Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/02/2008

Il casse la main à sa prof d'EPS!

4749d7a7f74893c505343fa82fbff855.jpg
Les profs n'ont pas tellement peur des élèves, ils ont surtout PEUR de parler...

"Ce qui se passe au collège Lakanal n'a rien à voir avec ce que l'on peut voir parfois à la télévision dans d'autres établissements". Mais que se passe-t-il donc au collège Lakanal à Aubagne?

La voix douce et le verbe serein, Véronique Dufourq, professeur d'EPS depuis 20 ans à Aubagne ( Bouches-du-Rhône), refuse que l'agression dont elle a été victime soit montée en épingle et généralisée. Oui, il existe des incivilités dans ce collège, "comme partout ailleurs", dit-elle, mais ce qui s'est passé mercredi dernier est l'acte "d'un élève isolé", réputé difficile.

Blessée à la main, elle souffre d'une fracture du métatarse et a une interruption de travail de 20 jours. L'incident s'est déroulé mercredi matin à 9 heures en début de cours. Véronique Dufourq arrive dans le gymnase Maurin avec sa classe quand elle aperçoit un groupe d'élèves installés dans la salle de gym. "Ils faisaient des bêtises, ils fumaient, attendaient l'heure des cours, rien de grave dans l'absolu", témoigne le professeur.

En la voyant, les collégiens s'enfuient en courant pour éviter une punition évidente, abandonnant dans la précipitation quelques-unes de leurs affaires : téléphones, briquets, casques… "Je les ai ramassés pour les apporter au bureau du principal quand un des élèves est revenu et m'a réclamé son téléphone portable. Je lui ai répondu "non" et qu'il devrait aller le récupérer chez le principal."

C'est alors que l'adolescent, élève de quatrième, s'en prend violemment à l'enseignante et lui arrache l'appareil des mains. "Son geste a été violent, j'ai trébuché sur un tapis, l'ai entraîné dans ma chute, ensuite il a tiré sur cordon d'une clé USB que j'avais autour du poignet, c'est à ce moment-là que j'ai été blessée." Sous le choc, tout comme ses élèves, Véronique Dufourq alerte la principale adjointe.

La police puis les pompiers arrivent rapidement sur place et la conduisent à l'hôpital. L'enseignante a hésité à porter plainte, "mais il le fallait car ce n'est qu'un incident mais un incident grave. On a tendance à dire que les enseignants sont des privilégiés, mais notre métier est difficile. De plus en plus d'élèves ont des problèmes avec l'autorité". Le jeune élève, exclu du collège pour l'heure, passera en conseil de discipline. Il sera, en présence de sa mère, entendue par la police d'Aubagne aujourd'hui dans le cadre de la plainte déposée.

(La Provence.fr. 05.02.08)

22:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

En français, l'écart se creuse...

Le rectorat de l'académie Aix-Marseille a rendu publics les résultats des évaluations nationales de 6e , CE1 et CM2 subies début septembre 2007. Les scores ont été envoyés aux parents d'élèves et aux établissements scolaires. " Il ne s'agit pas d'établir un classement, mais une base de travail pour faire progresser tout le monde", explique Brigitte Jauffret, inspecteur pédagogique régional (IPR) de mathématiques.

Seule l'évaluation des acquis des élèves de 6e - environ 20 000 l'ont passée- peut être comparée avec les précédentes, en particulier depuis 2005 , date à laquelle a été standardisé le test au niveau national.

 Il s'agit de 57 questions en français et autant en mathématiques. Exemple: "Tu as une droite AB avec un centre X, tu dois tracer le cercle de diamètre": 14% seulement y parviennent...

En français, l'écart se creuse

Un indicateur a été élaboré, celui de la "très grande difficulté" (qui correspond à moins de 30% de réponses correctes). En français, au niveau académique, 12% des élèves sont dans ce cas. Afin de les aider, des Programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) sont mis en place en 6e depuis l'an passé, souvent sous forme de cours supplémentaires. Un premier bilan reste à faire, la communauté éducative souhaitant "qu'on invente des méthodes".

 "S'agit-il d'un groupe de filles ou de garçons?" : il faut trouver trois mots justifiant l'hypothèse. 12,8% les dénichent. Plus de 45% arrivent à accorder un verbe avec un sujet pluriel.

"Les résultats d'ensemble de l'académie ont légèrement été améliorés", présentait Philippe Desvaux, IPR de français. "Et cela grâce au département des Bouches-du-Rhône qui a obtenu de meilleurs résultats. En revanche, ce qui est inquiétant, c'est que, malgré ces résultats légèrement améliorés, l'écart se creuse entre les collèges "normaux" et les collèges Ambition réussite(21 établissements présentant le plus d'élèves en difficulté)."

Les cancres sont las...

(Source La Provence.fr  05.02.08)

22:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

"Je ne serai pas le bouc émissaire"

e33ec673443349c7ab3a9bf388190c0b.jpg
Jérôme Kerviel le 5 février 2008 

 Le trader Jérôme Kerviel est sorti mardi de son silence en accordant un entretien exclusif à l'AFP dans lequel il refuse le rôle de "bouc émissaire" tout en reconnaissant sa "part de responsabilité" dans les pertes record de la Société Générale.

"J'ai été désigné comme unique responsable par la Société Générale. J'assume ma part de responsabilité mais je ne serai pas le bouc émissaire de la Société Générale", explique à l'AFP le trader, lors d'une rencontre d'un quart d'heure au cabinet parisien de son avocate, Me Elisabeth Meyer.

Chemise blanche à carreaux et jeans, le trader le plus connu de la planète, yeux clairs et cheveux très courts, s'exprime d'une voix timide et douce, assis au côté de son avocate autour d'une table de réunion.

"Je n'ai jamais eu d'ambition personnelle dans cette affaire. L'objet, c'était de faire gagner de l'argent à la banque", déclare-t-il.

