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Blog - Page 1564

  • Polygamie: Besson évoque la possibilité d'une "adaptation législative"...

    Eric Besson a admis aujourd'hui au micro de RTL que le fondement juridique d'une déchéance de la nationalité du conjoint de la femme verbalisée en niqab au volant, soupçonné de polygamie, n'était pas évident, évoquant la possibilité d'une "adaptation législative" sur ce sujet.

    "La question qui m'est posée est de savoir, si la justice le condamne pour polygamie, d'une part, et fraude aux prestations sociales d'autre part, est-ce que l'on peut et est-ce que l'on doit prononcer la déchéance de la nationalité française, c'est-à-dire lui retirer la nationalité française qu'il a acquise par mariage? Aujourd'hui, est-ce possible sur la base de l'article 25 du code civil, c'est très controversé, j'ai rencontré hier des experts, certains m'ont dit oui, certains m'ont dit non", a déclaré le ministre de l'Immigration.

    "Si le peuple français considère qu'on ne peut pas frauder dans ces conditions, polygamie, fraude aux prestations sociales, et bien à ce moment là, sous l'arbitrage du président de la République et du Premier ministre ,on pourrait très bien concevoir une évolution législative. En clair, il y a un certain nombre de textes qui pourraient servir de véhicule pour une adaptation législative", a ajouté M. Besson, précisant aussitôt "le conditionnel est de rigueur, il y a un arbitrage qui ne dépend pas de moi mais du président et du Premier ministre".

    "Brice Hortefeux a, j'imagine, un dossier qui lui permet d'étayer le soupçon qui pèse sur cette personne, à la justice d'établir les faits", a dit par ailleurs le ministre.

    Le Figaro - 26/04/2010

  • La mosquée d'Istres mitraillée, ainsi qu'une boucherie halal à Marseille

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    Mosquée d'Istres (Bouches du Rhône) - Cliquez sur la photo
    Le parquet d'Aix-en-Provence a indiqué lundi que la mosquée d'Istres a été mitraillée dans la nuit de samedi à dimanche

    Le Conseil français du Culte musulman, qui a fait part de son indignation, "appelle les pouvoirs publics à mobiliser tous les services concernés pour arrêter et punir les auteurs de cette agression criminelle".

    Selon des sources policière et judiciaire, une boucherie halal du XVe arrondissement de Marseille a aussi été mitraillée dimanche soir.


    La police n'a pas établi de lien entre les deux fusillades. L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

    Le président du Conseil français du culte musulman a relevé que la fusillade d'Istres n'avait fait l'objet d'aucune communication officielle alors que l'affaire à Nantes de la conductrice voilée verbalisée et de son mari taxé de polygamie domine l'agenda médiatico-politique depuis trois jours. "Ce type de dissymétrie dans la communication, la médiatisation des choses concernant la communauté musulmane risque de créer un sentiment de frustration et de crispation au sein de la communauté musulmane", a dit Mohammed Moussaoui, après avoir été reçu par le Premier ministre, François Fillon, pour évoquer la future loi sur l'interdiction de la burqa.

    A Istres, une trentaine d'impacts ont été relevés sur les murs du bâtiment, mitraillé aux alentours de 2h ou 3h du matin, dans la  nuit de samedi à dimanche.

    "C'est une mosquée qui a été inaugurée en juillet 2009, il n'y a jamais eu de problème tout au long de sa construction ou depuis", a affirmé le procureur de la République adjoint d'Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch, ajoutant qu'"il n'y a pas eu de revendication".

    "On est stupéfait, abasourdi de noter un acte de ce type dans notre ville. Depuis des décennies, on ne vit que dans l'harmonie, la reconnaissance et l'estime mutuelles", a déclaré le maire (Divers gauche) d'Istres, François Bernardini, lors d'un point de presse devant la mosquée, située à côté d'un temple protestant et en face d'un boulodrome.

    Djamel Bedra, président de l'association musulmane d'Istres, a déposé plainte contre X au nom de son association.

    "Cette nouvelle agression avec usage des armes à feu contre un lieu de prière et de recueillement constitue une nouvelle escalade qui ne manquerait pas de susciter une profonde inquiétude et indignation chez l'ensemble des musulmans de France et tous leurs concitoyens épris de paix et de justice", a estimé le Conseil français du Culte musulman.

    A Marseille, l'établissement des quartiers nord a été touché par 23 projectiles de calibre 7.63 tirés avec une Kalachnikov. L'enquête a également été confiée à la police judiciaire qui cherche à savoir si les deux incidents peuvent être liés.

    AFP. - 26/04/2010

    Une rafale de pistolet mitrailleur, de type kalachnikov, a été tirée hier soir vers minuit contre une boucherie halal de la rue de Lyon à Marseille. Les enquêteurs de la PJ ont dénombré 23 impacts sur le rideau métallique et la façade. Certains projectiles ont traversé le métal, la vitrine et le rayonnage du magasin. Les balles se sont fichées dans le mur. 26 douilles ont retrouvées sur les lieux.

    La brigade criminelle exclut tout lien avec les coups de feu tirés contre la mosquée et privilégie la thèse d'un différend. Ce type d'armes a déjà été utilisé à plusieurs reprises lors de règlements de comptes entre caïds de cité.

    La Provence - 26/04/2010

  • Hongrie: victoire historique de la droite

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    Viktor Orban
    Le Fidesz, jusque-là parti d'opposition de droite en Hongrie, s'est assuré dimanche une majorité historique des deux tiers des sièges du nouveau Parlement à l'issue du second tour des législatives et va pouvoir procéder, seul, à d'importantes réformes constitutionnelles.

