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03/09/2008

Medvedev: Saakachvili est un "cadavre politique"

Pour nous, le régime actuel géorgien a fait faillite. Le président Saakachvili n'existe plus pour nous. Il est un 'cadavre politique'", a déclaré, mardi 2 septembre dans la soirée, le président russe, Dmitri Medvedev, dans une interview à la chaîne de télévision italienne RAI.

M. Medvedev répondait à une question sur la participation éventuelle de la Russie à la conférence sur le Caucase prévue en novembre à Rome, à laquelle doit participer M. Saakachvili.  C'est la première fois qu'un dirigeant russe tient des propos aussi durs à l'encontre du numéro un géorgien, qui est dans le collimateur de Moscou depuis le début du conflit entre les deux pays. 

 
Les propos de M. Medvedev ont aussitôt été fustigés à Tbilissi. "Il est extrêmement regrettable que le dirigeant d'un grand pays utilise des méthodes inacceptables pour un monde civilisé dans ses efforts pour miner le gouvernement légitime géorgien", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa. "Le président russe a perdu le contrôle parce que ses efforts en vue de renverser le gouvernement géorgien ont échoué", a ajouté M. Lomaïa.

"NOUS N'AVONS PEUR D'AUCUNE EXCLUSION DU G8"

Par ailleurs, M. Medvedev a appelé les Etats-Unis à "revoir" leurs relations avec Tbilissi et estimé que l'OTAN "perdrait plus" à rompre ses relations avec la Russie que Moscou. Il a souligné que la Russie était prête à parler avec la communauté internationale "de toutes sortes de questions, dont le règlement post-conflictuel dans la région" du Caucase. "Mais nous voudrions que la communauté internationale se rappelle qui a commencé l'agression et qui est responsable de la mort des gens", a ajouté le président russe, en référence à l'offensive militaire lancée le 8 août par la Géorgie dans sa république séparatiste d'Ossétie du Sud. L'opération a été contrée par une intervention massive de l'armée russe en territoire géorgien.

En outre, le dirigeant russe a assuré que Moscou ne craignait pas d'être exclu du G8, réagissant à certaines déclarations appelant à une telle exclusion. "Les appels qui se font entendre, je les explique exclusivement par la tactique électorale américaine pour faire monter une cote de popularité sur fond de conflit", a déclaré M. Medvedev.

Le candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, a affirmé dimanche que la Russie était devenue une "autocratie" et qu'il fallait l'exclure du G8, forum qui regroupe les huit pays les plus industrialisés du monde. "Nous n'avons peur d'aucune exclusion du G8", a insisté M. Medvedev. De plus, "nous estimons que le G8 actuel n'est pas capable de résoudre les problèmes sans faire appel à d'autres Etats", a-t-il observé. "Mais il ne faut pas se faire d'illusions. Nous avons besoin les uns des autres", a conclu le président russe.

LE MONDE - 03.09.08

18:21 Publié dans Blog | Tags : russie, géorgie | Lien permanent | Commentaires (5)

Les dégénérés

Ce sont des promeneurs qui ont averti, samedi, les gendarmes.

Ils venaient de découvrir, sur la plage de Wissant, dans le Pas-de-calais, une fillette de sept ans en train de faire une fellation à son père.

L'homme qui a été interpellé a reconnu les faits en précisant qu'il avait été pris d'une « pulsion » qui ne s'était jamais produite avant.

Le père de la fillette, un ressortissant belge, a été mis en examen pour « viol par ascendant ».

La mère qui était présente au moment des faits n'aurait rien vu de la scène.

Placée en garde à vue dans un premier temps, elle a été laissée libre.

 

(Source: La Libre Belgique)

18:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Christian Clavier est un ami intime de Sarközy

Clavier et Sarkozy.gif
Plus que des "amis de vacances"!

Christian CLAVIER a pris les devants. Se doutant que le limogeage du Monsieur Sécurité en Corse allait le placer au coeur de la tourmente, le comédien a donné dès hier matin des consignes claires à son agent artistique : « Dis que je suis absolument injoignable ! » L’agent a fait passer le message. Impossible de connaître l’opinion de Christian Clavier sur l’éviction de Dominique Rossi.

Cette affaire illustre en tout cas les liens extrêmement proches entre l’artiste et Nicolas Sarközy. Une amitié vieille de plus de quinze ans.


Leur rencontre remonte à l’époque où Christian Clavier vivait à Neuilly (Hauts-de-Seine), ville alors administrée par Nicolas Sarkozy.
« C’est quelqu’un que j’ai rencontré à un moment très douloureux de mon existence, lorsque j’ai perdu mon père, confiait Christian Clavier à VSD en avril 2007. Il a toujours été fidèle, attentif et gentil. » Si l’acteur apprécie l’homme, il adhère aussi à ses idées politiques, insistant souvent sur « l’extraordinaire capacité d’écoute » de son ami.
Comme Jean Reno, Didier Barbelivien et d’autres célébrités du spectacle, Christian Clavier n’a jamais caché son admiration pour Sarkozy. Depuis des années, il lui apporte un soutien sans faille, un engagement plus personnel que militant. Le comédien ne signe jamais de pétition mais apparaît régulièrement au côté de Sarkozy, en tant que membre du premier cercle d’amis. Les deux hommes ont une passion commune pour la Corse où ils passent parfois des vacances ensemble.
On les a vus en short et tee-shirt, posant avec Jean Reno devant un bateau. Au fil des ans, l’artiste et l’homme politique sont devenus intimes. Christian tape sur l’épaule de Nicolas, en vieux complice. Le conseiller de l’Elysée Pierre Charon, qui a assuré par ailleurs la promotion des films de Clavier « l’Enquête corse », « les Bronzés 3 » et « l’Auberge rouge », est un maillon précieux dans cette relation très forte.

