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13/07/2008

PALESTINE, la dernière colonie?

Couverture livre PALESTINE.jpg
L'implantation incessante de nouvelles colonies juives en Palestine, des attentats suicides en Israël, une paix impossible à conquérir au Proche-Orient ?
En partant du XVIème siècle, Lucas CATHERINE nous immerge dans cette région pour nous décrire la Palestine comme une terre fertile et Jérusalem comme une ville en plein essor.
A la fin du 19ème siècle, une infime minorité juive y est présente mais pour des raisons essentiellement religieuses ; elle n'avait à cette époque aucune ambition économique ou politique.
En 2003, 92% des territoires palestiniens ressortent «de la propriété inaliénable de l'ensemble du peuple juif»... Alors que plus de 4 millions de Palestiniens ont déjà été exilés en dehors des frontières historiques de la Palestine, les enfants de la seconde Intifada subissent l'occupation militaire de Tsahal et restent confrontés au principe sioniste : "Un pays sans peuple pour un peuple sans pays"
Qu'est-ce que le sionisme ? Que prône cette idéologie et qui la soutient ? Est-ce la dernière forme du colonialisme ? Quelle est l'implication des Etats-Unis et des principaux pays européens dans ce conflit sanglant ? Et quelles sont les conditions pour y mettre fin ?

Richement illustré avec des photos et des cartes, cet ouvrage de fond s'imposait pour répondre à l'une des questions les plus complexes de l'histoire contemporaine.

Lucas CATHERINE est un spécialiste du monde arabe.
Editions EPO - octobre 2003

Sarközy n'ira pas à la garden-party du ministère de la Défense

Tous les ans, tradition oblige, le ministre de la Défense organise une garden-party le 13 juillet au soir dans les jardins de son ministère à l'hôtel de Brienne, en l'honneur des unités militaires qui défileront le lendemain. Tous les ans, avec la même régularité, le président de la République vient s'associer à cet hommage bon enfant et prononce un petit discours.

De 1995 à 2006, Jacques Chirac n'y a jamais manqué. L'an dernier, le nouveau président Nicolas Sarközy n'a pas dérogé à cet aimable devoir et à cette occasion de rencontrer sans trop de protocole des militaires aux anges. Mais cette année, il ne viendra pas. Pas envie, ou pas le temps ? La version donnée par l'Élysée aux services de la défense invoque un problème d'emploi du temps. Trop occupé par le sommet de l'Union méditerranéenne et par ses multiples obligations, le Président "n'a pas pu trouver un quart d'heure pour faire un saut" à la réception, indique une source bien informée. Naturellement, dans l'ambiance assez tendue qui prévaut depuis quelques semaines entre le chef de l'État et les armées, cette absence risque d'être perçue comme une dérobade. Peut-être convient-il d'attendre le contre-ordre ?

En fin de journée, l'Élysée a précisé au Point qu'il ne fallait pas voir malice dans l'absence du Président : "Avec son emploi du temps, le 13 juillet, c'était impossible. Et il ne se rendra pas également à la traditionnelle garden-party du ministère des Dom-Tom."
Le Point - 12.07.08

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12/07/2008

Londres: Daniel Sonnex inculpé

Londres Dano suspect.jpg
Daniel Sonnex

Un deuxième homme a été inculpé de meurtres samedi dans le cadre de l'enquête sur la mort de deux étudiants français à Londres fin juin, a annoncé la police.

 
Scotland Yard a déclaré dans un communiqué que Daniel Sonnex, 23 ans, de Peckham (sud-est de Londres) avait été inculpé des meurtres de Gabriel Ferez et Laurent Bonomo, dont les corps avaient été découverts dans le quartier populaire de New Cross, dans le sud-est de Londres, le 29 juin.

Il a également été inculpé pour avoir entravé le cours de la justice. Il sera présenté devant un tribunal lundi matin, a ajouté Scotland Yard.

Un sans domicile fixe, Nigel Edward Farmer, 33 ans, a déjà été inculpé pour ces meurtres et écroué jeudi dans l'attente d'une prochaine audience, fixée au 16 octobre.

Deux étudiants français.jpg

Gabriel Ferez (g) et Laurent Bonomo 

23:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Des coups d'épée dans l'eau...