    Après huit ans de pouvoir socialiste, marqués par la crise économique et la corruption, la droite de l'ancien Premier ministre Viktor Orban remporte 263 des 386 sièges du Parlement national soit cinq de plus que la majorité des deux tiers qui est de 258, selon les chiffres publiés dimanche par le Bureau national électoral (OVI) après le dépouillement de 99,22% des suffrages du second tour.

    Au premier tour, le 11 avril, le Fidesz s'était déjà assuré la majorité absolue des voix avec 52,73%. Des 176 circonscriptions électorales, seulement deux ont échappé à Viktor Orban, à Budapest où deux socialistes ont sauvé la mise.

    Ce résultat historique, jamais atteint en Hongrie à un scrutin démocratique, va faire du pays le seul de l'ancienne Europe communiste à être gouverné par un unique parti capable de procéder, sans avoir à recourir à l'appoint d'autres partis, aux réformes constitutionnelles promises.

    Parlant de "révolution dans les bureaux de vote", Viktor Orban, acclamé par des milliers de fidèles agitant des drapeaux magyars sur une place du centre piétonnier de Budapest, a affirmé que les Hongrois avaient "instauré aujourd'hui le système de l'entente nationale qui signifie la fin de l'ère ayant plongé les gens dans la pauvreté et le désespoir".

    Pendant sa campagne, il a annoncé qu'il allait modifier les lois sur la presse afin de "rationaliser" ce secteur, projet dénoncé par l'opposition qui y voit "une menace pour la liberté de la presse". Il veut aussi réduire le nombre des élus locaux qui grèvent les budgets publics.

    De même, le futur gouvernement va pouvoir modifier la loi sur la double nationalité pour en faire bénéficier plus de trois millions de Hongrois de souche dans les pays limitrophes.

    Ces législatives ont également été marquées par l'entrée historique de l'extrême droite au Parlement avec le parti Jobbik, après une campagne axée sur l'antisémitisme, la stigmatisation des Tziganes et l'opposition à l'Union européenne.
    Le Jobbik, avec ses 47 élus, s'est ainsi établi comme la troisième force de l'échiquier politique, juste derrière les socialistes du MSZP, eux en pleine déconfiture avec à peine 59 sièges. Au premier tour, le MSZP s'était effondré avec 19,30% des voix (contre 43,21% en 2006), devançant seulement de peu le Jobbik (16,67%).

    La direction du Parti socialiste, qui a reconnu avoir perdu plus de la moitié de son électorat, a en conséquence démissionné en bloc dimanche soir.
    AFP. 25/04/2010

  • Un mystérieux objet tombé du ciel...

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    Plage de Tel Aviv vue de Jaffa  (Cliquez sur la photo)

    JERUSALEM — Les Israéliens sont très intrigués par la chute d'un mystérieux objet incandescent, ayant l'aspect d'un gros caillou noir, tombé du ciel samedi sur une plage proche de Tel-Aviv.

    Interrogé, l'Institut géologique de Jérusalem a écarté formellement dimanche la possibilité d'une météorite.

    "Il ne s'agit pas d'une météorite ou d'un Ovni mais bien d'un produit fabriqué par l'homme", a déclaré à l'AFP la professeur Faïna Gilman, de l'Institut géologique.

    Samedi matin, l'objet --de consistance spongieuse et de la taille d'un gros caillou-- s'était abattu sur une plage de Bat Yam, près de Tel-Aviv, suscitant un vif émoi parmi les baigneurs.

    "J'étais dans l'eau et j'ai vu quelque chose de noir tomber sur le sable à quelques mètres de moi, puis commencer à brûler", a raconté aux journalistes Yisraël Rokah, un sauveteur.

    Aidé d'un collègue et muni d'un ustensile, il a plongé l'objet dans l'eau à plusieurs reprises mais celui-ci a repris feu à chaque fois qu'il était posé sur le sable, laissant échapper un épais panache de fumée jusqu'à ce qu'il finisse par s'éteindre.

    "Apparemment, nous parlons d'un carburant à base de phosphore. Mais nous poursuivons nos examens", a prudemment expliqué la professeur Gilman.

    AFP. 25/04/2010

  • VIDEO - Le Pen: "une pensée scandaleuse"

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    VIDEO  http://videos.tf1.fr/infos/2010/nouvelle-declaration-polemique-de-le-pen-5830217.html

    Le président du FN, Jean-Marie Le Pen, a déclaré dimanche soir que "feindre de croire que le maréchal Pétain était responsable de la persécution des juifs pendant la guerre était une pensée scandaleuse", car "les juifs français ont bénéficié (...) de l'action de (son) gouvernement".

    Invité du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro, M. Le Pen était interrogé sur la venue dimanche pour la journée de commémoration du 65e anniversaire de la libération des camps de concentration de Gilles Bernheim, premier grand rabbin de France à faire un tel déplacement.

    "Il l'a peut-être fait aussi en remerciement de l'action du gouvernement de Vichy", a avancé le président du Front national avant d'ajouter : "Ce qui est assez remarquable dans l'histoire des juifs d'Europe -il est mort hélas trop de juifs mais 29.000 juifs français et au total 80.000 morts ou disparus résidents- c'est peu si on compare cela au traitement infligé aux communautés juives de Belgique, Hollande, Danemark... on s'aperçoit que les juifs français ont bénéficié, somme toute, d'une indulgence que leur a valu l'action du gouvernement français".

    "Feindre de croire que le maréchal Pétain était responsable de la persécution des juifs pendant la guerre, c'est une pensée scandaleuse. Adolphe Hitler ne demandait pas l'autorisation à Philippe Pétain de faire ce qu'il voulait faire (...) nous étions occupés et cette occupation faisait des troupes allemandes les responsables de la vie des Français", a-t-il poursuivi.