"On perd la notion des montants quand on est engagé dans ce genre de métier. C'est dématérialisé. On se laisse un peu emporter", insiste le jeune homme de 31 ans qui a engagé au nom de la Société Générale des positions dépassant les 50 milliards d'euros.

19:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

04/02/2008

CHARLES PEGUY

    e1b2528570a1d42ba4f28545e43e03b3.jpg

         Portrait de Charles Péguy par Pierre Laurens

"Le croira-t-on, nous avons été nourris dans un peuple gai. Dans ce temps-là, un chantier était un lieu de la terre où des hommes étaient heureux. Aujourd'hui, un chantier est un lieu de la terre où des hommes récriminent, s'en veulent, se battent, se tuent."

"De mon temps, tout le monde chantait... Dans la plupart des corps de métier, on chantait. Aujourd'hui, on renâcle. Dans ce temps-là, on ne gagnait pour ainsi dire rien... On ne gagnait rien; on ne dépensait rien; et tout le monde vivait...

Nous croira-t-on, et ceci revient encore au même, nous avons connu des ouvriers qui avaient envie de travailler. On ne pensait qu'à travailler. Ils se levaient le matin, et à quelle heure! et ils chantaient à l'idée qu'ils partaient travailler. À onze heures ils chantaient en allant à la soupe. En somme, c'est toujours Hugo; et c'est toujours à Hugo qu'il en faut revenir: «Ils allaient, ils chantaient». Travailler était leur joie même, et la racine profonde de leur être. Et la raison de leur être. Il y avait un honneur incroyable au travail, le plus beau de tous les honneurs, le plus chrétien, le seul peut-être qui se tienne debout...

Nous avons connu un honneur du travail, exactement le même que celui qui, au moyen âge, régissait la main et le coeur. C'était le même conservé intact en dessous. Nous avons connu ce soin poussé jusqu'à la perfection, égal dans l'ensemble, égal dans le plus infime détail. Nous avons connu cette piété de «l'ouvrage bien faite» poussée, maintenue jusqu'à ses plus extrêmes exigences. J'ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même coeur, et de la même main que ce même peuple avait taillé ses cathédrales...

Dans ce bel honneur de métier convergeaient tous les plus beaux, tous les plus nobles sentiments.

Une dignité. Une fierté. «Ne jamais rien demander à personne», disaient-ils. Voilà dans quelles idées nous avons été élevés. Car demander du travail ce n'était pas demander. C'était le plus normalement du monde, le plus naturellement réclamer, pas même réclamer. C'était se mettre à sa place dans un atelier. C'était, dans une cité laborieuse, se mettre tranquillement à la place du travail qui vous attendait. Un ouvrier de ce temps-là ne savait pas ce que c'est que quémander...

Ces ouvriers ne servaient pas. Ils travaillaient. Ils avaient un honneur, absolu, comme c'est le propre d'un honneur. Il fallait qu'un bâton de chaise fût bien fait. C'était entendu. C'était un primat. Il ne fallait pas qu'il fût bien fait pour le salaire ou moyennant le salaire. Il ne fallait pas qu'il fût bien fait pour le patron ni pour les connaisseurs, ni pour les clients du patron. Il fallait qu'il fût bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même, dans son être même. Une tradition, venue, montée du plus profond de la race, une histoire, un absolu, un honneur voulait que ce bâton de chaise fût bien fait. Toute partie, dans la chaise, qui ne se voyait pas, était exactement aussi parfaitement faite que ce qu'on voyait. C'est le principe même des cathédrales.

Et encore c'est moi qui en cherche si long, moi dégénéré. Pour eux, chez eux, il n'y avait pas l'ombre d'une réflexion. Le travail était là. On travaillait bien"

Source
L'Argent. Oeuvres en prose de Charles Péguy, 1909-1914, Bibliothèque de la Pleiade, Gallimard, Paris, 1957, p.1050

Ecrivain et intellectuel français. Né le 7 janvier 1873 à Orléans dans une famille modeste. Son père était menuisier. Mort au combat à Villeroy-sur-Marne le 5 septembre 1914 d'une balle en plein front.  

23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Voyage au bout de la nuit pour les lycéens

La neige, le froid, un vent mordant qui tenaille doigts, oreilles, et jusqu'à la colonne vertébrale, malgré l'épaisseur des vêtements. Visiter le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, est aussi une épreuve physique. Et c'est exprès.



Les rescapés qui acceptent, depuis des années, de revenir dans ce lieu terrible avec les lycéens d'Ile-de-France pour témoigner de la barbarie nazie, demandent expressément à partir en hiver. «Pour eux, les ruines du camp ne traduisent pas ce qu'ils ont vécu. Pas assez. Partir en hiver, quand il fait si froid en Pologne, est la seule façon d'approcher les conditions de vie qu'ils avaient», confie Charlotte, du Mémorial de la Shoah.



Chaque année depuis 2000, sous l'égide du conseil régional d'Ile-de-France, 240 élèves de première ou de terminale font le voyage. Partis le 28 novembre dernier, après s'être levés à 3h30 du matin, ces jeunes gens de 16 à 19 ans ont découvert, avec leurs enseignants, un lieu dont ils n'avaient entendu parler que dans les livres. Avec émotion, angoisse, inquiétude, et parfois un peu d'humour pour évacuer la tension, ils ont passé la «porte de la mort», longé les voix ferrés où arrivaient les wagons. Ils ont découvert les baraquements, les ruines des chambres à gaz.


Profondément touchés par la disponibilité d'Ida Grinspan et d'Yvette Lévy, qui accompagnaient le voyage, ils ont voulu faire part de leur émotion. Deux mois après le voyage, le 28 janvier, ils ont lu des textes écrits dans l'avion du retour, ou quelques jours plus tard. Traduisant leur indignation et leur souhait que l'Histoire ne revive jamais si noire époque, ces lycéens se sentent investis d'une mission, celle de poursuivre le travail de mémoire.

22:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Les Bruni-Tedeschi: une riche famille juive de Turin

6fa87f80be2e13bdc1f39dc7524834a8.jpg
Château et jardins de Castegneto-Po
Nicolas Sarközy doit beaucoup aux Brigades rouges. Sans les menaces terroristes et la psychose des enlèvements qui ont traumatisé l'Italie au début des années 1970, rien n'aurait dû pouvoir troubler l'existence dorée des Bruni-Tedeschi. Et le chef de l'Etat n'aurait sans doute pas rencontré sa troisième femme, Carla, nouvelle "première dame de France".

 

L'histoire commence en Italie du Nord, sur un air de déjà-vu. Une famille de la haute bourgeoisie reçoit les artistes et le très beau monde dans le château familial de Castegneto Po, à Turin. Cela pourrait être le jardin des Finzi-Contini, cette riche famille juive de Ferrare, intellectuelle et raffinée, si assimilée, "si peu juive", et que les lois raciales de Mussolini finissent par rattraper dans les années 1930, décrite par le romancier Giorgio Bassani. C'est, en fait, le jardin des Bruni-Tedeschi, une riche famille d'origine juive de Turin, cultivée, artiste et éclairée, qui échappe à la déportation mais fuit au début des années 1970, de peur des Brigades rouges naissantes et des crimes crapuleux de la 'Ndrangheta calabraise.

 

Le cinéma a raconté l'une et l'autre de ces destinées. En 1970, Vittorio De Sica a filmé Le Jardin des Finzi-Contini. En 2003, Valeria Bruni-Tedeschi, la soeur de Carla, l'a fait à sa façon, déprimée et gracieuse. Il est plus facile pour un chameau..., son premier film, où elle joue son propre rôle, commence par la confession à son curé d'une jeune femme complexée : "Je suis riche, très riche, un truc énorme. Je crois que c'est pour ça que je me sens coupable depuis toujours." Comme dit l'Evangile, "il est plus facile pour le chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour le riche d'entrer au royaume des cieux". Federica (Valeria), qui aspire au paradis, en suffoque. Les autres membres de la famille le vivent nettement moins mal. On reconnaît aisément son père, Alberto, sa mère, Marisa, son frère, Virginio, et sa soeur, Carla, brossée sans indulgence sous les traits d'une boudeuse égoïste.

Hors cadre, on pourrait écrire le roman des parents de Marisa, des aristocrates piémontais à cheval sur les traditions. Ou celui du grand-père paternel, Virginio Tedeschi, converti au catholicisme pendant la première guerre mondiale pour épouser une demoiselle Bruni. Ou encore celui du fils de celui-ci, Alberto Bruni-Tedeschi, qui est figuré dans le film de Valeria, sa fille, au moment où la maladie l'emporte.

Alberto hérite d'une entreprise familiale fondée en 1888 et devenue une multinationale, la Ceat, numéro deux en Italie dans le secteur des pneumatiques et câbles électriques pour l'automobile. Cet industriel doué et chanceux trouve le temps de se consacrer à sa vraie passion, la musique. Parallèlement à des études de droit, il a travaillé le piano et la composition dodécaphonique. Il ne cessera d'écrire de la musique, jusqu'à sa mort, en 1996, à 81 ans. Son premier opéra, Villon, sur un livret de Tullio Pinelli (futur scénariste de La Dolce Vita de Fellini), est remarqué à sa création à Bergame, en 1941.

Ses oeuvres se jouent à la Scala de Milan. De 1959 à 1971, il prend la direction du Teatro Regio de Turin. Au cours de cette double vie d'industriel et de musicien à succès, il rencontre la jeune Marisa Borini, pianiste concertiste. Trois enfants naissent : Virginio en 1960, Valeria en 1964, Carla en 1967. Ils mènent dans leur palais une existence dorée, servis par un personnel en livrée, habitués à la compagnie de Karajan, la Callas, Noureev ou Visconti.

Carla apprendra, peu avant la mort d'Alberto, ce qui est pour une bonne partie de la société turinoise un secret de Polichinelle : Alberto Bruni-Tedeschi n'est pas son père biologique. Maurizio Remmert, 61 ans, un entrepreneur italien installé au Brésil, l'a confirmé le 8 janvier à un quotidien de Sao Paulo. Il a vécu pendant six ans une histoire d'amour clandestine avec Marisa Borini. Il avait moins de 20 ans, elle en avait 32, la musique les avait rapprochés : lui passionné de guitare classique, elle à son clavier. Pour le troisième mariage de Maurizio Remmert, en octobre 2007, Carla Bruni se trouvait parmi les invités avec sa demi-soeur, Consuelo. Samedi 2 janvier, il figurait parmi les invités au mariage célébré à l'Elysée.

Mais revenons à ce début des années 1970. La mode est à l'enlèvement des grands patrons et de leur famille, pour motifs politiques ou crapuleux. Alberto Bruni-Tedeschi se sait une cible idéale. Prêt à vendre son entreprise et la plupart de ses biens, il décide d'un coup de quitter l'Italie. "On doit partir à Paris parce qu'on est riches, et il y a des gens qui veulent nous enlever", explique la mère à ses enfants dans le film de Valeria.

En 1972, toute la famille débarque à Paris. L'ancienne nounou, Maria Anna Parolin, aujourd'hui âgée de 84 ans, a raconté au quotidien de Venise Il Gazzettino, le 3 janvier, comment les enfants étaient en permanence escortés par des gardes du corps. Dans un grand appartement, près de la tour Eiffel, fréquenté par le Tout-Paris de la politique et de la finance, le traumatisme de l'exil parisien n'est pas tout à fait insupportable. Jacques Chirac, selon l'ancienne employée, y déjeune souvent.

