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Blog - Page 1537

  • VIDEOS Frédéric Lefebvre, le porte-bla-bla de l'UMP

    http://www.dailymotion.com/video/xeavp9_lefebvre-les-etrangers-un-probleme_news

    http://videos.tf1.fr/infos/2010/chacun-sait-qu-il-y-a-des-liens-entre-delinquance-et-immigration-6030021.html

    05/08/10

  • Sylvester Stallone fait la promo de son film dans le "9-3"

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    Sylvester Stallone, la star du cinéma d'action américain, s'est rendu à Rosny-Sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, pour présenter en avant-première son film "the Expendables".

    Avant lui, les acteurs John Travolta et Samuel L. Jackson avaient rendu visite au "9-3", l'une des banlieues sensibles de France, de même que l'ambassadeur américain à Paris Charles Rivkin, pour qui "demain, des élites issues des banlieues émergeront".

    En fin d'après-midi, quelques milliers d'admirateurs attendent Sylvester Stallone, ou "Sly", pressés contre les barrières de sécurité qui les séparent d'un large tapis rouge de 100 mètres, devant l'entrée du cinéma UGC-Ciné Cité le plus fréquenté du département.

    Ils ont entre 15 et 35 ans, crient le nom de "Rocky", tandis que des enceintes jouent "Eye of the Tiger", le thème musical du film de boxe culte.

    "C'est toute mon enfance, j'ai vécu avec lui, Stallone est un énorme monument", s'enthousiasme Michael, un fan de 22 ans.

    Lorsqu'il arrive sur le tapis rouge, accompagné des acteurs Jason Statham et Dolph Lunggren, également à l'affiche de son film, les mains se tendent et les appareils photo surgissent au dessus des barrières pour voler quelques images du "géant" de 64 ans. Stallone sert les mains, signe quelques autographes, et effectue quelques mouvements de boxe devant une assemblée subjuguée.

    "C'était formidable de rencontrer des gens de Rosny-sous-Bois, des gens vrais", a-t-il dit sur i>Télé.

    En avril, Samuel L. Jackson avait déclamé un discours sur les minorités et les banlieues devant le public métissé de Bondy, autre ville du "9-3". "Vous êtes l'avenir, saisissez votre chance, construisez-vous un réseau, dites que ce n'est pas normal que je ne vois pas à l'écran des gens qui me ressemblent".

    Olivier Févin, le directeur du cinéma, s'est démené pour faire rencontrer à celui qui incarna Rambo le public de Seine-Saint-Denis.

    "J'ai harcelé les gens de la société de distribution Metropolitan Film pour avoir Stallone à Rosny. Si Stallone a un public en France, c'est en grande partie en banlieue", a-t-il récemment expliqué au quotidien Le Parisien.

    "Souvent, en banlieue, on a l'impression d'être délaissé par rapport à toutes les activités culturelles et artistiques parisiennes, pour une fois, je trouve ça bien de ne pas avoir à faire le déplacement", explique Djiba, une femme de 34 ans venue pour voir "Monsieur Stallone", son idole.

    "The Expendables", présenté jeudi en avant-première à Rosny-sous-Bois et au cinéma Rex à Paris, sortira en France le 18 août prochain.

    L'Express - 05/08/10

  • La danse du ventre de l'Oncle Sam dans les banlieues françaises

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    Récemment, la presse s’est fait l’écho de l’entreprise de séduction menée par l’ambassade des Etats-Unis en France à l’égard des populations afro-antillaises et/ou musulmanes dans les banlieues parisiennes.
    La France n’est pas le seul pays où l’Etat impérial nord-américain déploie ce type de stratégies envers les minorités discriminées. Stratégie qui a plusieurs objectifs :

    1) Objectif politique à long terme : identifier les futurs leaders des pays où les Etats-Unis ont des intérêts stratégiques. Depuis de nombreuses années, les Etats-Unis ont mis en place une politique « d’amitié » et de « séduction » vis-à-vis de leaders potentiels au travers d’un programme du Département d’Etat administré depuis les ambassades. Sous couvert d’échanges culturels, des personnalités indigènes sont invitées à visiter les Etats-Unis lors de voyages de propagande. Nicolas Sarkozy, qui a participé à l’une de ces expéditions quand il était un jeune politicien prometteur, constitue un bon exemple du succès de cette initiative, et, sous sa présidence, les résultats ne sauraient être plus explicites : alignement sur la politique nord-américaine dans des domaines qui vont de la politique internationale, avec le soutien du sionisme en Palestine ainsi que des intérêts militaires et sécuritaires nord-américains en Asie et au Moyen-Orient, à l’alignement sur les intérêts économiques et financiers dans la crise financière actuelle. En ce qui concerne les banlieues françaises, les États-Unis savent que pour des raisons politiques et démographiques, la France pourrait bien un jour avoir son Obama. Le Département d’Etat cherche par conséquent à séduire les dirigeants noirs et arabes en leur vendant l’idée fausse d’une Amérique paradis des minorités raciales.

    2) Objectif à moyen terme : diviser les groupes racialisés des pays étrangers entre ceux qui sympathisent avec les Etats-Unis et les autres. En cas de crise, ces leaders potentiels constitueront une cinquième colonne à l’intérieur des mouvements antiracistes. Si éclate une émeute, les Etats-Unis pourront compter sur leurs collabos pour influencer les conflits conformément à leurs intérêts. Et ainsi disposer d’une arme de négociation fondamentale face aux élites politiques françaises.