Début 2007, l’acteur a assisté au congrès de l’UMP puis a soutenu Sarkozy en campagne présidentielle. Au soir de la victoire, le 6 mai, il faisait partie des proches invités par le nouveau président au Fouquet’s.
Même au musée Grévin, leurs statues de cire se trouvent proches l’une de l’autre… L’incident de Porto-Vecchio a, semble-t-il, confirmé l’étroitesse de leurs liens.
Le Parisien - 03.09.08

 

Hommage à Marcel Leroux

Avez-vous entendu parler de Marcel Leroux ? Il y a peu de chances. Savez-vous qu'il est mort il y a tout juste une semaine, le 12 août 2008, à Marseille ? Il y a encore moins de chances que vous le sachiez. Pourquoi ? Parce qu'il était un véritable climatologue, parce qu'il ne s'en laissait pas conter et parce qu'il ne fallait surtout pas lui donner la parole dans les media. Sa mort est pour eux une bénédiction. Elle leur permet, croient-ils, de l'ensevelir dans un silence absolu et définitif.


Pourquoi donc ce silence à son propos, davantage encore maintenant qu'il est mort que quand il était vivant ? Parce qu'il n'était pas climatologiquement correct. En effet il s'opposait, arguments scientifiques à l'appui, aux fantasmagories du GIEC et de son fabuleux réchauffement climatique, menace brandie par tous ceux qui veulent asservir l'humanité et la priver de libertés, au nom d'une culpabilité parfaitement et opportunément inventée, à la faveur d'une peur parfaitement et médiatiquement organisée.

Marcel Leroux n'était pas n'importe qui et c'est bien ce qui gênait les pseudo-scientifiques du GIEC stipendiés par leurs gouvernements, les vrais scientifiques l'ayant quitté les uns après les autres. Il était professeur émérite de climatologie de l'Université Jean Moulin (Lyon III), directeur du LCRE (Laboratoire de climatologie, risques et environnement) du CNRS, membre de l'American Meteorological Society et de la Société Météorologique de France. Une petite pointure…comme vous pouvez le constater, qui a écrit notamment ce pavé qu'est Global Warming - Myth or reality ?

 Global Warming - Myth or Reality ?
The Erring Ways of Climatology
Springer Press (24 juin 2005)

En scientifique digne de ce nom, il s'en tenait aux observations du réel et non pas à des projections purement virtuelles produites par des ordinateurs, nourris humainement de paramètres limités et insuffisants pour rendre compte de la réalité. Ces observations lui permettaient de contredire les articles du credo climatique actuel dont tous les gouvernements de la planète, à quelques exceptions près, se sont fait les chantres, car il leur permet d'imposer leur volonté et d'asseoir leur pouvoir sur les dindons de cette farce coûteuse.

Ainsi pour Marcel Leroux (j'emploie le présent à dessein) il n'y a pas de réchauffement global - la température du globe augmente à certains endroits du globe et diminue à d'autres -; le CO2 est une conséquence de l'augmentation de température et non pas l'inverse (l'activité humaine n'est responsable que d'une infime partie : voir mon article La note discordante de Jacques Lévy sur le réchauffement ); de plus la concentration de CO2 est favorable à la végétation; l'effet de serre est dû essentiellement à la vapeur d'eau; la glace se renforce en Antarctique etc.

Marcel Leroux disait qu'il n'y avait pas d'autre choix pour l'humanité que de s'adapter quand le climat change, ce qui n'a jamais cessé de se produire. Les pseudo-scientifiques du GIEC et leurs émules proposent eux de taxer ou d'inciter, de manier la carotte ou le bâton, pour atteindre des buts qu'ils se sont fixés arbitrairement. Il y a quelque chose d'inquiétant et d'affligeant à la fois à voir l'orgueil de ceux qui prétendent tout savoir et en tirer argument pour diriger et contraindre les autres.

Les travaux de Marcel Leroux ne seront pas ensevelis. Il y a de plus en plus de scientifiques qui se rebellent contre le totalitarisme climatique. Comme tous les dissidents leur voix, étouffée dans un premier temps, finit toujours par être entendue dans un second. Le 5 mars 2007 l'exposé de Marcel Leroux à l'Académie des Sciences ( ici ) avait ébranlé plus d'un académicien, englué jusqu'alors dans des préjugés. Quoiqu'on fasse la vérité sort finalement un jour de son puits et c'est elle qui rend libre comme le rappelle Saint Jean l'évangéliste.

Source : Le Blog de Francis Richard

PS. Sur Dailymotion une vidéo de Marcel Leroux est disponible ( ici ). Elle est pour tous publics…

Lien vidéo: http://www.dailymotion.com/video/x33184_marcel-leroux-cli...

16:30 Publié dans Blog | Tags : scientifique, climatologue | Lien permanent | Commentaires (1)

Face au Mont Blanc, des empreintes de dinosaures

Empreintes de dinosaure sur dalle des grès rose.jpg
Dalles de grès ocre-rose - empreintes d'un troupeau de dinosaures
Empreintes descente vers le lac du vieux-Emosson.jpg
Descente vers le lac du Vieux Emosson
MONT BLANC vu du col de la terrasse.jpg
Le Mont Blanc dans toute sa splendeur, vu du col de la Terrasse
Empreinte de dinosaure Bruno.jpg
Une magnifique empreinte dans le rocher
Il existe près de Chamonix - mais en Suisse -, dans la combe du Vieux Emosson, à 2 450 mètres d’altitude, des dalles de grès ocre où des dinosaures ont laissé des traces. Une balade dans la lumière du massif du Mont-Blanc, au-dessus du barrage d’Emosson, vers les empreintes géantes...

