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01/09/2008

Clip vidéo: Trop forts!


La disparition de Rose en Israël cache quelque chose d'abominable...

fleuve Yarkon.gif
Policiers israéliens draguant le fleuve Yarkon

La valise censée contenir le corps de Rose, la petite Française disparue en Israël, reste désespérément introuvable. Au point que les enquêteurs israéliens se demandent si le meurtrier présumé, Ronny Ron, ne leur a pas livré des aveux fantaisistes en racontant qu’il avait enfermé le corps de l’enfant dans cette valise avant de s’en débarrasser dans le Yarkon, un fleuve débouchant dans la Méditerranée à hauteur de Tel-Aviv.

Les vaines recherches commencent à les intriguer sérieusement car, depuis une semaine, le Yarkon est sans cesse dragué, les berges et leurs environs passés au peigne fin. Du coup, ils viennent de « tester » la version de Ronny Ron en jetant eux-mêmes une valise dans le fleuve pour examiner son trajet et déterminer la véracité de la théorie du meurtrier présumé. Avant de livrer cette version, Ronny Ron avait dit que Rose avait été donnée à des Bédouins, puis vendue à des Arabes.

La deuxième interrogation majeure des policiers israéliens concerne le véritable rôle de Marie-Charlotte, la maman de l’enfant disparue, dans cette sordide histoire. Soupçonnée de complicité, Marie-Charlotte est toujours placée en garde à vue.

Le père de Rose entendu par la police française

Marie-Charlotte pourrait en savoir plus qu’elle ne le disait au lendemain de son arrestation. Dans l’appartement qu’elle occupait à Netanya avec sa fille et Ronny Ron, le grand-père biologique de Rose devenu le compagnon de Marie-Charlotte, la police n’a retrouvé que quelques affaires appartenant à l’enfant.

La petite n’y disposait ni de chambre ni de lit. Comme si sa vie dans l’appartement avait été effacée. Et il reste ces troublants courriers découverts par les enquêteurs, dans lesquels Marie-Charlotte évoque le meurtre et confie qu’elle est à la recherche d’une fille de 5 ans. Une enfant qu’il faudrait qu’on lui procure pour éviter des ennuis avec la police.

En France, les autorités policières ont démarré les premières auditions. Saisie d’une enquête ouverte par le parquet de Versailles depuis mercredi, soit au lendemain de la révélation de cette affaire dans nos colonnes, la direction centrale de la PJ a déjà pris l’affaire en main. Dès jeudi, elle convoquait Benjamin, le père de Rose, établi dans les Yvelines. Après sa séparation d’avec Marie-Charlotte, Benjamin était revenu vivre en France avec la petite fille au début de l’année 2005, tandis que Marie-Charlotte refaisait sa vie en Israël avec Ronny Ron, le père de Benjamin. Le jeune homme, âgé de 23 ans, a été entendu quelques heures par les policiers français jeudi après-midi. Une première étape avant une série d’auditions qui devraient avoir lieu la semaine prochaine. Les enquêteurs entendent interroger l’entourage de Rose et Marie-Charlotte pour tenter de mieux cerner la genèse de ce drame.

 

Le Parisien- 30 août 2008

Pourquoi cette petite fille était-elle tellement haïe par ses parents et par son grand-père? On n'ose penser que l'on est en présence d'une sorte de "meurtre rituel".

12:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

STATS POUR AOÛT 2008

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11:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

L'album de Carla Bruni se vend péniblement

couverture cd carla Bruni.jpg
Depuis la sortie de l’album de Carla Bruni, les ventes de CD de la "première dame de France" alimentent des commentaires contradictoires. Vrai succès pour les uns. Bide pour les autres. La vérité se situe entre les deux. Disponible depuis le 11 juillet, « Comme si de rien n’était » s’est vendu précisément à 80 657 exemplaires en sept semaines, selon les chiffres comptabilisés par le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) que nous nous sommes procurés.
Ils correspondent à ce que l’on appelle les « sorties caisse », soit le nombre de CD réellement achetés par le public.

Un chiffre loin de celui claironné par la maison de disques de l’artiste. Le 13 août dernier, Naïve, le label de Carla Bruni parlait de 300 000 exemplaires, dont 160 000 en France. Désinformation ? « C’est la réalité, se défend Patrick Zelnik, PDG de Naïve. Ces éléments récapitulent les mises en place dans les magasins. Les enseignes ont même effectué de nouvelles commandes. Depuis, nous sommes à près de 175 000. »

Ce n’est pas pour autant que la chanteuse a convaincu 175 000 consommateurs. Nuance. Chez Naïve, on explique que les ventes communiquées par les maisons de disques correspondent toujours à ce que les magasins possèdent en stock. « C’est avec ces données qu’un album est certifié ou pas disque d’or », ajoute son patron. Ainsi avec plus de 150 000 exemplaires, « Comme si de rien n’était » est double disque d’or.
Dans la réalité, Carla Bruni vient de décrocher péniblement le métal précieux avec un peu plus de 75 000 unités écoulées par les points de vente. Cette semaine, elle pointe en 9ème  place avec 5 757 CD passés en caisse.

Une différence non négligeable compte tenu des enjeux d’un disque aussi politique que musical. Une chose est sûre : l’artiste était en droit d’en attendre mieux, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

Jamais enregistrement n’avait autant fait parler, nourri d’aussi nombreuses supputations, d’avis définitifs avant écoute et surtout de couvertures des magazines. « La pression médiatique nous a fait avancer le disque au 11 juillet qui n’est pas du tout une bonne date, justifie Patrick Zelnik. La véritable promotion pour Carla Bruni va démarrer à la rentrée avec des émissions de télé comme « le Grand Journal », « Taratata » ou « Vivement dimanche ». Pour l’instant, on l’a beaucoup vu dans la presse people qui n’est pas connue pour faire vendre des disques. »

En d’autres termes, être chanteuse et "première dame de France" surexposée médiatiquement, serait plus un inconvénient qu’un avantage. La cote négative du président de la République n’a probablement pas arrangé les affaires de son épouse musicienne. Et les résultats commerciaux de son album pourraient être pris comme un indice de sa popularité, en tant qu’épouse du chef de l’Etat. « On ne peut pas traiter un disque sur les mêmes bases qu’un sondage politique hebdomadaire, rétorque Patrick Zelnik. Pour nous, c’est un succès. Pas un triomphe, mais un succès. On avait prévu d’en vendre 200 000 avant Noël. On ira largement au-delà. »
(Le Parisien - 31 août 2008)

 

 

VIDEO Le Vaisseau fantôme

http://fr.youtube.com/watch?v=zqMzIBc7Efk

Il est difficile de dater précisément l'événement qui aurait donné naissance au mythe repris par Wagner dans son opéra Le vaisseau fantôme (dit aussi Le Hollandais volant) : 1641 ? 1680 ? 1780 ? Il existe plusieurs versions. Voici celle qui est le plus souvent évoquée : un navire baptisé Le Hollandais volant s'apprête à passer le cap de Bonne-Espérance. Une terrible tempête se lève. Affolés, les passagers et l'équipage supplient le capitaine Van der Decken de faire demi-tour. Il refuse et défie Dieu en tirant vers le ciel. L'Éternel le prend mal et le condamne à errer sur les mers sans pouvoir jamais accoster. Et ceux qui auront le malheur de voir son vaisseau aux voiles rouges connaîtront un sort funeste...

