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07/10/2009

UE: Vaclav Klaus tient bon malgré les pressions exercées

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Vaclav Klaus
Les dirigeants de l'UE, appuyés par le gouvernement tchèque, ont mis la pression mercredi sur le président eurosceptique Vaclav Klaus pour qu'il ne bloque pas artificiellement le traité de Lisbonne et le valide si possible d'ici fin 2009.
Mais l'entourage de M. Klaus a fait savoir qu'il ne se laisserait pas forcer la main.

"Mon ambition est que le traité entre en vigueur d'ici la fin de 2009", a déclaré à la presse le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt et président en exercice de l'Union européenne, à Bruxelles, à l'issue d'un entretien par vidéo-conférence avec son homologue tchèque Jan Fischer.

Dans le même temps, il a souligné, qu'il fallait "respecter" une procédure en cours en République tchèque devant la Cour constitutionnelle.

M. Fischer n'avait pu se rendre comme prévu à Bruxelles pour une rencontre sur le traité de Lisbonne, en raison d'un problème mécanique sur son avion.

Après la large victoire du "oui" lors du référendum irlandais samedi, le principal obstacle sur la voie de ce texte censé faire mieux fonctionner l'Europe a été levé.

Mais pour entrer en vigueur, les présidents polonais Lech Kaczynski et surtout le chef de l'Etat tchèque, adversaire déclaré de ce traité, doivent encore parapher le document déjà ratifié par voie parlementaire dans leurs pays. Et le calendrier reste incertain, ce qui maintient le flou sur l'avenir institutionnel de l'Europe.

M. Klaus argue d'un récent recours contre le traité déposé devant la Cour constitutionnelle tchèque par des sénateurs de son parti pour retarder sa décision.

"Nous respectons pleinement l'ordre constitutionnel en République tchèque et donc nous devons attendre", a dit le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui a participé à la réunion de Bruxelles.

"Mais une fois que ce sera fait (la décision de la Cour, ndlr), il n'y aura aucune raison pour que la ratification ne puisse aboutir", a-t-il mis en garde.

Le chef de file des conservateurs au Parlement européen, Joseph Daul, a enfoncé le clou en demandant à Vaclav Klaus "de se conduire de manière responsable".

La pression sur les épaules de Vaclav Klaus provient aussi de son propre gouvernement. "Tout est en place pour que la ratification soit entièrement achevée d'ici la fin de l'année", a assuré le Premier ministre tchèque, semblant convaincu que la Cour rejetterait le recours.

"Tous les signaux que j'ai reçus indiquent qu'il n'y aura aucune raison pour le président de différer sa signature" ensuite, a-t-il ajouté, affirmant que "l'Europe n'a aucune raison d'avoir peur".

Mais l'attitude qu'adoptera l'imprévisible Vaclav Klaus, qui compara un jour l'Union européenne à l'Union soviétique, reste incertaine. L'un de ses proches a prévenu mercredi qu'il ne se laisserait pas forcer la main.

"Le traité de Lisbonne a pour nous le tort de transformer ce qui est aujourd'hui une organisation internationale (l'Union européenne) en une sorte d'entité supranationale", a accusé le conseiller politique du président Klaus, Ladislav Jakl, dans une interview publiée dans le quotidien français La Croix.

Il a estimé que la procédure devant la Cour devrait durer "sans doute plus de six mois".

Et les responsables européens, sans réel levier à ce jour sur le chef d'Etat tchèque, ont reconnu mercredi qu'ils n'avaient toujours pas réussi à prendre contact directement avec lui, malgré diverses tentatives.

AFP. 07.10.09

18:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Suisse: l'affiche anti-minarets

Affiche anti-minarets Suisse.jpg
(Cliquez sur l'image pour la voir en entier)

Une affiche de la droite populiste helvétique représentant une femme voilée devant le drapeau suisse couvert de minarets "attise la haine", a dénoncé mercredi la Commission fédérale contre le racisme (CFR), un organisme public consultatif.

L'image appelle à voter le 29 novembre prochain en faveur de l'interdiction de la construction de minarets en Suisse.

Les villes de Bâle (nord-ouest) et Lausanne (ouest) n'avaient pas attendu l'avis de la CFR pour interdire l'affiche. Celle-ci "représente une femme en burqa au regard menaçant et des minarets aux allures de missiles qui transpercent le drapeau suisse", rouge à croix blanche, a expliqué mercredi la municipalité de Lausanne dans un communiqué.

Au moins trois villes --Lucerne, Zurich et Winterthour-- avaient demandé l'avis de la CFR avant de prendre une décision.

"Il y a des limites à la liberté d?opinion ; il faut les respecter si l'on veut protéger une minorité contre la discrimination et préserver la société suisse d'une agitation qui attise la haine", a jugé la Commission.

Les affiches --déclinées en français, allemand et italien-- "suggèrent que la minorité musulmane vivant en Suisse représenterait un danger redoutable", a expliqué la CFR.

 "Le message véhiculé est qu'elle voudrait dominer la population suisse, opprimerait la femme et mépriserait les droits fondamentaux. Cela équivaut à une diffamation de la population musulmane pacifique de Suisse", a ajouté la Commission.

Lancée en 2008, la campagne "anti-minaret" est soutenue par un groupe d'élus du parti de la droite populiste Union démocratique du centre (UDC) qui jugent que les minarets n'ont pas un caractère religieux mais représentent "le symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux".