La Terre, l'air pur, la faune et la flore…, Yves Paccalet, ancien compagnon de route du commandant Cousteau, connaît tout cela par cœur.

Guide hors pair, conteur de talent, il nous invite à suivre son pas sur les chemins du monde, à s'immerger dans la nature, pour partager quelques balades choisies.

Émotions sur l'Emosson : sur la piste des dinosaures suisses!
"Je plisse les yeux. Dans la combe du Vieux Emosson, je domine le lac homonyme, en forme de lune bleu-vert. Je regarde de longues dalles de grès ocre rose, creusées d’empreintes de pieds. J’ai l’impression que je délire.

Des traces de dinosaures… Les grands reptiles ont marché ici, parmi les plus anciens de la lignée. Je plonge 220 millions d’années en arrière. Il me semble que je les vois avancer dans la vase, parmi les prêles géantes, les ginkgos et les conifères, dans une lagune tropicale marine que les spasmes du plissement alpin hisseront, à l’ère tertiaire, à plus de 2 000 mètres.

Certains courent. D’autres arpentent le sol lourdement sur leurs pattes de derrière. J’en aperçois des grands et des petits. Les plus puissants mesurent 4 mètres de hauteur et pèsent plus d’une demi-tonne. Les "lézards terribles"…

02/09/2008

Dati bientôt maman

Dati - 27 août 08.jpg
Le 27 août 2008

La grossesse de la ministre de la Justice promet un emballement médiatique.

C'est la nouvelle politico-people de la rentrée : Rachida Dati est enceinte. Si la ministre de la Justice n'avait pas encore rendu publique sa grossesse le 1er septembre, elle a informé l'Elysée de sa situation. Voici et Closer se sont déjà emparés en Une, sans point d'interrogation, de l'"événement", avec des photos du Conseil des ministres de rentrée du 21 août. C'est là que le ventre de Rachida Dati, invisible cet été, a sauté aux yeux de ses collègues et des journalistes.

« Elle n'est pas du genre à s'économiser »

Avant la garde des Sceaux, trois autres femmes ont vécu au gouvernement pareille expérience. Ségolène Royal a ouvert la voie en 1992, suivie, quelques jours plus tard, de Frédérique Bredin et, en 2000, de Florence Parly. Toutes ont choisi de mener de front leur activité ministérielle et leur maternité. Rachida Dati, 42 ans, sans enfant, devrait être la première à faire de même dans un gouvernement de droite. "Elle n'est pas du genre à s'économiser", prédit un conseiller de l'Elysée.

Autre particularité : l'engouement médiatique et populaire que suscite l'ancienne protégée de Cécilia, au parcours si romanesque, est tel que son histoire promet, dans les mois à venir, de faire couler beaucoup d'encre. Une question suscitera notamment la curiosité : celle de la paternité. "La jolie brune a eu la confirmation (de sa grossesse) lors de somptueuses vacances dans un grand hôtel marocain sur la côte atlantique, proche de Casablanca, écrit Closer dans son numéro du 30 août. La ministre n'a pas pu attendre pour annoncer à son père l'heureuse nouvelle."

L'express.fr

 

 

 

 

23:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Ramadan: toujours plus jeunes!

Ils ont décrypté les données astronomiques, se sont focalisés sur la position de la Lune et l’apparition de la première lueur de son nouveau croissant. Ils ont délibéré et puis tranché. Hier soir, vers 20 heures, les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM) ont solennellement annoncé que le ramadan débuterait le 1er septembre 

Parmi les quatre des cinq millions de musulmans de l’Hexagone qui s’apprêtent à respecter le mois du jeûne, de plus en plus de jeunes, toujours… plus jeunes ! « Il y a une massification de la pratique chez la jeunesse et de plus en plus d’enfants qui tentent l’expérience », observe Abderrahim Hafidi, universitaire et présentateur de l’émission dominicale « Islam », sur France 2. Les raisons de ce phénomène ? « C’est presque un effet de mode, un rite initiatique assuré par les parents, les grands frères, les soeurs, les copains ou les copines. Il s’agit d’un moyen d’insertion, d’une reconnaissance identitaire. On est dans une appartenance, une affirmation à un groupe », analyse-t-il.


En principe, le Coran exempte les enfants qui n’ont pas atteint l’âge de la puberté. « Les théologiens sont extrêmement clairs. Aucun fidèle ne doit se lancer dans un mois de jeûne s’il n’a pas l’âge, celui de la puberté, ni les capacités de le faire », souligne-t-il. Cela n’empêche pas certains préadolescents sous pression familiale ou non de découvrir l’un des cinq piliers de l’Islam.

Kawther, 11 ans et demi, qui va faire sa rentrée en sixième dans un collège de Marseille, a bien l’intention de ne pas manger ni boire, du lever au coucher du soleil. « L’année dernière, quand j’étais en CM 2, il y avait 15 ou 16 élèves de ma classe, sur 23, qui le faisaient. Moi, c’était juste le week-end à la maison. Mais cette fois-ci, ce sera tous les jours. C’est fatigant mais j’arriverai à tenir », assure la demoiselle. « Je ne l’ai absolument pas obligée. Je lui ai dit : Tu es libre », enchaîne sa maman, Malika, d’origine algérienne. Cette mère de famille s’est déjà « arrangée avec le principal » de l’établissement de sa fille. « Le premier mois, on ne paiera pas la cantine », confie-t-elle.

