Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Blog - Page 1537

  • Même dans le Limousin!

    Mosquée Limousin Guéret.JPG
    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

  • Flottille: la Grèce ouvre une enquête

    La Grèce a indiqué aujourd'hui qu'elle enquêterait sur des accusations de brutalités contre des Grecs qui se trouvaient à bord de la flottille humanitaire pro-palestinienne prise d'assaut par les forces israéliennes.

    "Des Grecs affirment qu'ils ont été maltraités. Notre cellule de crise va contacter tous nos ressortissants qui se trouvaient à bord pour enquêter sur ces accusations", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, Grigoris Delavekouras.

    Il a par ailleurs relevé que la "communauté internationale veut une enquête approfondie" sur les circonstances de l'assaut des forces israéliennes contre la flottille, qui a fait neuf morts lundi.

    Reprenant des accusations lancées par des activistes rapatriés mardi, un autre militant, Vangelis Pissias, rentré jeudi à l'aube, a affirmé avoir été sévèrement battu à son arrivée dans le port d'Ashdod, quand il a refusé de donner ses empreintes digitales.

    "Ils m'ont jeté à terre, menotté et piétiné. Ils devaient être une quinzaine (...) le pire est quand il m'ont cloué à plat ventre et m'ont piétiné (...) j'ai fini par perdre conscience", a affirmé à l'Agence de presse grecque (Ana) ce militant quinquagénaire.

    Le Figaro - 04/06/10

  • Il jouait au foot en pleine nuit avec des amis...

    Un jeune homme était  entre la vie et la mort à l'hôpital après avoir été blessé par balle, alors qu'il faisait vraisemblablement trop de bruit en jouant au football en pleine nuit avec des amis à Clermont-Ferrand, a-t-on appris de source judiciaire. L'homme de 28 ans, hospitalisé au CHU de Clermont-Ferrand après les faits, a été touché à l'omoplate droite par une balle, extraite ensuite par les médecins.

    "Il se trouve toujours entre la vie et la mort", a-t-on appris de même source. Dans la nuit de jeudi à vendredi, comme il en avait semble-t-il l'habitude, le jeune homme jouait au football avec trois amis près d'une barre d'immeubles, dans le quartier sensible de la Gauthière quand il a été touché par un projectile tiré de l'un des appartements.

    "L'hypothèse la plus probable est que l'un des occupants de l'immeuble ait été excédé par le bruit", a-t-on précisé de même source. La police judiciaire (PJ) de Clermont-Ferrand, saisie de l'enquête, a procédé à des perquisitions dans le quartier afin de retrouver l'arme.

    Un homme, en possession d'une carabine, a alors été interpellé, placé en garde à vue, puis "mis hors de cause par les constatations techniques et relâché en début de soirée", a-t-on appris de même source.

    Le Figaro - 04/06/10

  • A Chypre, en terre orthodoxe, le Pape appelle à la paix et à l'unité

    Pape à Chypre.jpg
    Le président chypriote Demetris Christofas accueille le pape à Paphos - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
    PAPHOS — Benoît XVI a entamé vendredi à Chypre son premier voyage en terre orthodoxe en appelant à la patience dans la recherche de la paix et à l'unité de tous les chrétiens.

    Pour son premier déplacement sur cette île méditerranéenne aux portes du Proche-Orient, divisée depuis 36 ans entre communautés chypriotes grecque et turque, le pape a souhaité que "le désir de vivre en harmonie avec vos voisins" permette de résoudre "patiemment" les problèmes "en suspens".

    Commentant dans l'avion l'amenant à Chypre l'assaut israélien meurtrier contre une flottille d'aide pour Gaza, il a affirmé que dans "tous ces épisodes que nous vivons, il y a toujours le danger qu'on perde patience et dise 'je ne veux plus chercher la paix' (...) il ne faut pas perdre la patience et le courage mais recommencer toujours avec la certitude qu'on peut parvenir à la paix".

    Arrivé à Paphos dans le sud-ouest de Chypre, pays à forte majorité orthodoxe, Benoît XVI a béni un olivier planté à l'aéroport et participé à une "célébration oecuménique" à l'église d'Agia Kyriaki Chrysopolitissa.

    Quelques centaines de personnes étaient massées aux abords du site portant pour certains des T-shirts avec l'icône de la Vierge ou une représentation du pape tenant une carte de Chypre, dans une ambiance de kermesse.

    Des Philippins, essentiellement des femmes qui sont nombreuses à travailler à Chypre comme domestiques, l'ont accueilli avec des drapeaux aux couleurs du Vatican. A une centaine de mètres de l'autel, des touristes britanniques étaient juchés sur les barrières de sécurité, certains en maillots de bain.

    "L'unité de tous les disciples du Christ est un don qui doit être imploré auprès du Père dans l'espérance qu'elle affirmera le témoignage de l'Evangile dans le monde d'aujourd'hui", a dit le pape lors de la cérémonie.

