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12/12/2009

Yazid Sabeg redoute le Front national

Sabeg 12.12.09.jpg

Le commissaire à la Diversité Yazid Sabeg s'est dit jeudi "pas très à l'aise" avec le débat sur l'identité nationale qui, selon lui, "ouvre un champ et un espace au Front national".

"Il est certain que pour moi, ça ouvre un champ et un espace au Front national, il n'y a pas l'ombre d'un doute. Je pense que la manière dont le débat a été engagé le rend difficilement contrôlable. Je n'en connais pas les objectifs et je n'en connais pas le but", a déclaré M. Sabeg, invité de l'émission "Parlons-en" LCP/Journal du Dimanche, qui sera diffusée intégralement dimanche.

Comme on lui faisait remarquer qu'il était commissaire du gouvernement, il a répondu: "je l'ai dit à Eric Besson, j'ai des doutes, je ne suis pas très à l'aise avec ce débat". "J'ai tout de suite dit que ce débat était dangereux.

Il a dit "croire vraiment" qu'il y avait "une volonté politicienne" de la part du ministre de l'Immigration avec ce débat. A la question: "Vous voyez une volonté politicienne ?", il a déclaré: "cela en a l'air de sa part. Je le crois vraiment, je le pense. Si c'est un calcul, c'est dommage".

"L'identité ne doit pas être "racialisée". Je pense que le président de la République peut siffler la fin de la récréation, il va avoir l'occasion de le faire", a-t-il ajouté.

M. Sabeg a expliqué ne pas vouloir que ce débat "nuise" à Nicolas Sarkozy "parce que si cela lui nuit à lui, cela nuira à la République; parce que le président de la République a une autorité morale, il a une capacité d'infléchir l'opinion et d'agir sur la transformation de la société".

Rappelant que l'islam était "la deuxième religion de France depuis 179 ans", le commissaire à la Diversité a jugé que "l'islam pos(ait) problème à la société française depuis longtemps".

"Et moi, a-t-il poursuivi, je pose deux questions. Est-ce que l'on peut être musulman dans ce pays ? Et deuxième sujet : est-ce qu'il est normal, est-ce qu'il serait décent que l'islam soit l'otage de débats politiques et de calculs politiques dans ce pays ?".

AFP. 12.12.09

 

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Hannoukah : Obama présente ses voeux aux Juifs du monde entier

Le président des Etats-Unis Barack Obama a présenté aujourd'hui ses "voeux les plus chaleureux" aux Juifs du monde entier à l'occasion du début de Hannoukah, "la fête des lumières".

Hannoukah, qui signifie "inauguration" et dure huit jours, célèbre dans la tradition hébraïque le temps pendant lequel a brûlé un chandelier dans le Temple de Jérusalem après la victoire des Maccabées sur les Grecs en 165 avant Jésus-Christ.

"L'histoire des Maccabées de Hannoukah et des miracles auxquels ils ont assisté nous rappelle que la foi et la persévérance sont des forces puissantes qui peuvent nous soutenir en des temps difficiles et nous aider à surmonter les le plus grands défis", a déclaré Barack Obama.

"Hannoukah n'est pas seulement le moment de célébrer la foi et les coutumes des Juifs, mais pour les gens de toutes les confessions de fêter nos aspirations communes", a développé Barack Obama, à son retour d'Oslo où il a reçu jeudi le prix Nobel de la paix.

Le Figaro - 11.12.09

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La mystérieuse affaire de la Josacine empoisonnée au cyanure

Condamné à vingt ans de prison en 1997, Jean-Marc Deperrois a toujours nié avoir versé du cyanure dans le sirop de la petite Emilie, neuf ans.

Les drames et les doutes de l'affaire de la Josacine éclatent le 11 juin 1994. Dans le village de Gruchet-le-Valasse (Seine-Maritime), Émilie Tanay, 9  ans, succombe après avoir ingéré de la Josacine, un sirop antibiotique pour enfants alors très utilisé. L'enquête révèle la présence de cyanure dans le médicament. Et les gendarmes comme le juge d'instruction concluent finalement que la fillette a été victime d'un empoisonnement dont elle n'était en fait pas la cible…

Selon la thèse de l'accusation, retenue par les jurés de la cour d'assises, Jean-Marc Deperrois aurait voulu éliminer l'époux de sa maîtresse. Il aurait donc versé du poison dans le médicament posé dans la cuisine du couple sans savoir qu'il s'agissait du sirop de la jeune Émilie, qui séjournait alors chez eux.

Jean-Marc Deperrois, jugé pour empoisonnement, a écopé de vingt ans de réclusion criminelle. Il a toujours nié avoir acheté le cyanure de sodium fatal à la fillette. Condamné par une cour d'assises avant l'instauration d'un appel criminel dans le droit français - ce sera le cas quatre ans plus tard avec la loi Guigou -, Jean-Marc Deperrois a, depuis, toujours réclamé un nouveau procès. Deux requêtes en révision ont été déposées mais toutes ont été rejetées. L'une d'elles avait pourtant donné lieu à un long complément d'enquête durant lequel tous les acteurs de l'affaire ainsi que les experts avaient été réentendus.

