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05/02/2010

Pôle emploi propose aux jeunes femmes des emplois "coquins"

Appelons la Kenza. Laissons-lui son âge véritable, 29 ans… Dont deux ans de recherche d’emploi peu fructueuse dans la catégorie webmaster. Lundi, la quête de cette jeune Parisienne a enfin été couronnée de succès. Alors qu’elle pianote sur le site de Pôle , organisme né de la fusion de l’ANPE et des Assedic, la jeune femme découvre une nouvelle annonce dans sa rubrique.

 
 
L’intitulé : « Animations de chats pour adultes (messagerie rose), travail de jour ou de nuit. » Les débutants sont acceptés, la rémunération varie de 1 400 € à 2 000 € avec des primes et le contrat est un CDI. « J’ai été très surprise mais j’ai quand même postulé, raconte Kenza. Je cherche du travail. Animer un chat, même rose, ne demande pas une grande implication. » Elle envoie donc son CV… et reçoit un coup de téléphone quelques minutes plus tard. « Mon interlocuteur m’a immédiatement expliqué que je n’utiliserai pas de clavier, mais un téléphone ou une webcam pour des rapports coquins. » Kenza reste bouche bée.
Son interlocuteur est bavard. « Il m’a indiqué qu’il faudrait que je porte une nuisette et que je fasse le genre de truc qu’on fait pour son petit copain. » Puis, si le client est d’accord, Kenza est invitée à « s’effeuiller ». « Comme une strip-teaseuse en fait, poursuit la jeune fille. Mais il m’a assuré que les vidéos n’étaient pas sauvegardées.
Et que ma famille et mes amis ne me reconnaîtraient jamais. » Perruques et maquillage sont en effet plus que conseillés. « Et l’homme a ajouté que le numéro de téléphone qui permettrait aux hommes d’avoir accès à moi ne se trouvait que dans des magazines très hard, du genre de ceux que les kiosquiers gardent bien cachés. »
Pour persuader un peu plus son interlocutrice, l’homme décline enfin des conditions séduisantes : un CDI immédiat et six heures de travail quotidien de jour comme de nuit dans un salon individuel.
Dix minutes plus tard, Kenza a un rendez-vous dans le XIe arrondissement de où cette entreprise, qui se présente comme une spécialiste du télémarketing, est installée. « Bien sûr, je n’irai pas, réagit Kenza.
C’est ultra-choquant. La frontière avec la prostitution n’est vraiment pas loin et cette offre d’emploi se trouve sur le site de l’Etat ! La dérive est énorme. » Réponse de Pôle emploi : cette annonce est légale. Les
, eux, n’hésitent pas à convoquer la morale. « Même si c’est un travail autorisé, personne ne voudrait que sa fille le pratique, rétorque le Syndicat national unitaire (SNU) Pôle emploi.
Il est vraiment regrettable que le site en vienne à publier de telles offres. Mais les conseillers n’ont plus le temps d’aller chercher eux-mêmes des offres d’emploi intéressantes dans les entreprises… Du coup, le site est à l’affût de tout. »

Le parisien - 05.02.10

19:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

Un prêtre de 83 ans agressé et séquestré dans son presbytère

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Le presbytère de Cailloux-sur-Fontaines (Rhône)
(Cliquez sur la photo)
Un prêtre auxiliaire de 83 ans a été agressé et séquestré mercredi à Cailloux-sur-Fontaines (Rhône) par deux individus qui lui ont dérobé une carte bleue et un chéquier avant de prendre la fuite, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la gendarmerie.

Les faits se sont déroulés vers 22H30 quand le père Jacques Gautier et son aide-ménager ont ouvert la porte du presbytère à leurs agresseurs, dont un "était encagoulé" et pointait dans leur direction "une arme de poing".

Les malfaiteurs ont ensuite attaché leurs victimes avec des cravates avant de fouiller durant une heure et demie la maison et de soutirer violemment le code de la carte bancaire au prêtre, légèrement blessé après un coup reçu à une tempe, a précisé le quotidien Le Progrès.

Après la fuite des agresseurs, les victimes ont réussi à se libérer au bout d'une heure avant de donner l'alerte. Le père Gautier a été hospitalisé.

Un appel à témoin a été lancé par la brigade de recherches de Bron (Rhône), en charge de l'enquête, selon la même source.
Le Figaro - 05.02.10

19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Russie: les cadettes de la Poutine académie

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(Cliquez sur la photo)

À Moscou, l'école des cadettes numéro 9 forme à la dure les futures recrues du FSB (ex-KGB), les services secrets russes.

Elles ne sont autorisées à se maquiller qu'une fois par an, à l'occasion du bal russe d'hiver. Les aînées, 16 ans à peine, affichent des robes de soirée, froufrous kitsch à l'élégance surannée. Les plus petites, âgées de 10 ans, ressemblent à des demoiselles d'honneur. À leur bras, de jeunes garçons, des enfants parfois, portent un uniforme sombre et de grandes casquettes sur de petites têtes. Unique visite masculine autorisée jusqu'à l'année suivante. Ces jeunes filles sont issues de l'école des cadettes numéro 9 de Moscou, académie nouvelle, première en son genre, où, comme l'a souhaité Vladimir Poutine, premier ministre de la Fédération de Russie, on forme l'élite militaire féminine de la patrie. Des amazones promises aux départements du FSB (ex-KGB), les services secrets russes, où elles traiteront de contre-espionnage, d'antiterrorisme et de crime organisé. Et si la couture, la cuisine, le chant, le dessin et la danse leur sont enseignés - il s'agit aussi de préparer ces demoiselles à devenir de fidèles épouses et de bonnes mères -, les matières principales relèvent plutôt du maniement de l'AK47 (kalachnikov) et des grenades.

