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Blog - Page 1782

  • VIDEO Marina Petrella, membre des Brigades Rouges qui ont ensanglanté l'Italie

    http://www.dailymotion.com/video/x62mvo_sarko-extrade-marina-petrella_news

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    Marina Petrella avec Saïd son compagnon
    La décision de la cour d'appel de Versailles ne remet pas en cause la procédure d'extradition vers l'Italie dont fait l'objet l'ex-membre des Brigades rouges.
     Conformément aux réquisitions du parquet, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a décidé, mardi 5 août 2008, la remise en liberté sous contrôle judiciaire de l'ancienne militante des Brigades rouges Marina Petrella. "L'évolution de l'état de santé de Mme Petrella, si l'on reprend le dernier rapport en date du 1er août, indique qu'il n'est pas compatible avec une situation de détenu", a estimé dans la matinée l'avocat général Michel Doumenq.
  • Immigration: à Romans: "brûlez tout!"

    Seul un déploiement massif de forces de l'ordre a empêché une nouvelle explosion de violence dans le quartier de la Monnaie, classé "sensible", à Romans-sur-Isère, commune de 32 000 habitants au nord de la Drôme. Des dizaines de policiers, venus des Bouches-du-Rhône, de l'Isère, du Vaucluse, de la Loire et du Rhône, ont sillonné les rues de la cité, dans la nuit de mardi à mercredi 1er octobre, pour "saturer le terrain", selon le jargon policier, et empêcher les jeunes de se rassembler.

    Deux barrages, tenus par des gendarmes en tenue anti-émeute, ont été installés sur les axes principaux de ce quartier de 5 000 habitants, sous tension depuis la mort d'un jeune de 16 ans, tué lundi matin très tôt dans un accident de voiture à l'issue d'une course-poursuite avec la police.


     
    Ce dispositif "renforcé" a été décidé par le préfet au vu des violences de la nuit précédente. Pendant quatre heures, plusieurs dizaines de jeunes avaient affronté les forces de l'ordre, visées par des jets de pierres et même des coups de feu, probablement tirés avec un fusil de chasse. Les policiers, appuyés par un hélicoptère, avaient répliqué par des tirs de flash-balls et de grenades lacrymogènes. Quatre voitures, un commerce, des scooters et une vingtaine de poubelles avaient été incendiés.

    Après une matinée relativement calme, les tensions avaient à nouveau crû dans l'après-midi de mardi. A l'issue d'une marche silencieuse, une centaine d'habitants se sont rendus devant le centre social pour accompagner une délégation reçue par le maire, Henri Bertholet (PS). L'élu, insulté à plusieurs reprises, tente alors de prendre la parole sur le perron mais doit faire face à une foule très hostile. "Il faut entendre le message du papa d'Ilies qui dit que si on fait des bêtises ce sera encore du malheur supplémentaire", réussit toutefois à déclarer le maire.

    Un peu plus tard, les proches de la famille ressortent furieuses de leur rencontre à huis-clos avec l'équipe municipale. En larmes, une jeune femme s'adresse aux dizaines de jeunes, survoltés : "Il voulait qu'on vous calme. Moi, je vous dis : brûlez tout". Des acclamations accueillent ces déclarations et les jeunes se dispersent, par petits groupes, en promettant une nuit de feu aux forces de l'ordre. Une poignée d'entre eux partent en criant : "Allah Akbar, Allah Akbar ! " "Ça va brûler, explique un des leaders du groupe entouré par une nuée d adolescents qui l'écoutent avec respect. Il y en a marre que nos petits frères meurent dans nos quartiers. Vous avez dominé nos parents. Nous, on est la troisième génération et on va ouvrir notre gueule".

    Le visage décomposé, un élu tente de renouer le dialogue. Peine perdue. "Le seul soutien qu'on pourrait avoir, ce sont les mères. Mais même parmi elles, il y en a qui sont trop en colère", se désole Maurice Crouzet, adjoint aux questions sociales. Dans son bureau, une heure plus tard, le maire peine à se remettre de la discussion avortée : "Le dialogue est très compliqué. Pourquoi en arrive-t-on à cette rupture ? Pourquoi toute autorité est suspecte ?", s'interroge-t-il en se disant très inquiet. Car, dans le quartier, personne ne croit à la version donnée par les pouvoirs publics sur les conditions de l'accident. "Tant qu'il n'y a pas d'enquête sérieuse, ce sera la guerre", affirme le même "grand frère" à l'unisson de ses camarades.

    "ON EST TOUS AU CHÔMAGE"

    Selon les policiers, la brigade anti-criminalité (BAC) a pris en chasse le véhicule, une décapotable rouge, après s'être rendue compte qu'il était volé. Le conducteur aurait alors cherché à prendre la fuite en roulant à très vive allure. Dans une courbe, après un dos d'âne, il aurait perdu le contrôle de la voiture et se serait encastré dans un mur. Le chauffeur est décédé sur le coup. Les quatre autres occupants, également mineurs, ont été blessés, dont un très grièvement.

    La police affirme qu'au moment du choc la BAC ne se trouvait pas à proximité immédiate du véhicule volé. "Aucune faute n'a été commise par les fonctionnaires. Il n'y a donc pas lieu de jeter le discrédit sur les policiers", a déclaré, lundi, le procureur de la République, Jean-Pierre Nahon, au Dauphiné Libéré – une phrase vivement critiquée dans le quartier parce que jugée trop définitive. Le parquet a toutefois demandé une enquête à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

    Les habitants qui s'expriment sont convaincus que les policiers ont cherché à provoquer l'accident. "Les flics collaient les jeunes. Ils savaient très bien que c'étaient des mineurs et qu'ils savaient pas bien conduire", relate un habitant en demandant l'anonymat. Yassine B., qui réside dans un immeuble à proximité du lieu de l'accident déclare, lui, avoir vu, juste avant le choc, la voiture de police "dix à trente mètres" derrière la voiture poursuivie. Quelques-uns, dans la cité, émettent même l'hypothèse d'un coup de pare-choc qui aurait déséquilibré le véhicule volé.