Mes Valérie Rosano et Éric Dupont-Moretti, les avocats de Jean-Marc Deperrois, comptaient alors sur de nouvelles expertises montrant qu'une forte odeur d'ammoniaque se dégageait du flacon quand le sirop et le cyanure y étaient mélangés. Cet élément n'était pas apparu lors du procès. Considérant que «l'élément nouveau» qui était présenté par la défense était insuffisant, la cour de révision a par deux fois refusé de renvoyer l'affaire devant une nouvelle cour d'assises. En février dernier, ils avaient souligné que «les éléments fournis à l'appui de la requête en révision de Jean-Marc Deperrois ne permettent pas de faire naître un doute sur la culpabilité du requérant».

Libéré sous conditionnelle en 2006, Deperrois était soumis jusqu'à ce samedi à l'interdiction de s'exprimer publiquement et de se rendre en Seine-Maritime. Depuis sa libération, il a repris ses activités d'entrepreneur dans l'imagerie thermique industrielle.

Le Figaro - 11.12.09

00:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

VIDEO Jean-Marc Deperrois parle pour la première fois - affaire de la Josacine empoisonnée

http://videos.tf1.fr/jt-we/josacine-empoisonnee-jean-marc...

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Deperrois: "j'ai été victime d'une erreur judiciaire"

EXCLUSIF - Condamné à vingt ans de réclusion dans l'affaire de la Josacine empoisonnée, il sort d'un silence imposé par la justice.

Quinze ans après les faitsqui l'ont conduit aux assises et en prison, Jean-Marc Deperrois, qui bénéficiait d'une libération conditionnelle depuis 2006 et qui, à ce titre, n'avait pas le droit de s'exprimer, continue de plaider son innocence.

LE FIGARO. - Pourquoi parlez-vous aujourd'hui ?

Jean-Marc DEPERROIS. - La justice m'avait interdit de dire que j'étais innocent. Ma liberté conditionnelle précisait que je n'avais pas le droit de m'exprimer publiquement pour évoquer l'affaire et ma défense. J'ai observé scrupuleusement tout ce qui m'a été imposé. Désormais, je retrouve mes droits et je les assume.

La justice a refusé à deux reprises la révision de votre procès. Vous adresserez-vous à nouveau à elle ?

Je veux dire à tous que ce n'est pas moi qui ai introduit du cyanure dans le flacon de sirop de la petite Émilie Tanay. Et je cherche à comprendre pourquoi la justice n'a pas accepté «le fait nouveau». Tout le monde, tant les experts qui ont travaillé à ma demande que ceux qui ont travaillé à la demande de la Cour de révision, ont constaté que l'argumentation que j'ai développée n'avait pas été exploitée durant les audiences devant la cour d'assises. Comment se fait-il que ce ne soit pas considéré comme un fait nouveau ? Les jurés populaires n'ont pas eu connaissance de l'argument selon lequel le cyanure a été introduit après 20 heures. Or cet élément est fondamental. Ça m'innocente.

La version des faits retenue par la justice met en avant un crime passionnel raté qui vous aurait fait mettre du cyanure dans le sirop pour éliminer un rival sans penser qu'il s'agissait du médicament destiné à une petite fille. Quelle est votre version aujourd'hui ?

Je n'ai pas à dire qui a pu faire cela. Je ne suis là que pour dire que je suis innocent. Ce n'est pas moi qui ai mis le cyanure. Des éléments existent dans le dossier. C'est à la justice de les exploiter. J'ai été victime d'une erreur judiciaire. Ce n'est pas à moi de jeter sur la place publique le nom de quelqu'un. C'est à la justice de le faire.

La famille Tanay a déjà souligné lors des procédures de révision précédentes que vous raviviez des douleurs sans prendre en considération leur deuil. Que leur répondez-vous ?

Je suis conscient de ce que le fait d'avoir perdu leur petite fille peut engendrer chez M. et Mme Tanay. Je voudrais qu'ils essayent de comprendre que j'ai besoin de retrouver mon innocence. Ils vivent un drame mais j'en vis un également. On a tous besoin de la vérité. Et pas de celle que la justice a dite.

Comment se sont déroulées à vos yeux les procédures de révision réclamées par vos avocats ?

Je savais que j'avais en face de moi des gens qui ne voulaient pas d'une révision. Les magistrats refusent d'admettre une erreur d'une cour d'assises. Pour eux, accepter une erreur de la justice serait un trouble trop grand. Quand les experts ont imposé le fait de sentir le flacon à 20 centimètres du nez (selon la défense, une forte odeur d'ammoniaque se dégageait de ce flacon où avaient été mélangés du sirop et du cyanure alors qu'un infirmier, le jour des faits, avait senti le flacon sans déceler d'odeur particulière, NDLR), c'était une façon de ne pas vouloir observer l'élément nouveau. Tout le monde a compris que c'était la preuve de mon innocence. Mais comment s'en rendre compte en sentant à 20 centimètres ?