Les écoles militaires russes, issues du modèle prussien, apparurent en 1732, sous le règne de l'impératrice Anna, nièce de Pierre le Grand, puis disparurent avec l'avènement du communisme. Avec l'ère Poutine, le concept a été réhabilité. D'abord pour les garçons. Puis pour les filles, qui ont désormais leur école : 300 élèves, majoritairement issues de familles de militaires et recrutées d'après des tests d'aptitude, suivent en ce lieu six jours d'enseignement par semaine. Les téléphones portables sont interdits en dehors des quelques minutes de communication autorisées chaque jour pour contacter les familles.

Les cours débutent dès 7 heures du matin. Enseignement des langues étrangères - à 16 ans, la plupart des cadettes parlent couramment cinq langues -, apprentissage du défilé au pas de l'oie, du secourisme, de l'autodéfense. Et des bonnes manières. Les uniformes sombres aux épaulettes rouges sont impeccables, repassés chaque soir. Ces filles doivent être des modèles, au menu desquelles on inclut chaque jour une dose de caviar, afin de développer leur force physique. L'exigence est totale. Totale aussi pour les professeurs de l'école, triés sur le volet, militaires de réserve, vétérans de l'occupation afghane par l'Armée rouge, souvent décorés de l'ordre du Courage. Ainsi, à chaque fin d'année scolaire sont-ils sommés d'organiser un «spectacle» destiné à mettre en valeur les connaissances acquises par les élèves durant leurs cours. Que le résultat ne soit pas optimal, et le professeur est remercié, tout comme les élèves dont le niveau ne serait pas jugé satisfaisant.

Le Figaro - 05.02.10

18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

DSK président de la République en 2012?

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(Cliquez sur la photo pour la voir en entier)
 Martine Aubry «incarne les idées et valeurs de la gauche» aux yeux de 60% de Français. Taux encore plus fort chez les sympathisants socialistes (73%), loin devant Dominique Strauss-Kahn (27% pour les Français, 21% chez les sympathisants).

La numéro un PS l'emporte également de très loin pour la compréhension «des problèmes des gens» (54% contre 28% pour DSK), l'honnêteté (52% contre 29% pour DSK). En revanche, le directeur général du FMI a «l'étoffe d'un président de la République» pour 62% des Français (63% pour les seuls sympathisants socialistes). La maire de Lille n'obtient sur ce point que 24% et 28% des suffrages.

Enfin, Dominique Strauss-Kahn est «capable de sortir le pays de la crise économique» pour 56% des Français et 58% des sympathisants, Martine Aubry peinant à 22% et 29%.

Le Figaro - 05.02.10

Dominique Strauss-Kahn est né le 25 avril 1949 à Neuilly. Il est le fils de Gilbert Strauss-Kahn, conseiller juridique et fiscal, et de Jacqueline Fellus d'origine tunisienne. Issu d'une famille juive qui s'installe au Maroc en 1955, il grandit à Agadir. Il quitte définitivement le Maroc à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960 , pour Monaco, puis Paris.   

18:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Affaire Treiber - Saura-t-on un jour la vérité?

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Roland Giraud et sa femme
Roland Giraud, le père de Géraldine, assassinée en 2004 avec son amie Katia Lherbier, s’est confié au Nouvel Observateur avec son épouse. Tous les deux racontent l’interminable cauchemar d’une instruction qui a fait surgir les pires calomnies.

Alors que le procès de Jean-Pierre Treiber, l’assassin présumé de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier, s’ouvrira le 20 avril prochain, Roland Giraud et son épouse, Maaïke Jansen, se sont livrés au Nouvel Observateur. Ils racontent leur souffrance de parents et l’interminable cauchemar d’une instruction qui a fait surgir les pires calomnies.

« Nous avons perdu note fille unique dans des conditions atroces, explique Roland Giraud, et j’ai été sali par ceux que la justice soupçonne ou a soupçonné.

Nous attendons le procès depuis cinq ans. Quand Treiber s’est évadé, nous avons eu peur qu’il disparaisse pour toujours. Nous avons pensé que nous n’aurions jamais les réponses aux questions qui nous hantent. Durant sa cavale, nous l’avons vu se transformer en une sorte de héros. Tous ces gens qui se réjouissaient du bon tour joué à la police, ces villageois qui racontaient combien il était sympathique, ce cœur dessiné sur un arbre dans les bois… C’était le nouveau Mandrin ou un sujet de plaisanterie. »

Pour le couple, aucun doute : Treiber est l’assassin de leur fille et de son amie. Parce que « c’est lui qui a utilisé les cartes bancaires des filles » après leur disparition, que c’est au fond de « son puisard » qu’on les a découvertes mortes, enfouies sous 800 kilos de pierres, asphyxiées à la chloropicrine, un produit très toxique utilisé par certains gardes forestiers ou chasseurs, « comme l’était Treiber ».

Mais aussi parce que c’est dans « sa maison » que l’on a retrouvé une couverture orange identique à celle qui enveloppait leurs corps et le même rouleau adhésif qui avait servi à les ligoter, à les bâillonner. Enfin, c’est dans « son jardin » que leurs vêtements et effets personnels ont été brûlés.

En revanche, concernant l’implication de Marie-Christine Van Kempen, sa belle-sœur, un temps mise en examen pour « complicité d’assassinats », l’acteur explique que s’il a été troublé dans un premier temps par les éléments de l’enquête, aujourd’hui, il affirme qu’il ne peut pas croire que la sœur de sa femme ait commandité l’assassinat.