Drapeaux Parlement européen.jpg
Le Parlement européen a demandé la libération des ‎milliers de prisonniers palestiniens détenues en Israël.
 Cette ‎institution européenne a souligné que Tel-Aviv avait une ‎conduite inhumaine avec ces prisonniers. Toujours d'après, le ‎Parlement européen, les forces israéliennes ont arrêté plus de ‎‎700.000 Palestiniens depuis 1967, dont un grand nombre ont ‎passé des années dans les geôles de ce régime. L'Autrichienne ‎Mme. Benita Ferrero Waldner, commissaire européenne, tout en ‎se déclarant inquiète de la violation des droits des prisonniers ‎palestiniens dans les geôles israéliennes a exprimé sa solidarité ‎avec eux. La situation critique des prisonniers palestiniens a ‎suscité des protestations mondiales et même dans les pays ‎occidentaux dont les gouvernements protègent le régime ‎sioniste. Ces prisonniers font systématiquement objet de tortures ‎les plus sauvages, de sorte que des centaines d'entre eux y ont ‎succombé et trouvé le martyre, et, s'ils survivent à ces pratiques ‎dignes de l'époque médiévale, ils en souffriront tout au long de ‎leur vie des séquelles. Le régime usurpateur cherche à travers la ‎répression sans répit des Palestiniens à les dissuader de résister. ‎
Or, la résistance palestinienne a prouvé que le régime barbare ‎d'Israël, quoiqu'il fasse, ne parviendra jamais à la faire plier. Ce ‎régime inhumain a pratiquement séquestré une grande partie de ‎la population palestinienne par le blocus et beaucoup d'autorités ‎onusiennes et de personnalités internationales ont qualifié des ‎villes et des villages palestiniens de grande prison créée par le ‎régime occupant Qods. Les actes inhumains de ce régime ‎barbare ont provoqué les critiques de la communauté ‎internationale dont l'opinion publique et certaines autorités ‎européennes ainsi que le Parlement européen et ils ont demandé ‎la libération des prisonniers palestiniens.
Et ce alors que le ‎régime factice d'Israël qui bénéficie des soutiens tous azimuts ‎des gouvernements occidentaux, qui profite voire abuse du ‎laxisme des instances internationales, continue en toute ‎impunité, ses crimes et ne prend nullement au sérieux les ‎demandes des autorités occidentales et les qualifie de "purs ‎spectacles".

(Alterinfo - 12 Juillet 2008)

17:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Iran: Ehud Barak va faire pression sur Washington

Barak juif.jpg

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak se rendra à Washington la semaine prochaine pour rencontrer de hauts responsables du gouvernement américain ainsi que le président Bush dans ce qui sera, selon ce que certains laissent entendre, la dernière séance de planification en prévision d'une attaque militaire contre l'Iran.



Ehud Barak aura des entretiens pendant trois jours avec le Secrétaire à la défense Robert Gates, le Vice-président Dick Cheney, la Secrétaire d'État Condoleezza Rice, le conseiller à la Sécurité nationale Stephen Hadley et le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon – de même qu'avec le président des États-Unis George Bush.

La visite d'Ehud Barak précédera également une visite du chef d'État-major de l'armée israélienne le lieutenant général Gabi Ashkenazi, qui doit rencontrer le président du Comité des chefs d'États-majors interarmes l'amiral Michael Mullen.

Cette visite fait suite à celle effectuée par le chef du Mossad Meir Dagan à Washington au cours de laquelle il a rencontré les hauts responsables des Services de renseignement.

« Les visites des responsables israéliens surviennent alors qu'un intense débat continue de faire rage au sein de l'administration américaine entre ceux qui, dirigés par Dick Cheney, sont favorables à une action militaire, et ceux qui, dirigée par Robert Gates, s'y opposent, » selon un reportage du Jerusalem Post.

Les pourparlers surviennent au moment où deux essais de tir de missiles réalisés par l'Iran, et peut-être même trois viennent tout juste d'être réalisés.

Loin de démontrer la capacité meurtrière de l'Iran, il semble que l'un des essais n'aurait effectivement pas réussi.

L'analyste militaire Mark Fitzpatrick à l'Institut international d'études stratégiques (IISS) à Londres a étudié les photographies des lancements de missiles et il est arrivé à la conclusion qu'elles avaient été falsifiées.

« Tout porte à croire que l'Iran a trafiqué les photos pour dissimuler ce qui semble apparemment être un lancement raté de l'un des missiles, » a déclaré Fitzpatrick.

En réponse aux essais, le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov a déclaré aujourd'hui que la portée limitée de la technologie des missiles iraniens, qui se limite à moins de 2000 kilomètres, prouve que rien ne justifie l'installation d'un nouveau bouclier antimissile en Europe.

« Les essais réalisés en Iran confirment que l'Iran possède des missiles d'une portée maximale de 2000 kilomètres et confirment que… un bouclier de défense antimissile avec ces paramètres n'est pas nécessaire pour surveiller ou pour réagir à ces menaces, » a-t-il dit.

La rhétorique concernant "la menace iranienne" de même que la propagande colportée par la presse marchande sont montées crescendo au cours des deux dernières semaines, mais les anticipations d'une action militaire qui ont été abondantes depuis les trois dernières années ne se sont jamais avérées.
(Alterinfo - 12 juillet 2008)

17:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

VIDEO Liszt - Alfred Cortot

 http://www.youtube.com/v/qBsoCD94lPk&hl=fr&fs=1

Rhapsodie hongroise n°2

Enregistrée en 1926

01:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

VIDEO Hitler au musée de cire de Berlin

http://fr.youtube.com/watch?v=Guq6EjEb8QE

01:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Un cabinet noir pour intimider les "gêneurs"

Fabius a avoué s'être lui aussi senti "suivi, écouté, épié...", Voynet vient d'être cambriolée...

et Leila  Bouachera, ex-candidate à la candidature présidentielle pense à un cabinet noir à l'Elysée.