Le Figaro - 11.12.09

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Algérie: proposition de loi pour criminaliser la colonisation française

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Abdelaziz Belkhadem
NOVOPRESS - 10.12.09. Des députés algériens vont déposer une proposition de loi criminalisant la colonisation française en Algérie pendant 132 ans. Cette motion a été signée par une cinquantaine de députés de différents partis représentés au Parlement algérien. Une initiative téléguidée par le Front de libération nationale (FLN), au pouvoir depuis 47 ans. De telles gesticulations permettent à ses dirigeants d’occulter les nombreux crimes du terrorisme algérien. Le projet de loi comprend 15 articles et formule « une demande officielle de réparation à la France pour la période coloniale, et des crimes commis contre le peuple algérien désarmé dans la foulée du mouvement de libération ». Le projet de loi appelle aussi « à juger les criminels de guerre ».
Cette nouvelle provocation de la dictature du FLN s’inscrit aussi dans la mouvance des partisans de la « conquête criminelle » de l’Algérie par la France. Ces voix dénombrent un total de 500 000 Maghrébins qui seraient des victimes directes de la colonisation française, commencée en 1830. Or, ce déficit n’est dû ni à la guerre, ni à des exactions de l’armée française, mais à une famine touchant tout le Maghreb entre 1865 et 1868.
Pour Alix Ducret, rédactrice en chef d’historia-nostra.com, l’accusation « de crime ne tient donc pas ». La journaliste souligne dans l’ouvrage « Mythes et polémiques de l’histoire », que « la France, se révélera un soutien essentiel pour le pays en accordant quelque 660 00 francs de crédits et en approvisionnant, de manière massive, l’Algérie en blé, riz ou pommes de terre. Des denrées sans lesquelles la mortalité eut été autrement plus élevée ».

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L’Algérie vient de fêter le 55e anniversaire du début des attentats terroristes du FLN en novembre 1954. A cette occasion, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, également ministre d’Etat et représentant personnel du président Bouteflika, a exigé de la France «des excuses et des réparations pour les crimes barbares et génocidaires commis durant 132 ans par le colonialisme en Algérie».

Le dirigeant de ce parti au pouvoir depuis 47 ans, a ajouté que « la période de destruction coloniale fut la plus difficile et la plus horrible jamais vécue par notre peuple ». Dans un communiqué diffusé samedi dernier, le FLN enfonce le clou : « L’Algérie ne cessera pas d’exiger la reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux à l’endroit du peuple algérien ».

Ce chantage permet au FLN de faire pression sur la diplomatie française et d’occulter ses nombreux crimes. L’exigence de repentance d’Alger est une insulte à la mémoire des Pieds noirs, ces colons européens qui contribuèrent à mettre en valeur l’Algérie depuis la fin du XIXème siècle : construction d’infrastructures (routes, ponts, chemins de fer, ports, aéroports…), aménagement et création de villes modernes, développement de l’agriculture et de l’industrie, création de systèmes sanitaires et éducatifs performants, etc. Des progrès qui -au lieu d’un génocide comme le dit Abdelaziz Belkhadem- ont permis à la population d’Algériens d’être multipliée par sept pendant les 132 ans de colonisation !

C’est aussi une insulte à la mémoire des européens soumis pendant des siècles à un esclavage particulièrement sanguinaire au Maghreb, esclavage qui n’a cessé justement qu’avec… la colonisation française. Mais l’Algérie n’a pas exprimé la moindre repentance envers les Européens !

NOVOPRESS INFO - 05.11.09


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11/12/2009

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°170

http://www.dailymotion.com/video/xbgihu_journal-de-bord-d...

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Le cadavre d'un bébé retrouvé dans la lingerie - la mère infanticide a encore tué

La mère de famille a aussitôt été interpellée et placée en garde à vue par la police qui est venue sur place.

Le corps d'un bébé en état de décomposition a été découvert à Ecrouves, en Meurthe-et-Moselle, vendredi après-midi dans la lingerie d'une maison. "Le père de famille a découvert le cadavre dans un linge", a raconté un substitut du parquet de Nancy.
 
Il y a deux ans, le corps d'un bébé avait été retrouvé dans un congélateur de cette même famille, mais l'affaire avait été classée sans suite, a précisé le substitut.

Le couple a par ailleurs trois enfants.

TF1 -info - 11.12.09

23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Climat: l'aide de l'UE considérée comme 'insignifiante" par les pays en dévelopement

Lumumba Stanilaus Dia- Aping Soudan.jpg
Lumumba Stanilaus Dia-Aping à Copenhague

L'annonce européenne d'une aide de 7,2 milliards d'euros à court terme pour aider les pays les plus pauvres face au réchauffement climatique est "insignifiante", a estimé vendredi à Copenhague le représentant des pays en développement réunis au sein du G77. Evènement

"C'est non seulement insignifiant mais cela nourrit en réalité encore plus la défiance sur les intentions des leaders de l'Union européenne à l'égard du changement climatique", a déclaré le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77 (130 pays en développement).