La Suisse compte plus de 310.000 musulmans sur une population de 7,5 millions d'habitants, faisant de l'islam la deuxième religion du pays après le christianisme.

AFP. 07.10.09

 

18:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Sans vergogne, Hortefeux tente de "récupérer" les obsèques de Marie-Christine Hodeau

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La cérémonie des obsèques de Marie-Christine Hodeau, enlevée et tuée le 28 septembre, s'est déroulée mercredi après-midi à l'église de Milly-la-Forêt (Essonne) en présence de plusieurs centaines de personnes.
Le cercueil de bois clair a pénétré vers 15H00 dans l'église Notre Dame de l'Assomption, au milieu d'une foule nombreuse venue lui rendre hommage, et en présence du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

"Je suis venu exprimer au nom du président de la République, au nom de tout le gouvernement, l'émotion qui est la nôtre et partager la douleur avec la famille, qu'aux côtés du président de la République j'avais déjà rencontrée la semaine dernière", a déclaré le ministre à la fin du service religieux.

"Dans des moments comme celui-ci, la solidarité nationale doit s'exprimer. C'était aussi pour moi l'occasion à titre personnel de retrouver la mère et les deux frères de la victime, qui sont légitimement choqués et très éprouvés par un chagrin qui est le plus terrible qui puisse exister", a ajouté le ministre avant de tourner les talons, sans répondre à la question d'un journaliste sur une "éventuelle récupération" de son déplacement.

Durant la cérémonie, les commerçants de la commune, où vivait la victime qui était âgée de 42 ans, avaient baissé les rideaux de leurs magasins.

L'homélie a été prononcée par l'évêque d'Evry Mgr Michel Dubost.

L'inhumation devait ensuite avoir lieu dans la plus stricte intimité.

L'homme de 47 ans, Manuel Ribeiro Da Cruz., qui a reconnu avoir enlevé et étranglé la victime partie faire son jogging, a été mis en examen mercredi dernier pour enlèvement et séquestration en état de récidive légale, et placé en détention provisoire.

Il doit être prochainement convoqué par le juge d'instruction Michael Gihr en vue de sa mise en examen pour l'homocide de la victime.

Le parquet a pris un réquisitoire supplétif pour assassinat, estimant que le meurtre de Mme Hodeau pourrait avoir été prémédité.

Le suspect avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle pour l'enlèvement et le viol d'une adolescente de 13 ans vivant dans son voisinage. Il est sorti en mars 2007 après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle.

L'enlèvement et le meurtre de Marie-Christine Hodeau a relancé une nouvelle fois le débat sur la récidive et sur la castration chimique.

On ignore toujours pour l'heure si la victime a subi des violences sexuelles.

AFP. 07.10.09

 

17:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Le neveu de Mitterand estime que c'est un honneur d'être "traîné dans la boue" par le FN

Frédéric le pédophile le 7 oct 09.jpg
A la sortie du Conseil des ministres le 7 octobre 2009
(Cliquez sur la photo)

Quatre ans après la publication d'un livre relatant des expériences du tourisme sexuel, la polémique a rattrapé le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, cible d'une violente campagne lancée par l'extrême droite, qui suscite un certain embarras dans la classe politique.

Frédéric Mitterrand a dénoncé mercredi les propos du porte-parole du PS Benoît Hamon à son encontre, estimant que c'était "une honte" de le "traîner dans la boue".

"C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national. Je dois dire que les bras m'en tombent", a-t-il déclaré à quelques journalistes à l'issue d'une audition devant la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

"Si le Front national me traîne dans la boue, c'est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c'est une honte pour lui", a-t-il ajouté.

M. Hamon a qualifié mercredi de "choquant" le livre publié en 2005 par Frédéric Mitterrand qui raconte des épisodes de tourisme sexuel, dénonçant un "ministre consommateur".

 De son coté, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a trouvé "choquant" que Benoît Hamon, "se situe sur le terrain" du Front national.

"Je dénonce les propos tenus par Benoît Hamon et le FN. De la part du FN, cela nous surprend moins. De la part de Benoît Hamon, c'est beaucoup plus surprenant et tout aussi choquant", a déclaré M. Bertrand à la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

"Quand je vois le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole, se situer aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite, franchement où va-t-on?", a poursuivi M. Bertrand. "On n'a aucun intérêt, aucune vocation, aucun honneur à se situer sur le terrain de l'extrême droite".

"Se servir de la "vie privée" des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire", selon le responsable UMP.

"Cela n'a pas de nom. C'est une véritable honte. Le FN ne fait pas cela pas hasard. Je suis choqué que des mouvements comme le PS soit dans ce registre-là aussi", a-t-il insisté.

Le FN a exigé mardi de Nicolas Sarkozy le renvoi de son ministre de la Culture, en raison de ses écrits sur le tourisme sexuel.

Dans une motion de son bureau politique, le parti de Jean-Marie Le Pen réclame au président de la République, "par respect de la morale et des principes républicains, de prendre ses responsabilités en demandant à son ministre de démissionner".

Selon la vice-présidente du parti, Marine Le Pen, l'ouvrage de M. Mitterrand "pose une tache indélébile sur l'ensemble du gouvernement".

AFP. 07.10.09

 

17:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (48)

Tourisme sexuel: Benoît Hamon (PS) choqué par le ministre "consommateur"

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a qualifié mercredi de "choquant" le livre publié en 2005 par Frédéric Mitterrand qui raconte des épisodes de tourisme sexuel, dénonçant un "ministre consommateur".