Le rêve de Marisa, lors des vacances d'été dans leur résidence de Cap Nègre, sur la Côte d'Azur, est que ses enfants fassent amis-amis avec les petits voisins, les jeunes Grimaldi : Caroline, Albert et Stéphanie. Dans un entretien croisé avec sa soeur (Les Inrockuptibles, 2003), Carla parlait ainsi de sa jeunesse : "C'était une époque et un milieu où l'on n'élevait pas vraiment ses enfants. Moi, j'ai été élevée par Valeria. La seule douleur que j'ai de mon enfance, c'est ça ; et le seul bonheur que j'ai de mon enfance, c'est elle."

En France, Alberto Bruni-Tedeschi partage son temps entre sa musique et le Louvre des antiquaires, où il achète objets, meubles et tableaux avec le discernement des connaisseurs fortunés. La vente aux enchères d'une partie de sa collection, en mars 2007, rapportera 18,7 millions d'euros, reversés partiellement au profit d'une fondation pour la recherche médicale portant le nom de Virginio, l'aîné des enfants, mort d'un cancer en 2006, à 46 ans.

Marisa Borini s'occupe assidûment de cette fondation et tient auprès de ses filles son rôle de "mamma" à l'italienne. Actrice épisodique des films de Valeria, elle est apparue coiffée d'une chapka à Disneyland sur la désormais célèbre photo du magazine Point de vue, entre Carla et Nicolas Sarkozy, puis auprès de son futur gendre lors de la visite officielle du président français au pape, le 20 décembre 2007.

Virginio, l'aîné, diplômé en arts graphiques, était beau, artiste, aventurier, marin. Au beau monde, il préférait le tour du monde. Il prenait le large vers les mers lointaines. Valeria, devenue une icône du cinéma d'auteur comme scénariste, actrice et réalisatrice, avait abandonné sa khâgne pour rejoindre la troupe de Patrice Chéreau, à l'école du Théâtre des Amandiers de Nanterre.

Carla, qui a eu sa première guitare à 9 ans, avait commencé à New York sa carrière de top-modèle international, avant de devenir chanteuse de charme à grand succès. En 2002, son premier disque, Quelqu'un m'a dit, s'est vendu à 1,2 million d'exemplaires. Elle n'a pas attendu d'être la première dame de France pour entrer dans les livres. Sa vie de croqueuse d'hommes a fait d'elle l'héroïne malgré elle, sous les traits d'une certaine Paula, de Rien de grave (éd. Stock), roman impitoyable de Justine Lévy, amère de s'être vu "chiper" par elle son ex-mari, le philosophe Raphaël Enthoven, père du fils de Carla. Elle entre maintenant dans le roman de l'Elysée.

(le Monde - O4.02.08)

16:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Blanchiment aggravé entre la France et Israël: procès Sentier II

f619c0bfb333c39c8495b7e95b9380af.jpg
Des rabbins sont impliqués dans ce scandale

Le procès dit du «Sentier II», une affaire de blanchiment portant sur un vaste trafic de chèques entre la France et Israël de 1996 à 2001, s'est ouvert lundi après-midi à Paris en présence du PDG de la Société Générale (SG), Daniel Bouton, qui est un des 142 prévenus.

M. Bouton s'est refusé à tout commentaire à son entrée dans la salle d'audience.

Ce procès, exceptionnel par son ampleur, le nombre des prévenus et sa durée, est prévu jusqu'en juillet devant la 11e chambre du tribunal correctionnel, qui s'est délocalisée dans des locaux provisoires à l'intérieur du palais de justice de Paris, où se dérouleront également les audiences du procès de l'hormone de croissance à partir de mercredi.

Cent trente-huit personnes physiques, dont Daniel Bouton et plusieurs cadres de la Société Générale (SG), et quatre banques (la SG, la Société marseillaise de crédit, la Barclays-France et la Banque nationale du Pakistan) sont jugées pour blanchiment aggravé. Les prévenus encourent dix ans d'emprisonnement et de fortes amendes.

L'affaire a été révélée par l'enquête sur l'affaire dite du «Sentier», un vaste réseau d'escroquerie dans le quartier parisien de la confection au préjudice de banques et d'assurances au milieu des années 90.

Le dossier du «Sentier II» concerne un vaste circuit de blanchiment permettant à des commerçants du Sentier, à des particuliers et à des associations de dissimuler un délit - fraude fiscale, abus de biens sociaux, chèques volés - en échangeant, moyennant une commission versée à des intermédiaires, des chèques contre de l'argent liquide.

Les banques poursuivies sont accusées d'avoir contribué à ce blanchiment en le laissant prospérer en connaissance de cause, ce qu'elles contestent.

(Le Parisien 04.02.08)

15:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Touchant...

9a35084f225ac13c2402f8855554b651.gif
Un peu plus de vingt-quatre heures après leur mariage célébré dans la plus stricte intimité samedi matin dans un petit salon de l'Elysée, Nicolas Sarközy et sa nouvelle épouse, Carla Bruni, se sont offert un minibain de foule, hier, dans les allées du château de Versailles (Yvelines). Le couple, qui a passé la nuit au pavillon de la Lanterne, après avoir dîné sur place pour fêter l'événement avec quelques intimes, ne se cache plus. Vers 13 heures, le président et son épouse se sont promenés le long du bassin du Trianon, à la grande surprise des touristes présents dans le parc.

Les nouveaux époux ont signé quelques autographes avant de prendre un verre à la terrasse de la brasserie la Flottille : thé pour elle, café pour lui. « Ils avaient l'air très amoureux, raconte un témoin. Ils se sont embrassés devant tout le monde et marchaient main dans la main. Après trois quarts d'heure de balade, ils ont regagné la Lanterne. Puis sont repartis vers Paris avec le cortège officiel. »
(Le Parisien 04.02.08)

15:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Du beau linge!

La fortune de Carla Bruni est estimée à environ 18,7 millions d'euros. Lors de son accession au poste de chef de l'Etat, Nicolas Sarközy affichait plus de 2 millions d'euros d'actifs.