Selon le délégué soudanais, les fonds européens pour les années 2010, 2011 et 2012 annoncés vendredi à Bruxelles ne répondent pas à la question centrale du financement à long terme de l'aide aux pays pauvres.

"Nous considérons que les leaders européens agissent comme des sceptiques du changement climatique", a-t-il lâché.

Les pays de l'UE ont décidé vendredi de verser 2,4 milliards d'euros par an pendant trois ans pour venir en aide aux pays les plus vulnérables face au réchauffement.

AFP. 11.12.09

 

22:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Le risque terroriste traqué dans les crèches britanniques

Outre-Manche, la police anti-terroriste est chargée de surveiller les risques de radicalisation islamiste, y compris chez les enfants à partir de 4 ans.

Détecter dès le plus jeune âge d'éventuels risques de radicalisation islamiste. C'est la mission confiée par les autorités britanniques à des policiers spécialisés dans la lutte contre le terrorisme. Selon le quotidien britannique The Times, ceux-ci visitent certaines crèches outre-Manche pour identifier des enfants, parfois très jeunes, vulnérables à la propagande islamiste que pourrait véhiculer leur entourage.

Le journal britannique cite pour appuyer son propos un courrier électronique envoyé par un officier de la région de West Midlands (au centre-est de l'Angleterre, Birmingham en est la ville principale). Le policier, qui s'adresse à ses subordonnés, s'exprime ainsi : «Je souhaite que vous me fassiez part de tous les cas de personnes, quelque soit leur âge, radicalisés ou susceptibles de l'être». Une «radicalisation» qui pourrait intervenir «dès l'âge de 4 ans», selon cet officier.

La police locale a pour sa part confirmé la visite d'un de ses agents anti-terroristes dans une crèche et ajouté qu'elle disposait d'une force de 21 officiers en contact notamment avec des écoles. Toujours dans son courrier électronique, cité par le Times, l'officier justifie son action. Objectif : prévenir le risque terroriste et alerter sur une éventuelle montée de ce risque.

 

Quand un enfant dessine des bombes

 

Sur quels éléments se basent les policiers pour détecter des risques de contamination islamiste ? Un représentant de l'Institute of race relations (organisation britannique travaillant sur les inégalités raciales), qui est entré en contact avec cet officier, explique : «Il m'a dit que les indices étaient le fait que les enfants dessinent des bombes, disent que 'tous les Chrétiens sont mauvais', ou croient en un état islamique». L'homme ajoute que les personnels des crèches sont chargés de faire état de tout radicalisme auprès des autorités.

Ces mesures orchestrées par les autorités britanniques font partie d'un programme officiel baptisé «Prevent» (prévenir, ndlr) visant à juguler l'extrémisme religieux. Un programme soumis à d'intenses critiques explique le Times, car il stigmatiserait les populations musulmanes. Un membre du gouvernement britannique est même intervenu publiquement cette semaine pour dire son souhait de voir le programme bénéficier d'une plus grande transparence.

 

Perte de temps

 

Cités par le Times, des responsables politiques de l'opposition britannique critiquent l'action des policiers à l'égard des crèches, parlant notamment d'une perte de temps. Même un haut-représentant policier, impliqué dans le programme Prevent, déplore à propos du courrier électronique envoyé par un officier, une initiative «maladroite» et ne reflétant pas la réalité de l'action de ses services.

Pourtant, le ministère britannique de l'Intérieur a révélé dans le même temps qu'un enfant de sept ans avait été identifié dans le cadre du programme visant à lutter contre le lavage de cerveau par des islamistes. 90% des 228 personnes identifiées à cette occasion auraient entre 15 et 24 ans. La plupart seraient musulmans. L'inquiétude sur les risques de radicalisation a récemment grimpé après qu'un homme emprisonné pour avoir projeté d'enlever et tuer un militaire anglais a été surpris par une caméra de surveillance. On y voyait cet individu menacer son fils de 5 ans s'il ne répond pas correctement à ses questions. «Qui aimes-tu ?», demandait l'homme. «J'aime Oussama Ben Laden», répondait l'enfant.

«C'est facile de critiquer le programme Prevent», réagit un responsable policier confronté aux flèches décochées à l'égard de la surveillance des crèches. Mais à la prochaine attaque terroriste impliquant des jeunes radicalisés, il y aura une levée de boucliers et les gens diront : 'Qu'aurions-nous dû faire de plus ?'.

