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25/03/2008

Scandaleux! Viande hachée contaminée chez Carrefour et Monoprix

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110 magasins auraient vendu des steaks et de la viande hachée contaminés par une bactérie. 30 clients de Monoprix souffrent d'ores et déjà de diarrhées et de nausées.

L'alerte concerne 110 magasins des enseignes Carrefour (29 magasins), Monoprix (59) et Monop' (22) situés en Ile-de-France et dans une quinzaine d'autres départements . Selon le journal Le Parisien-Aujourd'hui en France qui révèle l'information, elle porte sur près de deux tonnes et demie de viande hachée, sorties le 10 mars des chaînes de fabrication de l'abattoir Socopa de Coutances, dans la Manche, et contaminées par la bactérie Escherichia coli 0 157. Une bactérie d'origine fécale, présente dans l'intestin des mammifères, et qui, selon le porte-parole de l'abattoir, aurait pu transiter par le cuir d'un bovin sale avant de contaminer une carcasse. L'Escherichia coli peut engendrer une simple gastro-entérite (avec maux de ventre, vomissements et diarrhée) dont les symptômes apparaissent entre deux et huit jours après l'intoxication. Elle peut aussi provoquer le décès par insuffisance rénale des personnes au système immunitaire affaibli, comme les personnes âgées et les bébés.

Selon Monoprix, 30 de ses clients ayant consommé des steaks hachés contaminés souffrent d'ores et déjà de diarrhées et de nausées. Aucun cas critique ne semble se présenter, mais Monoprix assure faire «suivre médicalement ces personnes», parmi lesquelles se comptent des femmes enceintes. Tout en soulignant «l'absence de lien de cause à effet» prouvé entre les symptômes présentés et la consommation de viande. Chez Carrefour, le porte-parole assure en revanche n'avoir enregistré aucun retour de marchandise et aucun signalement de malades. Et ce alors que l'enseigne dit avoir contacté 15.000 personnes par l'intermédiaire des cartes de fidélité.

Alerte

 

Les clients des magasins concernés (1.400 kg de viande sont partis à destination de Carrefour, 900 chez Monoprix) ont été avertis vendredi 21 mars, soit 11 jours après la contamination, par une simple affichette dans le rayon boucherie des magasins concernés. Entre temps, la Socopa a alerté les services vétérinaires du département et la Direction générale de l'alimentation. Selon Sandrine Mercier, responsable qualité chez Carrefour, interrogée par Le Parisien-Aujourd'hui en France, ce délai s'explique par le fait que les résultats des analyses effectuées quotidiennement par l'entreprise normande ne sont connus que sept jours plus tard... Les résultats des contrôles de confirmation n'ont été connus que le vendredi 21 mars. C'est la Direction générale de l'alimentation qui aurait décidé de l'alerte par affichage dans les magasins concernés *.

Pour se protégér de la bactérie, il est conseillé aux consommateurs de cuire la viande à une température supérieure à 70°C, y compris en son coeur. La bactérie pouvant être présente à l'intérieur du steak.

La dernière contamination de grande ampleur date de novembre 2005. À cette date, des barquettes contenant des steaks hachés, vendus chez Leclerc sous la marque Chantegrill et préparés par la société Soviba, ont rendu malades plusieurs dizaines de personnes. Là encore, c'est la bactérie Escherichia coli 0 157 qui est à l'origine de l'infection. Une information judiciaire avait été ouverte.

* Pour Carrefour, il s'agit de steaks hachés et de viande hachée en vrac de marque Carrefour, mis en vente du 10 au 18 mars, avec une date limite de consommation du 17 au 18 mars. Les 52 lots concernés portent un numéro de site de fabrication identique : FR 50 14 702. La consigne est de ramener la marchandise au magasin.

* Pour Monoprix, il s'agit de steaks de marque Monoprix, vendus sous film plastique en barquette, aux mêmes dates et avec la même date limite de consommation que chez Carrefour. Outre le retour en, magasin, la hot line sanitaire de l'enseigne peut être contactée : 0.800.773.800 (numéro vert).

L'affichette mise en place est pratiquement illisible, en  petits caractères noirs sur feuille blanche  format A4, placée de façon à ne pas (trop) attirer l'attention! Alors qu'il faudrait alerter les clients par une affiche en couleurs, très lisible, comme celles des promos!

Bouthan: pour s'initier à la démocratie!

   Le Bhoutan votait lundi 28 mai 2007 pour le deuxième tour d'élections législatives factices, galop d'essai avant un vrai scrutin l'an prochain, afin de transformer cette monarchie en une démocratie parlementaire.

  Cette consultation, dont le premier tour s'est tenu le 21 avril 2007, est censée éduquer les sujets du petit royaume himalayen coincé entre l'Inde et la Chine à la démocratie électorale avant ce qui sera le premier vrai scrutin de l'histoire de la "Terre du Dragon tonnerre", en 2008. Les deux faux partis en lice, arrivés en tête au premier tour, sont associés à une couleur : rouge et jaune. Le jaune promet "la préservation de la culture et de la tradition du Bhoutan", le rouge est favorable "au développement de l'industrie".

Ces élections ont été voulues par l'ancien roi Jigme Singye Wangchuck, qui a abdiqué en décembre dernier en faveur de son fils Jigme Khesar Namgyel, âgé de 26 ans.

 Dans la capitale Thimphou, des responsables espèrent que la participation sera supérieure aux 30 % des quatre cent mille électeurs qui s'étaient déplacés le mois dernier.