Cette dernière ajoute d’ailleurs : « Je suis sûre qu’elle n’est pas coupable. Même si trois mois avant le drame, elle m’a déclaré que Roland avait abusé de notre fille, Géraldine n’a jamais mis en cause son père. »

Du procès qui s’annonce, Roland Giraud et son épouse n’attendent désormais qu’une seule chose : la vérité. « Que Treiber dise enfin ce qui s’est passé. Géraldine et Katia n’ont plus donné signe de vie à partir du 1er novembre au soir. Quand ont-elles été tuées ? Où ? Pourquoi ? Pour quelques retraits ou achats avec une carte bancaire ? Pour 2.000 euros ? Y a-t-il un ou plusieurs assassins ? » En attendant, si Maaïke Jansen assure qu’« il n’y a pas de haine dans son cœur », Roland Giraud, lui, « n’arrive pas encore à s’en défaire ».

Edition France Soir du vendredi 5 février 2010

17:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Fiers d'être Français - sondage TNS Sofres

Si le débat sur l'identité nationale fait toujours débat, une écrasante majorité de Français (82%) pensent qu'il existe une "identité nationale française", selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l'Immigration présenté vendredi.

Paradoxal ? Le débat sur l'identité nationale continue de faire débat. Peut-on réellement définir ce qu'est être français ? La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.

Ce qui s'y trouve, en revanche, c'est le sentiment des Français à l'égard de cette identité nationale. Pour 82% des Français, l'identité nationale française existe. Etre français, né en France ou naturalisé, a donc un sens pour une très large majorité. Surtout, 75% des personnes interrogées se disent fières d'être français. 48% vont même jusqu'à prétendre être "très fiers d'être Français". Les résultats de cette enquête ont été présentés vendredi lors d'une conférence de presse par Brice Teinturier, directeur chez TNS Sofres, et par le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

Que cache cette idée ? Et surtout, pourquoi autant de personnes affichent-elles leur fierté ? Est-ce l'illustration chiffrée d'une tendance bien connue dans l'Hexagone et vilipendée par nos meilleurs ennemis anglo-saxons, cette prétention poussée jusqu'à l'extrême depuis des siècles et qui veut que la France soit un petit pays mais une grande nation ?

Français avant tout

L'histoire (44%), la culture, la langue et les traditions (38%) sont les éléments qui créent ce sentiment d'appartenance Les mots de Molière sont une reconnaissance, la francophonie un symbole, tout comme l'histoire du pays, de Clovis à Nicolas Sarkozy en passant par Napoléon, Victor Hugo, Jeanne d'Arc, Marie Curie, Jean Moulin... On est Français et fier de l'être parce que derrière nous, des siècles d'histoire nous contemplent, des guerres et des victoires, des avancées, les Lumières. On est fier d'être Français parce que Voltaire l'était, quand bien même Voltaire aurait trouvé cette fierté infondée et déplacée. 

On aime notre pays. Le Français râle mais il apprécie sa maison, les avancées sociales et l'idée - aujourd'hui essouflée - que la France peut être l'inspiratrice du monde. Des ruelles parisiennes aux vergers du Languedoc soufflent des vents de liberté, de fraternité, d'égalité. De congés payés aussi. De RTT sans doute. De sécurité sociale surtout. 

Ceci explique aussi sans doute pourquoi dans une majorité des personnes interrogées se sentent exclusivement françaises (39%). 32% se déclarent "Français et citoyen de l'Union européenne", 13% "citoyen du monde", 1% "citoyen d'un autre pays uniquement". 

France-Soir - 05.02.10

 

17:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

04/02/2010

Le nationalisme se porte bien en Autriche

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Heinz-Christian Strache au cours d'un meeting à Vienne le 10 janvier 2010
(Cliquez sur la photo)

Dix ans après, Andreas Khol n'a rien oublié. L'ancien président du Parlement autrichien et député du parti conservateur autrichien (ÖVP) se souvient parfaitement de cette conversation téléphonique avec Jacques Chirac, le matin du 27 janvier 2000. Ce jour-là, le président de la République française a tenté de convaincre l'ÖVP de ne pas s'acoquiner avec le Parti autrichien de la liberté (FPÖ, extrême droite) dans un gouvernement de coalition inédit. L'Europe ne pourrait laisser passer une telle provocation. Andreas Khol a beau expliquer qu'il est impossible à son parti d'ignorer le FPÖ et ses 27 % de voix, voire 33 % d'intentions favorables, rien n'y fait. «On va vous isoler , menace le chef de l'État français. L'Autriche va le payer cher.» Le 4 février 2000, le gouvernement «noir-bleu» de Wolfgang Schüssel est intronisé à Vienne. L'extrême droite se hisse triomphalement au pouvoir, tandis qu'un vent de panique souffle sur l'Europe prise de court. L'Union européenne vote en catastrophe des sanctions. Du jour au lendemain, ministres et diplomates autrichiens affrontent quolibets et portes closes. Des programmes d'échanges scolaires sont annulés. Le Guide du routard barre son édition Autriche 2000 d'un bandeau noir symbolique. Le bras de fer va durer six mois, jusqu'à ce qu'en septembre, de guerre lasse, l'Europe renonce aux sanctions.

Une décennie plus tard, les choses ont bien changé. L'extrême droite a quitté le gouvernement en janvier 2007, usée par le pouvoir. Son leader emblématique, Jörg Haider, s'est tué dans un accident de voiture en octobre 2008. En Europe, le souvenir même des sanctions s'estompe lentement, surtout depuis l'irruption de l'extrême droite au gouvernement en Italie, en Slovaquie ou encore au second tour de l'élection présidentielle française en avril 2002.

 

Profond sentiment d'injustice

 

En Autriche, le sujet demeure essentiellement tabou. Jamais ouvertement évoqué, toujours sous-jacent dans les campagnes comme dans les dîners mondains. Un large euroscepticisme, nourri par l'humiliation des sanctions, perdure au sein de la population, qui continue d'éprouver un profond sentiment d'injustice. Peu importe que l'économie autrichienne, une des plus performantes des Vingt-Sept, ait largement bénéficié de l'adhésion à l'Union européenne en 1995. Le tabloïd Kronen Zeitung, dont la verve populiste en fait un allié de choix pour les thèses xénophobes du FPÖ, ne manque pas une occasion de fustiger les bureaucrates de Bruxelles et leurs dépenses forcément «somptuaires», ainsi que l'immigration clandestine et la criminalité rampante qui découleraient de l'ouverture des frontières, ave l'élargissement à l'est de la zone Schengen en 2007.