    Il a appelé à continuer le dialogue pour "surmonter les controverses passées" entre les différentes Eglises.

    Le site de l'église de Paphos est le lieu d'une des premières prédications de l'apôtre Paul et, selon la tradition, l'endroit où il a été flagellé devant le gouverneur romain avant que celui-ci ne se convertisse au christianisme.

    L'objectif officiel du voyage est la remise dimanche par Benoît XVI au Conseil pré-synodal du document de travail pour le synode sur le Moyen-Orient en octobre au Vatican.

    Selon le pape, ce synode "réfléchira sur le rôle vital des chrétiens dans cette région  et contribuera à promouvoir une coopération plus grande entre les chrétiens de la région".

    Il a mis en avant "les défis que les catholiques affrontent parfois dans des circonstances éprouvantes" au Moyen-Orient.

    La visite papale, pour laquelle un important dispositif de sécurité a été mis en place, a suscité les critiques de certains responsables de la communauté orthodoxe à Chypre, qui ont été rappelés à l'ordre par l'archevêque Chrysostomos II, chef de la communauté orthodoxe de l'île.

    A son arrivée à Chypre, le pape a "salué comme un frère dans la foi" l'archevêque orthodoxe qui a dénoncé l'occupation turque de l'île.

    "Depuis 1974, Chypre et son Eglise connaissent la période la plus difficile de leur histoire" après "une invasion par la Turquie", a-t-il déclaré en dénonçant "le grand martyre de l'Eglise orthodoxe" et en demandant au pape une "coopération active".

    Le déplacement du pape a été assombri par le meurtre jeudi du chef de l'Eglise catholique en Turquie, Mgr Luigi Padovese, tué par son chauffeur turc.

    Mais pour le pape ce meurtre "n'assombrira pas le dialogue" avec l'islam. "Il faut être capable de dialoguer avec nos frères musulmans et poursuivre ce dialogue pour une coexistence toujours plus fructueuse", a-t-il ajouté.

    Le pape devait se rendre en soirée à Nicosie. Samedi il rencontrera le président Dimitri Christofias puis célèbrera une messe et dimanche il en célèbrera une autre. Il n'ira pas dans la partie nord de l'île occupée par la Turquie.

    AFP. 04/06/10

  • Poignardé en tentant de voler une voiture

    Un homme de 33 ans a poignardé un garçon de 20 ans qui tentait de voler sa voiture à Groslay (Val-d'Oise). Les faits se sont déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi.

    Atteint de plusieurs coups de couteau au niveau du thorax et de l'abdomen, le jeune a été transporté dans un hôpital parisien, selon les pompiers.

    D'après une source proche du dossier, le propriétaire du véhicule était sur son balcon quand il a vu deux hommes essayer de s'emparer de sa voiture.

    Il aurait alors tenté de les empêcher en les repoussant, puis se serait saisi d'un couteau récupéré dans sa voiture.

     Interpellé par la police, cet homme, qui était sous l'emprise de l'alcool, a été placé en garde à vue, a-t-on expliqué de même source. Le second jeune auteur de la tentative de , âgé de 20 ans, qui n'a pour sa part pas été blessé, a également été placé en garde à vue.

    Le Parisien - 04/06/10

  • Une fillette de 16 mois retrouvée morte dans une voiture

    950732_chaperon-vert.jpg

    Elle serait restée dans la voiture quatre heures avant qu'on ne la remarque... Une fillette âgée de 16 mois a été découverte, sans vie, vendredi vers 14 h 35, dans une voiture stationnée Cité du Chaperon Vert à Arcueil (Val-de-Marne). C'est un couple de retraités qui promenait son chien qui a remarqué la petite fille, seule, dans la voiture.

    Ils ont aussitôt donné l'alerte et cassé une vitre pour dégager l'enfant.

     

    La maman est arrivée quelques minutes plus tard alors que les secours tentaient de ramener l'enfant à la vie. Des efforts qui sont restés vains. La mère, dont on ne connait pas l'âge, est actuellement entendue par les enquêteurs. Selon les premiers éléments de l', le bébé était dans la voiture depuis 10 h 30 du matin.

    Le Parisien - 04/06/10

  • Le cargo Rachel Corrie se rapproche de Gaza, Israël en état d'alerte

    Freedom flotilla.jpg
    Le cargo irlandais "Rachel Corrie" - (Cliquez sur la photo)

    JERUSALEM — Un cargo d'aide se rapprochait de Gaza, quatre jours après l'interception sanglante d'une flottille en route pour le territoire palestinien, tandis que les forces de sécurité israéliennes étaient en alerte de crainte de violences après les prières du vendredi.

    "Le Rachel Corrie poursuit sa route vers Gaza", a affirmé la Campagne de solidarité Irlande Palestine, précisant avoir réussi à joindre les passagers dans la matinée.

    "Jenny Graham, une passagère à bord, a déclaré ce matin par téléphone satellitaire: "Nous sommes à environ 150 milles de Gaza, avançant à bonne allure, et espérons arriver à Gaza samedi matin", selon le texte.