Docteur en droit, chargée de mission au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Leila Bouachera, 48 ans, avait tenté, sans succès, de se présenter à l'élection présidentielle de 2007. Inconnue du grand public, cette juriste de formation installée à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) désignait à l'époque le candidat Nicolas Sarközy comme « un réel danger pour la démocratie ». Ex-membre du RPR puis de l'UMP, elle a été cambriolée deux fois et se dit, comme Ségolène Royal, victime d'une opération « d'intimidation ».



En quoi votre cas ressemble-t-il à celui de Ségolène Royal ?

Leila Bouachera. Comme elle, mon domicile a été visité à deux reprises. Le 2 décembre 2006, seul le disque dur de mon ordinateur, qui comprenait 202 promesses de signatures, m'a été dérobé. La police n'a constaté aucune trace d'effraction. Ma porte blindée trois points n'a pas été dégradée. L'alarme laser a été désactivée. Le 23 mai dernier, le mode opératoire a été le même. C'est du travail de professionnels, pas de barbouzes. Je maintiens qu'il existe un cabinet noir à l'Elysée qui s'occupe d'intimider les gêneurs.

Pourquoi n'avoir pas déposé plainte ?

Ça ne servirait à rien. Tout le monde tourne en ridicule Ségolène Royal. Lorsqu'une femme s'exprime pour oser dénoncer la mainmise du clan Sarközy, on la considère comme quasi folle... C'est scandaleux. Par contre, je déposerai plainte contre Nicolas Sarkozy pour détournements de fonds publics à l'époque où il était ministre de l'Intérieur. Je le ferai prochainement devant la doyenne des juges d'instruction du pôle financier du tribunal de Paris.

Vous parlez de « cabinet noir », mais avez-vous la moindre preuve ?

Comment pourrais-je apporter des preuves face à des professionnels qui rentrent et sortent de chez vous sans laisser la moindre trace ? Ce sont des fantômes... mais je ne craquerai pas.

00:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

11/07/2008

En plein Paris, deux adolescents blessés à coups de couteau

Deux adolescents âgés de 16 ans et 17 ans ont été agressés à coups de couteau à Paris, square Saint-Lambert dans le XVe arrondissement. Les deux victimes ont été surprises cet après-midi vers 15 heures par cinq ou six agresseurs avant de recevoir, chacune, un coup de couteau. Blessés au dos et à la tête, les deux garçons ont été rapidement transportés vers les hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpétrière et Bichat.

Une des victimes a été sérieusement touchée, mais ses jours ne seraient pas en danger.

Le Parisien - 11 juillet 2008

23:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Panique mondiale sur le Web

Les géants informatiques mondiaux, dont Microsoft, Sun Microsystems et Cisco, se sont mobilisés ces derniers mois pour corriger une grave faille de sécurité qui menaçait l'internet mondial, et diffusent cette semaine à grande échelle un «patch» (logiciel de correction).

Le spécialiste en sécurité Dan Kaminsky, de IO Active, a découvert il y a six mois cette faille qui portait sur le Domain Name System (DNS), le système central qui met en relation les adresses des sites et les pages stockées sur des serveurs, via des numéros similaires à des numéros de téléphone.

Il a alors réuni les grands groupes internet, qui ont planché discrètement pendant des mois pour mettre au point une solution.


Le patch est diffusé cette semaine aux entreprises et aux internautes, généralement via des mises à jour automatiques des systèmes.

Cette faille aurait pu permettre à des pirates de rediriger n'importe quelle adresse internet vers d'autres sites de leur choix, et d'ainsi contrôler le trafic internet mondial.

Le risque est notamment celui du «phishing», où des escrocs dirigent les internautes à leur insu vers de faux sites de banques par exemple, pour récupérer leurs numéros de cartes bancaires ou autres données sensibles. Un pirate aurait aussi pu ainsi voler des courriels ou toute sorte de données.

«Aucune opération de sécurité n'a jamais été réalisée à cette échelle», a commenté M. Kaminsky, qui a mis en place un site (www.doxpara.com) pour permettre aux internautes de tester leur vulnérabilité à cette faille.

«C'est un problème-clé qui gouverne toute l'architecture de l'internet», a souligné l'expert en sécurité Rich Mogull, de la société Securosis, lors d'une conférence téléphonique. En détournant les adresses «vous auriez l'internet mais pas celui que vous attendez», a-t-il expliqué.

«Les gens peuvent être inquiets mais ne doivent pas paniquer, car nous avons gagné autant de temps que nous pouvions, afin de tester et de mettre en application le patch», a commenté M. Kaminsky.

M. Kaminsky et 16 autres chercheurs du monde entier s'étaient retrouvés en mars sur le campus de Microsoft à Redmond (nord-ouest des Etats-Unis) pour travailler sur une parade, dans un effort de collaboration sans précédent.