Sarkozy a épousé une millionnaire ! Peu après la cérémonie, samedi 2 février au matin, le maire du VIIIe arrondissement de Paris confirmait avoir marié le chef de l'Etat et l'ancien top modèle. A cette occasion, François Lebel a précisé qu'un contrat de mariage avait été signé entre les deux tourtereaux. Ceci exclut donc le choix par M. et Mme Sarkozy de la communauté de biens réduite aux acquêts. Ce régime de droit commun ne nécessite aucune démarche particulière pour les époux, il est en quelque sorte le régime par défaut de tous les mariés.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont donc pu opter pour l'un des trois autres types de contrats de mariage possibles. Ancien avocat fiscaliste, le président de la République connaît mieux que quiconque l'utilité d'un contrat de mariage pour protéger les biens des époux en cas de rupture. Dans le cas présent, les patrimoines en jeu ne sont pas anodins.

Carla, une femme d'affaires avisée

Le mariage du président de la République est, au-delà de l'idylle, l'union de deux patrimoines "conséquents". Car l'héritière Bruni est une femme qui a le sens des affaires. D'après une enquête publiée dans le numéro de février 2008 du magazine «Capital», elle a engrangé 4,2 millions d'euros grâce au mannequinat, 2,5 millions avec la musique et 2 millions de contrat de publicité, dont le dernier en date signé avec la marque automobile, Lancia. A cela s'ajoute un héritage respectable. Carla Bruni est, en effet, la fille (non biologique) d'un riche industriel italien. Au décès de son "père", Alberto Bruni-Tedeschi, en 1996, sa mère, sa soeur Valeria (actrice et réalisatrice), son frère (décédé en 2006) et Carla ont hérité de deux somptueuses demeures : le château Castagneto près de Turin, accompagné d'une coquette villa dans le Var. Par ailleurs, la chanteuse de «Quelqu'un m'a dit» possèderait deux appartements à Paris, le premier, place des Ternes dans le XVIIe arrondissement et un hôtel particulier près de la porte d'Auteuil. En tout, son patrimoine immobilier est estimé à plus de 10 millions d'euros. En additionnant le tout, la fortune de Carla Bruni s'élèverait donc à quelque 18,7 millions d'euros.

Le père biologique de Carla Bruni s'appelle Maurizio Remmert, ancien guitariste, qui vit actuellement à Sao Paulo.

Nicolas, un patrimoine constitué pour l'essentiel d'assurance-vie

 

De son côté, le patrimoine du chef de l'Etat est plus difficile à cerner à la suite de son divorce avec Cécilia. D'après la déclaration qu'il a effectué peu de temps après avoir accédé à la fonction présidentielle en 2007, son patrimoine s'élevait, en 2006, à plus de 2 millions d'euros dont plus de 1,9 million sur des contrats d'assurance-vie à la Société Générale. Marié avec Cécilia Ciganer-Albeniz en 1996 sous le régime de la communauté de biens, tout ce qu'ils ont acquis ensemble pendant leurs onze années de mariage, a donc été partagé lors du divorce. Difficile ainsi d'apprécier exactement la valeur du patrimoine du chef de l'Etat aujourd'hui...

Sarközy n'a pas épousé une femme qui "travaille plus pour gagner plus"!

(Source Le Figaro - 04.02.08)

15:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

O ZIGUE!


podcast

02:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Islamisation: succès du colloque de Synthèse Nationale

Ramener l’islamisation des villes de France au cœur de la campagne pour les élections municipales, tel était l’objectif du colloque organisé samedi 2 février 2008 à Paris par Synthèse nationale.

Devant 220 participants, parmi lesquels nous notions la présence de l’ancien député de l’Oise Pierre Descaves, de la députée flamande Hilde De Lobel, du Docteur Xavier Dor et de plusieurs conseillers régionaux du Front national ainsi que celle de nombreux candidats aux municipales, les orateurs qui se sont succédés à la tribune ont abordé à la fois l’historique de ce phénomène, sa dimension dramatique et ethnocide et les solutions pour la combattre.

Ainsi, Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité, nous a magnifiquement brossé le vrai visage de l’islam conquérant en démontant les mécanismes mensongers de ceux qui essaient de nous faire croire que l’islam serait une religion d’amour et de tolérance. Il nous rappela que l’islam est aujourd’hui plus dangereux pour notre civilisation que le fut le communisme hier.

Lui succéda Nicolas Tandler, écrivain et journaliste qui écrit régulièrement dans notre revue. Celui-ci évoqua, avec la précision que nous lui connaissons, la collaboration entre certains syndicats et l’islamisation du monde du travail.

Patricia Vayssière, courageuse conseillère municipale MNR de Montreuil, fut ovationnée par l’assistance lorsqu’elle expliqua comment elle a réussi à faire annuler la subvention accordée par la municipalité communiste de sa ville pour la construction d’une grande mosquée. Elle encouragea, en leur donnant le mode d’emploi, tous ceux qui ne veulent pas voir surgir un minaret dans leur ville à en faire autant.

La première partie de ce colloque se termina par l’intervention de notre amie Odile Bonnivart, porte-parole de Solidarité des Français, qui nous rappela, avec réalisme, qu’un Congolais, fût-il de nationalité française et parfaitement intégré dans la société, ne fera jamais pour autant un véritable Européen. De la même manière qu’un Européen qui vit en Afrique ne sera jamais un Africain.

Après une pause au cours de laquelle les participants purent visiter les stands et se fournir en livres et revues, la seconde partie du colloque débuta par l’exposé remarquable de Jean-Claude Rollinat qui se livra à un état fort détaillé et alarmant de l’enracinement de l’islam dans le monde et de l’expansion de celui-ci en Europe.

Martin Peltier, dont le talent de polémiste n’est plus à démontrer, mit une note d’humour digne de Marcel Aymé, pour désigner les vrais responsables de l’islamisation de la France et de l’Europe.

Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile-de-France et président du Club Convergences nationales, appela au rassemblement de toutes les énergies dans le nécessaire combat politique pour que la France redevienne la France et l’Europe reste européenne. Il conclut en citant la fameuse réplique du Général de Castelnau, « Il faut que Verdun tienne, donc Verdun tiendra », CQFD.

Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord et candidat à la mairie de Strasbourg, appela à la résistance nationale, identitaire et européenne. Il présenta au public parisien la vaste campagne européenne lancée le 17 janvier dernier à Anvers à l’initiative de Filip Dewinter, porte parole du Vlaams belang, contre l’islamisation de nos villes. En organisant ce colloque, Synthèse nationale donne le coup d’envoi de cette campagne en France.

Après avoir donné la parole à Myriam Baeckeroot, conseillère régional d’Ile-de-France et initiatrice du Comité pour le respect du NON français, qui expliqua, deux jours avant la ratification du Traité de Lisbonne, le sens de son combat, Roland Hélie conclut cette journée en rappelant l’esprit unitaire qui anime Synthèse nationale et en insistant sur la nécessité absolue de faire de la lutte contre l’islamisation le fer de lance de la résistance identitaire.

Les actes de ce colloque seront publiés dans la prochaine livraison de Synthèse nationale.

01:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

La "Première Dame" n'existe pas dans la Constitution

Aucun statut particulier pour la famille du président

La constitution française n'indique aucun statut particulier pour l'épouse du chef de l'Etat et la famille de celui-ci. Pourtant, le conjoint du président de la République est automatiquement sur le devant de la scène. C'est donc à la "première dame de France" de trouver le rôle qu'elle souhaite jouer en fonction de ses envies et de sa personnalité!8d5b4fa8d977889e17b4e6bfacfa81c6.jpg

A paraître en février 2008 dans le magazine de charme espagnol DT
Les médiats se gargarisent avec ce titre de "Première Dame de France", de "First Lady", qui n'existe pas dans la Constitution !
Carla Bruni-Sarközy aura été en tout cas la "Première Dame de France" à avoir posée nue, en tenue SM, un mois avant son mariage avec le Président de la République... Tout cela n'est pas bien "sérieux", quoi qu'en dise celui-ci...
La question se pose: va-t-elle continuer sa carrière de top model nue? Rien ne le lui interdit, après tout...
Et si lui aime partager...

00:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

03/02/2008

Au bal des vampires!

7dedfa6ddd8a4e8c5b976512ef3331b5.jpg
Dimanche après-midi, le nouveau couple présidentiel, qui avait passé la soirée au Pavillon de la Lanterne, s'est promené dans le parc du château de Versailles. (Crédits photo : AFP)

23:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Il tombe toujours plus bas: 41%

   712e0de4e0985e5617f2b0036b59f30d.jpg            

  Le 1er février 2008 à Sofia-Antipolis

La spirale ne semble pas s'arrêter. Selon un sondage LH2-Libération réalisé avant et après l'annonce de son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy subit en effet une chute de 13 points de sa cote de confiance par rapport au début du mois de janvier. 55% des personnes interrogées ont une opinion négative du président contre 41% d'opinions positives. Début janvier, la cote de confiance du président était positive pour 54% des Français.

L'érosion progressive de la cote de confiance de Nicolas Sarközy depuis son arrivée à l'Elysée, de 67% en juillet 2007 à 54% en janvier, s'est subitement accélérée entre janvier et février. C'est un "effondrement d'une rare ampleur", juge François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2 pour lequel "il existe peu d'exemples de défections aussi massives, si ce n'est le cas de Jacques Chirac en 1995".

Premier facteur explicatif de cette forte baisse de la popularité, selon l'institut, le "discrédit qui le touche en matière économique" : 84 % des Français ne sont pas satisfaits de la politique concernant le pouvoir d'achat, 75 % sont insatisfaits de "la croissance économique", 68 % du problème de l'emploi. Deuxième cause de la chute de popularité du président, la désapprobation de son style personnel. "L'affichage de la vie privée" est désapprouvé par 76 % des interviewés. Par ailleurs, interrogés sur la crise de la Société générale, 44% des personnes interrogées en désapprouvent "la gestion" présidentielle.

Mercredi, un sondage Sofres avait déjà confirmé la spirale descendante du chef de l'Etat : 55% des Français contre 48% un mois auparavant ne lui faisant pas confiance. 41% émettent un jugement inverse, en baisse de huit points en un mois. Depuis la mi-janvier, la cote du président de la République s'inscrit en négatif, avec une majorité de mécontents.

Sondage réalisé les 1er et 2 février 2008, par téléphone, sur un échantillon de 1003 personnes.

22:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

MadameWeb, la porno-prof, faisait la joie de ses élèves

c35f46532a9c36755df171629b4b7b36.jpg
MadameWeb nue dans la rue... 
Anna Ciriani, actrice porno la nuit et enseignante de littérature le jour, ça ne va plus être possible. Ainsi en ont décidé les autorités éducatives la région du Frioul-Vénétie Julienne (nord-est de l'Italie), au grand dam des élèves qui collectionnaient et s'échangeaient les photos de celle qu'ils appellent la porno-prof et qui tient la haut de l'affiche avec son pseudonyme de Madameweb. Pourtant Anna Ciriani jure que son passe-temps n'a jamais influencé ses cours en classe. "Mon comportement à l'école a toujours été professionnel et irréprochable", a-t-elle déclaré à la presse italienne ajoutant: "je suis une femme normale, j'ai une famille et un travail d'enseignante. Je cherche la transgression et le sexe". MadameWeb a pourtant une longue double carrière derrière elle. Il y a cinq ans, la porno-prof avait déjà été déchargée de sa fonction de professeur de littérature italienne dans un collège de Pordenone après que des élèves eurent constellé les murs des toilettes de photos d'elle, nue, téléchargées sur internet et sa video hard faisait les délices des onanistes en herbe. Ils réclament aujourd'hui à cor et à cri le retour de la professeure Anna Ciriani, alias porno-prof, plus connue comme Madameweb.