Une rentrée associée, pour cette version 2008, à une période de jeûne qui aura des répercussions dans certaines salles de classes. « Le ramadan a forcément des effets sur la condition physique des gamins. Cela se traduit par des retards en cours et, en fin d’après-midi, par un manque d’attention et une envie de dormir. L’avantage, c’est que pendant ce temps, on a la paix ! Durant le mois de jeûne, il y a moins d’indiscipline », sourit Rachid Djouadi, professeur de gestion à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Pour le chrononutritionniste Alain Delabos, chroniqueur sur la radio Beur FM, il est important que l’adolescent pratiquant s’inflige une « discipline alimentaire stricte » en avalant, notamment, un solide petit-déjeuner, alimenté d’une soupe orientale ou d’un plat de viande vers 5 heures. Sinon gare aux complications, aux malaises ou aux risques de déshydratation ! « Le ramadan tombe cette année à une époque où il peut faire très chaud. L’organisme, prévient-il, va devoir puiser davantage dans ses réserves et avoir besoin de plus d’énergie et d’eau. »

 

 

Russie: Sarközy ne veut pas "montrer les biceps"!

Moscou - Sarkozy y retourne.jpg

Des sanctions?, quelles sanctions ? Face à une Russie plus déterminée que jamais à imposer ses vues dans le Caucase, les Européens, réunis hier à Bruxelles pour un sommet extraordinaire chargé d’étudier les conséquences de la crise géorgienne, ont adopté une position relativement prudente.
Condamnant certes l’attitude de Moscou, tout en prenant bien soin de laisser la porte du dialogue ouverte.

« Oui, c’est de la realpolitik, soupirait un diplomate français à l’issue du sommet.
Mais quel autre choix avons-nous ? Depuis le début, Poutine affiche une détermination de fer sans presque rien concéder. Il faut bien en tenir compte. »
Les négociations sur un partenariat renforcé ajournées. Les Vingt-Sept ont annoncé le report des prochaines réunions prévues avec Moscou pour négocier un accord de partenariat renforcé. Une décision réclamée par la Grande-Bretagne et certains ex-pays du bloc soviétique, qui souhaitaient afficher un minimum de fermeté vis-à-vis du duo Poutine-Medvedev. « Tant que le retrait des troupes sur les positions antérieures au 7 août n’aura pas été réalisé, les réunions sont reportées », a annoncé José Manuel Barroso, président de la commission de Bruxelles. Mais cette décision est plus symbolique qu’autre chose : l’UE et la Russie sont déjà liées par un partenariat depuis 1997. « L’Union restera vigilante, le Conseil européen demande au conseil, avec la commission, d’examiner attentivement et en profondeur la situation et les différentes dimensions de la relation UE-Russie, dans la perspective du prochain sommet prévu le 14 novembre à Nice », ajoute le texte approuvé par les Vingt-Sept.
Sarközy retourne à Moscou et à Tbilissi le 8 septembre. Accusé d’avoir fait cavalier seul au tout début de la crise, le président français retournera en Russie et en Géorgie, lundi prochain, avec cette fois-ci, dans ses bagages, José Manuel Barroso, Javier Solana (le haut représentant de l’UE pour les relations extérieures) et Bernard Kouchner. Objectif : poursuivre le dialogue et obtenir enfin le retrait définitif des forces russes du territoire géorgien. Ce qui est loin d’être gagné d’avance. Car sur le terrain, les blindés de Moscou occupent encore certaines positions stratégiques, notamment autour du port de Poti, sur les bords de la mer Noire. A ce stade, cependant, Nicolas Sarkozy exclut toute sanction formelle contre la Russie. « Ne lançons pas une guerre froide comme cela, ne montrons pas les biceps, les démonstrations de force, les rodomontades, les sanctions, les contre-sanctions, cela ne servira personne, a-t-il expliqué en conférence de presse. Si ce moment vient, je prendrai mes responsabilités, mais ce moment-là n’est pas venu. »
 
La Russie, puissance énergétique et militaire. Dans cette crise, Poutine et Medvedev ont un atout de taille à faire valoir : la Russie est l’un des principaux fournisseurs en énergie de l’UE.
 Près de 25 % de la consommation en gaz et en pétrole des Européens vient de l’Est, une dépendance qui ne fera que s’accroître : selon une étude récente, 50 % des besoins énergétiques des Vingt-Sept seront couverts par la Russie d’ici à une vingtaine d’années. Sur le plan militaire, aucun pays pas même les Etats-Unis ne peut s’aventurer à défier Moscou.
Un double constat parfaitement résumé, hier, par l’Italien Silvio Berlusconi : « La Russie est un pays qui croît à un taux de 7-8 % par an. C’est un pays qui a du pétrole et du gaz, qui a un potentiel nucléaire capable de détruire dix fois la population du monde. » Un pays qui n’a pas à redouter grand-chose, en somme.

 

 

18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

L'UE condamne la Russie sans adopter de sanctions

BRUXELLES, 1er septembre - RIA Novosti. L'UE a condamné lundi la Russie qui avait reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud (républiques autoproclamées sur le territoire géorgien), mais elle n'adoptera pas de sanctions, a déclaré lundi à Bruxelles le président français Nicolas Sarközy.

L'Europe ne veut pas suspendre son partenariat avec la Russie.

Elle condamne la réaction disproportionnée de la Russie mais juge nécessaire de poursuivre le dialogue avec elle, a indiqué M.Sarkozy lors d'une conférence de presse consacrée aux résultats du sommet extraordinaire de l'UE sur la Géorgie.

La Russie a reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud le 26 août dernier. La population de ces deux républiques autoproclamées a demandé de reconnaître leur souveraineté politique après que la Géorgie eut effectué, du 8 au 12 août, une opération militaire contre l'Ossétie du Sud.

L'armée géorgienne a pratiquement rayé de la carte la capitale Tskhinvali et de nombreuses autres localités, tuant plusieurs centaines de civils selon les autorités sud-ossètes.


01:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

VIDEO Le Christ de Bombay

http://www.youtube.com/v/IzpaCS3N0oI&hl=en&fs=1

L'Eglise catholique de Bombay, dans l'ouest de l'Inde, a nié dimanche qu'un portrait du Christ exsudait du sang, comme le racontaient depuis deux mois de nombreux fidèles catholiques, mais aussi des hindouistes et des musulmans.

Des foules de croyants s'étaient précipités le 27 juin dans l'église Saint-Michel du centre de Bombay, la capitale économique indienne, après avoir appris que le Christ représenté sur un tableau "saignait" du coeur.

L'archevêque de Bombay, le cardinal Oswald Gracias, s'était immédiatement rendu sur place et avait ordonné une analyse scientifique de la peinture.

"Les examens ont été effectués et il est attesté qu'il n'y a aucune trace de sang dans les rayons rouges sortant du coeur de Jésus Christ dans cette représentation de la Miséricorde divine", a-t-il assuré dans son bulletin d'informations hebdomadaire publié dimanche.

Le cardinal Gracias, qui a autorité sur un demi-million de catholiques à Bombay, n'a pas pu dire pourquoi tant de gens avaient cru à un "miracle" ce jour-là.

Vendredi 29 août, l'image du Christ, qui est placée derrière une vitre, s'est remise à "saigner".

Il s'agirait d'un effet de moississure due à la mousson.

AFP. 01.09.08

 

01/09/2008

Une étudiante égorgée chez elle

INFO LE PARISIEN. La brigade criminelle de Paris est chargée d'enquêter sur le décès d'une étudiante de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). La jeune femme a été retrouvée morte vendredi soir dans son appartement. Agée de 22 ans, elle a succombé à une série de blessures, notamment à la gorge et à la tête, probablement infligées avec une arme blanche.

Elle a également reçu des coups au visage. Le corps aurait ensuite été transporté jusqu'à sa baignoire où il a été retrouvé par une amie qui venait rendre visite à la jeune femme. La brigade criminelle de Paris est chargée de l'enquête.

1er septembre 2008

23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Clip vidéo: Trop forts!


La disparition de Rose en Israël cache quelque chose d'abominable...

fleuve Yarkon.gif
Policiers israéliens draguant le fleuve Yarkon

La valise censée contenir le corps de Rose, la petite Française disparue en Israël, reste désespérément introuvable. Au point que les enquêteurs israéliens se demandent si le meurtrier présumé, Ronny Ron, ne leur a pas livré des aveux fantaisistes en racontant qu’il avait enfermé le corps de l’enfant dans cette valise avant de s’en débarrasser dans le Yarkon, un fleuve débouchant dans la Méditerranée à hauteur de Tel-Aviv.

Les vaines recherches commencent à les intriguer sérieusement car, depuis une semaine, le Yarkon est sans cesse dragué, les berges et leurs environs passés au peigne fin. Du coup, ils viennent de « tester » la version de Ronny Ron en jetant eux-mêmes une valise dans le fleuve pour examiner son trajet et déterminer la véracité de la théorie du meurtrier présumé. Avant de livrer cette version, Ronny Ron avait dit que Rose avait été donnée à des Bédouins, puis vendue à des Arabes.

La deuxième interrogation majeure des policiers israéliens concerne le véritable rôle de Marie-Charlotte, la maman de l’enfant disparue, dans cette sordide histoire. Soupçonnée de complicité, Marie-Charlotte est toujours placée en garde à vue.

Le père de Rose entendu par la police française

Marie-Charlotte pourrait en savoir plus qu’elle ne le disait au lendemain de son arrestation. Dans l’appartement qu’elle occupait à Netanya avec sa fille et Ronny Ron, le grand-père biologique de Rose devenu le compagnon de Marie-Charlotte, la police n’a retrouvé que quelques affaires appartenant à l’enfant.

La petite n’y disposait ni de chambre ni de lit. Comme si sa vie dans l’appartement avait été effacée. Et il reste ces troublants courriers découverts par les enquêteurs, dans lesquels Marie-Charlotte évoque le meurtre et confie qu’elle est à la recherche d’une fille de 5 ans. Une enfant qu’il faudrait qu’on lui procure pour éviter des ennuis avec la police.

En France, les autorités policières ont démarré les premières auditions. Saisie d’une enquête ouverte par le parquet de Versailles depuis mercredi, soit au lendemain de la révélation de cette affaire dans nos colonnes, la direction centrale de la PJ a déjà pris l’affaire en main. Dès jeudi, elle convoquait Benjamin, le père de Rose, établi dans les Yvelines. Après sa séparation d’avec Marie-Charlotte, Benjamin était revenu vivre en France avec la petite fille au début de l’année 2005, tandis que Marie-Charlotte refaisait sa vie en Israël avec Ronny Ron, le père de Benjamin. Le jeune homme, âgé de 23 ans, a été entendu quelques heures par les policiers français jeudi après-midi. Une première étape avant une série d’auditions qui devraient avoir lieu la semaine prochaine. Les enquêteurs entendent interroger l’entourage de Rose et Marie-Charlotte pour tenter de mieux cerner la genèse de ce drame.

 

Le Parisien- 30 août 2008

Pourquoi cette petite fille était-elle tellement haïe par ses parents et par son grand-père? On n'ose penser que l'on est en présence d'une sorte de "meurtre rituel".

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STATS POUR AOÛT 2008

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L'album de Carla Bruni se vend péniblement

couverture cd carla Bruni.jpg
Depuis la sortie de l’album de Carla Bruni, les ventes de CD de la "première dame de France" alimentent des commentaires contradictoires. Vrai succès pour les uns. Bide pour les autres. La vérité se situe entre les deux. Disponible depuis le 11 juillet, « Comme si de rien n’était » s’est vendu précisément à 80 657 exemplaires en sept semaines, selon les chiffres comptabilisés par le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) que nous nous sommes procurés.
Ils correspondent à ce que l’on appelle les « sorties caisse », soit le nombre de CD réellement achetés par le public.