 MENACES D'ATTENTATS

"Il reste du travail pour sensibiliser les gens", a estimé Jems Brinc, un observateur international danois. "Je connais beaucoup de gens pour lesquels c'est une journée de vacances plutôt qu'une occasion d'aller voter", a-t-il déploré. Le scrutin se déroule sous étroite surveillance des forces de l'ordre. La Force du tigre du Bhoutan, branche armée du parti communiste bhoutanais, un groupe de séparatistes réfugiés au Népal, a en effet publié des menaces d'attentats contre des bureaux de vote. Plus de cent mille personnes originaires du sud du Bhoutan et parlant le népalais vivent dans des camps de réfugiés au Népal depuis le début des années 1990. Ils ont fui le Bhoutan après l'effondrement de leur mouvement hostile à la monarchie.

"BONHEUR NATIONAL BRUT"

 Le Bhoutan a amorcé en 2001 sa transition démocratique après que l'ancien souverain eut confié une partie de ses pouvoirs absolus à un conseil des ministres chargé de gérer les affaires courantes. En 2004, un projet de Constitution a vu le jour, sur lequel les Bhoutanais sont appelés à se prononcer d'ici aux législatives. Cette loi fondamentale devrait remplacer un décret royal de 1953, qui octroyait au monarque des pouvoirs absolus. De la taille de la Suisse, ce royaume bouddhiste de six cent mille habitants conserve une forte identité nationale, encouragée par l'ancien roi, lequel a incité son peuple à porter le vêtement traditionnel et banni la télévision jusqu'en 1999. L'ex-souverain est célèbre pour avoir promu une philosophie économique fondée sur le "bonheur national brut" plutôt que sur le produit intérieur brut.

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Curieux, cette information qui arrive presque un an plus tard... Serait-elle en liaison avec les événements du Tibet?  

L'US Navy tire sur des barques!

Un navire de guerre américain a tiré sur une ou deux barques – selon les sources – de vendeurs ambulants, lundi 24 mars, dans le canal de Suez, tuant un Egyptien et en blessant deux autres, rapportent les services de sécurité et des témoins.

Les Américains à bord du navire Global Patriot ont ouvert le feu quand la – ou les – embarcations ont continué de s'approcher de leur bateau, malgré un ordre de ne plus avancer et une sommation, ajoutent ces sources.

 

 Le navire de guerre attendait l'autorisation d'emprunter le canal de Suez pour passer de la mer Rouge à la Méditerranée, précisent-elles.

 

Plusieurs des embarcations qui vendent de petits articles sur le canal de Suez se sont rassemblées en signe de protestation juste après le tir, avant de se disperser.

Le Monde- 25 mars 08

CULTURE: Benhamou à la Villa Médicis

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Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Comunication
«Chacun sait que je me suis moyennement entendu à une époque avec Georges-Marc Benamou ; mais ça n'était plus le cas et on travaillait très correctement ensemble», a souligné mardi Christine Albanel. Crédits photo : DENIS/REA

La nomination de l'ancien conseiller de l'Élysée à la tête de l'Académie de France à Rome n'enthousiasme pas la ministre de la Culture.

«C'est une décision du président de la République, je suis convaincu qu'il l'a prise pour de très bonnes raisons». On aurait pu imaginer un soutien plus affirmé de la part de la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, à la décision de Nicolas Sarkozy de nommer son ancien conseiller élyséen, Georges-Marc Benamou, à la tête de la prestigieuse Villa Médicis à Rome. Le conseiller présidentiel a longtemps été en froid avec la ministre. Cette dernière l'a d'ailleurs reconnu mardi matin au micro de RTL : «Chacun sait que je me suis moyennement entendu à une époque avec Georges-Marc Benamou ; mais ça n'était plus le cas et on travaillait très correctement ensemble.»

Devant l'insistance du journaliste lui demandant si c'était ou non sa décision, la ministre s'est contentée de répéter : «C'est une décision du président de la République que je vais naturellement mettre en œuvre. Je n'ai pas à la commenter». Pourtant, selon le ministère de la Culture (voir le décret), le directeur de l'Académie de France à Rome est traditionnellement nommé sur proposition du ministre de la Culture. Le décret est signé par le ministre de la rue de Valois, le premier ministre et parfois par le président de la République. «En général, c'est le ministre de la Culture qui propose le futur directeur, mais à la fois Matignon, l'Élysée et la rue de Valois peuvent faire une proposition», explique-t-on au ministère.

«Ce serait abaisser le niveau de la culture»

 

Christine Albanel s'est en revanche montrée plus virulente quant à la déclaration jugée «très violente» de l'actrice française Clotilde Courau dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. Dans les colonnes du quotidien, celle-ci affirme, à propos de la nomination de Benamou à la Villa Médicis : «Ce serait déshonorant pour nos cousins italiens et pour l'Académie de France à Rome qu'une telle décision soit prise. Voilà un homme qui a eu la maladresse d'annoncer que dès qu'il serait nommé à ce poste très important pour les créateurs, il en profiterait pour se consacrer à l'écriture de son prochain livre. Ce serait abaisser le niveau de la culture. Une erreur.»

Des propos dans la droite ligne du texte de protestation qu'elle a co-signé, avec plusieurs dizaines de représentants du monde culturel dans Le Monde daté de samedi. Un texte intitulé «La Villa Médicis, victime du fait du prince» dans lequel ils regrettent un «parachutage», en forme de «lot de consolation» pour l'ancien conseiller. «Ce n'est pas un tsunami», a commenté mardi Christine Albanel a propos de ce texte. Lancé par les écrivains Marie-Ange Munoz et Bernard Comment, il a déjà recueilli une quarantaine de signatures de comédiens, artistes plasticiens, écrivains, metteurs en scène, cinéastes, compositeurs, dont certains sont d'anciens pensionnaires de la Villa Médicis. Benamou «a le droit de se porter candidat mais il serait bon de connaître son projet», estime Marie-Ange Munoz.