 
"Je trouve choquant qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel", a déclaré M. Hamon, interrogé par l'AFP, à propos de cet ouvrage, "La mauvaise vie", dans lequel M. Mitterrand confesse son penchant pour les "jeunes garçons" durant ses voyages.

"Au moment où la France s'est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu'est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu'il est lui-même consommateur", s'indigne M. Hamon, qui refuse qu'on puisse "tout relativiser, même ce qui est incontestablement choquant".

Le porte-parole du PS dénonce également le soutien apporté par le ministre au cinéaste franco-polonais Roman Polanski, arrêté le 26 septembre en Suisse, sur mandat américain, pour une affaire d'abus sexuels sur mineure.

"M. Mitterrand, qui n'a démontré pour l'instant aucune qualité comme ministre de la Culture, s'est illustré sur un terrain qui n'est ni à l'honneur du gouvernement, ni au sien", affirme le responsable socialiste.
AFP. 07.10.09

17:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

06/10/2009

Paris Foot Gay: Rama Yade est scandalisée!

La secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a estimé que le communautarisme n'avait pas sa place dans le sport, en réaction au refus d'une équipe de Créteil composée de musulmans de jouer contre un club portant le nom de "Paris Foot Gay". "Mais où va-t-on là ? s'est exclamée Rama Yade, interrogée par des journalistes. Si ça continue, on va refuser de jouer contre des noirs, des juifs. Le communautarisme n'a pas sa place dans le sport."

Les dirigeants du Créteil Bébel ont envoyé samedi un courriel à ceux du Paris Foot Gay pour annuler en ces termes une rencontre prévue : "Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous". "

Ce n'est pas une attitude républicaine de refuser de jouer pour des motifs de religion", a dit Rama Yade. "Le sport, c'est la fraternité, et j'ai été très choquée."

Le Figaro - 06.10.09

22:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

Le juge van Ruymbeke passé sur le gril

Le juge Renaud van Ruymbeke, poursuivi devant le Conseil de la magistrature pour sa gestion de l'affaire Clearstream, a été mis sur le gril, mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, où il n'intervenait pourtant qu'en tant que témoin.

 
"Je suis totalement étranger à l'affaire Clearstream", a martelé quatre heures durant le magistrat, fines lunettes et cravate bleu ciel.

"A l'époque, j'étais dans le brouillard. C'est facile de refaire l'histoire des années après. Je travaillais sur l'affaire des frégates, le reste je n'avais pas à m'y intéresser. Je n'en étais pas saisi", a encore témoigné ce moustachu de 57 ans devenu une figure emblématique de la justice financière en instruisant notamment l'affaire des frégates de Taïwan, où il s'est heurté à de nombreuses reprises au secret-défense.

C'est dans le cadre de cette affaire qu'il a été contacté par Jean-Louis Gergorin en avril 2004, par l'intermédiaire de l'avocat Thibault de Montbrial.

Alors vice-président d'EADS et aujourd'hui co-prévenu au procès Clearstream, Gergorin se dit menacé de mort : il a des révélations à faire sur l'existence d'un réseau de corruption, étayées, selon lui, par des listings bancaires issus de la chambre de compensation Clearstream, sur lesquels figurent des noms de personnalités qui y détiendraient des comptes occultes.

Intrigué, le magistrat rencontre alors à deux reprises au domicile de l'avocat, Jean-Louis Gergorin, un homme "très brillant, convaincu et convaincant", qui lui semble "de bonne foi".

Problème, le responsable d'EADS refuse de témoigner sous X, craignant pour sa sécurité. "J'étais bloqué", témoigne le magistrat. "C'est vrai qu'à un moment donné, M. Gergorin me dit: "comment est-ce qu'on fait ?" Je lui réponds: "Ca ne me concerne pas, vous voyez avec votre avocat". Je prends à part Me Montbrial : "vous faites ce que vous voulez, ce n'est pas mon problème".

Quelques jours plus tard, le 3 mai, il reçoit un premier courrier anonyme. L'affaire de dénonciation calomnieuse est lancée.

Trois courriers suivront : l'un, le 14 juin, concerne des "centaines de noms qui n'ont rien à voir avec les frégates", dont celui de Nicolas Sarkozy. Le juge les verse au dossier des frégates, les rendant ainsi accessibles à "Thales et à ses avocats".

Or à l'époque, Me Thierry Herzog, aujourd'hui avocat de Nicolas Sarkozy, est conseil de Thales. A ce titre, certains avocats des prévenus ont suggéré mardi, à demi-mots et sans jamais citer son nom, qu'il en avait profité pour avertir Nicolas Sarkozy qu'il figurait dans les listings.

Des insinuations qui ont provoqué une vive querelle parmi les avocats, bagarre soldée par une rapide intervention du bâtonnier élu.

Autre zone d'ombre abordée mardi : le silence de Philippe Marland, directeur de cabinet du ministre de la Défense, et de Michèle Alliot-Marie.

Tenus régulièrement informés par le général Rondot de son enquête sur les listings Clearstream, ils n'ont en effet jamais pris la moindre initiative pour stopper la machination.

M. van Ruymbeke a confirmé mardi que ni M. Marland ni son ministre ne l'avaient jamais appelé pour l'avertir de cette enquête parallèle.