    Comme on lui rappelait "les lois anti juives" du gouvernement de Vichy, il a rétorqué : "Les lois anti juives n'allaient pas jusqu'à la déportation".

    Quant à la rafle du Vel d'Hiv, il a répondu qu'elle n'avait "pas été d'initiative française".

    Alors qu'on lui soulignait que la police française avait participé à cette rafle, M. Le Pen a répliqué : "Alors pourquoi a-t-on donné la fourragère de la Légion d'honneur à la police parisienne si elle était aussi indigne que cela?".

    Il a relevé que des juifs qu'il avait rencontrés avaient "réussi à échapper à l'arrestation" car "des policiers et gendarmes les avertissaient".

    Les Echos - 25.04/2010

  • Le grand rabbin à Vichy - une visite d'une "très haute portée symbolique"

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Pour la première fois en 70 ans, un grand rabbin de France s'est rendu à Vichy, capitale du régime collaborationniste du maréchal Pétain. Ce dimanche, Journée des déportés, Gilles Bernheim a rendu hommage aux Français ayant caché des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

    C'est une visite à très haute portée symbolique. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un grand rabbin de France est allé se recueillir à Vichy, qui devint en 1940 la capitale de l'Etat français du Maréchal Philippe Pétain.

    En cette Journée des déportés, Gilles Bernheim s'est tout d'abord rendu devant une maison où sa belle-mère avait été cachée entre 1939 et 1945 avec quinze autres membres de sa famille. «La mère de mon épouse doit sa vie, et la famille qu'elle a pu constituer après la guerre, pour mon plus grand bonheur, au fait qu'elle a été cachée ici pendant la Guerre» a-t-il souligné. Il a qualifié ce moment de «très émouvant».

    «Nous ne devons pas oublier» les Justes

    S'adressant ensuite à plusieurs centaines de personnes venues l'écouter, le grand rabbin de France a rendu un hommage appuyé aux Justes, ces Français ayant bravé l'autorité pour sauver des juifs. Il a rappelé que «les trois quarts de la communauté juive (avait) survécu, notamment grâce à l'aide de familles françaises. Nous ne devons pas oublier la fraternité et l'héroïsme de tous ces Français qui ont permis à des Juifs à survivre».

    Gilles Bernheim a enfin lancé un appel au souvenir à l'occasion de la Journée des déportés. Pour lui, cette journée est l'occasion de nous «rappeler ce qui s'est passé sous le régime de Pétain, pendant lequel un quart des juifs français ont été arrêtés, dénoncés, déportés».

    Le Figaro - 25/04/2010

  • "Ils manifestaient leur soutien à la démolition des logements arabes à Jérusalem-Est"

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    Pauvres Palestiniens!

    Barouch Marzel, Itamar Ben-Gvir et trente autres militants d'extrême droite ont organisé une marche dans la rue principale du quartier de Silwan, dimanche matin. Ils manifestaient leur soutien à la démolition des logements arabes à Jérusalem-Est. Les activistes ont marché moins d'un kilomètre essuyant les insultes des résidants arabes locaux, qui ont agi sans violence.

    Un peu plus tôt, une dizaine d'arabes masqués ont jeté des pierres sur les voitures passant à Jerusalem-Est. Selon les policiers, des cocktails Molotov ont aussi été lancés sur la tente des manifestants venus témoigner leur solidarité aux habitants du quartier. Deux policiers ont été blessés par des jets de pierres et un habitant de Silwan a été arrêté.

    Défier les "tyrans kahanistes"

    Alors que les journalistes et les policiers tentaient de se protéger des jets de pierre et de rétablir le calme, des dizaines de partisans de gauche et de résidents du quartier ont mené une marche pacifique contre celle des militants d'extrême droite qui n'avait pas encore commencé.

    "Nous espérons que la marche kahaniste à Silwan attirera l'attention sur la détresse des habitants palestiniens du quartier qui subissent d'incessantes violences des colons et sont soumis à de mauvais traitements de la part des autorités", expliquent les manifestants. Ils ajoutent qu'ils sont présents dans le but de "défendre les résidants face aux provocations et pour s'assurer que la police protège les Palestiniens face aux tyrans kahanistes". Déployées en grand nombre dans le quartier, les forces de l'ordre se sont préparées à toutes démonstrations de violence ou émeutes qui auraient pu avoir lieu pendant cette marche très polémique.

    Une marche qui tombe mal

    Samedi, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a adressé une demande au ministre de l'Intérieur pour différer la manifestation qui tombait pendant la visite de trois jours de George Mitchell, l'envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient, dans le but de relancer les pourparlers entre les Palestiniens et les Israéliens. Yehouda Weinstein, procureur général, et Itzhak Aharonovitch, ministre chargé de la Sécurité intérieure, ont portant rejeté la requête du Premier ministre.

    Les extrémistes qui avaient déjà vu leur manifestation plusieurs fois reculée depuis mars, ont été priés toutefois de ne pas porter d'armes même s'ils possédaient un permis.

    Jerusalem Post- 25/04/2010

  • Le juge Golstone sera de la fête

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    Richard Goldstone

    Richard Goldstone sera de la fête. Le juge sud-africain qui a dirigé l'enquête du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, l'an dernier sur l'opération Plomb durci, assistera à la bar-mitsvah de son petit-fils, la semaine prochaine dans une synagogue de Johannesburg.

    La communauté juive de la ville a annoncé dimanche qu'elle s'était opposée à toute manifestation. Suite à une réunion du conseil d'administration, vendredi, il a été établi qu'aucune protestation ne devait avoir lieu. Elle risquerait de gâcher la cérémonie religieuse.