Le directeur de l'organisme public Cultures France, Olivier Poivre d'Arvor, qui espérait obtenir le poste, a aussi protesté contre la nomination annoncée de Georges-Marc Benamou. Ce dernier lui aurait en effet promis le poste dès décembre dernier, il a adressé une lettre ouverte de protestation à Nicolas Sarközy. La Villa Médicis, qui abrite l'Académie de France à Rome, est actuellement dirigée par Richard Peduzzi, dont le mandat vient à échéance dans quelques mois.

     

VIDEO Le Kossovo, c'est la Serbie!

http://www.youtube.com/v/Qm2k5vxHbgM&hl=fr

VIDEO Les Jeux Rouges de Pékin

http://www.dailymotion.com/video/x4sndy_le-tibet-le-21-ma...

24/03/2008

La génération de la Nakba

Cette année, soixante ans se sont écoulés depuis la Nakba (catastrophe). Soixante ans depuis que nous, Palestiniens, sommes devenus des réfugiés. Plus de six millions de réfugiés palestiniens vivent encore loin de leurs villages, de leurs villes et de leurs cités, suite à l’invasion sioniste qui les a déracinés de leur patrie en 1948.

Des générations sont nées, ont grandi et sont mortes dans les camps de réfugiés, mais la communauté internationale continue d’ignorer les droits politiques des réfugiés palestiniens.

Ce qui m’attriste en tant que réfugié – je suis né et j’ai grandi dans un camp de réfugiés et je me bats pour ne pas y mourir – c’est que la génération de la Nakba est en train de mourir. Dans les camps, il ne reste plus que quelques personnes qui ont encore le souvenir de la vie dans les villages qui nous ont été volés. Elles ne sont que quelques-unes à pouvoir encore raconter comment c’était d’être déraciné et d’être envoyé vivre dans une tente dans un camp de réfugiés. Une partie de mon travail, dans l’histoire orale et les projets des médias au Centre culturel et communautaire à Ibdaa, dans le camp de réfugiés de Dheisheh, est d’interviewer des gens et de récolter les témoignages et les récits qui n’ont pas encore été enregistrés, afin que, lorsque ces personnes mourront, leurs souvenirs et leurs récits ne meurent pas avec elles.

En cette année du soixantième anniversaire, je suis venu ici aux Etats-Unis pour finir mes études et compléter un stage en travaillant avec le Middle East Childrens’s Alliance (MECA) [Association des enfants du Moyen-Orient]. Avant de partir je m’étais promis que pendant ce séjour, je ferais de mon mieux pour susciter la prise de conscience au sujet de la Nakba, et d’aborder la question de ce que ces soixante ans ont signifié pour le peuple palestinien.

Depuis que je suis ici, j’ai constaté que les Américains sont très occupés, ils sont nombreux à avoir deux emplois, leurs pensées sont occupées par leur vie quotidienne. La plupart des gens sont soit indifférents, soit n’ont pas le temps d’y réfléchir, soit encore n’ont pas envie de savoir ce qui est en train de se passer en Palestine, en Irak ou dans le reste du monde. Cela me rappelle ce que m’a dit mon oncle Mahmoud juste avant mon départ.

Mon oncle Mahmoud appartient à la génération de la Nakba. Il a 78 ans maintenant, et a vécu dans le camp de réfugiés de Dhegisheh pendant soixante ans. Il avait dix-huit ans lorsqu’il a été déraciné du village de Jirash, à l’ouest de Jérusalem, qui est maintenant vide et que le gouvernement israélien a transformé en une réserve nationale. Mon oncle est malade. Il ne peut plus bouger ni se déplacer. J’ai été lui rendre visite avant de quitter la Palestine et le camp de Dheisheh parce que je craignais qu’il ne décède pendant mon séjour aux Etats-Unis. Je lui ai dit que j’allais en Amérique pour étudier, et que j’allais prendre avec moi une de nos clés familiales [clés des maisons qu’ils ont dû fuir]. Il m’a demandé pourquoi, et je lui ai expliqué que je la montrerais aux Américains et que je leur raconterais : comment nous avions des maisons et des villages ; comment nous en avions conservé les clés, bien que nos maisons furent détruites, il y a soixante ans ; comment nous gardions encore un droit à cette terre. Après un moment il me répondit avec une moue ironique : « Quoi ? Les Américains ? Qu’est-ce que notre situation peut bien leur faire ? ». Je lui avais répondu qu’il était important, puisque le gouvernement américain soutenait l’occupation israélienne, de faire connaître aux Américains notre situation et nos droits politiques, et il a rétorqué : « Je vis dans ce camp de réfugiés depuis soixante ans, j’ai vu des gens de partout dans le monde, y compris des Américains, venir nous voir. Mais rien ne change. Nous sommes encore dans le camp. » Il est persuadé que les gens sont indifférents à la souffrance des réfugiés palestiniens et à notre désir de retourner dans nos terres.

Mon oncle a été le premier à m’amener à notre village détruit de Zakariah, et aussi au village d’origine de ma mère, Jirash, également détruit. C’est lui qui m’a appris l’histoire de ce qui s’est passé en 1948. Il a été à mes côtés lorsque je faisais visiter le camp à des délégations d’écoles venues d’Europe, des Etats-Unis et même d’Israël, et c’est lui qui leur expliquait l’histoire de la Nakba.

Mon oncle était fermier au village, ensuite, en tant que réfugié, il est devenu ouvrier. Lorsque lui et sa famille ont fermé la porte de leur maison, ils ont pris la clé, car ils pensaient qu’ils reviendraient quelques jours plus tard, dès que les violences auraient cessé. Dans le camp, mon oncle a refusé d’ajouter un étage à sa maison, même si sa famille grandissait. Il insistait sur le fait que ce bâtiment était provisoire, et qu’un jour il retournerait chez lui dans son village. Pendant sa vie dans le camp, il a vu les colonies israéliennes engloutir des terres palestiniennes ; il a vu la construction de murs et de prisons, et beaucoup de gens se faire tuer. Il a perdu un fils au cours de la première Intifada en 1989. A cette époque, le camp même de Dheisheh est devenu une prison entourée d’une barrière de huit mètres de haut, avec une seule entrée et sortie. Maintenant c’est l’ensemble de la Palestine qui est devenue une prison. Mon oncle Mahmoud a passé l’entièreté de sa vie dans cette prison.