    3) Objectif à court terme : les agences nord-américaines de renseignement ont besoin de recruter des Arabes et des Noirs européens afin d’infiltrer les groupes politiques radicaux et les réseaux islamistes en Europe. Le monolinguisme des Américains constitue, en effet, un handicap. Le recrutement de personnes de couleur en France est une question stratégique, car, en raison de la forte présence de Français d’origine maghrébine et africaine, il existe des populations qui non seulement parlent le français, mais aussi l’arabe (ou tout au moins le comprennent). Dans cette affaire, l’approbation et la complicité des services français de renseignement et en particulier de l’administration Sarkozy ne fait pas le moindre doute. Comment les Etats-Unis pourraient-ils venir recruter des Arabes et des Noirs dans les banlieues parisiennes avec un discours critique sans créer un conflit diplomatique ? Pour montrer de quel côté se trouve l’hégémonie, qu’on imagine seulement l’Etat français utilisant son ambassade à Washington pour aller dans les ghettos parler de la discrimination raciale aux Etats-Unis et pour vendre la France comme paradis pour les minorités ! Non seulement cela serait impossible sans le consentement de l’Empire, mais cela ne se produit tout simplement pas. Quels accords les deux pays ont-ils conclus pour que les Etats-Unis puissent se permettre de se livrer à ce genre de prosélytisme en France ? Pourquoi les défenseurs du sionisme et de l’impérialisme tels qu’Alain Finkelkraut, Bernard Henri-Levy et André Glucksman, qui pensent que le problème principal en France est le racisme anti-blanc produit dans les banlieues et que l’islamophobie et le racisme anti-arabe/anti-noir ne sont pas un problème social, ont-ils gardé le silence face à cette intervention des Etats-Unis dans les banlieues françaises ?

    Quant aux Noirs et Arabes qui collaborent avec l’Empire, reste à savoir s’ils le font par ignorance ou en pleine conscience de leurs actes. Certes, les discriminations raciales constituent un terreau fertile pour les recruteurs des agences d’intelligence nord-américaines. Le désespoir politique et économique produits par la frustration et le désenchantement que vivent quotidiennement les « issus de » en France facilitent sans doute l’émergence d’individus prêts à vendre leur âme au diable. Mais faire les mercenaires pour l’Empire américain est injustifiable quelles que soient leur condition en France. Espérons qu’ils auront la décence de ne pas venir manifester contre le prochain bombardement de Gaza, Beyrouth ou Téhéran.

    Frantz Quintin Shariati Giao - Tribune libre - 13 juillet 2010.
    VOXNR - 05/08/10

  • Michel Germaneau: Aqmi maintient qu'il y a eu des négociations avec la France - Qui ment?

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    "L'organisation était en contact permanent avec la France à travers des intermédiaires", indique un communiqué d'Aqmi traduit et diffusé par SITE.

    Michel Germaneau a été enlevé le 19 avril dans le nord du Niger. Aqmi a annoncé son exécution le 25 juillet.

    "La France connaissait très bien les exigences de l'organisation pour assurer la libération de l'otage", indique le groupe.

    Début mai, la chaîne satellitaire Al-Jazira, citant le groupe, avait indiqué qu'Aqmi réclamait à "la France et à ses alliés dans la région la libération de ses détenus" en contrepartie de celle du Français.

    Dans son communiqué de jeudi, Aqmi fait référence à Pierre Camatte --un Français que le groupe avait enlevé en novembre 2009 puis libéré trois mois plus tard après avoir obtenu la libération de quatre islamistes détenus au Mali-- comme preuve qu'il était prêt à négocier.

    "L'expérience de Pierre Camatte, qui s'est terminée par sa libération, prouve que les moujahidine n'ont recours à l'assassinat que si la France en décide ainsi".

    Le gouvernement français a maintenu lundi qu'il n'y a jamais eu de négociations avec Aqmi pendant la détention de Michel Germaneau, démentant les affirmations du chef de l'organisation diffusées la veille.

    Dimanche, Abdelmalek Droudkal avait affirmé avoir négocié avec Paris pour la libération de Germaneau.

    Le 26 juillet, le président français Nicolas Sarkozy avait affirmé que l'ultimatum d'Aqmi n'avait "jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises ou locales".

    Le ministre français de la Défense Hervé Morin avait indiqué pour sa part que la France n'avait "jamais eu de revendications précises".

    Agé de 78 ans, Michel Germaneau, était un militant humanitaire très impliqué auprès des populations du Sahel.

    AFP. 05/08/10 

  • Le mort de Versailles

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    Grand canal de Versailles

    Le cadavre de la victime, un militaire de l'armée de l'air, âgé de 52 ans et habitant seul à Versailles, a été trouvé vers 18H00 mercredi par un promeneur le long d'une voie de chemin de fer près de la Pièce d'eau des Suisses, une zone très fréquentée du parc du château de Versailles, selon une source policière.

    D'après les premières constatations, l'homme a reçu plusieurs coups de couteau au niveau de la poitrine.

    L'autopsie a révélé jeudi que quatre coups avaient été portés "très profondément" à la victime, "avec une véritable volonté de tuer", selon une source judiciaire.

    Un homme d'une vingtaine d'années, contrôlé à Versailles "mais loin des lieux" du crime et qui portait un couteau sur lui, a été placé en garde à vue mercredi soir et était toujours entendu jeudi en fin d'après-midi par les enquêteurs. Ces derniers attendaient le résultat des analyses effectuées sur le couteau, a ajouté la même source.

    La brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles a été saisie de l'enquête.
    AFP. 05/08/10
  • Insécurité: un été très chaud à Blois

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    Nous vous tenions informés régulièrement des incendies de voitures à répétition à Blois et dans le département. Cette fois, l’affaire prend de telles proportions que la Nouvelle République est obligée de l’annoncer à la « une » : quatre voitures incendiées la même nuit au centre-ville de Blois, cela commence à faire beaucoup, et surtout cela devient trop voyant pour traiter l’événement en quelques lignes.

    La Nouvelle République note la « nette recrudescence » des feux de voitures et souligne que « la localisation de ces méfaits évolue, les quartiers nord ne sont plus seuls concernés ». Nous ne disions pas autre chose en dénonçant l’échec du PRU (Plan de Rénovation Urbaine) dans son volet sécuritaire. Le résultat de ces déplacements massifs de populations, comme nous avions prévu dès le début, c’est l’extension de l’insécurité dans tous les quartiers et dans les communes en périphérie.