Retour aux sources
La légende du Hollandais volant trouve sa source dans les peurs liées, au XVe siècle, au passage du cap de Bonne-Espérance, et plus tard dans la rivalité entre les Anglais et les Hollandais sur la route des Indes. En 1830, le poète Heinrich Heine couche cette histoire sur le papier. C'est ce texte qui inspirera Wagner pour le livret du Vaisseau fantôme. En 1839, le capitaine anglais Marryat donne sa version de l'histoire dans Phantom ship.
 En 1881, le futur roi Georges V, alors âgé de 16 ans et enseigne à bord d'un bâtiment de la Royal Navy, croit voir avec douze autres membres d'équipage un brick nimbé d'une lueur rougeâtre ; des événements tragiques s'ensuivent... Le thème du navire errant traverse les âges. À travers des extraits de films, d'oeuvres musicales ou théâtrales, des interviews et des scènes reconstituées, ce documentaire opère un retour aux sources et nous plonge au coeur d'un mystère jamais élucidé.

31/08/2008

Corsa nostra

C'est une action symbolique mais une action qui fait du bruit.

La villa de l'acteur français Christian Clavier a été occupée durant une heure par des militants indépendantistes corses.

Ils étaient une cinquantaine de militants d'organisations indépendantistes corses à prendre possession du jardin de la villa de Christian Clavier à Porto-Vecchio.

Une action pour protester contre « la spoliation foncière » de la Corse.

Avant cette occupation pacifique, une centaine de militants de plusieurs organisations corses s'étaient réunis ce matin devant la mairie de Porto-Vecchio pour dire leur opposition au Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse.

Un plan qui, selon les organisations indépendantistes, « privilégie l'économie résidentielle et encourage "la colonisation de peuplement" par de personnes non originaires de l'île.

Ce plan devrait être approuvé par l'assemblée de Corse l'an prochain.

Les militants ont hissé une banderole sur la façade de la mairie de Porto-Vecchio où l'on pouvait lire : « Honte à toi qui vend la Corse. »

C'est après cette manifestation devant la mairie qu'une partie des militants indépendantistes se sont dirigés vers la villa de Christian Clavier pour une occupation symbolique.

Reste à savoir si Christian Clavier va parler de ce problème foncier à son ami Nicolas Sarközy...

(Source: Le Parisien)

23:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

VIDEO L'Armée russe chante devant Poutine

http://fr.youtube.com/watch?v=Caa6temg5sQ

22:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

RIVAROL (1753-1801)

Rivarol dit le comte de Rivarol.jpg

Gravure ancienne reproduite dans l'Histoire de la littérature française, d'Émile Faguet, Plon-Nourrit, 1916, 20e édition
Antoine Rivaroli, dit le comte de Rivarol. Écrivain français. Burke l'appela «le Tacite de la révolution». Voltaire dit de lui: «C'est le Français par excellence».

Notre époque se souvient de Rivarol pour sa célèbre apologie de la langue française : «1784 : le Discours sur l'universalité de la langue française est la réponse de ce publiciste originaire du Midi de la France, monté à Paris pour faire carrière dans le monde des lettres, à un sujet proposé par l'Académie de Berlin. C'est une étincelante apologie de la langue française, langue des échanges internationaux, langue universelle dont la perfection est insurpassable. Essayiste et pamphlétaire brillant, formé à l'école des Lumières, Rivarol ne comprendra pas la Révolution qu'il condamnera; il émigrera et mourra en exil.» (Célébrations nationales 2001, Ministère de la Culture et de la Communication, France)

«Rivarol ravissait les suffrages par sa rapide et lumineuse éloquence. Mon imagination me retrace souvent cet homme rare dont la superbe figure et la voix harmonieuse embellissaient la diction, qui chez aucun autre n'atteignit à un si haut degré de perfection. Entraîné par un charme irrésistible, on ne se lassait pas de l'entendre. Dans sa bouche, les sujets les plus sérieux prenaient de l'intérét et les plus arides appelaient l'attention. Sa délicatesse ingénieuse donnait de la valeur aux choses ou légères ou frivoles. Un tact heureux des convenances le sauvait du pédantisme et l'éloignait de la présomption. Enfin, signe rare, mais incontestable, de sa supériorité, il faisait éprouver une satisfaction qui prévenait le développement des germes de la jalousie.» (Anne-Henri Cabet, vicomte de Dampmartin (1755-1825), Mémoires sur divers événemens de la Révolution et de l'émigration. Tome I. Paris, chez Hubert, 1825; cité par Remy de Gourmont)


Vie et œuvre

« Rivarol aimait l'ancien régime : il se croyait fait pour être la parure d'une monarchie et il voyait dans le parti contraire ceux qu'avait bafoués son Petit Almanach des grands hommes. Il collabora d'abord au Journal politique national, puis aux Actes des Apôtres.

Ses articles du Journal politique national, recueillis en volume sous le titre de Mémoires, sont remarquables. Il y raconte les événements depuis la réunion des États généraux jusqu'au retour de Louis XVI à Paris. Le récit des journées d'octobre est dramatique par sa grave et sombre simplicité, par des traits concis et saisissants : l'attente de Paris et sa « curiosité barbare », l'Assemblée « anéantie devant quelques poissardes », la stupeur de l'entourage royal et « la défection de toutes les idées grandes et petites », l'avilissement du roi traîné lentement à Paris au milieu de la populace sous les yeux de Mirabeau « abusant de son visage » et du duc d'Orléans « se réservant pour dernier outrage ». Rivarol voit dans Louis XVI un homme « toujours irrésolu, toujours malheureux dans ses irrésolutions », et il lui souhaite le courage de la reine. Non qu'il loue Marie-Antoinette sans réserve : il reconnaît qu'elle a régné sur le roi « comme une maîtresse », qu'elle a fait des dons excessifs à ses amis, affaibli l'étiquette. Mais seule, la fille de Marie-Thérèse garde « une contenance noble et ferme parmi tant d'hommes éperdus et une présence d'esprit extraordinaire quand tout n'est que vertige autour d'elle ».