    Plus largement, les habitants font état de rapports dégradés avec les policiers. Et d'un fort ressentiment vis-à-vis de la société et des pouvoirs publics – dont témoignent aussi bien les jeunes que les plus anciens. "On nous traite comme des chiens. On est tous au chômage, on n'a pas d'argent et on nous regarde comme des étrangers", explique un père de famille.

    Pendant les émeutes de 2005, le quartier, considéré comme un des plus pauvres de la région Rhône-Alpes, n'avait pas connu d'incidents majeurs. Sauf dans les derniers jours : des jeunes, décrits comme "paumés", avaient partiellement incendié l'église située au centre de la cité, provoquant de vives réactions, y compris du chef de l'Etat, Jacques Chirac.

    Le Monde - 01.10.08

     

  • L'Ecureuil recompte ses noisettes

    Ecureuil.jpg

    Prise à son tour dans le tourbillon des rumeurs sur la santé des établissements financiers, la Caisse d'Epargne, symbole de sécurité pour des millions de petits épargnants, s'est efforcée mercredi de rassurer ses clients, avec l'aide du gouvernement.

     Déstabilisée par un article du Canard enchaîné affirmant que l'Ecureuil, qui héberge le compte courant ou le livret A d'un Français sur deux, était à la recherche de 6,5 milliards d'euros pour redresser ses finances, la banque est immédiatement montée au créneau dénonçant "une campagne de dénigrement gravement irresponsable dans la crise financière actuelle".

    N'étant pas coté en Bourse, le groupe est "à l'abri de la tourmente qui affecte les marchés financiers", a assuré son directeur général, Nicolas Mérindol. Et ne risque donc pas d'être victime des attaques spéculatives qui ont déjà mis au tapis les banques Fortis et Dexia, et avant elles, Lehman Brothers et HSBC.

    La Caisse d'Epargne "dispose d'une situation de liquidité particulièrement robuste" puisque les dépôts de sa clientèle couvrent 90% des crédits qu'elle a engagés, a-t-il expliqué. Autrement dit, ses besoins de financement sont couverts presque intégralement par ses ressources.

    La Caisse d'épargne "n'a aucun projet, ni aucun besoin de recapitalisation", a-t-il encore affirmé, faisant valoir qu'elle disposait d'un "niveau élevé de capitaux propres et d'un ratio de solvabilité parmi les meilleurs d'Europe".

    Et même s'il lui fallait un jour intégrer dans ses comptes la perte de valeur de sa filiale Natixis, très affectée par la crise, la Caisse d'Epargne ne perdrait au grand maximum que 666 millions d'euros, assure-t-on dans l'entourage de M. Mérindol.

    Prenant très au sérieux le risque d'un mouvement de panique des épargnants, au lendemain du sauvetage de Dexia, le porte-parole du gouvernement s'est lui aussi employé mercredi à déminer le terrain.

    "En terme de crise financière, on est dans une situation où toutes les rumeurs sont possibles. Et ce genre de rumeurs sont totalement destructrices", a déclaré Laurent Wauquiez.

    La ministre de l'Economie Christine Lagarde a également démenti au cours du conseil des ministres que la Caisse d'Epargne soit en difficulté, assurant que "tous les indicateurs et indices étaient plutôt supérieurs à la moyenne".

    Cependant, si le groupe n'est pas directement exposé à la tourmente actuelle, il l'est indirectement, par l'intermédiaire de sa filiale Natixis (banque d'investissements). Cette banque d'affaires, qui a perdu beaucoup d'argent dans la crise, a dû se résoudre à augmenter son capital de 3,7 milliards d'euros en septembre. En tant qu'actionnaire, la Caisse d'Epargne a mis 1,3 milliard d'euros de sa poche.

    Interrogée par l'AFP sur la situation du groupe, la Commission bancaire, l'organisme de contrôle des banques, a simplement rappelé qu'elle ne communiquait jamais sur une banque en particulier. AFP.01.10.08

  • McCain et Obama pèsent de tout leurs poids pour l'adoption du plan Paulson remodelé

    Les candidats à l'élection présidentielle, les sénateurs Barack Obama et John McCain, devaient accourir au chevet du plan Paulson au Sénat mercredi soir afin de peser de tout leur poids pour l'adoption d'une version légèrement révisée d'une aide massive aux banques, refusée par la Chambre deux jours plus tôt.

    La nouvelle mouture du plan de soutien américain au système financier de 700 milliards de dollars est censée être plus facilement adoptée par les 100 membres du Sénat que sa première version qu'avait rejetée la Chambre des représentants lundi, manquant du soutien républicain.
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    John McCain à Independence (Missouri) le 1er octobre

    Le rejet à 13 voix près -par 228 voix contre 205- avait fait plonger le Dow Jones de près de 7% lundi et mercredi les marchés mondiaux très tendus avaient les yeux rivés sur l'issue de ce plan, destiné à éviter tarissement du crédit, récession et chômage.

    Au cours d'une séance qui promettait d'être animée par la présence des deux candidats à la Maison Blanche à cinq semaines de l'élection présidentielle, les sénateurs devaient se prononcer à la tombée de la nuit au Capitole, après la fin du Nouvel An juif. Un vote à la Chambre était espéré ensuite avant la fin de la semaine.