Généralement les experts en sécurité vendent aux entreprises les détails sur les failles qu'ils découvrent, mais M. Kaminsky a choisi d'agir en secret et de prévenir toute le monde en raison de l'importance de l'enjeu.

«J'ai découvert cette faille complètement par hasard», a-t-il raconté, «en regardant quelque chose qui n'avait rien à voir avec la sécurité». «Ce problème affecte non seulement Microsoft et Cisco, mais tout le monde», a-t-il dit, en évitant toute précision technique pour éviter d'inspirer des pirates.

Pour la première fois, les grands groupes informatiques ont décidé ensemble de lancer une diffusion massive simultanée du patch sur toutes les plate-formes informatiques, ce qui devrait protéger la plupart des internautes. Les détails techniques ne seront publiés que dans un mois, le temps d'installer le correctif.

Le Parisien - 10 juillet 2008 

Raciste à 4 ans!

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Young Rocky Smith, aged four, standing outside his school here, had been accused of racism after spitting at a black schoolmate.

 

But Rocky's parents Sarah and Iain Smith are angry that the matter was taken so far because they say

their son is too young to know what "racist" means.

PV pour non-affichage du ticket horodateur: illégal!

Horodateur.jpg
Aucun texte de loi n'oblige à afficher son ticket de stationnement, a démontré l'association 40 Millions d'automobilistes devant un juge de Versailles, qui a ordonné la relaxe d'une contrevenante. Une décision dont pourraient profiter des milliers de conducteurs.

C'est une véritable petite bombe juridique que s'apprête à lâcher l'association 40 Millions d'automobilistes dans un communiqué publié ce matin. Une nouvelle qui va autant embarrasser les pouvoirs publics que ravir les centaines de milliers de conducteurs qui conservent dans leur boîte à gants un ou plusieurs PV pour stationnement impayé. En assurant la défense d'une adhérente, l'association a obtenu un jugement étonnant et radical, déclarant les poursuites pour non-affichage du ticket d'horodateur sans fondement légal !

« L'administration devra changer ses modes de poursuites »

Le 30 mai, comme l'atteste le jugement que se sont procuré « le Parisien » et « Aujourd'hui en France », la juridiction de proximité de Versailles a accordé la relaxe d'une automobiliste « contrevenante » défendue par l'association et poursuivie pour le non-paiement d'une trentaine de PV de stationnement à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines).

Le juge, face aux arguments avancés, n'a eu d'autre solution que de conclure à l'abandon des poursuites, reconnaissant que « l'élément légal de l'infraction n'est pas constitué ».

« Dans un Etat de droit, seul un texte fonde les poursuites et détermine les peines, explique Rémy Josseaume, président de la commission juridique de 40 Millions d'automobilistes. C'est la règle telle que décrite dans l'article 111-3 du Code pénal. Or, dans le cas précis de notre adhérente, nous avons découvert qu'aucun texte du Code de la route, aucun article du Code pénal et aucun arrêté municipal en France n'impose à un automobiliste d'afficher son ticket horodateur. On doit régler le stationnement là où il est payant, mais le fait de ne pas afficher son ticket n'est pas une preuve du non-paiement. »

Problème : les fonctionnaires chargés du stationnement verbalisent systématiquement toutes les infractions au stationnement payant sur le seul et unique motif de « non-affichage du ticket horodateur ». La mention est d'ailleurs inscrite, à la main ou dans certains cas en cochant une case prévue à cet effet, sur le volet du papillon de la contravention laissé sur le pare-brise des voitures jugées en infraction. Avec plus de 7 millions de contraventions délivrées chaque année en France (le parc d'horodateurs s'élève à 35 000 machines environ dont 14 000 pour la seule ville de Paris), ce sont donc plusieurs centaines de milliers de PV encore non acquittés qui peuvent profiter aujourd'hui de cette jurisprudence.

« Pour être dans la légalité, l'administration devra changer ses modes de poursuites et ses textes, précise Philippe Yllouz, l'avocat qui a assisté la contrevenante. Jusqu'à présent, toutes les procédures engagées demeurent privées de base légale ! »

Le Parisien- 11 juillet 2008

18:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Scandaleux! Mort d'une petite fille en Corse

Corse hélico SAMU.jpg
Mais dans quel monde vivons-nous?
En Haute-Corse, le SAMU ne dispose que d'un seul hélicoptère.

Mais à l'occasion, cet unique hélicoptère sert également au transport des personnalités...

Il y a quelques jours, l'hélicoptère du SAMU a été appelé en urgence pour transporter à l'hôpital une fillette de 9 ans.

Seulement, l'hélicoptère était en "mission officielle".

Il devait ramener le préfet qui terminait une réunion de travail.

Bien entendu, le pilote a dérouté son appareil pour aller chercher en urgence, un médecin.

Quand l'hélicoptère s'est posé dans ce village, distant d'une trentaine de kilomètres de Bastia, la fillette était décédée.