     Aujourd’hui, c’est le centre-ville qui est touché – il y avait déjà eu 7 voitures brûlées place des Lices en juillet – et dans le cas présent, ce sont des touristes de passage qui ont été victimes. Avec la hausse des vols à la roulotte, voilà qui risque de donner une bien mauvaise image de la ville de Blois.

    La police ne reste certes pas inactive : un « jeune » de 20 ans auteur d’au moins 3 feux de poubelles selon ses propres aveux a été interpellé. Mais dans certains quartiers, c’est la loi du silence qui prévaut. Régulièrement les élus blésois du Front National sont intervenus au conseil municipal pour demander des explications et des mesures efficaces. La réponse de la municipalité n’a jamais varié de Lang en Perruchot : ces violences sont le fait d’une petite minorité, de jeunes désœuvrés, etc…

    Mais alors que les jeunes incendiaires d’il y a 20 ans sont aujourd’hui adultes et probablement pères de famille, les nouvelles générations ont pris le relais. Et tout laisse à penser que ces méfaits ne relèvent pas du « désœuvrement », mais constituent véritablement des actes de guérilla urbaine. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

    La réaction purement verbale et dans l’urgence de Nicolas Sarkozy à Grenoble n’aura eu qu’un mérite : c’est de donner raison au Front National qui depuis des années avait parfaitement analysé les causes de cette dérive continuelle des violences urbaines.

    Il ne faut pas cependant en attendre grand chose. Tout le monde a compris qu’il s’agit de positionnement électoral. Une fois encore, on nous promet de nouvelles lois, alors que le pouvoir en place est incapable d’appliquer les lois existantes, et que 86.000 peines de prison ferme ne peuvent pas être exécutées faute de place dans les prisons !

    Et aujourd’hui Nicolas Sarkozy est en vacances. Mais pas à Blois !

    Source : le blog du Front National 41.

    NPI - 05/08/10

  • La rituelle sortie à vélo...

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    Pierre Sarkozy a mis son casque
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    Un des gardes du corps tient le guidon de Sarkozy - (Cliquez sur les photos)
    Le président Nicolas Sarkozy, en vacances depuis mercredi avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy au Cap Nègre, près du Lavandou (Var), a effectué jeudi matin la première sortie sportive à vélo de son séjour. Le chef de l'État a quitté à 10 h 45 la résidence de sa belle-famille, accompagné de l'un de ses fils, Pierre, et a pris la route des Crêtes menant au col du Canadel, sur le balcon des Maures, malgré un vent très violent. Son fils cadet, Louis, avait pris place dans une des deux voitures escortant le chef de l'État. Accompagné de trois (?) gardes du corps à vélo, Nicolas Sarkozy a salué de la main la dizaine de personnes qui attendaient sa sortie face à l'entrée de la résidence du Cap Nègre. Le Président et son fils, toujours accompagnés du service de sécurité, ont regagné leur résidence à 12 h 20.
    Le Point - 05/08/10
     
     
    On peut lire dans l'article du Figaro du 05.08/10 (sans photo):
     
    Le président Nicolas Sarkozy, en vacances depuis hier avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy au Cap Nègre, près du Lavandou (Var), a effectué ce matin la première sortie sportive à vélo de son séjour.

    Le chef de l'Etat, coiffé d'un casque, a quitté à 10h45 la résidence de sa belle-famille, accompagné de son fils Pierre, également à vélo...

  • Policiers visés par des tirs dans une cité d'Auxerre!

    PARIS (Reuters) - Une voiture de police a été la cible de tirs par "arme à feu de petit calibre" au cours de la nuit de mardi à mercredi dans une cité d'Auxerre (Yonne), annonce le syndicat de police Alliance.

    Il fait également état de tirs avec une carabine à air comprimé visant les forces de l'ordre à Villiers-le-Bel, dans le Val d'Oise.

    Aucun blessé n'est à déplorer à Auxerre mais le véhicule a été touché à deux reprises alors que les policiers étaient à la recherche d'un homme qui dégradait des voitures, précise-t-il dans un communiqué.

    Les policiers, qui circulaient dans le quartier sensible de Sainte-Geneviève, ont essuyé des jets de projectiles et entendu des tirs qui pourraient correspondre à des plombs émanant d'une carabine 22 long rifle.

    A Villiers-le-Bel, une patrouille a essuyé des tirs alors qu'elle contrôlait un véhicule.

    Le syndicat souligne que des policiers avaient déjà été pris pour cible par des tirs d'armes à feu lors des récentes émeutes dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble.

    "Ces tirs par arme à feu sont bien des tentatives de meurtre contre des policiers, contre des représentants de l'Etat. De tels crimes sont intolérables et ne peuvent plus rester impunis", écrit-il.

    Après les incidents de Grenoble, le président Nicolas Sarkozy avait haussé d'un cran la semaine dernière son discours sur la lutte contre l'insécurité, liant immigration et délinquance.

    Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a relayé son discours mercredi et jeudi à Grenoble, affirmant vouloir faire de la ville un "symbole" de la lutte contre la délinquance.

    Le Point- 05/08/10

  • A Villiers-le-Bel, ils tirent à la carabine sur les policiers!

    "Vers 23H40, une équipe des UTEC contrôlait un véhicule place du Bois joli à Villiers-le-Bel lorsqu'une quinzaine d'individus se sont présentés. Ils étaient armés", a expliqué à l'AFP Audrey Vagner, du syndicat Alliance Val-d'Oise.

    "Il y a eu des tirs à deux reprises sur les policiers qui ont riposté par un tir de flashball. Il n'y a pas eu de blessé ni d'un côté, ni de l'autre", a-t-elle précisé.

    "Les douilles retrouvées sur place permettent de dire qu'ils étaient armés de 12 mm" (calibre de carabine de jardin, ndlr), a ajouté Mme Vagner.

    Contacté par l'AFP, la préfecture du Val d'Oise n'a pas souhaité faire de commentaire, "une enquête est en cours". La sûreté départementale a été chargée de enquête.