Un chiffre loin de celui claironné par la maison de disques de l’artiste. Le 13 août dernier, Naïve, le label de Carla Bruni parlait de 300 000 exemplaires, dont 160 000 en France. Désinformation ? « C’est la réalité, se défend Patrick Zelnik, PDG de Naïve. Ces éléments récapitulent les mises en place dans les magasins. Les enseignes ont même effectué de nouvelles commandes. Depuis, nous sommes à près de 175 000. »

Ce n’est pas pour autant que la chanteuse a convaincu 175 000 consommateurs. Nuance. Chez Naïve, on explique que les ventes communiquées par les maisons de disques correspondent toujours à ce que les magasins possèdent en stock. « C’est avec ces données qu’un album est certifié ou pas disque d’or », ajoute son patron. Ainsi avec plus de 150 000 exemplaires, « Comme si de rien n’était » est double disque d’or.
Dans la réalité, Carla Bruni vient de décrocher péniblement le métal précieux avec un peu plus de 75 000 unités écoulées par les points de vente. Cette semaine, elle pointe en 9ème  place avec 5 757 CD passés en caisse.

Une différence non négligeable compte tenu des enjeux d’un disque aussi politique que musical. Une chose est sûre : l’artiste était en droit d’en attendre mieux, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

Jamais enregistrement n’avait autant fait parler, nourri d’aussi nombreuses supputations, d’avis définitifs avant écoute et surtout de couvertures des magazines. « La pression médiatique nous a fait avancer le disque au 11 juillet qui n’est pas du tout une bonne date, justifie Patrick Zelnik. La véritable promotion pour Carla Bruni va démarrer à la rentrée avec des émissions de télé comme « le Grand Journal », « Taratata » ou « Vivement dimanche ». Pour l’instant, on l’a beaucoup vu dans la presse people qui n’est pas connue pour faire vendre des disques. »

En d’autres termes, être chanteuse et "première dame de France" surexposée médiatiquement, serait plus un inconvénient qu’un avantage. La cote négative du président de la République n’a probablement pas arrangé les affaires de son épouse musicienne. Et les résultats commerciaux de son album pourraient être pris comme un indice de sa popularité, en tant qu’épouse du chef de l’Etat. « On ne peut pas traiter un disque sur les mêmes bases qu’un sondage politique hebdomadaire, rétorque Patrick Zelnik. Pour nous, c’est un succès. Pas un triomphe, mais un succès. On avait prévu d’en vendre 200 000 avant Noël. On ira largement au-delà. »
(Le Parisien - 31 août 2008)

 

 

VIDEO Le Vaisseau fantôme

http://fr.youtube.com/watch?v=zqMzIBc7Efk

Il est difficile de dater précisément l'événement qui aurait donné naissance au mythe repris par Wagner dans son opéra Le vaisseau fantôme (dit aussi Le Hollandais volant) : 1641 ? 1680 ? 1780 ? Il existe plusieurs versions. Voici celle qui est le plus souvent évoquée : un navire baptisé Le Hollandais volant s'apprête à passer le cap de Bonne-Espérance. Une terrible tempête se lève. Affolés, les passagers et l'équipage supplient le capitaine Van der Decken de faire demi-tour. Il refuse et défie Dieu en tirant vers le ciel. L'Éternel le prend mal et le condamne à errer sur les mers sans pouvoir jamais accoster. Et ceux qui auront le malheur de voir son vaisseau aux voiles rouges connaîtront un sort funeste...

Retour aux sources
La légende du Hollandais volant trouve sa source dans les peurs liées, au XVe siècle, au passage du cap de Bonne-Espérance, et plus tard dans la rivalité entre les Anglais et les Hollandais sur la route des Indes. En 1830, le poète Heinrich Heine couche cette histoire sur le papier. C'est ce texte qui inspirera Wagner pour le livret du Vaisseau fantôme. En 1839, le capitaine anglais Marryat donne sa version de l'histoire dans Phantom ship.
 En 1881, le futur roi Georges V, alors âgé de 16 ans et enseigne à bord d'un bâtiment de la Royal Navy, croit voir avec douze autres membres d'équipage un brick nimbé d'une lueur rougeâtre ; des événements tragiques s'ensuivent... Le thème du navire errant traverse les âges. À travers des extraits de films, d'oeuvres musicales ou théâtrales, des interviews et des scènes reconstituées, ce documentaire opère un retour aux sources et nous plonge au coeur d'un mystère jamais élucidé.

31/08/2008

Corsa nostra

C'est une action symbolique mais une action qui fait du bruit.

La villa de l'acteur français Christian Clavier a été occupée durant une heure par des militants indépendantistes corses.

Ils étaient une cinquantaine de militants d'organisations indépendantistes corses à prendre possession du jardin de la villa de Christian Clavier à Porto-Vecchio.

Une action pour protester contre « la spoliation foncière » de la Corse.

Avant cette occupation pacifique, une centaine de militants de plusieurs organisations corses s'étaient réunis ce matin devant la mairie de Porto-Vecchio pour dire leur opposition au Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse.

Un plan qui, selon les organisations indépendantistes, « privilégie l'économie résidentielle et encourage "la colonisation de peuplement" par de personnes non originaires de l'île.

Ce plan devrait être approuvé par l'assemblée de Corse l'an prochain.

Les militants ont hissé une banderole sur la façade de la mairie de Porto-Vecchio où l'on pouvait lire : « Honte à toi qui vend la Corse. »

C'est après cette manifestation devant la mairie qu'une partie des militants indépendantistes se sont dirigés vers la villa de Christian Clavier pour une occupation symbolique.