Il se pique d'« impartialité », d'« austérité ». La Révolution, dit-il, ne pouvait s'éviter. Les griefs de la nation étaient à leur comble : impôts, lettres de cachet, abus de l'autorité, vexations des intendants, longueurs ruineuses de la justice. Des philosophes de génie avaient écrit pour corriger le gouvernement et les petits esprits qui les commentaient avaient mis leur oeuvre à la portée du peuple; l'imprimerie n'est-elle pas l'artillerie de la pensée? Mais de tous les griefs, le plus terrible était le préjugé de la noblesse : ceux qui n'étaient pas nobles trouvaient la noblesse insupportable et ceux qui l'achetaient, ne la détestaient pas moins, puisqu'ils n'étaient qu'anoblis et que le roi guérit ses sujets de la roture comme des écrouelles, à condition qu'il en reste des traces.

Il insiste sur la défection des troupes. Qu'étaient les gardes françaises, sinon des bourgeois armés? Ne furent-ils pas fêtés et caressés à Paris comme jadis à Rome les gardes prétoriennes? Et devait-on compter sur des soldats indignés contre les faiseurs qui remplaçaient l'honneur par le bâton, désespérés par les coups de plat de sabre et la discipline du Nord, mécontents d'un roi qui ne montait pas à cheval, manquant de tout et nourris par ceux mêmes qu'ils venaient réprimer?

Mais le grand coupable aux yeux de Rivarol, c'est la cour, c'est le ministère qui n'a fait que des sottises, c'est le conseil où il y eut un concert de bêtises. Pourquoi entourer l'Assemblée d'un appareil menaçant comme pour réduire tout le règne actuel à quinze ans de faiblesse et à un jour de force mal employée? Pourquoi n'avoir ni prévu ni compris ce que devaient être les États généraux? Pourquoi renvoyer Necker? N'était-ce pas agir aussi imprudemment que si la cour de Naples jetait à la mer l'ampoule de saint Janvier? Pourquoi le roi se mettait-il à la tête de la milice bourgeoise? Henri III, se déclarant chef de la Ligue, en était-il le maître?

L'Assemblée n'est pas moins sévèrement traitée. Qu'elle prenne garde. Le peuple ne goûte de la liberté comme des liqueurs violentes que pour s'enivrer et devenir furieux. Malheur à ceux qui remuent le fond d'une nation! Le Palais-Royal qui joint les exécutions aux motions, qui transforme ses galeries en chambres ardentes où se prononcent des sentences de mort et ses arcades en gémonies où s'étalent les têtes des proscrits, le Palais-Royal est une seconde assemblée qui l'emporte sur la première par la vivacité de ses délibérations, par la perpétuité de ses séances, par le nombre de ses membres. La Révolution est déjà toute populaire. La lie de Paris entre dans l'armée démocratique, et les constituants tremblent devant cette armée. Pour la satisfaire, ils entassent décrets sur décrets et ruines sur ruines, et dans la nuit du 4 août, cette Saint-Barthélemy des propriétés, les députés de la noblesse « frappaient à l'envi sur eux-mêmes, comme les Japonais chez qui le point d'honneur est de s'égorger en présence les uns des autres".

Les jugements de Rivarol ne sont pas toujours justes. L'esprit de parti l'entraîne, et il nomme Mme de Staël la Bacchante de la Révolution et Necker un impudent charlatan. Mais le style de ces Mémoires est énergique, vigoureux, plein de mots qui font penser.

Les conseils qu'il donnait au roi par l'entremise de La Porte témoignent d'une grande sagacité. Que le roi, dit-il, sache bien que les aristocrates restés à Paris passent leur vie autour des tapis verts, et ceux qui sont mieux chez eux que dans la rue, doivent être battus par ceux qui sont mieux dans la rue que chez eux. Il recommande de travailler le peuple, de fonder un club des ouvriers. Selon lui, il faut se conserver par la partie forte, par les maximes populaires, par le corps législatif, et non par l'appui pourri des nobles et des prêtres; que le roi ne compte pas sur ces émigrés qu'il devra « remplumer » après la victoire; qu'il ne soit pas le roi des gentilshommes; qu'il soit roi.

Lui aussi émigra. Mais dans sa Lettre à la noblesse française il donna, sous une forme oratoire et par instants trop pompeuse, les mêmes conseils de prudence et de modération. Pas de triomphe impitoyable. Pas de cruelle vengeance. On devra consolider par la sagesse le nouvel ordre des choses, et, après avoir usé de la force, user de la persuasion. On devra laisser faire le roi qui a vu le mal et le danger plus longtemps et de plus près : le roi, seul juge et médiateur, n'oubliera pas qu'il est père et que le peuple est enfant. »

Arthur Chuquet, « Chapitre XIII : La littérature sous la Révolution », dans Louis Petit de Julleville (dir.). Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900. Tome VI. Dix-huitième siècle, Paris, Librairie Armand Colin, 1896-1899, p. 717-719 (domaine public)

Source: Encyclopédie de l'Agora


19:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Bayrou a des acouphènes

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Invité du "GRAND-RENDEZ VOUS"  EUROPE 1 - LE PARISIEN - AUJOURD'HUI EN FRANCE ce 31 août, le président du Modem, François Bayrou, a notamment dénoncé «l'arbitraire politique» qui  «a imposé à l'Etat de gruger le contribuable français de 400 millions d'euros» dans l'affaire Bernard Tapie.

Sur la politique internationale, il a indiqué qu'il votera en faveur de la poursuite de l'intervention française en Afghanistan, le 22 septembre à l'Assemblée nationale

 

Affaire Tapie : «On est en train d'abuser le contribuable.»  François Bayrou juge qu'«il y a eu une atteinte totale aux principes républicains.» «On est en train d'abuser le contribuable en lui volant 400 millions d'euros d'argent public et normalement, les élus de la République ne devraient pas le laisser faire.» «On a écarté la justice - tous les magistrats qui m'entendent le savent - pour choisir un arbitrage privé rémunéré, et chacun des arbitres a touché 330.000 euros», a ajouté M. Bayrou à propos du contentieux concernant la vente d'Adidas par une filiale du Crédit Lyonnais.

Le vote de Martine Aubry. Le président du Modem a laissé entendre que Martine Aubry lui avait avoué avoir voté pour lui. A la question «Martine Aubry vous a-t-elle confié avoir voté pour vous au premier tour de l'élection présidentielle plutôt que pour Ségolène Royal?», M. Bayrou a répondu: «Il arrive qu'on ait des manifestations auditives, on appelle cela des acouphènes, alors j'ai dû avoir des acouphènes».