     Le président George W. Bush devait mercredi lui aussi à nouveau peser de tout son poids en faveur du projet de son secrétaire au Trésor Henry Paulson en s'entretenant avec des sénateurs.

    "Nous sommes impatients que le débat ait lieu, et nous espérons un fort soutien. Le président va parler avec les sénateurs aujourd'hui (mercredi)", a indiqué un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto ajoutant que "des preuves supplémentaires d'un resserrement du crédit pour les petites entreprises et les municipalités" se manifestaient à travers tout le pays.

    En campagne dans le Missouri (centre) mercredi, John McCain a averti que "si le projet de loi échoue encore, la crise se transformera en désastre".

    La veille, il avait tancé le Congrès pour son "inaction", après le rejet du texte par la Chambre à majorité démocrate. "Hier, avait-t-il déclaré, le pays et le monde comptaient sur Washington pour montrer ses qualités de leader, et le Congrès une fois de plus est venu les mains vides".

    Barack Obama a quant à lui pronostiqué "une catastrophe" si rien n'était fait pour prévenir la crise. "C'est pour cela que j'ai tendu la main aux dirigeants des deux partis pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à adopter ce plan", a-t-il déclaré mercredi.

    Le plan révisé prévoit de porter pour un an le plafond de la garantie accordée aux déposants en cas de faillite de leur banque de 100.000 à 250.000 dollars, une proposition endossée par les deux candidats à la Maison Blanche et qui rallierait centristes démocrates et républicains.

    D'autres ajouts pourraient être intégrés comme des crédits d'impôts pour la classe moyenne et de nouvelles règles comptables pour évaluer les actifs dépréciés des entreprises touchées.

    "J'espère qu'avec les améliorations que nous avons apportées au projet de l'administration, le Sénat votera la loi demain (mercredi) et la Chambre des représentants prendra sa suite après", a déclaré le leader de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid.

    L'appui sans réserve des républicains du Congrès restait incertain, à l'instar du véhément Newt Gingrich, ancien président républicain de la Chambre, qui d'une formule à l'emporte-pièce dans un discours à Washington mercredi, a épinglé Paulson, le secrétaire au Trésor: "je pense que la plupart des Américains sont offensés à l'idée que leurs deniers vont aller à l'ancien président de Goldman Sachs pour qu'il prenne soin de ses amis à Wall Street". AFP. 01.10.08

     

     
     
  • Jean-Marc Rouillan, Action directe, assassin en semi-liberté

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    Le parquet de Paris demande la révocation du régime de semi-liberté dont bénéficiait Jean-Marc Rouillan depuis le 17 décembre 2007 en raison de la teneur de ses propos", a annoncé en début d'après-midi un porte-parole du procureur général de Paris. Jean-Marc Rouillan, arrêté en 1987, avait été condamné à la perpétuité pour plusieurs assassinats, dont celui du PDG de Renault Georges Besse et de l'ingénieur général de l'armement René Audran. Depuis décembre 2007, il bénéficiait d'un régime de semi-liberté, avec notamment l'obligation pendant un an de ne pas parler des faits à l'origine de sa condamnation, ni de publier d'ouvrage.

    Or, dans une interview accordée à L'Express, le cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe revient sur l'assassinat de Georges Besse en des termes qui laissent entendre qu'il ne nourrit aucun regret. "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique", dit-il. 

    Contacté par LCI.fr, Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Jean-Marc Rouillan, affirme ne pas avoir été au courant de la réalisation de cette interview, "sinon j'aurais fait retirer le passage qui fait litige", précise-t-il. "Suite à la demande du parquet, il va y avoir une audience au cours de laquelle j'expliquerai que le texte incriminé ne dit pas qu'il parle des faits pour lesquels il a été condamné puisqu'il dit qu'il n'a pas le droit d'en parler. Cela me semble extrêmement léger de s'appuyer là-dessus pour le remettre en prison. Mais le parquet, qui s'est toujours opposé à sa semi-liberté, sait que mon client doit passer en liberté conditionnelle en décembre et il essaie de le bloquer avant", poursuit l'avocat.

    La classe politique choquée 

    Mercredi matin, le porte-parole du gouvernement s'était dit choqué par les propos de Jean-Marc Rouillan. "J'ai une pensée pour Georges Besse et sa famille, pour le général Audran et sa famille. On ne peut oublier le mal qui a été fait", a pour sa part déclaré Luc Chatel lors du compte rendu du conseil des ministres. "Ces propos me choquent", a-t-il ajouté. 

    Agé de 56 ans, Jean-Marc Rouillan se dit également dans l'hebdomadaire, "convaincu que la lutte armée est nécessaire à un moment du processus révolutionnaire". Evoquant son projet d'adhésion au Nouveau parti anticapitaliste appelé à succéder début 2009 à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Jean-Marc Rouillan explique son désir de rencontrer "des gens d'origines et d'obédiences extrêmement différentes". "Je peux faire peur à beaucoup de monde... A notre première rencontre, j'ai prévenu (Olivier) Besancenot : 'ma présence peut faire du bordel. Réfléchissez, vous pouvez dire non'... Il m'a dit que c'était réfléchi et qu'ils étaient d'accord", raconte-t-il.

    LCI.FR - 01.10.08

    Il aurait dû être condamné à mort pour ses crimes! Mais la peine de mort avait été abolie par Badinter en 1981 sous Mitterrand.