Cette dérive coïncide avec une multiplication des incidents à caractère xénophobe et antisémite. En avril 2009, des classes de lycéens viennois ont été expulsées de l'ancien camp de concentration d'Auschwitz (Pologne), après des propos déplacés. Lors de la cérémonie de commémoration de la libération du camp de Mauthausen (Haute-Autriche), quelques jours plus tard, d'anciens déportés français et italiens ont été agressés par des adolescents défilant au pas de l'oie et imitant le salut hitlérien. Ces événements préoccupants constituent «de simples blagues de potaches» pour Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et héritier spirituel de Jörg Haider, qui rêve de détrôner le maire social-démocrate de Vienne, Michael Häupl, lors des élections prévues dans la capitale le 10 octobre prochain.

le Figaro - 04.02.10

20:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

Torturé et violé, un détenu a vécu un calvaire à la maison d'arrêt de Coutances

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Maison d'arrêt de Coutances (Manche)
03/02/2010
COUTANCES (NOVOpress) –
L’immigration génère des drames à l’extérieur mais aussi à l’intérieur des murs des prisons. Pendant plusieurs semaines, un détenu âgé de 34 ans de la prison de Coutances (Manche), a souffert le martyre de la part de ses compagnons de cellule. Coups, brûlures, viols… son calvaire a cessé le 16 janvier. La victime a été transférée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

L’homme s’est vu accorder une interruption totale de travail (ITT) d’une durée de trois mois. Mohamed A., 22 ans, est suspecté d’être l’organisateur de ces supplices. Il était le chef de cette cellule de torture. La victime était isolée dans un coin de la pièce pour ne pas être vue des gardiens puis frappée et violée, avec un linge dans la bouche « pour couvrir ses hurlements de douleur », écrit notre confrère, Stéphane Sellami, dans Le Parisien de ce jour.

19:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

Martin Hirsch est fier d'avoir financé "Le Baiser de la lune"

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04/02/2010 – 18h20
PARIS(NOVOpress)
– Alors que le ministère de l’Education nationale s’oppose à la diffusion à l’école primaire du film Le Baiser de la lune, favorable à l’homosexualité, Martin Hirsch, Haut-Commissaire à la Jeunesse, vient de révéler qu’il était « fier » d’avoir financé ce projet.

Sur RMC/BFM TV, Martin Hirsch a déclaré : « Je ne me renie pas du fait qu’avec mes crédits ce film a été soutenu, aidé, il n’y a aucun problème là-dessus. » Montant de ce coup de pouce financier :  3 000 euros. Sur les ondes, le Haut-commissaire à la Jeunesse a enfoncé le clou : « J’ai vu ce film. Je suis fier qu’on ait participé à ce film qui me paraît un film plutôt sympathique. Il ne m’a pas choqué. »


18:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

La violence scolaire a atteint un seuil critique - Les profs ont peur des jeunes et de leurs parents...

Ne jamais tourner le dos à sa classe, pour éviter le compas qui vole, ils en avaient déjà plus ou moins pris l’habitude. Mais là, les profs n’en peuvent plus. Insultes, menaces, bagarres plus ou moins armées entre élèves, intrusions vengeresses… La violence atteint un degré tel qu’ils en viennent en rafale à poser le cartable et exercer un « droit de retrait ».

  
Injurié et frappé par un élève de 11 ans

La semaine dernière, c’était dans la Sarthe. Hier, c’était dans un lycée de Vitry (Val-de-Marne), théâtre la veille d’une agression à l’arme blanche entre jeunes. Ce même mardi après-midi, les profs d’un collège de Champigny avaient déjà cessé le travail après l’altercation entre un parent et un prof à l’issue d’un conseil de discipline. Même ras-le-bol dans un lycée professionnel de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) : les enseignants feront jouer leur droit de retrait ce matin, en soutien à un collègue régulièrement chahuté, bousculé et tapé en plein hier. A Meaux (Seine-et-Marne), un prof de primaire a porté plainte contre un gamin de 11 ans qui l’avait injurié et frappé. « On ne le fait jamais de gaieté de coeur », confie Dominique Thoby, qui suit les questions de sécurité au syndicat enseignant Unsa. Elle confirme que la violence, à force de grimper, atteint un niveau insupportable.

A l’abri des recensements chiffrés, puisque, en changeant son logiciel statistique il y a deux ans, le ministère a voilé les données. « La situation devient invivable, et plus seulement dans les ZEP », constatent les enseignants. Certains ont peur au point de s’enfermer en classe entre les cours, comme le raconte un prof de Vitry, où l’équipe se mobilisait depuis des mois pour signaler que le niveau d’agressivité des élèves atteignait un seuil critique.
La majorité souffre en silence. « Car la règle, c’est encore trop souvent de ne pas en parler, ou alors entre soi, parce que ce serait un aveu de faiblesse », déplore Dominique Thoby, qui, comme le Snes, regrettait hier que la réponse du ministère ne se résume qu’à des remèdes techniques : grilles et équipes de sécurité.

Le Parisien - 04.02.10

18:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

Le service civique pour occuper les jeunes: une idée de Martin Hirsch

Offrir une soupe chaude et un sourire aux SDF, s’amuser au Scrabble avec les résidents d’une maison de retraite, sensibiliser les habitants d’une cité HLM aux vertus du tri sélectif, partir au Bangladesh aux côtés d’une ONG (organisation non gouvernementale)… Voilà quelques-unes des missions possibles qui seront proposées aux jeunes dans le cadre du futur service civique.