Ce n'est qu'en 2005 que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par le juge l'ont amené à douter de la véracité des listings. Mais il taira l'identité du "corbeau" Gergorin jusqu'en mai 2006.

Un silence, ajouté aux rencontres hors procédure avec Gergorin, qui ont entraîné son renvoi devant le CSM.

"Je n'ai jamais convenu avec Jean-Louis Gergorin de procéder par courriers anonymes", c'est lui qui a choisi d'agir ainsi, s'est défendu mardi M. van Rumbeke, certain d'avoir fait son travail "le plus sérieusement possible".

AFP. 06.10.09

 

22:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Football et homosexualité

Les dirigeants du Paris Foot Gay ont demandé à leur ligue, la Commission Football loisirs (CFL), de sanctionner un club amateur de Créteil qu'ils accusent d'homophobie après le refus de cette équipe de jouer contre eux, des incriminations rejetées par le Créteil Bébel.

 

Le Paris Foot Gay, qui dénonce une décision homophobe du club de Créteil, envisage de porter plainte si celui-ci continue "dans ce sens là", a indiqué mardi à l'AFP le président et cofondateur de l'association Paris Foot Gay, Pascal Brethes, confirmant une information de France Bleu Ile-de-France.

Le PFG devait disputer dimanche un match contre le Créteil Bébel. Mais, la veille, il a reçu un courriel de l'équipe adverse en ces termes : "Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard".

Pour Pascal Brethes, qui souhaite des sanctions, ce message "très choquant" tombe sous le coup des lois interdisant le racisme et l'homophobie.

 Se défendant de toute homophobie et voyant dans la médiatisation de cette affaire un "sacré tremplin" pour le PFG, le dirigeant du Créteil Bébel, Zahir Belgharbi, a de son côté expliqué à l'AFP que pour lui, c'est "le nom" du PFG qui posait problème et pas que l'équipe compte des homosexuels dans ses rangs.

"Je ne suis pas homophobe, je ne suis pas intégriste, ça ne me dérange pas de jouer avec des gays, mais pas avec un club" portant un tel nom, a déclaré M. Belgharbi.

"Nous, on a fait des efforts pour rester neutres - on ne s'appelle pas le football club islamique par exemple - pourquoi d'autres" veulent-ils s'afficher "comme les porte-drapeau d'une idéologie", a-t-il poursuivi, ajoutant : "Moi, tout ce que je veux, c'est jouer au football".

Le Paris Foot Gay n'est "pas un club communautariste, c'est d'abord une association qui lutte contre l'homophobie dans le football", ouverte aux "hétéros et aux homos", a précisé Pascal Brethes. "Nous travaillons avec des clubs professionnels, comme le PSG, pour faire évoluer" les choses.

Quant à l'équipe elle-même, elle comporte "des noirs, des blancs, des beurs, toutes religions confondues", a-t-il ajouté.

"Tout ça est navrant à notre époque, mais en même temps, ça va faire réagir", a estimé l'ancien milieu de terrain du PSG Vikash Dhorasoo, parrain du PFG depuis 2006. "Les ligues et les fédérations font semblant de lutter contre les discriminations et le racisme", a ajouté l'ex-international français.

Selon le président de la CFL, Jacques Stouvenel, une réunion du comité directeur, prévue le 13 octobre, statuera sur les suites à donner à cette affaire, "avertissement ou exclusion".

"Nous avons huit équipes gay dans le championnat et nous n'avons jamais eu de problème. On joue tous en bonne intelligence", a-t-il ajouté.

SOS Racisme a manifesté son "indignation". Quant à la Ville de Paris, elle a apporté son soutien au PFG "dans sa lutte contre l'homophobie et pour le dépassement des préjugés".

AFP. 06.10.09

19:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

VIDEO Marine va au clash contre Mitterrand

http://www.youtube.com/watch?v=CJJzsQecmyc

vidéo du 5 octobre 2009

18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Pédophilie, tourisme sexuel: le FN veut le renvoi de Mitterrand

Le Front national (FN) a poursuivi  sa campagne contre Frédéric Mitterrand, en exigeant de Nicolas Sarkozy le renvoi de son ministre de la Culture, en raison de ses écrits sur le tourisme sexuel.

Dans une motion de son bureau politique, le parti de Jean-Marie Le Pen réclame au président de la République, "par respect de la morale et des principes républicains, de prendre ses responsabilités en demandant à son ministre de démissionner".

A l'origine de cette indignation, le livre "La mauvaise vie", ouvrage à succès publié en 2005 par M. Mitterrand, dans lequel ce dernier raconte des épisodes vécus de tourisme sexuel, ce que le parti qualifie d'"ignobles écrits".

Selon la vice-présidente du parti, Marine Le Pen, cet ouvrage "pose une tache indélébile sur l'ensemble du gouvernement". "Qu'est-ce qu'on peut dire aux délinquants sexuels quand Frédéric Mitterrand est encore ministre de la Culture ? ", a-t-elle lancé, après avoir lu un large extrait du livre incriminé, lors de l'émission Mots Croisés sur France 2 lundi soir.

Le Figaro - 06.10.09

18:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Le ministère suisse de la Justice contre une libération provisoire de Polanski

Le ministère suisse de la Justice, opposé à une libération provisoire de Roman Polanski, a recommandé au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud) de rejeter le recours du cinéaste détenu en Suisse depuis plus d'une semaine, a annoncé le ministère mardi à l'AFP.