    "Grenoble, Auxerre et maintenant Villiers-le-Bel. Ces tirs sont perpétrés par des criminels prêts à tuer pour empêcher l'interpellation d'un malfaiteur!", a dénoncé Alliance Police Nationale dans un communiqué.

    "Il est urgent que la Justice se fasse entendre et tape du poing sur la table en sanctionnant lourdement, avec la plus extrême des fermetés, en réponse à cet emballement criminel intolérable", déclare le syndicat.

    "Face à la recrudescence de ces actes extrêmement préoccupants, Alliance Police Nationale en appelle à toute la classe politique pour qu'elle se rassemble unanimement en faveur de l'action des forces de sécurité", conclut le syndicat.

    AFP 05/08/10

  • Grenoble: les trois derniers suspects libérés, l'enquête avance - Hortefeux installe le GIR

    Alors que Brice Hortefeux venait de demander à ce Groupe d'intervention régional de "frapper là où ça fait mal", la juge chargée du braquage - après lequel l'un des malfaiteurs (Karim Boudouda) avait été tué par la police contre qui il venait d'ouvrir le feu avec des armes de guerre - a décidé de lever la garde à vue.

    Un premier homme avait déjà été remis en liberté dans la soirée de mercredi. Ils "n'ont pas participé au vol à main armée du casino d'Uriage et aux fusillades qui ont suivi, aucune charge n'a été retenue contre eux", a-t-on souligné de source judiciaire. Leur garde à vue a toutefois contribué à "recueillir des éléments permettant de faire avancer l'enquête", a-t-on assuré de même source.

    Cette opération de police visait à "mieux connaître l'identité du complice de Boudouda", actuellement en fuite, a expliqué M. Hortefeux, estimant qu'elle était "un succès".

    "L'action prioritaire" du GIR de l'Isère, le premier à vocation départementale hors Ile-de-France, a souligné le ministre, sera de "contribuer à la sécurisation des quartiers sensibles", notamment celui de la Villeneuve, théâtre des principaux incidents de la mi-juillet.

    La lutte contre l'économie souterraine ne sera pas occultée, au contraire: "il faut y aller, il faut frapper là où ça fait mal, au portefeuille", a lancé le ministre aux huit permanents de ce nouveau GIR, auquel participeront - "une première", a-t-il relevé - des agents de la Caisse nationale d'assurance maladie et de la Caisse d'allocations familiales.

    Selon Brice Hortefeux, "dans un certain nombre d'affaires, il y a deux aspects (d'économie souterraine): un train de vie en inadéquation avec les revenus et, souvent, des fraudes à la redistribution sociale".

    Or, a noté le ministre, "les fraudes aux prestations sociales constituent le premier sentiment d'injustice chez nos compatriotes".

    A cet égard, un spécialiste de la fraude documentaire, membre de la police aux frontières (Paf) rejoindra le GIR de l'Isère.

    "S'attaquer à toutes les formes d'expression de l'économie souterraine, ne négliger aucune parcelle, aucun recoin de la délinquance, c'est s'attaquer à toutes les sources du mal", a encore dit M. Hortefeux.

    Il a souhaité que l'action du 36ème GIR de France soit "recentrée sur les narco-trafics, base principale de l'économie souterraine dans les quartiers sensibles de Grenoble, avec les braquages".

    La vocation départementale de ce GIR et sa composition allant au-delà des policiers, gendarmes, douaniers, agents du fisc, inspecteurs du travail, avec l'adjonction de ce spécialiste et des agents des Cnam et Caf, en font "une expérience pilote", a estimé le ministre.

    Le GIR de l'Isère est placé sous la responsabilité du commandant de police Denis Dubuy, ancien chef de la section stupéfiants de la police judiciaire.

    Mercredi soir, M. Hortefeux avait effectué une patrouille avec la Brigade anticriminalité (BAC) de la Ville en se rendant dans les quartiers de La Villeneuve, Renaudie, Mistral, Teisseire et Arlequin.

    Des membres de la BAC grenobloise ont fait l'objet de menaces de mort après les violences urbaines de la mi-juillet.

    AFP. 05/08/10

  • Une église saccagée dans l'Aube par de mystérieux vandales

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    Pierres tombées de la voûte sur le maître-autel

    L'église Saint-Pierre de Pouan-les-Vallées, un édifice classé, vient de faire l'objet d'une opération de destruction caractérisée

     

    Depuis ses deux périodes de construction, aux XIIIe et XVIe siècles, l'église de Pouan-les-Vallées a eu le temps d'en voir de toutes les couleurs. L'édifice a subi les guerres, les intempéries, les affres des siècles et les souffrances des paroissiens, mais cet édifice classé depuis 1913 n'a jamais connu l'outrage qui lui a été infligé cette semaine. Hier matin en effet, l'employé communal intrigué par le calvaire renversé dans la cour de l'église Saint-Pierre est allé plus loin dans son inspection pour découvrir avec répugnance de quoi l'humain est capable.


    Chemin de croix incendié


    « C'est une véritable infamie », s'étrangle Paul Cantraine, le maire de Pouan, qui parle de « crucifix renversés, de lustres en verre éclatés sur le pavé, d'un autel renversé, de la corde d'une cloche arrachée, du chemin de croix incendié, etc. Le pire, c'est la destruction de la voûte en ogive, au-dessus du maître-autel », s'inquiète l'adjoint au maire, Georges Bracq, en montrant les pièces de craie venues se fracasser sur le meuble et sur le pavement du chœur.
    Pour la commune qui a entrepris de gros travaux de restauration sur l'église St-Pierre (toiture, nef…) ces dernières années, ce saccage porte un préjudice majeur à la communauté.