Après les sénateurs, c’est au tour des députés d’examiner aujourd’hui la proposition de loi créant ce dispositif devant remplacer, ces prochains mois, le méconnu service civil volontaire (SCV). Evoqué pour la première fois lors de l’annonce, en 1996, de la fin du service militaire obligatoire, présenté par le Chirac durant les émeutes en banlieue de l’automne 2005 et, enfin, né en 2006, ce dernier n’a séduit que 3 000 jeunes. Un flop ! Le nouveau dispositif, porté par , haut-commissaire à la Jeunesse, et soutenu par , se veut plus simple, plus ambitieux, plus visible, plus valorisant. La mesure qui, politiquement, fait consensus devrait être votée « dès le mois de mars ». Les premiers volontaires sont attendus « avant l’été ».

Plus de crédits débloqués. La nouvelle formule s’adresse toujours aux 16-25 ans qui souhaitent s’investir dans « une mission d’intérêt général » auprès d’une association, d’une ONG, d’une fondation, d’une collectivité locale, d’une ambassade ou d’un établissement public. « Ce ne peut pas être de la main-d’oeuvre pour une entreprise », rappelle Martin Hirsch. En passant de « civil » entendu comme opposition à « militaire » à « civique », le dispositif entend mettre l’accent sur « la notion de citoyenneté, d’engagement ». Les crédits sont revus à la hausse. « Dès cette année, nous débloquerons 40 millions d’euros contre 7 à 8 millions d’euros pour l’ancien dispositif », chiffre-t-il.

Plus de jeunes engagés. Cette année, 10 000 « volontaires » devraient tenter l’aventure. Dans cinq ans, le haut-commissaire espère en recenser 75 000. A terme, c’est 500 millions d’euros qui pourraient, chaque année, financer cette mesure. Le montant de l’indemnité perçue par les volontaires restera voisin des 600 € mensuels actuels. Les plus précaires pourraient néanmoins obtenir une rallonge de quelques dizaines d’euros. Les engagés seront directement payés par l’Etat et non plus par l’organisme d’accueil qui devait ensuite attendre des mois avant d’être remboursé. La période du service comptera désormais clairement dans le calcul des droits à la retraite. « Un trimestre de service civique, ce sera un trimestre de retraite », détaille Martin Hirsch.

Moins de bureaucratie. Aujourd’hui, une structure qui souhaite recruter un jeune doit obtenir deux agréments, l’un émanant de l’Etat, l’autre d’un établissement public. A l’avenir, il y aura moins de paperasserie : un seul agrément sera nécessaire, délivré par une nouvelle agence du service civique.

Plus de diversité et de reconnaissance. Il est reproché au service civil actuel d’avoir enrôlé une écrasante majorité de diplômés. Martin Hirsch veut donc que le futur dispositif s’ouvre davantage à ceux qui n’ont pas de qualification. « Il faut qu’il soit le reflet de la diversité sociale et culturelle de notre pays. On s’obligera à vérifier que la proportion des jeunes sans diplôme soit bien représentée », insiste-t-il. Par ailleurs, le service civique pourra être validé dans le cadre d’études supérieures, au même titre par exemple qu’un mémoire en master à la fac.

Le Parisien - 04.02.10

17:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

Turquie: une jeune fille de 16 ans enterrée vivante: barbarie kurde

Une jeune fille de 16 ans a été enterrée vivante par ses proches, un crime commis dans le sud-est de la Turquie pour laver l'honneur de la famille qui la soupçonnait de fréquenter des hommes, rapporte jeudi l'agence Anatolie, citant les conclusions d'une autopsie.

"Medine Memi a été retrouvée en position assise dans une fosse de 2 mètres de profondeur et les analyses ont révélé l'existence de terre dans ses poumons et son estomac, ce qui signifie qu'elle a été enterrée de son vivant", a déclaré à Anatolie un médecin légiste, dont le nom n'est pas précisé.

"La jeune fille avait les mains ligotées et était vivante et consciente au moment de ce crime macabre", a dit ce responsable de l'institut de la médecine légale de Malatya, dans le sud-est anatolien peuplé majoritairement de Kurdes, ville voisine de Kahta, où s'est produit le crime.

Son corps a été retrouvé dans le jardin de la maison familiale en décembre après que la victime a été portée disparue pendant plus d'un mois. Le père et le grand-père de l'adolescente ont été arrêtés mais ont gardé le silence, selon Anatolie.

Le gouvernement et les associations ont accru leurs efforts au cours des dernières années pour mettre un terme aux crimes d'honneur, qui font de nombreuses victimes chaque année. Les sondages montrent qu'ils bénéficient encore d'une large tolérance dans les zones kurdes où ils sont le plus souvent commis.

Le Figaro - 04.02.10

17:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

Anne Hidalgo est pour la diffusion du "Baiser de la lune"

Anne Hidalgo (PS) s'est élevée aujourd'hui contre le refus du ministre de l'Education Luc Chatel de laisser diffuser en CM1 et CM2 un court métrage d'animation sur l'homosexualité, demandant aux ministres candidates aux régionales en Ile-de-France de prendre "position" à ce sujet.

"Alors que la loi condamne les comportements à caractère homophobe, je m’étonne que soit décidée unilatéralement l’interdiction d’un outil éducatif contribuant au respect entre toutes et tous, au vivre ensemble avec nos différences dans notre société", affirme la première adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë dans un communiqué.
Selon elle "chacun doit avoir à l’esprit que l’éducation joue un rôle déterminant dans la lutte contre les discriminations".

Mme Hidalgo, tête de liste du PS à Paris pour les régionales, a souhaité "entendre les membres du gouvernement engagées dans l'élection régionales en Ile-de-France exprimer leur position sur une question de société qui tient à coeur aux Parisiens et aux Franciliens".

