sortie de l'Elysée, en novembre 2007)

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J'ai effectivement adhéré, en 1995, attiré par le travail sur soi et sur les idées des autres que permet la franc-maçonnerie. Cela a développé en moi le sens de l'écoute, j'en avais bien besoin, et on en a toujours besoin! Dès 2004, lors de mon entrée au gouvernement, j'ai souhaité me mettre en retrait.

Depuis, je n'ai plus participé à aucune réunion, n'intervenant que deux fois cette année-là comme conférencier. Etre ministre prime tout autre engagement, ce n'est pas qu'un problème de manque de temps.

Vous allez plancher, le 9 avril, devant la loge Intersection: de quoi parlerez-vous?
Comme de nombreux acteurs politiques et sociaux, je suis invité à prendre la parole ès qualités. Le thème n'a pas encore été définitivement arrêté.

L'Express - 20 février 2008

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Ségolène Royal au show de la Fraternité

"Jamais je n’ai mis un genou à terre. Jamais je n’ai songé à abandonner." Hier soir, Ségolène Royal s’est livrée à un véritable one-woman-show devant ses militants réunis au Zénith de Paris pour un concert « de la Fraternité ». C’est une Royal, nouvelle version, qui s’est présentée devant ses supporteurs.

 
Multimédia
Video : Reine de la scène
Video : L'appel aux dons
 

Nouvelle coupe de cheveux, en jean et en tunique bleue, elle a prononcé son discours sans note et avec une gestuelle inhabituelle chez elle. Tantôt mains sur les hanches, parfois le doigt en l’air, ou par des mouvements de cils… visiblement la présidente de région Poitou-Charentes a beaucoup travaillé ce rendez-vous où, entre les passages des artistes, elle est la seule politique à intervenir.

« On n’abdique pas l’honneur d’être une cible »
Pendant trois quarts d’heure, sur scène, l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle parle beaucoup d’elle. Dans une salle, qui normalement peut accueillir plus de 6 000 personnes et qui a été reconfigurée pour ne laisser seulement que 4 000 places, Royal intervient après le groupe Trust. Et dans un registre que ses fans adorent, elle se présente une fois de plus en victime de ses camarades du Parti socialiste. Mais elle le fait cette fois sur le ton de l’ironie. « Depuis trois ans, il y a eu la riante primaire, la courtoisie présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles », lance-t-elle tout sourire à une salle aux anges. Elle déclenche même des hurlements quasiment hystériques lorsqu’elle cite une phrase de Cyrano de Bergerac : « On n’abdique pas l’honneur d’être une cible. »

Dans le Zénith, des banderoles de la Savoie, de l’Ardèche, du Nord (« les Ch’tis sont là »), de Marie-Galante ou encore de Saint-Denis flottent montrant que les supporteurs de Royal sont venus d’un peu partout en France. Les comités locaux de Désirs d’avenir se sont organisés pour faire le déplacement en cars. Tous sont des « accros à Ségolène » comme Françoise, 68 ans. « C’est la meilleure, s’enthousiasme cette militante des Yvelines, on ne peut pas rêver mieux. » « Je suis là parce que vous êtes là », lâche Royal à ses troupes qui boivent littéralement ses paroles. Tapant sur les « forces conservatrices », la présidente de la région Poitou-Charentes appelle « la gauche à se ressaisir ».

Face à la crise financière actuelle, elle propose également de « changer le système ». Elle demande, comme l’a fait Olivier Besancenot, « l’interdiction de délocaliser et de licencier »… avant de compléter son propos en expliquant qu’il s’agit d’obliger les entreprises à rembourser les aides publiques qu’elles ont touchées en cas de licenciements.

Mais Royal en revient rapidement à elle, sans jamais évoquer la bataille actuelle au PS. « J’ai appris qu’il faut savoir perdre sans amertume pour pouvoir un jour gagner sans triomphalisme », clame-t-elle à une foule qui reprend « on va gagner, on va gagner ». « Je suis là aujourd’hui, je serai là demain », conclut-elle. Royal a changé de look, mais sa détermination est toujours la même.

 

Le Parisien-AFP. 28.09.08

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VIDEO Interview de Michael Vendetta

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Michael Vendetta porte au cou l'étoile de David

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Travaillez le dimanche

La proposition de loi UMP visant à faciliter le travail du dimanche sera débattue d'ici à la fin de l'année au Parlement, a indiqué dimanche sur Europe 1 le ministre (franc-maçon) du Travail Xavier Bertrand.