Le Figaro - 11.12.09

19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

La mondialisation du climat: une aubaine pour les "pays pauvres"

CARTE techniques pour réduire la puissance du soleil.jpg
"Ôte-toi de mon soleil!" (Diogène de Sinope)
(Cliquez sur la carte pour la voir en entier)

Le premier projet officiel d'accord mondial sur le climat qui prévoit de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C ou 2°C, sans trancher entre les deux options, a été présenté vendredi à Copenhague. Evènement

Au même moment, à Bruxelles, l'Union européenne annonçait une aide de 7,2 milliards d'euros sur trois ans (2010, 2011, 2012) aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables aux ravages liés à ce réchauffement climatique.

Le texte de sept pages, daté de vendredi 8h30 et dont l'AFP a obtenu copie, servira désormais de base aux discussions et sera encore âprement négocié entre ministres, puis chefs d'Etat.

"Les parties doivent coopérer pour éviter un changement climatique dangereux en reconnaissant que la hausse de la température moyenne globale par rapport aux niveaux pré-industriels ne doit pas dépasser (2°C) (1,5°C)", indique ce document qui émane du groupe de travail placé sous l'égide de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques et dirigé par le Maltais Michael Zammit Cutajar.

"Le texte a de nombreuses lacunes, il met en lumière les désaccords mais montre aussi clairement qu'un accord est possible", a réagi Kim Carstensen, du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Encore inachevé sur plusieurs points, ce projet appelle les pays industrialisés à prolonger la durée des engagements pris dans le protocole de Kyoto (qui expire fin 2012), de 2013 à 2020, répondant ainsi à une exigence très forte des pays en développement.

La formulation est plus vague pour les Etats-Unis, non partie à Kyoto, dont les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre figureraient en annexe.

Par ailleurs, un autre projet propre aux négociations Kyoto suggère deux durées d'engagement possibles - 2013-2018 ou 2013-2020 - et un objectif de réduction de 30 ou 40 % des émissions des pays industrialisés.

A l'initiative des petits Etats insulaires, particulièrement menacés par la hausse du niveau des océans, une centaine de pays en développement militent pour une limite à 1,5°C, qui supposerait de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 85% d'ici à 2050 par rapport à 1990.

"Il nous sera absolument impossible d'accepter un accord qui nous conduirait vers un réchauffement supérieur à 1,5°C", assure Collin Beck, chef de la délégation des Iles Salomon (Pacifique). "Ce que nous négocions ici c'est notre survie", précise Antonio Lima, son homologue du Cap Vert.

Une étude du service météorologique britannique publiée cette semaine estime "virtuellement impossible" d'atteindre l'objectif de 1,5 degré étant donnée la quantité de gaz à effet de serre déjà émise dans l'atmosphère.

Sur la question des financements, qui génère les plus grandes frustrations, le document ne s'avance pas pour le moment sur les montants ou l'architecture. Mais surtout ne tranche pas entre contributions volontaires des Etats et prélèvements automatiques. Il inscrit en revanche un mécanisme immédiat (fast start) d'aide aux plus pauvres pour 2010-2012.

Ainsi, le chèque européen - 2,4 milliards d'euros/an pendant trois ans (2010, 2011, 2012) - doit financer un pot mondial abondé par les nations riches de près de sept milliards d'euros par an. L'UE prendrait ainsi 30% du total à sa charge.

C'est "un encouragement considérable au processus" a réagi à Copenhague Yvo de Boer, le plus haut responsable climat de l'ONU, appelant les autres pays industrialisés à abattre leurs cartes.

Mais le sommet de Bruxelles ne règle pas la question - cruciale pour les pays en développement - du financement de l'aide sur le long terme, évaluée à 100 milliards d'euros par an de 2013 à 2020.

A l'extérieur du Bella Center, la police danoise, déployée en force dans Copenhague, est sur les dents à la veille de la méga-manifestation convoquée par plus de 500 organisations.

Vendredi, elle pourchassait déjà les militants du mouvement "Our Climate - Not Your Business", qui ont organisé des actions sauvages en ville pour s'opposer à "l'influence du monde des affaires sur les négociations climatiques"

Trente-cinq personnes ont été arrêtées à "titre préventif" et emmenées dans un centre spécial d'internement, installé dans un ancien entrepôt de bière.

 

AFP. 11.12.09

17:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Un Suisse construit un petit minaret sur une cheminée pour protester contre le vote...

cheminée minaret Suisse.jpg

Bravant le tout nouvel interdit, un Suisse a construit un "minaret" sur la cheminée de l'immeuble de sa société située à Bussigny dans la banlieue de Lausanne (est) pour protester contre le récent vote interdisant l'érection d'un tel monument dans la Confédération.

"C'est scandaleux que les Suisses aient voté pour l'interdiction. A cause de ça, on a reçu le soutien de tous les partis d'extrême droite. C'est la honte", a expliqué jeudi à l'AFP Guillaume Morand, qui dirige une chaîne helvétique de magasins de chaussures.

Son "minaret", qui ressemble de loin à un vrai avec une base en pierres blanches, une tourelle en PVC ornée de fenêtres en ogive et un toit en bois surmonté d'un croissant doré, est dressé depuis jeudi sur la cheminée de son entreprise lausannoise.