    À deux reprises


    « Il doit y avoir un mariage le 25 septembre. Cela ne va malheureusement pas être possible », se désole le maire, qui a immédiatement prévenu les gendarmes pour que l'enquête débute. A cet égard, dès le tout début d'après-midi, une équipe de gendarmes de la caserne de Rosières s'est rendue sur place pour recueillir les éléments de police scientifique. Un crucifix, une corde et un élément de la croix renversée ont notamment été retrouvés, après avoir été balancés au-dessus de la cour des voisins.
    Les témoignages recueillis indiqueraient que les faits se seraient déroulés dans l'après-midi de mardi et de mercredi. Le bruit occasionné par les vandales aurait fait croire au voisinage que l'église était momentanément en travaux.


    Acte prémédité


    « L'église est continuellement fermée par des grilles métalliques et des portes munies de gros verrous. Ceux qui se sont introduits là l'ont fait en toute connaissance de cause », estime M. Bracq, inquiet de voir la quiétude de ce bourg de 500 âmes offensée si gravement. « S'introduire ainsi par l'effraction d'une porte verrouillée et à deux reprises, ça suppose qu'il y a préméditation. »
    Hier, le prêtre de la paroisse, le père Jean-Luc Depaivre n'avait pas encore eu le temps de constater le désastre. Il aura la tristesse de le découvrir aujourd'hui.

    L'Est-Eclair - 31/07/10

  • Des tags négationnistes sur le mémorial de Marmande

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    (Cliquez sur la photo)
    Des tags à caractère antisémite et négationniste ont été découverts mercredi en fin de matinée sur le mémorial de la déportation et de la résistance à Marmande (Lot-et-Garonne), a-t-on appris auprès du maire de la commune.

    Les mots "mensonges", "sionisme", "intérêts", "argent" et le symbole du dollar "$" ont été inscrits à la peinture rouge sur le monument où figurent les noms de camps de concentration nazis, a déclaré à l'AFP Gérard Gouzes, député-maire PS de Marmande.

    D'autres tags à caractère raciste, tracés également à la peinture rouge, ont été découverts dans le quartier de la Gravette à Marmande, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Des croix gammées, le symbole des skinheads, ainsi que les mots "la France aux Français" étaient inscrits sur des façades d'immeubles, selon la même source.

    M. Gouzes a annoncé une plainte de la mairie ainsi que de l'Association des déportés de Marmande à l'origine de l'érection du mémorial. La société HLM gérant le quartier de la Gravette a également annoncé qu'elle porterait plainte, selon les gendarmes.

    Les inscriptions ont été effacées du monument qui surplombe une route très passante, mais des prélèvements ont été réalisés pour les besoins de l'enquête de gendarmerie. Les analyses établiront en particulier si la peinture rouge utilisée sur les deux sites est la même.

    Interrogé par l'AFP, Albert Roche, délégué du CRIF Aquitaine, a indiqué qu'"on ne peut pas empêcher des extrémistes, des gens voulant attiser la haine (de commettre de tels actes). On essaie de se battre pour limiter ce genre d'actions. Notre région était jusqu'à maintenant relativement épargnée."
    Le Figaro - 04/08/10

  • Un cadavre découvert près du château de Versailles

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    (Cliquez sur la photo)

    Le d’un homme âgé d’une cinquantaine d’année a été retrouvé ce mercredi soir dans un bois de Versailles lardé de coups de couteau. C’est un promeneur qui a effectué cette macabre découverte vers 18 heures. « Cet homme n’a pas pu être identifié, précise une source proche de l’affaire.

    Une autopsie a été ordonné par le procureur ». Le corps a été retrouvé entre le château de Versailles et la pièce d’eau des Suisses. Les lieux sont fréquentés par de nombreux promeneurs et des SDF. Mais la façon dont était habillée la victime ne laissait pas penser qu’il était sans domicile. La brigade criminelle de la DRPJ de Versailles est chargée de l’enquête.

    Le Parisien - 04/08/10

  • Impunité - L'affaire César/Woerth

     http://www.liberation.fr/societe/0101650468-succession-cesar-woerth-secouru-par-le-ministere-du-travail-et-jack-lang

    L’air de Chamonix ne va pas suffire à garantir le plein repos à Eric Woerth. Le document que nous publions aujourd’hui met de nouveau en cause le ministre du Travail, malmené depuis le printemps par l’affaire Bettencourt. Jour après jour, Woerth a répété qu’il n’était jamais intervenu dans le dossier de la milliardaire, ni même dans aucun contrôle fiscal.

    La lettre qu’il a rédigée le 24 avril 2008, alors qu’il était ministre du Budget, prouve le contraire. Elle démontre sans ambiguïté qu’Eric Woerth a fait peser tout le poids de sa fonction pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros sur la succession de César. Et ce après des pourparlers avec l’exécuteur testamentaire du sculpteur, comptant par ailleurs parmi les grands donateurs de l’UMP. Encore une fois, c’est donc la parole du ministre qui est mise en doute.

    Si Eric Woerth est intervenu dans la succession de César, pourquoi ne l’aurait-il pas fait au profit de la milliardaire ? Pourquoi n’aurait-t-il pas non plus favorisé l’embauche de sa femme auprès du groupe de cosmétique ? Pour l’instant, aucune réponse n’a été donnée à ces questions.

    Le pouvoir, retranché derrière le voile de l’impunité, s’est contenté de crier à la «calomnie» et a refusé la création d’une enquête parlementaire ou la nomination d’un juge d’instruction indépendant pour faire toute la lumière sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Il doit désormais compter avec l’affaire César-Woerth.

    Libération.fr - 04/08/10

  • Ils coupent une phalange à un retraité pour lui faire avouer où il cachait ses économies

    Un ancien artisan maçon, grièvement blessé aux membres supérieurs et inférieurs, a été retrouvé lundi en fin de matinée devant une casse automobile de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) avant d'être transféré dans un établissement hospitalier de la région.

    Aucune information n'a filtré sur l'état de santé du sexagénaire.

    Les faits remontent à lundi matin lorsque trois hommes cagoulés ont enlevé l'artisan au moment où il sortait de son domicile de Seillans (Var) à 07H30.