    Goldsone, quant à lui, devra assister à une réunion sur son très controversé rapport. Aucune date n'a encore été fixée. Mais l'évènement se tiendra "après la bar-mistvah", selon la responsable Wendy Kahn.

    "La communauté est très en colère à propos du rapport Goldstone", a-t-elle expliqué. "Les gens ont estimé qu'il était injuste, partial et très imparfait." Certains membres de la communauté qui se sentaient "très lésés" voulaient organiser une protestation à l'extérieur de la synagogue où est prévue la bar-mitsvah.

    Jerusalem Post - 25/04/2010

  • Ceux qui dirigent réellement le monde - Des e-mails accablants pour Goldman Sachs

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    Lloyd Blankfein, pdg de Goldman Sachs
    Une commission du Sénat américain a publié samedi à un moment embarrassant pour Goldman Sachs des courriels montrant la façon dont cette banque a bénéficié de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars. Les messages n'apportent pas de preuve que la banque a enfreint la loi, mais montrent ses dirigeants se gargarisant de profits réalisés grâce à la crise en 2007. Ces révélations tombent à un mauvais moment pour la banque, qui cherche à défendre son image alors qu'elle est visée par une plainte en justice pour fraude.

    "Les banques d'investissement comme Goldman Sachs n'étaient pas de simples courtiers, elles étaient les promoteurs intéressés de produits financiers risqués et complexes qui ont favorisé l'éclosion de la crise", écrit Carl Levin, le président de la Sous-Commission sénatoriale permanente d'enquête, dans un communiqué accompagnant la publication de ces documents. Il accuse Goldman Sachs d'avoir "trop souvent parié contre les instruments qu'elle vendait et d'avoir profité de ces paris aux dépens de ses clients".

    Dans un des messages publiés par le sénateur, le pdg de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, écrit : "Nous n'avons bien évidemment pas échappé à la pétaudière des crédits immobiliers à risque. Nous avons perdu de l'argent et ensuite nous en avons gagné plus que nous n'en avons perdu grâce à nos positions courtes." Les positions courtes sont des opérations boursières permettant à celui qui les passe de réaliser des gains en cas de baisse des titres sur lesquelles elles portent. Elles peuvent être prises dans un but purement spéculatif comme dans un souci de se protéger (lorsque l'investisseur détient lui même des titres sur lesquels portent ces positions).

    Daté du 18 novembre 2007, quelques mois après l'explosion de la bulle des crédits immobiliers à risque, le message de Lloyd Blankfein ajoute néanmoins : la crise "n'est pas terminée, donc qui peut dire comment cela se finira ?"

    Cinquante millions de dollars grâce à des mises sur la baisse de titres subprimes

    Un autre des quatre courriels publiés par la sous-commission est daté du 25 juillet 2007 et écrit par David Viniar, le directeur financier de la banque. Ce dernier répond à un cadre de la maison montrant comment Goldman a empoché environ 50 millions de dollars grâce à des mises sur la baisse de titres liés à des créances immobilières. "Ça dit bien ce qui pourrait arriver à ceux qui ne sont pas blindés en positions courtes", écrit-il. Un des courriels est daté de mai 2007, avant l'explosion de la bulle immobilière, et montre, selon Carl Levin, que Goldman a gagné 2,5 millions de dollars grâce aux protections qu'elle avait prises contre la baisse de titres qu'elle vendait à ses clients.

    La banque a publié un document de douze pages dans lequel elle répond aux accusations de Carl Levin. Elle dit n'avoir "pas 'parié' de façon large et directe contre le marché du logement américain" ou contre ces clients. Elle cite par ailleurs plusieurs messages internes de cadres dirigeants parlant de lourdes pertes subies par la banque sur des titres adossés à des crédits immobiliers à risque.

    L'autorité de régulation des marchés boursiers américaine (SEC) a porté plainte pour fraude contre Goldman Sachs le 16 avril. La SEC accuse la banque d'avoir trompé des investisseurs en leur faisant faire des placements sur des titres risqués dont elle savait qu'ils allaient baisser, sans les informer qu'elle-même pariait sur la baisse des produits qu'elle leur faisait acheter. Viniar et Blankfein doivent témoigner mardi devant la sous-commission présidée par Carl Levin, avec Fabrice Tourre, employé français de Goldman Sachs au centre de la plainte de la SEC.
    Le Point - 25/04/2010

  • "Les Belphégors au karcher" par Philippe Randa

    En France, on a du pétrole cher et à défaut d’idées forcément judicieuses, on ne manque toutefois jamais l’occasion d’annoncer une nouvelle loi. Parfois même, on arrive à la voter. Pas toujours à la faire exécuter. Et pour cause. Mais quelle importance ?

    Dernier projet de loi annoncé, donc, celui sur l’interdiction de la burqua, ce voile intégral qui transforme les dames à l’islam excessivement radical en clone de Belphégor.
    Pourquoi tant de bruit et pourquoi aujourd’hui ? Bien sûr, on prête à Nicolas Sarkozy, en panne de popularité, de vouloir récupérer des voix électorales qui lui firent tant défaut aux dernières élections régionales.

    Sans doute… Mais ça lui permet plus sûrement encore de faire oublier la situation économique, fort éloignée de ses promesses électorales. Qu’on le désire ou non, il est difficile pour la France d’en bas de travailler “plus” de nos jours. Quant à gagner davantage, la même en rit jaune chaque fin de mois, cette dernière commençant d’ailleurs pour beaucoup à partir du 15 du mois…

    Nicolas Sarkozy et ses conseillers tout de machiavélisme à défaut de subtilités, doivent penser que tant qu’on parlera du statut à venir des Belphégors, on oubliera d’autant plus facilement le déficit du pays, les coups de canifs – réels ou supposés – dans le contrat du couple élyséen, la faillite des États hellènes avant celles des États ibèriques, lusitaniens et, qui sait, du nôtre dans la foulée…

    Un peu comme cette jeune, très jeune demoiselle, en passe d’être le bouc émissaire des prochains mauvais résultats prévisibles de notre équipe nationale de football pour avoir accordé ses faveurs à (au moins) trois de nos champions pour le prix de quelques smics la nuit des bonheurs.