  "Nous avons demandé hier (lundi) au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone de rejeter le recours de M. Polanski", a expliqué un porte-parole du ministère, M. Folco Galli.

"L'argument principal est que nous sommes persuadés qu'il existe un grand danger de fuite" en dehors du territoire suisse, a-t-il ajouté, précisant que le ministère avait décidé quant à lui de ne pas prendre en considération le deuxième recours déposé par les avocats du cinéaste franco-polonais.

Les avocats de Roman Polanski, arrêté le 26 septembre à son arrivée en Suisse sur mandat d'arrêt américain, avaient déposé le 29 septembre des demandes de mise en liberté en même temps que deux recours auprès du ministère de la Justice et du Tribunal de Bellinzone (sud).

AFP. 06.10.09

18:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Trois prix Nobel de physique

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(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Le prix Nobel de physique 2009 a été décerné mardi à trois "maîtres de la lumière" anglo-saxons, le pionnier de la fibre optique Charles Kao et le duo George Smith et Willard Boyle qui a révolutionné l'image numérique.

Charles Kao, Américain et Britannique né en Chine il y a 75 ans, a déterminé il y a plus de 40 ans comment transmettre la lumière sur des grandes distances via la fibre optique, a indiqué le comité Nobel.

Cette découverte est à la base d'une majeure partie des transmissions téléphoniques et informatiques actuellement réalisées dans le monde à la vitesse de la lumière.

Willard Boyle, 85 ans, de double nationalité canadienne et américaine et l'Américain George Smith, 79 ans, ont eux été récompensés pour leur mise au point en 1969 du capteur d'image numérique CCD ("dispositif à couplage de charge"), considéré comme l'oeil électronique des appareils photos et vidéo numériques.

Le capteur "a révolutionné la photographie, la lumière pouvant être capturée électroniquement à la place du film", souligne le comité Nobel.

Le comité qualifie les trois scientifiques, tous à la retraite, de "maîtres de la lumière", car leurs travaux ont permis "la création de nombreuses innovations pratiques pour la vie de tous les jours et apporté de nouveaux outils pour l'exploration scientifique".

Willard Boyle a souligné que cette invention du CCD est à l'origine de la mise au point des centaines de millions d'appareils numériques vendus ces dernières années à travers le monde.

"Je me vois tous les jours quand je me promène, je vois tous ces gens utiliser ces petits appareils photos numériques", a-t-il expliqué dans une communication au comité Nobel juste après l'annonce.

"Même si ce ne sont pas exactement nos CCD, ils en sont à l'origine, donc nous sommes ceux, je suppose, qui avons été à la source de cette profusion de petits appareils utilisés à travers le monde", a-t-il dit.

La plupart des appareils photos numériques actuels utilisent un capteur CMOS plus efficace, même si le CCD est toujours utilisé dans la haute technologie.

Le capteur a également eu des applications médicales, avec la prise de vues d'images de l'intérieur du corps humain et de photographies extrêmement nettes de lieux lointains dans l'espace ou au fond des océans.

"La part la plus importante de notre invention, qui m'a touché personnellement, c'est lorsque la mission sur Mars est arrivée à la surface de Mars et qu'elle a utilisé un appareil photo comme le nôtre et que nous avons vu la première fois la surface" de la planète rouge, a-t-il expliqué.

Quant à Charles Kao, ses découvertes "ont ouvert la voie à la technologie de la fibre optique qui est aujourd'hui utilisée dans quasiment toutes les communications téléphoniques et de données", note le comité Nobel.

Quatre ans après ses calculs, la première fibre optique a été fabriquée en 1970.

Aujourd'hui, "si nous devions déployer toutes les fibres optiques du globe, nous aurions un seul fil de plus d'un milliard de kilomètres -de quoi faire plus de 25.000 fois le tour de la planète- et cela augmente de milliers de kilomètres chaque heure", souligne le comité Nobel.

Dans chaque catégorie, le prix Nobel est accompagné d'une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros) à partager entre les lauréats.

AFP. 06.10.09

18:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Clearstream: le témoignage du juge van Ruymbeke

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Le juge Renaud van Ruymbeke le 6 octobre 2009
(Cliquez sur la photo pour la voir en entier)

Le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke a témoigné mardi au procès Clearstream que Jean-Louis Gergorin lui était "apparu totalement de bonne foi" lorsqu'il l'avait approché et lui avait remis anonymement les faux listings bancaires au printemps 2004.

"M. Gergorin m'est apparu totalement de bonne foi. Il y a deux éléments objectifs qui confortent sa bonne foi: c'est lui qui a exigé de me rencontrer (avant de transmettre les listings, ndlr), je ne peux pas penser une seconde qu'il se tire une balle dans le pied", affirme le magistrat.

En transmettant des courriers anonymes avec "des numéros de comptes, il me donne les moyens de vérifier qu'ils sont vrais ou faux", ajoute-t-il.

Tout commence fin avril 2004 quand un avocat, Me Thibault de Montbrial, vient trouver le juge d'instruction alors empêtré dans une enquête sur des commissions versées en marge de la vente de frégates à Taïwan.

 "Il me dit, voilà, je connais un haut dirigeant d'une des principales sociétés d'armement qui connaît les comptes que vous cherchez dans le dossier des frégates. Ca passe par Clearstream. Ce monsieur veut absolument vous rencontrer", sans apparaître "pour des raisons de confidentialité et surtout de sécurité", raconte le juge van Ruymbeke.