 

 

22:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

N'Djamena livré aux pillards

d297c4317da5757e66a18669246ec499.jpg
La joie des rebelles tchadiens

Un calme précaire régnait dimanche soir à N'Djamena. Les affrontements qui ont débuté samedi, impliquant des hélicoptères de combat et de l'artillerie lourde, ont déjà fait plusieurs centaines de blessés parmi les civils, selon l'ONG Médecins sans frontières. Pendant environ trois heures, les tirs à l'arme lourde se sont succédé, puis sont devenus plus sporadiques et ont cédé la place à des tirs diffus d'armes automatiques. Les rebelles, après avoir été jusqu'aux abords de la présidence, ont annoncé s'être retirés à l'est de la capitale afin de laisser aux civils le temps de quitter le centre ville. "Nous ne nous sommes pas fait repousser. Nous nous sommes retirés. Il ne faut pas que les gens croient que Deby a gagné", a déclaré un responsable de la rébellion.

Dimanche, le bâtiment de la radio, gardé jusqu'en milieu de matinée par un char de l'armée qui s'est ensuite retiré faute de munitions, a été pillé par la foule. Le grand marché de N'Djamena a subi le même sort. Les rebelles accusent la France de "jouer la montre" pour permettre au président Deby de se réorganiser, et ont menacé dimanche soir d'attaquer l'aéroport dans les 24 heures. C'est de cet aéroport, où sont également établis les 1450 militaires français du dispositif Epervier, qu'avaient décollé quelques heures plus tôt des hélicoptères de l'armée qui avaient attaqué des pick-up de l'alliance rebelle. Dans la soirée, le Conseil de sécurité des Nations unies a annoncé qu'allait se tenir rapidement une réunion d'urgence sur le Tchad.

Samedi, l'aviation française s'était bornée à sortir ses hélicoptères pour sécuriser l'aéroport afin d'évacuer quelque 400 ressortissants étrangers vers Libreville. Dimanche, des chasseurs Mirage F1 ont effectué des passages au-dessus de N'Djamena, selon des sources militaires. Les appareils ont ensuite été "mis à l'abri" dans des pays voisins, a précisé l'état-major français à Paris.

Les combats de ce dimanche, au deuxième jour d'une bataille acharnée pour le contrôle de N'Djamena et, au-delà, pour le pouvoir, semblent avoir sonné le glas d'un cessez-le-feu à l'initiative du dirigeant libyen Mouammar Khadafi, médiateur désigné par l'Union africaine. Ils se sont même étendus : la rébellion a aussi attaqué la préfecture d'Adré, à la frontière du Soudan avec, selon le préfet tchadien de région, un soutien aérien de l'armée soudanaise, une accusation démentie par Khartoum. Le ministre français de la Défense Hervé Morin a par ailleurs confirmé que le chef d'état-major tchadien, Daoud Soumaïn, avait été tué dans des combats vendredi lors d'affrontements à Massaguet, à 50 km à vol d'oiseau de N'Djamena. 

D'après agence

Le déploiement de l'Eufor compromis ?

Les rebelles, malgré des intérêts divergents, se sont alliés mi-décembre sous la pression du Soudan, selon des experts. Khartoum souhaite notamment, estiment ces experts, perturber le lancement de la force européenne de 3700 hommes au Tchad et en Centrafrique (Eufor) destinée à protéger les réfugiés du Darfour. Hervé Morin a indiqué dimanche que le déploiement de l'Eufor était "suspendu jusqu'à mercredi", ajoutant que "personne" n'avait l'intention d'y renoncer. Dans une interview à l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche, le chef des rebelles du Rassemblement pour le Changement (RFC), Timane Erdimi, a indiqué toutefois que son mouvement ne voyait "plus aucun inconvénient" à la présence de l'Eufor, si elle "a une mission noble qui consiste à sécuriser" les déplacés et les réfugiés. Par ailleurs, les ambassadeurs des 27 pays membres de l'Union européenne se sont réunis dimanche à Bruxelles pour examiner la situation militaire à N'Djamena, sans toutefois arrêter de date sur l'envoi de la force européenne dans l'est du Tchad.

(LCI.fr 03.02.08)

 

21:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Non sono fedele...

2809e3f9b25236642fedf6b39b94d45e.jpg
(Paru le 18 décembre 2007 dans "sarkozynews)

21:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Carla Sarközy:ce qu'elle pense des nains et des Français

     6cf036931c30e91104e9e378c3d5ac20.jpg
Son opinion sur les Français:
C'est le site internet de programmes-tv qui a révélé l'information. Si Carla Bruni est plutôt discrète depuis le début de son idylle avec le Président Sarkozy, la potentielle future dame de France s'est montrée bien plus loquace il y a quelques mois lorsqu'elle s'est confiée au Daily Mail. Et ce qu'elle y exprime ne fait pas plaisir à lire...
La demoiselle Bruni, d'origine italienne, vit dans l'Hexagone depuis qu'elle a cinq ans. Paris lui a permis de se faire un (grand) nom dans le milieu du mannequinat, et la France a consacré ses talents d'auteur-compositeur en achetant en masse son premier album "Quelqu'un m'a dit". On pouvait donc penser, que, même avant sa rencontre avec le Président, Carla Bruni vivait une jolie histoire avec notre pays... Que nenni.

 Morceaux choisis ? "Je ne me sens pas du tout Française, j'ai un passeport italien" (...) Les Français sont de mauvaise humeur sans raison tandis que les Italiens sont toujours de bonne humeur (...) Les Français sont tout le temps négatifs. Ils adorent leur langue, du coup dès quelque chose n'est pas en français, ça les rend dingues". On passera sur le fait que selon elle, Paris est polluée, que le centre de Paris est insupportable, qu'elle trouve Londres beaucoup plus jolie... Bref, que des gentillesses on vous dit ! Le seul Français qui trouve finalement grâce à ses yeux, est, on vous le donne en mille... Nicolas Sarközy. Les hommes de petite taille, auraient selon elle, "plus de caractère", et pour illustrer son exemple, elle citait déjà: "Napoléon... et Nicolas Sarkozy".