"En matière de lutte contre les discriminations, les déclarations d’intention doivent en effet être suivies d’effet", déclare-t-elle. L'UMP est conduite en Ile-de-France par la ministre de l'Enseignement supérieure Valérie Pécresse pour le scrutin de mars, Rama Yade (Sports) étant candidate dans les Hauts-de-Seine et Chantal Jouanno (Ecologie) à Paris.
Le Figaro - 04.02.10

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William Goldnadel: "Sarkozy a apaisé la communauté juive"

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William Goldnadel dans son cabinet
(Cliquez sur la photo)

William Goldnadel, président de France-Israël et d'Avocats sans frontières, vient d'être élu au comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France.

LE FIGARO. - Comment définiriez-vous l'état d'esprit de la communauté juive institutionnelle ?

William GOLDNADEL. - Cette communauté, historiquement modérée et qui souhaite avoir des rapports détendus avec l'ensemble des communautés de ce pays et avec ses institutions, sort d'un double traumatisme : elle a vécu simultanément l'émergence d'un nouvel antisémitisme et des tentatives convergentes de délégitimation de l'État juif.

Venant de qui ?

Tout à la fois de l'extrême gauche et de l'islamisme. Le Mrap, le NPA d'Olivier Besancenot, les Verts, EuroPalestine, fondé par Dieudonné, et une kyrielle de mouvements islamistes se retrouvent pour manifester dans la rue et pour appeler au boycott des produits israéliens. Et la liste n'est pas exhaustive.

En quoi est-ce de l'antisémitisme ?

J'observe que le Mrap de Mouloud ­Aounit n'a pas eu l'idée de boycotter les produits made in Algérie en dépit des violations des droits et du sort fait aux Kabyles dans ce pays. Pas plus que le NPA n'a appelé au boycott du pétrole ­libyen ou iranien. Par un hasard cos­mique, l'État juif est le seul qui fasse aujourd'hui l'objet d'un boycott orga­nisé.

Il y a trois ans, Roger Cukierman, alors président du Crif, avait dénoncé l'alliance vert-brun-rouge. Rien n'a donc changé depuis ?

Rappelez-vous que Roger Cukierman, que j'avais soutenu, avait alors été malmené par les médias. Je me réjouis que cette année encore, ni les Verts ni le PCF ne soient conviés au dîner du Crif. Cela nous sort de l'hémiplégie intellectuelle et politique que je dénonce depuis vingt ans, qui consiste à vouloir exclure l'extrême droite et excuser l'extrême gauche. Ce qui a changé aussi, c'est l'avènement du nouveau pouvoir, qui a apaisé la communauté juive.

Vous voulez parler de l'élection de Nicolas Sarkozy ?

Oui. Je prends un seul exemple : je suis très engagé judiciairement dans la lutte contre le boycott des produits israéliens depuis le début, et c'est la première fois que je reçois des lettres de soutien du président et de la Garde des Sceaux.

Vous nourrissez le procès de ceux qui vous accusent de parti pris…

N'en déplaise à ces mauvais perdants, mon élection est moins une victoire de la droite qu'une défaite de la gauche ringarde et courtisane ! Quand cette gauche était en majesté dans la communauté, elle a monté en épingle un antisémitisme largement fantasmé en faisant entendre des bruits de bottes. Elle a crié au loup au risque de perdre toute crédibilité. Et lorsque l'antisémitisme nouveau est arrivé, elle s'est mise aux abonnés absents, parce que cet antisémitisme venait de la partie soi-disant la plus réprouvée du corps social. Celle qui ne pouvait pas incarner le mal. Ce faux angélisme, comparable à celui qui sévit dans une certaine gauche sur la délinquance, a été censuré par la communauté lorsqu'elle a élu ses représentants, comme par le peuple français quand il a élu ses dirigeants.

Le débat sur l'identité nationale peut-il aider à faire reculer cette détestation ?

J'en ai approuvé l'idée, mais je regrette qu'elle ait été émasculée. Je n'ai pas peur de dire que la France s'est construite historiquement autour de sa culture judéo-chrétienne, et notamment de ses églises.

La question de la compatibilité entre le fondamentalisme islamique et la République a-t-elle sa place dans ce débat ?

Je ne suis pas islamophobe. Je crois en la notion d'un islam modéré tel que l'a incarné magnifiquement le soufisme. Malheureusement, terrorisme intellectuel aidant, toute critique de cette religion est suspecte de racisme. Ainsi, l'interdiction de la burqa serait une stigmatisation de l'islam. Mais a-t-on parlé de stigmatisation du christianisme quand il a été question de condamner, et par une loi inamnistiable, ceux qui s'opposaient à l'avortement ?

Que vous inspire l'affaire Frêche ?

Je suis choqué par le procès d'intention que lui vaut une déclaration qui, il est vrai, ne constitue pas un sommet d'élégance. C'est une nouvelle instrumentalisation de l'antisémitisme qui ne coûte pas cher. Les socialistes qui se réveillent beaucoup plus brutalement ont été beaucoup plus placides lorsque Georges Frêche était attaqué par l'extrême gauche pour avoir installé une société israélienne dans le Languedoc. Le monolithisme intellectuel se fout complètement, aussi, du sort réservé à l'imam de Drancy, menacé et agressé pour s'être déclaré favorable à l'interdiction de la burqa.

Le Figaro - 04.02.10

   

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CRIF: Fillon dénonce le "militantisme extrémiste"...