Cette proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, vise à étendre les dérogations au repos dominical. L'examen du texte avait initialement été fixé au 10 juin, avant d'être renvoyé à une date indéterminée.

Selon M. Bertrand, invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1/Le Parisien, "elle n'est pas retirée de l'ordre du jour" et "son examen va se faire après l'examen du budget à l'Assemblée".

"Je soutiens à fond cette proposition, nous y avons travaillé avec Luc Chatel", le secrétaire d'Etat à la Consommation, a-t-il ajouté.

"Le dimanche n'est pas un jour comme les autres, c'est vrai. Mais il faut aussi voir comment les choses évoluent. Nous ne pouvons pas refuser à des personnes qui souhaitent travailler le dimanche de le faire", a-t-il expliqué.

 

Selon lui, la réglementation doit "aussi apporter des garanties", avec un travail le dimanche "mieux payé et surtout le droit au refus pour le salarié".

En décembre 2007, le gouvernement a déjà introduit à la va-vite une nouvelle brèche dans la réglementation, lors du vote de la loi Chatel sur la consommation, autorisant les commerces d'ameublement, comme Conforama ou Ikea, à donner le repos hebdomadaire par roulement.

Or, selon FO et la CFTC, suite à cette loi, les salariés de l'ameublement se trouvent obligés de travailler le dimanche, sans aucune majoration, ni droit au refus.

De manière générale, la CGT, la CFTC et FO sont vent debout contre la proposition de Richard Maillé y voyant un "jeu de dupes pour satisfaire l'appétit d'une poignée de grandes enseignes".

Le texte propose que les préfets puissent autoriser l'ouverture le dimanche des "commerces de détail", des "services au public" situés dans "les communes touristiques ou thermales et dans les zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente".

AFP.28.09.08

20:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Autriche, législatives: bond de l'extrême-droite

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Heinz-Christian Strache, leader de l'extrême-droite - FPÖ

Les Autrichiens ont sévèrement sanctionné la coalition gauche-droite, au terme de 20 mois de paralysie gouvernementale, au profit des partis d'extrême droite, seuls à progresser lors des législatives anticipées dimanche, selon les résultats provisoires du ministère de l'Intérieur.

Les deux grands partis autrichiens, le SPÖ social-démocrate et l'ÖVP conservateur, selon ces résultats provisoires qui portaient à 16h45 GMT sur 72,5% des votants, enregistrent leurs plus mauvais scores historiques.

Mais, paradoxalement, l'arithmétique et la logique politique devraient conduire à une reconduction du gouvernement de grande coalition des deux perdants.

Quoique toujours en tête, les sociaux-démocrates, avec un résultat à de 29,7%, perdent 6 points de pourcentage par rapport à leur score de 2006. Pour les conservateurs, la chute est encore plus lourde, à autour de 26% contre 34,3% il y a deux ans.

Le parti d'extrême droite FPÖ fait un bond de 7 points autour de 18,2% et le parti populiste BZÖ de Jörg Haider est crédité d'environ 9,6%, plus du double de son score de 2006 (4,1%).

Quant aux Verts, de justesse troisième formation politique en 2006, ils sont relégués au 4e rang avec 9,7% des voix (11,5% auparavant).

 Ainsi, si l'on additionne les voix de l'extrême droite FPÖ et du parti populiste BZÖ, l'extrême droite dépasserait son score historique de 1999 lorsque le parti de Jörg Haider avait atteint 26,9% des voix.

Les Autrichiens ont donc sanctionné les partis de la coalition gouvernementale gauche-droite, qui a échoué après 20 mois de querelles, au profit de l'extrême droite.

Le Parti social-démocrate SPÖ, fondé en 1885, et les démocrates-chrétiens du Parti du peuple (ÖVP) enregistrent ainsi leurs plus mauvais scores historiques. Et cela non seulement depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, mais même dans l'existence de la République, issue en 1918 de l'Empire austro-hongrois après la défaite de la Première Guerre mondiale.

L'impasse gouvernementale sur tous les grands dossiers a surtout profité au FPÖ du bouillant Heinz-Christian Strache, qui redevient ainsi la troisième force politique du pays, position déjà occupée dans les années 1990 et au début des années 2000. Mais, son ancien mentor, Jörg Haider, peut lui aussi se considérer comme l'un des vainqueurs du scrutin.