    A Chypre, une porte-parole de Free Gaza, Mary Hughes Thompson, a indiqué que le navire à sa vitesse actuelle serait en mesure d'atteindre Gaza dans la soirée mais attendrait sans doute samedi pour achever sa route "parce qu'il serait assez dangereux de le faire de nuit".

    Transportant 15 personnes, de nationalité irlandaise et malaisienne, dont un prix Nobel de la paix et un ancien responsable de l'ONU, ainsi qu'un millier de tonnes d'aide, selon les organisateurs, le Rachel Corrie devait initialement faire partie de la flottille arraisonnée le 31 mai.

    A Gaza, le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a souhaité lors du prêche du vendredi que "ces convois continuent pour briser le siège".

    "La stratégie de l'ennemi a échoué et la stratégie de la patience a gagné à Gaza aujourd'hui", a-t-il estimé de la chaire de la mosquée, entre un drapeau palestinien et un drapeau turc.

    Des prières à la mémoire des neuf martyrs de la flottille, tous turcs, dont un ayant également la nationalité américaine, ont été récitées dans les mosquées.

    Une manifestation à l'appel du Hamas près du camp de réfugiés de Nousseïrat (centre de la bande de Gaza) a rassemblé plusieurs milliers de personnes brandissant des drapeaux turcs et palestiniens et scandant des slogans en faveur de la Turquie. Un rassemblement similaire se déroulait à Khan Younès (sud) à l'appel du mouvement radical Jihad islamique.

    La Turquie a annoncé qu'elle allait réduire ses liens économiques et d'industrie de défense avec Israël. Elle a rapatrié trois de ses ressortissants blessés lors de l'assaut en avion médicalisé, deux autres étant encore jugés intransportables.

    Dans l'avion qui l'amenait à Chypre, aux portes du Proche-Orient, le pape Benoît XVI a appelé à ne pas renoncer à "chercher la paix".

    Dans le même temps, comme à chaque journée de mobilisation palestinienne après la prière du vendredi, la police israélienne était placée en état d'alerte et interdisait l'accès à l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem aux hommes de moins de 40 ans.

    "Nos forces ont été placées en état d'alerte dans tout le pays mais plus particulièrement à Jérusalem", a indiqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, signalant le déploiement de centaines de policiers dans la Vieille ville.

    Aucun incident notable n'avait été signalé dans la ville en milieu d'après-midi.

    En Cisjordanie, où plusieurs rassemblements étaient prévus, le cortège à Bilin, un village accueillant des manifestations hebdomadaires contre le mur de séparation érigé par Israël, devait comprendre une réplique de bateau de 5 mètres montée sur une voiture.

    Par ailleurs, dans une déclaration à l'occasion de l'anniversaire de l'occupation israélienne des territoires arabes lors de la guerre des Six-Jours, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a estimé qu'"après 43 ans d'occupation Israël semble avoir choisi l'apartheid plutôt que la paix".

    "La colonisation israélienne détruit tout espoir de solution à deux Etats", a-t-il affirmé, accusant Israël de "non-respect continuel du droit international et des droits de l'Homme".

    AFP. 04/06/10

  • Evêque catholique tué en Turquie: inculpation de l'assassin

    Le Turc qui a poignardé à mort jeudi le chef de l'Eglise catholique de Turquie, Monseigneur Luigi Padovese, a été inculpé vendredi par un tribunal du sud de la Turquie, sa mère déplorant chez son fils des troubles psychologiques.

    Murat Altun, 26 ans, a avoué lors de son interrogatoire à la police avoir tué au couteau le prélat de nationalité italienne, âgé de 63 ans, dans le jardin de sa maison d'Iskenderun, située non loin de la frontière syrienne, selon l'agence Anatolie.

    Déféré devant une cour de cette ville, il a été inculpé de meurtre et écroué.

    L'homme, qui était le chauffeur depuis plus de quatre ans du vicaire apostolique d'Anatolie et président de la conférence épiscopale turque (CET), a été arrêté peu après son geste, avec l'arme du crime.

    Une autopsie a révélé des blessures à la gorge et au ventre.

    L'accusé a affirmé à la police avoir agi après avoir reçu une "révélation" divine, rapporte la presse. "J'ai eu une révélation et je l'ai tué", a-t-il dit aux enquêteurs, selon la chaîne d'information NTV. Il avait quitté les services psychiatriques d'un hôpital il a quelques jours après y avoir suivi un traitement, selon la presse.

    L'évêque officiait depuis 2004 à Iskenderun, non loin d'Antakya, l'ancienne Antioche. C'est dans cette petite ville que se trouve la grotte dans laquelle l'apôtre Pierre aurait prêché et où les premiers chrétiens se réunissaient en secret.

    La zone est réputée être un havre de tolérance entre musulmans et chrétiens de rites catholique, orthodoxe ou syriaque.