 A La Rochelle, vendredi, Mme Aubry avait jugé cette assertion «lamentable». «La question qu'il faut poser, c'est : François Bayrou a-t-il voté pour Ségolène Royal au second tour ?».

Embuscade en Afghanistan : «Ca m'étonnerait que le gouvernement ignore des détails» «La décision qui a été prise de maintenir notre participation à l'action internationale (en Afghanistan), oui je la voterai», a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques. Il estime que «la France doit tenir ses engagements»,  mais aussi «donner à ses soldats les moyens de sa sécurité». Mais, évoquant la mort des dix soldats français dans une embuscade le 16 août, il a déclaré: «Il y a des informations nombreuses qui indiquent qu'il y a beaucoup de zones d'ombre encore. Il y a sur l'embuscade, et sur ses circonstances, des choses à connaître qui pour l'instant ne me paraissent pas transparentes. Ca m'étonnerait que le gouvernement ignore des détails.»

L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat

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 CLICHY-LA-GARENNE (HAUTS-DE-SEINE), 30 août. Grâce à l’ARS, Lounès et Samira ont fait le plein de fournitures scolaires pour leurs quatre enfants, avant la rentrée des classes. - Edouard Courtial. (en médaillon)

Il entend bien « jeter un pavé dans la mare». Pour Edouard Courtial, député (UMP) de l’Oise, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) doit profiter exclusivement aux enfants. Le jeune parlementaire de 35 ans déposera, au début du mois de novembre, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale discuté alors à l’Assemblée.

Il préconise l’envoi de « chèques achats rentrée scolaire » plutôt qu’un « simple virement » par les caisses d’allocations familiales.

Pourquoi avez-vous des soupçons sur l’utilisation de l’allocation de rentrée scolaire ?

Edouard Courtial . Personne ne contrôle rien aujourd’hui. L’ARS est parfois détournée pour des achats pour la famille. Il semblerait que certains distributeurs d’électroménager enregistrent des pics de vente d’écrans plats au moment de la rentrée. J’ai entendu récemment quelqu’un dire : « On s’offrira une nouvelle télé quand on aura touché l’ARS ! » J’étais atterré. L’ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat. Cette allocation doit permettre d’acquérir des fournitures scolaires, des baskets pour les cours de sport. Il est anormal que des enfants débarquent en classe avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés, mais disposent, à la maison d’une PlayStation toute neuve. Où sont les priorités ?

Vous êtes favorable à l’instauration de « chèques achats rentrée scolaire ». C’est quoi au juste ?

Ce sont des bons d’achats qui permettraient, dès la rentrée 2009, d’acheter uniquement ce qui est utile à une rentrée scolaire. Des agréments seraient donnés à certains distributeurs ou petits détaillants acceptant ce mode de paiement. Ceux-ci les renverraient ensuite à l’Etat qui les rembourserait sous forme de numéraire. Parallèlement, le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué.

Cette mesure promet d’être impopulaire… Qui peut aller contre ?

Ceux qui détournent l’allocation ne seront, sans doute, pas satisfaits. Cette pratique existe depuis toujours. C’était une question taboue. Mais les temps changent. Mon initiative est dans la même philosophie que le contrôle des chômeurs avec l’offre valable d’emploi (NDLR: offre ne pouvant être refusée plus de deux fois par un chômeur sous peine de sanction). Il est temps de contractualiser l’aide sociale en France, évidemment nécessaire.

 

 


VIDEO Valse de Faust -Gounod Liszt - par Sergio Fiorentino

http://fr.youtube.com/watch?v=we4PICRLBaw

02:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

La dure vie d'une militante...

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Il nique sa mère et cogne sur les femmes...

Le rappeur Joeystarr, 40 ans, chanteur du groupe NTM, devra se présenter le 10 octobre prochain devant les juges du tribunal de Paris après s’en être violemment pris, à plusieurs reprises, à la mère de ses deux enfants. Déféré jeudi devant un magistrat du parquet de Paris, Didier Morville, plus connu sous son nom de scène, a été placé sous contrôle judiciaire avant de recouvrer la liberté.

Sa compagne, Leïla Dixmier, s’est rendue le 23 août au commissariat du IVème arrondissement de Paris après avoir notamment reçu des coups au visage.

« Elle a expliqué avoir été victime de ces faits le 23 août mais aussi le 6 mai »

« Le dépôt d’une simple main courante indique que sa compagne ne souhaite peut-être pas qu’une procédure judiciaire aille trop loin », décrypte, avec prudence, Me Christian Saint-Palais, avocat de Joeystarr.

Selon nos informations, la jeune femme a été frappée au visage, mordue à un doigt et s’est fait cracher dessus par le chanteur qui compte une dizaine de condamnations à son casier judiciaire. « Elle a expliqué avoir été victime de ces faits, le 23 août, mais aussi le 6 mai », précise une source proche de l’affaire. Alerté, un magistrat du parquet a ordonné le placement en garde à vue du prévenu qui ne vit plus avec sa compagne, domiciliée dans le quartier du Marais à Paris.

Ancienne photographe de mode et journaliste, Leïla Dixmier préside le collectif Devoir de mémoire. Centrée au départ sur le thème de la question noire et de la préservation de l’histoire durant les périodes de l’esclavage et de la colonisation française, cette association a élargi ses interventions à la lutte contre le racisme et les discriminations raciales. Elle est parrainée par de nombreuses personnalités et Joeystarr en est le cofondateur.

Ce dernier, qui vient de reconstituer le groupe NTM, a déjà été condamné dans deux affaires concernant des brutalités exercées sur des femmes. En 1998, le rappeur se moque de trois hôtesses de l’air dans un hôtel de Montpellier (Hérault). L’une d’elles réplique au chanteur et reçoit un coup de poing au visage. Joeystarr écope de deux mois de prison ferme. Début 1999, son ex-compagne, l’ancien mannequin Jennifer Galin, dépose plainte en déclarant qu’elle était régulièrement frappée par Joeystarr. Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) le condamne à six mois ferme pour « coups et blessures volontaires », le 16 juin 1999.

 

Le Parisien -30 août 2008

00:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

30/08/2008

Le "troisième oeil"

Danse de Shiva.jpg
Danse de Shiva
"Je ne pourrais croire qu'à un Dieu qui saurait danser."

Ainsi parlait Zarathoustra - Friedrich Nietzsche 

Cette marque rouge sur le front représente « le troisième œil » de Shiva. Autrefois dessinée d'un geste religieux avec le majeur de la main droite, le tilak est aujourd'hui plus décoratif mais est toujours censé porter bonheur.
Le tilak est une marque de bon augure que l’on appose sur le front lors des cérémonies religieuses ou en guise de bienvenue. Il est dit dans les textes sacrés, qu’un front sans tilak est comme une maison sans toit, un village sans temple, une fleur sans parfum ou un cœur sans pitié.