Reste à savoir si Christian Clavier va parler de ce problème foncier à son ami Nicolas Sarközy...

(Source: Le Parisien)

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VIDEO L'Armée russe chante devant Poutine

http://fr.youtube.com/watch?v=Caa6temg5sQ

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RIVAROL (1753-1801)

Rivarol dit le comte de Rivarol.jpg

Gravure ancienne reproduite dans l'Histoire de la littérature française, d'Émile Faguet, Plon-Nourrit, 1916, 20e édition
Antoine Rivaroli, dit le comte de Rivarol. Écrivain français. Burke l'appela «le Tacite de la révolution». Voltaire dit de lui: «C'est le Français par excellence».

Notre époque se souvient de Rivarol pour sa célèbre apologie de la langue française : «1784 : le Discours sur l'universalité de la langue française est la réponse de ce publiciste originaire du Midi de la France, monté à Paris pour faire carrière dans le monde des lettres, à un sujet proposé par l'Académie de Berlin. C'est une étincelante apologie de la langue française, langue des échanges internationaux, langue universelle dont la perfection est insurpassable. Essayiste et pamphlétaire brillant, formé à l'école des Lumières, Rivarol ne comprendra pas la Révolution qu'il condamnera; il émigrera et mourra en exil.» (Célébrations nationales 2001, Ministère de la Culture et de la Communication, France)

«Rivarol ravissait les suffrages par sa rapide et lumineuse éloquence. Mon imagination me retrace souvent cet homme rare dont la superbe figure et la voix harmonieuse embellissaient la diction, qui chez aucun autre n'atteignit à un si haut degré de perfection. Entraîné par un charme irrésistible, on ne se lassait pas de l'entendre. Dans sa bouche, les sujets les plus sérieux prenaient de l'intérét et les plus arides appelaient l'attention. Sa délicatesse ingénieuse donnait de la valeur aux choses ou légères ou frivoles. Un tact heureux des convenances le sauvait du pédantisme et l'éloignait de la présomption. Enfin, signe rare, mais incontestable, de sa supériorité, il faisait éprouver une satisfaction qui prévenait le développement des germes de la jalousie.» (Anne-Henri Cabet, vicomte de Dampmartin (1755-1825), Mémoires sur divers événemens de la Révolution et de l'émigration. Tome I. Paris, chez Hubert, 1825; cité par Remy de Gourmont)


Vie et œuvre

« Rivarol aimait l'ancien régime : il se croyait fait pour être la parure d'une monarchie et il voyait dans le parti contraire ceux qu'avait bafoués son Petit Almanach des grands hommes. Il collabora d'abord au Journal politique national, puis aux Actes des Apôtres.

Ses articles du Journal politique national, recueillis en volume sous le titre de Mémoires, sont remarquables. Il y raconte les événements depuis la réunion des États généraux jusqu'au retour de Louis XVI à Paris. Le récit des journées d'octobre est dramatique par sa grave et sombre simplicité, par des traits concis et saisissants : l'attente de Paris et sa « curiosité barbare », l'Assemblée « anéantie devant quelques poissardes », la stupeur de l'entourage royal et « la défection de toutes les idées grandes et petites », l'avilissement du roi traîné lentement à Paris au milieu de la populace sous les yeux de Mirabeau « abusant de son visage » et du duc d'Orléans « se réservant pour dernier outrage ». Rivarol voit dans Louis XVI un homme « toujours irrésolu, toujours malheureux dans ses irrésolutions », et il lui souhaite le courage de la reine. Non qu'il loue Marie-Antoinette sans réserve : il reconnaît qu'elle a régné sur le roi « comme une maîtresse », qu'elle a fait des dons excessifs à ses amis, affaibli l'étiquette. Mais seule, la fille de Marie-Thérèse garde « une contenance noble et ferme parmi tant d'hommes éperdus et une présence d'esprit extraordinaire quand tout n'est que vertige autour d'elle ».

Il se pique d'« impartialité », d'« austérité ». La Révolution, dit-il, ne pouvait s'éviter. Les griefs de la nation étaient à leur comble : impôts, lettres de cachet, abus de l'autorité, vexations des intendants, longueurs ruineuses de la justice. Des philosophes de génie avaient écrit pour corriger le gouvernement et les petits esprits qui les commentaient avaient mis leur oeuvre à la portée du peuple; l'imprimerie n'est-elle pas l'artillerie de la pensée? Mais de tous les griefs, le plus terrible était le préjugé de la noblesse : ceux qui n'étaient pas nobles trouvaient la noblesse insupportable et ceux qui l'achetaient, ne la détestaient pas moins, puisqu'ils n'étaient qu'anoblis et que le roi guérit ses sujets de la roture comme des écrouelles, à condition qu'il en reste des traces.

Il insiste sur la défection des troupes. Qu'étaient les gardes françaises, sinon des bourgeois armés? Ne furent-ils pas fêtés et caressés à Paris comme jadis à Rome les gardes prétoriennes? Et devait-on compter sur des soldats indignés contre les faiseurs qui remplaçaient l'honneur par le bâton, désespérés par les coups de plat de sabre et la discipline du Nord, mécontents d'un roi qui ne montait pas à cheval, manquant de tout et nourris par ceux mêmes qu'ils venaient réprimer?

Mais le grand coupable aux yeux de Rivarol, c'est la cour, c'est le ministère qui n'a fait que des sottises, c'est le conseil où il y eut un concert de bêtises. Pourquoi entourer l'Assemblée d'un appareil menaçant comme pour réduire tout le règne actuel à quinze ans de faiblesse et à un jour de force mal employée? Pourquoi n'avoir ni prévu ni compris ce que devaient être les États généraux? Pourquoi renvoyer Necker? N'était-ce pas agir aussi imprudemment que si la cour de Naples jetait à la mer l'ampoule de saint Janvier? Pourquoi le roi se mettait-il à la tête de la milice bourgeoise? Henri III, se déclarant chef de la Ligue, en était-il le maître?