(Source: France Info - 11 juillet 2008)

17:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

C'est un jeune militaire qui aurait rossé Ruddy Haddad

Ruddy Haddad - militaire beur.jpg
Ruddy Haddad (flouté) - Foule juive sur les lieux de l'agression

Trois hommes ont été mis en examen hier, dont deux soupçonnés d'avoir agressé le jeune Ruddy le 21 juin dans le XIXe arrondissement de Paris. Parmi eux, le présumé « agresseur à la béquille », Foued O..., 26 ans, militaire dans l'armée de l'air.

Son crâne rasé et sa démarche claudicante suscitaient le très vif intérêt des enquêteurs de la 2e DPJ, depuis qu'un témoin de l'agression de Ruddy, 17 ans, l'avait signalé comme l'auteur des coups les plus violents, portés à l'aide d'une béquille. Avec un comparse, Foued O... a été mis en examen hier soir dans le cadre de l'agression du jeune Ruddy, pour « tentative de meurtre et violence en réunion ».

Le mobile antisémite a été retenu, qui vient aggraver les charges à leur encontre. Un troisième jeune homme, Boubacar C..., un Malien de 27 ans, identifié par un témoin de confession juive, a, lui, été mis en examen pour « violences en réunion aggravées par leur caractère antisémite ". Il est soupçonné d'avoir participé à l'une des rixes précédentes de l'après-midi, durant laquelle une machette avait été utilisée. Hier soir, les trois hommes étaient présentés au juge des libertés et de la détention. Le parquet a requis leur incarcération.



Mardi matin, à l'aube, les policiers, agissant sur commission rogatoire de la juge d'instruction Géraldine Rigollot, ont tiré les proches de Foued O... de leur sommeil, dans l'appartement familial du XIXe arrondissement de Paris. Ils espéraient y trouver leur « agresseur à la béquille ». En vain. C'est en fait à la base aérienne de Taverny (Val-d'Oise), qu'ils ont mis la main sur cet homme de 26 ans, un peu plus tard ; le principal suspect dans cette affaire, qui avait ébranlé la communauté juive le 21 juin dernier, est militaire. Engagé dans l'armée de l'air depuis trois ans, il y occupe le poste de MTA, militaire technicien de l'armée de l'air, avec le grade de caporal. Contacté hier, le commandement de la base aérienne n'a pas commenté l'arrestation de l'un de ses hommes, que le ministère de la Défense, lui, confirme et « déplore ». Interpellé le même jour que Foued O..., Sekou M..., 25 ans, né dans le XIXe arrondissement de Paris qui vit aujourd'hui à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), travaille, lui, comme intérimaire. Il a récemment postulé à un emploi d'éboueur.

En compagnie de Boubacar C..., ils ont été présentés hier à la juge d'instruction en charge de l'affaire, tandis que quatre autres interpellés ont été remis en liberté après leur garde à vue. Contrairement à Sekou M..., Foued O... n'était pas particulièrement connu des services de police et de justice jusqu'alors.

« Si deux d'entre eux admettent leur présence sur les lieux au moment de la rixe, tous nient absolument leur implication dans l'agression contre le jeune Ruddy », indiquait le parquet de Paris hier soir. Ces dénégations, les proches de Foued O... les maintiennent aussi. Contacté hier, un membre de la famille de Foued O ... n'arrive pas à croire à son implication dans ce déchaînement de violence : « Pendant son enfance, oui, il a été turbulent. Mais depuis son engagement dans l'armée, il avait trouvé une structure rigoureuse qui lui convenait, le cadrait. L'armée l'avait complètement canalisé, il s'était vraiment assagi. »

Lorsqu'on lui demande si Foued O... avait besoin de béquilles fin juin dernier, ce proche élude, affirmant qu'il n'était pas là au moment de l'agression de Ruddy. Lui qui est né et a grandi dans le XIXe arrondissement réfute aussi la tonalité antisémite des rixes qui opposent des jeunes de différentes communautés : « C'est une lutte de territoires, à mon sens », poursuit-il, mettant par ailleurs en doute les investigations policières : « Les enquêteurs ne disposent que de clichés et d'informations floues. Faute de trouver Foued à la maison mardi matin, ils ont embarqué un autre fils de la famille, simplement parce qu'il avait les cheveux courts et que les enquêteurs cherchaient un jeune beur au crâne rasé. »

Pour l'instant, ces trois mis en examen, tout comme les cinq premiers interpellés - aujourd'hui témoins assistés dans le dossier -, ont été mis en cause sur la foi de dépositions de témoins.

Mais Ruddy, évidemment témoin clé de son agression, a pour l'instant totalement perdu la mémoire des moments qui ont précédé son entrée dans le coma.

Que fait la HALDE? C'est du racisme "au faciès" que de rechercher un jeune beur!

10/07/2008

Un jeune violeur gérontophile

INFO LE PARISIEN. En Seine-Saint-Denis, un jeune de 20 ans est soupçonné d'avoir agressé une douzaine de femmes âgées.