Dessiné avec de la pâte de santal, il est appliqué entre les deux sourcils, au niveau du chakra du troisième œil (âjnâ-chakra) Symbolisant alors le troisième œil de Shiva, il éveille la conscience, incarne la connaissance spirituelle, celle qui transcende tout.
Les dévots de Shiva appliquent sur leur front un tilak particulier, le "tripundraka". Tracé avec des cendres,
rappelant les cendres du bûcher funéraire, ces trois barres horizontales apaisent l’esprit durant la méditation. Les vishnuites apposent sur leur front un autre signe particulier à leur secte. Il s’agit de lignes verticales rouges et blanches. Les femmes, quant à elles, appliquent sur leur front un cercle rouge, réalisé avec de la poudre rouge de curcuma, appelé "kumkum".

Enfin, le terme tilak est utilisé pour désigner le rituel qui a lieu avant le mariage. Au cours de cette cérémonie, le frère de la fiancée applique le tilak sur le front du futur époux, rendant ainsi la promesse de mariage officielle. Cela confère au fiancé le statut de "var", prêt pour le mariage.

23:57 Publié dans Blog | Tags : hindouisme | Lien permanent | Commentaires (5)

Les forces de la Nature

Gustav ouragan Cuba.jpg
Vue aérienne de l'ouragan Gustav

L'ouragan Gustav, qui a déjà fait au moins 85 morts dans les Caraïbes, a atteint samedi soir une puissance inégalée depuis sa formation, en frappant avec des vents de 220 km/h l'île cubaine de la Jeunesse, aux portes de la grande île de Cuba placée en état d'alerte maximal. Plus de 200.000 personnes vivant dans des zones exposées de l'île ont été évacuées depuis vendredi. 1200 touristes étrangers, essentiellement des Canadiens et des Italiens qui se trouvaient près de l'île de la Jeunesse, à Cayo Largo del Sur, ont également été transférés en lieux sûrs, selon les autorités cubaines.

Les vents sont passés au cours de la journée de samedi de 185 km/h à 220 km/h, une puissance jamais atteinte jusqu'ici pour Gustav, qui est devenu samedi un ouragan "extrêmement dangereux" de catégorie 4 sur l'échelle Saffir-Simpson qui en compte 5. Le Centre américain des ouragans, basé à Miami, indique même que Gustav pourrait se transformer en ouragan de catégorie 5 dans la nuit de samedi à dimanche. La province de Pinar del Rio et l'île de la Jeunesse avaient été placées dès vendredi en état d'alerte cyclonique maximal. A La Havane, les autorités ont commencé à évacuer les habitants des quartiers situés au-dessous du niveau de la mer et ceux des immeubles délabrés qui pourraient ne pas résister au passage de l'ouragan. La capitale cubaine ne devrait toutefois pas être directement touchée par l'ouragan.

Un oeil de 60 km

Gustav, qui s'étend sur un vaste rayon de 520 km et dont l'oeil couvre un diamètre de 60 km, doit poursuivre sa route dimanche matin vers le Golfe du Mexique et la Louisiane, qui avait particulièrement souffert il y a trois ans, presque jour pour jour, de l'ouragan de catégorie 5 Katrina.

La Nouvelle-Orléans, qui avait été en grande partie noyée sous les eaux de Katrina en août 2005, se prépare actuellement à l'arrivée de Gustav, probablement mardi, en  procédant à l'évacuation volontaire de certains quartiers. Les habitants avaient attendu en 2005 jusqu'à la dernière minute pour quitter la ville avant l'arrivée de Katrina qui avait fait quelque 1500 morts en Louisiane et dans les Etats voisins. Dès vendredi, George W. Bush, très critiqué en 2005 pour la lenteur des moyens fédéraux mis en oeuvre pour venir au secours des populations frappées par l'ouragan Katrina, a placé la Louisiane en état d'"alerte ouragan". Ceci permet notamment de débloquer des aides fédérales pour venir en aide aux potentielles victimes. 

La convention républicaine reportée ?

Alors que plusieurs responsables républicains ont assuré samedi qu'il n'y avait pas de projet de repousser la date de la convention républicaine, qui doit débuter lundi à St Paul, dans le Minnesota, John McCain a lui indiqué que son parti pourrait être amené à suspendre la convention en raison de l'ouragan Gustav qui s'apprête à frapper le sud des Etats-Unis. "Il ne serait pas convenable d'avoir un événement festif alors qu'une tragédie ou un défi terrible sous la forme d'un désastre national se déroule près de nous", a déclaré le candidat républicain sur Fox News. 

23:43 Publié dans Blog | Tags : gustav, ouragan | Lien permanent | Commentaires (8)

L'ouragan Gustav inquiète les candidats

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John McCain, 72 ans, avec sa femme Cindy, 54 ans, (et Sarah Palin, à Pittsburg le 30 août 2008)
Les candidats à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, flanqués de leur colistier, ont repris la campagne samedi dans les Etats clefs de l'Ohio et de Pennsylvanie, à 66 jours seulement de l'élection présidentielle.Evénement
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 Barack Obama et sa femme Michelle prennent le petit-déjeuner (avec Joe Biden et sa femme Jill, dans un restaurant à Boardman, dans l'Ohio, le 30 août 2008)
Mais les deux camps suivent avec inquiétude l'avancée du dangereux ouragan Gustav, désormais de catégorie 4, qui menace les côtes sud des Etats-Unis et pourrait créer une catastrophe majeure comme Katrina en 2005. Gustav pourrait toucher le sol américain lundi soir ou mardi, au moment où débutera à St Paul (Minnesota, nord), la convention républicaine.

En campagne samedi à Youngstown (Ohio, nord), M. Obama a affirmé qu'il espérait que le gouvernement américain avait tiré les leçons de Katrina. Son colistier Joe Biden a demandé aux Américains de prier pour que les digues qui protègent La Nouvelle-Orléans résistent aux intempéries.

M. McCain avait jugé "honteux" la réaction de l'administration Bush au passage de Katrina en 2005.

Le président George W. Bush devait s'exprimer à la convention républicaine lundi soir. Mais, avec l'arrivée imminente de Gustav, sa présence n'est pas certaine.

Le choix audacieux de John McCain de choisir comme candidate à la vice-présidence la novice Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska depuis deux ans et auparavant maire d'une ville de 9.000 habitants, continuait par ailleurs samedi d'agiter les commentateurs.