    Ses ravisseurs, après l'avoir ligoté, l'ont conduit dans un endroit isolé, qui n'a pas été localisé pour l'heure. Là, ils l'ont blessé à l'arme blanche et lui ont coupé une phalange pour le forcer à révéler l'endroit où il cachait ses économies.

    Ayant obtenu ce qu'ils voulaient, un ou deux agresseurs sont retournés au domicile du retraité où ils ont fait main basse sur 45.000 euros.

    Le parquet de Draguignan, qui n'a pas souhaité communiquer sur cette affaire, a saisi conjointement la Brigade de recherches de la Gendarmerie de Draguignan et la section recherches de la gendarmerie de Marseille.
    AFP. 04/08/10 
  • Le compagnon de Christine Lagarde impliqué dans une fraude

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    Xavier Giocanti et Christine Lagarde

    Le Centre de promotion de l'emploi par la micro-entreprise, dirigée par Xavier Giocanti entre 2003 et 2005, a été condamné par la Cour européenne de justice à rembourser un million d'euros de subventions. 

     

    La Cour européenne de justice a condamné une association marseillaise, dirigée de 2003 à 2005 par Xavier Giocanti, devenu depuis le compagnon de la ministre française de l'Economie Christine Lagarde, à rembourser un million d'euros de subventions européennes en raison d'"irrégularités", a-t-on appris mercredi 4 août.

    Cette ordonnance de la Cour européenne, révélée par l'hebdomadaire français Le Canard Enchaîné, date du 12 mai.

    Dans cette décision, la justice a condamné le Centre de promotion de l'emploi par la micro-entreprise (CPEM), à rembourser des subventions versées par la Commission européenne à hauteur de 995.527,70 euros.

    Le CPEM, créé en 1994, est une association destinée à favoriser le retour à l'emploi des chômeurs en leur accordant des prêts pour la création de très petites entreprises.

    Il a reçu en 2002 des subventions du Fonds social européen (FSE), dont l'objectif de soutenir la création d'emplois dans l'UE, pour "un montant total de 1.000.000 euros", afin de financer un "projet pilote", indique la CEJ.

     

    "Plusieurs irrégularités sérieuses"

    Mais en 2004, une plainte a été déposée auprès de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) "pour dénoncer la mauvaise gestion financière et administrative" d'un dossier par le CPEM, déclenchant une enquête de l'OLAF sur le fonctionnement de l'association.

    Dans son rapport définitif, adopté en 2006, l'OLAF a constaté "plusieurs irrégularités sérieuses", le journal satirique évoque de "fausses déclarations", et une "violation de la réglementation". Selon Le Canard Enchaîné, seraient notamment en cause les rapports entre le CPEM et la mairie de Marseille.

    La mairie dirigée par Jean-Claude Gaudin (UMP) fournissait gratuitement locaux et salariés à l'association et les dossiers était traités par "Marseille Service Développement", une société de service pilotée par un fonctionnaire municipal.

     

    "Je ne suis pas concerné"

    Sur la base du rapport de l'OLAF, la Commission européenne a demandé en 2007 le remboursement des aides. Le CPEM, contestant le rapport, a multiplié les procédures pour faire annuler la décision de remboursement.

    Mais la Cour a statué en mai qu'"il y a lieu de rejeter le pourvoi dans son ensemble" et donc de "condamner" le CPEM.

    Interrogé par Le Canard Enchaîné, Xavier Giocanti s'est défendu cependant d'avoir une part de responsabilité dans les faits mis en cause.

    "Je ne suis pas concerné: j'ai été nommé directeur salarié du CPEM en 2003 et j'en suis parti en avril 2005", a-t-il déclaré au journal, "Vous attaquez Christine Lagarde à travers moi". Or c'est bien sur cette période que porte le rapport de l'OLAF.

    Selon Le Canard Enchaîné, le dossier a été transmis au parquet de Marseille.

    Nouvelobs.com - 04/08/10 

  • De plus en plus de musulmans préfèrent fêter le ramadan en France plutôt qu'au bled...

    "Cet été, les vagues de départ en vacances ont commencé début juin, alors que normalement, c'est plutôt vers le 23-25 juin, et le pic de retour se situe entre le 8 et le 10 août", date à laquelle commence le neuvième mois du calendrier musulman, constate Meziane Idjerouidene, directeur général de la compagnie aérienne Aigle Azur.

    "L'an dernier, le ramadan (qui débutait le 22 août, ndlr) avait déjà un peu décalé les dates de retour, mais là, ça s'est amplifié", note le directeur de la compagnie, qui transporte 1,7 million de voyageurs chaque année dont 50% vers le Maghreb.

    Même constat à la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) qui dessert la Tunisie et l'Algérie. Elle enregistre de "gros retours vers le 7-8 août, alors que d'habitude, pas du tout".

    Les déplacements ne sont pourtant pas proscrits en période de ramadan, ni plus contraignants. "En termes de jurisprudence islamique, celui qui voyage est dispensé du jeûne", rappelle Michel Reeber, historien des religions.

    Pour l'auteur d'une Petite sociologie de l'islam (2005), les raisons de ces retours en France sont plutôt à chercher du côté des facteurs "climatiques et de contrôle social".

    "Dans les pays musulmans, le contrôle social est plus fort. On est tenu à un certain nombre de règles, de pratiques religieuses. Ici, c'est beaucoup plus souple", avance-t-il.

    Mounir Zaida, 30 ans, responsable sécurité au tribunal d'Evry (Essonne) avoue avoir "pété les plombs" après avoir passé "trois semaines de ramadan au Maroc" en 2005. Cet été, il a préféré partir dans ce pays à cheval sur fin-juin et début-juillet, en grande partie pour ne pas se trouver là-bas au moment du mois du jeûne.

    "Je n'aime pas passer tout le ramadan là-bas.  C'est trop dur, il n'y a rien à faire. Les gens travaillent, il fait trop chaud. On ne peut même pas aller à la plage car on ne peut pas voir les filles, il faut éviter les tentations. On ne peut pas profiter", lâche-t-il.