    Les autorités locales se sont empressées d'exclure un acte politique. Mehmet Celalettin Lekesiz, le gouverneur local, a indiqué vendredi que l'enquête se poursuivait pour faire toute la lumière sur ce meurtre qu'il a lié au l'état mental du suspect.

    Son avocat et sa mère ont confirmé vendredi qu'il souffrait de problèmes psychologiques.

    "Ils étaient comme père et fils, mais mon fils avait des problèmes psychologiques surtout ces deux derniers mois", a indiqué, en pleurs, devant la presse Sulan Altun.

    "La mort de l'évêque me fait plus de peine que de voir mon fils aller en prison", a-t-elle dit, citée par Anatolie. "Mon fils ne voulait pas travailler le jour du crime, mais l'évêque l'a convoqué, avec insistance", a-t-elle ajouté.

    L'avocat a rejeté lui aussi la thèse d'un acte politique. "Mon client n'avait pas de casier judiciaire et souffrait de troubles mentaux. Rechercher d'autre motivations ne ferait que d'attrister sa famille et l'Eglise catholique", a-t-il affirmé.

    Il a aussi démenti que le meurtrier s'était converti au catholicisme, comme l'affirme la presse.

    Une messe funèbre devait être célébrée samedi dans l'église du prélat, à d'Iskenderun. On ignorait quand sa dépouille serait rapatriée en Italie.

    Ces dernières années ont été marquées par plusieurs attaques violentes et pour certaines meurtrières à l'encontre de la communauté chrétienne en Turquie, pays à écrasante majorité musulmane.

    Le Vatican s'est dit "consterné" par ce meurtre. "Un fait horrible et incroyable", a indiqué le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

    Les dirigeants turcs ont aussi condamné le meurtre.

    Le président Abdullah Gül a adressé un message de condoléances au pape Benoît XVI, qui a entamé vendredi une visite à Chypre.

    Le Point- 04/06/10

    Ndb: Un meurtre téléguidé par des services secrets?

  • Erdogan: le Hamas n'est pas terroriste

    erdogan.jpg
    Le Hamas n'est pas un groupe terroriste, a affirmé aujourd'hui le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans des déclarations retransmises à la télévision.

    "Le Hamas a des résistants qui luttent pour défendre leur terre. Ils ont remporté une élection", a déclaré M. Erdogan. 

    "Je l'ai dit aux responsables américains... Je ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste. Je pense la même chose aujourd'hui. Ils défendent leur terre", a-t-il ajouté.
    Le Figaro - 04/06/10

  • Brice Hortefeux condamné pour injure raciale

    Hortefeux.jpg
    Le 3 juin 2010

    Attaqué en justice suite à des propos adressés en septembre dernier à un jeune militant UMP d'origine arabe, le ministre de l'Intérieur a écopé d'une amende de 750 euros. Il a décidé de faire appel.

    La scène a eu lieu à Seignosse, le 5 septembre dernier, lors des universités d'été de l'UMP. Répondant à une sympathisante qui expliquait qu'un jeune militant d'origine arabe, Amine Brouch-Benalia, mangeait du cochon et buvait de la bière, signe d'«intégration» selon elle, Brice Hortefeux avait lâché : «Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype». «C'est notre petit arabe», avait alors ajouté la militante. Ce à quoi Brice Hortefeux avait répondu : «Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes».

    Filmée par les caméras de Public Sénat puis diffusée par lemonde.fr, la séquence avait immédiatement provoqué un tollé. Le PS s'était notamment emparé de l'affaire en demandant la démission du ministre. Face à la polémique, Brice Hortefeux avait assez rapidement exprimé des «regrets», estimant que ses déclarations avaient fait l'objet «d'une interprétation totalement inexacte». Pour se défendre, il avait notamment assuré que ses propos ne concernaient pas les Arabes mais les Auvergnats, les habitants de la région dont il est originaire. Une argumentation qui n'avait pas convaincu le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) qui avait décidé de porter l'affaire en justice, poursuivant le ministre pour délit d'injures publiques à caractère racial.

     

    Propos «outrageants» et «méprisants»

     

    Dans un verdict prononcé vendredi par le tribunal correctionnel de Paris, Brice Hortefeux, absent à l'audience comme au délibéré, a écopé d'une amende de 750 euros. Une condamnation plus sévère que les réquisitions du procureur. Lors du procès, le 16 avril, le parquet avait en effet demandé la relaxe, reconnaissant que les propos incriminés étaient «outrageants» et «méprisants» mais doutant de leur caractère public. Brice Hortefeux ne pouvant «être pénalement comptable d'un propos non destiné à être entendu», le tribunal a requalifié le délit en simple contravention de 4e classe. Les juges ont cependant confirmé que l'injure stigmatisait les personnes d'origine arabe, «présentées négativement du seul fait de leur origine»

    Outre la simple contravention de 750 euros, Brice Hortefeux a été condamné à verser 2.000 euros de dommages et intérêts au Mrap, partie civile. Une «grande victoire» pour l'association, qui appelle le ministre de l'Intérieur «à en tirer les conséquences politiques». Dans un communiqué, les Jeunes Socialistes estiment que «l'unique issue pour le gouvernement est de démettre Brice Hortefeux.» Mais Brice Hortefeux ne semble pas prêt à accepter cette condamnation et a décidé de faire immédiatement appel. «C'est une décision juridiquement critiquable», explique son avocat, Me Nicolas Bénoit.