Le choix d'un colistier est considéré comme la décision la plus importante d'un candidat à la présidence. Des éditorialistes suggéraient samedi que ce choix soulignait la propension du sénateur de l'Arizona (sud-ouest) à prendre des décisions impulsives, voire téméraires.

Le sénateur républicain n'avait rencontré Sarah Palin qu'une seule fois --en février-- avant de la convoquer cette semaine à sa résidence de Sedona, en Arizona, où il lui a offert de rejoindre le ticket républicain.

Dans un courriel envoyé à ses partisans, Mme Palin affirme que "les grandes occasions de la vie arrivent parfois par hasard et c'est le cas pour moi". "John McCain et moi allons bousculer le statu quo en vigueur à Washington", a-t-elle promis.

La désignation de Mme Palin, farouche adversaire du droit à l'avortement, a été saluée par la droite chrétienne. En choisissant une femme, M. McCain espère aussi attirer à lui des électrices qui soutenaient Hillary Clinton.

La sénatrice de New York a exhorté samedi les électeurs américains, et notamment les femmes, à voter pour le ticket Obama-Biden le 4 novembre.

Dans un spot télévisé, le camp Obama a minimisé le choix d'une femme comme colistier de M. McCain. L'essentiel reste que M. McCain est d'accord "à 90% avec George W. Bush" et est prêt à continuer à dépenser 10 milliards de dollars par mois en Irak. "Qui que soit son colistier, l'Amérique sait quel est le programme de M. McCain. Nous ne pouvons pas nous permettre quatre ans de plus de la même politique", relève le spot démocrate.

Selon un sondage Gallup publié samedi, M. Obama bénéficie d'une avance de huit points sur M. McCain (49% contre 41%).

Mais les républicains espèrent rattraper leur retard, voire devancer les démocrates à l'issue de leur convention de St Paul.

La femme du candidat républicain qui a fêté ses 54 ans vendredi, Cindy McCain, y était attendue dès samedi soir.

Le candidat démocrate faisaient de son côté campagne samedi dans plusieurs zones économiquement sinistrées de l'Ohio.

En 2000 et 2004, M. Bush s'était imposé dans l'Ohio et cet Etat constitue encore un enjeu majeur en 2008. M. McCain et Mme Palin y sont attendus avant de se rendre à St Paul.

Dans la soirée, MM. Obama et Biden seront à Dublin (Ohio) tandis que McCain et Mme Palin seront ensemble à Washington (Pennsylvanie).

 

Sortez vos mouchoirs!

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Après son arrivée dans l'archipel, Ingrid Betancourt a été reçue par le président des Seychelles, James Alix Michel (au centre), en présencede l'ambassadeur de France (à droite). Au second plan : ses enfants, Mélanie et Lorenzo, avec l'épouse du chef d'État.
"PLUS SEYCHELLES LA VIE"!

C'est, toujours, la première chose que l'on se jure de faire sitôt rentré. Ce dont on rêve les yeux fermés faute de pouvoir l'imaginer, vraiment, les yeux ouverts. Retrouver leur visage, forcément changé, glisser instinctivement sa main juste derrière leur nuque. Les embrasser, les respirer, savoir qu'ils sont encore, enfin, et de nouveau, un peu à soi. Leur parler et les faire se raconter, même sans très bien savoir par où commencer. «Je vais être comme un chewing-gum pour mes enfants dans les prochains jours, collée à eux. Ils pourront m'enlacer, me mastiquer à volonté», avait confessé Ingrid Betancourt en foulant le tarmac de l'aéroport militaire de Catam, à Bogota, le 3 juillet dernier. L'ex-otage des Farc aurait-elle, dès lors, pu donner à son été de femme libre, le premier depuis six ans et quatre mois, un autre goût que celui d'une promesse tenue ? «Non», répond en chœur son entourage. «C'était un vrai besoin, intense et intime», «quelque chose de fondamental pour elle», insistent ses proches. «Son premier et immense bonheur était de pouvoir passer du temps avec ses enfants», conclut Fabrice Delloye, ex-époux de la Franco-Colombienne, père de Mélanie et Lorenzo.

Eux, les fils et fille en manque de mère, n'ont pas imaginé la quitter davantage que l'espace d'une douche chaude. Lorsque, le vendredi 4 juillet, Ingrid Betancourt et les siens poussent les portes de l'hôtel Raphaël, le personnel du palace parisien se fait tout petit. Ingrid qui n'aspirait qu'à un lit, un lit tout bête avec des draps, sans feuilles mortes ni insectes rampants, se voit confier les clés d'«une suite, avec toute sa famille installée autour». L'adresse n'a pas été choisie au hasard par les autorités françaises, en quête pour leur invitée à bout de souffle d'«un endroit le plus intimiste possible». Dans le hall qu'elle traverse chaque jour, sans chercher à se cacher, on remarque «sa sensibilité», «sa grande humanité». L'icône respire l'apaisement mais tout lui donne le vertige, jusqu'à ce luxe soudain inouï de pouvoir décider, le matin, de l'heure de son petit déjeuner. «Les plaisirs que redécouvre Ingrid vont des plus petites aux plus grandes choses, raconte son amie Anne-Colombe de la Taille. Il n'y a de place que pour les moments de vraie vie.» Ceux partagés au Fouquet's, du 7 au 17 juillet, prennent parfois corps à travers un odorant morceau de fromage au lait cru, péché mignon le plus susceptible d'arracher un sourire gourmand à l'ancienne captive.

 

«Des moments merveilleux»

 

Pourtant, lorsqu'elle déjeune au restaurant, l'idée ne vient à personne de vérifier son appétit d'oiseau ou sa faim de loup. Quand elle prie à Saint-Sulpice avec ses enfants, se recueille à Lourdes avec Yolanda, sa «Mamita Linda», nul ne cherche à mesurer sa foi, que l'on sait ardente. Dans les salons du Meurice et d'ailleurs, les interviews et les rencontres informelles, elles, se succèdent. Ingrid a du temps. Pour tout et pour tout le monde. Vite, chacun en profite. Elle, n'en abuse jamais. Au milieu des journalistes, la popstar Shakira se faufile en compatriote, verse quelques larmes de joie. Son éditeur, Bernard Fixot, la serre dans ses bras à plusieurs reprises. Les membres de son comité de soutien, qui l'ont apprise par cœur mais qu'elle ne connaît guère, préfèrent «la retrouver au calme». Ingrid Betancourt repart avec un book de photos, compilation de clichés pris sur le vif lors des manifs, genèse exhaustive de leur combat pour sa liberté.