    Doria, 37 ans, mère de trois enfants, passe "systématiquement ses vacances en Algérie" mais cet été, elle aussi a avancé ses vacances "à cause du ramadan".

    "Il fait trop chaud en août pour jeûner sur place. La fréquentation de la plage n'étant pas compatible avec le ramadan, il n'est pas possible d'y aller sans prendre le risque de se faire insulter ou carrément agresser. En plus, la cuisine prend beaucoup de temps avec tous les plats à faire. Du coup, on passe les journées à la maison", déplore-t-elle.

    Cette assistante maternelle habitant à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) préfère "passer le ramadan en France" où, confie-t-elle, "je peux aller voir des concerts, prendre un thé en terrasse..."

    Nostalgique des "anciennes années" de ramadan au bled", Abdallah, un quinquagénaire parisien, évoque l'"ambiance de fête" qui régnait alors. "Le repas ressemblait chaque jour à une fête avec beaucoup de personnes autour de la table. Le soir, c'était de longues veillées", se souvient-il.

    AFP. 04/08/10

  • La Russie brûle, Medvedev ordonne la protection des sites nucléaires

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    (Cliquez sur la carte pour la voir en totalité)

    "Je suis sûr que nous allons nous en sortir", a déclaré M. Medvedev, estimant que la situation était "sous contrôle, même si une évolution négative n'est pas à exclure".

    "J'ordonne au gouvernement d'établir au plus vite, d'ici à deux jours, quelles installations doivent être considérées comme présentant un danger particulièrement élevé" en cas d'incendie, a-t-il également déclaré.

    Au cours de cette réunion, rassemblant les principaux responsables de la sûreté du pays, Sergueï Kirienko, le patron de l'agence du nucléaire Rosatom, a annoncé avoir fait évacuer "tous les matériaux explosifs et tous les matériaux radioactifs" du centre nucléaire russe de Sarov, à 500 km à l'est de Moscou, en raison des incendies qui le menacent depuis quelques jours.

    Le responsable a assuré qu'il n'y avait aucun risque d'accident nucléaire même si le feu atteignait les installations de ce centre, connu depuis la guerre froide sous le nom d'Arzamas-16 et qui fabrique notamment des armes atomiques.

    Selon le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, les flammes ont atteint le vaste territoire du centre de Sarov, mais sont encore à "quatre kilomètres" de ses premières installations.

    La réunion du Conseil de sécurité, pour laquelle Dmitri Medvedev a interrompu un séjour sur la mer Noire, a également été l'occasion de limoger des responsables militaires, après la destruction par le feu d'une base de l'aviation de la marine dans la région de Moscou.

    Le commandant de l'aviation de la marine, Nikolaï Kouklev, a été renvoyé et le commandant en chef de la marine, l'amiral Vladimir Vissotski, a reçu un avertissement.

    De son côté, le Premier ministre Vladimir Poutine, qui multiplie les déplacements dans les zones sinistrées, s'est rendu dans la région de Voronej, à 500 km au sud de Moscou, pour y encourager les équipages des avions luttant contre les flammes.

    "Il y a encore malheureusement beaucoup de travail", a-t-il dit.

    Le feu continue de dévaster des milliers d'hectares en Russie centrale et occidentale. Le bilan a atteint 48 morts contre 40 la veille.

    Lundi, le président russe avait décrété l'état d'urgence dans les sept régions les plus touchées par les incendies.

    Sur le terrain, la situation continue d'être difficile pour les 170.000 hommes mobilisés par le ministère des Situations d'urgence. En début de journée, une superficie globale de 188.524 hectares était en feu, contre 172.371 hectares la veille.

    "Il n'y a pas eu de maisons brûlées au cours des dernières 24 heures", s'est en revanche félicité le ministère. Depuis la fin de la semaine dernière, des villages entiers ont été ravagés par les flammes.

    Au total les incendies de forêt ont déjà détruit en Russie près de 668.000 hectares depuis le début de l'été.

    Les conditions climatiques ne donnent pour leur part aucun signe de répit.

    Les météorologues estiment que la canicule et la sécheresse qui durent depuis plus d'un mois dans l'ouest de la Russie devraient se prolonger au moins jusqu'à la fin de la semaine.

    La capitale russe s'est réveillée mercredi dans une atmosphère irrespirable, un vent chaud répandant la fumée âcre des feux de forêt et de tourbières de la région jusque dans le métro.

    AFP. 04/08/10

     

     

  • Le jour où Le Pen est "mort"... Rue des Rosiers, ils se réjouissaient!

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    Dimanche 1er août, rue des Rosiers, à Paris. C'est la fin de l'après-midi, l'ambiance est joyeuse dans cette artère située au coeur du Marais, berceau historique de la communauté juive de la capitale. Des dizaines de personnes sont réunies et, tout sourire, crient à qui veut les croire que Jean-Marie Le Pen est mort. À les entendre, le vieux leader du Front national, âgé de 82 ans, serait décédé le matin même d'une crise cardiaque...

    Seulement, voilà, renseignement pris dans la foulée, Jean-Marie Le Pen se porte comme un charme. "Il savoure son premier jour de vacances" dans sa villa de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) "et prépare son prochain voyage au Japon", nous affirmait, dimanche soir, son attaché de presse. Ce dernier, qui rappelle que la mort de Jean-Marie Le Pen a déjà été annoncée à plusieurs reprises et est annoncée par erreur, ne cachait d'ailleurs par son étonnement : il avait reçu une vingtaine de coups de fils, même depuis l'étranger, pour confirmer cette "information"... Une histoire qui a fait rire le bien vivant Jean-Marie Le Pen. Pour ceux qui douteraient encore de la véracité de ce démenti, le FN dégaine l'arme absolue : un "communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen", mis en ligne dimanche en fin de journée sur le site Internet du parti : "La France peut être fière de son équipe d'athlétisme." Pas d'erreur possible sur la date, Jean-Marie Le Pen ne peut donc qu'être vivant...