Se disant choqué par le vote du 29 novembre approuvant à une majorité de 57,5% l'interdiction des minarets en Suisse, réclamée par la droite populiste, l'homme d'affaires, qui n'est lui-même pas musulman, a décidé de construire ce "minaret" en signe de protestation, mais aussi afin d'"envoyer un message de paix".

"On n'a jamais eu de problèmes avec des musulmans en Suisse", a-t-il insisté, blâmant les partis politiques pour leur manque de réactivité face à l'initiative du parti populiste UDC (Union démocratique du centre).

Dans un pays ne comptant que quatre vrais minarets pour une communauté de quelque 400.000 musulmans, la construction de Guillaume Morand a déjà "fait pas mal de bruit", notamment sur internet, explique-t-il. Mais, à sa connaissance, pas encore d'émules.

Seule l'affiche de l'UDC représentant une femme complètement voilée par une burqa devant le drapeau suisse couvert de minarets, dont la silhouette stylisée évoquait des missiles, a été visible pendant toute la campagne, a déploré Guillaume Morand.

L'issue du vote est d'autant plus "scandaleuse", selon l'homme d'affaires, que la Suisse ne cesse d'encourager les riches Arabes à "venir dépenser leur argent" dans la Confédération.

AFP. 11.12.09

 

17:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

La Grèce au bord de la faillite

La Grèce est au bord de la faillite. Avec 300 milliards d’euros de dette, le pays a été sanctionné cette semaine par les agences de notation. Ce qui a fait plonger l’euro et ébranlé les bourses européennes. Cette situation entraîne d’ailleurs une inquiétude grandissante en Europe.

Après l’Islande et Dubaï, la Grèce est le troisième état qui pourrait sombrer. La France qui se vante par la voix de Nicolas Sarkozy de s’être “bien sortie de la crise” pourrait être également rattrapée.

La ruine des états, ne serait-ce pas là le rêve des mondialistes pour accélérer l’avènement de l’Etat mondial?

Altermedia info - 10.12.09

00:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

10/12/2009

VIDEO Le clip des Jeunes UMP: quel talent dans la nullité!

http://www.dailymotion.com/video/xbfr94_le-lip-dub-des-je...

Un lip dub (anglicisme) ou clip promo chantant, est une vidéo réalisée en plan-séquence et en playback par des collaborateurs au sein du milieu professionnel et généralement destinée à une diffusion sur Internet ou autres réseaux. Regardez, si vous pouvez, celui des jeunes UMP…

 Entendu sur RMC hier mercredi, vers 9h : Christine Lagarde déclare que le clip tourné avec les jeunes de l’UMP l’a été sur les toits de Bercy et qu’elle s’est « éclatée » à y participer en chantant et dansant. Simples questions : avait-elle le droit d’utiliser Bercy (propriété de l’Etat et donc du contribuable) à des fins publicitaires en faveur de l’UMP pour une campagne électorale ?

NPI - 09.12.09

23:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Une nouvelle affiche pour le FN

affiche stop ou encore Isabele.jpg

Cette affiche a été créée par Isabelle de Nations Presse Info, qui anime par ailleurs un blog et réalise aussi des vidéos percutantes et engagées que vous pourrez retrouver ici. (cliquez sur ici)

NPI - 10.12.09

21:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (22)

Boutin a peur du Front National

PARIS — La présidente du Parti Chrétien-démocrate, Christine Boutin, a dénoncé jeudi "le piège" du débat sur l'identité nationale qui "ne peut que redonner de l'oxygène au Front national", en souhaitant qu'on l'arrête "le plus rapidement possible".

"Nous sommes en train de tomber dans le piège qui nous a été lancé par le débat sur l'identité nationale", a déclaré l'ancienne ministre du Logement, invitée de l'émission "Parlons-en" LCP/Le Journal du dimanche qui sera diffusée intégralement dimanche.

Pour elle, peu avant les régionales, "lancer ce débat-là ne peut que redonner de l'oxygène au Front national et malheureusement ce que l?on voit se développer aujourd'hui, ce sont tous ces propos inacceptables. Cela a fait énormément déraper sur les musulmans".

"Compte-tenu de l'orientation que prend ce débat, pour que tout le monde s'en sorte bien, il vaut mieux l?arrêter le plus rapidement possible".

Affirmant ne pas vouloir "stigmatiser les musulmans parce que ce serait une erreur majeure", Mme Boutin a fait valoir que "la France, sa valeur profonde" c'était "l'acceptation de l'autre". "La France est une République laïque qui accepte toutes les religions et toutes les croyances. Donc nous ne devons pas avoir de problèmes par rapport à cela. Or aujourd?hui, le débat sur l?identité nationale devient le problème des musulmans et je ne peux accepter cela", a-t-elle ajouté.