Un habitant de Sarcelles (Val-d'Oise) âgé de 20 ans vient d'être interpellé par la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

Il est soupçonné d'avoir agressé sexuellement, l'hiver dernier à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), une douzaine de femmes âgées de 60 ans à plus de 80 ans. La plupart de ses victimes ont subi des attouchements, certaines ont été violées.


Le suspect, déjà fiché pour des affaires de vols, a été confondu par son ADN. Durant sa garde à vue, il aurait reconnu une partie des agressions.

23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

La cambrioleuse de 2006 identifiée en 2008 par une empreinte

La police scientifique s'est activée...

Une femme de 23 ans, originaire de l'ex-Yougoslavie, a été identifiée par les services de police comme un possible auteur du cambriolage du domicile de Ségolène Royal le 16 août 2006, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de l'Intérieur.

Son identification, réalisée le 30 juin 2008, a été faite à partir d'une empreinte digitale retrouvée par les enquêteurs en août 2006, a-t-on ajouté de même source.

L'identification de cette empreinte n'avait rien donné auparavant de sorte que le dossier avait été clos en mars 2007.


Cette empreinte appartient, a-t-on précisé au ministère de l'Intérieur, à une femme originaire d'ex-Yougoslavie, connue pour avoir commis de nombreux cambriolages.

Le Parisien - 10 juillet 2008

Double crime de Londres: encore un "blanc"

Londres Dano suspect.jpg
Daniel Sonnex, dit Dano, 23 ans
AFP. 10.07.08.

La police britannique a interpellé jeudi soir un nouveau suspect "dangereux" dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de deux étudiants français fin juin à Londres, tandis qu'un homme sans domicile fixe a été formellement inculpé pour meurtre et écroué dans la matinée.

Vers 18H00 locales (17H00 GMT), Scotland Yard avait lancé un appel "urgent" pour toute information concernant un homme de 23 ans "considéré comme dangereux": Daniel Sonnex, également connu sous le nom de "Dano", était "décrit comme blanc, 1m83, cheveux courts bruns et yeux marrons".

A peine une demi-heure plus tard, l'homme a été arrêté dans un logement de Peckham (sud-est de Londres), a annoncé ultérieurement la police qui avait diffusé sa photographie.

Il s'agit de la cinquième interpellation depuis la découverte du drame le 29 juin.

Un jeune homme de 21 ans, arrêté samedi, avait été libéré le lendemain sans inculpation.

Puis un homme de 33 ans, Nigel Edward Farmer, s'était livré lui-même à la police lundi matin, dans un commissariat du sud de Londres. Il avait été arrêté puis immédiatement hospitalisé pour des brûlures aux bras et aux mains, avant de pouvoir être interrogé par la police.

Au cours d'une brève audience jeudi matin, un juge a formellement inculpé Nigel Farmer, un chômeur sans domicile fixe, qui a été écroué dans l'attente d'une prochaine audience, fixée au 16 octobre devant le tribunal criminel de l'Old Bailey à Londres.

Nigel Farmer, cheveux courts et barbe de quelques jours, vêtu d'un jogging blanc, n'a pris la parole que pour confirmer son identité, sa date de naissance et son absence de domicile.

Le juge lui a signifié son inculpation pour meurtres, pour incendie volontaire et tentative d'entrave à la justice pour avoir essayé de détruire des preuves sur une scène de crime.

Par ailleurs, les enquêteurs ont poursuivi jeudi l'interrogatoire de deux autres suspects, un homme de 35 ans et une femme de 25 ans, qui avaient été arrêtés mercredi soir à Streatham (sud de Londres).

Selon des informations de presse, la police a toujours pensé que ce double meurtre, l'un des plus violents de ces dernières années en Grande-Bretagne, n'avait sans doute pas été commis par un seul homme.

La loi britannique impose désormais aux médias de ne plus diffuser d'information sur Nigel Farmer qui pourrait lui être préjudiciable lors de son futur procès.

Scotland Yard a d'ailleurs soigneusement évité de confirmer s'il correspondait au portrait-robot du meurtrier présumé qu'elle avait diffusé dimanche: un homme à "la peau blanche, entre 30 et 40 ans, plutôt mince et portant une casquette de base-ball de couleur claire avec un haut sombre, un jean bleu et des chaussures de sport blanches".

Cet homme avait été aperçu en train de s'enfuir peu après une explosion dans le studio loué par Laurent Bonomo à Sterling Gardens, dans le quartier populaire de New Cross, dans le sud-est de Londres. Son ami Gabriel Ferez lui avait rendu visite le soir du drame.

C'est dans ce studio que les secours avaient découvert les corps des deux jeunes Français, qui avaient été ligotés, bâillonnés et lacérés de plus de 240 coups de couteau au total sur le cou, le dos, le torse et la tête.

Leur appartement avait ensuite été incendié au moyen d'un produit inflammable a priori apporté par le ou les agresseurs.