    Si cette demoiselle avait porté la burqua, nul doute que nos cadors du ballon rond n’auraient pas eu l’idée de fureter dessous… La Burqua contre les faiblesses de la chair ? C’est un peu fait pour, d’ailleurs.

    “Dessous la burqua”, justement, c’est le problème qui va à l’évidence se poser si son interdiction est décidée et votée.

    “L’accent sera mis sur la protection et la dignité de la femme plutôt que sur la répression d’une supposée pratique religieuse”, nous assure-t-on. C’est beau comme de l’Alliot-Marie. D’ailleurs, c’est bien de notre éminente garde des sceaux et qui pourrait la contredire ? Personne… sinon la future application de la loi, peut-être.
    Lorsqu’une Belphégor déambulera sur les Champs-Élysées, nul doute que des policiers interviendront avec zèle pour mettre fin à la provocation et assurer du même coup leur quota de résultats quotidiens… Mais quand une demi-douzaine de fantômes se promèneront dès potron minet dans certaines accueillantes citées de nos banlieues qui ne cessent de faire la une des faits divers, qu’adviendra-t-il ?

    Forcément la même chose que lorsque des autos y flambent, lorsque des gangs s’y affrontent, des pauvres filles y “tournent” dans les caves et qu’y prospère au vu et au su de tous une économie made in Katmandou, pudiquement appelé “parallèle”…

    Forcément comme la promesse, en juin 2005, de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, de “nettoyer” au “karcher” la cité des 4 000 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis)…
    VOXNR.com - 25 avril 2010

  • Autriche: la droite nationale à 16%

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    Remarquable performance pour Barbara Rosenkranz, qui obtiendrait environ 16% des suffrages, selon une estimation de l’institut ARGE.

    La candidate du FPÖ confirme avec un tel score le retour des nationaux en Europe.

    Évidemment, les mauvaises langues diront que le chef de l’Etat sortant, le social-démocrate Heinz Fischer, a été triomphalement réélu ce dimanche avec environ 78% des voix. C’est sans compter sur le fait que le parti démocrate-chrétien ÖVP, qui participe au gouvernement de grande coalition dirigé par le social-démocrate Werner Faymann, avait renoncé à présenter un candidat et appelé à voter en faveur du candidat du système.

    6,35 millions d’Autrichiens étaient appelés aux urnes, avec pour la première fois les jeunes dès 16 ans. D’après l’institut ARGE, qui se fonde sur de premiers résultats, de nombreux bureaux de vote ayant fermé à 11h00 GMT alors que dans les grandes villes ils ne fermaient qu’à 15h00 GMT, la participation a très fortement chuté, passant de 71,6% en 2004 à un peu moins de 50%.

    Altermédia Info - 25/04/2010

  • Des conducteurs de bus menacés à Nice

    La Société nouvelle des transports de l'agglomération niçoise (ST2N) a indiqué que ses autobus et tramways étaient à l'arrêt hier soir, car ses conducteurs ont exercé leur droit de retrait après avoir été menacés par une bande déjà responsable d'une agression d'un salarié.

    "Les chauffeurs ont exercé ce soir leur droit de retrait, alors que quatre jeunes qui avaient agressé dimanche dernier un conducteur de tram avec un sabre japonais sont venus à nouveau les menacer depuis deux soirs", a expliqué le chef d'exploitation du réseau de la ST2N, Charly Actis. La ST2N, qui avait déposé plainte après l'agression, a déposé une deuxième plainte, a-t-il précisé.

    Le réseau, qui fonctionne en principe jusque vers 02h00, s'est arrêté à 23h30. Il devrait reprendre normalement ce matin, après que les conducteurs ont obtenu l'assurance d'un accompagnement des forces de police pour dimanche soir, a précisé le secrétaire général de la CGT (majoritaire) de la ST2N, Gérard Giordana.

    Dimanche dernier, quatre jeunes avaient poursuivi avec un sabre japonais un conducteur de tram avec lequel ils avaient eu la veille au soir une altercation alors qu'ils empêchaient la fermeture des portes.

    Trois d'entre eux avaient ensuite été interpellés par la police municipale puis remis en liberté.

    Le Figaro - 25/04/2010

  • VIDEO - Polygamie: 4 femmes et 12 enfants

    http://www.dailymotion.com/video/xd2981_polygamie-4-femmes-et-12-enfants_news

    On n'aurait jamais dû donner la nationalité française à cet immigré!

  • Pédophilie: "On vilipende le Pape et on passe tout à Polanski"

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    TRIBUNE LIBRE - Dominic Lawson - The Independent

    Le week-end dernier, je suis allé voir un nouveau film qui a été tourné par quelqu'un qui a abusé d'un enfant. C'était un très bon film.

    « The Ghost Writer » de Roman Polanski démontre que les capacités artistiques d'un cinéaste, dont le talent est un des plus constants du monde du cinéma, n'ont pas faibli. Je peux donc comprendre que la critique le couvre de louanges.

    Cependant, Polanski n'a pas été interviewé à la télévision comme l'est habituellement toute personne encensée par la critique. C'est qu'il est détenu dans son chalet de Suisse, en train de se battre contre un arrêt d'extradition du tribunal de Californie suite à l'abus sexuel d'une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, en 1977.