Le mois passé, le président états-unien Georges Bush s’est rendu en Palestine pour des négociations de dernière minute avant de quitter la Maison Blanche. Il a passé tout près de notre camp lorsqu’il est allé visiter l’Eglise de la Nativité à Bethléem. Mais, une fois de plus, il a dénié le droit au retour des réfugiés palestiniens. Il ne se rend pas compte à quel point les réfugiés palestiniens sont engagés pour ce droit. Il n’a jamais rencontré mon oncle, ni les centaines d’enfants qui apprennent la force et l’engagement pour le droit au retour de leurs aînés. La génération de mon oncle a passé leurs clés à la génération suivante, qui a fait de même. Ma mère est décédée, il y a vingt ans. Elle m’avait demandé d’enterrer ses restes au village quand nous y retournerions. Ceux qui restent encore de la génération de la Nakba s’en vont. Au lieu de rêver de rentrer dans leur patrie, ils rêvent d’y être un jour enterrés. Leurs enfants, comme moi, et la génération suivante, celle des enfants qui sont nés et jouent dans les rues et dansent à Ibdaa, portent maintenant les lourdes clés de la maison de leurs familles, ils continuent à lutter pour leurs droits et leur rêve de rentrer chez eux.

 

 (Ziad Abbas est journaliste et co-directeur du Centre culturel et communautaire de Ibdaa, dans le camp de réfugiés de Dheisheh, en Palestine. Il est actuellement étudiant aux Etats-Unis et travaille dans la Middle East Children’s alliance (MECA) [Association des enfants du Moyen-Orient].)

Salon du livre: baisse des entrées

165.300 visiteurs en six jours. Le Salon du livre de Paris 2008, dont Israël était l'invité d'honneur, enregistre une baisse de fréquentation de 8% par rapport à 2007, selon le Syndicat national de l'édition (SNE).

Les entrées payantes sont en forte baisse (-17%), ainsi que les entrées gratuites, réservées notamment aux plus jeunes (-18 ans et étudiants, -29%). Les scolaires ont été 14% de plus que l'an dernier à visiter le Salon, qui note un léger recul du nombre des professionnels du livre (-4%).
   
Des appels au boycott de pays arabes et musulmans, dont le Liban, avaient précédé l'ouverture du salon du livre, en raison de la présence d'Israël. Mais ils n'ont eu que peu d'effet sur le nombre de participants.
   
D'importantes mesures de sécurité avaient en revanche été prises, provoquant de longue files d'attente aux entrées du Parc des expositions.
   
Vendredi, l'inauguration du salon par le président israélien Shimon Peres avait été marquée par la chute d'un panneau, qui a fait plusieurs blessés légers, lors d'une bousculade sur le stand d'Israël. Et une alerte à la bombe a entraîné dimanche l'évacuation de 20.000 personnes pendant plus d'une heure.
       
En 2009, l'invité sera le Mexique.

(Libération 24 mars 2008)

4.308 soldats américains tués en Irak en 5 ans

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Retour au pays...
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Soldats américains à Bagdad

Un nouveau seuil a été franchi après la mort de quatre militaires dimanche.

C'est un macabre décompte. Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre en Irak a atteint la barre symbolique des 4000 morts, cinq ans après le début de l'intervention américaine à Bagdad. Un bilan déploré par le vice-président américain Dick Cheney, en visite actuellement en Israël, qui a déclaré regretter « toute victime » américaine dans ce conflit. Réaction similaire du côté de George W. Bush, qui a appris avec «chagrin» le nombre de G.I. tués en Irak. Toutefois le président américain «porte la responsabilité des décisions qu'il a prises, et il porte aussi la responsabilité de continuer à se consacrer à réussir» a souligné la Maison-Blanche.

D'après le site icasualties.org, le total des pertes de la coalition menée par Washington s'élève désormais à 4.308 morts, dont 4.000 Américains, 175 soldats britanniques et 133 membres d'autres contingents. Le nombre de blessés avoisine lui les 29.314 Américains dont un tiers resteront mutilés et infirmes.

Environ 40% des tués ont péri dans des attentats, le plus souvent suite à l'explosion d'engins piégés au passage de leurs patrouilles à pieds et véhicules. Ces bombes artisanales, connues sous l'acronyme d'IED (Improvised Explosive Device) ont fait des ravages dans les rangs américains, forçant le Pentagone a déployé des véhicules de nouvelle génération aux blindages toujours plus performants.

Des morts oubliés

 

Côté irakien, le nombre de tués est sans commune mesure avec les pertes américaines. Même si aucune comptabilité précise existe sur le bilan des victimes irakiennes, les évaluations évoquent pour le moment entre 80.000 et jusqu'à un million de morts depuis 2003.

En février, Ivana Vuco, chargé de la question des droits de l'homme pour la mission d'assistance de l'ONU en Irak, avait admis que faire le bilan des morts civils était «un problème énorme». «Certains incidents ne nous sont même pas signalés», avait-elle assuré devant la presse.

En janvier, le gouvernement irakien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont publié des estimations allant de 104.000 à 223.000 tués depuis le début des opérations militaires en mars 2003. Selon le site indépendant Iraq Body Count, le chiffre des tués s'inscrit dans une fourchette de 80 à 90.000, dont plus d'un quart, 24.000, ont été tués en 2007.