Le mobile du meurtre reste à ce jour inconnu, même si les enquêteurs semblent pencher pour un cambriolage qui aurait dégénéré en déchaînement de violence.

Parmi les pistes avancées figure celle d'une séance de torture pour extorquer aux deux victimes le code de leurs cartes bancaires, qui ont disparu le soir du drame tout comme deux consoles de jeux.

23:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

Des cambriolages sans vol avec mise en scène

Les policiers chargés d'enquêter sur le cambriolage de l'appartement de Ségolène Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) évoquent une «mise en scène» et une absence de vol, ont affirmé mercredi des sources proches du dossier.

«L'appartement a été visité, le terme de mise à sac peut être utilisé», a expliqué une source proche du dossier, en confirmant que le procès verbal d'un précédent cambriolage (août 2006) a bien été «déchiré et mis en évidence à dessein, de façon à ce que ce soit repérable». «Il y a eu effraction, mais il n'y a pas eu vol» , selon cette même source, qui a ajouté que les enquêteurs ne «privilégiaient aucune piste».

Selon une autre source proche de l'enquête, il s'agit du troisième cambriolage au domicile de Mme Royal depuis trois ans.

Son appartement situé en rez-de-chaussée a effectivement été déjà «visité» en juillet et août 2006. Le cambriolage d'août 2006 avait fait l'objet d'une plainte, «classée sans suite pour auteur inconnu en mars 2007», a confirmé le parquet de Nanterre à l'AFP.

De plus, en novembre 2007, le fils de Mme Royal, Thomas, avait mis en fuite des individus qui tentaient de pénétrer dans l'appartement. Mardi soir sur France 2, la présidente PS de la région Poitou-Charentes a déclenché une polémique en faisant «un rapport» entre «la mise à sac» de son appartement le vendredi 27 juin 2008 et ses attaques contre M. Sarközy, s'étonnant d'«une drôle de coïncidence». L'enquête a été confiée au Service départemental de police judiciaire (SDPJ) des Hauts-de-Seine.

Le Parisien 10 juillet 2008

Pourquoi ne fait-elle pas installer une alarme?

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SOPHIE GERMAIN OU LE GENIE DES MATHEMATIQUES

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Sophie Germain  1776-1831

Bien peu de femmes ont marqué l’histoire des mathématiques. Par l’importance de ses travaux, Sophie Germain est l’une des plus remarquables de ces femmes mathématiciennes.

Marie-Sophie Germain est née le 1er avril 1776 à Paris et est décédée le 27 juin 1831. Elle était issue d’une famille de commerçants aisés (son père devint directeur de la Banque de France). Elle ne reçut pas de formation particulière en mathématique. Elle peut être considérée comme autodidacte à ce point de vue, se formant toute seule par la lecture d’ouvrages de la bibliothèque familiale.

Il semble que sa vocation pour les mathématiques lui soit venue très jeune, à l’âge de treize ans, à l’occasion de la lecture d’un livre consacré à Archimède (287-212 avant JC). Elle fut impressionnée par sa mort. On sait qu’Archimède, esprit scientifique puissant et novateur, mourut tragiquement. Il contribua efficacement à la défense de Syracuse lors de son siège par les Romains.  Quand les Romains finirent par l’emporter, Archimède fut massacré par les vainqueurs malgré les ordres donnés par le consul Marcellus, qui plein d’admiration pour un tel adversaire, avait voulu qu’il fût épargné. La légende veut qu’Archimède, plongé dans l’étude de figures géométriques, ne répondit pas au soldat romain qui lui demandait s’il était Archimède, afin de l’épargner.  Concluant qu’il ne s’agissait pas de lui, il le tua. Certes, il est permis de penser que, plus probablement, il le tua pour s’emparer de ses objets scientifiques qu’il croyait précieux. Cependant, Sophie pensa que les mathématiques devaient être extraordinairement captivantes pour absorber à ce point l’attention de quelqu’un.  

La France était alors en pleine période révolutionnaire et Sophie restait enfermée dans la demeure familiale à cause de la Terreur. D’abord ses parents virent d’un mauvais œil cette inclination pour les mathématiques, qui ne leur paraissait pas offrir un bel avenir, surtout pour une jeune fille, et rêvant d’un autre destin pour elle. Ils cherchèrent à la priver de ces lectures, mais elle lisait la nuit en cachette. S’en étant aperçu, ils lui enlevèrent les bougies. Mais elle réussit à en dissimuler et reprit ses lectures nocturnes. Finalement, ses parents, comprenant que cette passion était incurable, cédèrent et la laissèrent étudier les mathématiques, la soutenant moralement et financièrement. C’est ainsi qu’elle apprit toute seule les arcanes de l’arithmétique et du calcul infinitésimal en lisant Newton, Euler, etc. Elle resta toute sa vie à la charge de sa famille, ne s’étant pas mariée, ni ayant cherché à obtenir un poste susceptible de lui assurer l’indépendance financière.