    Le Figaro - 04/06/10

     

     

  • La technique de la désinformation par Michel Geoffroy

    http://fr.novopress.info/59870/la-technique-de-la-desinformation-par-michel-geoffroy/

    NOVOPRESS- 03/06/10

  • Sarkozy: "L'Afrique constitue l'avenir de l'Europe"

     Konk Afrique.JPG
    (Cliquez sur le dessin pour l'agrandir)

    « Le sommet est parti, l’Afrique est restée », c’est ce que conclut Nissa Rebela du sommet Afrique-France qui s’est déroulé à Nice les 31 mai et 1er juin.

    C’est finalement la réflexion que doivent se faire de très nombreux Niçois en parcourant leurs quartiers livrés à l’immigration massive et incontrôlée en provenance du continent africain…

    Jamais lors de ce sommet, il n’a été question de soumettre les (pharamineuses) aides françaises et européennes aux pays africains à une lutte conjointe contre l’émigration (drame pour l’Afrique) et l’immigration (drame pour l’Europe). C’est pourtant cette saine logique de collaboration (que la Libye et l’Italie, sous l’impulsion de la Ligue du Nord, ont mise en place avec succès) qui seule peut constituer une véritable réponse.

    Nicolas Sarkozy a trouvé intelligent (c’est bien le seul) de proclamer lors de ce sommet que l’Afrique constitue l’avenir de l’Europe. C’est malheureusement ce que nos rues semblent vouloir démontrer…

    NOVOpress - 03/06/10

  • Attaque meurtrière de la flottille : Israël refuse une enquête internationale

    Benyamin Nétanyahou cherche un compromis qui satisfasse Washington sans heurter l'état-major de Tsahal. 

    Laisser retomber la vague «d'hypocrisie qui déferle dans le monde» contre Israël : telle est la tactique adoptée par Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre a ordonné la libération des quelque 700 militants propalestiniens à bord des bateaux arraisonnés en pleine mer lundi soir. Ils ont été rapatriés sans qu'aucune poursuite judiciaire ne soit engagée, contrairement à ce qui avait été envisagé dans un premier temps.

    Les corps des neuf passagers tués - dont un citoyen américain d'origine turque - ainsi que les blessés (à l'exception de sept militants intransportables) ont également été transférés en Turquie. Ainsi, les prisons ont été vidées, histoire de réduire quelque peu la tension avec Ankara, qui menaçait de représailles si les détenus turcs n'étaient pas libérés rapidement. Jeudi, six Français ont pu rejoindre Paris.

     

    «Vérifier» les faits 

     

    Sur le front diplomatique, Benyamin Nétanyahou tente de désamorcer une deuxième mine, en négociant discrètement avec les Américains à propos de la mise sur pied d'une commission d'enquête sur cette affaire. Il souhaiterait se contenter d'une commission exclusivement israélienne chargée de «vérifier» les faits, sans désigner nommément d'éventuels responsables de ce que les médias israéliens présentent comme une «opération fiasco». «Nous sommes assez grands pour mener notre propre enquête, Israël est un pays démocratique et pas une république bananière», a lancé Moshe Yaalon, vice-premier ministre, tandis qu'Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie, proclamait que son pays, qui n'a «rien à cacher, n'a pas besoin d'un tuteur étranger».

    Ces déclarations à l'emporte-pièce cachent mal, cependant, un profond malaise. Selon un sondage, près des deux tiers des Israéliens estiment que la flottille aurait dû être interceptée de façon «différente». De source américaine, l'Administration Obama aurait mis en garde Israël avant l'opération, l'invitant à la «prudence» et à la «retenue».

    L'opinion publique israélienne reste profondément divisée sur la nécessité d'une commission d'enquête. Mais la communauté internationale exige que toute la lumière soit faite. Pour trouver un compromis qui ne heurte pas l'état-major de l'armée et satisfasse Barack Obama, plusieurs options sont étudiées, y compris la participation «d'observateurs» américains qui seraient garants de la «transparence» des investigations. Il n'est pas question pour Israël d'accepter une «mission d'enquête» préconisée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui siège à Genève. «Le crédit moral de cet organisme qui s'acharne avec obsession contre Israël a atteint un zéro absolu», tranche Ygal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    L'an dernier, l'État hébreu avait déjà refusé de coopérer avec ce Conseil, qui avait mandaté le juge sud-africain Richard Goldstone pour enquêter sur l'opération menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza durant l'hiver 2008-2009. Dans son rapport, ce juriste avait accusé Israël et des «groupes palestiniens» de crimes de guerre et recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) si l'État hébreu refusait d'ouvrir une enquête «crédible». Le gouvernement Nétanyahou garde la même ligne. «Djibouti, le Pakistan, Cuba ou l'Arabie saoudite sont très mal placés pour se présenter comme des défenseurs des droits de l'homme qu'ils violent allègrement», a insisté Ygal Palmor.