  • Le Livret A au secours des PME et des banques endettées

    L'idée n'avait pas été écartée par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, à l'issue du Conseil des ministres. François Fillon l'a confirmée mercredi après-midi à l'Assemblée : "une partie" des fonds issus de la collecte du livret A, excédentaires par rapport aux besoins du logement social, iront aux petites et moyennes entreprises. Pour autant, le Premier ministre a promis que seront garantis "le financement du logement social" ainsi que "100% des dépôts des épargnants".

    Mais déjà, les organisations syndicales et l'opposition s'insurgent. "Le Premier ministre François Fillon vient d'annoncer que le 'surplus' des collectes du livret A pourrait servir à éponger les dettes des banques", s'est indigné mercredi Sud PTT dans un communiqué. Les syndicats redoutent en effet que cette affectation des excédents du livret A remette en cause la sécurité du produit d'épargne le plus populaire en France. "Face aux défaillances en cascade qui sanctionnent l'aventurisme du monde financier, le pouvoir exécutif ose envisager une ponction des avoirs du livret A pour refinancer les banques et prêter aux entreprises", dénonce de son côté FO-Communication. Au Parti socialiste, Benoît Hamon, député européen et membre du bureau national du PS, appelle également le gouvernement à "cesser d'ajouter de la crise à la crise". Quant au PCF, il estime que "l'épargne des Français ne doit pas servir de bouche trou à la spéculation financière".

    20 à 30 milliards

    Selon les statistiques de la Banque de France, les encours de ce produit d'épargne, distribué par les Caisses d'épargne et la Banque postale, atteignaient fin juillet 128 milliards d'euros, soit une hausse de 6,4% depuis le début de l'année et de 9,8% depuis un an.

    Dans un souci d'apaisement, Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse des dépôts, qui centralise les dépôts du Livret A, a expliqué que le projet du gouvernement ne remettait pas en cause la sécurité de ce produit d'épargne. "François Fillon n'a aucunement entendu remettre en cause un principe fondamental: les dépôts sur le Livret A sont garantis par l'Etat", a commenté le patron de la CDC sur la radio BFM, assurant qu'il y avait "zéro risque sur le Livret A". Selon lui, les excédents de la collecte du livret A, par rapport aux besoins du logement social, sont de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros.

  • Un écolier de 10 ans ou un mutant?

    C'est un incident mineur, survenu dans la classe de CM 1b de l’école Jean-Jaurès de Persan, qui a provoqué le déchaînement de violence de l’élève. En fin d’après-midi, son institutrice lui a involontairement coincé le doigt dans un radiateur, lui faisant un peu mal. Il est alors devenu totalement incontrôlable, donnant des coups de pied et des gifles à l’enseignante, la mordant.

    Des enfants ont alors couru chercher les autres enseignants de l’école pour venir en aide à leur maîtresse qu’ils ont retrouvée le visage en sang quelques instants plus tard, dans une salle de classe où les tables et les chaises avaient été renversées.

    « L’enfant a été entendu par les services de police ainsi que ses parents afin d’établir sa responsabilité, a précisé hier soir la procureur de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Mais il faut savoir qu’il n’y a pas de poursuites pénales possibles puisqu’il est âgé de moins de treize ans. Nous sommes sur ce point dans une impasse. Nous allons essayer de mettre en oeuvre une prise en charge sur le plan éducatif. » Une expertise psychiatrique a été diligentée afin de cerner au plus près la personnalité du jeune garçon, qui fait déjà l’objet d’un suivi particulier.

    « Ma fille m’en a souvent parlé, raconte un parent d’élève de Jean-Jaurès. Il répond à la maîtresse, refuse de travailler. Il est très turbulent. » Lundi, il a été accueilli dans l’école mais n’a pas rejoint sa classe, passant plusieurs heures avec sa mère dans le bureau de la directrice. Il était absent hier. L’enseignante a déposé une plainte pour violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public. Toujours « très choquée », selon l’inspection d’académie, elle a un arrêt de travail de huit jours. Hier, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, lui a témoigné sa solidarité. Alain Boissinot, recteur de l’académie, a indiqué lui avoir exprimé « son soutien personnel et celui des membres de la communauté éducative dans un message téléphonique et par courrier ». « Il lui a accordé la protection juridique et lui a indiqué que l’ensemble de ses services restait à sa disposition pour lui apporter aide et conseils », rapporte-t-on au rectorat.

     

    Le Parisien -01.10.08

  • La rédaction du Figaro dénonce "l'omniprésence" de Serge Dassault

    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/10/01/la-redaction-du-figaro-denonce-l-omnipresence-de-serge-dassault_1101707_3236.html

    1er octobre 2008

    Serge Dassault, né Serge Bloch le 4 avril 1925 à Paris, fils de Marcel Bloch-Dassault, est un chef d'entreprise, milliardaire, et un homme politique français. Sénateur UMP de l'Essonne. Propriétaire du Figaro.

  • STATS incomplètes pour septembre

    Hautetfort n'a pas été en mesure de me fournir des statistiques complètes, ses serveurs ayant rencontré des problèmes. Alors plutôt que de fournir des résultats tronqués, je préfère ne rien afficher pour septembre, en espérant que Hautetfort pourra me fournir des données complètes pour le mois d'octobre.

    En vous remerciant pour votre compréhension

  • Le Canard attaque l'Ecureuil

    Le gouvernement français se voulait rassurant mercredi après des informations de presse faisant état de difficultés du groupe mutualiste Caisse d'Epargne, en dénonçant une "rumeur destructrice" et en assurant la garantie des dépôts des épargnants français.

      "En terme de crise financière, on est dans une situation où toutes les rumeurs sont possibles. Et ce genre de rumeurs sont totalement destructrices", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez sur la chaîne Canal+, interrogé sur d'éventuelles difficultés financières des Caisses d'épargne.