(Voici.fr -21 Janvier 2008)

Carlita, comme Cécilia, n'a pas une goutte de sang français dans les veines! Et dans un sens on préfère!

21:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Une fondation pour l'Islam à Mantes-La-Jolie

      85e99faa6dfd0ad72ecb3d8aa807220f.jpg
                                           Selon nos sources, des représentants du cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur chargée des cultes, ont assisté, le 30 janvier 2008, à un déjeuner à la mosquée de Mantes-La-Jolie, en compagnie du recteur du lieu de culte, Ali Berka, et de l’ancien maire de la Ville, Pierre Bédier.

Ce dernier, président du Conseil général et député des Yvelines, désirait obtenir l’aval de la ministre pour un projet de création d’une fondation pour l’islam à Mantes-la-Jolie.

Il existe déjà une fondation pour les œuvres de l’Islam de France, mise en place en 2005 par Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur. Cette organisation peine à exister et bien des observateurs doutent qu’elle parvienne jamais à remplir sa fonction: canaliser les fonds de donateurs étrangers afin de faciliter la construction de lieux de culte musulmans en France.

D’après des proches du dossier, l’Arabie Saoudite, dont les caisses débordent, renâcle franchement à mettre au pot. Elle ne souhaite pas traiter avec une fondation dont le président est l’Algérien Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris.

La nouvelle fondation, située à Mantes-La-Jolie, pourrait lui plaire davantage. L’Arabie Saoudite connaît bien la ville puisque La Ligue islamique mondiale - financée par le régime wahhabite - y possède son siège et que la mosquée a été financée aux trois-quarts par des fonds saoudiens. Le recteur de la mosquée, Ali Berka, est par ailleurs considéré comme très proche des dirigeants saoudiens.

Reste qu’une telle fondation ne pourrait voir le jour sans le feu vert du Conseil d’Etat.

(L'Express 02.02.08)

 

 

 

00:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Idriss Déby Itno, président du Tchad

Arrivé au pouvoir par les armes en 1990, le chef d'Etat tchadien Idriss Déby Itno pourrait à son tour devoir quitter la présidence chassé par les armes d'une coalition d'opposants comprenant certains de ses anciens alliés. Après avoir plusieurs fois échappé à des coups d'Etat, il semblerait que, cette fois-ci, ce chef de guerre, qui n'a jamais hésité à prendre la tête de ses troupes, n'ait pu résister à la vague de la colonne des 300 pick-up des rebelles qui a pris samedi la capitale, N'Djamena.

 

Né en 1952 à Fada, dans le nord-est du pays, Idriss Déby est musulman et appartient à l'ethnie zaghawa, présente de part et d'autre de la frontière tchado-soudanaise. Comme beaucoup de fils du désert, il se destine vite au métier des armes. Baccalauréat en poche, il entre à l'école d'officiers de N'Djamena puis décroche en France une licence de pilote professionnel. De retour au pays, il lie son destin à celui d'Hissène Habré qui parvient en 1982 à chasser du pouvoir Goukouni Weddeye.

 

En remerciement de son soutien, Idriss Déby est nommé commandant en chef. Sa renommée va alors croître avec les combats qu'il livre contre les forces pro-libyennes, au point de faire de l'ombre à Hissène Habré qui l'éloigne à Paris en 1985 pour y suivre les cours de l'école de guerre. Sitôt de retour, Idriss Déby décroche le poste-clé de conseiller militaire du président mais les rapports entre les deux hommes se tendent. Et en 1989, accusé de complot, il s'enfuit de N'Djamena pour la Libye puis le Soudan, où il fonde sa propre armée, le Mouvement patriotique du salut (MPS).

Sa campagne militaire le conduit en décembre 1990 à N'Djamena et au pouvoir, après la fuite d'Hissène Habré. Le chef de guerre délaisse alors son treillis pour le costume d'homme politique. Elu président en 1996 lors du premier scrutin pluraliste au suffrage universel, il ouvre alors le gouvernement à une partie de ses adversaires. Mais, malgré sa réélection en 2001, Idriss Déby est de plus en plus critiqué par une opposition qui lui reproche des fraudes électorales, des violations des droits de l'Homme et, malgré son entrée en octobre 2003 dans le club des pays producteurs d'or noir, l'extrême pauvreté de son peuple.

Plus grave, son clan se lézarde à la faveur de la guerre civile qui embrase le Darfour voisin. Son entourage lui reproche de ne pas soutenir ses "frères" zaghawa de la province soudanaise. Le malaise gagne l'armée et, en mai 2004, le pouvoir du président, que l'on dit gravement malade, vacille sous le coup d'une tentative de coup d'Etat militaire. A partir d'octobre 2005, les désertions d'officiers et les défections de proches s'accélèrent et vont grossir les rangs d'une rébellion de plus en plus menaçante, qu'il accuse le Soudan d'armer.

Malade et fragilisé par un conflit qui l'oppose à la Banque mondiale sur la gestion des pétrodollars, Idriss Déby échappe à un nouveau coup d'Etat le 14 mars qui sera suivi d'une nouvelle tentative des rebelles qui échoueront aux portes de N'Djamena en avril. Ce n'est que partie remise, la rébellion installée au Soudan s'organise et de vient de plus en forte. Des combats, auxquels il participe, font des centaines de morts en novembre et en décembre 2007 avec les différentes factions dans l'est du pays. Celles-ci concluent une alliance en décembre et réussissent, à partir de leur bases soudanaises, à traverser le Tchad et en cinq jours d'est en ouest pour investir N'Djamena, la capitale symbole du pouvoir.

(Le Monde 02.02.08)

00:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)