Puis, enfin, elle ouvre sa parenthèse. Pour ses enfants comme pour elle, le «chewing-gum» devient bulle. Le 21 juillet, Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo s'envolent pour les Seychelles. Dans ses valises, une garde-robe complète offerte en toute discrétion par une créatrice française de prêt-à-porter. Un vanity de crèmes onctueuses, aussi, cadeau d'un fabricant de cosmétiques haut de gamme. La marque a hésité, se demandant si ce «geste de femme à femme» n'était pas «un peu futile». Le petit mot de remerciement envoyé peu après par l'intéressée s'est voulu rassurant. «Dans la jungle, je pensais souvent à mes enfants en me disant qu'ils allaient retrouver une vieille maman, a écrit Ingrid Betancourt. Grâce à vous, je vais pouvoir me faire belle pour eux !»

Surtout, le voyage sur l'archipel de l'océan Indien se veut symbolique. Ingrid Betancourt y a vécu trois ans, de 1985 à 1988, à l'époque où Fabrice Delloye occupait le poste de conseiller économique au sein de l'ambassade de France à Mahé. Derrière les murs de l'hôpital de Victoria, elle a donné naissance à sa fille. Puis nourri de son lait maternel l'enfant d'une femme qui n'en avait presque pas. Un enfant du pays, un fils de ministre : celui de Jacques Hodoul, ex-leader de l'opposition locale. De quoi faire d'Ingrid une citoyenne seychelloise à part entière, sur décret présidentiel. Cet été, avant son arrivée sur l'île, une photo d'elle est parue dans le quotidien Nation. On l'aperçoit, à peine trentenaire, accroupie dans les escaliers de la petite École française, un caméscope à la main. C'est le Noël des écoliers et Ingrid ne veut pas en manquer une miette. «Là-bas, nous avons passé des moments absolument merveilleux, confie Fabrice Delloye. Je comprends qu'elle ait choisi les Seychelles, un pays qu'elle aime infiniment, pour appréhender de nouveau les espaces, la vie pleine et entière.»

Invitée du gouvernement, elle séjourne quinze jours durant avec ses enfants dans l'une des trente villas du luxueux Hôtel Maia, implanté sur une péninsule privée de Mahé. Sa «très grande simplicité» ne fait pas d'elle une VIP ; et ce jusque sur les coussins du spa, où les massages sont pour elle aussi bons que le simple plaisir de s'enrouler dans un drap de bain immaculé. Pour mieux reconnaître ses enfants, elle ferme les écoutilles. «Elle a éteint son téléphone portable. Même l'Élysée n'arrivait pas à la joindre», s'amuse un proche. Seul l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, son professeur à Sciences Po, la rencontre le temps d'une escale vers le Kenya. Car le repli se veut total, presque animal, mu par une envie de tenir contre soi l'essentiel. De Mélanie et Lorenzo, elle veut plus encore que leur voix, celle que RFI lui envoyait sur les ondes trois fois par semaine. Elle veut pouvoir mémoriser le visage de son «Lolli» autrement que par le biais d'une publicité qu'elle avait découpée dans un journal, il y a longtemps, en s'imaginant que son fils pouvait désormais bien ressembler au mannequin.

Avec eux, elle file escalader la montagne Trois Frères. Du sommet, on voit Victoria et le port, Praslin et la Digue. «Je me pince parfois pour me demander si je ne rêve pas», confie-t-elle le 23 juillet, reçue à State House par le président James Michel. Elle peut tout, à présent. Prendre soin d'elle, s'étonner encore et encore du confort d'un matelas, mettre une paire de boucles d'oreille, marcher sans chapeau, sur le sable, pieds nus de préférence, mais pas parce qu'on lui a confisqué ses croquenots.

Le 17 août, le premier fils de Fabrice Delloye, Sébastien, les rejoint. C'est un peu le sien aussi. Ensemble, ils prolongent les retrouvailles à 80 kilomètres de là, sur l'île Desroches. Une maison, construite au cœur d'un resort 5 étoiles, leur a été prêtée. Quinze jours de plus s'écoulent. Ingrid Betancourt n'attendait rien d'au­tre que cet heureux huis clos. «Ce sont mes tout-petits, ma fierté, ma raison de vivre, ma lumière, ma lune, mes étoiles», dit-elle.

 

"Agir avec Ingrid"

 

Depuis, Mélanie est retournée à New York, pour suivre ses études de cinéma. Sébastien a regagné la Belgique et sa boîte de production. Lorenzo est à Paris, avec sa mère mais plus à l'hôtel. Mercredi dernier, Ingrid Betancourt était reçue à l'Élysée par Nicolas Sarkozy. Sans doute lui a-t-elle parlé de ses différents projets de livre et de cette pièce de théâtre qu'elle aimerait écrire. Une histoire à raconter sur les planches, pour dire «ce qu'elle a vécu sans le revivre elle-même». Lundi au plus tard, elle quittera la France pour l'Italie et Castelgandolfo, où elle sera reçue par le pape Benoît XVI. Dans la foulée, elle rejoindra sa fille à Manhattan, ignorant encore tout de sa future adresse. Probablement n'y en aura-t-il pas qu'une seule.

D'ici là, des dizaines d'autres colis auront afflué dans les bureaux parisiens du comité de soutien rebaptisé Agir avec Ingrid. Pour l'ex-otage, des centaines d'anonymes ont déjà envoyé «un nombre incalculable de bibles, d'images et de médailles pieuses». Sans oublier ces dessins d'enfants, confiés par sacs postaux entiers à Ingrid Betancourt. Tous, ou presque, représentent la même scène : une famille se tenant par la main, avec un prénom et une flèche pour chaque personnage. Et plein de soleil autour.

Le Figaro - 30.08.08

Sarközy rétropédale en vitesse...

MARCHE ARRIÈRE, TOUTE ! Bien décidé à calmer le jeu avec la Russie, Paris a pris hier ses partenaires européens de court en annonçant avec trois jours d’avance que le sommet européen extraordinaire prévu lundi à Bruxelles sur la crise dans le Caucase ne prendrait aucune sanction contre Moscou.

Les Vingt-Sept sont pourtant plus que divisés sur le sujet, entre les tenants d’une ligne dure, dont les anciens satellites de l’Union soviétique (Pologne et pays baltes notamment), et les partisans du dialogue (France, Italie ou Allemagne).

 
  « L’heure de prendre des sanctions n’est certainement pas venue », martèle l’entourage de Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’Union européenne. Un rétropédalage ?