    Le monde du cinéma, et même le monde de l'art en général, considère que cela (l'arrestation de Polanski, non le fait qu'il ait abusé d'une fille de 13 ans) est un scandale.

    Cette façon de voir était manifeste dans le commentaire qu'a fait l'année dernière l'actrice hollywoodienne Whoopi Goldberg pour le défendre : « Je sais que ça n'était pas un viol-viol » [« I know it wasn't rape-rape » en anglais].

    Grâce à ce remarquable néologisme, Goldberg a donné une nouvelle gloire à cette vieille formule (généralement prononcée par des hommes) : « Elle dit non mais ça veut dire oui ».

    Jugé selon le chef d'inculpation le moins grave

    Il est donc nécessaire de rappeler le témoignage de Geimer au grand jury de la cour suprême de Los Angeles. Elle a raconté à la cour que chez Jack Nicholson, le metteur en scène de 44 ans avait mis une drogue, du quaalude, dans son champagne puis lorsque, l'esprit embrouillé, elle lui avait demandé à plusieurs reprises de la ramener chez elle, il avait ignoré ses demandes et avait commencé à abuser d'elle.

    Polanski, de toute évidence, avait l'esprit moins embrouillé qu'elle, car il lui a demandé plusieurs fois si elle prenait la pilule. Comme elle ne répondait pas, il l'a sodomisée. Geimer a dit à la cour que si elle n'avait pas résisté plus fermement, c'est parce qu'elle « avait peur de lui » ; mais pas au point de ne pas oser révéler à sa mère « notre petit secret », comme il le lui avait demandé.

    La suite, tout le monde la connaît : Polanski, avec l'aide d'excellents avocats, a obtenu d'être jugé selon le chef d'inculpation le moins grave possible, soit « sexe avec une mineure », mais il s'est enfuit la veille de son procès et depuis, il fuit la justice.

    Comme je l'ai dit tout à l'heure, la position « éclairée » -au moins en Grande-Bretagne et plus encore en France, son pays d'adoption- est que tout ça s'est passé il y a longtemps, et que le grand réalisateur a assez souffert, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas pu aller chercher ses Oscars à Hollywood.

    L'Eglise catholique, une « institution qui viole les enfants »

    Le pape Benoît XVI, lui, n'a pas à son actif la réalisation d'œuvres telles que « Rosemary's baby » et « Chinatown » et ne bénéficie pas de la même indulgence.

    C'est pourquoi des leaders « éclairés » comme Christopher Hitchens [philosophe et journaliste britannique, ndlr] et Richard Dawkins [écrivain et scientifique britannique, ndlr] ont demandé que le chef spirituel d'un milliard de catholiques soit arrêté la prochaine fois qu'il viendrait en Angleterre, pour complicité de dissimulation d'actes pédophiles.

    Le professeur Dawkins a écrit dans le Washington Post, la semaine dernière, que « l'ancien responsable de l'Inquisition devait être arrêté s'il osait mettre un pied à l'extérieur du Vatican, son dérisoire petit fief, et qu'il devrait être jugé dans une cour civile appropriée. » Pour faire bonne mesure, il a ajouté que l'Eglise catholique est une « institution qui viole les enfants ».

    J'ai toujours cru que c'étaient des personnes qui violaient les enfants et non des institutions. Mais peut-être que ce qui intéresse le professeur Dawkins n'est pas tant d'amener des pédophiles devant la justice, que de régler ses comptes avec l'Eglise catholique.

    De fait, tout devient clair -Darwins est toujours merveilleusement limpide- quand on se réfère à son livre « Pour en finir avec Dieu », publié en 2006. Il écrit :

    « Nous vivons une époque d'hystérie en ce qui concerne la pédophilie, une sorte de réaction psychologique de masse qui rappelle la chasse aux sorcières de 1692. »

     

    Et Dawkins ajoute :

    « L'Eglise catholique romaine a payé un lourd tribut à cette opprobre rétrospective… Je déteste l'Eglise catholique romaine mais je déteste encore plus l'injustice et je ne peux pas m'empêcher de me demander si cette institution n'a pas été diabolisée injustement dans cette affaire, spécialement en Irlande et en Amérique ».

     

    Je ne me souviens pas que Polanski ait présenté la moindre excuse

    Il semble que le pape lui-même -quatre ans semble-t-il après que Dawkins a écrit cela- ait un regard beaucoup moins tolérant sur ce qui s'est passé en Irlande.

    Le mois dernier, le pape a envoyé une lettre pastorale aux catholiques d'Irlande dans laquelle il écrit :

    « Beaucoup d'entre vous ont ressenti une grande consternation et un terrible sentiment de trahison à l'annonce de ces crimes inadmissibles [l'abus d'enfants par des prêtres] et en apprenant la manière dont les autorités de l'Eglise d'Irlande les avait traités… Vous avez beaucoup souffert et je le regrette profondément.

    Je sais que rien ne peut effacer le mal qui vous a été fait… Beaucoup d'entre vous se sont aperçu que même quand ils avaient le courage de parler de ce qui leur arrivait, personne ne voulait les écouter. »

     

    Peut-être que quelque chose m'a échappé, mais je ne me souviens pas que Polanski ait présenté la moindre excuse à la personne dont il a abusé, bien qu'il ait accepté en 1993 de donner 500 000 dollars à Madame Geimer, sans doute pour qu'elle cesse d'être un témoin à charge.

    Ce que je veux dire, c'est que contrairement au pape qui se rend parfaitement compte de l'ignominie dont se sont rendus coupables -d'une manière systématique- des membres du clergé catholique, Polanski se croit sincèrement innocent. En fait c'est lui-même -et non l'adolescente de 13 ans qu'il a sodomisée- qu'il voit comme une victime.