    Selon l'hebdomadaire Le Canard Enchaîné de mercredi, le groupe Caisse nationale des Caisses d'Epargne, qui gère les économies de millions de clients en France, notamment les plus modestes, serait à la recherche de 6,5 milliards d'euros pour consolider sa situation financière affaiblie par la crise.

    La direction du groupe Caisse d'Epargne a démenti mardi soir "catégoriquement l'ensemble des informations publiées par le Canard Enchaîné".

    "Dans une période de tempête financière comme ce qu'on a, c'est très facile de dire "tel établissement a des difficultés". On traverse une période qui est difficile, donc évidemment, tous les établissements peuvent être menacés", a expliqué M. Wauquiez.

    "Le point important et c'est ce qui est le meilleur gage de confiance pour les Français, c'est qu'il n'y aura aucun épargnant qui sera floué parce que l'Etat, si jamais un établissement même en France a des difficultés, apportera sa caution", a-t-il assuré.

    Selon le Canard Enchaîné, qui cite un cadre de la banque, "l'entreprise a besoin d'une recapitalisation d'ici à la fin de l'année".

    L'hebdomadaire évoque les déboires du groupe avec sa filiale immobilière Nexity ainsi qu'avec sa banque de financement et d'investissement Natixis et sa filiale américaine de rehaussement de crédit CIFG.

    En février dernier, les caisses régionales du groupe avaient dû renflouer leur organe central, la Caisse nationale des Caisses d'épargne (CNCE), à hauteur de 3,2 milliards d'euros.

    AFP. 01.10.08

  • Corse: des retraités du continent brutalisés, leur villa plastiquée

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    Déjà un attentat en 2005...

    Quatre hommes cagoulés ont plastiqué la villa d'un couple originaire du continent et abandonné les propriétaires dans le maquis.

    Abandonnés dans le maquis corse tandis que leur villa brûlait. Un couple de retraités âgés, habitant dans le golfe de Lava près d'Ajaccio, a été victime, lundi soir, d'une attaque au scénario minutieusement préparé. Les plastiqueurs les ont d'abord neutralisés avant de s'attaquer à leur résidence. Il est 22 heures quand quatre hommes, le visage masqué par des cagoules et armés, franchissent les palissades protégeant la demeure d'Appietto appartenant à ces continentaux, qui vivent depuis vingt ans sur l'île de Beauté. Aussitôt le commando ligote et bâillonne les deux occupants de la villa, surpris alors qu'ils regardaient la télévision. Le propriétaire des lieux qui essaie en vain de résister à ses ravisseurs est molesté.

    Pendant que le couple est emmené en camionnette loin de son domicile, leurs agresseurs disséminent dans la propriété des charges dont deux explosent, endommageant massivement la villa. Laissés dans le maquis, à plusieurs kilomètres dans leur maison, les deux époux de 75 ans, qui avaient déjà été visés par un attentat en 2005, réussissent à se débarrasser de leurs liens, et à regagner la route pour donner l'alerte.

     

    Le couple veut rester en Corse

     

    Prévenus, les démineurs ont inspecté la villa pour la sécuriser, les premières déclarations du propriétaire laissaient entendre que plusieurs bombes avaient été déposées. Cinq bidons d'un mélange de nitrate-fuel ont ainsi été retrouvés. « Ils sont très choqués par le fait de perdre à nouveau leur maison, mais ce couple n'a pas été torturé ou battu par ses agresseurs », a assuré Gilles Leclair, le nouveau responsable des services de sécurité intérieure de Corse, qui s'est rendu sur place. Malgré ces deux plastiquages, les époux, qui vont recevoir une aide psychologique, comptent rester en Corse, a ajouté le préfet de l'île Stéphane Bouillon.

    L'attentat n'a pas été revendiqué pour le moment. La supervision de l'enquête va être confiée à la section anti-terroriste du parquet de Paris. L'immobilier est actuellement au centre des revendications des nationalistes, qui dénoncent un «bétonnage» sauvage et la flambée des prix entretenue par l'achat de terrains par de fortunés métropolitains.

    Le Figaro- 30.09.08

         
  • Elie Cohen: risque d'une crise systémique si le plan Paulson n'est pas adopté

    Le risque d’une crise systémique augmente si le plan Paulson n’est pas adopté au plus vite selon Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po Paris et membre du Conseil d’analyse économique (CAE).

    Le rejet du plan Paulson par la chambre des Représentants vous a t-il surpris ?

    Elie Cohen : Oui, ma surprise a été grande quand j’ai su dès lundi dans la matinée qu’il y avait des doutes sur le vote de ce plan. Le plan Paulson avait énormément de défauts. En reprenant les actifs toxiques des banques, le Trésor américain incitait les établissements financiers à charger leurs bilans d’actifs douteux pour se refinancer dans de bonnes conditions aux frais du contribuable. D’autre part, il ne réglait ni la question de la recapitalisation des banques ni celle du risque de défaut des ménages américains exposés à la crise immobilière. Il y avait donc une injustice particulière à faire un montage de ce type ! Malgré toutes ces critiques, tous les économistes soulignaient l’urgence de l’adopter rapidement pour éviter un risque systémique avéré.

    Une crise systémique devient donc probable ?

    E.C : Le rejet du plan a constitué un choc majeur et fait renaître les pires scénarios d’un effondrement des Bourses comme nous l’avons vu lundi mais aussi d’un gel total du marché interbancaire à l’origine de la chute de Dexia. Et la suite n'est guère réjouissante. L’étape suivante serait un effondrement de la pyramide des CDS (credit default swaps) qui mettrait en difficulté l’ensemble du système financier. Il est donc indispensable que le plan soit représenté et voté le plus rapidement possible. Plus le temps passe et plus il sera difficile d’éviter, même avec un plan amélioré, la crise systémique majeure.