Intrigué, le magistrat rencontre alors à deux reprises au domicile de l'avocat, Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, un homme "très brillant, convaincu manifestement de ce qu'il dit".

M. Gergorin lui décrit alors un système de comptes occultes utilisés par des oligarques russes pour recevoir des commissions dans l'affaire des frégates.

"J'ai eu l'impression qu'il était sincère et croyait en ce qu'il disait", juge M. van Rumbeke.

Problème, le responsable d'EADS refuse de témoigner sous X, craignant pour sa sécurité.

"J'étais bloqué. C'est vrai qu'à un moment donné, M. Gergorin me dit "comment est-ce qu'on fait?" Je lui réponds "Ca ne me concerne pas, vous voyez avec votre avocat". Je prends à part Me Montbrial: "vous faites ce que vous voulez, ce n'est pas mon problème"".

Quelques jours plus tard, le 3 mai, il reçoit un premier courrier anonyme. L'affaire de dénonciation calomnieuse est lancée.

Suit un deuxième courrier le 14 juin qui concerne des "centaines de noms qui n'ont rien à voir avec les frégates".

"Je le verse au dossier (des frégates, ndlr), tout le monde y a accès", notamment "Thales et ses avocats", glisse-t-il à plusieurs reprises, évoquant sans le nommer Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy au procès Clearstream.

Ce courrier mentionne les noms de Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin et Dominique Strauss-Kahn, trois hommes politiques qui ont pris contact avec lui.

"Il y avait un quatrième homme politique que je n'avais pas vu", car il s'agissait des noms "Nagy et Bocsa". "Un enquêteur m'a dit que cela correspondait à l'identité" de Nicolas Sarkozy "ou de son père. Il ne s'est jamais manifesté".

Nicolas Sarkzoy a expliqué en octobre 2006 avoir été à tort mis en cause "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge".

Le juge van Ruymbeke, qui a martelé mardi être "étranger à l'affaire Clearstream" et estime n'avoir fait que son travail de juge, a été renvoyé devant le Conseil supérieur de la magistrature pour répondre de son attitude dans ce dossier.

Le CSM se prononcera sur une éventuelle sanction à la fin de la procédure de dénonciation calomnieuse.

AFP. 06.10.09

 

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Une jeune femme violée dans le Marseille-Vintimille

Une étudiante italienne de 23 ans qui avait pris place dimanche matin dans le TER -Vintimille a été victime d'un dans les toilettes du train et un suspect interpellé aux Arcs () a été placé en garde à vue, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

La jeune fille, domiciliée à Riese Pio X , province de Trévise, dans le nord-est de l'Italie, a été violée à plusieurs reprises par un individu qui a pris la fuite, après lui avoir volé son téléphone portable et son argent, selon la même source.

 Entre la gare de Carnoules et Les Arcs (Var), la victime est parvenue à alerter un contrôleur qui n'a pas pu intercepter l'agresseur, ce dernier réussissant à quitter le train en gare des Arcs. Mais il a été rattrapé un peu plus tard.

C'est grâce à une sacoche qu'il aurait perdu dans sa fuite que les gendarmes ont finalement pu l'interpeller, à la gare où il était venu réclamer l'objet perdu. Le suspect a été placé en garde à vue sur instruction du parquet de Draguignan dans l'attente des investigations en cours.

Ses photos ont été transmises aux policiers italiens pour être soumise à la victime. La même démarche a été entreprise auprès des personnels en service dimanche dans le train Marseille-Vintimille.

Le parisien - 05.10.09

 

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VIDEO Dieudonné après sa condamnation

http://www.dailymotion.com/video/xapjgx_emission-speciale...

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Affaire Clearstream ou affaire Dreyfus bis?

L'affaire Clearstream, ses acteurs, ses mises en scènes, ses moments de lyrisme. Cette semaine, Patrick Devedjian, ministre de la Relance, a oublié de se taire. Il a comparé Nicolas Sarkozy à Alfred Dreyfus. Il fallait oser…

"Ça n'a peut-être pas la dimension de l'affaire Dreyfus ni sa connotation, mais dans le mécanisme, c'est exactement la même chose : la falsification d'un bordereau en vue de faire accuser un innocent." (Patrick Devedjian - 1er octobre 2009)

 Le procès de l'affaire Clearstream est une bonne occasion pour les politiques en mal de grandes causes de laisser libre cours à leur grandiloquence. Et depuis quelques jours, certains ne se gênent pas pour effectuer des racourcis très limite… en comparant Clearstream à l'affaire Dreyfus. Quel est le lien entre les deux histoires? On cherche encore. l'affaire Dreyfus se déroulait sur fond d'antisémitisme. Ce qui n'est pas le cas de Cleartream. Et surtout, qui est le Dreyfus de 2009, l'innocent injustement accusé?

Que Dominique de Villepin, qui est le véritable accusé dans cette affaire, soit comparé à Dreyfus et se mette au « J'accuse » de circonstance, soit.
Mais Sarkozy franchement… Pourtant, Devedjian craque, et dans le Monde du 1er octobre, il assimile le président au célèbre accusé. Sarko, c'est tout de même celui qui a porté plainte, non ?