La gauche s'était dotée d'un nouveau dirigeant en juin, Werner Faymann, 48 ans, en remplacement du chancelier Alfred Gusenbauer, qui n'avait plus la confiance des militants. Affichant un perpétuel sourire, Werner Faymann avait caracolé en tête des cotes de popularité des chanceliers potentiels, battant son rival conservateur, le vice-chancelier et ministre des Finances Wilhelm Molterer, 53 ans, peu charismatique, qualifié par le SPÖ de "chef comptable".

Dans une campagne électorale axée surtout sur la lutte contre la vie chère, Werner Faymann avait in extremis, en s'alliant tantôt avec l'extrême droite, tantôt avec les Verts, fait adopter pêle-mêle lors de la dernière séance du Parlement le 24 septembre la réduction de moitié du taux de la Taxe à la valeur ajoutée (TVA) sur les médicaments, l'abolition des droits d'inscription universitaires, une substantielle augmentation des retraites et des allocations d'entraide.

En cette journée ensoleillée, le taux de participation parmi les 6,3 millions d'électeurs a atteint un peu plus de 70% contre 78,5% lors du précédent scrutin.

Les résultats définitifs ne seront toutefois connus que le 6 octobre après dépouillement des votes par correspondance, une formule choisie cette année par plus de 580.000 électeurs (9,27%).

Pour la première fois, 183.000 jeunes de 16 et 17 ans, soit 3% de l'électorat, ont pu participer au scrutin et le mandat des députés sera de cinq ans, contre quatre auparavant. AFP.28.09.08

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Quatre soldats français "très légèrement blessés"

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Simulations de combat à Castres

Quatre soldats français ont été blessés samedi lors d'un accrochage avec des rebelles dans le village d'Ebdakel, dans la province afghane de Kapissa, au nord-est de Kaboul, a annoncé dimanche le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major français.

Le soldat le plus grièvement blessé a eu une jambe cassée, et les quatre victimes, atteintes par des éclats de roquettes, ont été transportées à l'hôpital militaire de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane, a précisé à l'AFP le porte-parole.

Ces soldats appartiennent au 8ème RPIMa (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine), auquel appartenaient également la majorité des 10 soldats qui avaient été tués lors d'une embuscade dans la vallée afghane d'Uzbeen, le 18 août dernier, selon la même source.

Les soldats blessés samedi font partie d'une section (une trentaine d'hommes) qui effectuait une reconnaissance à Ebdakel, un village de la vallée centrale, avec des policiers afghans dont l'un a également été blessé.

Ils ont été attaqués par une quinzaine de rebelles embusqués qui ont fait feu notamment avec des lances-roquettes RPG, a précisé le commandant Prazuck.

 La patrouille bénéficiait d'un soutien aérien constitué d'appareils A-10 américains qui ont effectué plusieurs démonstrations de force en survolant la zone à très basse altitude.

Ces appareils spécialement conçus pour assurer une couverture aérienne aux forces déployées au sol "n'ont pas ouvert le feu parce que l'accrochage s'est produit aux abords du village", a expliqué le commandant Prazuck.

Selon lui, quatre hélicoptères américains --deux OH-58 Kiowa et deux appareils d'évacuation sanitaire-- ont également prêté main forte aux soldats français.

Une première section de renforts terrestre les a également appuyés "dans la demi-heure", puis une seconde section, selon la même source.

A Kaboul, le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole du commandement régional de l'Otan, a parlé d'un "accrochage impliquant une vingtaine d'assaillants", précisant qu'il s'était "déroulé samedi de 14H50 à 17H00".

Selon lui, trois des blessés étaient encore hospitalisés dimanche sur la base de Bagram et l'un d'eux devait être rapatrié en France, ses jours n'étant toutefois "pas en danger".

Un insurgé au moins a été tué et deux blessés, selon un premier bilan, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a déclaré pour sa part qu'il était en mesure de "rassurer les familles" des soldats blessés.

"Ils sont très légèrement blessés, le plus grièvement a une jambe cassée", a-t-il dit lors de l'émission "Dimanche soir politique" (i-Télé/France Inter/Le Monde).

Il ne faut pas que les accrochages se produisent aux abords d'un village: le commandant Prazuck nous explique très bien pourquoi les appareils A 10 américains n'ont pas ouvert le feu sur les rebelles

19:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)