(Le Figaro - 24 mars 2008)

Renforcement de la présence militaire française en Afghanistan

"Sarközy notre président guerrier et se donnant de plus en plus des allures napoléoniennes renforcerait notre présence militaire en Afghanistan selon le « Times ». Décision que notre bouillant président devrait annoncer lors du prochain sommet de l’OTAN de Bucarest le 2 avril 2008.

Nous nous imaginons la satisfaction de cette organisation internationale guerrière et coloniale et surtout celle des USA qui sont en train de perdre pied face à la résistance afghane qui refuse l’occupation de son pays. Sarközy veut leur faire un cadeau en envoyant de jeunes Français se faire tuer dans un combat d’occupation d’une terre étrangère.

Nous sommes également étonnés d’apprendre par la presse d’outre-manche une décision qui devrait nous concerner en premier lieu.Est-ce la nouvelle démocratie sarkozienne qui préfère nous apprendre par la presse anglaise des décisions qu’il prend sans nous consulter en essayant de nous mettre devant le fait accompli?Est-ce la nouvelle façon de faire de la politique de proximité ?Est-ce cela la nouvelle sarkomanie : envoyer nos jeunes se faire tuer pour satisfaire des vœux de l’OTAN et des USA ?

Un nouveau bataillon, d’un millier d’hommes accompagné d’un paquet de forces spéciales devrait bientôt partir pour lutter contre les « Taliban » J’aimerais bien qu’on me dise comment reconnaître un « Taliban » lors de bombardements de villages ou de massacres de population comme cela se pratique souvent en Afghanistan ? Ont-ils une couleur spéciale ou bien portent-ils un insigne ou une écriture sur le front ?

Nous rappelons qu’il y a déjà 2200 soldats français engagés sur le théâtre d’opérations afghan alors que les Afghans ne nous jamais rien fait.

Ce renforcement du contingent français a été mis à l’ordre du jour du sommet franco-britannique qui aura lieu cette semaine à Londres. Nous devons exiger un référendum d’initiative populaire afin de faire savoir que nous sommes en désaccord avec cette décision de notre bouillant président.

Le peuple Afghan ne nous a jamais rien fait.
L’ancien président Jacques Chirac a refusé de s’engager dans la guerre de colonisation de l’Irak, le nouveau doit nous dégager de celle de l’Afghanistan."
(Source: Voxnr - 24 mars 2008)
Sarközy ne sait rien refuser à l'OTAN! Il s'agit de préparer les Français à une guerre contre l'Iran et d'amasser des troupes... De toute manière, avec Sarközy, c'est la volonté américaine et israélienne qui triomphera! Référendum ou pas.

Manifestations à Olympie contre le JO de Pékin

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Pauvre flamme sacrée d'Olympie, qui sert maintenant les pires intérêts mondialistes! Flamme d'Occident, qui n'a rien à faire en Asie!

Des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber lundi la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier déployé à Olympie, dans le sud de la Grèce.

Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.

L'un d'eux a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune officielle "liberté, liberté".

Ils ont été aussitôt interpellés.

"Nous continuerons des actions comme ça jusqu'au 8 août", date de l'ouverture des jeux de Pékin, a promis Robert Ménard, joint au téléphone par l'AFP dans les locaux de police de Pyrgos, à 80 km d'Olympie.

"Ce que l'on veut, c'est que les chefs d'Etats étrangers boycottent la cérémonie d'ouverture des jeux. Nous n'avons rien contre les JO, rien contre les athlètes. Nous alertons les Etats sur le fait que la Chine est la plus grande prison du monde", a poursuivi le dirigeant de l'ONG française.

Sur les images par la télévision publique grecque Net, on discerne un mouvement de foule vers la tribune, avant que les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu.

La télévision chinoise a suspendu brièvement la retransmission, sans explication, peu après le début du discours du responsable de Pékin, pour diffuser des images d'archives du site d'Olympie et d'une torche.

Le gouvernement grec a condamné l'incident, dénonçant un acte n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique".

"Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante", a réagi le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.

Alors que des voix se sont élevées dans le monde pour condamner l'attitude de Pékin au Tibet, lors de la dure répression d'émeutes, le patron du CIO a jugé qu'il ne voyait pas se dessiner d'"élan" sur la scène internationale pour un boycott des jeux.

"La plupart des grands dirigeants politiques ne veulent pas de boycott. Bush ne veut pas de boycott, Sarközy ne veut pas de boycott, Brown ne veut pas de boycott (...) Je respecte le jugement des organisations de défense des droits de l'homme mais elle ne sont pas représentatives de leurs pays", a-t-il dit.

Depuis Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a néanmoins appelé la Chine à adopter une politique plus "viable" au Tibet, impliquant un dialogue avec le dalaï lama.

Et le président  Nicolas Sarközy a appelé à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet", dans un message adressé à son homologue chinois Hu Jintao.

Peu après la fin de la cérémonie, une dizaine de militants de la cause tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge, se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois, avant d'être délogés par la police grecque.

Un défenseur de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de l'association Etudiants tibétains pour un Tibet libre, basée à New York, a été arrêté par la police alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à Olympie, avant d'être relâché quelques heures plus tard.

Quelques milliers de personnes assistaient à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus. Le public était uniquement composé d'officiels, de journalistes et de personnes munies de tickets, l'accès au site ayant été strictement encadré.

Des éclaircies ont permis d'allumer la torche à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition.

La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis, pour démarrer un périple de 137.000 km à travers les cinq continents.

BRUNO GUIGUE LIMOGE PAR MAM

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Bruno Guigue, haut fonctionnaire

Joint hier soir au téléphone, Bruno Gigue nous livre son point de vue : « C'est une décision discrétionnaire du gouvernement sur laquelle je ne ferai aucun commentaire. J'en prends acte. Je ne suis pas violemment anti-israélien, ça ne veut rien dire.