L'Assemblée n'est pas moins sévèrement traitée. Qu'elle prenne garde. Le peuple ne goûte de la liberté comme des liqueurs violentes que pour s'enivrer et devenir furieux. Malheur à ceux qui remuent le fond d'une nation! Le Palais-Royal qui joint les exécutions aux motions, qui transforme ses galeries en chambres ardentes où se prononcent des sentences de mort et ses arcades en gémonies où s'étalent les têtes des proscrits, le Palais-Royal est une seconde assemblée qui l'emporte sur la première par la vivacité de ses délibérations, par la perpétuité de ses séances, par le nombre de ses membres. La Révolution est déjà toute populaire. La lie de Paris entre dans l'armée démocratique, et les constituants tremblent devant cette armée. Pour la satisfaire, ils entassent décrets sur décrets et ruines sur ruines, et dans la nuit du 4 août, cette Saint-Barthélemy des propriétés, les députés de la noblesse « frappaient à l'envi sur eux-mêmes, comme les Japonais chez qui le point d'honneur est de s'égorger en présence les uns des autres".

Les jugements de Rivarol ne sont pas toujours justes. L'esprit de parti l'entraîne, et il nomme Mme de Staël la Bacchante de la Révolution et Necker un impudent charlatan. Mais le style de ces Mémoires est énergique, vigoureux, plein de mots qui font penser.

Les conseils qu'il donnait au roi par l'entremise de La Porte témoignent d'une grande sagacité. Que le roi, dit-il, sache bien que les aristocrates restés à Paris passent leur vie autour des tapis verts, et ceux qui sont mieux chez eux que dans la rue, doivent être battus par ceux qui sont mieux dans la rue que chez eux. Il recommande de travailler le peuple, de fonder un club des ouvriers. Selon lui, il faut se conserver par la partie forte, par les maximes populaires, par le corps législatif, et non par l'appui pourri des nobles et des prêtres; que le roi ne compte pas sur ces émigrés qu'il devra « remplumer » après la victoire; qu'il ne soit pas le roi des gentilshommes; qu'il soit roi.

Lui aussi émigra. Mais dans sa Lettre à la noblesse française il donna, sous une forme oratoire et par instants trop pompeuse, les mêmes conseils de prudence et de modération. Pas de triomphe impitoyable. Pas de cruelle vengeance. On devra consolider par la sagesse le nouvel ordre des choses, et, après avoir usé de la force, user de la persuasion. On devra laisser faire le roi qui a vu le mal et le danger plus longtemps et de plus près : le roi, seul juge et médiateur, n'oubliera pas qu'il est père et que le peuple est enfant. »

Arthur Chuquet, « Chapitre XIII : La littérature sous la Révolution », dans Louis Petit de Julleville (dir.). Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900. Tome VI. Dix-huitième siècle, Paris, Librairie Armand Colin, 1896-1899, p. 717-719 (domaine public)

Source: Encyclopédie de l'Agora


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Bayrou a des acouphènes

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Invité du "GRAND-RENDEZ VOUS"  EUROPE 1 - LE PARISIEN - AUJOURD'HUI EN FRANCE ce 31 août, le président du Modem, François Bayrou, a notamment dénoncé «l'arbitraire politique» qui  «a imposé à l'Etat de gruger le contribuable français de 400 millions d'euros» dans l'affaire Bernard Tapie.

Sur la politique internationale, il a indiqué qu'il votera en faveur de la poursuite de l'intervention française en Afghanistan, le 22 septembre à l'Assemblée nationale

 

Affaire Tapie : «On est en train d'abuser le contribuable.»  François Bayrou juge qu'«il y a eu une atteinte totale aux principes républicains.» «On est en train d'abuser le contribuable en lui volant 400 millions d'euros d'argent public et normalement, les élus de la République ne devraient pas le laisser faire.» «On a écarté la justice - tous les magistrats qui m'entendent le savent - pour choisir un arbitrage privé rémunéré, et chacun des arbitres a touché 330.000 euros», a ajouté M. Bayrou à propos du contentieux concernant la vente d'Adidas par une filiale du Crédit Lyonnais.

Le vote de Martine Aubry. Le président du Modem a laissé entendre que Martine Aubry lui avait avoué avoir voté pour lui. A la question «Martine Aubry vous a-t-elle confié avoir voté pour vous au premier tour de l'élection présidentielle plutôt que pour Ségolène Royal?», M. Bayrou a répondu: «Il arrive qu'on ait des manifestations auditives, on appelle cela des acouphènes, alors j'ai dû avoir des acouphènes».

 A La Rochelle, vendredi, Mme Aubry avait jugé cette assertion «lamentable». «La question qu'il faut poser, c'est : François Bayrou a-t-il voté pour Ségolène Royal au second tour ?».

Embuscade en Afghanistan : «Ca m'étonnerait que le gouvernement ignore des détails» «La décision qui a été prise de maintenir notre participation à l'action internationale (en Afghanistan), oui je la voterai», a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques. Il estime que «la France doit tenir ses engagements»,  mais aussi «donner à ses soldats les moyens de sa sécurité». Mais, évoquant la mort des dix soldats français dans une embuscade le 16 août, il a déclaré: «Il y a des informations nombreuses qui indiquent qu'il y a beaucoup de zones d'ombre encore. Il y a sur l'embuscade, et sur ses circonstances, des choses à connaître qui pour l'instant ne me paraissent pas transparentes. Ca m'étonnerait que le gouvernement ignore des détails.»