    Après le renflouement en urgence de Dexia et la nationalisation de Fortis, va t-il falloir un plan à grande échelle pour sauver notre système bancaire ? La réaction des gouvernements européens est-elle à la hauteur ?

    E.C : Les responsables européens font appel aux Américains pour qu’ils adoptent le plan Paulson. C’est le signe de leur impuissance ! Nous dépendons tous de la gouvernance américaine pour sauver le système financier mondial. Quand des établissements européens sont en difficulté, chaque Etat impliqué intervient chacun de son côté dans des conditions qui mettent en cause à terme la survie même de ces groupes. Il n’y a pas de réelle volonté européenne cohérente. Les effets de l’édifice bancal de Maastricht sont de plus en plus visibles. D’un côté, nous avons une banque centrale européenne indépendante en charge de la politique monétaire mais de l’autre, on a laissé le pouvoir de supervision et de stabilité financière à vingt-sept autorités différentes. Nos dirigeants européens devraient se préparer à jeter les bases d’un vrai superviseur européen.

    L’appel à l’unité nationale du gouvernement français et les déclarations de Nicolas Sarkozy assurant que les dépôts des ménages seraient garantis vous paraissent-ils appropriés ? Faut-il craindre pour le système bancaire français ?

    E.C : Dès le discours de Toulon, j’ai fait part de ma perplexité après les propos de Nicolas Sarkozy. Personne ne considère que les banques de dépôts françaises sont en péril. Les expositions aux subprimes et les excès de levier ne sont pas les mêmes que pour les banques d’investissement. Même s’il faut prendre les dispositions nécessaires pour faire face à des risques de défauts, il n’y a pas aujourd’hui de risque sur les dépôts des épargnants.

    La crise actuelle aura tout de même des répercussions importantes sur l’économie réelle. Peut-on craindre un effet domino ?

    E.C : Cette crise financière est aussi une crise structurelle résultant des déséquilibres économiques majeurs (en terme d’échanges réels et financiers) qui se sont accumulés ces dernières années entre les Etats-Unis et la Chine. C’est également la fin d’un cycle de croissance. Avant même le début de la crise, on s’attendait à un atterrissage de l’économie. La conjonction de ces éléments fait que nous traversons une crise très sérieuse et qui sera durable.

    Le système financier vit-il une mutation historique ? Va t-on instituer de nouvelles régulations au niveau mondial ?

    E.C : Effectivement, nous allons assister à un redimensionnement de l’industrie financière qui s’était considérablement développé au cours des vingt dernières années. Si le rôle de l’Etat, en tant qu’ultime recours dans les situations de crise extrême, reste essentiel, je ne crois pas en revanche à un système de régulation au niveau mondial alors que nous sommes déjà incapables en Europe d’avoir notre propre système de régulation. (30 septembre 2008)


  • Immigration: lycées et collèges sont devenus des lieux d'affrontement

    "L'incident" s’est produit à 13 h 30, à l’heure où les élèves du collège Nelson-Mandela au Blanc-Mesnil regagnaient les classes. « Des jeunes qui se trouvaient dans le parc urbain ont jeté une bouteille dans la cour et ça a fait un gros boum, raconte un collégien. Beaucoup d’élèves étaient affolés.

     Par chance, aucun d’eux n’a été touché par le projectile qui, selon le principal, Malik Ndiaye, contient un mélange d’acide chlorhydrique et de déboucheur chimique.

    « Heureusement, il ne restait que deux classes dans la cour », poursuit-il. Les jeunes, cachés dans des bosquets derrière la grille, ont été reconnus comme d’anciens élèves par la conseillère principale d’éducation qui a prévenu la police.

    Quatre mineurs, âgés de 16 à 18 ans, qui ont été interpellés et placés en garde à vue par la brigade de sûreté urbaine du Blanc-Mesnil, saisie de l’enquête. Le principal avance une piste : « L’un d’eux avait un ami dans le collège qui passe en conseil de discipline demain (aujourd’hui) pour une agression le deuxième jour de la rentrée. » Jeudi dernier, une première bombe artisanale avait explosé à l’extérieur de l’établissement. « L’ambiance est délétère depuis le début de la rentrée », reconnaît le principal.

    Explosion de violence devant un lycée de Villepinte. Plus tôt dans la journée, entre midi et 14 heures, c’est, semble-t-il, une rivalité entre quartiers qui est à l’origine d’une rixe mettant aux prises une soixantaine de jeunes sur le parvis du lycée Georges-Brassens de Villepinte et le boulevard Robert-Ballanger. Un différend entre habitants de la Fontaine-Mallet à Villepinte, et de la Rose-des-Vents à Aulnay. Des heurts s’étaient déjà produits vendredi. Un professeur qui tentait de s’interposer a été aspergé de gaz lacrymogène. « C’était d’une extrême violence, témoigne une prof sous le choc. J’ai vu un jeune rengainer un pistolet dans son pantalon, d’autres avec des armes blanches, des marteaux… En sept ans, je n’avais jamais connu ça. » Par sécurité, le lycée a été fermé aux élèves hier après-midi et le sera aujourd’hui. Les professeurs déplorent "l’insuffisance du déploiement policier et le manque de moyens, notamment la suppression d’un poste de CPE et un manque d’assistants d’éducation". « Je comprends leur émotion : les abords d’établissement ne doivent pas devenir des lieux d’affrontement », reconnaît l’inspecteur d’académie Daniel Auverlot, qui annonce travailler avec le directeur de la sécurité publique, le procureur et le maire.