    Polanski, il faut le reconnaître, n'est pas un hypocrite. Il n'a jamais prétendu être un garant de l'ordre moral. C'est pourquoi la conduite des prêtres qui ont abusé d'enfants qu'on leur avait confiés et la manière dont les évêques les ont couverts nous révoltent tout particulièrement : ils prétendaient incarner l'autorité du Christ lui-même qui a dit :

    « Celui qui offensera un de ces petits enfants qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'il soit jeté dans la mer avec une pierre autour du cou ».

     

    Le pouvoir, point commun entre Polanski et les prêtres pédophiles

    Cependant, il y a aussi un point commun entre la conduite de Polanski et celle des prêtres prédateurs sexuels. Dans les deux cas, l'abus est aussi un abus de pouvoir.

    C'est plus évident dans le cas du clergé, particulièrement dans un pays comme l'Irlande où la constitution de la République elle-même leur donnait une autorité « spéciale ». Ils avaient en fait un pouvoir absolu, qui n'était pas seulement absolument corruptible, mais qui terrifiait leurs victimes et leur enlevait toute capacité de résistance.

    De la même façon, le metteur en scène de renommée mondiale était parfaitement conscient du pouvoir qu'il exerçait sur une future starlette de 13 ans à qui il avait promis une photo dans Vogue. C'est toujours la même histoire à Hollywood, mais ce n'en est pas moins écœurant pour autant.

    L'affirmation « en fait, elle en avait envie » ne convaincrait pas le monde culturel si la personne qui invoquait cette éternelle excuse n'avait pas un pedigree d'artiste.

    De même qu'il est honteux que l'Eglise catholique, à quelque niveau que ce soit, ait pu considérer que sa réputation était plus importante que les souffrances d'enfants, de même ceux qui ont mis leur foi dans des artistes devraient comprendre que eux non plus ne sont pas au-dessus du bien et du mal.

    Traduit de l'anglais par Dominique Muselet

    Rue 89 - 24/04/2010

  • Aude: un retraité narbonnais lapidé par des jeunes

    Le retraité de 67 ans est tombé dans le coma quelques jours après l’agression. Depuis hier matin, Guy Trilles, 67 ans, est dans le coma. Victime d’un arrêt cardiaque, le paisible retraité narbonnais est soigné au service réanimation de l’hôpital de la ville. Les médecins à son chevet ont engagé le pronostic vital.

    Le sexagénaire a été victime d’une agression particulièrement choquante. C’était le soir du dimanche 18 avril. Guy Trilles, qui a été peintre employé aux services techniques de la mairie de Narbonne, aujourd’hui à la retraite, décide d’aller promener son petit caniche. Mais, juste au bas de son immeuble situé rue Émile-Eudes, non loin du quartier "sensible" de Saint-Jean Saint-Pierre, il est violemment pris à partie par une bande de jeunes.

    Son fils Frédéric raconte : « L’un des jeunes lui a crié : "Aujourd’hui c’est ton tour !" Ils lui ont jeté des pierres. Mon père s’est retourné et leur a demandé : "Mais qu’est-ce que je vous ai fait ?" Il a alors pris une pierre en pleine figure. Il a saigné durant trois heures. Son œil gauche était atteint. » Le malheureux a été conduit dans une clinique pour être soigné, avant de regagner son domicile. Mais plus rien n’était pareil pour Guy Trilles. « Il était vraiment en état de choc, explique son fils. Il ne comprenait pas cette agression complètement gratuite. Il s’est senti mal. Mon père ne mangeait plus et ne dormait plus. Il vomissait tout le temps. »

    Quelques jours plus tard, le sexagénaire, dont l’état de santé s’était sérieusement dégradé, est allé consulter son médecin traitant. Qui, vu son état, a immédiatement décidé d’appeler les sapeurs-pompiers. A son arrivée aux urgences de l’hôpital, Guy Trilles a fait un arrêt cardiaque. « Pendant 48 minutes, ils ont essayé de le réanimer, indique son fils. En vain. Mon père avait attrapé un staphylocoque. Plusieurs organes étaient touchés. Le foie, les reins. Il a dû être placé sous respirateur artificiel et un appareil remplace ses reins. Aujourd’hui, il dépend des machines. »


    La famille de la victime a déposé une plainte au commissariat de Narbonne. On ne savait pas, hier soir, si les agresseurs avaient été identifiés. Si l’on s’en tient à ce qu’a crié la bande (« Aujourd’hui, c’est ton tour ! »), cette lapidation en pleine rue ne serait pas la première.

    Le Midi Libre - 23/04/2010

     

  • Autriche: un vote test - Barbara Rozenkranz

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Le dimanche 25 avril, c’est-à-dire demain, les Autrichiens désigneront leur président. Leur choix est limité car seuls deux candidats se présentent à leurs suffrages. L’un, le social-démocrate Heinz Fischer, est le candidat unique de tous les partis du système. L’autre, Barbara Rosenkranz, porte les couleurs du Parti autrichien de la liberté.