1894. Dreyfus se retrouve mêlé à une sombre affaire de trahison. Il porte plainte contre l'armée française pour diffamation, et il est défendu par le meilleur avocat du coin. L'armée française, à la barre, tente de se défendre. L'enquête prouve que le bordereau mettant Dreyfus en cause était bien un faux, que Dreyfus était accusé à tort. L'armée française est embêtée, tente de réduire sa peine au maximum, les généraux ne veulent pas aller au bagne, mais, en même temps, ils sentent bien que le procès n'est pas gagné. Emile Zola témoigne pour Dreyfus. Il est plutôt convaincant.

L'armée française est donc condamnée. Avilie, déshonorée, discréditée, la Grande Muette se voit dans l'obligation de se taire pour de bon. Période de confusion, de flou, de chaos. L'armée se trouve réduite aux soldats, les seuls qui n'ont pas pâti de l'affaire. Autogestion. La face de la France en est toute changée.

Comment ça, c'est n'importe quoi? Ce n'est pas plus absurde que le fait d'assimiler Sarkozy à Dreyfus. Pour une raison toute simple d'ailleurs: on ne réécrit pas l'Histoire.

Marianne - 02.10.09

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05/10/2009

Diversité: ce sont les mannequins blancs qui marchent...

mannequins européens blancs.jpg
(Cliquez sur la photo pour la voir en entier)

La diversité de la société ne se reflète pas dans les vitrines des magasins de mode.

Ils ne font pas la Une des magazines comme les stars des podiums, pourtant les mannequins de vitrine sont eux aussi un atout pour vendre: seul problème, ils ont souvent des traits d'européens blancs et ne reflètent pas la diversité de la société.

L'entreprise américaine Patina-V, rachetée par Cofrad, le leader français du secteur, fabrique des mannequins noirs "mais il y a peu de retour en Europe", explique ainsi Marc Lacroix, l'un des dirigeants de la société.

En France, comme en Allemagne et en Autriche, "ça ne marche pas", "c'est le type européen qui marche".

Il note que "les Anglo-saxons sont plus ouverts que la vieille Europe". Les mannequins noirs et asiatiques sont en effet utilisés "depuis longtemps aux Etats-Unis et nous avons des clients en Grande-Bretagne", dit-il.

En Asie, les clients préfèrent eux aussi les mannequins européens, estimant qu'"ils ont un pouvoir de séduction plus universel", précise Marc Lacroix.

"Ne heurter personne"


Pour Hélène Lafourcade, directrice de l'image et du merchandising aux Galeries Lafayette en charge d'un "parc" de 15.000 mannequins, "en France, il y a toujours ce côté un peu raciste". Beaucoup de magasins préfèrent les visages européens en se disant "comme ça, je ne vais heurter personne".
Elle-même a dû insister pour utiliser des mannequins aux traits européens, mais aussi noirs et asiatiques, dans un rayon destiné aux jeunes.
"Le mannequin a un rôle très important, ce n'est pas simplement un objet qu'on pose", souligne-t-elle. "C'est le vendeur statique", ajoute-t-elle, il permet de "multiplier par quatre les ventes d'un produit". "C'est comme un mannequin que vous voyez dans un magazine".
Nouvel Obs - 04.10.09


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Rondot en eaux troubles

PARIS (Reuters) - Le général Philippe Rondot a témoigné à charge lundi contre Dominique de Villepin au procès du complot Clearstream, qui aurait visé Nicolas Sarkozy, mais la défense est parvenue à relativiser sa déposition.

Ce spécialiste du renseignement qui compte à son palmarès l'arrestation en 1994 d'Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", au Soudan, a fait état de plusieurs interventions de l'ex-Premier ministre dans cette affaire qu'il a consignées dans un "carnet de marche".

Détachant bien ses mots, il a dit penser qu'on s'était servi de lui dans les manoeuvres menées en 2004 avec de faux listings de comptes bancaires de la société luxembourgeoise, confirmant ce qu'atteste ce carnet saisi et versé au dossier.

Philippe Rondot a déclaré que, contrairement à ce qu'affirmait le prévenu la semaine dernière, il avait été question de Nicolas Sarkozy lors d'une réunion le 9 janvier 2004 sur ces listings, organisée au ministère des Affaires étrangères par Dominique de Villepin, alors locataire des lieux.

"Le nom de Nicolas Sarkozy a été cité par les uns et par les autres. M. Jean-Louis Gergorin (alors vice-président d'EADS-NDLR) a évoqué un compte couplé sur un certain Bocsa le liant à Nicolas Sarkozy", a-t-il précisé.

Les noms de Bocsa et Nagy, patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy, figuraient parmi des centaines d'autres sur les listes produites déjà fin 2003 par Jean-Louis Gergorin et sur lesquelles Rondot avait commencé à enquêter.

Villepin a dit ce 9 janvier agir sur instructions du président Jacques Chirac, selon le général, qui dit avoir cherché à voir ce dernier mais sans succès.

Le militaire s'est senti manipulé. "On me confie une enquête et je vois débarquer Dominique de Villepin, je ne dis pas qu'il s'empare de cette affaire mais au minimum il s'y intéresse et donne des instructions. Donc, on se sert de moi", a-t-il dit.

"JE N'AI PAS UN QI DE PÉTONCLE !"

Philippe Rondot a affirmé que Dominique de Villepin l'avait appelé au téléphone en mars 2004 pour qu'il demande la remise en liberté d'Imad Lahoud, auteur présumé des faux listings, alors en garde à vue pour une autre affaire.