En 1795, elle réussit à se procurer les cours de mathématiques de l’Ecole Polytechnique, nouvellement créée, en particulier le cours d’analyse de Joseph-Louis Lagrange (1736-1813). Cette école, en tant qu’école militaire, n’admettait que des garçons. Sophie Germain écrivit à Lagrange pour lui soumettre des remarques sur son cours. Mais elle le fit sous le nom de « Leblanc, élève à l’Ecole Polytechnique », craignant, dit-elle plus tard, le ridicule qui s’attache au nom de « femme savante ». Impressionné par ce travail, Lagrange voulut rencontrer son auteur. C’est ainsi qu’il découvrit la supercherie, mais conçu une profonde admiration pour cette courageuse jeune-fille. Il en devint l’ami et en fit son élève.

Mais son premier grand travail de recherche allait porter sur la théorie des nombres où elle devait fournir une importante contribution. Elle étudie un ouvrage que venait de publier C.F. Gauss (1777-1855)[1] : « Disquisitiones Arithmeticae », considéré comme son chef-d’œuvre .

Elle entreprit en 1804, une correspondance scientifique avec Gauss, toujours sous le nom d’emprunt de Leblanc, correspondance qui devait durer jusqu’en 1808, lorsque Gauss se tourna vers l’astronomie et la mécanique céleste.

Gauss apprit la véritable identité de Leblanc par suite d’une circonstance exceptionnelle. En 1807, les troupes napoléoniennes occupèrent la ville de Göttingen où vivait Gauss. La jeune fille, hantée par la fin tragique d’Archimède, écrivit au commandant des troupes françaises, le général Pernety, pour lui demander de prendre Gauss sous sa protection . Celui-ci, grand ami de la famille Germain, s’empressa de lui communiquer la missive. Gauss, touché par cette délicate et naïve attention, et découvrant la véritable identité de son correspondant, n’en conçu que plus d’estime pour la jeune mathématicienne.

Elle entretint également une longue correspondance avec le mathématicien Adrien-Marie Legendre (1752-1833), échanges qui se transformèrent en collaboration.

Ses recherches arithmétiques sont relatives à un des problèmes les plus difficiles des mathématiques : le célèbre « dernier théorème » de Fermat (1601-1665). On sait que ce dernier l’avait énoncé, sans démonstration, dans la marge d’un livre de Diophante (325-409). Fermat affirmait être en possession d’une démonstration merveilleuse de cette proposition, mais que la marge du livre était trop petite pour la contenir. Plusieurs démonstrations de cet énoncé avaient été données, mais elles étaient toutes fautives. Le mystère demeurait entier et peu de mathématiciens osaient s’y attaquer tant le problème paraissait difficile. Sophie eut ce courage et obtint des résultats majeurs, qui marquèrent une étape importante dans la démonstration du théorème de Fermat, ouvrant une nouvelle méthode d’attaque, au moins pour des cas particuliers. En même temps elle définit une famille particulière de nombres premiers qu’on appelle depuis « les nombres premiers de Sophie Germain ».

 

Puis elle se tourna vers l’étude des surfaces élastiques. Ce qui suscita son intérêt pour ce sujet fut le concours lancé par l’Académie des sciences dont l’objet était de trouver l’explication mathématique du phénomène des vibrations des surfaces élastiques qu’un physicien allemand, Ernst Chladni, avait mis en évidence. Elle envoya un premier mémoire en 1811, qu’elle remania à deux reprises, avec l’aide de Lagrange, et finalement obtint le grand prix des sciences mathématiques de l’Académie en 1816, malgré quelques insuffisances mathématiques et surtout la concurrence du grand physicien-mathématicien Denis Poisson (1781-1840). Celui-ci était à la fois juge et partie, étant membre du jury ! Cependant les idées de Germain étaient supérieures à celles de Poisson pour expliquer les formes observées par Chladni ! Elle devint alors l’amie de Joseph Fourier (1768-1830), secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. Grâce à Fourier, elle fut la première femme à être admise à assister aux séances de l’Académie. Elle poursuivit ses recherches sur l’élasticité qui devinrent fondamentales pour l’étude des matériaux. On lui doit ainsi la notion de « courbure moyenne » d’une surface, restée classique depuis lors.

Sophie Germain s’intéressa aussi à la philosophie ; ses pensées furent réunies et publiées dans ses œuvres Philosophiques. En 1830, à l’initiative de Gauss, l’université de Göttingen lui décerna un diplôme honorifique. Mais elle n’eut pas le temps de le recevoir, car elle décéda prématurément, d’un cancer.

La France l’a honorée en donnant son nom à une rue et à un lycée de Paris.

 Son nom a aussi été donné à un cratère de la planète Vénus.



[1] Voir la note du 10 juin 2007 : http://gaelle.hautetfort.com/archive/2007/06/10/c-f-gauss...

 

Nous remercions vivement "ABAD" pour ce bel article qui contribue à l'enrichissement du blog mais aussi et surtout à celui de la mémoire française

 

La nuit, tous les chats sont gris...

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Les Maîtres Chats

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