    Agée de 51 ans, identitaire,  libre-penseuse, Barbara Rosenkranz est véritablement « le chien dans le jeu de quille » et sa candidature a suscité une frénétique campagne de dénonciation où se sont retrouvés côte à côte le cardinal-archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, qui a estimé qu’aucun catholique ne pouvait voter pour une « telle personne », et la communauté juive qui l’a dénoncée comme un « rat de cave nazi ». Il est vrai que cette femme a tout pour déplaire aux ligues de vertu. Son look tout d’abord : elle est la plupart du temps vêtue de la tenue traditionnelle autrichienne. Sa vision de la femme et de la famille ensuite : elle a été mère à dix reprises et elle n’a de cesse de dénoncer le féminisme comme « une voie erronée » qui conduit à une humanité désexualisée. Ses idées religieuses enfin : elle a donné à ses enfant des prénoms germaniques particulièrement enracinés (tels Mechthild, Hildrun, Arne ou Sonnhild) et aucun d’entre eux n’a été baptisé, chaque année elle organise dans sa demeure campagnarde une grande fête pour le solstice d’été et elle refuse de verser sa part d’impôt qui correspond au denier du culte (perçu dans les pays concordataire germanique par l’État).

    S’il n’y avait que cela, la candidature de Barbara Rosenkranz pourrait encore, à l’extrême limite, être acceptable par l’establishment et les biens pensants. Mais, il y a pire ! Son époux par exemple. Horst Rosenkranz était, en effet, quand Barbara l’a connu tout sauf un modéré et elle même ne fait pas mystère que le père de ses enfants fut un dirigeant majeur du Parti national-démocrate autrichien (interdit pour « nostalgie »… en 1988) puis du parti Un cœur pour les nationaux et qu’il fut tête de file de la coalition électorale Non à l’invasion migratoire en 1990. Depuis, Horst Rosenkranz s’est calmé. Il a renoncé à l’activisme, mais il n’a pas cessé d’écrire ce qu’il pense et il publie la revue Les Faits où il n’a de cesse de dénoncer l’immigration incontrôlée et « les poncifs éculés des prétendus crimes de la Wehrmacht et des horreurs des camps ». Barbara Rosenkranz partage sans doute beaucoup de ses idées in pectore. Ainsi, a-t-il fallu un tollé qui a duré plusieurs jours dans les médias et dans le monde politique, pour qu’elle se décide à déclarer – sous serment tant la pression était forte – qu’elle ne militait pas pour l’abolition de la loi qui, en Autriche, réprime les activités néonazies ou les opinions révisionnistes, tout en précisant que cependant, elle considérait que, « certaines parties » de cette loi, étaient attentatoire à la liberté d’opinion.

    Le droit de vote s’exerçant dès seize ans en Autriche, il reste à savoir comment cette personnalité indomptable et très carrée sera perçue par les jeunes générations. Dans l’immédiat les sondages sont particulièrement flous et la candidate du FPO recueille, selon les instituts, de 19 à 26 % des intentions de vote. Ce qui est déjà, on en conviendra, énorme…

    Lionel Placet

    NP Info - 24/04/2010

  • L'Arménie commémore le génocide mais ménage la Turquie

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    Au mémorial à Erevan - (Cliquez sur la photo)
    L'Arménie a commémoré vendredi le 94e anniversaire des massacres commis sous l'Empire ottoman, en soulignant que la question de la reconnaissance de ce génocide par la Turquie ne ferait pas obstacle au rapprochement en cours entre les deux pays. "Il n'y a pas de prescription pour les crimes contre l'humanité, ni dans les souvenirs des gens ni dans l'Histoire. (...) Il s'agit de rétablir la justice historique", a déclaré le président arménien Serge Sarkissian. "L'Arménie va continuer à militer pour une reconnaissance internationale du génocide." Toutefois, ce processus "n'est pas dirigé contre le peuple turc", a-t-il ajouté, sur fond d'amorce d'un rapprochement entre les deux pays ces derniers mois, après des années de tensions. "La reconnaissance du génocide par la Turquie n'est pas une condition préalable à l'établissement de relations bilatérales."

    Étape importante, les deux pays sont tombés d'accord mercredi sur une "feuille de route" en vue d'une normalisation de leurs relations, au cours de discussions entreprises avec la médiation de la Suisse. Le vice-président américain, Joe Biden, a appelé Serge Sarkissian pour le féliciter de cet accord et a rappelé "le soutien de l'administration américaine à l'Arménie et à la Turquie dans ce processus". Ce réchauffement a été permis par une visite historique du président turc, Abdullah Gül, à Erevan, en septembre 2008, à l'occasion d'un match de football entre les deux pays. Les massacres et déportations de 1915-1917 ont fait plus d'un million et demi de morts selon les Arméniens, 300.000 à 500.000 selon la Turquie, qui récuse la notion de génocide. Ils ont également poussé des milliers d'Arméniens à fuir vers ce qui est actuellement l'est de la Turquie.

    Reconnaissance du génocide par les États-Unis ?

    Ankara n'entretient pas de relations diplomatiques avec Erevan depuis l'indépendance de l'Arménie, en 1991, en raison des divergences sur la question des massacres. Signe que la question continue de mobiliser la population en Arménie, des milliers de personnes ont gravi, vendredi, sous le soleil, une colline de la capitale Erevan pour déposer des fleurs et des couronnes devant un monument dédié aux victimes des massacres. Les commémorations rassemblent chaque année des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup d'Arméniens de la diaspora qui reviennent à Erevan pour l'occasion.

    Selon les analystes, de nombreux d'Arméniens soutiennent les efforts de leur gouvernement pour renouer le fil du dialogue avec la Turquie, dans l'espoir qu'une ouverture de la frontière mette fin à une longue période d'isolement économique de leur pays. Nombre d'entre eux espèrent aussi que le nouveau président américain Barack Obama va tenir sa promesse de campagne de reconnaître le génocide, dans une déclaration sur l'Arménie, vendredi, à la Maison-Blanche. Mais le président Gül a laissé entendre vendredi qu'il ne s'attendait pas à ce que ce soit le cas. "Il est désormais mieux informé sur toutes ces questions", a dit ce dernier, qui avait rencontré Barack Obama début avril.
    Le Point - 24/04/2010