Elle s'est émue que le débat se prolonge durant un an. "Quand on est parti sur une mauvaise voie, il y a des logiques qui s?installent. Et si cela doit durer un an, je ne sais pas comment on va s'en sortir", a jugé Mme Boutin.

Christine Boutin.jpg

21:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

Agressée, une actrice de "Plus belle la vie" tombe dans le Vieux-Port: un comble!

Une comédienne du feuilleton télévisé à succès "Plus belle la vie" est tombée dans le Vieux-Port de Marseille mercredi soir alors que l'on tentait de lui voler son sac à main, a indiqué jeudi une source policière. Dounia Coesens, 21 ans, a été poussée dans l'eau car elle tentait de résister. Elle a déclaré ne pas avoir été reconnue par ses agresseurs, selon la même source.

 
L'actrice avait déjà été victime d'une agression en 2008 à Marseille. Dans la série, elle joue le rôle de Johanna Marci, la soeur de Thomas Darci qu'interprète le comédien Laurent Kerusore. Ce dernier avait été placé en garde à vue en novembre après une rixe dans le centre-ville de Marseille et il a porté plainte pour des insultes et des coups qu'il aurait reçus lors de son interpellation.

Par TF1News (d'après agence) le 10 décembre 2009 à 19:22

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Les avocats de Polanski tentent d'obtenir l'abandon des poursuites

Les avocats américains de Roman Polanski réclameront jeudi en appel l'abandon des poursuites contre le cinéaste, assigné à résidence en Suisse dans l'attente de son éventuelle extradition pour une affaire de moeurs datant de 30 ans.

  L'audience se déroulera à 10H00 (18H00 GMT) à Los Angeles, à la cour d'appel du second district de Californie.

Cet appel est une nouvelle tentative d'obtenir l'abandon des poursuites contre leur client, au motif qu'il n'aurait pas bénéficié d'une procédure pénale équitable à l'époque des faits, en 1977. La requête avait été rejetée en première instance en mai dernier, en raison de l'absence du réalisateur à l'audience, le juge estimant qu'il ne pouvait faire valoir ses droits tant qu'il était en "fuite".

Roman Polanski, âgé de 76 ans, s'est en effet enfui des Etats-Unis en 1978, avant le prononcé de sa sentence pour "relations sexuelles illégales" avec une mineure de 13 ans. Il n'est jamais retourné aux Etats-Unis, mais a été arrêté en Suisse en septembre sur mandat américain.

 

Après plus de deux mois derrière les barreaux, le cinéaste est désormais assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, dans l'attente de son éventuelle extradition aux Etats-Unis, qu'il conteste.

L'audience de jeudi a été maintenue, mais son issue semble incertaine.

"M. Polanski veut probablement que ses avocats réclament l'abandon des charges contre lui, mais je pense que les juges seront plutôt intéressés par la possibilité de rejeter la procédure en appel elle-même, car tout a changé depuis que M. Polanski a été arrêté", a déclaré à l'AFP Jean Rosenbluth, professeur de droit à l'Université de Californie du Sud.

Les Etats-Unis ayant demandé en octobre l'extradition du cinéaste, "il y a une chance, à un moment ou un autre, que M. Polanski soit de retour aux Etats-Unis et c'est à ce moment-là qu'il sera opportun de se demander s'il y a eu ou non des irrégularités de procédure et si les poursuites devraient êre abandonnées," souligne-t-elle.

Selon Mme Rosenbluth, la cour d'appel pourrait donc "réserver sa décision, ou reporter l'audience, ou rejeter l'appel et attendre que M. Polanski soit ramené aux Etats-Unis.

Sur le fond, la requête des avocats du cinéaste semble en outre fragilisée par le revirement d'un témoin, filmé dans le documentaire "Roman Polanski: wanted and desired" (Roman Polanski, recherché et désiré).

David Wells, un ancien procureur, y affirmait avoir discuté, à l'époque des faits, avec le juge chargé de l'affaire avant qu'il ne rende sa sentence et que ce dernier lui avait dit que le cinéaste méritait la prison, une grave faute de procédure. Or M. Wells a déclaré fin septembre avoir "menti" à l'auteur du documentaire.

"Je pense que les avocats de M. Polanski vont avoir du mal à utiliser les mêmes arguments, maintenant que l'un des principaux témoins a reconnu avoir menti", observe Mme Rosenbluth.

Fin octobre, les avocats de la victime, Samantha Geimer, avaient réclamé de leur côté à la justice californienne l'abandon des poursuites à l'encontre du cinéaste, invoquant notamment le harcèlement de leur cliente par les médias. La procédure est toujours en cours.

AFP. 10.12.09

 

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USA: "Bonne fête" plus politiquement correct que "Joyeux Noël"

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Sapin de Noël à Washington le 8 décembre 2009

Un élu américain républicain de Caroline du sud (sud-est), Henry Brown Jr., qui se plaint que la formule "Bonne fête" soit considérée comme politiquement plus correcte que "Joyeux Noël", a déposé une résolution cette semaine pour réaffirmer "l'importance de symboles de Noël".