Rondot a par ailleurs confirmé que de Villepin lui avait dit en juillet 2004 à propos de l'affaire: "Si nous apparaissons, le président de la République et moi, nous sautons".

Enfin, le militaire a expliqué que le ministre lui avait "donné son accord" pour détruire des notes synthétiques sur l'affaire, quand la supercherie a été démontrée.

Cette déposition est gênante pour Dominique de Villepin, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse" et qui nie la réalité de tous ces épisodes.

Le général Rondot a rapporté de surcroit que Jean-Louis Gergorin lui avait dit en avril 2004 avoir transmis les listings au juge financier Renaud Van Ruymbeke - l'acte constitutif de la "dénonciation calomnieuse" - sur demande de Dominique de Villepin.

Selon lui, c'est en juillet 2004 que Dominique de Villepin a reçu un rapport de sa part catégorique sur la falsification, mais il aurait souhaité néanmoins poursuivre l'enquête.

Philippe Rondot a défendu son rôle dans l'affaire. "Je sais qu'en France, les militaires n'ont pas bonne réputation (...) Tout de même, je n'ai pas un QI de pétoncle !", a-t-il dit.

La défense de Dominique de Villepin, questionnant le général Rondot, a fait apparaître que selon le témoin, rien ne permettait de dire que l'ex-Premier ministre savait que les listings étaient faux, avant juillet 2004, ce qui exclurait toute dénonciation calomnieuse de sa part.

Me Gabriel Metzner, avocat de Dominique de Villepin, a lu aussi cette autre note personnelle prise par le général Rondot le 3 mai 2004 : "confirmation de la volonté de Nicolas Sarkozy de pulvériser Dominique de Villepin". C'est Imad Lahoud a qui a dit cela, a expliqué le général Rondot.

Imad Lahoud disait alors avoir rencontré Nicolas Sarkozy. Sur ses notes, le général a aussi noté au même moment : "contact Madhi (Lahoud-NDLR)-Sarko. Retournement, effet boomerang".

Le Monde - 05.10.09

 

 

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Une étoile pour Polanski

Etoile Polanski à Varsovie.jpg
Varsovie - 4 octobre 2009
(Cliquez sur la photo)

Une étoile dédiée au cinéaste franco-polonais Roman Polanski, détenu en Suisse en vue de son extradition aux Etats-Unis, vient d'être inaugurée dans une "allée des stars" à Varsovie.

Incrustée dans le sol d'une allée piétonnière en plein centre de la capitale, elle fait partie de douze étoiles honorant depuis dimanche les grands du cinéma mondial, dont Marilyn Monroe, Woody Allen et Penelope Cruz.

Chaque étoile est frappée d'une petite phrase censée caractériser son héros. Celle de Polanski proclame : "Rien n'est trop choquant pour moi".

AFP. 05.10.09

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Le général Rondot n'a pas un QI de pétoncle

L'ancien conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros), Philippe Rondot, a reconnu lundi s'être fait duper dans l'affaire Clearstream, mais cela ne fait pas de lui un idiot.

  "En France, les militaires ne jouissent pas d'une réputation extraordinaire. Mais quand même, je n'ai pas un QI de pétoncle, j'ai agi comme officier de renseignement", s'est défendu le général Rondot, qui a enquêté sur les listings Clearstream, pour le compte du ministère de la Défense ainsi que pour celui de Dominique de Villepin alors ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur.

"Mes méthodes sont peut-être atypiques, mais je ne suis pas un électron libre", a-t-il indiqué, regrettant avoir été "instrumentalisé" tantôt par Dominique de Villepin, tantôt par l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et tantôt par le mathématicien Imad Lahoud.

"Je suis un officier de renseignement au service de l'Etat. J'ai toujours été persuadé que (cette enquête) avait été commandé(e) par le chef de l'Etat, sinon je ne l'aurais pas fait(e)", a-t-il martelé.

Parfois accusé d'avoir été trop crédule vis-à-vis d'Imad Lahoud, soupçonné d'être à l'origine des faux listings et qualifié de "mythomane" par de nombreuses parties au dossier, le général a argué que c'était "parfois à partir d'une source fragile et d'un fil ténu qu'on réalise la capture d'un terroriste".

Une source humaine, c'est "d'abord un homme avec ses contradictions, ses faiblesses, ses points forts". "Dans la chasse aux criminels de guerre, toute source a son importance et même quand une source montre des faiblesses, paraît inconsistante, mon principe est de jamais lâcher une source dans la nature, même si le fil est ténu".

En janvier 2003, lorsqu'on lui présente Imad Lahoud, un trader franco-libanais ayant travaillé dans la banque londonienne de la famille Ben Laden et "susceptible d'apporter des explications sur le financement des réseaux islamiques", il "ne laisse pas échapper cette opportunité".

"Il me semble être une bonne approche non pas pour capturer Oussama Ben Laden, mais pour mieux connaître son environnement", a expliqué le retraité.

Malheureusement, Imad Lahoud s'avérera ne pas être la source qu'elle promettait, mais "un personnage complexe, soucieux d'entrer dans le monde du renseignement, d'y apporter sa contribution et intéressé par l'aisance que procure l'argent".

AFP. 05.10.09

général Rondot 5 oct 09.jpg
Philippe Rondot le 5 octobre 2009

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