Je pense seulement que la paix au Proche-Orient passe par l'application du droit international. Est-ce un délit ? Je fais des analyses géopolitiques depuis dix ans. Je le fais en dehors de mes fonctions. Je le fais sans les mentionner et en dehors du département où sont mes fonctions. Il s'agit d'une matière qui n'a rien à voir avec l'activité professionnelle qui est la mienne et les responsabilités que j'exerce localement. J'ai été le premier surpris par la médiatisation excessive de cette affaire, qui n'est pas de mon fait. »

(Le Parisien -24 mars 08)

La baisse des impôts n'aura pas lieu malgré les promesses de Sarközy

Le gouvernement ne tiendra pas les engagements de Nicolas Sarközy sur la diminution des impôts et des cotisations sociales. Contrairement à ce qu'avait promis le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, le taux de prélèvements obligatoires français ne sera pas ramené à celui de la moyenne de la zone euro. Il eût fallu, pour ce faire, le réduire de quatre points de PIB et trouver les 68 milliards d'euros annoncés.

 

Le CPO propose de simplifier les règles qui leur sont applicables, en alignant notamment les régimes fiscaux des bénéfices non commerciaux (BNC) et des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Le Conseil souligne également le caractère très inégalitaire du régime des indépendants et relève que les revenus des professions libérales, qui se versent le plus gros de leur rémunération en dividendes plutôt qu'en salaires, échappent à une partie non négligeable des prélèvements sociaux. Le conseil préconise donc d'établir "un système plus juste et plus équilibré" en mettant fin au plafonnement des cotisations d'assurance-maladie et en encadrant davantage les arbitrages entre dividendes et rémunérations.

 

L'exercice est devenu impossible : le ralentissement de la croissance risque de compromettre les chances de la France de tenir ses engagements européens de réduction du déficit public et de la dette. Vendredi 21 mars, dans un communiqué sur "les mécomptes de la droite", le Parti socialiste a souligné que "le projet de budget 2008 adopté à l'automne dernier était fondé sur des paramètres économiques et financiers aujourd'hui totalement erronés" et que la détérioration de la situation économique "aura de graves conséquences sur les recettes".

 

Depuis plusieurs semaines déjà, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, qui est chargée de la revue générale des prélèvements obligatoires (RGPO), admet mezza voce conduire ses réflexions en partant de l'hypothèse d'une stabilisation du taux de prélèvements obligatoires (PO). Présenté le 20 mars, le dernier rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), consacré à la comparaison des taux de prélèvement entre pays développés, a apporté de l'eau à son moulin : s'il "ne cautionne en aucun cas le caractère inéluctable de leur hausse", il relativise aussi le discours sur la nécessaire baisse de la pression socio-fiscale. Les prélèvements obligatoires, fait-il valoir, "ne peuvent se comparer d'un pays à l'autre sans prendre en considération les dépenses qu'ils financent, c'est-à-dire en tenant compte de la place de services publics et des transferts sociaux dans l'économie" des pays.

Au lendemain des élections municipales et cantonales, le ministre du budget, Eric Woerth, s'est engagé : "Nous n'augmenterons pas les impôts. Nous n'augmenterons pas la CSG, nous n'augmenterons pas la TVA", a-t-il déclaré le 19 mars dans l'émission "Face à nous" Public Sénat-Le Parisien-Le Nouvel Observateur, en précisant qu'il y avait "d'autres manières de faire" que d'augmenter la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).

En quelques mois, le débat fiscal français s'est donc complètement déplacé : la question n'est plus de réduire les prélèvements, mais bien, comme l'opposition le martèle, de savoir s'il est encore possible de ne pas les augmenter. Signe de ces difficultés, la RGPO, un chantier pourtant censé être le pendant, sur la fiscalité, de la révision générale des politiques publiques, a pris beaucoup de retard.

Officiellement, le cabinet de la ministre de l'économie poursuit ce travail. Il doit aboutir, "à l'horizon de quelques semaines", à un état des lieux de la fiscalité française et à des propositions pour la rendre plus compétitive. Mme Lagarde souhaite pouvoir peser sur le contenu du projet de loi de finances triennal (2009-2011). Bercy assure avoir besoin encore d'"un peu de temps" pour retravailler le prérapport de l'inspection des finances, tout comme Eric Besson, secrétaire d'Etat à l'évaluation des politiques publiques, qui n'en finit pas de peaufiner son propre état des lieux.

En réalité, entre les travaux du Conseil d'analyse économique, ceux du Conseil des prélèvements obligatoires et de la Cour des comptes, le gouvernement dispose d'une surabondance de rapports sur le système fiscal. La nette diminution de l'impôt sur le revenu, pourtant le plus progressif, la place prise par les contributions sociales et les cotisations effectives, qui représentaient en 2005 "une petite moitié (46%) de l'ensemble des prélèvements", ou l'accroissement du poids de l'impôt sur les sociétés, sont connus depuis des lustres.

Le problème est ailleurs : il porte sur la teneur politique du message sur la fiscalité que souhaite faire passer l'exécutif, après avoir fait voter à l'été 2007 des baisses d'impôts de l'ordre de 14 milliards d'euros en régime de croisière jugées favorables aux plus riches (bouclier fiscal, allégements des droits de succession, détaxation des heures supplémentaires). L'absence de marge de manœuvre du gouvernement devrait le conduire à s'en tenir à un réaménagement de la fiscalité sur les entreprises dans un sens plus favorable aux PME. Il ne devrait pas toucher à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont les libéraux de l'UMP réclament la suppression au motif qu'il constitue une exceptionfrançaise en Europe. Reste à savoir s'il pourra éviter d'augmenter la TVA pour financer la protection sociale et tenir le déficit public dans des limites acceptables pour Bruxelles.