"En cette saison de Noël, je suis perplexe face au débat autour de la façon "convenable" de célébrer Noël", a écrit le représentant dans un communiqué mardi.

"Pourquoi subissons-nous une pression pour dire "Bonne fête" ou "Meilleurs voeux", alors que nous sommes tenus de ne pas parler de fêtes de Noël ou de ne pas dire "Joyeux Noël"?", s'est-il interrogé.

A l'approche de Noël, l'élu a déposé une résolution à la Chambre des représentants pour la reconnaissance de "l'importance des symboles de Noël et des traditions". Le texte "soutient l'utilisation de ces symboles et traditions par ceux qui célèbrent cette fête", selon M. Brown.

La mesure déposée mardi avait, mercredi soir, le soutien de 18 autres représentants.

"Je continuerai à travailler à protéger la sainteté de cette grande fête", a-t-il affirmé dans son communiqué.

Chaque année, des élus conservateurs dénoncent une tendance dans la société américaine à proposer des voeux neutres d'un point de vue religieux.

Mardi, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a souhaité un "Joyeux Noël" à son audience lors de la cérémonie d'illumination de l'arbre de Noël du Capitole.

AFP. 10.12.09

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Obama, prix Nobel de la paix, tente de se justifier

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Le 10 décembre à 0slo

Le président américain Barack Obama a invoqué un droit à la guerre en recevant le prix Nobel de la paix jeudi à Oslo, tentant ainsi de justifier son action en Afghanistan où, par une ironie du calendrier, il vient de décider d'envoyer 30.000 soldats supplémentaires.

"Comme tout autre chef d'Etat, je me réserve le droit d'agir unilatéralement si c'est nécessaire pour défendre ma nation", a-t-il ajouté, disant recevoir le prix "avec une profonde gratitude et une grande humilité".

En donnant une véritable leçon de "guerre et paix" devant une assemblée conquise, M. Obama a tenté de désamorcer les critiques ravivées par sa décision, le 1er décembre, d'intensifier l'action militaire en Afghanistan, à quelques jours de la remise du Nobel.

"Je ne peux rester inactif face aux menaces qui pèsent sur le peuple américain. Car ne vous leurrez pas: le mal existe dans le monde", a-t-il dit. La non-violence n'aurait pas suffi à stopper les armées d'Hitler, ni à convaincre Al-Qaïda de déposer les armes, a-t-il fait valoir.

"Donc oui, les outils de guerre ont un rôle à jouer pour préserver la paix", a-t-il affirmé.

"Et pourtant cette vérité doit coexister avec une autre: aussi justifiée soit-elle, la guerre promet une tragédie humaine", a-t-il ajouté, assurant avoir "un sens profond du coût des conflits armés".

Lorsqu'elle est nécessaire, la guerre ne doit pas être menée en sacrifiant les idéaux d'une nation, a-t-il précisé. Dans un coup de griffe à son prédécesseur George W. Bush, le président Obama s'est flatté d'avoir interdit le recours à la torture et d'avoir ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo.

Il s'est aussi dit favorable à la définition d'alternatives à la violence telles que des sanctions véritablement efficaces et de fortes pressions internationales.

"Il nous revient aussi d'insister pour que des nations comme l'Iran et la Corée du Nord ne flouent pas le système", a-t-il dit.

Evoquant la surprise soulevée par l'attribution du prix moins de neuf mois après son entrée en fonction, le président Obama a indiqué qu'il ne se sentait pas digne de côtoyer Nelson Mandela, Martin Luther King ou encore Albert Schweitzer dans la prestigieuse galerie des Nobel.

"J'aurais tort si j'ignorais la controverse considérable que votre décision a soulevée", a-t-il dit, en s'adressant aux cinq membres du comité Nobel. "Je suis au début, non à la fin, de mes efforts sur la scène mondiale".

Le président s'est engagé à suivre la même voie: consolidation de la paix et la sécurité dans le monde, stabilisation de l'Afghanistan, lutte contre le changement climatique et efforts pour une planète débarrassée des armes nucléaires.

Deux Américains sur trois estiment que M. Obama ne mérite pas le Nobel de la paix, selon un sondage paru cette semaine.

Plusieurs organisations ont appelé à manifester jeudi à proximité de l'hôtel où séjourne le lauréat pour protester notamment contre l'engagement militaire en Afghanistan. Près de l'Institut Nobel, où il a signé le livre d'or, flottait une banderole "Obama, tu as gagné le prix, maintenant mérite-le".

Avant de lui remettre le prix, le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, s'est employé à étouffer la voix de ceux qui déplorent une récompense prématurée. "L'histoire est remplie d'occasions perdues. C'est maintenant, aujourd'hui, que nous avons l'occasion de soutenir les idées du président Obama", a-t-il dit, précisant que le prix était "un appel à l'action pour nous tous".

AFP. 10.12.09

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