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(Cliquez sur la photo)

Quoi de neuf, mercredi soir, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ? D'abord, la présence de l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi parmi les dignitaires religieux. Partisan déclaré du dialogue judéo-musulman et de l'interdiction de la burqa, ce symbole de l'«islam républicain» n'a pas hésité à répondre à l'invitation de Richard Prasquier, le président du Crif. Sans craindre d'être à nouveau agressé, lui qui est en permanence menacé ? «Ça ne peut pas vraiment être pire, soupire-t-il. Et puis, c'est un échange de bons procédés. J'ai invité Prasquier à la mosquée, il m'invite au Crif

Autre nouveauté, la présence de Martine Aubry. La première secrétaire du PS a assuré à sa façon la continuité avec son prédécesseur François Hollande, qui était en général présent. Contrairement à lui, elle n'a pas frayé avec la foule, où gouvernement et majorité étaient représentés en force. Flanquée d'Harlem Désir et de Benoît Hamon, elle a écouté l'intervention de Prasquier debout à l'entrée de la salle, puis a tourné les talons dès que François Fillon est monté à la tribune. Mais elle n'a pas quitté tout de suite le pavillon d'Armenonville : elle s'est attardée près de la sortie avec ­Hélène Mandroux, tête de la liste PS en Languedoc-Roussillon, le temps que les caméras la filment à côté de l'intrépide maire de Montpellier, qui ose braver Georges Frêche dans son fief. Comme on leur demandait s'il fallait voir un lien entre leur présence et la proximité des régionales, les deux femmes ont démenti avec vigueur. «Je viens tous les ans», a affirmé Mandroux. «Il ne faut pas mélanger les choses», a renchéri Aubry.

 

 

Nicolas Sarkozy, lui, s'est contenté d'une apparition fugace au début de cocktail. Il a distribué bises, saluts et sourires, puis s'est éclipsé, laissant Fillon délivrer le message politique de la soirée. Un message de dénonciation du «communautarisme», qui «refuse l'égalité et la fraternité». Dans son discours, Prasquier s'était lui aussi référé à la devise républicaine pour affirmer que le port de la burqa est «contraire aux valeurs de la République, non seulement parce qu'elle est imposée aux femmes, mais aussi parce que dans nos échanges le rapport à l'autre passe par le visage».

Sur le même sujet, Fillon a fait dans le subliminal en lançant à l'auditoire : «Nous devons défendre nos valeurs contre ceux qui cachent, derrière le paravent d'une soi-disant liberté, un militantisme extrémiste.»

Le premier ministre a, en revanche, eu des mots très fermes pour condamner les «scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens».«Je m'étonne du silence, voire de la connivence de certains responsables politiques vis-à-vis de ces démarches révoltantes», a -t-il ajouté. Il n'a pas cité de noms, mais c'était inutile : comme son prédécesseur, Roger Cukierman, qui avait dénoncé la dérive antisémite de certains Verts et de l'extrême gauche, Prasquier a fait savoir que le parti de Cécile Duflot et le PCF n'avaient ­toujours pas été conviés cette année au dîner du Crif.

Le Figaro - 04.02.10

16:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Au dîner du CRIF, Fillon demande des sanctions fortes contre l'Iran: "la sécurité d'Israël est pour la France une priorité absolue"

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Richard Prasquier, Nicolas Sarközy, et le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur.
(Cliquez sur la photo)
Le président Nicolas Sarközy a effectué, mercredi 3 février au soir, un bref passage à la soirée du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à Paris, où il a salué les principales personnalités religieuses du pays. Le chef de l'Etat, qui est resté sur place une vingtaine de minutes, n'a fait aucune déclaration à la presse.

Le premier ministre, François Fillon, invité d'honneur très attendu de cette 25e soirée annuelle du CRIF a quant à lui déclaré que la France allait demander à l'ONU "l'adoption d'une nouvelle résolution" contre l'Iran "comprenant des sanctions fortes". "Alors que nous n'avons pas ménagé nos efforts, le régime iranien n'a pas voulu saisir nos offres de dialogue. Il a au contraire poursuivi sa fuite en avant. Le moment est donc venu d'agir", a affirmé M. Fillon. "La sécurité d'Israël est pour la France une priorité absolue".

"Nous allons rechercher aux Nations unies l'adoption d'une nouvelle résolution comprenant des sanctions fortes, et l'Union européenne devra également prendre ses responsabilités", a-t-il ajouté. Selon lui, "il n'est pas trop tard pour empêcher par la voie politique l'Iran d'acquérir une capacité nucléaire militaire. Mais le temps presse", a-t-il également affirmé devant quelque huit cents personnes.

Comme chaque année, de très nombreuses personnalités – religieuses, laïques et politiques, UMP ou PS – ont assisté à cette soirée. Traditionnellement, le Front national n'est pas invité, et cette année, les Verts et le PCF ne l'ont pas été non plus, en raison de leur soutien au boycott des produits israéliens ou de leur participation aux manifestations anti-israéliennes.

Le Monde - 04.02.10

16:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Une citation de Thomas Carlyle

"L"heure la plus sombre est la plus proche de l'aube"

Thomas Carlyle, historien, critique et philosophe écossais (1795-1881)

16:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Algérie: 120 députés exigent la repentance de la France

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Le 26 août 1956, un enfant musulman égorgé par les rebelles sur la route de BISKRA-TOLGA
ALGER (NOVOpress) – Le régime algérien continue à exiger de la France une repentance totale pour son œuvre de colonisation. Un projet de loi portant condamnation du colonialisme a été présenté par un groupe de 120 députés représentant plusieurs formations politiques, dont le FLN, le RND (deux partis de la coalition gouvernementale) et le FNA, à l’Assemblée nationale populaire (APN). En 2005, déjà, le partie islamiste Nahda avait opéré une même tentative.

Téléguidée par le Front de libération nationale (FLN), au pouvoir depuis 47 ans, cette initiative réclame la repentance de la France, en exigeant même des compensations financières pour les victimes algériennes et des tribunaux pour juger les « criminels de guerre » français pendant la colonisation. Un moyen de jeter un voile pudique sur les crimes (photo) et la terreur exercée par le FLN hier et aujourd’hui.


Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
02.02.10

00:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

03/02/2010

Le Pape n'est pas homophile

Des propos du pape Benoît XVI dénonçant un projet de loi protégeant les homosexuels contre la discrimination suscitaient mardi la controverse au Royaume-Uni, à sept mois environ d'une visite officielle du Saint-Père.
 
"Votre pays est bien connu pour son engagement résolu en faveur de l'égalité des chances pour tous", a déclaré lundi le pape à Rome lors d'un discours prononcé devant les évêques catholiques anglais et gallois.
 
"Cependant... certaines lois destinées à réaliser cet objectif imposent des restrictions injustes à la liberté des communautés religieuses d'agir en accord avec leurs croyances... A certains égards, cela enfreint la loi naturelle sur laquelle l'égalité de tous les êtres humains est basée et par laquelle elle est garantie", a ajouté le pape.
 
Les Eglises catholique et protestante britanniques craignent que la "loi sur l'égalité" des chances, actuellement débattue au Parlement, puisse les contraindre à embaucher des homosexuels ou transsexuels parmi leur personnel non clérical comme par exemple des enseignants. Le projet de loi ne concerne pas en revanche les prêtres.
 
Une campagne, menée par des évêques anglicans et catholiques, est déjà en cours contre le projet de loi.
 
Les propos du pape ont reçu l'appui de Mgr Vincent Nichols, numéro un de l'Eglise catholique anglaise et galloise. Evoquant une "voix raisonnée", l'archevêque de Westminster a estimé que le pape "exprimait les inquiétudes de nombreuses personnes dans notre pays".
 
Le discours papal était abondamment cité dans les journaux britanniques de mardi. "J'effectuerai une visite mais je n'aime pas vos lois sur l'égalité", titrait par exemple l'Independent, estimant que le pape "s'en prend aux droits des homosexuels".
 
Le sujet promet de s'inviter lors de la visite du pape au Royaume-Uni, qu'il a confirmée lundi. Le Saint-Père n'a pas donné de date mais un ministre britannique avait récemment évoqué la mi-septembre. (belga)

7 sur 7 -02/02/10

23:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

La tension monte en Haïti où la population est affamée

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Manifestation pour demander de la nourriture - 3 février
(Cliquez sur la photo)
PORT-AU-PRINCE (AFP) - 03.02.2010

Des coups de feu ont retenti mercredi en Haïti où la tension est montée d'un cran trois semaines après le séisme, comme en témoignaient les centaines de manifestants qui défilaient près de Port-au-Prince pour tancer les autorités et demander de la nourriture.

Plusieurs coups de feu ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi à Pétion-Ville, dans la banlieue de la capitale, où quelque 300 Haïtiens manifestaient dans la matinée devant la mairie, dans une atmosphère tendue, pour réclamer nourriture, travail et la possibilité pour les enfants de retourner à l'école.

"Le gouvernement haïtien n'a rien fait pour nous, nous n'avons pas trouvé de travail. Ils ne nous ont pas donné la nourriture qu'il faut", a déclaré Sandrac Baptiste, l'un des manifestants.

De rares policiers étaient visibles autour du cortège qui a ensuite dévalé en courant une rue adjacente. Un des manifestants s'est avancé, un bloc de ciment à la main, et a crié qu'il était prêt à se battre. "Si la police tire sur nous, nous mettrons le feu", ont répondu en choeur les manifestants.

Pour la première fois depuis le séisme, des habitants se montraient hostiles à l'égard des journalistes étrangers, leur demandant de quitter les lieux. Mardi, un photographe a été agressé au couteau et dévalisé, près du marché en Fer, au centre-ville de la capitale. Une autre équipe de reporters séjournant dans un hôtel de Pétion-Ville a remarqué qu'un individu s'enquérait de leur numéro de chambre.

Un rassemblement de moindre importance avait réuni, mardi, une cinquantaine de manifestants devant la Direction de la police judiciaire (DCPJ) où siège temporairement le gouvernement haïtien.

"A bas Préval!", criaient les manifestants, désignant le président haïtien, René Préval, qui s'est rarement adressé à son peuple depuis le séisme.

"On n'a pas de tente. On n'a pas de nourriture", protestait l'un d'entre eux, Bousiquot Widmack, tandis que d'autres manifestants, se disant employés de sociétés publiques, assuraient qu'ils n'étaient plus payés, que leurs maisons s'étaient effondrées et qu'ils vivaient désormais dans la rue.

Un groupe armé a tenté, en vain, d'attaquer samedi un convoi d'aide alimentaire escorté par la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah), a annoncé mardi l'ONU, estimant que la situation sécuritaire reste "stable mais potentiellement volatile".

Pendant ce temps, associations et médecins s'affairaient à Port-au-Prince pour tenter de panser les plaies de la faim et de la douleur.

"Des gens qui se tordent de douleur, qui grimacent, qui pleurent, qui ne peuvent pas bouger tellement ils ont mal, qui ne vivent que par la douleur. Le problème de la douleur n'est pas résolu du tout", a indiqué le Dr Alain Serrie, président fondateur de Douleurs sans frontières, de retour à Paris.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) s'est félicité d'avoir récolté près de 230 millions de dollars pour aider Haïti, estimant que le coût global de son intervention pourrait dépasser 800 millions de dollars.

"Le monde a sauvé beaucoup de vies en Haïti", a déclaré la directrice du PAM, Josette Sheeran.

Sur un plan institutionnel, le président Nicolas Sarkozy se rendra le 17 février à Port-au-Prince tandis que la commissaire désignée à l'Aide humanitaire au sein de la Commission européenne, la Bulgare Kristalina Georgieva, a promis qu'Haïti serait sa priorité, au cours de son audition devant le Parlement européen.

© 2010 AFP

19:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)