    Le Parisien - 30.09.08

  • Le Veau d'or pris dans la tempête

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    L'Adoration du Veau d'or par Nicolas Poussin (1594-1665)

    La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a dit mardi espérer que la Chambre des représentants américains accueillerait "favorablement" une nouvelle version du plan proposé par le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson pour sauver le système financier aux Etats-Unis.

    "Ce que nous espérons, c'est des modifications, des avenants, des points particuliers pourront être évoqués et que dès que la Chambre des représentants siègera de nouveau, elle réexaminera favorablement la nouvelle version du plan", a déclaré Mme Lagarde lors d'une conférence de presse.

    Le plan de M. Paulson, impopulaire auprès des contribuables américains car il prévoit le rachat par l'Etat de 700 milliards de dollars de créances douteuses détenues par les institutions financières présentes aux Etats-Unis, a été rejeté lundi par 228 voix contre 205 par la Chambre des représentants.

    Un nouveau scrutin éventuel ne devrait pas intervenir avant jeudi, après les fêtes du Nouvel an juif.

    Il est clair qu'il y a beaucoup d'espoir sur les différentes places financières pour que ce plan aboutisse", a estimé Mme Lagarde.

    La ministre de l'Economie a par ailleurs estimé qu'il fallait faire attention à "préserver le fonctionnement des systèmes financiers" et laisser "les opérateurs jouer leur rôle de financement de l'économie".

    "Il va peut-être falloir enrayer la machine à rumeurs, il faut être très attentifs à préserver le fonctionnement des marchés financiers qui innerve l'économie", a-t-elle déclaré.

     Les gouvernement belges et français sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi pour renflouer la banque Dexia, dont le capital est désormais détenu à plus de 50% par les pouvoirs publics de ces deux pays.

    Le bancassureur franco-belge, qui joue un rôle clé dans le financement des collectivités locales, avait vu la veille son cours en Bourse amputé de presque un tiers en raison de la crise de confiance qui agite actuellement les marchés financiers. AFP. 30.09.08

  • Croissant de lune et fin du ramadan

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    Mohammed Messaoui annonce la fin du Jeûne pour les musulmans vivant en France

    A l'entrée de la Grande Mosquée de Paris, hier à 18 h 45, les fidèles sont invités à donner 5 €, à s’acquitter de « la zakat », l’aumône servant à offrir des repas aux plus pauvres. Sur la table d’une longueur interminable de la salle d’honneur de l’édifice, des dattes, des morceaux de citron pour la chorba (soupe), des bouteilles d’eau, de soda et de jus de fruits…

    Quelques minutes avant la rupture du jeûne, en présence d’une cinquantaine de dignitaires musulmans réunis à l’occasion de la nuit du doute, Mohammed Moussaoui, le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), annonce le résultat des délibérations qui viennent de se tenir à huis clos dans la pièce à côté.


    « Après discussions et prise de connaissance des données astronomiques, le CFCM a décidé à l’unanimité que l’Aïd-el-Fitr aura lieu le mercredi 1er octobre », déclare-t-il sur un ton solennel. C’est donc demain que sera célébrée la fin du ramadan après un mois de jeûne du lever au coucher du soleil pour quelque 4 millions de musulmans de l’Hexagone.


    Ce choix est justifié par le fait qu’hier soir le croissant de lune n’était pas encore visible dans notre pays. La France se démarque ainsi de l’Arabie saoudite qui a fixé la date de la fête religieuse à… aujourd’hui. « Cela montre que l’islam de France est autonome », se félicite Mohammed Moussaoui qui en a profité pour présenter ses « meilleurs voeux à la communauté nationale dans son ensemble » et souhaiter « une bonne année à la communauté juive » qui célèbre aujourd’hui, jusqu'à mercredi soir, le Nouvel An juif (Rosh Hashana).

    L’Aïd-el-Fitr, appelée « la petite fête » par opposition à la « grande fête » de l’Aïd-el-Kébir marquée par le sacrifice du mouton (elle aura lieu cette année vers le 10 décembre), commence par une prière vers 9 heures. « On va à la mosquée avec ses proches. A l’issue du sermon d’une vingtaine de minutes, tout le monde se lève et s’embrasse », explique Kamal Chemini, président de la mosquée de Clamart (Hauts-de-Seine). La journée se prolonge par un repas en famille. Au menu, une soupe avec du poisson ou du mouton et des pâtisseries orientales. Des cadeaux, généralement des vêtements ou de l’argent, sont distribués aux enfants.
    Le parisien - 30.09.08
  • La crise: quel impact pour les particuliers?

    Le texte a disparu... je n'ai aucune explication! - Je ne supprime pas le titre, car je supprimerais également les commentaires. Sincèrement désolée, d'autant plus que le texte était intéressant. Mystère de l'informatique...

  • A 10 ans, il tabasse sa maîtresse, il n'est pas exclu de l'école

    "L'enfant ne sera pas exclu" annonce d'emblée au Post la directrice de l'école.

    Lundi matin, quand les parents ont accompagné leurs enfants à l'école primaire Jean-Jaurès, à Persan, dans le Val-d'Oise, ils ont pu découvrir une banderole accrochée à la porte d'entrée: "Droit au respect."

    Ce "droit au respect" est la conséquence d'un grave incident qui s'est déroulé vendredi, vers 16 h, dans la classe de CM1 B.

    Avant la sortie des cours, une enseignante fait une remarque à un de ses élèves de 10 ans. Il ne supporte pas la remarque et se déchaîne sur sa maîtresse.