    Le Figaro - 03/06/10

  • Meurtre du représentant de l'Eglise catholique en Turquie

    Prêtre turquie.jpg
    (Cliquez sur la photo)

    Monseigneur Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie, a été tué par son chauffeur. Ce meurtre n'aurait pas de mobile politique.

    Le Vatican s'est dit «consterné et horrifié». Son vicaire apostolique d'Anatolie et président de la conférence épiscopale turque a été mortellement poignardé jeudi dans le jardin de sa maison d'été de Karaagac, dans la banlieue d'Iskenderun au sud de la Turquie. Retrouvé gisant dans une marre de sang, Monseigneur Luigi Padovese, 63 ans, est mort lors de son transfert à l'hôpital.

    L'agresseur du prêtre italien a été rapidement interpellé. Selon le gouverneur de la région, il s'agit du chauffeur de Luigi Padovese. Murat A., qui s'était converti au catholicisme, travaillait pour le religieux depuis 4 ans et demi. Selon les premiers éléments de l'enquête, le meurtre n'aurait pas de mobile politique. Murat A. souffrait de troubles psychiatriques. «Cela relève a priori d'une affaire privée», affirme le gouverneur. Murat et Luigi Padovese étaient amis. Comme le chauffeur «souffrait d'une grave dépression depuis au moins 15 jours, il voyait souvent Mgr Padovese qui essayait de l'aider», a témoigné l'assistante du prêtre.

    Le ministère turc des Affaires étrangères a déploré la perte d'un «ami de la Turquie», soulignant que ce meurtre avait provoqué l'indignation dans le pays. Mgr Padovese avait été particulièrement actif dans l'organisation de la visite du pape Benoît XVI en Turquie fin 2006.

     

    Des précédentes attaques contre des religieux

     

    Depuis quatre ans, plusieurs religieux chrétiens ont été victimes d'attaques en Turquie. En février 2006, un prêtre catholique, lui aussi italien, avait été assassiné par balles dans la ville de Trabzon, au nord-est du pays. Le meurtre avait été imputé aux ultranationalistes. Son jeune assaillant de 16 ans avait écopé d'une peine de près de 19 ans de prison.

    En 2007, un prêtre catholique d'Izmir, Adriano Franchini, avait été légèrement blessé au ventre par un jeune homme de 19 ans au sortir de la messe dominicale. La même année, un commando avait fait irruption dans une maison d'édition qui imprimait des Bibles à Malatya en Anatolie, et tué trois chrétiens dont un missionnaire allemand. Les cinq agresseurs, qui avaient égorgé leurs victimes, doivent bientôt être jugés. Les chrétiens représentent moins d'un pour cent de la population turque -72 millions d'habitants- .

    Le Figaro - 03/06/10 

  • Pas question de mourir pour Israël

    Robert Spieler.jpg
    Communiqué de Robert Spieler,
    Délégué général de la
    Nouvelle Droite Populaire

    Neuf morts, des dizaines de blessés dans l’attaque de la flottille humanitaire qui cherchait à rejoindre la bande de Gaza. Les commandos israéliens ont fait une boucherie : dans les eaux internationales. La France réagit en « condamnant cet événement », tout en condamnant la « provocation » que représente à ses yeux la volonté de rompre cet insupportable siège d’une terre martyrisée. Misérable…

    Dieu sait que je refuse l’islamisation de notre terre. Pour autant, je n’accepte pas l’injustice faite au peuple palestinien.

    Si j’étais palestinien (la Palestine compte encore nombre de Chrétiens), je me battrais pour la libération de ma terre. Certes, si j’étais israélien, je serais aux côtés de Liebermann pour exiger le Grand Israël.

    Il se trouve que je suis européen et que ce conflit, a priori ne me concerne pas, même si j’éprouve une profonde compassion pour ceux qui sont traités comme des chiens sur leur terre.

    Prétendre qu’Israël est le bouclier anti-islamiste de l’Europe est un mensonge et une imposture.

    Nous n’avons pas à accepter que le conflit du Proche-Orient soit importé sur notre sol.

    Nous n’avons pas à accepter que demain l’Europe soit entraînée dans une conflagration avec l’Iran.

    Il n’est pas question pour nous de nous plier à la propagande officielle.

    Pas question de mourir pour Israël.

    Altermedia Info -  02/06/10

  • Crimes de Staline: 200 corps découverts près de Vladivostok

    Plus de 200 corps ont été exhumés d'une tombe commune en Extrême-Orient russe datant selon toute vraisemblance de l'époque du dictateur soviétique Joseph Staline, a indiqué un responsable local.