(Le Monde - 24 mars 2008)

Bruno Gollnisch: communiqué de presse

 

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De Bagdad à Mitrovica

Kouchner ou l’apprenti sorcier de la politique étrangère

Nous apprenions ce lundi 17 mars que des soldats français étaient blessés par des citoyens serbes en voie d'épuration ethnique au Kosovo, berceau de leur Nation.

M. Kouchner est pour l’indépendance du nouvel Etat kosovare, corrompu et créé en violation flagrante du droit international. Nos alliés traditionnels serbes et nos soldats en paient et continueront à en payer le prix fort.

L’Irak, au temps de Saddam Hussein, était un régime autoritaire, mais tous ses habitants pouvaient y vivre sans oppression religieuse. M. Kouchner a soutenu l’invasion de l’Irak par des troupes étrangères. Nous apprenons aujourd’hui qu’il compte faire venir en France 500 Chrétiens d’Irak persécutés.

Le chaos engendré par l’occupation de l’Irak depuis 5 ans, au prétexte de la démocratie, ce sont les Irakiens dans leur ensemble, et les Chrétiens en particulier, qui en font les frais.

De la guerre du Viet-Nam à aujourd'hui, M. Kouchner s'est fait une spécialité : choisir le mauvais camp d'abord, gémir sur les victimes de ses choix politiques ensuite. C'est l'incendiaire qui se fait pompier.

Blog de Bruno Gollnisch - 19 mars 2008

http://www.gollnisch.com/

Molosses en liberté: une femme attaquée au Creusot

L'attaque s'est produite samedi en début d'après-midi au Creusot, s'il faut en croire le Journal de Saône-et-Loire, qui révèle l'affaire. Une femme de 65 ans, Yvette Charleux, qui promenait son Yorkshire sur la rue Foch, s'est trouvée face à deux chiens, décrits sans plus de précision comme des "chiens d'attaque". Toujours selon le journal, les deux molosses n'étaient ni en laisse, ni muselés ; ils auraient accouru depuis un square situé de l'autre côté de la rue pour se jeter sur elle.

"J'ai crié, j'ai hurlé de peur et de douleur. Le propriétaire des chiens n'était pas loin, mais personne dans la rue n'est intervenu", a témoigné la victime dans le Journal de Saône-et-Loire. Témoignage plus accusateur encore dans Creusot-Infos : "Il y avait un maître avec les chiens. Sans doute leur propriétaire. Il s'est sauvé avec ses deux chiens", a affirmé la victime. Dans ce journal, elle évoque en revanche deux gros chiens, "un noir et un blanc", sans préciser s'il s'agissait de chiens d'attaque.

Les molosses ne la visaient pas directement, semble-t-il, mais en voulaient à son Yorkshire. Blessée alors qu'elle avait pris le petit animal dans ses bras pour le protéger, elle a été brièvement hospitalisée. Gravement mordue à la main gauche, elle devra de nouveau subir des examens mardi à l'hôpital.

Des chiens d'attaque "en liberté totale"

"Heureusement que je portais un gros anorak qui m'a protégée", a également raconté Yvette Charleux dans le Journal de Saône-et-Loire. Son petit chien, lui, n'aura pas eu sa chance : il est mort dans l'attaque. "Ils ont tué mon petit Filou. Mais ils auraient très bien pu se jeter sur un enfant", a-t-elle également témoigné dans Creusot Infos.

Après avoir reçu la visite de la police, prévenue dès son agression, elle compte déposer plainte mardi. Et déjà, elle a dénoncé dans les colonnes du Journal de Saône-et-Loire : "De très nombreux chiens d'attaque se promènent dans le quartier. Ils sont en liberté totale. Depuis quelque temps, je n'osais plus sortir le soir sur la rue Foch". Elle affirme n'avoir rien dit jusqu'à ce jour "par peur des représailles". Elle aurait d'ores et déjà reçu un appel du maire, qui lui aurait proposé de la rencontrer dans la semaine.

LCI.fr -23 mars 2008

A qui appartiennent ces chiens sans laisse ni muselière, qui attaquent les passants en pleine rue?

Pourquoi cette dame a-t-elle peur des "représailles"? Qui sont ces propriétaires de chiens capables d'exercer des représailles sur les passants qui portent plainte?

MAM a eu beau parler de "mesures", c'était du vent, comme d'habitude! 

23/03/2008

Le sous-préfet de Saintes limogé...

    AFP-23 mars 08. Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié une tribune dite "violemment anti-israélienne" sur le site internet "Oumma.com", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

 
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MAM, la grande prêtresse du "politiquement correct"
Dans une tribune publié le 13 mars 2008, M. Guigue estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les +snipers+ abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat".

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a "été mise au courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé de mettre fin aux fonctions" de M. Guigue, a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur, sans fournir plus de précision.

Enarque, normalien, M. Guigue a publié plusieurs ouvrages, dont "Proche-Orient: la guerre des mots", et tribunes sur la situation proche-orientale.

 

"Les Ch'tis": un film franchouillard?

En pleine "Ch'ti folie" (déjà près de 12 millions d'entrées dans les salles de l'Hegagone, une version allemande et une version américaine en préparation), le quotidien algérois El Watan nous rappelle que ce succcès historique est dû à deux "fils d'Algérie" . Le scénariste et metteur en scène Dany Boon, le typique gars du Nord, est né d'un père kabyle et s'appelle en réalité Daniel Hamidou. Quant au "Provençal" Kad Merad qui, nous affirme El Watan, "a transformé pour le spectacle son prénom Kaddour en Kad", il est né à Sidi-Bel-Abbès, dans l'Oranais, d'un père algérien et d'une mère originaire du Berry.

En ce qui concerne Dany Boon : "divorcé de l'actrice Judith Godrèche, Dany Boon s'est remarié en 2002 avec Yael, qui travaille désormais avec lui. Il s'est converti au judaïsme en 2005."