    "Il l'a tapée. Il a donné des coups de pied dans les jambes. Après, elle saignait du nez" dit un élève au Parisien.

    "La maîtresse s'est enfermée dans sa classe. Elle ne voulait plus sortir" poursuit une maman.

    Des enfants témoins de la scène préciseront que leur institutrice aurait été également frappée au visage et au ventre.

    "Ce qui s'est passé vendredi est très rare" confie au Post l'inspection d'académie.

    Comment va l'instit?
    Encore "très choquée" selon l'inspecteur d'académie mardi, l'institutrice est
    très marquée par cette agression. Certains de ses élèves de la classe ont aussi très perturbés par la violence de la scène.

    "J'ai récupéré un gamin en pleurs qui ne voulait pas revenir en classe" dit une autre maman au Parisien.

    Celle qui a porté plainte souffre de contusions et est arrêtée pour 8 jours.

    Qui est cet enfant?
    "C'est un enfant perturbé", selon l'inspection d'Académie, qui précise qu'il s'agit d'une "situation peu courante dans le premier degré."

    L'enfant bénéficiait d'un suivi pédagogique particulier, a précisé ce mardi Patrice Garnier, l'inspecteur d'académie adjoint du Val-d'Oise chargé du 1er degré.

    Va-t-il être exclu?
    Non. "L'enfant, qui est toujours à l'école, ne sera pas exclu" affirme au Post la directrice de l'école Jeanne Brienne ce mardi midi. "Pour la simple et bonne raison que l'exclusion n'existe pas en tant que telle en élémentaire."

    L'élève continue donc à aller à l'école, où il est pris en charge, en dehors de sa classe, par un enseignant particulier.

    Une autre sanction est-elle prévue?
    Pas pour l'instant. "L'ensemble du personnel éducatif va se réunir pour trouver la solution la plus adaptée pour que l'école retrouve au plus vite sa sérénité. Nous cherchons une solution" poursuit l'inspection d'académie sur Le Post, en précisant que "c'est en cours."

    Que dit le ministère?
    Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a demandé mardi "au recteur de l'académie de Versailles d'accorder la protection juridique à l'enseignante", à laquelle il a exprimé sa "solidarité".

    30.09.08

     

  • Rosh Hachana 2008

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    Miel, pommes et Torah
    Rosh Hashana, le 29 septembre 2008

    De nombreux Juifs dans le monde fêtent chaque année Rosh Hashana, leur Nouvel An. Dans le calendrier hébraïque, la date correspond au 1er Tichri, c'est-à-dire le premier jour du septième mois. Comme le calendrier chinois, le calendrier hébraïque est soli-lunaire : chaque nouveau mois dépend de la rotation de la lune et s'étale sur 29 ou 30 jours. De ce fait, la date de Rosh Hashana dans le calendrier grégorien varie, mais tombe toujours entre le 5 septembre et 5 octobre. En 2008, les Juifs fêteront leur nouvelle année le 29 septembre.

    Entre solennité et festivités

    "Yom Terou'a" (Jour de la Sonnerie du Chofar), "Yom HaDin" (Jour du Jugement), "Yom HaZikaron" (Jour de la remémoration), "Rosh Hashana" (Tête de l'année) : cette fête juive a plusieurs noms et plusieurs significations. Elle commémore la création de l'homme sur la terre par Dieu, mais correspond aussi au jour où les hommes sont jugés pour leurs actes de l'année passée. Dieu donne, en fonction des mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d'existence pour l'année qui commence.
    Rosh Hashana précède une période de dix jours de pénitence avant Yom Kippour, le jour du Pardon. C'est pourquoi le Nouvel An juif revêt un caractère austère : la fête est plus solennelle que joyeuse.

    Cependant, comme pour les autres fêtes de fin d'année, l'optimisme est de mise pour célébrer le Nouvel An. Les festivités de Rosh Hashana débutent donc la veille au soir par un grand festin. Pour que l'année qui s'annonce soit douce, le miel est omniprésent à table, en accompagnement de tous les mets. La pomme est l'autre aliment principal du repas. Trempée dans le miel, elle est bénie pour apporter à la famille "une bonne et douce année". Les pois et les grenades sont, eux, les symboles d'une année prospère. Enfin, une tête de poisson est bénie, afin que "qu'Israël soit en tête des nations, plutôt qu'en queue", et serve d'exemple aux autres nations.

    Les fêtes de Roch Hachana s'étalent ensuite sur deux jours, consacrés en grande partie à la prière et à la lecture de la Torah.


  • Malgré l'urgence, le Sénat américain ne votera au plus tôt que jeudi après le Nouvel an juif

    "Notre stratégie est de continuer à nous attaquer de front à la situation économique et nous allons travailler à mettre en place une stratégie qui nous permette d'aller de l'avant", a déclaré Georges Bush, qui a prédit que les parlementaires finiraient par adopter le plan.

    La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a déclaré que le rejet du plan "ne peut rester en l'état". "Il faut aller de l'avant", a-t-elle dit devant la presse. "Notre travail ne sera pas fini tant que nous n'y serons pas parvenus".

    Selon un parlementaire qui a requis l'anonymat, rien ne devait se passer "avant jeudi au plus tôt" en raison notamment du Nouvel an juif (Rosh Hachana) mardi et mercredi, observé au Congrès.

    Un porte-parole de Mme Pelosi, Brandon Daly, estimait en revanche que "plusieurs options" étaient encore possibles, le Sénat, qui devait voter après la Chambre, étant censé siéger mercredi.

    AFP. 29.09.08