    La tombe a été découverte près de la ville portuaire de Vladivostok par des ouvriers pendant des travaux de construction d'une route en vue d'accueillir un sommet des pays d'Asie-Pacifique (APEC).

    "Des volontaires ont découvert plus de dix terrains où se trouvaient des restes des corps et ont exhumé 1,5 tonne de restes, ce qui veut dire que plus de 200 corps y reposaient", selon la même source.

    Selon des enquêteurs cités par l'agence Itar-Tass, les victimes ont soit été exécutées par la police secrète de Staline, soit péri lors de leur transfert dans les camps.
    Les restes des corps ont été retrouvés l'hiver dernier, mais l'enquête n'a commencé que la semaine dernière.

    Vladivostok, principale ville sur la côte russe du Pacifique, a été le principal point de transit pour des gens envoyés aux goulags où des millions de Soviétiques ont péri avant la mort du dictateur en 1953.

    La ville de Vladivostok est en train de se doter d'infrastructures pour accueillir en 2012 un sommet de l'APEC, un projet censé mettre en valeur l'Extrême-Orient russe situé près de la Chine et du Japon.

    Le Figaro - 03/06/10

  • La HALDE reconnue en justice

    Bougrab.jpg
    Jeannette-Bougrab-La-Halde_pics_390.jpg
    Jeannette Bougrab
    La Cour de cassation a consacré la présence de la Halde dans les procédures judiciaires dans un arrêt rendu hier, a annoncé dans un communiqué la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.

    La présidente de cette institution, Jeannette Bougrab, "se félicite de la décision de la chambre sociale de la Cour de cassation qui, dans un arrêt rendu le 2 juin 2010, affirme que la présence de la Halde dans les procédures judiciaires ne méconnaît pas le droit au procès équitable", selon le communiqué.

    La Cour de cassation examinait un recours déposé par une entreprise condamnée en appel à réintégrer un syndicaliste licenciée et à lui verser 24.000 euros d'indemnités.
    Le syndicaliste, s'estimant victime d'un licenciement discriminatoire, avait sollicité le soutien de la Halde qui a présenté des observations devant la cour d'appel de Paris en décembre 2007. C'est cette intervention de la Halde que l'entreprise en cause contestait.

    La Cour de cassation "réaffirme que la Halde peut, de droit, présenter ses observations devant le juge", se félicite la haute autorité. "Cette décision consacre le rôle incontestable de la Halde dans le paysage judiciaire français", se réjouit encore l'institution, menacée d'être absorbée par le Défenseur des droits dont le projet d'instauration est en discussion au Sénat.
    Le Figaro - 03/06/10

  • Gaza: l'économie du blocus israélien en chiffres

    Fermier palestinien à Beit lahia (nord de la bande de gaza).jpg
    Fermier palestinien à Beit Lahia au nord de la bande de Gaza - (Cliquez sur la photo pour la voir en entier)

    Le blocus imposé par l'armée israélienne, depuis juin 2007, a mis l'économie de Gaza à genoux.

    La bande de Gaza, une étroite bande sablonneuse dont les quelque 370 kilomètres carrés abritent 1,6 million d'habitants, est soumise à un strict blocus par Israël depuis sa prise de contrôle par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007, lors d'un coup de force contre l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

    L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exigé le 18 mai dernier qu'Israël mette fin au blocus, dans une résolution adoptée lors de l'assemblée annuelle de ses membres. Un mois plus tôt, lors d'une visite dans l'enclave palestinienne, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait déclaré que l'embargo israélien n'était «pas tenable».

    Le dernier rapport de la Commission européenne sur la bande de Gaza, publié en mars 2009, estime les dommages causés par le blocus sur l'économie du territoire, tous secteurs économiques et sociaux confondus, à 514,3 millions d'euros. Le PIB du territoire palestinien a chuté de 5% en 2006 à 3% en 2007 et 2,7% en 2008.

    Chômage

    Le taux de chômage s'établit à 38,6% de la population active en 2009, selon le Bureau palestinien des statistiques. Il était de 37% en 2008, d'après la CIA, qui place la bande de Gaza au 188e rang mondial en terme de nombre de chômeurs.

    Pauvreté

    70% de la population de la bande de Gaza vivait sous le seuil de pauvreté en 2009, toujours selon la CIA. L'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a estimé que le nombre de réfugiés vivant dans une pauvreté extrême dans la bande de Gaza avait triplé depuis le début du blocus en 2007, d'environ 100.000 à environ 300.000. D'autre part, l'insécurité alimentaire concernait 60,5% des foyers l'année dernière, contre 56% en 2008, selon la Food and Agriculture Organisation (FAO). Dans son rapport, la Commission européenne souligne que plus de 90% de la population dépend de l'aide alimentaire des agences onusiennes. En février 2009, l'ONU avait lancé un appel d'aide d'urgence pour la bande de Gaza, visant à récolter 613 millions de dollars (479 millions d'euros) auprès de la communauté internationale.