Moules et frites à volonté!

(Source: RIVAROL - 21 mars 08 -n° 2850)

PÂQUES

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BONNES FÊTES A TOUS !

01:20 Publié dans Blog | Tags : pâques, easter, printemps | Lien permanent | Commentaires (2)

22/03/2008

Sarközy en chef des Armées

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Le chef de l'Etat a profité d'un déplacement à Cherbourg, où sera mis à l'eau le sous-marin nucléaire « le Terrible », pour soigner son image de président. De retour à Paris, il a reçu John McCain, le candidat républicain aux élections américaines.

A la tribune, face à son auditoire réuni dans l'immense nef où a été construit le sous-marin nucléaire lanceur d'engins « le Terrible », Nicolas Sarközy martèle : "L'essentiel, c'est la sauvegarde des intérêts vitaux de notre pays. Je m'en porte ici le garant. La France ne baissera pas la garde."

» Après l'hommage rendu en début de semaine aux poilus, puis à la Résistance, le chef de l'Etat a poursuivi hier dans le registre très présidentiel que l'Elysée veut aujourd'hui privilégier. Avant de rencontrer, dans l'après-midi, John McCain, le candidat républicain à la Maison-Blanche, Nicolas Sarkozy aura prononcé à Cherbourg, en tant que chef des armées, son premier grand discours sur la défense et sa vision de la dissuasion nucléaire. Certes, la date de ce déplacement, correspondant à la prochaine mise à l'eau du « Terrible » (qui sera pleinement opérationnel en 2010), était fixée depuis deux mois. Mais le calendrier fait bien les choses.

A son arrivée, Sarközy, écharpe noire nouée autour du cou, commence par pousser un coup de gueule. Le chef de l'Etat, qui doit rencontrer à huis clos les syndicats du groupe DCNS, s'aperçoit qu'il n'y a pas de chaises. Il exige qu'on lui trouve une salle où ils puissent discuter assis. Puis le chef de l'Etat visite l'atelier où a été fabriquée la coque du sous-marin.

 Il serre la main de deux chaudronniers, leur demande leur ancienneté, le montant de leur salaire. « Le ton n'était pas très présidentiel, sourit Thierry, c'était de notre niveau. On est contents de le voir. Le dernier président à être venu ici, c'était De Gaulle, en 1967. » « J'avais 4 ans et j'étais sur les épaules de mon père qui travaillait déjà ici », renchérit son collègue. Un peu plus loin, Sarközy demande à un soudeur combien de temps il lui reste avant la retraite : « Quatre ans, comme vous, monsieur le Président », lui répond-il. Surpris, le chef de l'Etat hésite, puis lâche : « Eh bien, à ce moment-là, on ira boire un coup. »

 

Vingt minutes plus tard, le discours, lui, se veut présidentiel et le ton gaullien! Il y aura des économies et des arbitrages difficiles, mais Sarkozy l'assure : « Le budget de la défense est le deuxième de l'Etat et il le restera. Il ne baissera pas. » Il réaffirme la nécessité de la dissuasion nucléaire, « l'assurance vie de la nation ». Une dissuasion « strictement défensive » dont il lui revient d'apprécier la limite. Et de prévenir : « Tous ceux qui menaceraient de s'en prendre à nos intérêts vitaux s'exposeraient à une riposte sévère de la France, entraînant des dommages inacceptables pour eux. » Il évoque aussi la possibilité, dans le cadre de la dissuasion, de procéder à un « avertissement nucléaire ».

Mais Sarközy insiste également sur le désarmement, vantant le « bilan exemplaire et unique au monde » de la France en la matière. Il explique avoir décidé que le nombre d'armes nucléaires, de missiles et d'avions sera réduit d'un tiers. « Avec cette réduction, notre arsenal comprendra moins de 300 têtes nucléaires », précise-t-il en invitant tous les pays à ratifier le traité d'interdiction complète des essais nucléaires, à commencer par la Chine et les Etats-Unis. Et il propose l'ouverture de négociations sur un traité interdisant les missiles sol-sol de portée courte et intermédiaire. Une mesure visant en particulier l'Iran.

Sarközy évoque explicitement la menace de Téhéran : « L'Iran accroît la portée de ses missiles alors que de graves soupçons pèsent sur son programme nucléaire. C'est bien la sécurité de l'Europe qui est en jeu. »

C'est  la guerre contre l'Iran (et la défense d'Israël) qui le préoccupe avant tout!

Sarközy rappelé durement à l'ordre par le New York Times

AFP-22 mars 2008.Le New York Times recommande samedi un peu plus de "discipline" dans la conduite des affaires au président français Nicolas Sarkozy dans un éditorial intitulé "Président Bling-Bling". 

Evoquant comme un "camouflet" pour le président le résultat des récentes élections municipales et cantonales françaises, l'influent quotidien estime que "M. Sarközy a été puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de "président Bling-Bling".

"Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l'Elysée, M. Sarközy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place", ajoute le journal.

"Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une chanteuse-mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui ont valu à Sarközy la couverture de 252 magazines en 2007", indique l'éditorial.

 Le New York Times rappelle également comme des preuves "de mauvais jugement" sa décision de "mettre fin abruptement" à une interview avec la chaîne américaine CBS, de "qualifier son porte-parole d'imbécile" ou "sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main".

"Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers souvent parlant et agissant en porte-à-faux avec les ministres", écrit le quotidien.

"Avec de la chance, poursuit le New York Times, le camouflet des élections sera juste ce dont M. Sarközy a besoin pour concentrer à nouveau son énergie illimitée sur ce qu'il a promis: de sérieuses réformes économiques".

M. Sarközy "est de loin trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs, mais lorsque la conduite d'un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose de discipline", conclut l'éditorial.

Il est la honte de la France!