Jeudi, Bernard Kouchner avait pourtant jeté un pavé dans la mare en prononçant le mot qui fâche « sanctions » , provoquant une petite montée de température avec le Kremlin. A Paris, on préfère afficher des ambitions relativement modestes pour le sommet de lundi. Il s’agira surtout, dit-on, d’afficher « l’unité » des Européens sur la crise russo-géorgienne en parlant d’une seule voix. « Déjà, si nous arrivons à cela, ce sera un joli succès », expliquait hier un Kouchner un peu embarrassé.
Concrètement, l’Elysée espère repartir de Bruxelles avec un texte portant la signature des Vingt-Sept qui condamnerait « fermement » la décision « unilatérale » et « inacceptable » de la Russie de reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes de Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

Discussion franche avec le président Medvedev

Lundi, l’UE devrait également rappeler la Russie à ses promesses en réclamant l’application « intégrale » de l’accord de cessez-le-feu du 12 août, négocié par Sarkozy. Un accord que Moscou persiste à interpréter à sa guise, profitant de ses zones d’ombre. Mercredi, Sarkozy a d’ailleurs eu un échange assez vif sur la question avec son homologue russe, Dmitri Medvedev. Une discussion « franche », comme on dit en langage diplomatique. « Nous sommes dans une phase de dialogue, ferme certes, mais de dialogue sur l’application de l’accord », explique Paris. Enfin, les Vingt-Sept devraient annoncer une aide économique et humanitaire à la Géorgie.
 Sur le terrain, les ONG rapportent en effet que des milliers de Géorgiens ont été chassés de la zone tampon sous contrôle russe, autour de l’Ossétie du Sud. Déjà, certains craignent que le sommet extraordinaire de Bruxelles, sans précédent depuis la crise irakienne de 2003, n’accouche d’une souris.
 Mais, à l’Elysée, on veut croire que la stratégie qui consiste à maintenir le fil du dialogue avec Moscou portera ses fruits. Un premier signe ? Hier, dans un geste d’apaisement, le Kremlin a promis qu’il ne couperait pas le robinet de gaz et de pétrole aux Européens.

 

Le Parisien - 30.08.08

18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Carla avait dit que...

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Elle avait assuré qu'elle ne chanterait jamais en public tant qu'elle serait Première dame de France. Et pourtant... Carla Bruni, épouse du président français Nicolas Sarközy, chantera en direct sur la chaîne BBC2 le 16 septembre, dans une émission où sont aussi programmés Metallica et Paul McCartney.

«Carla Bruni chantera une ou deux chansons de son troisième album qui vient de sortir, Comme si de rien n'était dans l'émission Later. », a annoncé la BBC dans un communiqué reçu samedi.

Le groupe de heavy metal américain Metallica se produira également dans cette émission à l'occasion de la sortie de son neuvième album en studio, «Death Magnetic».

L'ex-Beatle Paul McCartney sera également de la partie pour présenter de nouveaux morceaux en collaboration avec le musicien Youth avec qui il forme le groupe «The Fireman».

Les rockeurs Kings of Leon et la chanteuse américaine Nicole Atkins sont également invités pour cette émission enregistrée dans un petit studio et qui commence d'habitude avec une jam session incluant tous les invités et le présentateur Jools Holland au piano.

 

Leparisien.fr avec AFP -30.08.08

 

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Un caniche élu à la Maison Blanche

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Avant d'élire en novembre leur président, les Américains ont déjà choisi le caniche comme le chien idéal pour entrer à la Maison Blanche au côté du démocrate Barak Obama, a annoncé jeudi l'American Kennel Club (AKC) à l'origine de ce sondage.

L'AKC avait lancé cette consultation nationale destinée à savoir quel animal conviendrait le mieux à la potentielle future "Première famille", après la promesse du candidat démocrate à la Maison Blanche et de son épouse Michelle à leurs deux filles qu'elles pourraient avoir un chien après l'élection présidentielle.

Aucun sondage similaire n'a été réalisé pour le candidat républicain. Tout simplement, assure l'AKC, parce que John McCain possède déjà 24 animaux de compagnie, dont quatre chiens !

Plus de 42.000 personnes ont voté au cours de cette consultation de sept semaines et le populaire caniche a devancé d'un museau le moins connu "Terrier irlandais à poils doux" (ou "soft-coated Wheaten terrier").

"Dans cette compétition, presque aussi féroce qu'entre Hillary Clinton et Barack Obama" lors des primaires, le caniche blanc a gagné d'un cheveu (ou plutôt d'un poil), avec seulement quelques centaines de voix d'avance, note l'association sur son site.

Le choix du caniche, un chien "exceptionnellement intelligent et athlétique", comme hôte canin idéal de la Maison Blanche n'est pas surprenant, a relevé la porte-parole de l'AKC Lisa Peterson.

Les caniches tiennent la première place dans le coeur des Américains depuis plus de vingt ans, selon les statistiques du club, a-t-elle ajouté.

Les autres chiens en compétition étaient le Schnauzer miniature, le bichon frisé et le chien chinois à crête.

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Radovan Karadzic refuse de se prononcer sur sa culpabilité ou non-culpabilité

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Au TPI

Face à son silence, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a plaidé «non coupable» au nom de l'ancien chef des Serbes de Bosnie.

L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a refusé vendredi de plaider coupable ou non des accusations de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie.

«Conformément à ce que j'ai dit auparavant, je refuse de me prononcer», a déclaré l'ex-fugitif, alors que le juge britannique Iain Bonomy lui déclinait les onze chefs d'accusation retenus contre lui (lire l'acte d'accusation). «Dans ce cas, conformément à la procédure, je plaide non coupable en votre nom», a rétorqué le juge, conformément à l'article 62 du Règlement de procédure et de preuve du TPIY. Lors de sa comparution initiale le 31 juillet, l'inculpé avait choisi d'utiliser le délai légal de réflexion de trente jours auquel il avait droit. Il devrait également contester la légalité du TPI durant le procès

Par ailleurs, Karadzic, apparu seul devant le juge, a confirmé qu'il avait «renoncé» à son droit d'être représenté par un avocat. «Je n'ai pas encore composé mon équipe d'associés et d'aides» juridiques, a précisé Karadzic, tout en expliquant qu'il ne voulait pas plaider car il attendait une nouvelle version de son acte d'accusation annoncée par le procureur. Lors du transfert de Radovan Karadzic au centre de détention du TPI à La Haye, le procureur du TPI, le Belge Serge Brammertz, avait annoncé qu'il travaillait à une nouvelle version de l'acte d'accusation contre lui, la dernière datant de 2000.

Radovan Karadzic, 63 ans, est considéré comme un des cerveaux du «nettoyage ethnique» lancé, avec l'appui de Belgrade selon le procureur du TPI, contre les Musulmans et Croates durant la guerre de Bosnie. Outre le massacre de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica, dans l'est de la Bosnie, en 1995, il devra également répondre du long siège meurtrier de Sarajevo et de la détention de milliers de civils dans des camps, notamment dans la région de Prijedor (nord-ouest de la Bosnie).

 

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