    Agriculture et pêche

    Selon le rapport de la Commission européenne, 46% des terres agricoles de la région étaient jugées «inaccessibles» ou la production y était interrompue fin juin 2009. Les travailleurs agricoles ne représentaient plus que 7,4% de la population active au quatrième trimestre de 2009, contre 12,7% au deuxième trimestre de 2007, selon le Bureau palestinien des statistiques. L'organisation commerciale Palestine Trade Center (Paltrade) estime dans un récent rapport que, sans les restrictions imposées au transport de marchandises, les exportations agricoles de la bande de Gaza pourraient représenter 2.300 tonnes de framboises, 55 millions de fleurs coupées, et 714 tonnes de tomates cerises par an. La pêche a également souffert.

    Depuis janvier 2009, les zones accessibles aux pêcheurs ont été de nouveau réduites, à 3 miles nautiques des côtes. En conséquence, le volume total des prises de poissons a chuté de 47% entre 2008 et 2009, selon le ministère palestinien de l'Agriculture.

    Industrie, commerce et services

    D'après le rapport de l'organisation Paltrade, 95% des 3.750 usines de la bande de Gaza ont fermé leurs portes ou été détruites, mettant quelque 40.000 ouvriers au chômage (soit 94% de leurs employés). En 2009, le secteur industriel ne pesait plus que 5% de la population active, selon la CIA. Paltrade ajoute que les 5% d'usines toujours en fonctionnement dans le territoire palestinien ne tournent qu'à entre 20 et 50% de leur capacité de production totale. L'industrie alimentaire, par exemple, a enregistré des pertes de 37,1 millions de dollars en 2009, en raison de l'arrêt total des exportations. Elle ne comptait plus que 16 usines l'année dernière, contre 30 en 2008 et 100 en 2005. D'autres secteurs ont été sévèrement touchés, en particulier la construction, l'énergie, les transports et les télécommunications. Ainsi, quelque 10.000 abonnés ont vu leurs services de téléphonie fixe interrompus, tandis que 330.000 utilisateurs de téléphones mobiles ont été concernés par ces coupures, note la Commission européenne.

    Infrastructures

    Les infrastructures de la bande de Gaza ont été dévastées par le manque de matériaux et d'équipements de construction. Un manque qui résulte directement du blocus imposé sur le territoire, souligne le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Plus d'un an après l'opération militaire «Plomb durci» menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, les trois-quarts des infrastructures détruites ou endommagées ne sont toujours pas reconstruites ou réhabilitées, indique un rapport du PNUD. Le programme onusien a estimé l'année dernière que le coût des dégâts provoqués sur les routes et les ponts de la bande de Gaza s'élevaient à 18,6 millions d'euros.

    Son rapport souligne également que 82,5% des écoles sont encore à l'état de ruines.

    Le Figaro - 03/06/10

  • Flotille: toutes les victimes ont été tuées par balle

    Des centaines de militants du convoi maritime d'aide à Gaza expulsés par Israël après l'assaut meurtrier de lundi sont arrivés jeudi en Turquie, où les examens des corps des neuf victimes ont montré que toutes avaient été tuées par balle.

    Israël, sous forte pression internationale après le raid sanglant contre la flottille pro-palestinienne, a confirmé que l'ensemble des 700 étrangers arrêtés avaient été expulsés, à l'exception de sept blessés. Mais des représentants d'ONG arrivés dans la nuit en Turquie ont renouvelé les accusations de violences à l'égard d'Israël.

    Les militants morts dans le raid sont huit Turcs et un Américain d'origine turque, tous tués par balle, dont un à bout portant, selon les conclusions des médecins légistes turcs.

    Au total, 488 militants turcs expulsés d'Israël sont arrivés dans la nuit à l'aéroport d'Istanbul, où ils ont été accueillis en héros par un millier de personnes, agitant des drapeaux turcs et palestiniens, scandant des slogans anti-israéliens.

    35 autres militants ont été rapatriés en Grèce.

    Le président turc Abdullah Gül, accusant Israël d'avoir commis "l'une des plus graves erreurs de son Histoire", a assuré que les liens entre la Turquie -longtemps un des seuls alliés de l'Etat hébreu au proche-orient- et Israël "ne seront plus jamais les mêmes".

    Le président de l'ONG islamiste IHH, un des principaux organisateurs de la flottille, a pour sa part affirmé à son arrivée que toutes les victimes du drame ne sont pas connues. "Ils nous ont rendu neuf corps. Mais la liste des martyrs est plus longue", a affirmé à l'AFP Bülent Yildirim.

    Un militant espagnol présent dans la flottille, Manuel Tapial, a lui aussi estimé que le bilan était plus lourd, évoquant "de 16 à 20 morts".

    Une passagère belge du navire turc Mavi Marmara, où les commandos israéliens ont attaqué, a elle affirmé que les passagers n'étaient pas armés, comme l'ont déclaré les autorités israéliennes selon lesquelles leurs soldats ont agi en légitime défense.

    Le Point - 03.06/10