    Le Point- 02/08/10

  • Le coup de pouce de Woerth pour la succession du sculpteur César

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    A-D Perrin, Eric Woerth, César -  (Cliquez sur la photo)
    Un document que s’est procuré «Libération» prouve que le ministre est intervenu directement, en 2008, pour alléger le redressement fiscal sur la succession du sculpteur.

    La passation de pouvoir a été discrète. Sans poignée de main. Vendredi, le ministre du Travail, Eric Woerth, a finalement transmis ses fonctions de trésorier de l’UMP à Xavier Bertrand, secrétaire général du parti. Cette démission voulue par Nicolas Sarkozy est, pour l’heure, la seule conséquence politique tirée de l’affaire Bettencourt. En démissionnant, Eric Woerth a contesté une nouvelle fois tout conflit d’intérêts entre ses fonctions passées de trésorier et de ministre du Budget. Il s’était aussi montré catégorique, le 27 juin, pour certifier s’être tenu à l’écart des procédures de contrôle dévolues à l’administration fiscale. «Je n’ai jamais déclenché de contrôle fiscal, comme je n’ai jamais empêché un contrôle fiscal», avait-il déclaré.

    Dégrèvement.Libération peut révéler qu’Eric Woerth est directement intervenu dans un contrôle fiscal, celui de la succession du sculpteur César, à la suite de ses pourparlers avec l’exécuteur testamentaire de l’artiste, Alain-Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain et grand donateur de l’UMP. L’intervention du ministre s’est traduite en 2008 par un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros sur la succession du sculpteur, sans compter les pénalités de mauvaise foi, effacées elles aussi. Dans un courrier adressé le 24 avril 2008 à l’avocat de la succession, Eric Woerth explique qu’il a été saisi par l’avocat de la dernière compagne de César, Stéphanie Busuttil, de «la situation fiscale de César Baldaccini et de la Société civile de l’atelier de César (Scac) au regard des redressements dont ils ont fait l’objet à la suite des contrôles diligentés au titre des années 1997 et 1998».

    Le fisc avait, courant 2000, engagé un très lourd redressement pour «insuffisance de déclaration» après avoir répertorié 230 œuvres manquantes dans la succession. Eric Woerth accepte alors de procéder à une «révision du passif fiscal», compte tenu du classement en 2006 de l’enquête pénale pour vol, abus de confiance et recel visant la disparition d’œuvres. «Il ressort de l’examen approfondi de ce dossier que, dans le cadre de la vérification de l’activité de sculpteur déployée par M. Baldaccini, le rehaussement opéré en 1998 au titre des œuvres manquantes ne peut être maintenu», annonce-t-il. Les redressements sont abandonnés. «Ces décisions seront prochainement prononcées, dans les formes réglementaires, par la direction nationale des enquêtes fiscales», conclut le ministre. Il est donc bien intervenu, et ce en amont des services et des «formes réglementaires». A la demande de l’avocat de la compagne de César, mais surtout d’Alain-Dominique Perrin. Ancien patron de la compagnie financière Richemont (deuxième groupe mondial de produits de luxe), Perrin appartient, comme Patrice de Maistre, l’homme de confiance de Bettencourt, au réseau des donateurs du parti présidentiel. Comme lui, il connaît le trésorier de l’UMP, devenu ministre du Budget. «L’administration n’avait pas besoin que le ministre intervienne, estime un juriste. Le ministre suit les affaires signalées, mais il n’intervient que dans l’intérêt de la République. Négocier avec un généreux donateur qu’il connaît personnellement n’est pas normal

    Pourparlers. «Le contrôle fiscal durait depuis un certain temps, raconte un juriste. Neuf ans plus tard, la négociation s’engage. Pourquoi ? Parce qu’Alain-Dominique Perrin connaît mieux Woerth que les précédents ministres.» Les avocats des deux hommes n’ont pas contesté ces pourparlers. «En réalité, il y a eu des discussions sur des œuvres dont on s’est aperçu qu’elles n’étaient pas manquantes, assure Me Jean-Yves Leborgne, l’avocat d’Eric Woerth. Et la décision prise n’est pas la décision de M. Woerth, c’est la décision de l’administration.» «Compte tenu du caractère majeur de l’œuvre de César, il n’y a rien d’étonnant à ce que des discussions aient pu avoir lieu au plus haut niveau de l’Etat, et ce sans qu’aucune conclusion puisse en être tirée», commente Me Antoine Chatain, l’avocat d’Alain-Dominique Perrin. Fait chevalier, puis commandeur de la Légion d’honneur par Pierre Messmer et Jean-Pierre Raffarin, le président de la Fondation Cartier ne cache pas son engagement à droite. «Alain-Dominique Perrin contribue, à titre personnel depuis trente ans, et ce de manière officielle, à l’UMP et aux différents partis qui l’ont précédé, confirme Me Chatain. Mais cette appartenance politique relève de sa vie privée.»

    Décédé en décembre 1998, César compte trois héritières : sa fille et son épouse, Anna et Rosine Baldaccini, ainsi que sa dernière compagne, Stéphanie Busuttil, à laquelle il a légué un droit moral sur son œuvre et la quotité disponible. Alain-Dominique Perrin, lui, a été désigné par César, peu avant sa mort, comme l’un de ses deux exécuteurs testamentaires, une mission «bénévole». Perrin est lui-même collectionneur de sculptures de César. Proche de la dernière compagne de l’artiste, il n’a jamais participé aux réunions d’administration de la succession. La famille du sculpteur et plusieurs protagonistes ont d’ailleurs découvert l’existence de ses négociations avec Eric Woerth, après coup, fin 2009 seulement. «Un travail important a été fait pour retrouver les prétendues œuvres manquantes, estime Me Chatain. Le vrai scandale est d’avoir fait des redressements qui n’avaient aucun lien avec la vérité.»

    Libération.fr - 04/08/10